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Accueil du site > Tribune Libre > Faut-il enterrer Luther en 2018 ?

Faut-il enterrer Luther en 2018 ?

Amour de la vérité, liberté de conscience, courage de s'opposer aux plus puissants au péril de sa vie, labeur inlassable, ténacité, défense des petits écrasés d'impôts : par delà cinq siècles, le personnage de Luther et les principes qu'il incarne, restent bel et bien opératoires en 2018 en Europe et même aux Etats-Unis. Ce modeste article tentera de le démontrer pédagogiquement en choisissant quelques thèmes d'actualité pour ne pas (trop) ennuyer le lecteur.

 

Le modeste article proposé à l'honorable lecteur pourrait paraître bien prétentieux. Des milliers de livres ont été et seront écrits à son sujet. Des milliers d’événements ont été organisés à l’occasion de la décennie « Luther 500 » pour plus d’un demi-milliard d’euros. On ne saurait se hasarder par définition sur le terrain de la théologie. D'excellentes biographies ont été écrites. Contentons-nous, et ce serait déjà beaucoup, de tenter de donner au lecteur francophone l'envie d'en lire une en développant une thèse ou une intuition : même s’il paraît ne pas être dans l’esprit du temps (pas trop cool sexy sympa – il ferait presque fuir le client celui-là, péché capital dans la religion capitaliste marchande), Luther reste pleinement d'actualité et ses concepts permettent de comprendre les enjeux de notre monde occidental déboussolé "fin de partie". Luther est tout sauf dépassé. Sachant que la réforme a donné un formidable coup de fouet à la civilisation occidentale en pleine décadence et que tout ceci fut mis en branle par un seul homme, on ne peut que souhaiter bonne chance aux 1 % qui possèdent plus que les 99 % autres et qui s'accaparent 82 % de la création de richesse mondiale en 2017 (Source). Cette indécence, cette situation à proprement parler monstrueuse, ne se heurtera-t-elle pas à un Luther 2.0 perdu parmi 7 milliards d’humains. "Mais qu'est-ce que je peux faire tout seul " : Luther ne s'est pas posé cette question et n'a pas eu même idée des répercussions de ses 95 thèses, hâtivement écrites : le clergé de l'époque avait trop pourri par la tête, il fallait que quelque-part, un moine obscur fixe à la porte d’une église (ce fut en Allemagne du Nord en Saxe – autant dire aux confins de l’Europe) une bombe, manifeste, appel qui, manque de chance pour Rome, suivit de70 ans l’arrivée d’un média nouveau capable de le diffuser : l’imprimerie.

Toute similitude avec l’internet et sa croissance exponentielle depuis 1980 serait naturellement fortuite.
 
I : VÉRITÉ vs FAUX FAKE FALSCH : LIBERTE DE CONSCIENCE et LIBRE EXAMEN
 
A : Par amour pour la vérité … l’Esprit de vérité comme souverain. 
 
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Nuage de mots-clef
Par amour pour la vérité et dans le soucis de la préciser : les 95 thèses de Luther

Voici qui commence bien ! La société de cette époque se fonde sur des allégeances et servitudes. Du paysan au laquais, au duc et en théorie au roi, on est toujours au service d’un plus haut que soi. Dans cette société corsetée, voici qu’un homme pulvérise toutes les hiérarchies existantes en en appelant ou en se connectant directement à « l’Esprit de vérité », « Paraclet », souffle saint, pneuma grec. 

 
C’est Snowden qui dynamite la NSA à lui tout seul. "Mais qu'est-ce que je peux faire tout seul ?"
 
Luther le fait naturellement en bon allemand en prenant Jésus au sérieux ce qui n’a jamais été bien vu par la papauté ou par les pouvoirs temporels. 
 
La potentiel subversif des Évangiles n’a échappé ni à Marx ni à Engels (“la guerre des paysans en Allemagne” 1850, 70,74) La bombe Luther, comme la théologie de la libération en Amérique du Sud, ne font que réactiver les potentialités révolutionnaires contenues dans l’enseignement et le personnage de Jésus-verbe/logos-incarné. Une certaine pratique de la religion est peut être un opium du peuple mais pas le personnage de Jesus qui échauffe, réveille, illumine et libère. 
 
Jésus n’a en effet jamais dit « acceptez le monde tel qu’il est et vous aurez des récompenses dans l’au delà ». Les premières églises chrétiennes ont effectivement mis fin à l’indigence alors que dans les évangiles et dans les rues des grandes villes aujourd’hui, on ne voit que des mendiants ou des SDF dans le froid sous la neige à chaque coin de rue. (Selon un officiel i y en aurait 50 dans toute l’île de France : de qui se moque-t-on ? Faudra-il faire des photos horodatées par horloge atomique et géolocalisées pour faire sortir nos dirigeants de laur autisme volontaire ? L’extinction du paupérisme, c’est le christianisme social subversif dont Luther, bien vite excommunié puis victime de tentative d’assassinat constitue un des premiers jalons. Pain, vêtements, hébergement sont l'impératif catégorique du chrétien. Avec l'attitude avec laquelle ceci est donné (la charité). Pain, vêtements et logement ici et maintenant et non pas dans les sphères célestes. Plus on s’acharnera à faire disparaître le christianisme, plus la misère grandira et plus les cœurs s’endurciront, l’hypocrisie dégoulinera, la nuque se raidira, les yeux se voileront toujours un peu plus. Plus les dents grinceront chez les puissants mais aussi chez les hommes du peuple petits-bourgeois enférmés dans leur égo (MOI) et leur avidité quand on leur rappellera qu’ils servent un bien mauvais maître, l’argent, devenu idole. 
 
« Ce que vous avez fait au plus petit d’entre-vous, c’est à moi que vous l’avez fait  ». Dans le bien comme dans le mal. Nul ne vient au père si ce n’est par moi ; Le ciel et la terre paseront mais mes paroles ne passeront pas”. Plus les choses sont dites clairement plus on écoute ailleurs. 
 
Au temps où il y avait un pouvoir digne de se nom en France, on confisquait la fortune des templiers, de Jacques Coeur ou de Fouquet, histoire de mettre terme à une transgression manifeste. Aujourd’hui, le français (“aïe Les français votent”)s’est jeté dans la gueule d’un banquier. Il fallait réfléchir avant. N ;ont-ils pas ce qu’ils voulaient ? Bon les action s’efondrent mais c’’est un dommage collatéral. Ils avaient e choix entre le deshonneur et la ruine. ils ont choisi le déshonneur, ils auront la ruine. L'argent est un bien mauvais maître qui rétribue bien mal ses veules serviteurs prostitués. 
 
La recherche du mot « vérité » dans la Bible donne 256 occurrences dont l’étude mériterait un livre entier et dont le croisement et l’étude permettent de se faire une idée au moins satisfaisante de ce qu’est la vérité pour/de Dieu. On remarque que concernant ce mot-clef il n’y a pas de changement notable entre l’ancien et le nouveau testament. 
 
Le mot « mensonge » revient 95 fois, hypocrisie 10 fois et fraude 20 fois. 
 
Précisons pour être précis qu’aucun des peuples européens, et le celte en premier lieu ne sont pas chrétiens. Le christianisme est une greffe qui a pris et façonné de façon originale et profonde chaque peuple européen que son rejet contemporain équivaut au rejet de soi-même et à une aliénation. La République,le bolchévisme, le nazisme et aujourd’hui le capitalisme structuré enreligion de la marchandise ont essayé de déraciner cette greffe millénaire par le meurtre de masse (oui, le capitalisme tue par millions) ni plus ni moins que le stalinisme ; Les quatre ont réussi mais on constate que la fin de ces régimes s’accompagne toujours d’une résurgence phréatique chrétienne. En France, la Révolution terminée, les racines chrétiennes rpoussent, comme diront ses ennemis jurés une mauvaise herbe ou du chiendent. La France post-révolutionnaire fait sa renaissance chrétienne « style romantique », ; les 12 ans du nazisme néo-païen en Allemagne se termine par les démocrates chrétiens au pouvoir , la fin du communisme en URSS s’accompagne d’une construction massive d’églises et au retour à la diarchie « Poutine/Kirill , comme le pécise la doxologie. La religion capitaliste de la marchandise et du divertissement « carpe diem » fonctionne bien en mode turbo et en sur-régime mais on comprend bien qu’après les indignés, plus les inégalités grandiront, plus la pauvreté explosera, plus le christianisme ou une autre religion du Livre remontera. La fête n’est certes pas encore finie. La « civilisation » du gadget et de l’insignifiance n’est pas morte (Wish acheter en s’amusant après pokemon et sudoku) mais elle est déjà atteinte. La fin du commencement si ce n’est le commencement de la fin.. La civilisation Fun-sympa de la coolitude et de l’insignifiance avancées commence son crépuscule. Bon débarras. 
 
En 1936 l’allemand criait « Sieg Heil » en réactivant ses mythes paiens. Moins de dix ans plus tard, dans les caves de Dresde, il retrouve d’instinct et pour quelques longues heures ses antiques chorals luthériens. 
 
Par delà hiérarchie, droit, allégeances, préséances, Luther interroge directement l’Esprit de vérité et pose les jalons de ce qui deviendra la liberté de conscience et d’expression. Son attitude critique envers la papauté est actuelle en tout temps. Le pape ne peut contredire Jesus d’aucune façon et en aucun temps. Le roi des chrétiens est est demeure Jésus seul. S’il faut connaître que la papauté s’est parfois vigoureusement opposée à “l’air du temps” - condamnation constante et vigoureuse de l’esclavage, du capitalisme, du “communisme”, à la marchandisation de la personne humaine, elle a eu parfois besoin de l’aiguillon de Luther et de ses descendants pour la recadrer sèchement. 
 
 
B : … « et dans le but de la préciser » … l’esprit allemand à l’œuvre
 
Luther est allemand : travail scrupuleux,souci d’exactitude : Dieu est précis « tu n’ajoutera ni ne retrancher une virgule », « pas un iota de la Loi ... » : le jour de l’élection du pape actuel, la foudre est tombée par deux fois sur le Vatican. Cela dit, Dieu étant dans le non-espace-tem
ps, il s’exprime par générations ou par « temps ». Le cadran de Dieu, ce sont les prophètes et les nombres. 
On remarque un autre trait : l’aversion au verbiage. On s’arrête à 95. Ce qui devait être dit l’a été. On ira pas jusqu’à 100 pour faire rond ou pour remplir.
Net, précis binaire (que le oui soit oui et le non non). Point barre. Précis comme le mot Gott qu’on retrouverait selon certains déjà sur les pyramides d’Egypte.  
Ce souci de précision n’est pas sans analogie avec « l’homme exact » musilien. 
 
 
C : La vérité contre le "fake", le mensonge, l'inversion et tous ses avatars contemporains
 
Dans un monde de simulacre, et de « fake world » omniprésent et omnipotent (le monde sous l’empire du “Prince du mensonge”) , Luther nous est encore bien utile et pourrait même être une bouée de sauvetage. RT France ouvre-t-elle, donnant la parole à des points de vue qui ne seraient jamais autorisés à s’exprimer dans aucun des média institutionnels ? Le président (I) Emmanuel lui-même (Gott mit uns – Dieu avec nous) s’en alarme au nom de la « démocratie » . Craint-on que le journaliste RT ne pose des questions embarrassantes ? On ne l’accrédite simplement pas. L’excommunication journalistique. Curieuse conception de l’Europe et de ses valeurs quand Luther invite ses détracteurs qui « étant absents, ne pourraient discuter avec lui, de vouloir bien le faire par lettres ». Le principe de disposer de sources différentes, même partisanes, et de les croiser est la condition préalable à la démocratie sauf dans les ex « démocraties populaires » où il y avait des élections permettant de choisir « librement » le dictateur collectif et nonagénaire.
 
Bien avant le 11 septembre (voir les travaux de Chomsky concernant la couverture du Timor oriental dans les média anglo-saxons) mais encore plus depuis, s’est mis en place un système de pensée unique dont BFM est la quintessence (Pathé Marconi ou « la voix de son maître »). Sommé de se rétracter par le pouvoir immense de l’institution ecclésiastique , non seulement Luther refuse mais il traduit la Bible en allemand et l’enseigne au peuple. Quand on apprend que Jovanovic, qui dénonce les agissements des banques, est bloqué et considéré comme un « malware » par la Banque de France elle-même, on se dit que la religion dominante a changée mais que sa susceptibilité aux opinions discordantes reste la même.
 
Dans « 1984 », (on le joue au théâtre - bien ! -) il y a des journaux mais aussi une armée de ciseaux et de rédacteurs chargée de réécrire les faits du passé. Douter même que quelqu’un ait existé devient un crime contre la pensée et vous envoie en salle 101. Aujourd’hui ça vous envoie sur un carton dans la rue, à la rue de finir le sale boulot. Au XVIIIème aux galères et au XIX quand les galères ont été dépassées au bagne de Cayenne conçu pour qu’on n’en revienne pas. Il y a aussi l’hôpital psychiatrique très prisé des communistes mais de plus en plus des démocraties (“traiter” qui n’est pas Charlie). Au temps de Luther, il y a l’hérésie et le bûcher, Jan Hus en fit l’expérience : convoqué au concile de Constance pour « discuter de ses opinions », il n’en revint pas.
 
Pour reprendre les termes de Philippe Grasset,
c’est avec un « mépris glacé » qu’on constate cette civilisation décadente. « … leur monde n’est pas le nôtre, leur esprit nous est absolument étranger, leur espèce n’a rien de commun avec la nôtre » (1). « … bloc inaltérable d’une extraordinaire barbarie de l’inculture »(2), « haine démente et démence haineuse » relevant des catégories psychiatriques de l’hystérie (3) , « hystérie de masse » (4) psychologies exténuées par l’usage constant du mensonge (c’est nous qui soulignons) (Le mensonge a un poids spécifique qui n’est pas seulement le fait de n’être pas conforme à la réalité, mais qui renvoie à une contrainte constante de la psychologie. ) (5). 
 
D’où, en creux, l’actualité criante de notre point de vue, du personnage de Jésus : (« Je suis le chemin, la vérité, et la vie ») et de celui de Luther « par amour pour la vérité et dans le but de la préciser »). Des bouées de sauvetage pour ceux qui veulent les agripper ? Le radeau de la méduse pour les autres (canibalisme ?) 
 
D : Vers l’autodafé par le vide ou la barbarie de l’ignorance ?
 
(I) Emmanuel : dehors ! Dans une petite ville de province festive et commerciale, nous fûmes marqué par un détail : la médiathèque municipale vidait ses rayons pour faire de la place aux mangas et autres « littératures « tendance » en faisant sortir (I)Emmanuel Kant pour un prix symbolique de 2 €. Cet autodafé par bêtise et par le vide de celui qui constitue une des clef de voûte de la civilisation occidentale avec Luther et d’autres se passe de commentaire (c’est avec un « mépris glacé » qu’on constate ...).
Les nazis ont pu brûler Stefan Zweig. La civilisation matérialiste-festive-sympa n’a que faire de Kant qui l’emmerde. Pas trop cool-sympa-fun ? Le style est différent Les opposants ne sont pas tués mais étouffés et suicidés socialement et économiquement. Les livres ne sont pas brûlés mais remplacés « faute de place ». 
 
Ne pas penser, dépenser de façon conviviale et sympa et jouer au foot : n’est-ce pas largement suffisant. 
On oubliait l'écran plat et la réalité virtuelle augmentée (c’est avec un « mépris glacé » qu’on constate ...)
 
(I) Emmanuel (Kant) n’étant plus avec nous, nous ne savons plus très bien qui nous sommes et on peut parler d’Europe en sautant sur sa chaise comme un cabri. Face à l’irruption de peuples étrangers (avec l’entière bénédiction papale -tiens tiens-), on ne sait plus comment réagir. 
Le christianisme, amour de la vérité, du bien et de la liberté permet une science saine : qu’il soit attaqué sous le nazisme, le bolchevisme ou aujourd’hui sous nos yeux produit une science d’oppression ou de meurtre aseptisé (les 11 vaccins ?). Le droit seul, non éclairé par l’esprit de justice et par la sagesse ? Une République de grandes iniquités et de dés truqués. La fin de la lecture, du développement des capacités cognitives et du livre et l’analphabétisme de masse (case « impossibilité de signer » ) ? Des zombies pavloviens décervelés abrutis et manipulables à loisir (« je clique, j’achète, je coche »). Ceci n’est pas l’Europe. C’est déjà autre-chose. 
 
Exit donc le grand (I) Emannuel dans une absence de Dieu plus pesante finalement que libératrice. 
 
II …UN INCESSANT SOUCI DES PAUVRES ET DES NÉCESSITEUX
 
Quand on constate de visu des gens dormir sous la neige en plein Paris en février 2018, dans une indifférence et/ou un autisme général, on se dit que décidemment Luther n’est pas un vieux barbon dépassé. Il nous parle encore. 
 
Il suffit de remplacer le mot chrétien (qui ne l’était pas au XVI e siècle en Europe) - oui mais gna gna gna quelques juifs etc … On anticipe l’esprit français de contradiction systématique et stérile. 
  • Il faut enseigner aux chrétiens (à l’européen) que celui qui donne aux pauvres ou prête aux nécessiteux fait mieux que s'il achetait des indulgences.
  • Il faut enseigner aux chrétiens (à l’européen) que celui qui voyant son prochain dans l'indigence, le délaisse pour acheter des indulgences, ne s'achète pas l'indulgence du Pape mais lindignation de Dieu.
  • Il faut enseigner aux chrétiens (à l’européen) que si le Pape connaissait les exactions des prédicateurs d'indulgences, il préférerait voir la basilique de Saint-Pierre réduite en cendres plutôt qu'édifiée avec la chair, le sang, les os de ses brebis.
  • Et encore : pourquoi le Pape (les gouvernements) n'édifie-t-il pas la basilique de Saint-Pierre de ses propres deniers, plutôt qu'avec l'argent des pauvres fidèles (citoyens), puisque ses richesses sont aujourd'hui plus grandes que celles des plus gros richards (richards) ?
Les détracteurs de Luther font de son corps de doctrine la base de l’établissement de la banque, de ses lois et du caractère monstrueux du pouvoir bancaire actuel. Disons plutôt que ces gens n’ont pas lu Luther. Sur la question de l’argent (« nul ne peut servir deux maîtres, Dieu et l’argent », « heureux les pauvres ... » « les premiers seront les derniers ») et en bon théologien il ne fait que reprendre Jésus.
  • 62. Le véritable trésor de l'Église, c'est le très-saint Évangile de la gloire et de la grâce de Dieu.
  • 63. Mais ce trésor est avec raison un objet de haine car par lui les premiers deviennent les derniers.
  • 64. Le trésor des indulgences est avec raison recherché ; car par lui les derniers deviennent les premiers.
Haine de l’Evangile. Pas une ride en 500 ans. 
 
Rien de nouveau mais la réitération des paroles de Jésus. Nul ne peut servir deux maîtres » Ce que vous avez fait au plus petit d’entre-vous, c’est à moi que vous l’avez fait ».
Le prêt aux nécessiteux et don au pauvres, en ne se débarrassant si possible pas de ses vieilles nippes (spécialité française par excellence - se débarasser en se donnant bonne conscience et en humiliant par dessus le marché : il faut le faire). 
Dans une société tentée par l’égoïsme forcené et la jalousie haineuse dire que Luther n’est pas d’actualité quand tant de gens en sont réduits à vivre sur des cartons ou dans des tentes est choisir de demeurer consciemment dans l’aveuglement.
Quant aux gouvernements successifs, de gauche ou de droite, “ Les puissants seront examinés puissamment.” (Pas jugés, examinés. Ni tribunal, ni avocat, ni plaidoirie. On examine et on tranche. “Avez-vous fait ce pour quoi vous avez été incarné”. Oui, non, gauche, droite. Avec pitié pour les petits et sévérité pour les grands. Dieu fonctionne ainsi et choisir de se crever les yeux ne change rien à la lumière. Avez-vous été incarné pour vous crever les yeux ? Oui, non, gauche, droite. Examen fulgurant et implacable. 
 
Ceci n’interdit en rien de se battre ici et maintenant pour l’extinction du paupérisme largement à portée des moyens matériels d’une économie du XXI siècle. 
 
 
A : Donner le superflu aux pauvres. Ne pas gaspiller 
 
46. Il faut enseigner aux chrétiens (européensqu'à moins d'avoir des richesses superflues, leur devoir est d'appliquer ce qu'ils ont aux besoins de leur maison plutôt que de le prodiguer à l'achat des indulgences
 
Cela signifie que le pauvre n’a pas le devoir de donner aux pauvres mais a une créance sur le riche dans la mesure où il n’aggrave pas sciemment son état (le taxeur de rue professionnel). Et qu’il s’efforce de bonne foi à ne plus l’être. Par définition un pauvre ne possède pas de superflu. 
 
Le mot prodiguer (largesse déréglée, générosité hors de propos) montre chez Luther un caractère sage et ami d’une saine économie familiale (la maison). C’est au riche à donner. 
 
Celui qui jette son superflu au lieu de le donner attire par contre sur lui(elle) l’indignation de Dieu, ce qui n’est pas rien, Jetter en arrosant de lessive attire une indignation au carré (indifférence multipliée par cruauté ou méchanceté). La solution est la vente des invendus à -50 % ou leur don aux associations caritatives. “Donnez aux pauvres du pain”. 
 
Un millionnaire rétorquera qu’il n’a pas de superfu, les besoins du monde de la société marchande étant infinis, n’ayant pas fini de payer son yacht, qu”il faut “rester dans la course” et “qui n’avance pas recule”. Etc … Une taxe de 33 % sur les biens de luxe reversée aux pauvres permettant de lui faire sentir son devoir un peu trop vite oublié. 
 
 
B : prêter aux nécessiteux
 
Celui qui sans être pauvre est dans la nécessité ne doit pas être laissé à lui-même sous prétexte qu’il a dépassé un plafond ou un seuil. Le prêt sans intérêt se substitue au don. Il n’y a pas de raison pour que des banques privées aient le privilège exorbitant de la décision de prêter ou non à des personnes qui ne les intéressent par définition pas. C’est à l’Etat et aux collectivités locales (des mutuelles, caisses de solidarités etc …) à prêter à taux 0 pour :
  1. Premier logement
  2. Premier véhicule
  3. Electro-ménager de première nécessité, meubles de première nécessité
  4. Soins médicaux non remboursés mais nécessaires (soins dentaires - le peuple des sans-dents)
  5. Formation initiale et continue, frais liés à l’école, apprentissage, formation continue
  6. Liste non limitative. Ceci financé par les successions (« La mort délie de tout ») et naturellement sur ces immenses fortunes insensées qui sont un outrage permanent au contrat social. 
  7. Du temps de Luther, cette injonction de prêt s’adressait aux riches chrétiens. Aujourd’hui elle s’adresse aux associations, fondations, collectivités locales, Etat. On constate bien qu’on est encore bien loin d’avoir réalisé les injonctions chrétiennes de base. Les emplois étant détruits à vitesse accélérée, le changement de paradigme économique s’impose necessairement, mais pas la boussole ou le GPS Luther qu’il faut au contraire suivre encore plus scrupuleusement. Luther n’est pas “out” cinq siècles après. 
 
III : LES INDULGENCES CONTEMPORAINES
 
 
A première vue, la question des indulgences paraît relever de l’histoire. « Luther est dépassé et ne nous intéresse plus », entendra-t-on facilement. En fait, les indulgences existent bien et risquent bien de se développer., le fisc ayant de plus en plus besoin d’argent pour payer les intérêts d’une dette exponentielle.
 
66. Les trésors des indulgences sont des filets avec lesquels on pêche maintenant les richesses des hommes.
67. Les indulgences dont les prédicateurs vantent et exaltent les mérites ont le très grand mérite de rapporter de l'argent. Clair, net précis.
 
A : Définition d’une indulgence.
 
Le pape ayant besoin d’argent a eu l’idée de vendre des morceaux de Paradis. Il fallait y penser. Membre argent, or, platine ou membre simple, VIP, super VIP, cashback sur le Paradis : plus on est riche moins on paie.Ces pratiques donnent une idée de la corruption de la papauté au Xvème siècle. Une indulgence est le rachat en argent d’une faute morale permettant ainsi de retrouver une bonne conscience et de gagner le ciel plus vite.
 
Quelques exemples contemporains : 
 
1 : L’indulgence climatiqueLe purgatoire et le paradis ne font plus vendre. Mais comme chacun respire et produit du CO2, chacun est coupable du réchauffement climatique, des ouragans aux crue de la Seine et se voit proposé de racheter son empreinte carbone, lorsqu’il prend le train ou l’avion. Il s’agit d’une indulgence carbone. De même, demander une facture papier prend le statut de péché contre le climat qu’il faut payer. L’État et les compagnies se frottent les mains. La vie produisant nécessairement du CO2 et toutes les activités humaines, un gisement inépuisable de taxes est trouvé. Que l’origine anthropique du réchauffement climatique ne soit pas prouvé ne gêne manifestement personne (de l’optimum du moyen-âge au petit âge glaciaire du XVII … Tant que ça passe … Je rachète ma faute de respirer. Je clique. Je paie. 
 
2 : L’indulgence bagnole. Après avoir consciencieusement démantelé le réseau ferré Freycinet qui desservait le moindre chef-lieu de canton. Après avoir fait la promotion de la voiture et de l’autoroute, après avoir incité le con-citoyen à préférer le diesel à l’essence, voici que le péché de bagnole polluante est « instillé » dans le corps social. « Vous n’avez pas honte d’exister ? » semble dire le bo-bo au plouc qui roule encore au diésel producteur de particules fines. Rassurez-vous, vous rachèterez une bonne conscience en payant 10 centimes de plus par litre et un contrôle technique sera l’examen de conscience de votre voiture. Est-elle pécheresse ? Soumise à la question, elle avouera son taux d’émission de CO2. Il faudra casquer, les parfaits bo-bo, eux roulant en voiture électrique, subventionnés par ceux qui ne peuvent s’en payer une (prime de l’Etat de 2000 €). Quant les pauvres paysans allemands financent Saint-Pierre de Rome. 
 
3 : L’indulgence téléthon
“Achetez-vous une bonne conscience”. Le présentateur du dernier téléthon ne s’en cache plus. Pas de compassion mais simplement donner pour mieux dormir. Au moins c’est clair. Une indulgence typique et des sommes diverties du soulagement des pauvres. Un téléthon hivernal contre la misère serait plus dans l’esprit du code génétique de la civilisation chrétienne. L’extinction du paupérisme est possible en 2018 (revenu de base ou universel ou impôt négatif peu importe). 
 
IV : Luther et François : la fronde de la “ Correctio filialis de haeresibus propagatis”
 
Pour terminer cet article sur le caractère actuel de Luther, notons que Luther est au centre d’un grave différend entre le pape actuel et une partie du haut clergé catholique. On rétorquerait : “le pape, combien de divisions”. Raille qui voudra, le pape reste avec la reine d’Angleterre et quelques banquiers une des personnes les plus puissantes du Monde. A ne pas sous-estimer. 
Dans une “correctio filialis”, qu’on peut traduire par lettre ouverte, le pape est accusé d’hérésie luthérienne. Bigre ! La foudre tombée sur le Vatican produirait-elle déjà ses effets ?
 
Un homme ou une femme divorcé mais sincèrement repenti et qui “a redressé la barre” de sa vie peut il(elle) être pleinement et à part entiére être réintégré(e) dans la communauté de l’église (épouse du Christ) ?
Pour les luthériens cela ne fait aucun doûte. Pour Rome, une tâche indélébile subsiste. Le divorce est une faute lourde avec inscription au casier à vie. 
Le pape actuel a voulu assouplir les règles régissant la réintégration des divorcés à la communauté catholique et a essuyé une “correctio” qui bien que filiale (on est au Vatican) n’en reste pas moins acerbe : 
 
Les signataires de ce texte sans précédent reprochent au Pape d’instiller par le haut des idées hérétiques et notamment luthériennes. 
Il est reproché au pape François d’avoir outrepassé son mandat et d’égarer ses brebis en les menant dans des chemins de perdition par une trop grande mansuétude pour ce qui est qualifié de “péché mortel” : 
 
Le fond du différend semble être résumé par une phrase du pape : AL 300 : « Etant donné que “le degré de responsabilité n’est pas le même dans tous les cas”, les conséquences ou les effets d’une norme ne doivent pas nécessairement être toujours les mêmes. » « Pas davantage en ce qui concerne la discipline sacramentelle, étant donné que le discernement peut reconnaître que dans une situation particulière il n’y a pas de faute grave. »
 
Pour les adversaires du pape actuel : “Toute vérité est en tant que telle vraie quels que soient la personne, le moment ou les circonstances où on la considère et pour qui aucune vérité ne peut contredire une autre vérité. 
 
L’attitude moderniste du Pape, qui nous semble à titre personnel celle de la Réforme “que ferait Jesus s’il était parmi nous ici et maintenant ?” ouvre selon les signataires du texte la voie à l’hérésie et au schisme. 
 
Ils reprochent au Pape une attitude scandaleusement bienveillante envers Luther et ses thèses à savoir : 
 
1 . Nos fautes sont une occasion de nous rapprocher de Dieu
2 : Le mariage n’est pas un sacrement mais un symbole
3 : La règle ne doit pas être la même selon le degré d’évolution spirituelle
4 : C’est Dieu qui prend l’initiative de venir vers nous et pas le contraire 
 
On a écrit en début d’article qu’on “ne saurait se hasarder par définition sur le terrain de la théologie” et on ne le fera pas.
 
Conclusion
 
Notons simplement que le fait religieux travaille à nouveau le Monde : juifs sionistes, musulmans, chrétiens, que le président américain est élu par les lobbies juif et évangéliste millénaristes, que Poutine assiste publiquement à la messe du patriarche Kirill. L’ère du laïcisme-athéisme triomphant et exporté touche à sa fin. Il faut s’attendre à ce qu’il sorte la grosse artillerie dans un “move to the kill” désespéré. La bête est nue et donc vulnérable mais loin d’être à terre.
 
L’explication finale ne fait que commencer entre d’une part la religion du capitalisme, de l’ego, du “fake”, de la marchandise, du divertissement vide, de la prostitution, de l’aliénation et de l’argent, et d’autre part les religions (coalisées ?) de la charité, de la compassion, de la dignité, de la vérité, de la liberté, explication mondiale, universelle, titanesque, manichéenne qui forcera nécessairement chacun à choisir son camp tôt ou tard (collabo ou résistant). Dans cette explication, les parole de Jésus “mes frères et ma mère sont ceux qui écoutent la parole de mon père et la mettent en pratique” prendra tout son sens (“Le ciel et la terre paseront mais mes paroles ne passeront pas”). La haine hystérique christianophobe s’explique naturellement par l’inconscient et le refoulé. Même cette hystérie christianophobe est prédite par Jésus. (O vous persécutera comme on m'a persécuté)
 
Lutte finale pour les uns, apocalypse pour les autres, accouchement convulsif dans une autre ère pour d’autres. On préconise (s’il en est encore temps) un front de la dignité regroupant chrétiens sociaux (il y a les bourgeois pharisiens hypocrites), objecteurs de croissance anticapitalistes, marxistes non léninistes, écologistes radicaux, musulmans non islamistes et assassins, juifs non adorateurs de Mamon, patriotes antimondialistes dans la mesure où la finance et les multinationales le sont. La ligne de démarcation n’est plus du tout politique mais spirituelle. A chacun de se situer sachant que de la plume d’un athée notoire, 
 
“Le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas”. 
 
 

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Faut-il enterrer Luther en 2018 ? Faut-il enterrer Luther en 2018 ? Faut-il enterrer Luther en 2018 ?

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21 réactions à cet article    


  • Diogène Diogène 13 février 17:26

    Hulot doit être luthérien : je l’ai entendu sur France-Info ; il a dit qu’il était pour l’« économie circulaire » et qu’il avait donné des directives pour qu’on arrête de mettre les restes des cantines et des hopitaux pour les donner aux pauvres.


    C’est sûr : faut pas gaspiller.

    Donc, Luther aussi était pour l’économi circulaire et le co-voiturage ?

    • Jeekes Jeekes 13 février 17:28

      ’’le personnage de Luther et les principes qu’il incarne, restent bel et bien opératoires en 2018 en Europe et même aux Etats-Unis’’
       
      Ouais, de biens bons sentiments.
      Du bla-bla, quoi...
      Et comme d’habitude, suivis de tous les effets pervers engendrés par la récupération par les ordures qui gèrent le monde.
      Tiens on en a un excellent exemple avec les ’’marchands’’, rosbifs, hollandais, allemands. Et, le summum, les WASP...
       
      Enfin, comme d’hab, ces ’’bondieuseries’’ ont fait tous les dégâts possibles et imaginables. Mais c’était (c’est encore) pour la bonne cause.
      M’sieur-Dame...
       
      Heu, combien de morts comme résultat ?
       


      • Choucas Choucas 13 février 17:49

         
         
        LUTHER = PUTE DE LA BOURGEOISIE ET DE L’ARISTOCRATIE
         
        spoliation des terres des paysans, communaux de l’Église cultivés par eux
         
        => guerre des paysans contre les jünckers « bien pensants » « progressistes »
         
        de Thomas Münzer, décrite par Marx, Engels, Bloch, Kausky
         
        « La raison est la putain du Diable » Luther

        Les luthériens massacrèrent et torturèrent des dizaines de milliers de moines et de paysans allemands, les huguenots aussi, Elisabeth (la grande) à son tour massacra allègrement en Angleterre
        Les princes allemands et la couronne d’Angleterre récupérèrent les biens du clergé,
        puis les communaux des paysans octroyés par l’Église ... la bonne soupe !
        Marx parle d’accumulation primitive du Capital... (c’est l’ ‘humanisme’).
        Évidement contre-réaction : Saint Barthélémy et contre-réforme.
         
        Les massacres perpétrés par les anabaptistes
         


        • njama njama 13 février 21:37

          S’en prendre à Luther, c’est s’en prendre à la culture de l’ex-Saint-Empire romain germanique !
           
          Une attaque catholique, pas très catholique  ?

          Plutôt que de s’en prendre à Luther « lui-même », ce sont ses arguments qu’il faut analyser et passer au crible

          Faut-il enterrer Luther en 2018 ?

          ben non ...
          quel argument pour l’enterrer ?
          Luther, est essentiel dans le paysage du christianisme contemporain, n’en déplaise aux cathos ou orthodoxes


          • Jarnicoton 14 février 08:00

            Que cette propagande ne trouble pas les catholiques romains. Les catholiques prient pour le salut de Luther. 

            Si l’auteur se fait culpabiliser au motif qu’il produit du gaz carbonique en respirant, il n’a pas compris. Il n’exhale que du carbone qu’il a mangé, et qui en fin de compte vient de la photosynthèse. Le bilan carbone de l’homme qui respire est nul.
            Au lieu de faire de la science de travers, il vaudrait mieux revenir à la vraie foi. 

            • Mefrange 14 février 09:16

              Luther comme Zwingli ayant acquis LA certitude en leur temps que le pape était le diable incarné, il est demandé plutôt aux catholiques de ne pas prier pour lui. Pour qui vous prenez-vous pour penser détenir la vérité ? Faites votre examen de conscience chaque jour et arrêtez de vous considérer comme purs quand vous n’êtes qu’un tas d’immondices et du linge souillé (Élie). Depuis quand n’avez vous pas embrassé un SDF qui pue ? Ils vous dégoûtent et vous signez des pétitions pour les virer. Vous n’avez pas honte d’être chrétiens si c’est pour vous comporter ainsi ? Jésus a eu des paroles très dures et sans appel contre les hypocrites et les pharisiens (malheur à vous) Le Vatican est devenu un souk païen innommable. « Je vous vomirai de ma bouche ». On voit à de tels commentaires que Rome a encore beaucoup de chemin à faire dans la pénitence, l’humilité et le retour à la source vivifiante de la parole verbe incarné. On prie pour elle et pour les catholiques romains pour qu’ils abandonnent leur pharisaïsme et leur hypocrisie congénitales.

              Un athée simple et droit vaut mille fois mieux aux yeux de Jésus (le larron sur la croix)

              Vous ne cessez de souiller la parole de Jésus. Dans le fond vous ne l’aimez pas.

              Vous cherchez les premières places dans les églises, à être vu, à montrer ostensiblement vos aumônes. Soit vous n’avez rien compris et il faut vous cultiver soit vous pervertissez le message que vous devriez transmettre intact.

              Si tant de gens se détournent du message de Jésus, vous en avez une responsabilité écrasante.

              Mieux vaut un athée humble simple et droit qu’un catholique pharisien.


              • Jarnicoton 14 février 10:26

                @Mefrange

                .
                Je pense qu’après un commentaire comme celui-là vous devriez être tranquille. Vous ne devriez plus être dérangé. 

              • Mefrange 14 février 14:15

                @Jarnicoton

                Mettre un terme à la jactance verbeuse française, c’est possible ? On n’en revient pas !


              • V_Parlier V_Parlier 14 février 14:58

                @Mefrange
                Un exemple parmi tant d’autres pour montrer le non-sens total de vos arguments :
                « Un athée simple et droit vaut mille fois mieux aux yeux de Jésus (le larron sur la croix) »
                -> Or le larron vient de se convertir auprès de Jésus et de regretter ses péchés avant sa mort. Donc il n’est pas un « athée simple et droit », c’est tout le contraire. Qu’est-ce qu’on peut lire comme bêtises auprès des experts autoproclamés S-religion reloaded, c’est incroyable.


              • Mefrange 14 février 15:51

                @V_Parlier

                Un athée est inimaginable dans la Judée du début de notre ère et vous le savez aussi bien que moi. C’est une manoeuvre pour discréditer un article. La mauvaise foi des commentaires comme d’hab. On est habitué.

                Pas expert autoproclamé (pas de théologie - rappelé deux fois dans l’article) mais on se borne remarquer le retour du religieux comme phénomène de fond à intégrer dans les équations. Il y a un retour religieux juif, orthodoxe, islamique.

                Luther actuel jusqu’à preuve (étayée) du contraire.

                Le français toujours négatif et pinailleur dans ses commentaires. Attitude désagréable et non constructive.


              • McGurk McGurk 14 février 12:45

                @Mefrange

                Luther est en partie responsable de la situation actuelle dans le monde, à savoir le modèle capitaliste débridé que l’on subit actuellement.

                Effectivement, c’est par son initiative contre le catholicisme dépravé de l’époque que de nombreux mouvements protestants ont vu le jour et ont inventé le capitalisme actuel. « Travailler pour la plus grande gloire de Dieu » disait Calvin, travailler comme un forçat pour plaire au divin.

                Voilà une magnifique perspective d’avenir, hein ? Elle mène à la société désocialisée, insensible et productiviste actuelle. Et bien entendu à tous les modèles sur lesquelles sont basées les société anglo-saxonnes pour qui le social est marginal, une affaire strictement privée ou presque.

                Le catholicisme a également contribué à ce modèle économique au travers des croisades car c’est à cette époque qu’on a développé de manière considérable le commerce et actes commerciaux (comme les contrats de diverses nature), les banques et leurs pratiques.


                • Mefrange 14 février 14:10

                  @McGurk Enfin un commentaire intelligent. Ca existe encore ! Oui tout le monde a sa part de responsabilité dans cette machine infernale qui non seulement oublie l’être pour l’avoir (des choses inutiles sans accumulées sans fin par gourmandise voir gloutonnerie) mais dans lequel l’avoir minimum, à la fin lui même n’est plus garanti au plus grand nombre.

                  Luther n’a pas voulu le schisme qui lui a été imposé par Rome et Calvin contredit Jésus en beaucoup de points cruciaux. On ne saurait à titre personnel être calviniste. Son nom n’est d’ailleurs pas prononcé une seule fois dans l’article. Quel rapport dans le fond entre Calvin et Jésus. On reconnaît un arbre à ses fruits. Le fruit de Calvin n’est il pas l’UBS. Pensez vous que Jésus a pu vouloir ça ?

                  « Considérez comment croissent les lis, ils ne travaillent, ni ne filent, et cependant je vous dis que Salomon même dans toute sa gloire n’était point vêtu comme l’un d’eux. »

                  « Considérez les corbeaux : ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’ont ni cellier ni grenier ; et Dieu les nourrit. Combien ne valez-vous pas plus que les oiseaux ! »

                  Jésus n’est pas contre le travail mais contre l’enfermement dans le travail et la cupidité. Contre l’égoïsme, contre l’avarice, contre les coeur endurci. (Beaucoup) plus d’être et moins d’avoir.

                  « Donnez au pauvres du pain » et arrêtez de prendre Jésus pour un con. On ne peut pas tromper Dieu. C’est pathétique et ridicule.

                  Consommez, tuez, diffamez, calomniez, envoyez votre prochain sur un carton après avoir pressé les esclaves jusqu’à leur dernière goutte de sang, mais au moins assumez à fond. N’essayez pas de tromper Dieu. Là, c’est trop minable.

                  Ceci n’est pas ad hominem puisque je n’ai aucune idée de qui est l’aimable interlocuteur. On s’adresse à un système économique et à ses veules serviteurs jour après jour, heure après heure, minute après minute.

                  Il est urgent de sortir de cette machine infernale qui commence à broyer les banquiers eux-mêmes et à génocider par famine des pays entiers.

                  « En vérité, je vous dis : le sort du pays de Sodome et de Gomorrhe sera plus supportable au jour du jugement que celui de cette ville-là (Capharnaüm) »

                  Les choses ont été dites et il est parfaitement normal qu’on n’aime pas l’entendre.

                  Tout est donc à sa place.


                • McGurk McGurk 14 février 15:58

                  @Mefrange

                  Ajoutons que Calvin se prenait pour un « élu de Dieu » et que sa doctrine était vraiment très bizarre, voire totalement contreproductive : que vous voyez gentils ou méchants peu importe, le fait de se repentir et faire amende honorable n’y changera rien car tout est déjà défini - les bons au paradis et les autres au fourneau.

                  Travailler comme un forcené n’a jamais rendu les gens plus heureux ou « aptes à être des élus », je n’ai jamais bien compris pourquoi sa doctrine a fait tant d’adeptes alors que ce qu’il dit est vraiment monstrueux.

                  Luther n’avait pas tort quant à ses reproches aux pouvoirs catholiques mais, finalement, la corruption qu’il dénonçait et toutes ces pratiques ont fini par se retrouver dans son propre camp avec cette notion de « productivité » et de « travail acharné ». D’ailleurs, Luther était un peu dingue aussi (comme Calvin), très obstiné, irascible et lunatique.

                  Le problème avec la « parole de Jésus » - encore faut-il qu’il ait existé, mais c’est surtout ses enseignements qui sont importants -, c’est qu’on a en perdu le sens exact comme tous les textes sacrés d’ailleurs. Certains le voient comme un capitaliste, d’autres comme une sorte de « communiste ». Pourtant, les notions fondamentales - qu’on retrouve dans toutes les religions - sont ignorées : bonté, charité, partage, aide aux plus démunis, etc. Ce qu’on retrouve dans vos passages cités.


                • Mefrange 14 février 17:05

                  @McGurk
                  A titre personnel, je pense qu’on en arrive à un point où il n’y aura plus d’autre solution que de faire un saut quantique collectif dans les notions fondamentales de « la bonté, charité, partage, aide aux plus démunis (une mue, le franchissement d’un mur du son changeant les règles physiques du milieu » ). .
                   J’entends souvent des gens se présenter en disant « je suis égoïste » ; Je pense que dans un siècle soit le monde n’existera plus, soit cette pensée même sera devenue impossible.

                  Je n’ai aucune idée de comment cela se fera. En toute logique, Jésus étant dans le non-espace-temps (« avant qu’ Elie fut je suis »), il connaissait aussi notre monde capitaliste et le cul-de-sac qu’il se prépare.
                  Les banquiers et corpocrates ne peuvent rien contre Jésus car « il est d’en haut » et eux d’en bas. . L’extinction du paupérisme ici et maintenant, possible donc évidemment nécessaire, montrant la bonne volonté collective du genre humain, sorte de clameur-prière d’une humanité encore aveugle.(A finibus terræ ad te clamavi)

                  Je voulais aussi parler du rôle joué par l’émigration allemande luthérienne dans la construction des Etats-Unis (La Deutsche Amerika) 46 millions de personnes et l’élection de Trump qui ne sort pas de nulle part. On m’aurait reproché d’être trop long. (en bleu clair sur les cartes) . Bien que l’Allemagne ne soit pas entièrement luthérienne, les valeurs luthériennes se sont fortement enracinées de l’autre côté de l’Atlantique. 

                  https://thebuckleyclub.com/can-multi-ethnic-democracies-survive-bb229e420845
                  https://www.welt.de/img/geschichte/mobile121352616/6051628117-ci23x11-w960/DWO-Einwanderer-USA01-2-jpg.jpg
                   


                • McGurk McGurk 14 février 20:22

                  * « il connaissait aussi notre monde capitaliste et le cul-de-sac qu’il se prépare. »

                  Etant donné sa grande intelligence (ce qui est clairement dit d’ailleurs), il n’était pas difficile de voir les grandes inégalités de sa société et en conclure ce qu’il a conclu. Encore fallait-il avoir son courage et habilité pour le formuler.


                  •  C BARRATIER C BARRATIER 14 février 22:24

                    Il est toujours bon d’évoquer la vie de ces « réformés », Luther, mais aussi CALVIN, avant lui Pierre VALDO, dont la pensée hante les Hautes Alpes et aussi les lyonnais (il en était). Le prétendu saint Louis ne réussit pas malgré des tortures et des violences extremes, des viols, assassinats, deportations. Il y eut aussi les cathares.
                    Ces gens étaient des humanistes qui combattaient le catholicisme totalitaire, inhumain, incivilisé, sauvage.

                    Il y a eu plus récemment les huguenots, qui eux aussi résistèrent à la croisade catholique et royale. Marie DURAND de Pranles en ardeche prisonnière à AIGUES MORTES grava dans la pierre : Résistez..

                    Voilà le message que je retiens, et je ne doute pas que nos descendants devront résister à de nouveaux totalitarismes religieux. L’auteur entame-t-il une nouvelle croisade ? Ce sera vain, sous le mot laîcité il y a la liberté de conscience, donc l’égalité. La République est attaquée, certes mais ce n’est pas la première fois. n’avpons pas eu dejà un PETAIN qui n’aurait jamais pu imposer ses recessions si éphémères comme l’enseignement obligatoire des devois enver un prétendu dieu dans toutes les écoles publiques. Je témoigne que les instituteurs et professeurs surent continuer à éveiller l’esprit critique....et à effectuer une sorte de désobéissance citoyenne et republicaine.


                    • McGurk McGurk 15 février 11:11

                      @C BARRATIER

                      Vous ne pouvez pas mettre sur un pied d’égalité deux époques totalement différentes à tout point de vue (société, mentalités, religions et pratiques).

                      La religion catholique était en France la seule religion autorisée et la France jouait un rôle primordial au sein de l’Eglise avec laquelle elle avait d’étroites relations. Ce pays a été en partie bâti avec l’aide du catholicisme.

                      Les actes odieux (à part la torture évidemment) que vous mentionnés ont été rarement faits par plaisir et avaient un but précis qui était souvent national et non égoïste. Etant donné notre rapport au pouvoir dans ce pays et la manière de l’utiliser (rapport conflictuel et abus habituels de celui qui les possède), la France n’aurait sans doute pas pu apporter la cohérence à l’ensemble du pays et n’existerait donc pas.


                    • Mefrange 15 février 21:46

                      @C BARRATIER

                      Oui Pierre Valdo fut un personnage étonnant. Quand les enfants catholiques ne savaient presque rien, les petits réformés savaient leur catéchisme par coeur et étonnaient les prètres catholiques. A cetre époque c’était la forme de l’instruction. La résistance à l’oppression inscrite comme droit et devoir dans notre constitution a été initiée sous les dragonnades. De Vercingetorix aux hugenots ou au Vercors, être français est refuser la servitude et l’esclavage. Dommage que ce peuple ait oublié que Franc veut dire libre. On ne refait pas l’histoire et aujourd’hui les trois composantes du christianisme se sont considérablement rapprochées.


                    • Mefrange 15 février 22:01

                      @McGurk

                      Exact. Les trois guerres de religion en France on fait courir un péril existentiel à la France. Il faut demander aux historiens patentés si la révocation de l’Edit de Nantes était nécessaire. On ne le pense personellement pas mais on n’est pas objectif, partageant l’aversion vicérale duc Duc de Saint-Simon contre Louis XIV. A sa mort la population a diminué de moitié dans certaines régions. Un cataclysme politique. Quand aux industrieux hugenots, ils sont partis enrichir les autres (Angleterre et Prusse) de leur savoir-faire (fuite des cerveaux). Bien joué comme balle dans le pied.


                    • bonnes idées 15 février 12:55

                      Martinus gordon luther le king.

                      « C’est là qu’il se lance dans une traduction de la bible en Allemand à partir des textes originaux, »

                      Quels textes originaux puisqu’elle est fausse ?


                      • Mefrange 15 février 14:20

                        Christianophobie primaire et inculte.

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