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Fukushima, 6 ans déjà...

6 ans déjà...

La centrale de Fukushima, un des sites les plus sensibles du Japon, construit en front de mer, comportait 6 réacteurs nucléaires, 6 réacteurs installés en bord de mer !

Quand on connaît la fréquence des tremblements de terre dans ce pays, avec les possibilités de tsunamis, on se dit que l'inconscience humaine est terrible...

Tremblement de terre, tsunami, raz-de-marée : le 11 mars 2011, une vague submerge la centrale et envahit le site, l'eau inonde les sous-sols, les réacteurs n'ont plus aucune source d'électricité, leur système de refroidissement s'arrête, l'uranium chauffe intensément, le coeur du réacteur est susceptible de rentrer en fusion et d'exploser.

A ce moment, personne n'a de solution : l'entreprise Tepco qui gère la centrale est dépassée, car personne n'avait prévu une telle catastrophe et un tsunami aussi puissant.

En France, l'IRSN, l'institut de radio protection et de sûreté nucléaire est prévenu par une source interne à Tepco de la situation à Fukushima...

Le Japon est le jumeau nucléaire de la France, avec ses 17 centrales. Des ingénieurs sont mobilisés : il s'agit d'anticiper l'éventuelle arrivée d'un nuage radio-actif sur la France.

6 heures après le tsunami, dans la salle des commandes, les 24 opérateurs observent l'état du réacteur n° 1 : ils ignorent que faute d'électricité, leurs instruments de mesure sont déréglés. Deux techniciens inspectent l'installation, l'alarme de leur dosimètre se met, alors, à sonner. La radioactivité est très supérieure à la normale.

Le réacteur n'est plus sous contrôle : la fusion a commencé, l'eau chargée de refroidir le combustible s'est évaporée, la température atteint plus de 2800 degrés.

Le Japon connaît, alors, un véritable chaos : le tsunami a fait 19000 morts et 310000 sinistrés.

Les scientifiques japonais sont désemparés face à l'ampleur de la catastrophe. Il est urgent de rétablir l'électricité : on amène un groupe électrogène, mais les câbles ne correspondent pas et ne peuvent être connectés.

On le sait maintenant : de nombreuses erreurs humaines et improvisations ont aggravé cette catastrophe nucléaire.

Dans un domaine si sensible, ces erreurs et ces approximations sont incroyables.

Le premier ministre se rend sur place : il faut évacuer les gaz afin d'éviter l'explosion du réacteur.... deux opérateurs se portent volontaires pour se rendre dans la zone irradiée et ouvrir les vannes, mais c'est un échec. Une autre équipe est envoyée et parvient à libérer les gaz accumulés dans le réacteur.

Il faut injecter de l'eau dans la centrale : des pompiers sont dépêchés mais le bâtiment du réacteur 1 explose, c'est le toit du bâtiment qui a été soufflé.

La population japonaise est, alors, informée bien tardivement de ce qui se passe à Fukushima.

En France, une réunion d'urgence est organisée à Matignon : comment parler de Fukushima aux français ? L'avenir de l'industrie nucléaire est en jeu... Pour Eric Besson, alors ministre de l'industrie, mieux vaut minimiser l'accident.

La France est le pays du nucléaire... Eric Besson déclare donc : "C'est un accident grave mais ce n'est pas une catastrophe nucléaire...." Il faut, bien sûr, éviter que ne se répande la peur.

Puis, c'est une nouvelle alerte dans le réacteur n° 3, avec une menace d'explosion : deux opérateurs sont chargés d'ouvrir des soupapes et libérer la pression, mais face à la chaleur insoutenable, ils renoncent.

Finalement, des techniciens branchent des batteries de voiture sur les tableaux de commande du réacteur afin d'ouvrir les soupapes, mais la fusion a commencé.

Un deuxième réacteur est sur le point d'exploser. Le vent pousse les rejets radio-actifs vers la capitale, Tokyo.

 L'ambassadeur de France publie un message pour conseiller aux ressortissants français de s'éloigner de la région de Tokyo.

Le gouvernement français, lui, préfère communiquer sur le tsunami, plutôt que sur la catastrophe de la centrale.

 

Au Japon, le réacteur 3 explose : le combustible se répand dans les sous-sols du bâtiment. La situation est grave : l 'IRSN annonce que le coeur en fusion s'est échappé de son confinement, il pénètre dans la dalle.

Seule solution : injecter constamment de l'eau pour refroidir le réacteur.

Le premier ministre demande à des japonais de se sacrifier et de rester sur place...

Puis c'est au tour du réacteur 3 d'exploser : des salariés sont désignés pour intervenir encore sur la centrale, ils font du bricolage. Tout l'univers de la centrale est hautement radio-actif.

Angela Merkel annonce, alors, l'arrêt du nucléaire dans son pays : le gouvernement français craint la contagion.

François Fillon, alors premier ministre décide de tester tous les réacteurs de l'hexagone, afin de contrebalancer la décision allemande.

Après un audit, la décision est prise de construire des bunkers pour protéger les centrales, mais les générateurs de secours auraient une durée limitée.

Des pompiers d'élite japonais sont, enfin, envoyés à Fukushima : de l'eau est alors projetée en continu sur le réacteur n° 3, mais cette solution est provisoire.

Les ingénieurs français imaginent alors d'envoyer des robots, mais les japonais refusent cette offre, ils veulent, aussi, des techniciens compétents pour diriger ces robots.

La France expédie finalement des tonnes de matériel périmé à la place des robots. Quant à la directrice d'Areva, Anne Lauvergeon, elle déclare n'avoir rien su de ces ratages !! 

Le premier ministre japonais annonce la fin du nucléaire dans son pays. Nicolas Sarkozy vient, alors, au Japon pour plaider la cause du nucléaire.

 

Maintenant encore, la centrale de Fukushima continue à polluer l'environnement : le sol est irradié, dans un rayon de 30 km, les villages sont inhabitables, les japonais évacués doivent régulièrement subir des contrôles de santé.

 

6 ans après, seule l'Allemagne a abandonné le nucléaire... Le Japon a rouvert 3 centrales...

 

Dans le monde, 68 nouveaux réacteurs sont en construction.

L'industrie du nucléaire continue à vendre des centrales un peu partout dans le monde...

 

 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2017/02/fukushima-6-ans-deja.html

 

Source : une émission de France 2 : Cellule de crise...

http://pluzz.francetv.fr/videos/cellule_de_crise.html

 

Documents joints à cet article

Fukushima, 6 ans déjà...

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42 réactions à cet article    


  • Patrick Samba Patrick Samba 18 février 16:55

    Bonjour,

    ce lien, http://pluzz.francetv.fr/videos/cellule_de_crise.html, indiqué par rosemar est le replay de France 2, qui ne dure en général que 8 jours.

    Ce reportage avait, dès sa diffusion, été posté sur Youtube en plusieurs exemplaires. Ils ont tous disparus... chère omerta.... Et pourtant outre bien des aspects essentiels d’information, il y en avait une qui aurait bien satisfait les pronucs : malgré l’appel au sacrifice du 1e ministre japonais, figurez-vous qu’il y est dit qu’il n’y a eu aucun mort. Même pas le directeur de la centrale.
    De Paris à Fukushima, les secrets d’une catastrophe - youtube

    S’il y a parmi les lecteurs des personnes capables de le transférer sur youtube et dailymotion avant sa disparition sur France 2, surtout ne vous en privez pas.


    • joletaxi 18 février 17:50

      @Patrick Samba

      c’est dur hein ?
      Fuku c’est zéro mort, zéro la tête à Toto

      allez creusez encore on ne sait jamais, vous trouverez peut-être du pétrole


    • rosemar rosemar 18 février 18:53

      @joletaxi

      On ne connaît pas encore toutes les conséquences de la catastrophe de Fukushima : des risques de maladies à venir, des cancers.
      Quant à la pollution du site, elle est bien réelle.

    • Xenozoid Xenozoid 18 février 18:57

      @rosemar

      ben oui joe sait très bien que tout le monde en vie,il vous diras pas si c ést empoisoné et pourquoi ils envoient un robot et pas des sdf

    • pissefroid pissefroid 19 février 17:01

      @Patrick Samba

      Si vous regardez la video sur pluzz.francetv.fr,

      le générique de fin précise que c’est une production Brainworks, et que les droits sont réservés.

      Il n’est donc pas étonnant que la diffusion ne soit pas libre.



    • joletaxi 18 février 17:54

      l’auteur

      je suis scandalisé, et très en colère

      c’est la 2° nartik sur ce sujet,
      une fois pour toutes, c’est un domaine strictement réservé au Mage.
      pour le moment, il fait les poubelles, mais ce n’est pas une raison pour vous arroger le droit de venir piétiner ses plates bandes

      c’est intolérable


      • rosemar rosemar 18 février 18:54

        @joletaxi

        C’est qui, le Mage ? Je ne savais pas qu’il existait des sujets réservés... ??

      • gaijin gaijin 19 février 09:28

        @rosemar
        n’écoutez pas jo quand il a finit ses châteaux de sable il vient polluer tous les articles sur le nucléaire
        en fait il parle d’olivier cabanel qui assure le relais des informations sur le nucléaire mais comme vous êtes la seconde a poster récemment un article sur le sujet il a les boules .....alors continuez !
        pauvre jo .......... smiley


      • pissefroid pissefroid 18 février 18:30

        Il faut rappeler, à nouveau, que l’accident de fukushima dai-ichi, concerne des réacteurs à eau bouillante.

        Les réacteurs français sont des réacteurs à eau pressurisée avec enceinte de confinement (bâtiment réacteur, c’est le dôme que l’on aperçoit en passant près de tricastin ou près de cruas).

        En France l’accident de three mile island est une base de discussion plus réaliste que l’accident de fukushima dai-ichi.


        • sls0 sls0 18 février 19:39

          @pissefroid
          Et oui, c’est comparer la sécurité de freinage d’un camion et d’une voiture. Le premier sans fluide ça freine, la seconde sans fluide plus de freins.
          Le PWR devient anti réactif avec la température, il faut toujours le pousser, le BWR c’est l’inverse.
          Il y a un échangeur (une barrière supplémentaire) entre le réacteur et la turbine dans le PWR, rien dans le cas du BWR.

          L’IRSN a fait une analyse sérieuse et sur son site il y a les derniers éléments disponibles.
          Désolé pour l’auteure, ce n’est pas en rime, ce n’est pas de la poésie, c’est plus technique.
          Ca fait appelle à l’intelligence et non à l’émotionnel.


        • Xenozoid Xenozoid 18 février 19:44

          @sls0

          alors ils envoient des robots juste pour faire de la réclame a toshiba ?
          c’est le coté émotionel ?

        • sls0 sls0 18 février 20:35

          @Xenozoid
          alors ils envoient des robots juste pour faire de la réclame a toshiba ?c’est le coté émotionel ?
          Il envoient des robots qui résistent beaucoup plus que les humains.
          Non ils font leur boulot.
          Même équipés de caméras CCD qui résistent plus il faudra encore quelques années pour approcher du corium. Il faut attendre la décroissance.
          Pour l’instant ils font du repérage, il n’y a que cela qu’il peuvent faire.
          Plus on en sait plus on peut évaluer les risques et y mettre des parades.
          A Tree Miles Island il y a aussi eu du corium, c’est seulement en 2009 que le boulot de nettoyage à été fini.
          Bon TMI c’était du PWR, les conséquences sont normalement moins grave.
          TMI, Tchernobyl et Fukushima, trois fusions de coeur, une c’était dans du PWR, coté incidence sur l’extérieur c’est différent.


        • Xenozoid Xenozoid 18 février 20:44

          @sls0

          alors ils ont le controle et on ne sait rien car on est trop cons ?
          en gros avant c’etait pareile pas de panique,pourquoi c’a changerait ?

        • rosemar rosemar 18 février 21:09

          @sls0


          Merci pour le lien, mais le reportage n’évoque pas du tout les conséquences de cette catastrophe sur la population, et sur les employés de la centrale...

          Une grosse lacune, tout de même...

        • sls0 sls0 19 février 03:41

          @rosemar
          L’IRSN maitrise le sujet, ce n’est pas un reportage mais une étude sérieuse. Cette vidéo ne concerne que l’accident de fusion.
          Je suis même certain que les japonais ont dû apprécié leur venue et leur aide car ce sont des pointures, en contre partie ils ont peut être moins apprécié le coté transparence de l’IRNS.
          Un exemple de transparence, un essai de fusion de combustible. Suite à cet essai remettant en cause les notes de calculs, des enceintes de confinement ont reçu un revêtement en résine.
          Je suppose que dans d’autres pays, les autorités de sûreté ont fait la même demande aux exploitants.
          Leurs résultats d’études sont publiés, on ne peut pas passer à coté.
          Pour les conséquences sur la population le mieux est d’aller sur leur site.
          Il y a assez de doctorants qui publient leur thèse pour trouver son bonheur sur des sujets pointus.


        • sls0 sls0 19 février 04:48

          @Xenozoid
          alors ils ont le controle et on ne sait rien car on est trop cons ?en gros avant c’etait pareile pas de panique,pourquoi c’a changerait ?

          Le contrôle c’est vite dit, pour parler de contrôle il faut connaitre l’état de l’installation, s’ils envoient des robots c’est parce qu’ils ont des questions sans réponse.
          Si je me base sur le rapport 2016 de l’IRSN, c’est en bonne voie.
          Ils injectent 5m³/h pour refroidir à 20-50°, ça implique qu’il doit rester une puissance résiduelle de 60-150kW, ça devient maitrisable.
          Ils ont l’équipement maintenant pour traiter l’eau contaminée (ils en ont un sacré stock de flotte à traiter).

          Pour les eaux souterraines ils récupèrent tout sauf le tritium. Radiologiquement il est pas trop chiant, en 9 jours le corps l’élimine. L’énergie moyenne de l’électron est exceptionnellement faible : 5,7 keV à comparer avec plusieurs centaines de keV en général pour les désintégrations bêta. Par ailleurs, le tritium n’émet pas de rayons gamma.
          C’est pas le fait qu’il pas trop chiant radiologiquement parlant qu’on le récupère pas, il est trop petit, il passe entre les mailles du filet, un peu comme l’hélium son cousin.

          Pour l’évacuation des piscines de désactivation, ils reportent de 4 ans, le combustible sera moins radioactif et ils sécurisent les piscines, c’est plus un changement de scénario qu’un retard. C’est pas plus mal, au pif ils en ont pour 30 à 50 ans, ça ne sert plus à rien de courir et faire des conneries.

          Ce n’est quand même pas le Pérou mais le pire est passé.

          Le bon coté des choses, en France ils ont dû prendre en compte l’impossible c’est pas plus mal, du tsunami sismique coté Manche c’est pas trop à la mode, mais dans les archives du moyen âge à Douvres, une vague à déposé un bateau en ville, aux temps préhistoriques, il y a des coquillages qui se sont déposé à 60m d’altitude en Ecosse. Des glissements de sédiments ça arrive aussi.


        • gaijin gaijin 19 février 09:30

          @sls0
          " Et oui, c’est comparer la sécurité de freinage d’un camion et d’une voiture. Le premier sans fluide ça freine, la seconde sans fluide plus de freins. "
          mais dans les deux cas ( et tous les autres ) la plupart des accidents viennent du conducteur et on compte zéro accident causés par des véhicules a l’arrêt ........


        • sls0 sls0 19 février 20:41

          @gaijin
          Effectivement, à l’arrêt beaucoup moins de problème d’incident ou d’accident. N’oubliez pas que pour donner votre avis avec les centrales nucléaires françaises à l’arrêt il ne vous reste que le tam tam ou le coursier.
          Une voiture sans fluide de freinage et on va dans le mur, ce qui n’est pas le cas du camion qui s’arrête ou plutôt qui ne démarre pas, il y a un coté sécurisant quand même.
          Cela dit, ces deux engins font plus de morts que le nucléaire, dans la priorité d’arrêt d’emploi, ils sont bien placés. Pour nos échanges ils ne sont pas nécessaires, le nucléaire pour vous est nécessaire, personnellement chez moi c’est assez barrages hydrauliques je peux me passer du nucléaire, le pays est gâté par sont relief et ses pluies et en plus les gens ne gaspillent pas l’énergie ce qui est le cas de la France. (rapport de 5)
          Etant donné la rigueur locale, le jour où ils installent du nucléaire je retourne en France, c’est déjà les plus mauvais conducteurs mondiaux, pour la conduite d’une centrale nucléaire j’ai de gros doutes.


        • JMBerniolles 18 février 19:54
          Nous commençons à avoir l’habitude d’articles mal informés, tendancieux, et souvent insultants pour le Japon et notamment ses techniciens du nucléaire à propos des accidents nucléaires de Fukushima Dai-ichi.

          Nous avons un exemple de plus avec ce texte. Et cela commence avec le titre, très mal venu.
          Effectivement le 11 mars 2011 des catastrophes naturelles apocalyptiques (dont notre pays est épargné) ont frappé le Japon et sur sa partie Nord est. Le séisme, du à l’affrontement de plaques tectoniques et continentales sur une distance de l’ordre de 500 à 1000 kms a eu lieu dans l’espace marin à environ 80 kms des côtes. Il a été évalué au niveau 9, c’est à dire encore plus fort que son précédent historique, le séisme Jogan, en l’an 869, créé par les mêmes causes. 3 centrales nucléaires, pour 13 réacteurs nucléaires étaient dans la zone terrestre d’impact maximum du séisme, niveau un peu supérieur à 6 en fonction de l’amortissement et de la dispersion des secousses depuis les zones centrales du séisme. Centrales d’Onagawa, de Fukushima Dai-ichi, et Fukushima Daini.

          Tous les réacteurs en fonctionnement ont été arrêtés dans la procédure d’arrêt d’urgence. Et finalement seuls 3 réacteurs nucléaires ont été amenés à l’accident grave.

          L’insulte fondamentale vis à vis du Japon lorsque l’on évoque ces catastrophes, séismes et tsunami, est de passer sous silence les plus de 20.000 morts provoquées par le tsunami essentiellement. Alors que justement pendant ces 6 années, aucun décès n’a pu être attribué aux irradiations subies à la suite des fuites et retombées de radioactivité. Ceci est d’ailleurs tout à fait cohérent avec les estimations qui ont été faites par l’US-DOE (sûreté américaine qui a effectué les mesures de radioactivité et les doses d’irradiation dans l’environnement), le MIT américain et finalement l’OMS, qui faisaient état d’une impact sanitaire très faible sur les populations, avec quelques problèmes limités sur les jeunes. Ces pourquoi tous les jeunes, [0-18 ans en 2011] des régions touchées font l’objet d’un suivi sanitaire sérieux quasiment depuis le début. Cela concerne de l’ordre de 360.000 jeunes. L’impact sanitaire le plus sérieux concernant les techniciens de la Tepco qui sont intervenus dans les premières semaines et mois des accidents nucléaires. 2 techniciens ont intégré une dose de plus de 600 millisieverts, 6 sont au-dessus de 200 millisieverts et à peu près 100 ont dépassé les 100 milliseverts soit le seuil des faibles doses. Aucun n’est décédé à ce jour.

          Mis à part une unité de décontamination en Césium radioactifs mise en place par Areva, qui a été largement supplantés par des modules de décontaminations venant des USA puis mis au point par Toshiba, la contribution de la France a été quasiment nulle. Notre pays s’est finalement surtout illustré là bas par des interventions d’anti nucléaires, notamment celle d’Eva Joly pendant sa campagne présidentielle qui s’est distinguée au Japon, prédisant de nombreux morts chez les jeunes. Au moment où des organismes compétents affirmaient le contraire.

          Visiblement l’auteure de cet article n’a aucune compétence, ni la compréhension non plus, pour écrire un texte sur ce sujet complexe. C’est monnaie courante.
          Son idéologie aveugle la conduit aussi à insulter la poignée de techniciens japonais qui ont lutté à Fukushima Dai-ichi où 6 réacteurs nucléaires étaient en voie de développement d’un accident grave et sont parvenus à limiter les dégâts sur les trois réacteurs où ils n’ont pu empêcher la fusion des cœurs. Comme le montrent les investigations faites actuellement sous la cuve primaire du réacteur n°2. Il s’avère que la quasi totalité du corium repose sur le fond de la cuve primaire. Cela résulte du refroidissement par l’eau de mer que les techniciens ont réussi à mettre en place dans des conditions dantesques.

















          • rosemar rosemar 18 février 20:42

            @JMBerniolles

            Voilà un commentaire typique d’agoravox : visiblement, vous n’avez pas pas pris la peine de lire mon article : j’évoque clairement les victimes du tsunami et je n’insulte à aucun moment les japonais, je signale simplement des erreurs et des improvisations de la part de Tepco qui gérait la centrale.... des erreurs de communication, notamment...
            J’évoque également le fiasco de l’aide apportée par les français...
            Je ne suis spécialiste, je n’étais pas sur place, c’est sûr, vous non plus, je pense....

            J’ai écrit cet article à partir d’un reportage diffusé sur France 2 : le lien figure en bas de l’article...
            Je vous invite à le regarder...

          • JMBerniolles 18 février 21:53
            @rosemar

            Non, je ne suis qu’un spécialiste qui a étudié depuis le début le déroulement et l’évolution de la situation à Fukushima Daiichi et dans les Préfectures touchées Fukushima, Ibaraki...

            J’ai aussi écrit un livre en juin 2011, quand j’ai eu la certitude que les japonais allaient maitriser la situation, non sans problèmes, d’analyses sur les accidents nucléaires de Fukushima Daiichi qui a été publié par les éditions universitaires européennes.

            Sur le site de la centrale nucléaire l’unique source technique est la Tepco. Il faut savoir comprendre l’information, la recouper, voir l’évolution, c’est que j’ai fait régulièrement pendant des années.

            Si vous faites confiance à <France 2, Arte, Libé, Le Monde ... sur ce sujet et d’autres votre cas est désespéré. Je plaisante.
            Il y a plein d’autres sujets qui vous sont accessibles.

          • rosemar rosemar 18 février 22:10

            @JMBerniolles

            Le reportage de France 2 n’est pas du tout une charge contre les japonais, il montre la frilosité du gouvernement français à communiquer sur cette catastrophe... et pour cause, notre énergie vient principalement de l’industrie nucléaire qu’il fallait protéger.
            Quant aux conséquences sur la santé des japonais, nous n’avons pas suffisamment de recul pour évoquer ce sujet ??

          • gaijin gaijin 19 février 09:35

            @JMBerniolles
            puisque vous êtes aussi bien informé vous avez des détails sur l’emploi de burakumin par tepco ?


          • JMBerniolles 19 février 10:12
            @rosemar

            Ce n’est pas au gouvernement de communiquer sur se sujet qui concerne les japonais.

            L’IRSN notamment par la voix de quelqu’un que je connais un peu, Charles, a régulièrement données des informations, et également sur son site (notamment une carte des doses maximum intégrées dans les régions touchées, largement inférieures à 50 millisieverts).

            L’IRSN a aussi réalisé des mesures sur l’Iode radioactif qui a donné lieu à une lettre ridicule de Roland Desborde le responsable de la CRIIRAD a l’époque, adressée à l’IRSN.
            La concentration en Iode radioactif était tellement basse, voir inexistante que les mesures devaient s’étendre sur de longues périodes temporelles. Ce que n’avait pas compris cet illustre technicien.

            Les japonais ont mis en place assez tôt après un flottement initial du aux hommes politiques (là bas comme ici il y a beaucoup d’incompétents) un suivi médical concernant 2 millions de personnes environ. Par exemple d’incompétence, pendant les accidents des techniciens ont envoyé des données sur la dispersion des aérosols radioactifs en fonction de la météo, - qui a beaucoup joué-, aux Préfectures touchée, notamment celle de Fukushima. Ces données étaient sur les ordinateurs des services des Préfectures mais n’ont été prises en compte à aucun moment.

            Ce suivi est assuré par des hôpitaux sous la responsabilité des Professeurs de médecine.
            Parmi les cas de cancers de la thyroïde repéré sur des jeunes, quelques uns sont à attribuer aux irradiations par l’Iode radioactif dont une part a été émise sous forme gazeuse. 

            Contrairement à ce que vous pensez la période des cinq première années est cruciale pour évaluer l’impact sanitaire.

            Il est clair que les personnes les plus concernés par des problèmes de santé (avec les jeunes) sont les techniciens de la Tepco qui sont intervenus dans les premières semaines et mois. 
            * 2 techniciens ont intégré une dose biologique un peu supérieure à 600 millisieverts
            * 6 sont au-dessus des 200 millisieverts
            * Au total il y a de l’ordre de 100 techniciens qui sont au-dessus des 100 millisieverts soit la limite des faibles doses.

            Ils ont tous passé ce cap des 5 premières années. Mais restent malheureusement sous la menace de problèmes (Leucémie plus probablement puisqu’il s’agit d’irradiations externes) différés.

            Mise à part l’incertitude sur l’inhalation d’Iode radioactif à l’état gazeux par des jeunes, les doses intégrées par la population se situe très largement dans le domaine des petites doses.
            Et particulièrement elles sont toutes très largement inférieures aux 50 millisieverts qui constitue un seuil pour l’effet des rayonnements ionisants.
            Donc très rapidement des organismes comme l’US-DOE (sûreté américaine) et le prestigieux MIT, suivis ensuite par l’OMS ont déclaré que l’impact sanitaire sur les populations serait faible.

            Par contre il serait de la responsabilité du gouvernement de dire aux français que nous n’avons pas le même type de réacteur nucléaires que ceux de Fukushima Daiichi et qu’ils bénéficient d’une sûreté supérieure. Mais depuis des dizaines d’années nous avons des gouvernements peuplés d’anti nucléaires. Et il y a une certaine corrélation avec le fait que ces gouvernements nous mènent à la faillite.








          • gaijin gaijin 19 février 10:21

            @JMBerniolles
            " Mais depuis des dizaines d’années nous avons des gouvernements peuplés d’anti nucléaires. Et il y a une certaine corrélation avec le fait que ces gouvernements nous mènent à la faillite. "
            et le mec qui écrit ça il le fait depuis le pays le plus nucléarisé de la planète ....... smiley smiley smiley
            en suivant votre logique on devrait être plus riches que la suisse .......


          • JMBerniolles 19 février 10:25
            @gaijin

            Vous êtes doté d’une bonne paire d’œillères focalisée sur Greenpeace,

            Vous devriez d’ailleurs reprendre les prédictions de cette ONG au financement douteux, à propos de l’évolution à Fukushima Daiichi. Et comparer à la réalité.
            Greenpeace n’est pas la bienvenue au Japon. Et Greenpeace ne s’attendait pas à ce que le Japoin reprenne son nucléaire.

            A part cela, les taches les plus complexes à Fukushima Daiichi, dont les plus dangereuse sont assurées par les techniciens de la Tepco. Ponctuellement il peut y avoir de sources de radioactivité assez fortes sur le site (un coude de tuyauterie, une poche d’eaux radioactives... ) mais les travailleurs en sous traitance sont aussi suivi au niveau de la dosimétrie.
            Il y a eu quelques trafics (éléments d’atténuation des rayonnements sur les dosimètres) mais cela a été repéré par la Tepco.



          • gaijin gaijin 19 février 10:51

            @JMBerniolles
            « Vous êtes doté d’une bonne paire d’œillères focalisée sur Greenpeace, »
            pas le moins du monde je ne suis même pas écologiste simplement pour avoir de l’info je juge plus fiable les anti nucléaires que les pro ....( tous lien avec les mensonges de 86 étant un pur hasard )
            il serait fastidieux de refaire ici l’histoire des 6 dernières années pour vous prouver que l’on a eut plus d’info correcte et plus vite sur Avox que par BFM .............
            question japon je connais un peu la culture toujours sans nouvelle des burakumin ?


          • sarcastelle sarcastelle 19 février 11:59

            @gaijin

            .
            je juge plus fiable les anti nucléaires que les pro
            .
            Moi aussi. Je sais que dans des écrits pro je ne trouverai aucune innovation en physique. 

          • JMBerniolles 19 février 12:22
            @gaijin

            Vous vous rendez compte que vous confirmez ce que je dis....

            Mais vous avez raison de vous méfier des informations officielles, mais cela ne suffit pas.
            Il faut faire marcher sa tête.

            Le déclin de la France, préparé ^par le premier mandat Mitterrand, commence au début des années 90. Il s’accélère avec l’Euro et la désindustrialisation au tournant des années 2000.
            C’est précisément la période du moratoire sur les réacteurs nucléaires, depuis Civaux 1991, en passant par l’assassinat de Super Phénix jusqu’à lancement de l’EPR que la mouvance anti nucléaire n’a de cesse de freiner, au point que les réacteurs EPR construits en Chine vont être les premiers à démarrer.
            Ce n’est pas le hasard, il y a une corrélation complète entre le naufrage de notre pays et la politique anti nucléaire qui est menée depuis des décennies.

          • gaijin gaijin 19 février 14:16

            @JMBerniolles
            vous avez une étrange lecture de l’histoire
            alors le déclin de la france n’est pas du au renoncement a notre souveraineté financière en 73 ?
            pas a cause de la révolution de 68 instrumentalisée par les ricains ?
            pas a cause de la double défaite de la guerre de 39 45 qui a fait de nous les laquais des américains
            pas a cause des conneries de napoléon qui ont engendré la domination du monde par les anglo saxons ....

            étrange lecture ....


          • JMBerniolles 19 février 19:25
            @gaijin

            Je suis d’accord que des mesures tendant à la liberté des mouvements de capitaux ont commencé à faire basculer le capitalisme industriel vers un capitalisme financier [qui prospérait aussi avec les pétro dollars), mais il y avait encore en France une industrie très forte, ainsi qu’une recherche performante (mise au point de la micro électronique par exemple)
            C’est ainsi que les PWR ont pu être francisés et entièrement construits en France... 

            Le véritable tournant vers la perte de notre souveraineté a été Maastricht.
            C’est dans les années 90, notamment avec l’atroce gauche plurielle que notre patrimoine en général et industriel en particulier a commencé à être bradé. Les privatisations ont été nombreuses.

            Je me souviens aussi d’avoir été particulièrement scandalisé lorsque Jospin a proposé la branche d’instrumentation médicale de Thomson pour 1 Franc.
            Il y a toujours un effet retard sur les conséquences. Là nous sommes au cœur des catastrophes engendrées par l’installation du néo libéralisme et la soumission à l’Allemagne

          • Xenozoid Xenozoid 19 février 19:29

            @JMBerniolles


            il ne vous est jamais venu a l’idée,que la france est une illusion ?
            et que le pouvoir s’ent fout

            juste une remarque

          • gaijin gaijin 20 février 08:39

            @JMBerniolles
            il ne s’agit pas de droite ou de gauche ....je me souviens des années 90 ou la droite expliquait qu’il fallait en finir avec l’industrie française ...........les deux sont les deux face de la même pièce .....


          • Old Dan Old Dan 19 février 04:28

            Aux pronuks,
            Ai passé 4 ans de ma vie à soigner des irradiés du Pacifique,
            je vous engage à faire un stage auprès de ces pauvres gens et on en reparle...


            • sarcastelle sarcastelle 19 février 08:41

              @Old Dan

              J’ai passé 5 ans à rééduquer les victimes de chute de cheval. 

            • gaijin gaijin 19 février 09:33

              @sarcastelle
              mais personne n’a jamais nié les dangers du cheval ni les conséquences des chutes ( a l’inverse du gv français sur les irradiés du sahara, de polynésie et sur le nuage de tchernobyl )


            • joletaxi 19 février 12:23

              ouf, je commençais à douter, mais non, voilà le nuage de Tcherno qui s’arrête aux frontières

              il y a des centrales au sahara et en polynésie ?

              sinon, joli temps non ?

              2 petits articles pour meubler( cela ne sert strictement à rien, car Mme Michu Rosemar continuera à trembler pour les millions de millions de victimes à venir

              https://jancovici.com/transition-energetique/nucleaire/lettre-ouverte-aux-journalistes-qui-vont-evoquer-tchernobyl-et-surtout-a-ceux-qui-les-ecoutent/

              https://wattsupwiththat.com/2017/02/17/fake-news-fukushima-edition/

              et je ne compte pas les victimes du diesel bien sur



              • sarcastelle sarcastelle 19 février 17:50

                C’est quoi une « dose critique de césium » ? Ne pourrait-on savoir pour comparer avec les données usuelles de radio-protection ? Pas de chiffres ? Ah la la. 
                .
                C’est quoi du césium « qui reste radioactif une trentaine d’années » ? C’’est bien plus ! Il y a confusion avec la période d’un radio-isotope. 
                .
                Avez-vous d’autres bons articles ? 





              • joletaxi 19 février 23:32

                @rosemar

                effectivement la cloche de mon bullshitdetector sonne à tout va

                vous avez lu ce qu’en dit Mr. Jancovici, (oups, un ingénieur, pas recevable)
                il y a des organismes internationaux qui ont étudié et continuent à surveiller les conséquences de cet accident, et ils dépeignent une situation bien différente.
                Quand un organisme officiel vous dit que votre vie va être raccourcie de 17 jours, 22 minutes,à cause de particules( du diesel hein, on va commencer à chipoter) comme cette vision est conforme à votre vision du monde qui vous entoure, vous l’acceptez sans sourciller, vous ne vous posez même pas de questions, bien que rien que l’énoncé devrait vous alerter, mais quand un organisme officiel vous dit qu’il ne se passe rien de particulier sur le plan de la santé au Japon, vous ne pouvez l’accepter.

                Entendu au journal de 20 heures, NY est menacée, la mer va monter de 2 mètres.
                Je suis sur que vous en êtes persuadée.
                Les scientologues et autres realiens sont des enfants de coeur à côté de la secte verte

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