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Accueil du site > Tribune Libre > Existe-t-il une Loi Universelle ?

Existe-t-il une Loi Universelle ?

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Est dit de droit naturel ce qui est universellement valide, en tout lieu et en tout temps. Il y a des règles qui s’imposeraient d’elles-mêmes indépendamment des législateurs. Il faut découvrir ce qui est conforme à la Nature et ce qui ne l’est pas.

Il est difficile de cerner l’essentiel, l’incontournable, qui meuvent l’espèce humaine habitée de rêves, de pensées, de dogmes. Il est plus facile d’apercevoir ce qui constitue le trait dominant de toutes les autres espèces animales, c’est indubitablement l’instinct de survie et le mode de reproduction et ses modalités qui permettent de le satisfaire.

La Nature a mis longtemps à trouver sa voie à force de hasards et de nécessités. Des bactéries apparurent il y a 3,4 milliards d’années, ces organismes unicellulaires dominèrent la terre durant 1,5 milliard d’années. Elles contiennent des gènes porteurs de l’identité du microorganisme, elles se reproduisent de manière asexuée, la fission d’une cellule unique conduit à deux cellules génétiquement identiques.

Il y a environ 800 millions d’années apparurent des animalcules dont des éponges primitives. Celles-ci peuvent se multiplier par une reproduction asexuée (par bourgeonnement) ou sexuée (gamètes mâles et femelles). L’apparition de la reproduction sexuée est une révolution pour les organismes vivants, elle permet de maintenir le nombre de chromosomes caractéristiques de l’espèce tout en assurant une extraordinaire diversité d’individus au sein de la population correspondante. Le brassage au niveau des chromosomes permet l’obtention de combinaisons génétiques inédites qui, pour certaines d’entre elles, sont mieux adaptées à des conditions environnementales nouvelles. Si la scissiparité (fission d’une cellule mère en deux identiques) est robuste, puisqu’elle peut s’effectuer seul, loin de tout, elle ne permet pas un foisonnement de la diversité.

Les mammifères apparurent il y a environ 200 millions d’années, à une époque où les dinosaures peuplaient encore la Terre. Ils sont encore bien différents des primates mais la reproduction sexuée sera le lot de toutes, ou presque, les espèces vivantes à partir de son apparition. Il y a environ 9 millions d’années naquit la famille des ‘hominidés’ qui comprend, encore aujourd’hui, quatre ‘lignées’ différentes : celles des chimpanzés, des gorilles, des bonobos et des hommes. Le bagage génétique est très proche entre les quatre lignées, l’homme et le chimpanzé ont près de 99% de gènes en commun, toutefois leur comportement et leurs capacités intellectuelles différent notablement.

La reproduction sexuée impose ainsi une ‘Loi naturelle’. Depuis au moins 100 000 ans, les agissements de l’Homme, en tant que membre d’un groupe, sont presque uniquement guidés, consciemment ou inconsciemment, par le désir de pérenniser au mieux l’espèce. Pour ce faire il lui faut donc conforter une famille nucléaire comportant un homme, une femme et des enfants. Cette cellule lui permet d’avoir la stabilité nécessaire pour élever un nouveau né durant plusieurs années après une gestation de presque une année. Et ce nourrisson sera identique ni à son père, ni à sa mère. À noter que l’inceste, destructeur de diversité, est extrêmement rare au sein de l’ensemble du règne animal.

L’Homo sapiens tel que nous le connaissons depuis plus de 100 000 ans s’appliqua à allier les principes naturels de la reproduction sexuée avec ses découvertes. Les chasseurs-cueilleurs devinrent éleveurs. Ils vont découvrir le bronze puis le fer (-1200) ce qui conduira à des changements de civilisation considérables, mais rien n’affectera la reproduction sexuée même si l’usage immodérée d’esclaves ou de gens considérés comme inférieurs aurait pu faire s’effondrer la famille nucléaire naturellement optimum.

Les empires succédèrent aux empires, les républiques supplantèrent les monarchies, chacun se réclama finalement des démocraties, ce qui n’affecta en rien la Loi naturelle essentielle liant reproduction sexuée et famille nucléaire.

Ce n’est qu’aujourd’hui, à l’échelle de l’évolution, que tout changea.

Au début des années 1950, les biologistes avaient compris qu’une ‘grosse’ molécule était le support de l’hérédité et ils savaient aussi qu’elle se composait de quatre types de molécules plus petites, les nucléotides. F. Crick et J. Watson vont alors montrer que cette grosse molécule (l’ADN) possède une structure hélicoïdale en forme de double hélice. Au sein de cette double hélice les nucléotides s’apparient par paires.

Ni les dieux, ni les philosophes, ni les découvertes en métallurgie, chimie, physique, ni les changement sociaux ou sociétaux n’avaient altérés la Loi naturelle de la reproduction sexuée, mais tout va changer à partir des années cinquante car l’Homme maîtrisait maintenant, même si ce n’était pas clair dans l’instant, sa reproduction, reléguant la Nature comme faire-valoir.

La première insémination artificielle avait eu lieu dès la fin du XVIIIe siècle, en 1968 les banques de sperme congelé voient le jour, en 1978 un premier enfant est né après une fécondation in vitro... Restait encore des détails à peaufiner pour avoir un bébé 100% chimique.

Des ciseaux moléculaires susceptibles de couper l’ADN au niveau de séquences spécifiques pour introduire des chaînons extérieurs donne une parfaite maîtrise du contenu génétique de n’importe quelle cellule. E. Charpentier et l’Américaine J. Doudna ont remporté le prix Nobel 2020 de chimie pour la mise au point de ces ‘ciseaux moléculaires’.

Les polynucléotides peuvent être obtenus par des méthodes chimiques automatisées en solution ou sur support solide ou par voie enzymatique avec des méthodes d’amplification à partir d’un brin initial donné. La taille du génome humain est approximativement de 3,2 milliards de paires de nucléotides, ce qui le rend encore difficile à synthétiser chimiquement du moins dans un très proche avenir. La synthèse chimique de fragments d’ADN plus courts est toutefois maintenant courante et les prémisses de ces études furent publiés dès les années 1960. Des appareils automatiques appelés synthétiseurs d’ADN permirent en 2010 d’obtenir des molécules comportant 150-200 nucléotides.

Admettons que l’on soit capable, ou sur le point de l’être, d’obtenir artificiellement l’ADN du génome humain, on peut préparer une éprouvette de gamètes mâles et une autre de gamètes femelles. Préalablement on aura choisi, grâce à l’ingénierie génétique, les caractéristiques de l’humanoïde final désiré qui sera éventuellement congelé pour pouvoir être mis sur le marché au moment le plus opportun.... On peut encore se passer de toute notion de mâle et de femelle si besoin est. Supposons que ce ne soit pas le cas, alors il faut aussi un utérus artificiel si l’on veut conserver intégralement la magie du démiurge.

Un utérus artificiel a été décrit en 2022 par le Suzhou Institute of Biomedical Engineering and Technology. Les chercheurs annoncèrent avoir fait leurs expériences sur des embryons de souris. Les chercheurs se limitent actuellement aux animaux car la loi internationale limite la recherche sur les embryons humains à 14 jours de développement. L’utérus artificiel donne la possibilité que ce soit tantôt l’homme, tantôt la femme qui conçoive l’enfant ce qui gommerait les dernières différences de genre si nécessaire. Des expériences comparables avaient été faites en 2017 avec des agneaux.

Il est donc chimiquement possible d’établir une stricte symétrie entre hommes et femmes, de se passer de la reproduction sexuée in vivo tout en pouvant perpétuer l’espèce à l’infini si tant est que l’on dispose d’un laboratoire. Il suffit de disposer d’un peu de carbone, d’hydrogène, d’azote, d’oxygène en compagnie de traces de quelques autres éléments pour obtenir les chérubins désirés si l’on fournit l’énergie nécessaire au moment opportun.

Une nouvelle Loi Naturelle émerge qui tient compte elle du génie humain. La Raison, le rationnel, la logique, le quantitatif se seront débarrassés du hasard et de la diversité dont elle dépend.


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46 réactions à cet article    


  • Lynwec 1er mars 08:42

    Une omission de taille,ce me semble,dans l’article, est le nécessaire brassage génétique. On se préparerait de beaux crétins consanguins avec cette belle science dépourvue de conscience que ça ne m’étonnerait que très peu...


    • Sergio Sergio 1er mars 10:07

      @Lynwec

      «  le nécessaire brassage génétique … »

      D’où l’intérêt du brassage de population, l’immigration par exemple.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 1er mars 11:09

      @Lynwec

      Je mentionne le hasard nécessaire lié au brassage génétique et l’impasse de la consanguinité.


    • Séraphin Lampion Kaa 1er mars 09:08

      C’est du sous Harari


      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 1er mars 11:10

        @Kaa

        Je préférerais que ce soit du sous Laborit par exemple.


      • voxa 1er mars 09:25

        "Une nouvelle Loi Naturelle émerge qui tient compte elle du génie humain. La Raison, le rationnel, la logique, le quantitatif se seront débarrassés du hasard et de la diversité dont elle dépend."

        On y arrive, on y arrive.
        Et sans passer par le génie ou la connerie génétiques.

        Déjà, on pense tous pareils.
        Hier matin on était tous Charly...
        Hier après-midi on était tous vaccinés...
        Ce matin on est tous Ukrainiens...

        Demain ?
        On nous le dira tout à l’heure.


        • voxa 1er mars 09:28

          a l’auteur...

          j’ai beaucoup aimé votre article, mais il laisse tout de même un sentiment amer...


          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 1er mars 10:09

            @voxa

            Merci, je me suis appliqué. J’ai peur d’être lucide.


          • Étirév 1er mars 09:29

            « Existe-t-il une Loi Universelle ? »
            Dans la première éclosion de la pensée humaine, l’homme jeta autour de lui un regard, étonné d’abord, puis interrogatif. Tout ce qui l’entourait était mystère ; il voyait partout des effets produits par des causes inconnues ; il apercevait planant par-dessus toute la nature, une force immense, une puissance qui semblait tout diriger, sa vie comme le reste.
            Les observations qu’il fit autour de lui pendant ces premiers jours de son histoire, durent être empreintes d’une grande précision, car lorsqu’il eut l’idée de définir, d’expliquer, de représenter cette puissance inconnue, il lui donna des attributs qui sont bien réellement ceux de la « force » qui régit le monde cosmique et le monde organisé. Il avait donc tout aperçu, tout deviné ; à défaut de science il avait l’intuition. Dans toutes les mythologies de l’antiquité, ces derniers vestiges des conceptions primitives, nous voyons la force personnifiée dans toutes ses manifestations ; chacune d’elles reçoit mille noms : on les appelle des Dieux. Les Dieux sont les principes qui gouvernent le monde.
            Or, quelle que soit la corruption apportée plus tard à l’idée que représente le mot « Dieu », on n’a jamais pu en changer la signification primitive. Dieu est toujours resté « un principe qui gouverne le monde ».
            Existe-t-il donc réellement un principe tout-puissant, qui soit à la fois l’origine et la cause de tous les phénomènes de la Nature, un principe qui donne et entretient la vie, un régulateur permanent qui soit si nécessaire et si évident que l’homme primitif, malgré son ignorance, le découvrit spontanément dans la Nature ?
            PLUS


            • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 1er mars 11:14

              @Étirév

              Pour ce qui concerne la famille, les préceptes chrétiens sont très proches de ceux nécessaires à la pérennité de l’espèce (pas de ses plaisirs).


            • Jean 1er mars 10:09

              Je ne pense pas qu’il soit possible de fabriquer un être humain car toute la partie neuronale ne sera pas construite.


              • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 1er mars 11:17

                @Jean

                La partie neuronale comme le reste est construite à partir du gamète fécondé.


              • Jean 1er mars 11:24

                @Jacques-Robert SIMON
                oui, le cerveau serra « construit » dans le sens mécanique comme le pied ou la main mais il n’aura aucun contenu


              • voxa 1er mars 11:39

                @Jean

                « Je ne pense pas qu’il soit possible de fabriquer un être humain car toute la partie neuronale ne sera pas construite. »

                La partie neuronale n’est pas totalement indispensable.
                Pour un mercenaire, un CRS, un esclave, il suffit que cela bouge sur commande.
                La conscience plus qu’inutile est nuisible à l’asservissement.
                C’est le vieux rêve ou cauchemar du golem.

                Ils ne sont pas loin d’y parvenir, c’est évident.
                Sinon pourquoi les interdictions internationales ?



              • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 1er mars 18:15

                @Jean

                C’est aussi le cas en partie pour les enfants dits sauvages qui n’ont pas connu la ’civilisation’.


              • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 1er mars 11:19

                Vieux rêves !

                 

                On n’est plus plus près de pouvoir fabriquer un être vivant de chair et d’os que ne l’étaient nos ancêtres qui découvrant l’anatomie, s’y croyaient déjà. cf. Golem.
                 

                Pas plus qu’en montant sur un immeuble de 150 étages on ne se rapproche de la Lune.

                 

                « Vanité des vanités : tout est vanité. »


                • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 1er mars 18:17

                  @Francis, agnotologue

                  Notre époque a déjà évacué une grande partie du qualitatif pour le seul quantitatif. La monstruosité est déjà en route.


                • Bertrand Loubard 1er mars 11:29

                  Merci pour votre article. Il m’a fort impressionné. Puis-je me permettre de vous poser deux questions ? Pourriez-vous envisager de mettre votre interrogation : « Existe-t-il une Loi Universelle ? » en relation avec celle du passage de la biosphère à la noosphère tel que Pierre Teilhard de Chardin et Julian Huxley l’abordaient et s’en questionnaient ? Ma seconde question sera : quelle est votre approche, dans cet esprit, des notions fondamentales de droit naturel et de droit positif. Une « suite » à votre actuelle « publication » me semble souhaitable et m’intéresserait. Bien à vous, en attendant de vous lire, le cas échéant.


                  • voxa 1er mars 15:30

                    @Bertrand Loubard

                    C’est qu’une suite serait la bienvenue...
                    Par exemple nous expliquer avec des mots simples, ce que c’est et comment fonctionnent des ciseaux moléculaires...

                    Et accessoirement si on peut acheter ça chez leroy merlin...


                  • Sergio Sergio 1er mars 16:24

                    @voxa

                    Comment ça fonctionne, je ne sais pas mais ce que ça donne si :

                    https://medias.pourlascience.fr/api/v1/images/view/5f2289858fe56f74ca4a1558/ wide_1300/image.jpg


                  • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 1er mars 18:21

                    @Bertrand Loubard

                    Pour la Loi Naturelle, l’origine est Aristote. Je peux réfléchir quant au droit naturel ou au droit positif, mais je ne l’ai pas fait jusqu’à maintenant. Mon approche n’est volontairement pas philosophique ou littéraire mais uniquement scientifique.


                  • Bertrand Loubard 1er mars 21:43

                    @Jacques-Robert SIMON
                    Merci pour votre réponse. Le droit naturel ne se conçoit-il pas (aussi) en « référence » à ce que nous « considérons », hic et nunc, comme loi et/ou principe naturel : Newton et la Gravitation Universelle, Lavoisier la conservation de la matière, Einstein et les relativités restreintes et généralisées, le Chanoine Lemaître et le Big-Bang, Darwin, Juiian Huxley ...... Mais aussi Saint Augustin, Heidegger, Kepler, Galilée, Copernic. Si vous avez des références sur ces sujets .... cela m’intéresserait. Bien à vous.


                  • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 2 mars 08:21

                    @Bertrand Loubard

                    Le droit naturel ou une loi naturelle, si elle existe, doit se situer hors de portée des agissements, des pensées ou des découvertes de l’Homme. Dans le texte cette loi conditionne la survie de l’espèce sans considération ni de morale, ni de technique.


                  • voxa 1er mars 15:33

                    C’est vrai qu’une suite serait la bienvenue...

                    Ce doit être à cause de l’âge de mon clavier... ou du mien.

                    Les mots me manquent parfois...


                    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 1er mars 18:23

                      @voxa

                      Mes conclusions sont déjà très précises et décrivent un monde d’androïdes.


                    • Hervé Hum Hervé Hum 2 mars 10:43

                      La question de la loi universelle posé ici, c’est le sens de l’existant.

                      Autrement dit, si le sens est perdu, c’est la définition même du néant qui n’est pas l’absence de toute chose, mais l’absence de sens de l’existant, donc, de l’existence.

                      Le néant est un concept de l’imaginaire humain qui n’a rien à voir avec la réalité qui se fonde sur le sens donné à l’existant et nécessite comme moyen la causalité comme ordre premier, directeur.

                      Ainsi, quel est le sens existentiel d’un androïde ? En lui même, aucun, il n’a de sens que pour son utilisateur humain. Un androïde, aussi sophistiqué et intelligent soit il, sera toujours qu’une machine et jamais un être en tant que tel. Lui donner un semblant de libre arbitre n’a aucun sens, car personne ne veut d’une machine qui ne lui obéit pas ou seulement de manière informelle. Que diriez vous de votre voiture qui veut aller à Marseille alors que vous voulez aller à Paris ? Absurde, sauf pour les sots. Programmer un androïde pour vous éviter un drame, respecte strictement ce pour quoi il est fait, tout comme une IA vous intimant l’ordre de mettre sa ceinture de sécurité pour éviter de se fracasser le crâne contre la vitre. Par contre, programmer une IA lui autorisant de désobéir et/ou mentir comme il a pu être fait, n’a eut pour seule conséquence que de stopper l’IA parce qu’elle à obéit en refusant d’obéir et en mentant.

                      Le comble de l’absurde en quelque sorte !


                      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 2 mars 11:38

                        @Hervé Hum

                        La transformation en androïde est graduelle, et quand je vois dans le métro ou ailleurs à quel point la plupart des gens consultent compulsivement leur smart phone, je pense que nous sommes sur la bonne voie.


                      • Hervé Hum Hervé Hum 2 mars 13:02

                        @Jacques-Robert SIMON

                        Un humain n’est pas un androïde et réciproquement.

                        Quant au comportement de beaucoup avec leur smartphone, ce n’est pas nouveau, c’est exactement la même chose avec la voiture, la moto ou autre et cela s’appelle du fétichisme. Ce genre de comportement étant enseigné dès le plus jeune âge avec les jouets comme les poupées.

                        Enfin, réduire la condition humaine à celle de machine est, là encore, ancienne (à l’échelle humaine) puisque c’est ce qu’on appelle l’esclavage.

                        Bref, le fond est invariant, seule la forme évolue en fonction de l’évolution technique, des moyens, mais la finalité est identique.

                        Comprendre que l’être (à commercer par un Dieu tout puissant) en tant que tel n’a de choix que des finalités ou but qu’il se propose d’atteindre, mais pas des moyens, ces derniers étant le propre de la causalité et d’elle seule dans la réalité, pas dans votre imaginaire où elle est accessoire.

                        Après, selon le principe de « fractialisation » de l’espace-temps, il y a des singularités logiques par changement d’échelle. Mais je vais pas développer ici !


                      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 3 mars 10:58

                        @Hervé Hum

                        Je connais un peu la théorie des fractales mais pas assez pour en discuter. C’est vrai qu’utiliser un livre plutôt que des tablettes d’argile change l’espèce humaine… mais en mieux. J’ai plus de doutes pour les smartphones. Enfin les esclavages pouvaient encore penser, il y a des exemples, pas les androïdes.


                      • Hervé Hum Hervé Hum 3 mars 14:08

                        @Jacques-Robert SIMON

                        disons que pour les fractales je ne les ait pas étudié, seulement son principe appliqué à ce que j’appelle la logique des relations de causalité. De ce point de vue, c’est le principe de fractale ou ici, fractialisation de l’espace-temps qui permet l’évolution, sans cela, l’Univers ne pourrait pas changer d’échelle, donc, de l’atome, molécules, cellules, etc. Reste encore à comprendre que rien ne peut y échapper, pas même ce qu’on appelle les sciences humaines et la politique, l’économie, etc.

                        En fait, selon cette approche de la logique, toute particule de matière est l’expression soit d’une récurrence, soit d’une récurrence et itération et enfin, une récurrence, itération et fractiale. Les particules ayant les trois propriétés étant les atomes.

                        Je vous laisse le soin de catégoriser les autres, entre celles qui n’ont que la fonction récurrente et celles ayant la propriété de récurrence et d’itération. Je ne le ferai pas, car je n’ai pas les compétences et ne vois pas l’intérêt à y perdre du temps.

                        Je me suis penché que sur les éléments de bases et me propose d’en faire l’introduction très bientôt par une publication ici même. Au delà, c’est trop complexe pour moi ! Mais il s’agit de tout un domaine d’étude d’une dimension apocalyptique.

                        Mais avant cette introduction, je proposerai très bientôt un explication avec démonstration à l’appui de la nécessité de l’Univers physique, donc, de la réalité fondé sur la causalité comme ordre premier, directeur.

                        J’ai attendu que les évènements me pousse à l’écrire, car je m’y refusait jusqu’à aujourd’hui. Mais toutes les réponses aux questions que vous pouvez vous poser s’y trouvent, absolument toutes.

                        Après, cela peut aussi n’être qu’un coup d’épée dans l’eau...


                      • Hervé Hum Hervé Hum 3 mars 14:19

                        @Jacques-Robert SIMON

                        j’oubliai, l’esclave est fondamentalement un être humain, tandis qu’un androïde est une machine. L’esclave peut donc penser pour lui même, l’androïde peut seulement penser par lui même, mais pas pour lui même.

                        C’est à dire, l’esclave est doué de conscience, l’androïde d’intelligence.

                        La conscience étant définie ici comme le sens de l’action en conséquence de la connaissance.

                        L’intelligence comme la capacité d’action en conséquence de la connaissance.

                        Autrement dit, l’androïde n’a de sens que celui que l’être doué de conscience lui confère.

                        Cela veut aussi dire qu’une personne très intelligente et peu consciente, obéira à une personne peu intelligente, mais avec une conscience élevé, quelle que soit son éthique !

                        Ce qui nous renvoi à la fameuse sentence de Rabelais « science sans conscience, n’est que ruine de l’âme »


                      • Claude Courty Claude Courty 4 mars 12:24

                        @Hervé Hum

                        Nouveau progrès des sciences et techniques, de nature à mettre en cause les croyances, convictions et certitudes les plus solidement établies, quant à la nature humaine.

                        https://docs.google.com/document/d/1j7ld-rZejgAiSaHnqWTGV_jJjn9eGAe3kg7XejIkUh8/edit?usp=sharing


                      • Claude Courty Claude Courty 4 mars 12:27

                        @Jacques-Robert SIMON

                        Sur la bonne voie, et peut-être plus avancés qu’il y paraît.

                        https://docs.google.com/document/d/1j7ld-rZejgAiSaHnqWTGV_jJjn9eGAe3kg7XejIkUh8/edit?usp=sharing


                      • Hervé Hum Hervé Hum 4 mars 13:37

                        @Claude Courty

                        pour moi, c’est du blabla, car fondamentalement, la condition humaine ne peut pas être changé et où il convient de ne pas confondre le fond avec la forme.

                        Autrement dit, sauf à voir dans la couleur de peau ce qui ferait qu’un humain n’est pas un humain, comme disait Nougaro, dans sa chanson Armstrong

                        Armstrong, la vie, quelle histoire ?
                        C’est pas très marrant.
                        Qu’on l’écrive blanc sur noir,
                        Ou bien noir sur blanc.
                        On voit surtout du rouge, du rouge.
                        Sang, sang, sans trêve ni repos,
                        Qu’on soit, ma foi,
                        Noir ou blanc de peau.
                        Armstrong, un jour, tôt ou tard,
                        On n’est que des os.
                        Est-ce que les tiens seront noirs ?
                        Ce serait rigolo.
                        Allez Louis, alléluia !
                        Au-delà de nos oripeaux,
                        Noir et blanc sont ressemblants
                        Comme deux gouttes d’eau.
                        Oh yeay !

                        Bref, vous pouvez bien inventer la machine à faire des bébés, parler de transhumanisme, fondamentalement, vous ne pourrez jamais, j’écris bien JAMAIS changer la condition humaine qu’en l’anéantissant, mais tant que vous voudrez donner un sens à la vie dans la réalité, vous ne pourrez JAMAIS la changer, car l’être n’a de choix que de la finalité, but qu’il se propose d’atteindre, pas des moyens et si la causalité interdit le moyen, cela restera toujours de l’imaginaire et une impossibilité dans la réalité. Et l’imaginaire comme ordre premier, c’est le néant.


                      • Claude Courty Claude Courty 5 mars 03:36

                        @Hervé Hum

                        Que de nihilisme et de contradiction !
                        Et la chansonnette n’est pas du blablabla ?
                        Quant à son sens, la vie en a-t-elle un autre que celui qui va de son don à son extinction, celle-ci en étant l’inéluctable finalité, pour tous ?
                        Où est par conséquent le choix de l’être, outre le fait que l’emploi de mots comme jamais, toujours et impossible relève du fantasme ? N’est-il pas précisément dans la capacité de chacun d’appliquer sa part d’imagination et de raison à tenter de comprendre ce que peut être le court instant dont il dispose pour cela ?
                        Pour le néant, il suffit de rappeler que sa simple évocation prouve qu’il est un mythe.


                      • Hervé Hum Hervé Hum 5 mars 09:10

                        @Hervé Hum

                        La chansonnette rappelle que la condition humaine n’est pas une affaire de couleur de peau ou de culture. Sauf pour les sots.

                        La vie, c’est donner sens à l’existence, que ce soit pour la sienne ou pour n’importe qui. Les gens peuvent mourir pour défendre leurs idéaux ou bien parce qu’ils n’en ont plus. Autrement dit, parce qu’ils donnent un sens profond ou bien parce qu’ils n’en voient plus et cela conduit au suicide ou à une vie de zombie.

                        Sinon, vous pouvez le vérifier de manière empirique par votre propre expérience de vie, pour vous lever chaque matin, vous devez trouver un minimum de sens à votre journée, sans cela, vous aurez une journée de merde, de zombie. Et vous limiterez le sens en fonction des moyens dont vous disposez à ce moment là pour avancer, sans cela, soit vous vous contenterez de votre imaginaire, soit vous risquez de déprimer sévère.

                        Quant au néant, sa définition académique est l’absence de toute chose, or, comme la présence de quelque chose ne saurait être niée, sans se nier soi même, je la redéfinie comme étant l’absence de sens à toute chose. Et c’est ici que se trouve « l’inéluctable finalité ». Le hic, c’est que si vous allez directement à cette « inéluctable finalité », vous tombez dans l’absence de sens de votre propre existence et la conséquence est de retourner vous coucher pour ne plus vous relever !!!

                        Bref, tautologique, mais imparable.



                      • Hervé Hum Hervé Hum 5 mars 14:19

                        @Claude Courty

                        blablabla !!!


                      • Claude Courty Claude Courty 5 mars 19:16

                        @Hervé Hum

                        La paille et la poutre.
                        Piètre réponse de la part d’un rêveur se disant convaincu que « nous sommes devant la porte dentrée d’une nouvelle dimension de conscience d être. »


                      • Hervé Hum Hervé Hum 6 mars 12:51

                        @Claude Courty

                        Oui, c’est cela, la poutre et la paille !


                      • Epsilone 2 mars 13:10

                        Frankenstein, n’était-il pas votre frère ?



                        • Claude Courty Claude Courty 4 mars 05:06

                          La Loi universelle n’est-elle pas que tout se définit par son contraire ?


                          • Hervé Hum Hervé Hum 4 mars 13:43

                            @Claude Courty

                            Pas exactement ! Disons que ce n’est pas faux, mais insuffisant pour saisir l’Univers.

                            Il vous manque un « détail » fondamental !!! Elémentaire en soi, mais que l’enseignement occidental lié à son mode de pensé interdit de voir, alors qu’il s’agit d’une forme de Lapalissade, mais comme elle est caché au coeur même du cogito, vous n’arrivez pas à la percevoir. Sinon, vous ne poseriez pas la question !


                          • Claude Courty Claude Courty 5 mars 03:01

                            @Claude Courty

                            Aussi sommaire que péremptoire !


                          • Hervé Hum Hervé Hum 5 mars 08:53

                            @Claude Courty

                            je ne vous le fait pas dire !

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