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Accueil du site > Tribune Libre > Gilets Jaunes : le temps de la contre‑manifestation

Gilets Jaunes : le temps de la contre‑manifestation

 Après plus d’un mois de manifestations des Gilets Jaunes qui contestent la politique du président de la République et, au-delà, la gouvernance du pays, voilà comme en mai 1968 les réactionnaires, ceux qui n’aiment pas le Peuple, vont descendre dans la rue pour défendre le « Boss ». L’analogie s’arrête là.

Le contexte et la structuration socioculturelle des deux mouvements sont dissemblables même si des similitudes peuvent être trouvées. Aujourd’hui, point d’étudiants dans le mouvement, pas de syndicats puisque disparus depuis longtemps du paysage social, et surtout les revendications de Gilets Jaunes vont bien au-delà de celles des étudiants, des « jeunes » et des ouvriers de 1968. D’autre part une étude plus approfondie des deux populations de manifestants montrerait sans doute une plus grande hétérogénéité en 2018 qu’en 1968. Cette hétérogénéité empreint aussi la population des « soutiens » aux mouvements. Peut‑être pourrait-on aussi avancer qu’en 1968 la séparation entre groupes d'opposants et groupes de « soutiens » se faisait sur une base politique classique droite‑gauche autour de la figure du général de Gaulle, aujourd’hui il s’agit moins d’une opposition organisée sur une base politique ou idéologique qu’un clivage c’est-à-dire une séparation par plans ou par niveaux avec des zones de recouvrement. Retenons qu’aujourd’hui le mouvement des Gilets Jaunes est soutenu par plus de 70% de la population au sein desquels des niveaux d’adhésion peuvent être discriminés sans doute corvéables à l'appartenance socio-économique des personnes. Les 30% d’opposition aux Gilets Jaunes correspondent à l’électorat, à peine augmenté, qui avait voté en faveur d’Emmanuel Macron au premier tour de l’élection présidentielle de mai 2017 ; ce groupe d’opposition est sans doute lui aussi clivé mais grosso-modo il est constitué par les Français les mieux nantis et vivant plutôt dans les villes. On ne voit pas dans les sondages et les études apparaître un véritable clivage politique mais plutôt une ligne de partage entre les « riches » et les « pauvres », entre ceux qui peuvent aller au ski et ceux qui galèrent pour finir les fins de mois, ceux pour qui acheter une voiture électrique n’est pas impossible et ceux qui peinent à remplacer leur vieille guimbarde…

Au-delà de la configuration des camps, l’analogie entre les deux mouvements est largement battue en brèche par la nature même des actions des manifestants : les blocages de rond-point ne sont pas des occupations d'usines, et aujourd’hui il n’y a pas de grève générale comme en 1968. Quoi qu’en disent certains le pays n’est pas bloqué et son économie n’est pas mise à mal comme elle le fut en 1968.

Il n’y a donc pas de véritable analogie entre Mai 68 et Novembre 2018 (on évitera de limiter l’écriture à « novembre 18 ») sauf en ce qui concerne l'existence d’un groupe d’irréductibles soutiens au Pouvoir en place, bien qu’ils soient moins nombreux que ceux du Général de Gaulle ils se constituent en mouvement : « les Foulards Rouges » et « Stop, maintenant ça suffit » ? Ces mouvements de soutiens au président de la République appellent à manifester le 27 janvier 2018 ; Emmanuel Macron amènera-t-il 1 million de personnes sur les Champs Elysées pour le soutenir et plébisciter sa politique ?

Comme tout en ce monde, nouveau comme ancien, conserve un caractère d’imprévisibilité je me garderai de toute prévision. Toutefois, l’électorat macronien ne dépassant pas les 21% du premier tour de l’élection présidentielle de mai 2017, certains disent 25%, je ne vois pas de raison à ce que la manifestation des « Foulards rouges » et du collectif « Stop, maintenant ça suffit » puisse rassembler une foule exceptionnelle. En outre du nombre toujours aussi restreint de personnes qui le soutiennent, la cote de popularité d’Emmanuel Macron s'effondre : « En décembre 2018, la popularité du président de la République, calculée à partir des enquêtes publiées par sept instituts de sondage (BVA, Ifop, Elabe, Harris Interactive, Ipsos, Kantar Sofres et Odoxa), n’atteint plus que 23,5 %. Soit une nouvelle baisse ‑cette fois de 4,2 points‑ par rapport à la moyenne des études publiées en novembre. L’an dernier, à la même époque, cette moyenne s’élevait à 47,3 %. » (Ouest France, 21/12/2018) ; ce ne sont donc pas d’éventuels sympathisants qui viendront renforcer les rangs des collectifs de soutien même si ceux-ci se déclarent apolitiques. D’autre part, aussi jupitérien qu’il veuille être, Emmanuel Macron est très loin d’avoir la stature politique du Général de Gaulle y compris à l’international, comme l’illustre l’analyse des résultats des élections présidentielles. Toutefois, une illustration n'est ni une vérité ni même une preuve suffisante donc l’analogie entre les élections présidentielles doit être manipulée avec circonspection. En 1965 l’élection présidentielle est la première de la Ve République à se dérouler au suffrage universel direct. Charles de Gaulle fut réélu avec 55,20 % des voix au second tour. On nous rétorquera qu’Emmanuel Macron a fait mieux : 66,60% au deuxième tour. Mais, la circonspection voulue plus haut oblige à analyser d’autres chiffres qui rendent bien mieux compte des situations électorales de 1965 et de 2017. L’élection du Général avait amené dans les bureaux de vote 84,32% des inscrits soit une abstention limitée à 15,58%, en mai 2017 l’abstention a atteint 25,40% ; en 1965 le nombre de bulletins nuls et blancs étaient au nombre de 2,74%, il fut de 11,47% en 2017. Il est donc hasardeux, si ce n’est présomptueux, que de revendiquer en 2017 d’avoir été élu « par les Français ». Les chiffres bruts des votants sont plus explicites puisque Monsieur Macron a reçu le suffrage de 20,8 millions d’électeurs, alors que ceux qui n’ont pas voté en sa faveur sont aux nombres de 26,77 millions (10,6 millions ont voté Marine Le Pen, 12,1 millions se sont abstenus et 4,07 millions ont déposé un bulletin blanc ou nul) ; ainsi Emmanuel Macron n’a été porté au pouvoir que par moins de la moitié des électeurs qui sont allés dans un bureau de vote et, en outre, les sondages ont montré que 47% de ceux qui ont voté pour lui l’ont fait pas défaut notamment pour faire barrage à Marine Le Pen. Alors, si la légitimité de l'actuel président de la République ne peut pas être remise en cause du fait du fonctionnement de nos institutions, elle se limite à la « légitimité légale », la « légitimité charismatique » est amplement absente. Emmanuel Macron n’est qu’un personnage sorti d’un quasi néant du théâtre politique qui a surgit au moment où un tsunami dû à la rencontre de deux plaques tectoniques : celle de la nullité du précédent gouvernement et celle de l’affaire Fillon, créait un vide dont une faible partie des Français ont cru qu’il pourrait le remplir, l’autre partie (minoritaire en suffrages mais majoritaire en nombre absolu) s’est contenté de laisser faire : quand on ne sait pas quoi faire on laisse faire les autres, pour autant on n’entend pas être méprisé. Cette élection n’est basée que sur une accumulation de leurres sans qu’on se soit aperçu qu’avec du vent et du creux on n’a jamais rempli un désert.

L’Histoire ne se reproduit pas et nous ne pourrons pas écrire après le mouvement des Gilets Jaunes ce que la Fondation Charles de Gaulle[1] conte de la fin de « Mai 68 » : « Le 30 mai 1968, après un mois de grèves, d’occupations des usines et des universités, de manifestations et d’affrontements que le pouvoir en place ne parvient pas à maîtriser, malgré les accords de Grenelle du 27 mai, la situation bascule en faveur du général de Gaulle.

Après avoir réuni le Conseil des ministres, le général de Gaulle prononce une allocution à la radio dans l’après-midi du 30 mai : « Etant le détenteur de la légitimité nationale et républicaine, j’ai envisagé, depuis vingt-quatre heures, toutes les éventualités, sans exception, qui me permettraient de la maintenir. J’ai pris mes résolutions ».

Renonçant au référendum qu’il avait proposé le 24, il annonce son maintien à la tête de l’État, la dissolution de l’Assemblée nationale – à la demande insistante du Premier ministre Georges Pompidou – et donc de nouvelles élections à tenir « dans les délais prévus par la Constitution ».

Peu après son allocution, une foule immense se rassemble et défile sur les Champs-Elysées pour lui apporter son soutien. » Cinquante ans après, le 10 décembre 2018, le président de la République n’a rien dit si ce n’est décliner quelques promesses technocratiques dont la plupart sont jugées insuffisantes et dont beaucoup accroîtront les inégalités entre les Français. Alors que le discours de Charles de Gaulle était politique celui d’Emmanuel Macron ne fut que gestionnaire, voire au niveau d’une comptabilité de caisse, de Gaulle parlait à des personnes et leur parlait de la France, Macron ne s’adresse qu’à des « porte-monnaie » et ne leur parle que d’une économie désincarnée !

 

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44 réactions à cet article    


  • Jeekes Jeekes 31 décembre 2018 17:11

    Bah, on va assister à la plus grande manif de tous les temps.

    Assurément, c’est du tout cuit !

     

    Chiffre des z’organisateurs : 1,5 millions de connards à bandana rouge.

    Chiffre de la peau-lisse : 1,2 millions de connards à bandana rouge.

    Chiffre de BFM-Chiottes : 3,8 millions de connards à bandana rouge.

     

    Et chiffres du mini-stère de l’intérieur :

    1,478037 millions de connards à bandana rouge.

    0 casseurs.

    0 blessé chez les manifestants.

    3 blessés dans les forces de l’ordre (2 ongles cassés, 1 pouce luxé à force de s’être crispé sur la gâchette d’un flash-ball).

     

    Grande victoire de la dé-maux-cratie !!!

     

     

     


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 3 janvier 00:58

      @Jeekes

      La manifestations du 27 janvier sera la plus grande déconvenue de la Cinquième Republique. On s’obstine a vouloir présenter les GJ comme des anti-Macron, alors que ce sont des anti-système. RIEN ne pourra satisfaire les GJ et surtout la masse de ceux qui les soutiennent - sauf une redistribution exemplaire, voire spectaculaire de la richesse. 

      On pense a tort que le mouvement s’essouffle. En réalité il sait dejà qu’il a gagné, et il prend simplement ses « vacances des fêtes »... comme tout le monde. Il reprendra sa contestation, dès janvier, plus fort, plus impatient.... et si on ne dit pas qu’il peut devenir vite violent et irrésistible, c’est qu’on veut gagner du temps pour trouver une parade en donnant moins. MAIs IL N’Y EN A PAS. Et si on attend trop. on le regrettera. Le 27, s’il ya foule dans la rue, elle sera jaune et si on cherche du rouge on aura du sang.

      PJCA


    • samy Levrai samy Levrai 31 décembre 2018 17:37

      Le maquillé Macron n’est qu’une marionnette sans pouvoir et sans substance , il n’est pas sympa de le comparer à celui qui avait rendu sa souveraineté à la France. 


      • Ouallonsnous ? 1er janvier 17:29

        @samy Levrai

        Le maquillé Gnafron n’est pas de notre monde auquel il n’a rien compris, il faut vite le renvoyer dans son univers, il n’a rien à faire à la tête de la République qu’il s’efforce de détruire !


      • mmbbb 6 janvier 21:07

        @samy Levrai et toi trou du cul , tu es au centre de l UPR ou a l hypercentre de la périphérie 


      • oncle archibald 31 décembre 2018 18:01

        « Retenons qu’aujourd’hui le mouvement des Gilets Jaunes est soutenu par plus de 70% de la population »

        Chiffre tiré de la boule de cristal de Mme Irma célèbre voyante ! Escroquerie du siècle !

        Dissolution et nouvelles élections, comme en Juin 1968 effectivement, et on verra bien qui est soutenu par « 70% » de la population !


        • Croa Croa 1er janvier 18:21

          À oncle archibald,
          Tout ce qu’on verra c’est à quel point le système est truqué !
          Nous ne sommes pas en démocratie.


        • Alren Alren 2 janvier 18:24

          @oncle archibald

          Vos copains ne sont pas fous !
          Après dissolution de l’Assemblée, Macron n’aurait plus de majorité et il lui faudrait comme Mac Mahon « se soumettre ou se démettre » !


        • pipiou 2 janvier 18:30

          @Alren
          Qui croit encore aux sondages ?
          En fait les GJ ne sont même pas soutenus par 30% de la population, vous êtes manipulés par les merdias à la solde des banksters.


        • goc goc 2 janvier 22:08

          @oncle archibald
          Chiffre tiré de la boule de cristal de Mme Irma célèbre voyante !

          en tout cas, un chiffre qui n’est pas tiré de mâhame Irmaaahhaa, c’est celui du succès des propos d’oncle archibald :
          -15 votants, et à peine une petite etoile

          Ca c’est du sondage, nondeudiouuu !!


        • oncle archibald 31 décembre 2018 18:08

          « Emmanuel Macron n’a été porté au pouvoir que par moins de la moitié des électeurs qui sont allés dans un bureau de vote »

          Faux ! Deuxième tour de l’élection présidentielle : votants 35 467 327, pour Macron 20 743 128, soit 58,48% des électeurs qui se sont rendus dans un bureau de vote.


          • biquet biquet 31 décembre 2018 18:12

            @oncle archibald
            20 743 128 et combien d’inscrits ?


          • oncle archibald 31 décembre 2018 18:35

            @biquet : si vos savez lire et comprendre ce que vous avez lu, je réponds à une affirmation indiscutablement fausse de l’auteur.


          • Garibaldi2 2 janvier 00:10

            @oncle archibald

            Inscrits 47 582 1831 Votants au 1er tour 37 003 728
            77,77 % ▼ −1,7 Votes exprimés au 1er tour 36 054 394 Votes blancs au 1er tour 659 997 Votes nuls au 1er tour 289 337 Votants au 2d tour 35 467 327
            74,56 % ▼ −5,8 Votes exprimés au 2d tour 31 381 603 Votes blancs au 2d tour 3 021 499 Votes nuls au 2d tour 1 064 225

            Votes Macron au 2ème tour : 20 743 128 sur 47 582 183 inscrits soit 43,59% des inscrits.

             


          • Alren Alren 2 janvier 18:29

            @oncle archibald

            Ils ont été dupes des merdias mais on nes les y reprendra pas deux fois.
            Combien d’électeurs de Macron parmi les gilets jaunes ?
            Voilà un sondage qui ne sera pas fait !
            Comme le disait l’officier présidant au procès Dreyfus : « la question ne sera pas posée » !


          • Phil610 3 janvier 08:50

            @oncle archibald

            Il y a 47 millions d’inscrits. Comment arrivez vous a 56 millions ?


          • oncle archibald 31 décembre 2018 18:34

            "Cette élection n’est basée que sur une accumulation de leurres sans qu’on se soit aperçu qu’avec du vent et du creux on n’a jamais rempli un désert.« 

            Encore un coup de Mme Irma ! Emmanuel Macron a été élu parce qu’aucun autre candidat n’offrait un programme tenant à peu près debout, parce que les électeurs en avaient marre des alternances stériles, parce que proposer comme objectifs du quinquennat de relancer l’économie et diminuer les dépenses stériles pour remettre à flot les finances publiques, faire baisser le chômage et commencer à rembourser notre dette a paru séduisant à un nombre suffisant d’électeurs pour qu’il soit élu.

            Toutes les élucubrations que vous avancez relèvent de votre déception. Les »dépités" lui en ont tellement voulu qu’ils sont partis immédiatement vers un troisième tour dans la rue puisqu’il ne leur restait que ce recours.

            Pire les aigris ont hélas réussi à foutre un tel bordel qu’on ne saura probablement jamais si le programme de Mr Macron aurait donné les résultats qu’il en espérait.

            Relancer l’économie passe d’abord par avoir la confiance des entreprises. Hollande a eu beau faire il a tout pourri dans son premier discours et n’a jamais su reconquérir la confiance des entrepreneurs et des investisseurs.

            Macron avait beaucoup plus de chances d’y arriver, les premiers dix huit mois semblaient prometteurs, mais il a commis des maladresses verbales telles qu’il montre clairement n’être qu’un débutant en politique politicienne !

            Il me parait probable que la suite de son quinquennat soit complètement paralysée par les mouvements insurrectionnels orchestrés non pas par les gilets jaunes mais par les partis extrémistes de droite et de gauche qui ont été battus en 2017 et qui tirent les ficelles des pantins dans la rue.

            A la première tentative de réforme, quelle qu’elle soit, ça va repartir de plus belle. C’est tellement génial de foutre le bordel le samedi et de retourner bosser comme si de rien n’était le lundi !

            Si Macron arrive à se sortir de ce merdier, ce que je souhaite vivement dans l’intérêt de tous les français, chapeau ! A mon avis la solution ne peut passer que par de nouvelles élections.


            • Legestr glaz Legestr glaz 31 décembre 2018 19:14

              @oncle archibald

              Vous écrivez, sans rire, et de la manière, me semble t-il, la plus sérieuse : « Encore un coup de Mme Irma ! Emmanuel Macron a été élu parce qu’aucun autre candidat n’offrait un programme tenant à peu près debout ».

              Alors, oncle archibald, il vous faudrait lire le programme des « Gracques », (dont notre jeune président est l’un des membres influents), lire également les conclusions de la commission Attali (dont notre jeune président était le rapporteur) et prendre connaissances des Grandes orientations de politique économique  GOPE dont notre jeune président est un servile exécutant.

              Vous parliez d’un « programme », mais notre jeune président n’en avait pas, d’ailleurs, il l’a assez « claironné » : ce n’est pas le programme qui compte mais « la vision » !!! Pour la « vision » il avait, effectivement, à sa disposition, les Gracques, le rapport Attali et les GOPE. Pourquoi un programme, en effet, dans ces circonstances ? Si vous avez une réponse, je suis preneur ! Est-ce que vous prenez les lecteurs pour des imbéciles ou, alors, avez-vous la mémoire courte ? 

              https://www.rtl.fr/actu/politique/en-direct-emmanuel-macron-suivez-son-intervew-dans-le-grand-temoin-7786076656

              https://blogs.mediapart.fr/regisdesmarais/blog/060417/emmanuel-macron-ou-le-coup-de-gracques-electoral

              https://blogs.mediapart.fr/gerardfiloche/blog/181014/les-316-decisions-de-la-commission-attali-et-macron-2008

              https://www.upr.fr/actualite/europe/les-gope-grandes-orientations-politique-economique-feuille-route-economique-matignon/


            • Odin Odin 31 décembre 2018 19:53

              @oncle archibald

              « Si Macron arrive à se sortir de ce merdier, ce que je souhaite vivement dans l’intérêt de tous les français »

              « Ce que je vous souhaite vivement », c’est qu’à la suite de ce réveillon vous sortiez, pour cette nouvelle année, de votre léthargie en prenant enfin conscience « dans l’intérêt de tous les français » que celui que vous allez écouter dans quelques minutes avec vénération, n’est en réalité qu’un renégat, dont l’objectif n’est pas le bien être des français, mais celui de ceux qui l’ont mis là où il se trouve. Bon réveillon. 


            • François Vesin François Vesin 1er janvier 22:51

              @Odin
              « ... celui que vous allez écouter dans quelques minutes avec vénération, n’est en réalité qu’un renégat, dont l’objectif n’est pas le bien être des français, mais celui de ceux qui l’ont mis là où il se trouve. »

              Un ridicule petit pion entre Angela et Brigitte
              formaté et programmé pour nous nuire
              https://www.zeit-fragen.ch/fr/editions/2018/n-2930-27-decembre-2018/envers-qui-emmanuel-macron-est-il-debiteur.html 



            • mmbbb 6 janvier 21:16

              @JulietFox Georges Friedman un politologue américain influent dans un entretien dans l Expres de ce printemps dernier , pour les USA la France n est qu une colonie de l Allemagne. L Allemagne est le principal interlocuteur des amerloques , les autres pays comptent peanuts , voila la réalité actuelle alors que l elite nous vend son image « du couple franco allemand » Une fadaise une illusion d optique . La France en 2050 donc demain sera a la 10 eme place Voila aussi la réalite 


            • ticotico ticotico 31 décembre 2018 18:55

              Et si l’idée c’était de troller la manif, à l’instar d’un oncle Archibald ?

              Je vois bien des pancartes :

              Vive Macron, vive les banques !

              Vive l’argent, dehors les pauvres !

              Benalla avec nous !

              En cherchant un peu plus, il y a sûrement plein de messages pertinents qui pourraient passer dans cette manif.

              Pourtant, je crains fort qu’elle n’ait pas lieu, tant on sent la pression des employeurs de Manu the Kid... Y’a beaucoup trop de Benalla dans les médias pour que ça ne sente pas le licenciement...


              • Durand Durand 31 décembre 2018 20:21

                @ticotico

                .

                Désolé, j’ai envoyé mes coms après lecture de l’article et sans lire le votre...

                « En même temps », si j’ose dire et c’est le cas de le dire, il n’y a pas de hasard... Vive le net et la circulation des idées !

                J’aime beaucoup l’idée des pancartes...

                .


              • Le421 Le421 1er janvier 16:54

                @ticotico
                Oui, mais moi, ce qui me fait le plus chier, c’est de payer des cars pour faire venir une bande de larbins suce-boules à Paris...
                Les attendre sur les péages serait peut-être amusant.
                On les bloque avec, pour cette occasion, des chemises bleues si il le faut !!
                Sans gyrophare bien sûr, ceux-ci arriveront rapidement !!  smiley


              • Xenozoid Xenozoid 1er janvier 16:57

                @Le421

                la desobeisance civile,il n’a rien de mieux,le maitre se sent petit et l’esclave seul aussi


              • JulietFox 2 janvier 10:48

                @Le421

                Attention de ne pas déchirer de chemises !


              • Durand Durand 31 décembre 2018 19:34

                .

                Je suggère que les gilets jaunes se joignent en masse aux manifs des foulards rouge car après tout, « STOP ÇA SUFFIT », c’est bon pour tout le monde et comme ça on pourra causer ...

                .


                • Durand Durand 31 décembre 2018 19:37

                  .

                  Et même à toutes les manifs à partir de maintenant...

                  Tain !...

                  .


                • Durand Durand 31 décembre 2018 22:25

                  @Durand

                  .

                  ...Pour celle des infirmières ne vous dérangez-pas, c’est à deux rues de chez-moi !

                  .


                • michelm michelm 1er janvier 17:58

                  @Durand

                  Délicat, très délicat de causer avec des personnes cautionnant le mépris affiché ostensiblement par cette purulente oligarchie qui vomi dans tous les salons mondains, avec large diffusion médiatique à la clef, son dégoût d’un populo venu lui réclamer des comptes.

                  Délicat de ne pas avoir envie de mettre son poing dans le pif de celui qui ose clamer que « Macron, c’est bon pour la France ».

                  Délicat de ne pas avoir envie de saboter une telle manipulation, éminemment anti populaire.

                  Qu’importe, « ils » ont lancé leur mot d’ordre pour une contre manifestation dont le nom, « Marche républicaine des libertés », est à lui seul une provocation.

                  Vivement la suite, et...

                  Bonne année révolutionnaire, les gars !


                • Durand Durand 1er janvier 21:00

                  @michelm

                  Il serait totalement contre-productif d’en venir aux mains... Le but étant de faire douter l’électorat de Macron en échangeant sur les problèmes respectifs des uns et des autres... Pour leur flanquer la trouille et les contraindre à discuter, une bonne marée jaune suffira...

                  Pas besoin de coups. Les GJ n’ont aucun intérêt à s’aliéner une partie de la population...

                  Il ne faut pas oublier que si ça dégénère en guerre civile, en désespoir de cause, Macron en appèlera à l’armée dont le staff actuel est aussi européiste et otanesque que lui-même, si ce n’est plus... Et là, adieu le référendum sur le Frexit, adieu le RIC et bonjour les dégâts...

                  Demandez aux Algériens comment c’est, quand l’armée française fait la police !

                  .


                • Mylène 31 décembre 2018 22:24

                  @ l’auteur, je ne vois pas le rapport avec 68... à ma connaissance, c’était les trente glorieuses, le plein emploi.et les grève des d’ouvriers concernaient la revalorisation des salaires mais les acquis sociaux étaient bel et bien en place, sécu, mutuelles etc... 

                  Nous sommes aujourd’hui dans un contexte complètement différent, voir si on a régressé aux années 30 au regard des crises mondiales qui sont assez similaires. Le code du travail est a la poubelle puisque les accords d’entreprises et les ordonnances priment. Fini les conventions collectives, prochain épisode, la suppression des CP, ou modification du nombre de jours. Restera à diminuer le taux de remboursement des soins par la sécu (çà a commencé aujourd’hui d’ailleurs) et c’est fini ... on aura définitivement plus rien.

                  Quand aux effets d’annonces primes etc... même pas en rêve !

                  Si les français ne se réveillent pas, c’est mort.  


                  • Durand Durand 31 décembre 2018 22:41

                    @Mylène

                    .

                    LE MAI 1968 dont les médias n’ont pas voulu parler

                    http://www.comite-valmy.org/spip.php?article497

                    .


                  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 1er janvier 09:46

                    @Auteur

                    «  »Après plus d’un mois de manifestations des Gilets Jaunes qui contestent la politique du président de la République et, au-delà, la gouvernance du pays, voilà comme en mai 1968 les réactionnaires, ceux qui n’aiment pas le Peuple, vont descendre dans la rue pour défendre le « Boss ». L’analogie s’arrête là.«  »   

                    Plus qu’une analogie ! 

                    C’est la même idéologie qui persiste, celle qui veut maintenir le même régime politique !


                    • Extra Omnes Extra Omnes 1er janvier 12:03

                      Cette « manif » prévue prés d’un mois a l’avance sera, s’il elle a lieu organisée grace aux « cars Macron » et autres subterfuges, un début de guerre civile. N’est ce pas ce que cherche le valet des banquiers ?


                      • Durand Durand 1er janvier 14:52

                        @Extra Omnes

                        .

                        En même temps, si les gilets jaunes participent en masse et pacifiquement aux manifs des foulards rouges, je vois mal le Roy demander à ses archers de gazer tout le monde, y compris sa propre Cour !

                        Et si les GJ décident dorénavant de participer à toutes les manifs, qu’elles soient syndicales ou autres, ça risque de poser un sérieux problème à très court terme, certes, mais d’une toute autre nature qu’une guerre civile...

                        Ça renversait la balle dans les rangs du gouvernement qui devrait alors..., quoi, au nom de la sécurité,interdire toutes les manifs ?!!!

                        La peur, me semble-t’il, à déjà changé de camp !

                        .


                      • zygzornifle zygzornifle 1er janvier 16:20

                        Macron va se faire prêter des manifestants par tous les pays de l’UE .....

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