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Accueil du site > Tribune Libre > Fire and Fury : l’aveu de Michael Wolff

Fire and Fury : l’aveu de Michael Wolff

Jour après jour, le Trump bashing va son bonhomme de chemin. On fait grand bruit, ces temps-ci, autour du livre de Michael Wolff, Fire and Fury. En omettant, côté français, de préciser que l’auteur lui-même met en garde… contre le contenu de son ouvrage.

C’est Jean-Patrick Grumberg, du site Dreuz.info, qui le premier en France, et peut-être bien le seul, a évoqué cette incongruité, à l’appui de sa décision de ne pas parler du best-seller dont, par ailleurs, tout le monde parlait.

Au début du livre, on peut lire une note rédigée par Michael Wolff lui-même, un texte réellement étonnant, à tout le moins pour un esprit « Vieux Monde » :

Wikipedia en donne la traduction suivante : « Bon nombre de récits de ce qui s'est passé à la Maison-Blanche sous Trump se contredisent ; beaucoup, à l'image de ceux de Trump, sont tout bonnement faux. Ces conflits, et ce flou avec la vérité, sinon avec la réalité elle-même, sont un fil conducteur élémentaire du livre. Parfois, j'ai laissé les acteurs offrir leurs versions, à tour de rôle, permettant au lecteur de les juger. Dans d'autres cas, grâce à la cohérence des récits et aux sources auxquelles j'ai fait confiance, je suis parvenu à une version des faits que je crois vraie. »

Pour faire court, « J’ai écrit un peu n’importe quoi, au lecteur de se débrouiller pour démêler le vrai du faux ». Tel est l’approximatif publiciste, que Perrine Signoret, de L’Express, ose gratifier du titre d’historien.

Aux Etats-Unis, manifestement, cette franchise en forme de parapluie, ne surprend pas. Le Washington Post observe sobrement : « Dans une note située au début de Fire and Fury, Wolff dit que dans de nombreux cas, il a permis à ses sources de présenter des versions contradictoires de la vérité et qu’il espère que le lecteur pourra juger de leur véracité… » America on line (AOL) titre un l’un de ses articles « Michael Wolff dit qu'il ne peut pas être sûr que certaines parties de l’explosif ouvrage sur Trump sont vraies ».

Après avoir relevé que Wolff « écrit comme s'il était l’auteur omniscient d'un roman, lançant des affirmations provocatrices mais souvent conjecturales. », Barton Swain souligne, dans le Wall Street Journal du 8 janvier, que « peut-être le passage le plus important du livre apparaît-il dans la note de l'auteur avant le récit lui-même. », avant de se montrer particulièrement sévère avec son confrère :

« Michael Wolff s’est heurté au problème le plus banal que l’on rencontre dans le reportage : que faire lorsque deux sources fournissent des informations contradictoires ? Un journaliste responsable, ou plus scrupuleux que M. Wolff, cherche des preuves corroborantes, ou approfondit ses investigations. M. Wolff choisit simplement la version qu’il préfère. »

« Une grande partie de son écriture est purement déclarative - il ne rapporte pas de faits, il ne fournit pas de preuves, il se contente de mettre ensemble des affirmations invérifiables (...) Si M.Wolff avait estimé que son travail consistait à nous raconter ce qui s'était passé, et non à donner une interprétation astucieuse de ce qui s'était passé, il n'aurait peut-être pas été obligé de répéter tous les cancans qu'il a pu glaner auprès des employés de la Maison Blanche. Mais alors, il ne se serait pas enrichi. »

Et il n'aurait pas été obligé de prendre ses précautions en annonçant que tout ce qu'il rapporte n'est pas forcément vrai, sachant très bien par ailleurs - et son éditeur avec lui - que, le suivisme aidant, son aveu ne porterait pas préjudice au succès de librairie escompté.

Le rôle déterminant de Steve Bannon

Si Steve Bannon apparaît, en tant que victime collatérale, dans la presque totalité des articles français consacrés à Fire and Fury, son rôle dans l’opération, a été déterminant, pour la plupart des commentateurs américains. C’est grâce à Bannon que Wolff a pu occuper, selon ses dires rapportés par la BBC « quelque chose comme un siège semi-permanent sur un canapé dans l'aile ouest » de la Maison Blanche (05.01). A ce propos, Aaron Blake du Washington Post parlait, le 3 janvier d’un « accès sans précédent  ».

Pour Barton Swain, « Bannon était évidemment la source la plus stupéfiante des révélations, si « révélations » est le mot juste pour le genre de croustillants ragots de bureau, que M. Wolff rapporte comme des faits. » Une dépêche de l’AFP du 10 janvier, parle de Bannon comme « d’une source majeure pour l’auteur ».

Ce qui conduit à s’interroger sur la nature du jeu mené par Stephen Kevin Bannon. Des indices concordants indiquent qu’il aurait envisagé de présenter sa candidature pour la prochaine élection présidentielle, et que le livre de Wolff était l’une des étapes de sa marche vers la convention républicaine de 2020.

La phase suivante, selon Libération, aurait consister à « faire imploser (le parti républicain) et à dupliquer à l’échelle locale la victoire de Donald Trump : faire élire des personnalités « de la base », sulfureuses et souvent sans expérience politique, face à des républicains traditionnels. Notamment lors des élections de mi-mandat qui se tiendront en novembre prochain. »

S’acoquinant avec un journaliste plus réputé pour ses scandales que pour ses investigations, Bannon se serait alors fait doubler par un « complice » ayant estimé juteux de divulguer des confidences que l’ancien stratège de Donald Trump ne destinait pas à la publication. Le caractère tardif, partiel et embarrassé de ses excuses, suivi de sa tentative de rapprochement avec le président, sont d’un homme seul, qui se sait politiquement fini. Son éviction ultérieure du site Breitbach News et le lâchage de ses principaux soutiens financiers vont dans ce sens.

Il faudra maintenant attendre un certain temps pour mesurer le poids réel de Fire and Fury, sur l’opinion publique américaine, qui ne se mesurera pas au nombre d’exemplaires vendus, qu’on ne s’y trompe pas. Et les jours qui viennent nous diront si Trump a réussi dans sa tentative de planter un clou « pays de merde » pour chasser le clou « Fire and Fury » ...

Trump remonte dans les sondages

Sur le Huffington Post, Jean-Eric Branaa, spécialiste des questions relatives à la société et à la politique aux Etats-Unis, maître de conférences à l’université de Paris II Assas, écrivait le 10 janvier :

« Les Américains regardent tout cela comme un spectacle. J'étais pendant quelques jours en Alabama et je suis actuellement dans le Tennessee : les gens que je rencontre ne me semblent pas très troublés par toute cette histoire. On me parle de "Fake news", encore et toujours ; on me dit que c'est beaucoup de bruit à Washington, mais que les vrais gens sont loin de tout ça. Et on me parle d'emploi, de réussite du président, d'économie qui va bien, de croissance. »

Auparavant, il avait précisé que « les choses ne vont pas si bien qu'on pourrait le croire pour le Parti démocrate : en un mois, Donald Trump vient de regagner entre 7% et 9% dans tous les sondages. Il fait même une percée incroyable d'après Gallup, institut d'après lequel il regagne 14% ! (il était à 62% de mauvaises opinions et 33% de bonnes au 1er décembre 2017 et il est aujourd'hui à 55% de mauvaises opinions et 40% de favorables). »

Et c’est à mettre en parallèle avec ce que Marc-Olivier Fogiel déclarait dans l’édition du 2 janvier de C’ à vous, sur France 5 :

« Je vois beaucoup de gens là-bas – en dehors de New York, puisqu’à New York, c’est évidemment les anti-Trump. Dans la réalité de l’Amérique pas si profonde que ça, par exemple en Floride, c’est un héros. Je suis halluciné, à juste raison je crois, de ce qu’on dit ici, et la façon dont il est perçu par des Américains qui réfléchissent et qui trouvent qu’aujourd’hui, il fait beaucoup de bien à leur pays et qui sont fiers d’avoir un président tel que lui. »

Si on ajoute à cela qu’en face de Trump, il n’y a rien, que les démocrates sont désunis et sans plus de leader potentiel que de programme, hormis « tous contre Trump », on se dit que le magnat de l’immobilier peut considérer l’avenir avec optimisme, alors que sa réforme fiscale ne déploiera tous ses sur le pouvoir d’achat des Américains qu’à partir du mois prochain, et cela malgré Michael Wolff, le New York Times, le Washington Post et les copieurs-colleurs du Monde, de Libération et de L’Express.

 

 

P.S.- Que faut-il penser d'un système médiatique dont l'un des fleurons, USA Today, consacrait, le 10 janvier, près de 10 000 signes, espaces compris – l’équivalent d’une double page de tabloïd -, à une controverse agitant les milieux féministes, pour déterminer s'il faut continuer, ou non, d'arborer le foufoune-bonnet(pussyhat) rose, inspiré par les « propos de vestiaires » de Donald Trump ?

Des activistes viennent de s’aviser que ce symbole de la résistance anti-machiste exclut les femmes transgenre, les personnes de genre non binaire, les femmes qui n'ont pas des organes génitaux typiques et les femmes de couleur dont les organes génitaux sont plus susceptibles d'être bruns que roses, toutes catégories pour lesquelles l'innocent bonnet est considéré comme offensant ?

 


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57 réactions à cet article    


  • Choucas Choucas 12 janvier 13:55

    Trump restera le führer des derniers petits blancs américains, dans leur lutte des classe et identitaire contre l’oligarchie mondialiste gogochonne
     
    « Nous l’avons vu de première main dans les documents Wikileaks, où Hillary Clinton rencontre secrètement des banques internationales pour comploter à la destruction de la souveraineté américaine, afin d’enrichir ces puissances financières mondialisées, ses amis des intérêts particuliers, et ses donateurs. » Trump
     
     
    PARISTAN : PRIVATISATION DES AMENDES PAR GOGOCHONNE
     
    Le fermier général Streeteo (apprécions le nom globish colonial) se chargera, d’encaisser la gabelle des soumis, mondains du MacDo biobio, végan, halal, livré par colon de la traite négrière, pédalant sur UBer, bref des Uleski.
    Le personnel est shiteux, finançant par là même aussi les dealers des précieuses colonies.
     
    http://ripostelaique.com/stationnement-hidalgo-privatise-les-amendes-et-fait-appel-a-des-delinquants-toxicos-sexistes.html
    http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-un-agent-verbalisateur-controle-positif-au-cannabis-10-01-2018-7493181.php


    • Gil Hopkins 12 janvier 16:15

      @Choucas

      « Trump restera le führer des derniers petits blancs américains, dans leur lutte des classe et identitaire contre l’oligarchie mondialiste gogochonne. »

      C’est ce qui rendrait captivante l’élection de 2020, si Trump y était opposé à Oprah Winfrey. Ce serait l’affrontement de deux mondes, celui de l’homme blanc nationaliste menacé de supplantation contre celui de la femme noire cosmopolite et multiculturaliste, avec des relents de pré-sécession.

      Comment ne pas se souvenir des « gogochons » chimériques – je sais, c’est un pléonasme - qui, en 2008, annonçaient l’entrée des Etats-Unis dans l’ère post-raciale en refusant de voir qu’Obama devait son succès au vote presque unanime des Noirs et au soutien massif des Hispaniques, les Blancs ayant très majoritairement voté pour Romney.


    • Choucas Choucas 14 janvier 00:58

      @Gil Hopkins
       
      Un critère de la puissance d’une idéologie est son caractère trans-nationale. De Trump à Orban.
       
      Un autre est son caractère politique (l’Un) ne se cantonnant pas dans le sociétal (le multi). Trump a la chance de pourvoir jouer du Un nationaliste, du Un Credo américain, traditionnels (au delà du multi-culturel), en pouvant aussi basculer ds l’identitaire infra-politique « inter-subjectif » (Hegel appellerait ça le concept et l’essence...)
       
       
      « […] en réaction aux diverses forces qui menacent le fonds culturel commun et le Credo américain, on pourrait voir apparaître un mouvement mené par les Américains blancs de souche, qui chercheraient à faire revivre une conception évincée et discréditée de l’identité américaine, alors fondée sur la race et l’appartenance ethnique et à créer une Amérique de l’exclusion qui expulserait ou opprimerait les populations issues d’autres groupes raciaux, ethniques ou culturels. L’expérience historique et contemporaine suggère qu’il est fortement probable qu’un groupe autrefois dominant, se sentant menacé par la montée d’autres groupes, réagisse de cette manière. On pourrait alors voir surgir un pays intolérant sur le plan racial caractérisé par un fort taux de conflits interethniques et interraciaux. [...] La mondialisation, le multiculturalisme, le multilinguisme, le cosmopolitisme, l’immigration, l’infra nationalisme et l’antinationalisme ont mis la conscience américaine à rude épreuve. Les identités ethniques, raciales et sexuelles occupent le devant de la scène. » Samuel Huntington prophète, ’Qui sommes nous’
       


    • Gil Hopkins 14 janvier 13:18

      @Choucas

      On comprend pourquoi les gogochons ont réduit systématiquement le Choc des civilisations à une machine de guerrre contre l’Islam. Il ne fallait pas que les opinions s’avisassent que Samuel Huntington, c’était l’antimulticulturalisme, l’antimondialisme, l’anti-universalisme, l’anticosmopolitisme et l’anti-impérialisme : America First and Great Again

      Le chevènementiste Elie Ervé écrivait, dans Marianne du 3 mars 2015, propos de Qui sommes-nous ? :

      «  Le livre de Samuel Huntington vise entre autres à démontrer que la culture anglo-protestante est centrale dans l’identité américaine : l’Amérique est née protestante, et le catholicisme ne s’est greffé ensuite que comme une secte parmi d’autres. L’auteur ne fustige pas l’immigration – ce serait impossible dans un pays pareil. Il fustige les groupes d’immigrés qui refusent l’intégration. Toute immigration est bonne venant de celui qui veut être américain, qui ne cherche pas seulement à profiter du welfare et des programmes de l’action affirmative. Il en résulte, selon l’auteur de Who are we ?, que les Mexicains constituent un danger pour l’identité américaine : par leur nombre, leur proximité, leur concentration régionale, leur fertilité, leur réticence à apprendre l’anglais. Les Mexicains expriment avec acuité leur caractère latin et sudiste, par exemple dans le « syndrome de manana » (« demain tout ira bien ») : fatalité, manque d’initiative et d’ambition.  »

      Ce qu’annonce Huntington et que l’on observe aujourd’hui concrétise la pire crainte exprimée par Bill Clinton, en 1994, à propos des menaces pesant sur l’avenir de la sécurité nationale : «  La question de l’identité, avec l’immigration, l’évolution des communautés et des minorités…  »…

      Et Pat Buchanan, candidat républicain lors des primaires de 1992, prédisait tout simplement, en 2009, Donald Trump, auquel il s’est évidemment rallié, en observant  :

      « ce sont les Blancs, les Anglo-Américains, qui ont fait les Etats-Unis, qui ont écrit la Constitution, qui ont fait la Guerre de Sécession, qui ont bâti la puissance américaine, qui se sont battus majoritairement durant les guerres extérieures, etc. ; il leur sera infiniment difficile, sinon impossible d’accepter d’être une « communauté » parmi d’autres.  »

      Le 11 septembre aura eu pour effet de les compacter, l’élection d’Obama de les réveiller et la candidature de Trump de les mobiliser. Quel que soit le destin personnel « du » Donald, son empreinte marque déjà fortement l’avenir des Etats-Unis d’Amérique, pour y avoir introduit un clivage, déjà bien ancré en Europe, entre le peuple des villes et le peuple des oubliés.
       

       


    • JBL1960 JBL1960 14 janvier 17:44

      @Gil Hopkins Vous trouveriez captivante l’élection de 2020 avec OW ou encore Mark Zuckerberg contre Trump ?...

      Trump est le petit führer des descendants des colons/envahisseurs/exterminateurs qui ont débarqués, munis des bulles papales Romanus Pontifex et Inter Caetera qui ordonnaient à Colomb et ses sbires « …pour envahir, traquer, capturer, vaincre et subjuguer tous les Sarrasins, païens et autres ennemis du Christ où qu’ils soient et de réduire leur personnes en esclavage perpétuel… » et affirmer sans rire que l’Amérique est protestante alors qu’elle s’est construite sur ce présupposé raciste qu’il fallait tuer l’indigène pour sauver l’homme blanc fondement de la Doctrine Chrétienne de la découverte...
      Alors oui, Trump est le chef de l’Amérique messianique, blanche, d’abord.
      Rien n’empêche les Ordinary Peoples d’arrêter de veauter pour ces clowns et de se tourner vers les Natifs, Nations premières qui étaient là, depuis des millénaires, lorsque Colomb a débarqué, se croyant aux Indes en plus, et qui n’ont jamais cédés un pouce de leur Terre, jamais.
      Les descendants des Natifs n’appellent pas à la guerre perpétuelle, eux.
      Ils ne proposent même pas aux Zuniens de papier de vivre dans des Réserves Américaines, pourtant ils pourraient, en tout cas les Zuniens le mériteraient.
      Mais non, y proposent au contraire une véritable collaboration en respectant la Loi Naturelle.
      Oui je sais ça surprend, mais il suffit d’étudier le trajet de l’oléoduc qui traverse Standing Rock, et que 4 grandes banques françaises + 1 gros assureur financent pour comprendre qu’on est légitime à l’ouvrir et contrairement à ce qui est dit plus bas...


    • Choucas Choucas 14 janvier 19:21

      @Gil Hopkins
      J’ai lu ’Qui sommes nous’ (Zemmour disait qu’il était plus intéressant que le choc)
       
      Le multilinguisme est aux US ce que le multiethnisme est à l’UE, arme mondialiste.
       
      « Il n’y a pas de rêve americano. Il n’y a que le rêve américain créé par la société anglo-protestante. Les Mexicains-Américains ne partageront ce rêve et cette société que s’ils rêvent en anglais.  » Samuel Huntington
       
      https://www.cairn.info/revue-herodote-2004-4-page-31.htm
       
      « Fondamentalement, le multiculturalisme est contre la civilisation européenne. [déconstructionnisme à la 68ard…] il s’agit d’un mouvement qui s’oppose à l’hégémonie des monoculturaux de l’eurocentrisme, qui a généralement provoqué la marginalisation de valeurs culturelles issues d’autres ethnies. Il s’oppose à une conception étroitement européenne de l’identité américaine et des principes démocratiques et culturels américains. Il s’agit d’une idéologie foncièrement anti occidentale.[...] La mondialisation, le multiculturalisme, le multilinguisme, le cosmopolitisme, l’immigration, l’infra nationalisme et l’antinationalisme ont mis la conscience américaine à rude épreuve. Les identités ethniques, raciales et sexuelles occupent le devant de la scène. »  Samuel Huntington
       
      « La domination cubaine et hispanique de Miami a réduit les Anglo-saxons, tout comme les Noirs, à l’état de minorités que l’on pouvait souvent se permettre d’ignorer. Ne pouvant pas communiquer avec les fonctionnaires des administrations gouvernementales et victimes de discriminations de la part des commerçants, les Anglo-saxons avaient trois options. Ils pouvaient accepter leur position d’ « outsiders ». Ils pouvaient essayer d’adopter les mœurs, les coutumes et la langue des Hispaniques et de s’intégrer à leur communauté, par le biais de ce que les chercheurs Alejandro Portes et Alex Stepick ont appelé une « acculturation renversée ». Où alors, troisième possibilité, ils pouvaient quitter Miami. C’est ce qu’on fait 140 000 d’entre eux entre 1983 et 1993, en raison du « caractère de plus en plus hispanique de la ville »
       
      http://www.alterinfo.net/Analyse-de-l-ouvrage-Qui-sommes-nous-de-Samuel-Huntington_a197.html
       
      « Le problème [...] ce n’est pas que les Mexicains-Américains et autres immigrants latinos arrivent avec les mauvaises valeurs, mais plutôt qu’ils sont corrompus par les pratiques américaines. De nombreux jeunes Hispaniques sont happés par la culture d’underclass des quartiers défavorisés américains, ce qui a conduit à réexporter cette violence de gang vers le Mexique et l’Amérique centrale ; ou encore, leurs leaders des classes moyennes se sont fait happer par la culture post-mouvement pour les droits civils de victimisation et de droits des minorités [...] Les revendications en tant que minorité et le culte de la « fierté ethnique » sont une forme d’adaptation au système politique américain. Ils permettent l’obtention de droits et de ressources difficilement accessibles autrement. »
       
      [Fukuyama, 2004].
      https://www.cairn.info/revue-herodote-2004-4-page-31.htm&nbsp ;
       
      « L’immigration illégale incontrôlée et le multiculturalisme, c’est un cocktail mortel. La Californie – si elle reste bien la Californie – aurait pu gérer l’un ou l’autre, mais sûrement pas les deux en même temps » 
       
      Mexifornia : A State of Becoming, [Hanson, 2002]
      https://www.cairn.info/revue-herodote-2004-4-page-31.htm
       

      « Les gens ne sont pas susceptibles de trouver dans les principes politiques le rapport émotionnel profond lié aux parents et amis, au sang et à l’appartenance, à la culture et à la nationalité, ce qui se rapproche dangereusement de la résurrection de la race et de l’ethnicité » 

       
      [Nathan Glazer, 2004]
      https://www.cairn.info/revue-herodote-2004-4-page-31.htm


    • Gil Hopkins 15 janvier 12:07

      @JBL1960

      « Vous trouveriez captivante l’élection de 2020 avec OW ou encore Mark Zuckerberg contre Trump ?... »

      En tant que juif de 36 ans, je ne pense pas que Zuckerberg ait une chance. En revanche, Winfrey, en tant que femme, c’est l’anti-Trump plus encore qu’Obama. Ce serait le match Trump-Clinton avec davantage de poids symbolique.

      Comme Winfrey ne trimballe pas les casseroles de Clinton, nous aurions un affrontement sans arrière-pensées de l’Amérique des bobos contre l’Amérique des oubliés, un match Californie-Virginie occidentale, deux Amériques dont je n’imagine pas le rapprochement dans un avenir prévisible. Raison pour laquelle je parlais de « relents de pré-sécession ». Et c’est ce qui ferait tout l’intérêt du duel.

      Pour la suite de votre propos, j’en comprends bien le sens, mais on ne penser la situation actuelle qu’en fonction de ce qui et de ce qui pourrait être. Les Natifs ont compris beaucoup trop tard qu’ils subissaient une invasion contre laquelle ils devaient se défendre. Et je ne crois pas qu’ils puissent « ressusciter » un jour. Comme je ne crois pas non plus à une tendance naturelle de l’humanité à la complémentarité. Désolé


    • Gil Hopkins 15 janvier 13:41

      @Choucas

      Tout cela est fort intéressant, mais les deux sources représentent une trentaine de pages dactylographiées, extrêmement stimulantes pour la réflexion, dès le premier abord. Il me faudra le temps de lire et d’analyser ces textes. Leur hostilité même renforce leur intérêt et je vous remercie pour ces liens. S’y ajoutent les dix pages d’un article favorable,publié en 2007 sur Polémia :
      http://archives.polemia.com/article.php?id=1392

      Je ne sais pas comment Qui sommes-nous ? a pu m’échapper pendant dix ans, mais je suis déjà d’accord avec Zemmour pour penser que cet ouvrage est plus important que le géopolitique Choc des civilisations, parce qu’il traite du choc des civilisations à l’échelon « local », ce qui concerne toute communautés subissant une forte immigration allogène, alterculturelle et alterconfessionnelle.

      Je vais donc rattraper mon retard dès que possible et confronter les thèses d’Huntington à l’une de mes théories favorites, à savoir que toute communauté est traversée par une infinité de clivages NOUS/EUX - EUX/NOUS qui déterminent les sentiments d’appartenance et... de non-appartenance dont le partage est aussi une appartenance.

      Cela fait, de mon point de vue - qui n’est pas celui d’Huntington - qu’en cas de désordres d’inspiration sécessionniste, il y aura une alliance objective de tous les non-WASP et assimilés au WASP. A la différence d’Huntington, je crois que les Noirs mettent la cohésion nationale en danger autant que les Latinos.

      Le fait qu’ils aient « revendiqué leur appartenance à la nation avec le mouvement des droits civiques » ne signifie rien, dans la mesure où ce fut un moment de l’histoire des Etats-Unis, au terme duquel la condition générale de la population d’origine africaine ne s’est pas plus améliorée que la perception globale des Noirs par les Blancs.

      Et le fait qu’un des leurs soit devenu président des Etats-Unis, sans que leur sort ne soit amélioré n’aura pas contribué à les rapprocher de la nation. Il y a naturellement des Noirs qui se sentent pleinement américains, mais ils représentent la minorité de ceux dont le statut social favorise grandement ce sentiment d’appartenance.


    • Scuba 12 janvier 14:04

      Pour votre PS : que faut-il surtout penser d’activistes qui n’ont rien d’autre à faire que de poser ce genre de débat ?


      • Gil Hopkins 12 janvier 16:16

        @Scuba

        « …que faut-il surtout penser d’activistes qui n’ont rien d’autre à faire que de poser ce genre de débat ? »

         Dans la mesure ou ces factions n’existent qu’à proportion de l’importance que leur accordent les médias, ces derniers sont au premier rang de la responsabilité de leur promotion.

        Que ces militantes se lancent dans des combats intersectionnels comme elles disent – c’est déjà le cas, en France, avec Bouteldja, Obono et Diallo, par exemple – montrent une certaine cohérence avec la volonté de lutter non plus seulement  tendent contre le racisme, le sexisme, l’homophobie et tutti quanti, mais aussi contre des discriminations implicites, totalement involontaires.

        Ce qui pourrait à terme transformer l’actuelle dictature des minorités en véritable tyrannie, dans laquelle il ne sera plus possible de parler simplement d’hommes et de femmes, sans mentionner tous les genres, toutes les particularités, toutes les singularités sans la précision desquels une partie, fut-elle infime, de la population se sent exclue donc offensée.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 janvier 20:44

        @Gil Hopkins
        C’est le programme inspiré par les Démocrates US, que le Think tank Terra Nova a publié en 2011 : "La Gauche doit abandonner les classes populaires à leur triste sort et s’occuper des minorités, des homos, des femmes et des migrants...


      • mmbbb 13 janvier 10:14

        @Fifi Brind_acier je trouve que c’est un grand projet humaniste.


      • bob de lyon 13 janvier 11:05

        @Fifi Brind_acier

        Bien vu !

        Pour me désennuyer dans un jour maussade, j’ai plongé dans un Nouvel Observateur (que je lis peu).

        Ce numéro spécial était consacré à la campagne électorale américaine qui agitait le pays.

        Deux journalistes traversaient les USA d’ouest en est et rencontraient des gens éloignés des mégalopoles : des ruraux ou des urbains de petites villes.  

        Un travail honnête, au ras, loin du clinquant boboïsant de Palo Alto.

        Cette lecture me questionna : serait-il possible que Donald dévora Minnie ?

        Ce qui arriva.

        Affûté par cet événement tragique et burlesque, je décidai d’approfondir ma connaissance typo sociologique des États-Unis.

        J’attaquai trois bouquins, celui d’un Français qui relatait ses impressions d’un long séjour dans ce pays, un autre d’un assistant social yankee qui racontait ses expériences professionnelles chez les Rednecks et un troisième (Hillbillie élégie) qui retraçait le quotidien d’une jeunesse vécue par son auteur dans les Appalaches (secteur où Trump fit son meilleur score). Édifiant.

        Donc, constatant que son socle électoral n’est même pas fissuré et que sa communication de klaxon tonitruant marche à tous les coups, j’en suis arrivé à cette espèce de conclusion ébouriffante qu’il a toutes les chances d’être réélu sauf accident de santé.

        Et ce qui se pratique là-bas pourrait bien arriver chez nous…

        Il serait bon que Terra Nova oriente sa boussole dans une autre direction.


      • mmbbb 13 janvier 11:33

        @bob de lyon je doute c est la premiere fois que je vois des migrants a la gare de la Par Dieu Ces flux migratoires sont organisés et les medias a la solde de ces organisations Par ailleurs lorsque ce problème est abordé, l artillerie lourde est sortie : reac fascho xenophobe Tout ceci est tres bien huilé d autant plus que ces ONG ont une maitrise totale de leur action . Moi je m en tape mais ce sont les mioches des bisounours qui risquent de maudire ou hair leurs aieux Place des terreaux un groupe de bo bo faisaint un cercle en symbole a l accueil des ces migrants C ’est formidable . 


      • bob de lyon 13 janvier 11:56

        @bob de lyon

        Nous sommes probablement d’accord.

        Mais il y a le général et le particulier.

        La littérature d’Hervé LeBras, socio géographe, et d’autres qui démontrent qu’il n’y a pas de grand remplacement est certainement exacte. Cela, c’est le général…

        Le particulier, c’est quand je me retrouve dans un bus de la ligne N°12 et que j’ai l’impression de voyager dans un transport en commun de la ville de Dakar et que personne n’y parle Français.

        Parfois mon idéal humaniste (je pense être de gauche) est un tantinet ébréché parce que je pressens les difficultés qu’auront à supporter mes petits enfants. (Je suis un vieux monsieur).


      • bob de lyon 13 janvier 11:57
        @mmbbb

        Excusez-moi : la réponse ci-dessous vous était destinée


      • mmbbb 13 janvier 12:31

        @bob de lyon je lai compris Anecdote personnelle Je suis retourne en 2006 du cote de Nantua region de mon enfance . Bon a moins de me crever les yeux et en faisant de l anthropologie sans le savoir , la physionomie de la population avait changee , je me crus plutot en Anatolie puisque les femmes turques portaient un fichu .Cette region a ete sujette a une vague d islamisme radical Pasqua expulsa un iman Les intellos de l epoque furent chagrines . Onfry a le merite de demander des statistiques etniques Le Bras , c est un professeur qui ne veut pas faire de vague dans le cercle de la bien pensance. Et que dire de notre E Valls qui cherchait son « White » sur son marche . La problématique est que le multiculturalisme est une chimère L élite qui revendique l idee de cette mixite sociale s exempt des principes qu elle promeut , l art de cultiver l entre soi dans les quartiers à l abri des violences . La cherete de l immobilier a redessine de nouvelles states sociales urbaines La ville est devenu concentrique Merieu le pedago ecolo de Lyon habite Ainay . C est un quartier « white » tres tranquille et bien surveille Il est au chaud et n aura pas sa voiture flambée comme tous ses copains ecolo bobo , eco responsable et ayant une htper conscience Salutations .


      • bob de lyon 13 janvier 13:32

        @mmbbb

        Je connais la région de Nantua pour y avoir une maison de campagne à 20 km, dans le Bugey, près d’Hauteville.

        Vous connaissez certainement l’explication : l’appel de la main-d’œuvre turque nécessaire au développement de la Plastic Valley, c’est-à-dire d’Oyonnax.

        Il fallait loger les familles et après inventaire de l’habitat disponible au moindre coût, les familles furent réparties dans la région, si bien que l’on retrouve ces Anatoliens de Nantua jusqu’à Tenay, dans la vallée de l’Albarine, où ils succèdent à l’immigration espagnole.

        Il y a quelques années, le Maire d’Hauteville qui fut contraint par le Préfet de reloger 350 migrants Albanais dans les sanatoria désaffectés, perdit son siège.

        Quel serait le résultat d’un franc débat national sur l’immigration et le choix des nationalités postulantes ?

        Sommes-nous si loin des trumpitades frénétiques dispersées par un portable ?


      • Parrhesia Parrhesia 13 janvier 17:38
        @bob de lyon
        Bonjour, bob de Lyon,
        >>>... j’ai l’impression de voyager dans un transport en commun de la ville de Dakar...<<<

        Votre impression est probablement juste, à ceci près que dans les transports en commun de la ville de Dakar, les voyageurs, quelle que soit leur origine, sont sans doute plus en sécurité que dans plusieurs de nos transports en commun français !
        Salut à vous les Wolofs et bonne journée à vous, bob de lyon.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 janvier 20:19

        @mmbbb
        Il y a près de 60 millions de déplacés dans le monde... .
        Ils ne viennent pas de la planète Mars, mais de pays où le plus souvent des conflits et des ingérences occidentales ont ruiné le pays ou fait fuir les populations.

        La Défense et la politique étrangère ne dépendent plus de Paris, mais de l’ OTAN,c’est à dire de Washington.
        A titre d’exemple, voici la liste des interventions militaires françaises depuis 2000.

        Et l’ OTAN, c’est 29 pays qui n’interviennent pas tous en même temps, ni au même endroit ...


      • Gil Hopkins 13 janvier 21:39

        @Fifi Brind_acier

        Dans Le Figaro du 15 juin, Eric Zemmour écrivait : "

        « Les intellectuels et juristes libéraux ont changé subrepticement la conception même de la démocratie qui n’est plus « le pouvoir du peuple par le peuple pour le peuple », mais « la protection des minorités" contre la loi de la majorité ».

        C’est exactement cela. Et quand on voit qu’aux Etats-Unis et au Canada, il y a des enfants drag queens, icônes des LGBT, que les autorités n’osent pas retirer à leurs parents, on se dit que le pire est à craindre.


      • bob de lyon 14 janvier 08:27
        @Parrhesia

        Bien vu.

        Pour avoir séjourner au Sénégal, je confirme : dans le « s’en fout la mort » (ils nomment ainsi leurs bus) ils parlent français.

        Et donc, je vous fait un aveu : je n’avais pas osé l’écrire.

        Bon dimanche.

      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 14 janvier 10:51

        @Gil Hopkins
        Sauf que Zemmour ne fait pas le lien entre la fin de la démocratie et les Traités européens... Les décisions économiques et sociales sont prises par la Troïka.

        L’Europe est un système supranational. Les décisions essentielles ne sont plus prises à Paris, mais à Bruxelles, à Francfort et à Washington pour le FMI et l’OTAN.

        Les électeurs peuvent voter et changer de bourricot à chaque élection, ils auront toujours la même politique libérale..., leur avis ne compte plus.

        Et quand l’avis des citoyens ne compte plus, quand on viole le résultat d’un referendum, et qu’on applique des lois décidées à l’étranger, il n’y a plus de démocratie

        Il reste aux Gouvernements européens les questions sociétales... et le droit de changer la couleur des rideaux de l’ Elysée et de Matignon.


      • Choucas Choucas 14 janvier 13:02

        @Gil Hopkins
        Les commandos au service du purinement mondialiste et du multi-akulti capitaliste contre la majorité des beaufs bas du front ont été théorisés par Foucault et autres.
         
        « Ce dont nous avons besoin c’est d’une philosophie politique qui ne soit pas construite autour de la souveraineté [du troupeau de beaufs ouvriers conservateurs]. Il faut couper la tête du Roi [de l’état et de la démocratie] »
        Foucault, pute sidaïque du Capital
         
        « Il faut favoriser une culture du dissensus œuvrant à approfondissement des positions particulières [geek, pédophile où barbu] et une ressingularisation des individus et des groupes humains [ghettos multiakulti et consuméristes] »
        Felix Guattari et Cohn Le Tripoté, revue du Purinement Sexialiste Universel
         
        « Le partage social et moral entre innocents et coupables doit lui-même être remis en cause : renverser la domination sereine du bien sur le mal, de l’ordre sur le désordre. » Foucault

         
        https://fr.sputniknews.com/societe/201307271022641657-cohn-bendit-et-les-verts-allemands-toujours-plus-accuses-de-pedophilie/

        https://books.google.fr/books?id=NMMGxzzDxj8C&pg=PA131&lpg=PA131


      • Gil Hopkins 14 janvier 15:40

        @Fifi Brind_acier

        « Il reste aux Gouvernements européens les questions sociétales... »

        Mais ce sont précisément les questions sociétales que ciblent Zemmour en dénonçant la captation de la démocratie au nom d’un antiracisme politique prenant la défense de toutes les minorités, du moment qu’elles remettent en cause notre civilisation et notre société, en les minant de l’intérieur.

        En France, les questions sociétales sont devenues de la compétence du lobby LGBT, des Indigènes de la République, du Conseil représentatif des associations noires, de SOS Racisme, du CRJF, du CRCM, de #balancetonporc, de SOS homophobie, et autres officines virtuoses de la trompeuse mobilisation facebookienne.


      • Gil Hopkins 14 janvier 15:48

        @Choucas

        « …contre la majorité des beaufs bas du front… »

        Il semble qu’ils soient contaminés à leur tour, si l’on en juge par les tronches de cette famille de Queen Creek (Arizona), dont les quatre membres (photo publiée par le Daily Mail), se déclarent transgenres y compris donc Mason, une fille/garçon de 11 ans, et Josh un garçon/fille de 13 ans, qui s’est découvert fille, vers ses 6-7 ans.

        Daniel Harrot, le « père » de la famille, est une femme biologique de 41 ans qui a commencé à se considérer comme un homme, après son deuxième accouchement, et sa fiancée, Shirley Austin (62 ans), est un homme biologique, décrit comme « grand, blond et souriant ».

        Outre de nombreuses photos sur Google, et le fait que le Times ait repris l’information, ce qui lui confère de la crédibilité, c’est le commentaire du site d’information Dailywire, selon lequel les « parents » sont des malades mentaux qui auraient besoin d’une assistance, plutôt que du soutien de la bien-pensance de gauche.


      • Parrhesia Parrhesia 14 janvier 16:29
        @bob de lyon
        Vous me rappelez avec bonheur la route de Rufisque...
        Merci pour cela et merci au Sénégal !!!

      • bibou1324 bibou1324 12 janvier 14:09

        Ecrire un article à propos d’un type qui a écrit un livre sur un type qui préside un autre pays avec lequel on n’a rien à voir, faut être motivé. D’autant plus quand on sait que le commerce extérieur français est de plus en plus tourné vers la Chine et la Russie (x3 en 10 ans) et que le commerce extérieur avec les USA ne cesse de décroître.


        Dit autrement, c’est quoi cette obsession avec les USA et Trump ? Oui, Trump est raciste et menteur comme un arracheur de dent. Et alors ? En quoi votre opinion, ou même l’opinion de l’intégralité des français, importe sur ce sujet ?

        Dit autrement, cet article sert à quoi ?

        • Gil Hopkins 12 janvier 16:18

          @bibou1324

          « Dit autrement, cet article sert à quoi ? »

          Un peu comme tout ce qui s’écrit : tenter se satisfaire la curiosité de celui qui a envie de lire.

           


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 janvier 20:58

          @bibou1324
          Quant on vit dans un pays européen qui fait partie de l’OTAN, tout ce qui se passe aux USA va avoir des répercussions en Europe...


          Il y a un autre livre qui est sorti juste avant cette compilation de fake news, signé par Trump : « Stratégie de la sécurité nationale aux USA », qui crache le morceau sur les vraies inquiétudes qui saisit les dirigeants américains : la fin du dollar, la montée en puissance de la Chine et de la Russie et la fin de l’hégémonie mondiale des USA... .

          Que faut-il faire ? Ben... tout ce qui est possible, y compris l’option militaire...

          "(...) Parmi “tous les outils “ est compris évidemment le militaire, où les USA sont en position supérieure. Comme soulignait le document stratégique de l’administration Obama, “nous possédons une force militaire dont la puissance, la technologie et la portée géostratégique n’a pas d’égal dans l’histoire de l’humanité ; nous avons l’Otan, la plus forte alliance du monde”.

          La “stratégie de la sécurité nationale des Etats-Unis”, signée par Trump, implique ainsi l’Italie et les autres pays de l’Otan, appelés à renforcer leur flanc oriental contre l’”agression russe”, et à consacrer au moins 2% de leur PIB à la dépense militaire et 20% de celle-ci à l’acquisition de nouvelles forces et armes.

          L’Europe part en guerre, mais on n’en parle pas dans les débats télévisés : ce n’est pas un thème électoral."


        • OMAR 12 janvier 16:34

          Omar9

          Là, par contre, où le doute n’est absolument pas permis, est que Trump est un chien de la secte wahhabo-sioniste, et un haineux antimusulman...

          https://www.lorientlejour.com/article/1088200/trump-lami-des-sionistes-ultraconservateurs.html

          Et que les « quelques » dégâts écologiques occasionnes à Californie, prouvent toute son idiotie et son ignorance sur les risques du réchauffement de la Terre.

          https://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Environnement/Le-cout-catastrophes-naturelles-encore-augmente-2017-2018-01-05-1200903816



          • mmbbb 13 janvier 10:40

            @Fifi Brind_acier bien sur j ai toujours admire ces liberaux dont vous rejoignez la meute qui nous affirment que depuis 30 ans le climat est stable et se refroidit. Allez à Chamonix le glacier des Bossons et les autres glaciers se contractent La mer de glace n ’existe plus au pied du Montenvert La voie Bonatti des Drus n ’existe plus. effondrement J ai habite pres de nantua au debut du XIX le lac de Sylans gelait sur 80 à 1 metre et la glace et etait expediee dans la France. Bon sur l echelle geolique une petite seconde . Et ce que ne dise pas ces chers scientifiques il y a 10 000 ans ou plus il y avait peu d hommes Aujourd hui rechauffement anthropocène ou pas ( querelle d experts qui se balancent leurs courbes a la gueule, guerre de tranchee entre les pro et les anti GIEC ) ces scientifiques oublient cette chose essentielle comment gerer ces flux humains . Votre mentor n a pas la solution et n evoque pas le problème Donc votre lien est absurde Aucun scientifique n explique la variation de cette amplitude thermique sur une si faible période, les courbes se ressemblent et obeissent a la loi des fractales L essentiel est la il y a 7000 la terre comptait t elle 7 milliards d humain ? Dissocier ces deux problèmes est absurde Les scientifiques comme Lavau dans ce media n ont qu une vision partielle du probleme. Voila Monsieur le professeur 0, 8 %


          • OMAR 13 janvier 15:03

            Omar9

            @Fifi Brind_acier

            Et l’Afrique est composée de « pays de merde » ?


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 janvier 20:27

            @mmbbb
            Vous comprenez qu’un phénomène ne soit pas linéaire, mais avec des hauts et des bas ? Vous avez regardé le document en lien ?

            Vous savez que la terre s’est refroidie et réchauffée plusieurs fois ?

            Je ne crois pas que le Front National y soit pour quelque chose.
            Ni que Marine ait quelques pouvoirs que ce soit sur l’activité du soleil, sur le Gulf Stream ou sur le courant El Nino.


          • Cateaufoncel 12 janvier 17:49

            Le harcèlement que subit Trump n’est pas sans rappeler celui qui a été infligé à Berlusconi à partir de 1994.

            Bien que ça n’ait été que dans des « proportions italiennes », l’opinion publique s’est lassée et elle a majoritairement basculé du côté du Cavaliere, parce que, arrivé à un certain niveau de gré de pression, beaucoup de gens ont l’impression qu’on veut leur dicter pour qui voter et pour qui ne pas voter... Et ça, ça passe mal.


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 janvier 21:09

              @Cateaufoncel
              Et vous savez pourquoi cette cabale contre Berlusconi ?
              Parce qu’il refusait d’appliquer les réformes imposées par Bruxelles.


              Il a été viré et remplacé par Mario Monti, un ancien de chez Goldman Sachs...

              Puis c’est Matteo Renzi qui a fait le job, en détruisant en 2014, le droit du travail.

            • Cateaufoncel 13 janvier 13:46

              @Fifi Brind_acier

              "Et vous savez pourquoi cette cabale contre Berlusconi ?"

              Non, non, on n’est pas sur le même plan, Je vous parle de 1994, quand Berlusconi a décidé de lancer à trois ou quatre mois des élections générales, un nouveau parti politique, pour contrer le Parti communiste, transformé, en 1991, en Parti Démocratique de la Gauche.

              A ce moment-là, les partis de centre droit (démocratie chrétienne) et de centre gauche (PS - dont Berlusconi était proche), ainsi que des formations moins étoffée comme le parti républicain et le parti libéral étaient par des poursuites engagée pour ne nombreuses magouilles dont avaient les dirigeants de tous les partis, à l’exceptions de l’ex-PCI, de la Ligue du Nord (identitaire) et de le Mouvement social, ouvertement néo fasciste.

              Les ex-communistes sont certains de remporter triomphalement les élections du 27 mars et de s’y installer pour vingt ans au moins, le temps que les partis des corrompus se refassent une virginité. Aussi, lorsque, le 26 janvier, Berlusconi annonce la création d’un nouveau parti, Forza Italia, et sa décision d’être candidat à la présidence du gouvernement, l’extrême gauche salue son « entrée sur le terrain » (discesa in campo) d’un éclat de rire homérique et inextinguible.

              Deux mois plus tard, personne ne rigole plus. Berlusconi a gagné, et, dès le lendemain, sans crainte de la contradiction, les vaincus répandent la rumeur que le « battu d’avance » s’était lancé en politique, pour échapper à des poursuites judiciaires, grâce à son immunité. Cette thèse sera répandue en France, par François Giroud.

              Par la suite, plus de cent procédures judiciaires seront lancées contre Berlusconi, dont une seule, à ma connaissance, aboutira à une condamnation, une fraude fiscale dans l’une de ses entreprises, qui sera sanctionnée par des travaux d’intérêt général – qu’il accomplira dans un asile de vieux – et surtout son inéligibilité jusqu’en 2019. Mais même s’il ne sera pas candidat, il sera l’un des acteurs majeurs des législatives du 4 mars prochain.

              Je ne sais pas à quoi il en est sur la question européenne, mais il ne pourra rien faire sans l’apport des antieuropéens de la Ligue du Nord et de Fratelli d’Italia-Alleanza nazionale, classé parti populiste de droite, par Wikipedia. Je ne sais pas non plus où en est le parti de Beppe Grillo, Cinque Stelle, des eurosceptiques allié au groupe de Nigel Farage, sur le plan européen, mais qui après le Brexit, avaient tenté de se rapprpocher du groupe de l’eurogaga Verhofstadt. Ce gens de trucs qui font que j’ai, depuis longtemps, renoncé à comprendre la politique italienne.


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 janvier 20:29

              @Cateaufoncel
              Je vous avoue que l’avenir de Berlusconi ne m’empêche pas de dormir...


            • Cateaufoncel 13 janvier 21:24

              @Fifi Brind_acier
               
              Moi, non plus, et d’autant moins qu’il va avoir 82 ans, mais son exemple montre qu’à trop pousser dans le harcèlement, il finit par se retourner contre les harceleurs. Tous ceux qui s’étaient ligués contre lui dans les 95-05, ont disparu de la scène politique, lui, il est toujours là.

              Et l’intérêt des prochaines législatives reste évident parce qu’elles pourraient envoyer une majorité eurosceptique au Parlement, une grande première dans l’ouest européen, et pour un pays fondateur.

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Gil Hopkins


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