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Accueil du site > Tribune Libre > Flo, la bien nommée...

Flo, la bien nommée...

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Cette chanson de Pierre Bachelet, intitulée Flo, est un bel hommage à Florence Arthaud : le texte se présente sous la forme d'un dialogue entre la jeune femme et Pierre Bachelet lui-même... une sorte de dialogue feutré, plein de tendresse...

 

L'auteur joue sur le prénom, en forme de diminutif, "Flo", qui suggère, bien sûr, les vagues de la mer, chères à la jeune femme... Le poète s'adresse familièrement à elle, il la tutoie, évoquant son prénom et l'associant à "la marée, à Saint Malo"...

 

Il n'oublie pas de souligner la couleur bleue de ses yeux dans l'expression, emplie de poésie : "sous tes paupières ultra-marines", et il perçoit, dans ce regard, associé à la mer, une impression de solitude, liée à la navigation et aux bateaux...

 

La réponse de la jeune femme, qui suit, joue, aussi, sur le prénom de l'auteur, Pierre, puisque celui-ci est comparé à "un rocher sur la lande", une sorte de rocher inébranlable qui voit passer "des rivières"...

 

Le refrain insiste sur l'idée de diversité, de particularité, avec l'emploi répété du pronom indéfini "chacun", chaque être a ses passions, ses affinités, mais, malgré les différences, certains se retrouvent dans une harmonie...

 

Rochers et oiseaux sont, ainsi, amenés à se retrouver sous "le ciel immense", belle image qui symbolise une sorte d'union et d'amitié entre deux êtres aux goûts divergents..

Guidées par le destin, des mains se croisent, se retrouvent pour se quitter...

 

Le dialogue se poursuit, avec les propos de la jeune femme qui s'adresse au poète : celle-ci évoque son voilier, comparé à un oiseau qui s'envole, on ressent une impression de liberté, d'évasion, mais en même temps, une forme de fragilité et de cruauté de la vie "j'ai le coeur sans illusion" dit-elle et immanquablement, elle voit le rocher comme un écueil, un danger...

 

Le dernier couplet nous fait entendre les paroles de l'auteur, en forme d'hommage :

Même si la pluie te mouille parfois
Les vagues tournent autour de toi
C'est toi qui les mènes en bateau...

Le poète suggère la violence des vagues qui déferlent, avec cette image de "la pluie" qui transperce, il nous fait voir une mer menaçante, avec ces vagues qui encerclent la jeune femme... Mais dans le dernier vers, grâce à un subtil jeu de mots, et une expression familière détournée, il montre toute l'habileté, l'adresse de la navigatrice, face à la mer : voilà qu'elle mène les vagues en bateau, qu'elle s'en amuse, les dompte...

 

La mélodie pleine d'émotion et de tendresse s'adoucit, encore, dans le refrain et unit les deux personnages...

 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2015/03/flo-la-bien-nommee.html

 

Vidéo :

 

 


Moyenne des avis sur cet article :  2.12/5   (17 votes)




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16 réactions à cet article    


  • troletbuse troletbuse 25 février 19:03

    Bachelet il ne serait pas mort du Covid, par hasard ?


    • Jeekes Jeekes 25 février 20:38

      @troletbuse
       
       
      Pô du tout, il s’est étranglé en avalant sa muselière !
      C’est con, il venait tout juste de se faire vaxinner... 
       
      Vous marrez pas bande de ceci-cela, c’est emmanuelle qui me l’a dit.
      Emmanuelle, hein ?
      Pas la tafiole, l’autre, la scandinave...
       

       


    • Abou Antoun Abou Antoun 25 février 23:13

      @Jeekes
      l’autre, la scandinave...
      Sylvia Kristel était hollandaise.


    • troletbuse troletbuse 26 février 09:24

      @Abou Antoun
      Fan de Hollandouille ? Non. Pas longtemps alors : décédée en octobre 2012  smiley


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 25 février 20:28

      Si le poète il s’envoie pas la gonzesse avec ce baratin, c’est qu’elle en a rien à cirer de ses couillonnades et qu’elle a déjà trouvé un coquin, pace que le gars, il emballe sec ! .


      • Jeekes Jeekes 25 février 20:34

        Suggestions pour les prochaines z’explications de texte de marie-rose :

         

        Fernande (je bande),

        La p’tite Charlotte (qui vient chercher sa culotte),

        Le curé de Camaret (qu’a les couilles qui pendent),

        D’autres textes ’’tous pleins d’émotion et de tendresse’’ à venir.

         

        Faudrait quand même voir à pas lui faire péter un neurone !

         

        Tant d’émotions de ces z’auteurs du temps passé devraient lui titiller le bulbe. J’ai hâte d’en mieux connaitre toutes les racines gréco-romaines, les labiales, les nasales, les gutturales, les chuintantes...

         

        Les gars, on va se régaler !

         

         


        • juluch juluch 25 février 21:58

          Pierre Bachelet et des chansons inoubliables !!!





          • vesjem vesjem 26 février 17:52

            @rosemar
            merci, rosemar, pour ces rappels


          • rosemar rosemar 26 février 23:36

            @vesjem

            Cela fait du bien d’écouter Pierre Bachelet...


          • CYRUS CYRUS 26 février 23:40

            @rosemar

            oui c’ est vrai ...

            autant trenet , ou mireille mathieu me laisse froid ...
            autant bachelet , brel , barbara ou brasens , me parlent 

            que des B smiley je dooit etre aBonné smiley


          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 25 février 22:17

            Lorsque les gens s’approprient une chanson : « les corons » stade Bollaert . Youtube.


            • rosemar rosemar 25 février 22:47

              @Aita Pea Pea

              Voici le lien :

              https://youtu.be/aJRK-PQvmqc

              Quelle ferveur !


            • ZenZoe ZenZoe 26 février 09:08

              Bachelet, Arthaud. L’amoureux des mots et l’amoureuse de la mer, partis pour toujours et bien trop tôt.

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