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Accueil du site > Tribune Libre > Et si la Sécurité faisait fausse route … (partie 1)

Et si la Sécurité faisait fausse route … (partie 1)

Voila plusieurs années que je mets au net mes réflexions sur la sécurité routière.

Aujourd'hui, le sujet refait surface. Je les propose donc à qui veut bien les lire.

Mais pour éviter une lecture trop longue, et peut-être rébarbative, je le fais en deux parties.

La première concerne mon constat et mes critiques.

La seconde exposera (si la modération a bien voulu publier la première) mes idées et propositions sur la question.

 

 "C'est l'histoire d'un mec qui a été blessé trois fois,

à la guerre, à la cuisse et à Verdun !!!"

Voila le genre de blague qu'on se racontait, quand on était potache.

 

Débile (ou quasi), n'est-ce pas ?

 

C'est pourtant ce que m'évoquent les déclarations récurrentes sur la Sécurité routière :

- Un jour on nous produit des chiffres permettant d'affirmer que, si le nombre de morts est en baisse, c'est grâce… aux limitations de vitesse

- Le lendemain, ces mêmes chiffres sont ressortis pour expliquer que, pour qu'il y ait moins de tués sur les routes, il faut accentuer la lutte contre l'alcoolisme au volant

- Le troisième jour, ils servent encore pour démontrer que si le nombre de ces accidents est aussi important c'est à cause du téléphone au volant….

Ce sont là les trois points qui constituent la Pensée Unique en matière de Sécurité Routière.

 

Ne met-on pas dans le même sac des choses qui ne sont pas comparables ?

L'un (l'excès de vitesse) est une faute (mais elle n'est pas la seule) de conduite/comportement.

Le second (l'alcool) est une des multiples raisons qui altèrent le comportement au (ou hors) volant et, donc, peuvent générer des fautes.

Le troisième (le téléphone) est un (parmi bien d'autres) élément perturbateur de la conduite.

 

Régulièrement, on a droit à une nouvelle campagne miracle, ou des déclarations péremptoires pour justifier chaque serrage de vis (toujours sur la vitesse ou l'alcoolémie), tout cela accompagné de quelques "Perrichonnades" enflammées, censées refléter l'opinion de la société civile.

Ne pourrait-on réfléchir un peu plus rationnellement ?

Qu'est-ce qui est quoi ?

 

1/ Les fautes de conduite

La sécurité routière, dans notre pays, repose sur quelques dogmes qu'il ne saurait être question de remettre en cause. Le principal est celui de la vitesse.

Et pourtant, la vitesse est-elle excessive si le conducteur garde une parfaite maîtrise de son véhicule ?

Bien loin de moi l'intention d'exonérer systématiquement la vitesse excessive !

Encore faut-il qu'elle soit réellement dangereuse. Or, pour ne pas être dangereux,

- suffit-il de rouler à 89 km/h (ou 79, ou 69, ou 49…) quelle que soit la route et sans prendre la moindre autre précaution (priorités, tenue de sa droite…),

- ou vaut-il mieux, sans se focaliser sur la vitesse et sa limite fatidique (pour son permis et son portefeuille), garder une maîtrise constante de son véhicule quel que soit l'état de la route (étroitesse, sinuosité, revêtement, visibilité, sèche ou mouillée…), quelle que soit la circulation (dense ou fluide) et quel que soient le type, l'age ou l'état de son véhicule, cela sans empiéter sur la file de gauche ?

Quantité de moyens, technologiques, financiers, humains sont aujourd'hui déployés/dépensés (gaspillés ?) pour la répression de dépassements de limites de vitesse uniformes, arbitraires et souvent injustes (les jeunes conducteurs en dépassement de leur limite de vitesse, les motards (non)flashés par un radar frontal sont-ils sanctionnés ?)

Par contre, combien d'autres fautes de conduite, souvent bien plus dangereuses, sont systématiquement ignorées ?

Un exemple : la non tenue de la droite (pour les pays où on roule à droite, bien entendu).

On peut en minimiser la gravité, en arguant que souvent "on y voit" ou qu'on a le temps de redresser. Il n'en reste pas moins que couper un virage sans visibilité, ou lorsqu'un autre véhicule se présente en face, en empiétant, même de façon minime, sur la ligne centrale, est une conduite criminelle.

Qui oserait prétendre qu'il s'agit d'une situation exceptionnelle ?

Néanmoins, quelle en est la proportion de contraventions par rapport à celles pour excès de vitesse ? Infime sans doute, si ce n'est nulle.

Or, bien davantage que la vitesse, c'est là le paramètre essentiel de la conduite dangereuse auquel il faudrait, en premier lieu, remédier. Un conducteur qui, en toutes circonstances,visibilité ou pas, se contraint ou est contraint de rouler bien à droite réduit et adapte naturellement sa vitesse. Et celui qui s'astreint à toujours rouler bien à droite, quelle que soit la visibilité, court forcément beaucoup moins de risques d'être surpris à un moment ou un autre.

 

2/ Les "altérateurs" du comportement (et donc de la conduite).

Sous ce terme, bien vague et imparfait certes, figure l'alcool, bien entendu, mais aussi bien d'autres dérives (drogues, stupéfiants), médicaments (la notice qui accompagne bon nombre d'entre eux dissuade de conduire après en avoir pris, et pourtant ce n'est en aucun cas un "délit" au regard de la réglementation sur la sécurité routière), pathologies et même "dégradations de l'organisme" (qu'il faut bien envisager si on veut être objectif). La "vue", par exemple : chaque conducteur a-t-il une vue optimale ou parfaitement corrigée ? Dans le cas contraire, n'est-ce pas dangereux ?

L'alcoolisme, quant à lui, est reconnu comme une maladie par l'OMS (il y a donc déjà un paradoxe à le sanctionner). Certes, un conducteur sous l'emprise de l'alcool ne devrait pas prendre le volant. Mais ne devrait-il pas en être de même pour de nombreux conducteurs dont la maladie, quelquefois très grave, altère sévèrement les facultés au volant ? De même pour les personnes âgées ou vieillissantes dont les réflexes, par exemple, sont de moins en moins compatibles avec la conduite. Pourtant, au nom de quoi leur interdire de conduire un véhicule, alors que celui-ci est quelquefois un élément essentiel pour leur autonomie et dont l'utilisation contribue à l'entretien de leurs facultés ? La question est délicate et je me sens bien incapable de trancher.

C'est tout un aspect de la sécurité routière qu'il convient de prendre avec des pincettes et non pas avec le seul éthytlotest.

 

3/ Les éléments perturbateurs divers

Le téléphone est, à en croire la "sécurité routière", le seul élément dangereux pour la concentration au volant, puisque c'est le seul sanctionné. Pourtant n'en est-il pas de même de, par exemple, la radio ou le GPS qu'on tripote, le ou les passagers avec qui l'on discute, la cigarette que l'on a à la main ou à la bouche (et la fumée dans les yeux), les affichages divers plus ou moins sauvages (thés dansants, brocantes, CGT…) sur les bords de route, l'inflation de panneaux ou de radars, de giratoires, de chicanes, etc.(tous plus distrayants les uns que les autres, au détriment de la trajectoire, l'état de la route, les petits obstacles inattendus…) Et j'en oublie sans doute.

N'y a-t-il pas aussi des imprévus (ou éléments imprévisibles), par exemple un gibier qui traverse soudainement sans, bien sûr, prévenir, ou un insecte qui va et vient dans l'habitacle (je connais un exemple d'accident, fort heureusement non mortel, mais relaté par la passagère blessée, où le conducteur, bien qu'ayant levé le pied, a perdu le contrôle de son véhicule, gêné par un insecte à bord).

Et que dire des enfants, surtout quand ils s'agitent ? Ne distraient-ils pas le conducteur ? Ne faudrait-il pas, au nom de la sécurité routière, interdire les enfants dans un véhicule ?

Et les hémorroïdes ? Pourquoi ne verbalise-t-on pas les hémorroïdes au volant ? N'est-ce pas extrêmement perturbateur quand on conduit ?

Bref, même s'il est évident qu'envoyer un SMS en conduisant est dangereux, cet acharnement contre le téléphone (et surtout ses kits mains-libres) est quelque peu risible. J'ose d'autant plus le dire que, personnellement, je ne l'utilise jamais, sous quelque forme que ce soit, en roulant.

Depuis tout récemment, les vitres teintées sont interdites, au motif qu'elles empêchent de voir si le conducteur ne téléphone pas. (On ne sourit pas !)

 

 

Les "remèdes" actuels

Si l'on examine ce qui est fait au nom de la sacro sainte "sécurité routière", que constate-t-on ?

<> un volet "répression" axé prioritairement sur les dépassements de vitesse limitée, et secondairement sur le contrôle de l'alcoolémie et le téléphone, volet (dont le bien-fondé n'est surtout pas remis en cause) rendu en permanence plus sévère.

Pourquoi ? Parce que la politique en matière de sécurité routière repose aujourd'hui essentiellement sur une "idée reçue" sur laquelle il ne vient même plus, tellement elle est martelée comme une évidence, à l'idée de quiconque de s'interroger sur son bien-fondé, c'est que les accidents sont imputables systématiquement et quasi exclusivement à la vitesse.

Ne brandit-on pas les chiffres bruts de la mortalité routière comme argument unique et définitif lorsqu'il s'agit de justifier de nouvelles limitations de vitesse ?

Et pourtant (il suffit de parcourir quotidiennement la presse locale), que d'accidents mortels résultent de chocs entre deux véhicules où, ce qui est d'abord en cause, c'est, non pas la vitesse, mais la non tenue de la droite, ou le non respect d'une priorité  !

<> un volet "équipements publics" (qui fait le bonheur des entreprises de TP et peut-être aussi des ingénieurs TP de l'état ou des collectivités) dont le seul but est évidemment de ralentir systématiquement les véhicules (en oubliant qu'un automobiliste ralenti/énervé a d'autant plus de chance de commettre une imprudence un peu plus loin) : innombrables "giratoires" (théâtres d'une véritable foire d'empoigne en zones urbaines aux heures de pointe) toujours présentés comme destinés à fluidifier la circulation, mais dont l'objet réel est bien de casser la vitesse, chicanes, rétrécissements et dos d'âne (merci pour les jantes et les suspensions, et pour les maux de dos !) dans la moindre ligne droite bien sûr présumée accidentogène (mais avec quelles preuves ?). 

N'a-t-on pas remarqué qu'un effet pervers de ces équipements est d'inciter bon nombre de conducteurs à accélérer à leur entrée, au lieu de ralentir, de façon à passer avant celui qui vient en face ou sur le côté ?

Ce n'est pas avec des contraintes, des obstacles et des sanctions qu'on parviendra à sensibiliser l'ensemble des automobilistes à la Sécurité Routière

Pour ce qui est des giratoires, on reste ébahi d'en voir toujours "fleurir" de nouveaux et en des endroits toujours plus improbables, à tel point qu'on est amené à se demander : à qui cela profite-t-il ?

Au sein des structures "maîtres d'ouvrage", comme les départements, il y a, le plus souvent, identité physique entre :

- le service (ou les personnes) qui propose ces équipements à ses instances délibérantes, en arguant, bien sûr, de la sécurité routière

- et le service (ou les personnes) qui en assure la maîtrise d'œuvre une fois le projet adopté (et qui, donc, est rémunéré et indemnisé).

Est-on si loin du conflit d'intérêt ?

Pour un Service des Routes, la Sécurité Routière ne serait-elle pas la Poule aux Œufs d'Or ?

La France est pavée d'environ 30 000 carrefours giratoires, soit environ la moitié des carrefours giratoires dans le monde, et six fois plus qu'en Allemagne (cf Wikipedia - Carrefour giratoire). Comment s'en étonner ?

A-t-on chiffré leur coût total ?

La Dette Publique n'aurait-elle pas été conséquemment allégée sans ce fourmillement de giratoires qui maillent le territoire et dont, pour la plupart, l'utilité réelle pose question.

Petite remarque : les Pouvoirs Publics truffent le réseau de tels "obstacles" aux effets désastreux pour les suspensions et les systèmes de freinage des véhicules auxquels ils imposent ensuite des contrôles techniques payants, bien sûr, et de plus en plus sévères !

 

 

 Quelques idées ?

J'en ai un certain nombre. Elles feront l'objet de la seconde partie de cet article.

Merci pour votre lecture.


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23 réactions à cet article    


  • waymel bernard waymel bernard 9 janvier 18:08

    Oui il y a énormément de giratoires inutiles mais la dette n’aurait pas été allégée sans ces giratoires. Les élus locaux auraient trouvé d’autres moyens pour dilapider notre argent.


    • Graal 10 janvier 10:53

      @waymel bernard

      "Les élus locaux auraient trouvé d’autres moyens pour dilapider notre argent."

      Pas sûr !

      En tout cas, c’est un point de vue que je ne partage pas forcément.

      D’autant que, dans la plupart des cas, ce ne sont très probablement pas les élus eux-mêmes qui sont à l’initiative effective des projets. Ceux-ci leur sont très souvent « soufflés » par des services qui y trouvent leur intérêt.

      Vous qui étiez Proviseur , peut-être avez-vous eu, dans vos Lycées, des opérations de restructuration sous maîtrise d’ouvrage de la collectivité. N’avez-vous jamais eu la curiosité de jeter un coup d’œil sur le budget de ces opérations ?


    • Alren Alren 12 janvier 17:42

      @waymel bernard

      « il y a énormément de giratoires inutiles »

      L’expérience montre que les giratoires renforcent la sécurité routière par rapport aux croisements à priorité à droite ou à stop, en particulier pour ceux qui ne font que traverser la voie transverse. C’est un modérateur naturel de vitesse.

      Les giratoires permettent d’autre part de mieux écouler le trafic que les feux rouges.
      Mais il faudrait instituer la règle en vigueur dans certains pays étrangers qui est
      1) que les véhicules sortant sont prioritaires même s’ils circulaient sur la voie la plus centrale.
      À condition bien sûr de faire fonctionner le clignotant.
      2) que les véhicules déjà sur la couronne doivent laisser entrer devant eux, sur le giratoire, un véhicule, mais un seul, selon le système de « l’engrenage » du panneau étranger.


    • Graal 12 janvier 21:24

      @Alren
      « système de « l’engrenage » du panneau étranger »
      Je ne connais pas. De quoi s’agit-il exactement ?
      Dans mon second article qui, je l’espère, sera publié incessamment, je propose une entrée alternée (1 sur 2) dans les giratoires. Est-ce le même principe ?


    • Attila Attila 9 janvier 19:00

      Dans les éléments perturbateurs, vous avez oublié la guêpe dans l’habitacle et les éternuements.

      Le meilleur ouvrage que j’aie jamais lu sur ces questions :
       conduire, piloter.

      .


      • Graal 9 janvier 22:39

        @Attila
        « vous avez oublié la guêpe dans l’habitacle » Pas du tout. J’ai bien précisé « l’insecte qui va et vient... »
        Pour les éternuements, vous avez raison. Et j’y suis moi-même fortement sujet.


      • Attila Attila 9 janvier 23:32

        @Graal
        Oups, pardon. Effectivement, j’ai mal lu.


      • egos 9 janvier 23:39

        Le lecture de l’article et la liste des arguments avancés suffiront à convaincre le lecteur que l’auteur manifeste d’indéniables qualités pour le slalom, 

        tant au plan de la rhétorique que de son approche de la problématique routière.
        Admettons point 1 la notion de faute de conduite, encore que au vu du comportement de nombre de conducteurs éméchés cela tienne plutôt du sport de combat.
        La conduite sous influence d’alcool et autres substances psychotropes constitue, sur le domaine public, outre un danger grave pour les usagers, un délit réprimé par la loi.
        Il est plus que nécessaire de rappeler, et si besoin de réprimer, tout comportement abusif propre aux conducteurs qui tendent à s’approprier l’espace public en s’affranchissant de toutes les règles élémentaires de sécurité.
        SVP, pensez à publier votre itinéraire lors de vos futurs exploits (déplacements),
        des fois que ...

        • Jean Keim Jean Keim 10 janvier 09:49

          Bon article, j’attends la suite...

          Et toujours cette conviction qui m’habite : le respect par moi-même et par les autres du Code de la Route est notre meilleure garantie de sécurité, à part la faute à pas de chance bien entendu comme le collapsus, la défaillance mécanique, la chute d’une météorite ou la dégringolad dans une doline, ...

          • eddofr eddofr 10 janvier 12:15

            Bonjour,


            Pour ma part, étant conducteur de deux roues depuis un peu plus 30 ans, je constate 2 choses :

            La vitesse est un facteur aggravant des conséquences des accidents, rarement la cause de l’accident lui-même.
            La limitation de la vitesse n’est donc pas totalement absurde mais ne devrait certainement pas être la seule réponse.

            La plupart des accidents auxquels j’ai pu assister (et j’en ai vu beaucoup) résultent principalement du manque de civilité :
            Je ne me soucie pas de autres,
            Je passe à n’importe quel prix,
            Je ne laisse surtout personne « passer », ce serait une démonstration de faiblesse.
            J’engueule, je peste, je Klaxonne, je m’énerve,
            Je déboîte sans clignotant pour « surprendre » la voiture qui suit, sinon il va accélérer pour m’empêcher de passer,
            ... etc ...

            En conclusion, la première chose à sanctionner, serait l’incivilité, la première chose à enseigner, rabâcher, afficher partout serait la « civilité » (politesse et respect).

            En 30 ans de moto, je cumule, en tout et pour tout 2 accidents en tort (sans gravité) pour une bonne dizaine de P.V. pour excès de vitesse (modéré, je ne roule pas vite, juste des fois je ne regarde pas mon compteurs, je suis focalisé sur la route et ses dangers ...)

            Ce n’est pas parce que je suis meilleur pilote ou plus chanceux.

            C’est juste parce que je suis attentif aux autres, que je partage la route et que je suis civil, et même serviable en toutes circonstances.

            • velosolex velosolex 10 janvier 12:46

              @eddofr
              La moto est la meilleure école de conduite, à condition de ne pas aller plus vite que son ange gardien. Il est vrai que bien qu’en ayant sans cesse un oeil dans les deux rétro, on est parfois vraiment surpris par les manœuvres de certains pour nous doubler, dés que vous tentez de laisser une distance de sécurité avec la bagnole devant....

              Je trouve suicidaire totalement de coller au cul des voitures, comme certains le font....
              J’ai vendu ma royal enfield, je pense m’acheter une bonneville....Et continue le vélo tout de même, qui me donne lui aussi des sueurs froides. Les ilots directionnels sont aberrants, avec les bagnoles qui veulent à tout prix vous doubler....Souvent des vieux, totalement à l’ouest, qui veulent à tout prix passer...... Ce sont chez les cyclistes que le nombre de morts à le plus augmenté, et à ce titre, la moto me semble maintenant moins dangereuse que le vélo. 

            • velosolex velosolex 10 janvier 12:40

              L’expérience sur quelques kms de voies, non publiée,est probante ;On nous impose une vérité aux forceps, et on est obligé de suivre à 80 dans cette colère surjouée. 

              La voiture et les longues distances se sont banalisées. Ce n’est pas à mon avis, la vitesse, mais l’endormissement qui sont responsables de bien des accidents en ligne droite. Sans parler du téléphone mobile, mystérieusement épargné....
              Qui parlera des camions, ces mastodontes dont le nombre à été multiplié par 5 en une vingtaine d’années, et responsables de bien des catastrophes. 
              Et les portiques,qui devaient ralentir le fret ?
              Et les trains changés en autobus ?
              Pourquoi l’état ne se met pas en colère contre lui même. 
              Peut être pour pas déranger les copains. 
              Vous connaissez l’histoire du bouc émissaire, et de la fable des animaux atteints de la la peste. 
              Ah, que la fontaine n’ai pas possédé une bagnole.Il en aurait fait un conte.

              • zygzornifle zygzornifle 10 janvier 13:11

                ils ne font pas fausse route car il ne font de la sécurité que pour encaisser des prunes , ils se servent auprès des mougeons de la mortalité pour faire du tout répressif masquant tout le reste , c’est l’arbre qui cache la foret...


                Demandez au 1er ministre ce qu’il compte faire pour :

                20 000 morts en France dans les accidents domestique et pas un mot pas de prévention car on ne peut pas punir ni condamner et surtout pas piquer d’oseille ....

                entre 15 000 et 35 000 morts en France par erreur de diagnostic médical et traitements inadaptés sans parler des interactions entre médicaments dus a des ordonnances douteuses que les pharmaciens ne détectent pas , pas un mot car les lobbys de la médecine , des pharmaciens et des labos tous main dans la main chantent en cœur que votre peau de vaut rien ...

                1 paysan se suicide tour les 1 jour et demi , silence des médias et des ministres car c’est bon pour les importations de charognes d’outre atlantique grâce au CETA et TAFTA .....

                ouvrez un peu les yeux on vous ment et on vous manipule ..... 

                • Le421 Le421 11 janvier 09:39

                  @zygzornifle
                  Complotiste, va  !!

                   smiley


                • jymb 10 janvier 13:12

                  Ne désespérez pas les amis


                  Le mur de Berlin même sans cesse surélevé a fini par tomber

                  L’apartheid, même en armant de plus en plus les poiciers a fini par disparaître

                  Dés le moment ou l’immense majorité des français tient pour acquis que quelques extrémistes radicalisés imposent leur autophobie et mobilophobie rance, tout redevient possible y compris qu’un sujet somme toutes marginal ( aller rapidement et en sécurité d’un point à un autre pour se consacrer pleinement au travail et rarement aux loisirs) devienne la porte de sortie ( lire " exitus) de politiques ineptes

                  • UnLorrain 10 janvier 16:05

                    Je ne mets pas mon clignotant,uniquement sur autoroute,pour doubler ( possible,dans une moindre mesure de le faire sur autres routes ) ainsi,j’invite l’autre usager,a anticiper a m’anticiper..

                    Il y a deux trois decennies,je devine a sa voiture,son allure,tel et tel et untel autre « petit vieux » qui rentre chez lui après la tournée des trocs,souvent il est casse coui... car il roule a la vitesse d’une gamelle qui jamais n’aurait dû être admise sur routes,la voiturette,ces petits vieux avec plus du gramme d alcool gnagnagna,jamais je n’en ai vu un être responsable d’un accident.

                    Ce lundi soir je pars a mon boulot,je vais côtoyer un « mode panique »,en effet cet usager s’est arrêté en pleine nature,comme un con,sur la route,devant lui il a vu un simple convoi exceptionnel et ses gyrophares,il a cru bien faire sans doute...dans d’autre circonstances d’angles de vue ben j’ai pas le temps de le voir,de comprendre son inexplicable connerie,et j’ai de grosses mauvaises chances de le percuter ( en ayant tous les torts je sais )

                    Comme la porcification du pays est bien entamé,il y a un an,un homologue de mon travail va se tuer en s’encastrant horriblement dans le camion du gros cochon qui s’est arrêté sur l’autoroute,région Toulouse sans doute a t il loupé une sortie...l’article que je suis via internet dira que le chauffeur PL,ukrainien aura une année de taule immédiatement.

                    « moi j’met mon clignotant pour l’doubler »..t’arrive vite derrière tu me double évidemment avant que moi je double ? T’as qu’a freiner,être « maître de ton véhicule »( accident mortel,vu )

                    Message panneaux lumineux autoroutiers « mettre son clignotant pour dépassement = sécurité » ( intelligent ? Sensé ? Rationnel ? Autant que cet autre message « doucement,la mer ne va pas s’evaporer » ? ) Je me demande si le clignotant_depassement n’outrepasse pas,ne s’arroge pas,ne s’octroi pas,des « droits » injustifiés.


                    • eddofr eddofr 10 janvier 17:13

                      @UnLorrain

                      Concernant le clignotant ...

                      Je vois de plus en plus souvent des voitures ne pas mettre le clignotant pour changer de file, surtout en conditions de circulation dense ... pour surprendre la voiture juste derrière, parce que sinon l’autre accélère et l’empêche de passer.

                      Bilan, il ne clignote pas, pour faire vite, des fois que l’autre accélère quand même, il déboîte d’un coup, brutalement, après un regard particulièrement sommaire au rétroviseur (s’il regarde).

                      Si une moto arrive un peu vite ...
                      Si l’automobile de l’autre côté déboîte aussi pour prendre la « place libre » ...
                      Si la voiture de devant freine un peu sec ...

                      Pour mémoire, le code et le civisme disent :
                           Je regarde si je peux
                       Je clignote pour avertir de mon intention (ça ne me donne aucun droit)
                       Je revérifie si je peux (je regarde à nouveau)
                       Je déboîte ou tourne progressivement.

                      Deux règles fondamentales de la conduite :
                      Prévoir et être prévisible,
                      Rester courtois et civil et donc pas « bourrer comme un gros con ».

                      Avec ça, juste ça, 1000 morts de moins

                      La fatigue et l’inattention, 500 morts de moins

                      L’aclool et les stupéfiants, 200 morts de moins

                      Après tout ça, reste les pas de chance, et là oui, la vitesse joue un rôle (le sanglier fait beaucoup moins mal à 30km/h qu’à 90 ... j’ai vérifié personnellement, c’est bien mieux à 30 :)

                    • Le421 Le421 10 janvier 20:32

                      Petite remarque : les Pouvoirs Publics truffent le réseau de tels « obstacles » aux effets désastreux pour les suspensions et les systèmes de freinage des véhicules auxquels ils imposent ensuite des contrôles techniques payants, bien sûr, et de plus en plus sévères !

                      Demandez donc à Vinci autoroute si c’est vraiment inutile...
                      Et en général, ces obstacles, comme vous dites, font parties de marchés dans lesquels les entreprises locales ne sont pas concernées.
                      Et en plus, à chaque fois, pas d’appel d’offre et ça coûte une blinde !!

                      Mais chuuut !! on va parler « théorie du complot »...  smiley


                      • Graal 10 janvier 21:42

                        @Le421

                        Je ne suis pas sûr qu’on parle de la même chose.

                        Chez moi, les dos d’âne, chicanes et autres sont réalisés le plus souvent par une entreprise de TP qui est implantée à la sortie de la ville.

                        Le choix des entreprises prestataires revient à la collectivité maître d’ouvrage.

                        Croyez-vous vraiment que Vinci Autoroutes intervient souvent sur le réseau secondaire ?


                      • Le421 Le421 11 janvier 09:35

                        @Graal
                        Sous-traitance, ça vous parle ?
                        Mon copain Rémy a son entreprise de TP qui travaille pour Eurovia.
                        Il évite au maximum de le faire, parce que ce n’est qu’alimentaire, un faute de mieux.
                        Les conditions financières sont désastreuses et le boulot souvent baclé...


                      • Graal 11 janvier 13:37

                        @Le421
                        Si vous le dites...
                        Mais connaissez-vous beaucoup de maires qui ont fait appel à Vinci Autoroutes pour édifier des dos d’âne dans leur commune ?


                      • Esprit Critique 10 janvier 23:53

                        Il y a une trentaine d’années au début des radars. La presque totalité des rapports de police concluaient que la cause d’un accident était la vitesse. À cette même époque dans une dizaine de département de France, (Bretagne, nord, ...), 30% des tués sur la route avaient entre 18 et 25 ans, et mourraient les nuits de Week-End. Si c’etait la vitesse qui tuait, les radars n’auraient dû flasher que des jeunes. Au lieu de ça on attrapait des représentants de commerce de 45 ans spécialistes de la route et peu accidentés.

                        Quand on a trouvé trois jeunes morts dans une voiture totalement broyée par la violence du choc, prés de chez moi, qui avait quittez la route dans une ligne droite sans aucune trace de freinage, les gendarmes ont conlu que l’accident été du au fait que la voiture roulait trop vite. Le conducteur a donc commis un excès de vitesse, pour les statistiques.

                        C’est faux, car il est évident qu’au moment du choc le conducteur ne savait plus qu’il conduisait une voiture. Et les passagers de même.


                        • Le421 Le421 11 janvier 09:32

                          @Esprit Critique
                          En même temps, à 10 à l’heure, il y a peu de chance d’avoir un accident mortel.
                          C’est ce que vous diront les imbéciles de service.

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