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Accueil du site > Tribune Libre > Faites vos jeux, Mesdames et Messieurs !

Faites vos jeux, Mesdames et Messieurs !

 Tout investisseur sait qu'on n'achète pas un titre de valeur mobilière — c'est à dire une action — au plus haut, mais au contraire quand le cours est au plus bas, autrement dit quand tout le monde vend ce titre.

Et inversement, c'est quand les cours sont au plus haut qu'il faut savoir vendre. Et prendre son bénéfice.

Ce petit rappel fait, nous envisagerons la question de la communication internationale.

De nos jours tout le monde achète l'anglais. Qualifiée entre autres de " langue internationale par excellence ", celle-ci se paie cher. Très cher même. Normal, c'est la mode. Et dès cette rentrée on va commencer à enseigner des matières en anglais à l'école primaire. Rien que ça !

Le prix à payer de cette affaire*, pour laquelle les peuples n'ont jamais été consultés, s'estime en milliers d'euros par personne, mais aussi en milliers d'heures de travail**, et ce pour qui veut parvenir à un certain niveau de maîtrise.

Pour ce qui concerne une nation comme la France, il s'agit d'un véritable impôt linguistique dont il est convenu de ne surtout jamais parler, lequel impôt s'élève chaque année à 5,4 milliards d'euros, ce que démontre l'économiste suisse François Grin dans un rapport qu'il écrivit sur demande du ministère de l'Éducation nationale en 2005, pour traiter de L'enseignement des langues comme politique publique.

Tout ça pour que les meilleurs d'entre nous (= 5%) parviennent à maîtriser l'anglais avec un indice de 78-80***. Les autres ne maîtrisent que le Globiche, qui n'est pas l'anglais mais sa variante mondialisée : une sorte de sous-anglais qui fonctionne, certes, mais qui outre l'inéquité d'un tel système est non seulement imposé mais ne souffre d'aucune discussion. Pourtant, n'y aurait-il pas sur le marché une action moins chère à l'achat, plus équitable, et avec un meilleur rendement ?

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Claude Piron
La langue la plus facile du monde 1... https://www.youtube.com/watch?v=q8KYRHi9R1c

 Claude Piron1 (1931-2008) fut entre autres un grand monsieur de l'espéranto. Rendons lui hommage, avec le texte ci-dessous qu'il écrivit en 1986.

(Il s'agit d'une allocution qu'il prononça à l'UNESCO, le 16 décembre 1986, lors d'une cérémonie marquant le centenaire de l'apparition de l'espéranto sur la scène mondiale. Elle retrace l'histoire de cette langue internationale).

Le point de départ

Tout a commencé dans les années 1870. Bialystok est alors une ville quadrilingue : on y parle polonais, yiddish, russe et allemand. Dans cette bourgade, qui fait partie de l'empire des tsars, un jeune garçon vit de douloureuses blessures psychologiques, crucifié qu'il est entre quatre communautés, quatre religions, quatre langues, quatre alphabets, quatre haines. Là, bien plus qu'ailleurs, le simple fait de s'exprimer vous catalogue. Ou vous vous exposez au mépris, ou vous vous assurez une complicité. Tout événement se déroule sur une arrière-fond d'identités ethno-culturelles exacerbées. Si un Polonais a un problème administratif à régler, il est impensable que le fonctionnaire russe parle la langue de son interlocuteur, mais c'est la mort dans l'âme et l'esprit de vengeance au coeur que le Polonais baragouine sa requête en russe.

Rilke a dit un jour qu'un écrivain écrivait parce qu'il ne pouvait pas s'en empêcher. Le jeune Zamenhof a jeté les bases de l'espéranto pour la même raison : il ne pouvait pas faire autrement. Les identités culturelles étaient vécues, à Bialystok, comme mutuellement agressives. Or, leur manifestation première était la langue, et l'accent. Dans ce contexte, employer la langue de l'autre, ce n'est pas seulement lui reconnaître une supériorité contre laquelle l'amour propre se révolte, c'est aussi s'astreindre à une infinité d'acrobaties grammaticales, lexicales et phonétiques, c'est parcourir un terrain semé de pièges qui semblent placés là pour mieux vous faire tomber dans le ridicule et l'infériorité.

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Courrier de l’Unesco en espéranto
(image Wikipédia) https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_des_Nations_unies_pour_l%27%C3%A9ducation,_la_science_et_la_culture

Ce climat d'hostilité et d'humiliation traumatise Zamenhof, garçon à la fois sensible et surdoué. La situation est intolérable. Il faut faire quelque chose pour que chacun, tout en gardant sa culture propre, puisse communiquer avec autrui sans ces blessures d'identité socio-culturelle qui forment la trame de la vie quotidienne à Bialystok.

Pour cela, il faut une langue qui n'appartienne à aucun peuple et dont les structures suivent le mouvement naturel de l'expression linguistique, une langue où l'on ne doive pas faire d'acrobatie, une langue accessible aux petits, aux obscurs, aux sans-grade. Avec la foi naïve de la jeunesse, l'adolescent se met au travail, associant la logique implacable de l'enfance, dont il est encore si proche, à la méthode de l'artiste, qui vise la beauté et ne cesse de polir et de repolir son oeuvre.

Quelles chances a-t-il d'aboutir ? Raisonnons, si vous le voulez bien, en parieurs. Auriez-vous parié, vous, pour l'oeuvre d'un garçon de 17-18 ans, perdu dans une petite ville provinciale d'un pays provincial, qui s'était attelé à une tâche démesurée : donner l'impulsion à une langue nouvelle ?

 

Une histoire faite d'épreuves

Reprenons cette histoire étape par étape. Voici que le père du jeune homme l'envoie étudier au loin et lui fait promettre de cesser son jeu linguistique. N'est-il pas réaliste de prévoir que le garçon va comprendre l'absurdité de son projet ? En fait, il persiste. Quand il a 27 ans, il décide de publier le fruit de son travail. Il fait le tour des éditeurs. Mais ces hommes ne sont pas fous : aucun n'en veut. Il fera donc imprimer à ses frais une petite brochure, minable, car il n'a guère d'argent. Sans accès à un réseau de librairies, quelles chances a-t-il de la diffuser ? Vous miseriez sur lui, un parfait inconnu, à ce moment-là ?

Le projet fait tout de même quelques adeptes, essentiellement dans l'Empire russe. Une revue commence à paraître dans cette ébauche de langue. Tolstoï, enthousiasmé, se met à y écrire. Mais il tombe en disgrâce et la censure tsariste interdit cette publication, seul lien existant entre les premiers usagers. Apprenant cette nouvelle, vous parieriez, vous, qu'une langue vivante naîtra progressivement d'un projet aussi mal parti ?

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Affiche Dior (printemps 2018)
Non-respect de l’article 4 de la loi 94-665 dite loi Toubon

Mais la vie n'est pas logique. Dans les cinq parties du monde, des gens découvrent ce langage et se mettent à l'apprendre. Les linguistes se gaussent : chaque locuteur, disent-ils, va être victime de ses habitudes phonétiques, grammaticales, sémantiques. Ces gens ne se comprendront pas. Pour qui pariez-vous à ce moment-là ? Pour le jeune amateur, ou pour les spécialistes unanimes ?

Certes, au premier congrès, qui se tient à Boulogne-sur-Mer en 1905, les usagers de la langue se comprennent parfaitement, mais pourquoi prendrait-on au sérieux un petit groupe de farfelus ? Dans l'optique des salons parisiens, qui, à l'époque, donnent le ton pour tous et sur tout, la langue n'est pas faite pour séduire. Elle est pleine de k, de j, de consonnes affublées d'accents circonflexes ridicules. Elle donne une impression d'étrangeté et de barbarie. Toute l'intelligentsia du monde, ou à peu près, la rejette. Le manque de réalisme de l'auteur apparaît d'ailleurs dans le choix saugrenu de consonnes à circonflexe qui n'existent dans aucune imprimerie, de sorte que si l'on veut publier quelque chose dans cette langue, il faut commencer par faire fondre de nouveaux caractères d'imprimerie. Allons, un peu de bon sens ! Parier ne fût-ce que pour la survie de cette langue, c'est jeter son argent par les fenêtres.

La guerre de 1914 éclate. Zamenhof meurt. Faites vos jeux, Mesdames et Messieurs... Qui accepte de miser sur cette langue orpheline, symbole de relations entre égaux dans un monde agité par la loi du plus fort ?

Nous arrivons aux années 20. A la Société des Nations, la délégation iranienne propose d'adopter l'espéranto dans les relations internationales. Ahurissement général ! Et branle-bas de combat chez les grandes puissances. "Il faut enterrer ce projet, dangereux pour notre suprématie culturelle !" Ces États sont influents et riches, leurs délégués ne reculent pas devant la mauvaise foi la plus éhontée. Une fois encore, le projet est ridiculisé et écarté. Honnêtement, est-ce sur lui que vous auriez misé ?

Voici l'avènement de Staline et d'Hitler. Pour Hitler, l'espéranto est la langue de la conspiration juive et des francs-maçons, pour Staline, celle du cosmopolitisme bourgeois. Dans les années 40, ces deux hommes exercent le pouvoir sur la quasi-totalité de l'Europe continentale. L'espéranto est interdit, ses stocks de livres sont liquidés, bon nombre de ses partisans sont enfermés dans les camps de concentration. Au Japon, en Chine, en Espagne, au Portugal, les régimes au pouvoir pratiquent à son égard une politique moins violente, mais qui va dans le même sens. Pour quelle issue raisonnablement parier à cette époque, sinon pour la mort de l'espéranto à bref délai ?

La fin de la deuxième guerre mondiale voit l'entrée en scène de l'interprétation simultanée. Celle-ci résout apparemment le problème de la communication dans les congrès et conférences, mais, en fait, elle déguise mal une évolution qui donne à l'anglais une suprématie incontestée. Il est manifeste pour tous que l'anglais tend au monopole dans les relations internationales. C'est la langue des agences de presse, des multinationales, de l'édition scientifique aussi bien que des chansons sur lesquelles, dans le monde entier, danse une jeunesse habillée à l'américaine.

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Comptoir des langues
S’agit-il vraiment d’un comptoir DES langues ? https://www.comptoirdeslangues.fr/cours_langues.php

La situation actuelle

Face à ce Goliath, l'espéranto est un David, petit au point d'être pratiquement invisible. Voyant les rivaux en présence, qui, raisonnablement, va parier pour lui ? Comment miser sur une langue que ne soutient aucun vaste mouvement social, que les puissances d'argent ignorent, que les médias passent sous silence, que l'intelligentsia dénigre ou croit mort-née ? Abondamment agressée tout au long de son histoire, tant sur le plan de la politique que des idées, elle n'a aucun allié, aucune aide extérieure. A une époque où l'image est reine, elle n'a pas les moyens de faire de la publicité. Elle n'a pour se propager que ses qualités intrinsèques.

Et cependant, si l'on se fonde sur des critères objectifs, comme la production de livres, la participation aux réunions internationales, l'aire géographique couverte par les petites annonces de la presse espérantophone, la quantité de manifestations, les émissions régulières à la radio, le nombre de localités où la langue de Zamenhof est représentée, etc., on s'aperçoit que, avec des hauts et des bas suivant les aléas de la vie politique et économique, l'espéranto n'a jamais cessé de se propager et que, depuis une dizaine d'années, en particulier, sa progression connaît une remarquable accélération.

Si, en 1976, 30 universités l'enseignaient, on en compte cette année 125, soit une multiplication par plus de 4 en 10 ans. L'espéranto sert de véhicule à une production littéraire considérable, qui va en se développant. C'est la langue du monde dans laquelle on traduit le plus de chansons. Il est parlé chaque jour à la radio dans des pays aussi différents que la Chine et la Pologne. Il est le moyen de communication quotidien de nombreux couples binationaux. Il est la langue maternelle d'un certain nombre d'enfants. Et l'étude objective du rapport efficacité/coût le révèle, dans la communication interculturelle, bien supérieur à l'anglais ou au recours à la traduction et à l'interprétation simultanée.

Si vous aviez tenu entre les mains la petite brochure de Zamenhof en 1887, auriez-vous imaginé qu'un peu moins d'un siècle plus tard, le congrès international le plus vaste de toute l'histoire de Chine se déroulerait à Pékin dans cette langue, dont le germe tout neuf se présentait à vos yeux ? Auriez-vous parié à cette époque qu'en 1986 il ne se passerait pas un seul jour sans qu'il n'y ait quelque part dans le monde une conférence, un congrès, une rencontre internationale tenus en espéranto ? Telle est pourtant la réalité.

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Wall Street English

Le rôle de l'affectivité individuelle

Ce décalage entre des paris sensés et la réalité vérifiable devrait nous interroger. En fait, tous ces jugements négatifs partent d'une même erreur : on néglige de vérifier la réalité, c'est-à-dire de déterminer comment l'espéranto fonctionne en pratique par comparaison avec les autres systèmes de communication en usage dans les situations interculturelles. En outre, on surestime les pressions extérieures et sous-estime le rôle de l'affectivité individuelle dans un processus de propagation et de vitalisation linguistiques.

Si la langue de Zamenhof manifeste une vitalité plus grande que certaines langues à statut officiel, comme le gaélique et le romanche, c'est parce que l'être humain aime créer, jouer, être libre et aimer.

Les structures de l'espéranto stimulent la créativité langagière, brimée chez chacun, dans les autres langues, depuis l'entrée à l'école. Elles donnent au langage une coloration ludique qui suscite le mépris des gens qui se prennent au sérieux, mais qui répond à une demande psychologique importante ancrée dans nos tréfonds. Par sa souplesse grammaticale, lexicale et stylistique, l'espéranto donne un sentiment de liberté dans l'expression qu'aucune langue ne confère au même degré, et ce, sans imposer de longues années d'étude. Et surtout, il permet de nouer des amitiés réelles et durables par-delà les frontières culturelles et répond ainsi à un besoin affectif plus profond qu'on ne le croit généralement.

Le fait est qu'en un siècle d'existence, l'espéranto a tissé sur toute la surface du globe d'innombrables réseaux d'amitiés entre personnes de toutes les couches sociales, de tous les milieux culturels. Sur ce terrain-là, il n'a pas de rival.

Il serait en droit de regarder de haut tous ceux qui, depuis un siècle, perdent leurs paris contre lui. Mais ce n'est pas son style. Il ne s'impose pas. Il lui suffit d'être, et de vivre. Disponible, pour ceux qui veulent jouer le jeu. Discret, voire invisible, pour ceux qui lui préfèrent des systèmes plus coûteux, plus injustes et plus compliqués. Tout juste attristé qu'on le prenne si souvent pour ce qu'il n'est pas et qu'on perçoive si mal encore tout ce qu'il peut apporter, dans les relations entre les peuples, non seulement à l'amitié et à la facilité, mais aussi à la justice et au respect de la dignité linguistique de chacun.

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Wall Street English

Trente-deux ans ont passé depuis cette allocution, et Goliath semble avoir gagné. Définitivement ?

En apparence, l'espéranto semble en retrait, certains iront jusqu'à dire que c'est une cause perdue. Il faut dire qu'ils le disent depuis tellement longtemps....

Peut-être bien. Mais nul ne connaissant l'avenir, nous resterons prudents et étudierons dans un prochain article l'attitude de l'UNESCO vis-à-vis de l'espéranto.

Pour aujourd'hui nous terminerons en citant Umberto Eco : « On a enseigné l’espéranto dans de très mauvaises conditions durant quelques décennies, et voici que des êtres humains s’aiment en espéranto. On a enseigné le latin durant des siècles, très intensivement, mais vous pouvez être certain que même un prêtre et une religieuse, s’ils font l’amour, ne l’utilisent pas dans une telle circonstance. Concluez vous-même !  » (Le Monde, 4 nov. 1998, N° 16725 p.15).

Thierry Saladin

Notes relatives au chapeau :

* Une affaire s'inscrivant dans une concurrence qui est peut-être libre — encore que... — mais absolument faussée.

** Tous les linguistes s'accordent pour dire que 10 000 heures de travail et de contact avec une langue sont nécessaires pour acquérir un niveau compatible avec un bon usage à l'international. Or, un bachelier n'a qu'entre 600 et 850 heures de contact et ou de travail avec la LV1)

*** L'indice 100 étant réservé aux natifs, l'essentiel de la population non anglophone se situe entre 30 et 50 (seulement après des années d'études post-lycée, sinon c'est bien inférieur). Une personne professionnelle de l'interprétation, par exemple, pouvant atteindre, elle, au maximum l'indice 78-80. (in Claude Piron, Le Défi des Langues, pp. 73-95)

Note relative au corps de l'article :

1 https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Piron

 


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48 réactions à cet article    


  • bob14 3 août 08:46

    USA première puissance de la planète...

    Le dollar première monnaie de la planète pour les échanges commerciaux...
    Logique que l’Anglais soit la langue qui serve aux échanges commerciaux, comme pour les scientifiques...etc

    • bob14 4 août 06:55

      @bob14....J’ai oublié que les « bas du fronts » sur agora, préfère le « ROUBLE ».... smiley


    • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 3 août 08:50
      Bonjour à tous,

      Tout d’abord je remercie du fond du cœur celles et ceux qui ont permis cette publication.

      A priori je ne pense pas participer au débat parmi les commentaires, mais m’inspirerai de ces derniers pour y répondre , dans de prochains articles.

      En effet, cette guerre perpétuelle que l’on mène désormais à la langue française mérite qu’on s’y attelle vraiment. Déjà pour en présenter les tenants et aboutissants.

      Bonne journée à tous.

      Thierry Saladin

      • Jeekes Jeekes 3 août 15:01

        @Thierry SALADIN

         
        ’’A priori je ne pense pas participer au débat parmi les commentaires’’
         
        C’est bien dommage.
        Parce que j’aimerais apporter mon point de vue sur cette affirmation péremptoire :
         
        ’’Tout investisseur sait...’’
         
        Ce que je constate, et par conséquent ce que j’affirme haut, fort et clair, c’est que ces soit-disant investisseurs ne sont qu’un fantasme, une légende.
         
        Les investisseurs, ça n’existe pas (ou si peu que s’en est anecdotique).
        Il n’y a que des spéculateurs !
         
        Et, ne vous en déplaise, ça fait une sacré putain de différence...
         


      • Clouz0 Clouz0 3 août 08:56

        Esperanto ne havas estontecon. Ĝi estas nur ludilo por iuj kaj por aliaj retenista batalo kontraŭ la angla lingvo. 

        Danke al google-traduko por ĉi tiu genia traduko !

        • Clouz0 Clouz0 3 août 09:04

          @Clouz0


          Traduko : smiley
          L’esperanto n’a aucun avenir. Il s’agit juste d’un jouet pour certains et pour d’autres d’une bataille d’arrière garde contre la langue anglaise. 
          Merci à google translate pour cette brillante traduction !


        • Fergus Fergus 3 août 09:47

          Bonjour, Clouz0

          100 % d’accord avec vous.

          La bataille est en effet derrière nous. Partout l’anglais s’est imposé comme la langue de communication internationale sur tous les continents. Et mise à part les petits pincements d’orgueil liés à notre attachement légitime à la langue de nos pères, de facto supplantée, force est de reconnaître que la généralisation de l’anglais est une excellente chose : la langue est d’un usage relativement facile et, contrairement à l’esperanto qui est une construction artificielle - et baroque -, l’anglais est une langue existante et évolutive.

          Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?


        • Ben Schott 3 août 10:18

          @Fergus
           

          « La bataille est en effet derrière nous. »
           
          C’est en général ce que disent ceux qui, face à l’ennemi et n’écoutant que leur courage, ont fait un demi-tour et couru sans s’arrêter.
           
          « force est de reconnaître que la généralisation de l’anglais est une excellente chose »
           
          C’est en général ce que disent ceux qui, n’ayant pas livré bataille, s’accommodent de la défaite.
           


        • Fergus Fergus 3 août 11:21

          Bonjour, Ben Schott

          A ce détail près que la bataille pour l’esperanto est livrée depuis la création de cette langue artificielle en... 1887, soit plus de 130 ans ! Avec les résultats dérisoires que l’on connait.

          Quant à la « guerre » contre l’anglais comme langue internationale, elle a déjà été livrée dans de nombreux pays, et toutes les « batailles » livrées ont été perdues. On peut le regretter, mais c’est un fait, et il va falloir en prendre son parti, ce qui est d’ailleurs le cas pour toutes les jeunes générations dans les pays occidentaux.


        • Ben Schott 3 août 12:06

          @Fergus
           

          « On peut le regretter, mais c’est un fait, et il va falloir en prendre son parti »
           
          C’est tout vous, ça !...
           
          Merci d’être aussi limpide.
           


        • V_Parlier V_Parlier 3 août 13:56

          @Fergus

          En général les langues artificielles ne me plaisent pas (et ça me rappelle en plus des mauvais souvenirs récents). L’Anglais s’est imposé le premier et c’est assez facile de le baragouiner (avec une prononciation pourrie), il est vrai. Réapprendre autre chose comme langue internationale est en effet un rêve car personne ne va se décarcasser à réapprendre une nouvelle langue pour rien.

          En revanche, l’Anglais de frime, la novlangue qui sert à meubler le manque de vocabulaire français quand des français se parlent entre eux, est une véritable plaie inutile de la France contemporaine. (On dit que l’Anglais lui-même pâtit de ses « variantes » internationales qui y introduisent des tournures idiomatiques inappropriées et des fautes). Mais les modes viennent, passent... espérons qu’il en sera de même.

        • Fergus Fergus 3 août 17:01

          Bonjour, V_Parlier

          Entièrement d’accord avec votre commentaire !


        • Cateaufoncel2 3 août 21:16
          @Fergus

          « La bataille est en effet derrière nous. »

          On ne voit pas quand, comment et avec qui, l’esperanto aurait pu surmonter le handicap que représentent les milliards d’études, de rapports, de revues et d’ouvrages, techniques et scientifiques, déjà publiés en anglais et qui ne le seront jamais dans une autre langue

        • JC_Lavau JC_Lavau 3 août 22:41

          @Cateaufoncel2. Notamment l’éditeur DOVER, qui réédite des ouvrages scientifiques historiques, avec une brochure solide, et à prix doux.

          Le Treatise de James Clerk Maxwell (1873) n’existe que chez Dover.
          Lavoisier ? Je ne l’ai pas en français, mais en anglais chez Dover, traduction début 19e siècle.
          Pour nos élèves, qui avaient à étudier un détecteur de CO (monoxyde de carbone) par absorption spectrale, le Georg Joos, Theoretical Physics, donnait un excellent abaque du rayonnement du corps noir à différentes températures.

          Le CRC Handbook of Chemistry and Physics, investissement lourd, j’en ai fait des centaines d’usage.
          Etc.
          En usinage, formage, et en fonderie aussi, éditions irremplaçables.

          Chez nous, les éditeurs scientifiques disparaissent à grande vitesse.

        • Enabomber Enabomber 4 août 00:03

          @Ben Schott
          C’est un modéré. J’arrête là les insultes.


        • Cateaufoncel2 4 août 16:10
          @JC_Lavau

          « Chez nous, les éditeurs scientifiques disparaissent à grande vitesse. »

          Je n’imagine pas que l’Italie et l’Espagne soient mieux loties, et j’imagine très bien, en revanche, que les universitaires du monde entier aspirent à pouvoir dialoguer avec leurs homologues américains.

          Il n’y a aucune place pour l’espéranto, dans ce monde à part, qui est celui d’une élite.

        • Pasagenoux Pasagenoux 4 août 19:20

          @Fergus - Comment auriez-vous traité Jean Moulin en 1942 ? - Un pauvre mec qui n’a pas compris que la bataille est derrière lui, que les Nazis ont su s’imposer comme un ordre nouveau et que, mise à part les petits pincements d’orgueil liés à notre attachement légitime au pays de nos pères, de facto supplanté, force est de reconnaître que l’occupation allemande est une excellente chose : retour à l’ordre et à la discipline, place au travail après la gabegie des acquis sociaux de 36, chasse aux PD, débiles et autres handicapés, plus de risques avec les bolcheviks, fini la peste rouge, enfin, une Europe en voie d’unification, etc.


          Bref, pourquoi faire compliqué en Résistant quand on peut faire simple en Kollaborant ?

        • JC_Lavau JC_Lavau 4 août 19:43

          @Cateaufoncel2. Détrompe toi, nous dialoguons avec des iraniens, des arabes, des égyptiens, des indiens, des biélorusses, des allemands, des mexicains, plus rarement des africains. Je ne peux pas te renvoyer à tel ou tel fil, car les consulter te demanderait une inscription.
           
          Un « cas » est en vedette à 

          https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/exemple-de-l-impasse-gottingen-193976&nbsp ;
           
          Quant aux amerloques, ils ne tolèrent aucun renvoi à aucun document qui ne serait pas dans la langue de l’empire. Sclérosés par leur arrogance, à un point stupéfiant.
          Le cas-vedette ci-dessus est aussi localisé dans un Exceptionalistan, l’autre Exceptionalistan.

          Jusqu’à la 2e guerre mondiale, c’est le monde universitaire allemand qui dominait.

        • skirlet 5 août 14:33

          @V_Parlier
          personne ne va se décarcasser à réapprendre une nouvelle langue pour rien

          Et quid du multilinguisme prôné par les instances européennes ? Et l’ouverture d’esprit qui augmente à chaque langue apprise ?


        • JC_Lavau JC_Lavau 5 août 14:48

          @skiriet. Il me semble que les avantages du comparatisme, même amateur, sont inestimables.

          Je regrette de n’avoir pas eu la décision d’acheter un dictionnaire étymologique russe, le jour où il y en a eu un à la librairie Le Globe. Un peu cher pour mon avarice culturelle ?

          C’est un exercice basique en créativité que le concassage : agrandir, rapetisser, déplacer, traduire, renverser, sensualiser, replacer dans une autre époque et/ou une autre civilisation, etc. jusqu’à ce qu’on ait vraiment compris la question.
          Traduire dans une autre langue maîtrisée est généralement fécond, découvrir quoi est intraduisible, et pourquoi.

          Par exemple, dans le Fon du Dahomey, un mot traditionnel qui est fondamental pour eux est définitivement intraduisible. Il ne me revient pas en tête pour le moment.

        • skirlet 5 août 15:17

          @JC_Lavau
          Ben, traduire, quoi smiley L’intraduisible existe partout, mais pas au même endroit selon la langue.


        • Cateaufoncel2 5 août 16:06

          @JC_Lavau



          « ...nous dialoguons avec des iraniens, des arabes, des égyptiens, des indiens, des biélorusses, des allemands, des mexicains... »

          Mais dans quelles langues ? je n’imagine que ce soit en farsi avec des Iraniens, en arabe avec des arabes et des Egyptiens, en hindi avec des Indiens, en biélorusse ou en russe avec des Biélorusses, en allemand avec des Allemands, en espagnol avec des Mexicains...

        • Krokodilo Krokodilo 5 août 18:18

          @Clouz0
          Si Google ou autre « IA » traduisent facilement, c’est justement grâce aux qualités intrinsèques de l’espéranto : régularité, clarté (dans la structure des mots, la grammaire), moins de tournures idiomatiques. Ces mêmes qualités qui en font (ferait) la langue actuellement la plus adaptée à la communication entre locuteurs d elangues différentes (exceptées les élites ayant pratiqué l’anglais ou autre régulièrement et à un bon niveau, à condition que l’autre pige aussi !). Mais le fond du problème est politico-social (reproduction des élites, effet moutonnier, sobisme, méconnaissance, intérêts financiers en jeu comme l’explique l’article, très largement sous-estimés...)


        • JC_Lavau JC_Lavau 5 août 19:23

          @Cateaufoncel2. Bien conjecturé, nous n’avons que l’anglais scientifique comme langue véhiculaire.

          Je n’ai que l’anglais pour communiquer avec des chinois sur Aliexpress, je n’avais que l’anglais pour communiquer avec des allemands sur la Baie.
          Les traductions automatiques chinois —> anglais, puis anglais —> français sont terrifiantes.
          Ça ne change rien au fait qu’une tête de gallois est aussi dure qu’une tête de breton.

        • JC_Lavau JC_Lavau 5 août 19:55

          @Cateaufoncel2. Ce que je contestais, que je conteste encore, est ta présomption que nous soyons impatients de communiquer avec des américains. Tu les surestimes. Dans les universités débutantes, ils sont conformistes parce qu’ils n’ont pas le choix : ils n’ont qu’un fond documentaire plus réduit, et sont réduits à sucer naïvement la tendance dominante.

           
          Les tazuniens sont arrogants dans leur conformisme, eux, ils sont héritiers bénéficiaires des crimes commis dans les années 1927 - 1960 : 

        • skirlet 5 août 19:58

          @JC_Lavau
          Certes : arrogants, conformistes, désintéressés du monde... Mais le reste du monde leur apporte docilement du pognon et se soumet à leur diktat linguistique. Il ne faut quand même pas oublier que c’est la suite qui joue le roy smiley


        • Telemo 5 août 20:50

          @Fergus Saluton, Bonjour, petite info : les personnes qui parlent espéranto dans le monde, indonésiens, brésiliens, japonais (langue parlée dans plus de 100 pays) n’ont absolument pas l’intention de livrer bataille. Les espérantophones sont des personnes qui aiment les langues en général et même l’anglais et le français. Donc pas de débat à ce sujet et pas de combat ! Cela étant précisé, il est dommage que aussi peu de français ne parlent que une seule langue relativement correctement ! Globalement si j’en crois les enquêtes internationales, nous pouvons mieux faire aussi en français. Et il est prouvé que l’espéranto permet à la fois de mieux connaître sa langue maternelle par analogie (j’en ai fait l’expérience avec mes enfants) et d’apprendre plus facilement une langue étrangère comme l’anglais. Dommage pour ceux qui ne connaissent pas ce joyau éducatif qu’est l’espéranto ! On en reparlera dans 130 ans ! ... puisque il est assuré que l’espéranto existera encore et va continuer d’évoluer comme toute langue vivante. Nota : l’espéranto ne peut plus être considérée comme une langue artificielle. Plej amike Bien amicalement


        • Cateaufoncel2 5 août 22:45
          @JC_Lavau

          « Ce que je contestais, que je conteste encore, est ta présomption que nous soyons impatients de communiquer avec des américains. Tu les surestimes. »

          Impatients non, mais intéressés. Je pensais, sans trop savoir pourquoi, qu’ils publiaient plus que dans d’autres pays. Peut-être parce que plus nombreux...

        • arioul arioul 3 août 09:00

          Ben si vous voulez faire des affaires le mandarin est la langue de l’avenir , et en France pour etre tranquille l’Arabe est le bienvenu , et vous convertir à l’Islam le must. Pour l’Esperanto aucun avenir , car pas utile commercialement dans une société pragmatique et capitaliste.


          • V_Parlier V_Parlier 3 août 13:57

            @arioul
            Le Chinois sera sûrement utile, mais question difficulté, il y en a pas mal qui vont regretter l’Anglais smiley


          • skirlet 5 août 13:39

            La grammaire du chinois est très simple.


          • Krokodilo Krokodilo 5 août 18:23

            @arioul
            Etonnant le nombre de personnes qui connaissent l’avenir. L’espéranto a quand même survécu aux périodes sombres (répression en URSS, guerre froide abolissant l’esprit universaliste des années d’avant-guerre), traversé la période d’avant Internet en renouvelant les générations intéressées. Internet a introduit une nouvelle donne dont nul ne peut prévoir le résultat (facilitation des échanges, des rencontres, formation gratuite, renseignements illimités d’un simple clic - sauf pour les journalistes flemmards ou anglicisés...


          • Passante Passante 3 août 09:25

            « only God knows what youtube is... »


            j’ai bien ri en l’entendant dire cette phrase, le petit prof de toronto qui soudain, 
            au détour d’une affaire banale (mais qui devint virale sur youtube) 
            s’est retrouvé à se poser les questions suivantes :

            -si le politiquement correct étriqué des universités limite mon discours face à mes quelques dizaines d’éltudiants,

            -et si, par ailleurs, rien ne limite ma liberté de penser, face des centaines de millions (désormais réels) de spectateurs...alors que dois-je choisir ?

            on doutera peu de la réponse
            et peu non plus du fait que le premier des livres en vente sur amazon soit de peterson 
            en conséquence de son « youtube chanel » (et pas grand chose de plus...)

            or youtube est aussi une langue
            en chine par exemple, on parle pas le youtube...
            facebook par contre est déjà une langue morte.

            mais revenons à youtube :
            c’est juste pour dire c’est joué, 
            tout est joué sur ce tableau des langues
            et tout s’est joué de la sorte, de cette manière-là c’est—à-dire dans ce globish 
            mais aussi : dans ce format informatique -
            en tout cas pour l’instant

            tu peux devenir une télé, dc tu peux devenir une langue
            peterson est devenu une langue

            les français peuvent pas trop se douter
            que la planète entière désormais, en tout cas une certaine génération, 
            s’est complètement unifiée autour de certains codes 
            aux yeux desquels les questions du passé feront figure de cocotte en papier

            peterson fait une interview désormais : il obtient 10 millions de vues....
            on est loin des cinquante élèves...

            ici avec sous-titre en français) :


            c’est pas seulement la mort et la fin de l’université qui était en tout cas très agonisante
            c’est le début d’une aventure où l’universditaire et le médiatique sont entrés en collusion
            quelque chose de plus important que gutemberg selon peterson...

            que peterson soit de droite, si c’est agaçant sur certains points aveugles,
            c’est secondaire car c’est pas du contenu peterson que je parle, c’est du phénomène...
            il parle d’une soif de savoir

            mais comme le premier élan (en chiffres) de tout ça se joue en anglais
            le match est terminé
            y compris pour la chine.

            il faut ajouter que youtube aussi est mourant (par ses filtres)
            mais uniquement comme marque
            pour le reste on tient l’instrument
            mais l’instrument aussi nous tient..

            • JC_Lavau JC_Lavau 3 août 09:53

              Je vois mal un vainqueur renoncer à ses privilèges de vainqueur : imposer sa langue, et réécrire l’Histoire à son profit.

              Sans compter que toutes les femmes se foutraient alors de sa gueule.

              • skirlet 5 août 13:43

                D’autres veulent être calife à la place du calife... et le réussissent. Les autres attendent le vainqueur suivant pour s’extasier les les qualités de sa langue : la « précision » du français, la « rigueur » de l’allemand, la « concision » de l’anglais et j’en passe.


              • Fergus Fergus 3 août 09:54

                Bonjour, Thierry Saladin

                Je vous souhaite sincèrement bon courage ! Défendre une langue aussi manifestement mort-née demande de la détermination et de l’opiniâtreté. Des qualités dont vous ne manquez pas, certes, mais dont peut se désoler qu’elles soient utilisées dans un combat aussi vain. smiley


                • Krokodilo Krokodilo 5 août 18:28

                  @Fergus
                  Une langue construite qui dure plus d’un siècle, renouvelle ses locuteurs sur plusieurs générations ne peut décemment être qualifiée de « mort-née ». C’est au contraire un phénomène unique au monde, car les autres langues construites qui sont mises en avant, ELLES, par des journalistes flemmards, anglicisés, ou ignorants de leur ignorance, tel le Klingon, ne sont que des gadgets, des jeux de l’esprit certes respectables, mais inaptes aux fonctions complètes d’une langue, comme la traduction (fidèle de préférence).


                • pjer 3 août 11:12
                  Excellent article, merci.
                  Personnellement,quoique ayant fait des études supérieures, la maîtrise de l’anglais m’est restée inabordable et l’omniprésence du « Globish »(vecteur d’impérialisme) que je n’ai eu aucune envie de maîtriser est source de souffrance, d’isolement et aussi de désespérance pour l’avenir de ma langue maternelle, seul l’espéranto que j’ai rapidement maîtrisé m’a apporté réconfort sur le plan des langues et de la communication.
                  Quel dommage de voir encore tant de gens qui ne peuvent pas (ne veulent pas) profiter de ce merveilleux vecteur d’une communication internationale et de découvertes culturelles.
                  Pjer.

                  • Clouz0 Clouz0 3 août 12:05

                    @pjer


                    Isolement, souffrance, désespérance...
                    C’est très triste pour vous ! smiley

                    Mais c’est un choix que vous faites consciemment : Celui de ne pouvoir communiquer qu’avec un potentiel de (grosso-modo) 100 000 locuteurs espérantistes contre plus d’1,5 milliard d’humains en utilisant l’anglais.



                  • Krokodilo Krokodilo 5 août 18:44

                    @Clouz0
                    Constat faussé par l’absence de référence au niveau de communication. Je prends mon propre cas puisque je le connais mieux : après anglais LV1, pratique occasionnelle et lecture de quelques polars en VO il y a longtemps (donc efforts notables), il ne me reste qu’une communication par mots clés saupoudrés d’une grammaire fantaisiste, ce qui suffit à mes besoins professionnels. Mais sur une échelle de 100 dont parle l’article, ça serait du 5 ou 10 en production et du 20 en compréhension (peut-être). Et les touristes avec lesquels je baragouine sont loins d’être « fluent » - sauf quelques Nordiques pratiquant depuis l’enfance, y compris leurs études supérieures. Le niveau en anglais est largerment surestimé, aussi bien à un bon niveau qu’à l’école...tout simplement parce que ce sujet est tabou : ne jamais rappeler qu’on nous impose l’anglais comme langue de l’UE, qu’il est imposé à nos enfants au primaire, et toujours plus tôt, bientôt de la maternelle àl’université ! De 7 à 77 ans, à mon époque c’était plutôt la lecture de Tintin

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