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Accueil du site > Tribune Libre > Gouvernement Macron : la « trahison » des collectivités locales

Gouvernement Macron : la « trahison » des collectivités locales

Le 17 juillet dernier, à l’occasion de la Conférence des Territoires devant le Sénat, Emmanuel Macron s’était engagé à ne pas baisser brutalement les dotations des collectivités territoriales pour l’exercice 2018. Quelques jours plus tard, les élu(e)s découvrent un décret (n°2017-1182) daté du 20 juillet, ordonnant l’annulation à hauteur de près de 300 millions d’euros des dotations en crédits de paiement de l’Etat destinées aux collectivités territoriales pour l’exercice 2017. Cette décision, unilatérale, constitue sur la forme, comme sur le fond, une véritable « trahison » des collectivités territoriales, désormais menacées dans leur fonctionnement, comme pour leurs investissements, par la trajectoire arrêtée du gouvernement Macron. 

Pour 2018, le Président n’a pas encore « trahi » la promesse faite aux collectivités territoriales le 17 juillet.

Mais comment, déjà, ne pas condamner la forme, laissant planer de sérieux doutes quant à sa constitutionnalité ? Prise par décret, cette décision est incontestablement unilatérale, au lendemain du jour où le Président déclarait : « Pour permettre [l’]amélioration du solde des administrations publiques, nous ne procéderons pas par baisse brutale de dotation, je m’y étais engagé mais c’est un pari que nous faisons ensemble et, comme disait le philosophe Levinas, la confiance, c’est le problème de l’autre. Moi, je vous fais confiance ». Devant cette décision qui met à mal le cadre du dialogue, maires et élu(e)s de France peuvent quant à eux poser de sérieux doutes sur l’établissement d’une « confiance » réciproque. D’ailleurs, la circonstance que « ce seront les préfets » - dépositaires de l’autorité de l’Etat dans les collectivités – « qui procèderont opération par opération », ne sera pas pour les rassurer.

Pire, en procédant sous cette forme autoritaire, le Président et son gouvernement laisseraient entendre que les collectivités territoriales sont seules coupables du déficit public qu’ils se sont fixés de réduire en maintenant une politique de rigueur. C’est ainsi occulter le dernier rapport de la Cour des Comptes qui leur sert jusqu’à présent de prétexte : alors qu’elles ne représentent que 20% de la dépense publique, les efforts budgétaires des collectivités de ces trois dernières années ont représenté 50% des économies réalisées pour réduire le déficit, la même Cour consacrant un paragraphe entier sur « l’amélioration du solde des collectivités territoriales grâce à la baisse des dépenses ».  L’association des petites villes de France le souligne à juste titre, « dans la majorité d’entre elles, les résultats de diminution des dépenses publiques attendues par l’Etat ont été atteints ». Leurs efforts ne veulent donc pas être entendus.

 

Par ailleurs, le gouvernement et le Ministère de la Cohésion des Territoires se défendent « d’étouffer les élus locaux », dès lors que les sommes ainsi rabotées pour l’exercice 2017 ne portent que sur « des projets non engagés ». Pourtant, ces 300 millions de crédits de paiement, initialement consacrés aux investissements des collectivités territoriales, étaient notamment destinés aux communes rurales et aux actions de politique de la ville dans les quartiers en difficulté. D’ailleurs, à l’échelle locale, nombreuses sont les subventions de l’Etat qui ne sont accordées qu’une fois les projets débutés, pouvant parfois représenter jusqu’à 40% du montant total de l’investissement souhaité. Sans réserve de fonds des collectivités, « c’est donc l’abandon assuré ».

Couplée avec la perspective de 13 milliards d’euros d’économies sur le fonctionnement des collectivités requise par le gouvernement via la suppression de la taxe d’habitation au 1er janvier 2018, cette décision augure, pour elles, la double peine : réduction des recettes fiscales pour le fonctionnement, et rabotage unilatéral des dotations de l’Etat dédiées à l’investissement au moment où les équilibres budgétaires de ces dernières appellent à une pause, à la fois législative, et économique, pour consolider l’équilibre budgétaire.

 

Les petites villes en première ligne, ces nouvelles coupes conduiront non seulement à l’abandon de projets d’investissements attendus pour les plus fragiles d’entre elles (au moins 1 projet sur 10 ne pourra plus être soutenu), mais viendront par ailleurs porter un préjudice important à des politiques publiques locales essentielles à la qualité du service public. Elles alimentent les inégalités entre les territoires, les zones urbaines, et les zones rurales délaissées, qui disposent de ressources fiscales limitées liées aux difficultés économiques et sociales de leur population, et dont les besoins en équipements collectifs, sportifs, en tissu associatif notamment, se font particulièrement ressentir. Les actions des collectivités en matière de politique des territoires, de l’aménagement du territoire, les entreprises locales récipiendaires des aides des collectivités ne seront pas non plus épargnées.

 

La réduction du déficit public, prétexte invoqué pour la mise en œuvre de ces mesures de rationnement, implique, certes, des décisions courageuses. Celles-ci ne sauraient pour autant se placer à l’encontre des collectivités, victimes des coups de rabots répétés de ces dernières années, et ne ménageant par leurs efforts, largement soulignés par la Cour des Comptes, pour y participer. L’alternative du programme « Les Républicains », plaçant l’urgence autour d’une réforme audacieuse du système de protection sociale – via, notamment, la création d’une allocation sociale unique plafonnée, fusionnant la majorité des aides sociales – elle, s’impose davantage comme la solution.

En effet, la vision à court terme du gouvernement actuel risque avant tout de faire subir aux territoires les plus fragiles une double peine, et de creuser les inégalités territoriales. Le brouillard se dissipe donc doucement, mais sûrement, autour de l’inexistence du programme En Marche, tant sur les réformes de fond qu’implique la réduction du déficit, que sur la résorption de la fracture territoriale, que la personnalité d’Emmanuel Macron avait éclipsée. Chaque euro investi dans la ville, devrait l’être à la ruralité. Les collectivités réclament de la visibilité à long terme : une loi de programmation pour la ruralité et les territoires devrait être en mesure de leur apporter.

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34 réactions à cet article    


  • kalagan75 8 août 10:06

    Les petites agglomérations vivent souvent très au-dessus de leurs moyens réels depuis de nombreuses années. Pour donner un exemple, une commune proche de chez moi qui ne devrait employer que 200 personnes en emploie réellement ...600 ( et que d’emplois bidons sans réelles activités !!) . 

    Les petites communes sont bien souvent mieux gérées car les élus sont plus proches des administrés et ne peuvent pas magouiller comme bon leur semble.
    La gauche au pouvoir dans les régions avait recruté 1 million de fonctionnaires territoriaux alors que dans le même temps, l’état serrait la vis à la santé, l’éduc, la justice, la police ...

    • jjwaDal jjwaDal 8 août 16:56

      @kalagan75
      Un million d’emplois sortis du chapeau ? Vous ne confondriez pas avec le transfert des Personnels technique de collège en 2007/2008 par ex et les diverses gestions localisées (aide sociales par ex, Dépendance, RMI) qui toutes nécessitaient du personnel local ?
      Mais bon admettons qu’ils aient recrutées 1 millions de personnes pour brasser de l’air. Vous pensez qu’avec un million de chômeurs en plus collectivement on serait mieux ? Vous pensez que si on avait donné l’équivalent en diminution de charges aux entreprises privées elles auraient créé autant d’emplois ?
      Moi, non.
      La consommation est le moteur principal de la croissance économique. Supprimer demain plusieurs millions d’emplois de fonctionnaires locaux ou non, l’impact ne sera pas positif sur l’économie.Regardez la Grèce où ils « dégraissent » jusqu’à l’os ? Ils vont mieux ?
      Que ce brave homme supprime plusieurs millions de fonctionnaires, d’une façon ou d’une autre, vous verrez l’impact économique direct...


    • La mouche du coche La mouche du coche 8 août 17:19

      Mais pour qui a veauté l’auteure au deuxième tour. ? smiley


    • Yaurrick Yaurrick 8 août 20:19

      @jjwaDal
      Donc si on vous suit, ne changeons rien et continuons à embaucher toujours plus de fonctionnaires, ce qui revient à dire : augmentons la pression fiscale sur les contribuables.
      A un moment, il faut faire des réformes d’ampleur et plus on attend, plus cela sera douloureux.


    • jjwaDal jjwaDal 8 août 21:33

      @Yaurrick
      Bien sûr que non, il faut changer pas mal de choses, mais quand on regarde la façon dont nos dettes se sont constituées, pas la peine de loucher sur les fonctionnaires, les chômeurs, les immigrés. Notre dette décolle au moment où l’Etat est obligé de se faire noter par les agences de notations et rançonné en empruntant (avec taux d’intérêt) sur les marchés financiers (c’était pour son bien, éviter qu’il fasse chauffer la carte bleue qu’ils disaient). Ensuite la croissance décroît chaque décennie et en 2008 la dette explose au point de devenir ingérable. Je n’ai pas le souvenir notable qu’en 2008 l’Etat ait fait la bamboula en embauchant à tire larigot. J’ai mémoire d’une crise de la finance privée qui aurait fait joujou avec la carte bleue. Mais comme le secteur de la finance est « indispensable à l’économie » mais des gens avec un salaire décent n’ont aucun impact... Bon, on pourrait parler de l’exemple US, moins de fonctionnaires, une monnaie mondiale, leur propre banque centrale et endettés à mort. Revenir au capitalisme des années 1960/70 avec contrôle des capitaux, rôle marginal de la finance, emprunt auprès de sa banque centrale, ferait-il partie des réformes d’ampleur qui vous plairaient ?
      Sinon, virons 5 millions de fonctionnaire, ne payons plus les chômeurs, retraite à 80 ans et nos finances iront mieux ?...
      Les réformes d’ampleur nécessaires ne seront proposés par les donneurs d’ordre qu’en cas de cataclysme financier. Voyez les Japonais, on peux durer longtemps au bord de l’asphyxie...


    • Yaurrick Yaurrick 8 août 22:44

      @jjwaDal
      Notre a dette surtout décollé depuis que les différents gouvernement n’ont jamais signé de budgets à l’équilibre. Et contrairement à une idée reçue, ça a commencé bien avant la loi de 1973 dite Rothschild-Pompidou, dès la 2e partie des années 60.

      Acheter des voix et la paix sociale avec de la dette ou financé par la planche à billet, c’est malhonnête dans les 2 cas. Le premier mène là où nous sommes, le second c’est la république de Weimar ou le Zimbabwe.

      L’état n’a pas fait la bamboula, mais la fonction publique territoriale l’a fait... on a simplement déshabillé Paul pour habiller Jacques... donc au final pas de remise en cause du système.

      Ce qu’il faut faire, c’est déjà interdire au gouvernement de signer un budget déficitaire, et remettre de l’ordre dans le fonctionnement de l’état, tant du point de vue législatif que fiscal.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 9 août 06:55

      @Yaurrick
      Depuis 1801, le gouvernement français empruntait à la Banque de France à taux 0%.

      C’est la loi Pompidou de 1973, puis les Traités de Maastricht et le TFUE qui ont imposé d’emprunter avec intérêts aux banques.

      Sans ces lois, la dette publique de la France serait « un non sujet ».


    • jjwaDal jjwaDal 9 août 07:55

      @Yaurrick
      Vous avez toujours eu un budget à l’équilibre ? Donc vous avez vécu en locataire jusqu’à ce que vous ayez l’argent pour acheter une maison par ex ?...
      Quand la population croît, que les besoins augmentent, crise pétrolière ou pas il faut y répondre. Aucun Etat dans le monde n’a été chroniquement à l’équilibre budgétaire (les allemands sont un cas à part, vu leur PTSD (les brouettes de billets du passé) et la monnaie sous-évaluée du présent, et même pour eux l’équilibre fut transitoire.
      Il y a , à la louche autant de fonctionnaires par habitant en France en 2017 qu’en 1980. En 2007 le transfert de charges (désormais assumées par les collectivités territoriales) a gonflé leurs effectifs et il semble, il est vrai, que les communes et les EPCI aient fait de la « relance contra-cyclique » (du Keyniésiasme pur donc...).
      Encore une fois, même en supposant des emplois « fictifs » (aucun service rendu), vaut-il mieux payer des gens à consommer (donc à faire de la croissance), ou arroser d’intérêt des banques en échange d’un pseudo service que la Banque de France rendait auparavant gratuitement ?
      Comparativement la BoJ (Japon) et la FED (USA) rachètent massivement la dette souveraine et nous devrions continuer à nous faire rançonner par des joueurs de casino ?
      L’étude de la structure de notre dette a montré que sur plusieurs décennies, l’Etat a remboursé le capital emprunté et échoué à rembourser les intérêts (qui ont fait boule de neige, de nouveaux emprunts pour les rembourser générant plus d’intérêts dans une spirale sans fin).
      30 ans qu’on fait des baisses de charges pour les entreprises privées et vous avez suivis l’évolution du chômage ? Vous voudriez qu’en plus on contracte l’emploi public, tout en continuant à arroser les banques ? Du mal à vous suivre...
      Regardez le schéma de Fifi, vous le retrouverez sans peine sur la toile.


    • Le421 Le421 9 août 08:26

      @jjwaDal
      Beaucoup de « y’a ka, fo kon » dans les intervenants qui vous répondent.

      Effectivement, quand Léonard De Vinci a peint la Joconde, il ne devinait pas la valeur de sa création...
      Il l’a fait en plus « pour le fun », j’en suis persuadé !!


    • Yaurrick Yaurrick 9 août 12:36

      @jjwaDal
      Oui, je m’efforce d’avoir chaque mois un budget à l’équilibre, et ceci s’applique aussi quand j’ai du emprunter pour acheter une voiture. C’est simplement du bon sens, il faut arbitrer entre ce qui est nécessaire et ce qui est superflu. Maintenant, il est toujours possible d’avoir un coup dur et ponctuellement avoir un déficit : sauf que dans le cas de notre état, ce n’est pas du ponctuel, c’est permanent.

      Vous avez raison de dire que les besoin augmentent avec la croissance de la population, personne ne dit le contraire. MAIS cela ne veut pas dire que les dépenses ne couvrent que des besoins réels, regardez autour de vous le nombre de communes qui ont plusieurs stades ou équipement sportifs quasi inutilisés.

      Je ne suis absolument pas d’accord avec vous et Fifi sur le point de vue de la dette. Financer à 0% c’est bien trop tentant d’abuser de ce moyen et donc in fine de voler les contribuables via l’inflation qui en résulte. La monnaie c’est un outil, qui ne tient que par la confiance que les utilisateurs lui donnent, et moi je n’ai que très peu confiance en un état qui dépense allègement plus que ses recettes : pourquoi croyez vous que l’état français a procédé à plus de 10 dévaluations entre 1945 et 1986 ? Pourquoi les contribuables ne peuvent avoir leur mot à dire sur l’utilisation de leur argent ? On a furieusement le sentiment qu’on sert l’état, alors que ce devrait être l’inverse.

      Arroser les banques, c’’est de l’étatisme.... « subventionner » les entreprises (le CICE) quand on les matraque avant, c’est aussi de l’étatisme. Ce que qu’il faut faire et ça ne vous plaira pas :
      - C’est laisser les entreprises le plus tranquille possible, c’est à dire ne pas les assommer par des lois et taxes ubuesques, les laisser faire faillite et ne pas mettre la main à la poche sous prétexte de sauvegarder de l’emploi.
      - C’est rationaliser notre système administratif ( 36000 communes et des multiples couches ) et responsabiliser TOUTES les strates et modifier le statut de fonctionnaire et des élus.
      - C’est revenir à un état léger avec un filet de sécurité, c’est possible de faire aussi bien voire même mieux tout en ayant bien moins de poids sur le contribuable.


    • JL JL 8 août 10:42

      Le titre prête à confusion, et c’est regrettable.


      • alinea alinea 8 août 11:37

        Ce n’est pas très grave, il n’y a plus de ronds points à faire ; dommage pour les copains entrepreneurs des élus, mais de toutes façons on ne peut pas construire indéfiniment !
        Toutes les communes n’ont pas besoin d’un stade de foot éclairé la nuit !!
        C’est bien gentil de vouloir apporter toutes les « commodités » de la ville à la campagne mais cela défigure les paysages ; non l’investissement est, si j’en crois ce que je vois dans ma commune : qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire pour utiliser le fric que l’on a reçu pour l’investissement ?
        En revanche, l’argent manque souvent pour le fonctionnement !
        Ceci n’étant pas dit pour défendre Macron, car lui, ce n’est pas cela qu’il voit !


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 août 20:54

          @alinea
          Il ne s’agit pas des ronds points, ni des stades de foot, mais de réformes progressives pour faire disparaître les Communes et les Départements, et en finir avec la France telle que nous la connaissons.


          Les anars seront certainement enchantés, ils sont pour la suppression de l’ Etat ! Et ça tombe bien, les mondialistes, la finance et les multinationales sont d’accord avec eux !

          Attali est enchanté de la fin des Nations pour aller vers une gouvernance mondiale !

          Voilà comment la Gauche, les Verts, les anars et les trotskystes deviennent des collabos involontaires de l’ Empire américain !


        • titi 8 août 21:57
          @alinea
          « Toutes les communes n’ont pas besoin d’un stade de foot éclairé la nuit !! »

          Lorsque l’on prend un vol de nuit, on « sait » lorsqu’on survole la France.
          Il suffit de repérer les stades par le hublot.
          Chaque commune à le sien. Quelques fois (j’imagine par le hasard des découpages administratifs) certains ne sont distants que de quelques centaines de mètres.
          Les stades se repèrent bien. Mais il y a les salles de fêtes, et tous les équipements pour que le citoyen n’ait pas à « faire des kilomètres »... alors même qu’il est tout à fait capable de les faire pour allez au complexe ciné le plus proche, ou chez Ikea.




        • troletbuse troletbuse 8 août 12:45

          Les élus et nommés ont (presque) tous été des larbins du pouvoir. Ils exécutent les ordres de l’europe, comme l’assainissement en campagne, ce qui remplira les fouilles des grandes compagnies des eaux. Peut-être ont-ils applaudi Macaron ? . Les jours de fête nationale, ils lisent les discours propagandistes distribués par les préfets. Eh bien, qu’ils chantent maintenant


          • maQiavel maQiavel 8 août 14:50

            https://www.youtube.com/watch?v=QsWht21hvHc

             Et je ne suis ni un membre ni un sympathisant , ni un votant de l’UPR , je ne fais que constater ...


            • ZenZoe ZenZoe 8 août 15:01

              Ca fait des années quand même que le vent tourne. On s’est aperçu depuis longtemps des dérives clientélistes et emplois injustifiés de fonctionnaires pour des tâches trop souvent floues ou inutiles. Mais non, beaucoup de collectivités n’ont rien changé à leurs habitudes... et maintenant qu’on frappe du poing sur la table, elles chouinent. C’est juste triste pour celles qui faisaient attention...


              • jjwaDal jjwaDal 8 août 16:46

                Ce brave homme va appliquer la politique pour laquelle il a été mis en avant par les grands médias et élu...
                Rien de moins. Et à partir du moment où nous faisons exploser la dette souveraine en venant au secours de nos banques en 2008 plus le contrecoup de la récession mondiale induite , à partir du moment où la seule concurrence possible intra zone euro est sur les salaires et que les allemands, italiens, espagnols sont en avance dans cette voie (la réduction des salaires et globalement de la masse salariale), sa marge de manoeuvre est mince...
                Accentuer la « décentralisation » des tâches à accomplir en supprimant des sources de revenus (remplacées par des dotations d’Etat), puis diminuer les dotations est déjà une vieille habitude. Le modèle social français est totalement incompatible avec notre présence en Europe, telle qu’elle a été voulue et conçue. Pour tuer la bête on choisit de l’étrangler progressivement, c’est tout.


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 août 20:43

                  @jjwaDal
                  Non, il fait ce que décide la Commission européenne :

                  "4- « Simplifier les différents échelons administratifs »

                  Traduction : voilà l’une des motivations avancées par les pouvoirs publics pour adopter une nouvelle loi de décentralisation.

                  Il faut pourtant noter qu’aucune des lois précédentes de décentralisation n’a apporté d’économies substantielles. Bien au contraire, les coûts des collectivités locales ont généralement eu tendance à exploser [9].

                  Cette injonction de réduction des échelons administratifs témoigne donc, non seulement que la République française n’existe plus comme État souverain et indépendant, mais aussi qu’en dépit de leur nom, les GOPÉ ont aussi des visées géopolitiques. Ce qu’elles visent, ce ne sont pas seulement des économies budgétaires, c’est aussi, et ni plus ni moins, que le démantèlement des grands États nations d’Europe, au premier rang desquels la France, avec des grandes régions qui traiteront directement avec Bruxelles [10].

                  En fidèle employé de l’oligarchie euro-atlantiste, François Hollande parle d’ailleurs lui-même de « régions à taille européenne » [11]."


                • jjwaDal jjwaDal 8 août 21:17

                  @Fifi Brind_acier
                  Je sais bien Fifi et si je l’appelle le « Proconsul » de la région « France », c’est bien que je n’ai aucune illusion sur son rôle et sur ce qu’il est..


                • CoolDude 8 août 17:20
                  Asselineau avait pourtant prévenu les Maires de France
                  https://www.youtube.com/watch?v=kLhp_qqJ9m0&feature=youtu.be

                  => C’est dans les GOPE.


                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 août 20:41

                    @CoolDude
                    Les Français ont beaucoup de mal à croire qu’il s’agisse de détruire la France, c’est tellement énorme qu’ils n’y croient pas, et pourtant ... !


                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 août 20:37

                    Il s’agit de politique au sens strict. Contrairement aux discours officiels, il ne s’agit pas de faire des économies. Il s’agit de détruire la France par étapes.


                    Étouffer les Communes pour mieux les supprimer, ainsi que les Départements.
                    Il ne doit rester que les regroupements de communes et les régions. A terme, les euro- régions seront directement rattachées à Bruxelles, il n’y aura plus ni frontières, ni France, ni Etat français.
                     Carte prévisionnelle.

                    Pourquoi vouloir détruire les Etats Nations ?
                    Pour éviter qu’ils ne promulguent des lois anti finance et anti multinationales.
                    En clair : diviser pour mieux régner !
                    « UPR : la destruction programmée de la France par les euro-régions »

                    • titi 8 août 22:02
                      @Fifi Brind_acier

                      Les communes ne servent à rien.
                      La notion de proximité à l’heure de l’automobile a un peu évolué depuis la 3ème république. 

                      Or la géographie administrative reste celle de Napoléon III et de Thiers.

                    • alinea alinea 8 août 23:31

                      @Fifi Brind_acier
                      Ce qui fait vivre une commune, c’est le budget fonctionnement ! l’investissement est très trop souvent utilisé par l’équipe en place pour laisser sa trace !
                      Dans ma commune ( moins de 300 habitants) ça serait beaucoup mieux que l’on n’ait pas un rond !
                      Le pognon ne fait pas tout dans la vie, mais une grande partie des destructions massives de la qualité de celle-ci.


                    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 9 août 06:48

                      @titi
                      La question est de savoir pourquoi on veut détruire la France en utilisant de faux prétextes et sans en informer les citoyens !?

                      L’Europe a toujours avancé ainsi, en cachant les décisions essentielles sous de faux prétextes. Les découpages des euro régions correspondent à l’ Europe des ethnies d’Hitler, qui lui aussi était pour une Europe nouvelle !!


                      Même le programme économique de l’ Europe est celui d’ Hitler. Les Américains l’ont repeint en rose et l’ont appelé « Europe de la paix et de la prospérité », et des millions de mougeons le croient encore !!

                    • Ar zen Ar zen 9 août 07:28

                      @titi
                      « Les communes ne servent à rien ». En êtes vous si certain ? 


                      Quel est le rôle des conseillers municipaux dans les communes ? Que font-ils ? Savez vous qu’ils s’engagent bénévolement. Le travail qu’ils produisent ne coûte pas un seul centime à la collectivité. 

                      Il vous suffit de prendre en considération que les élus locaux dans les communes sont des relais dans les différents quartiers ou hameaux de la commune, pour comprendre que la démocratie de proximité commence par eux. Ces conseillers municipaux créent du lien social. C’est vers eux que les gens se tournent lorsqu’un problème se présente. Ce problème peut ensuite, si les choses sont bien faites, être évoqué au niveau communal et être pris en considération. 

                      « Les communes ne servent à rien ». Je n’en suis pas si sûr !



                    • jjwaDal jjwaDal 9 août 11:29

                      @alinea

                      Pas faux, sauf que... Dans la doctrine actuelle, il est bon de s’endetter pour investir (construire un pont vers nulle part, un aéroport qui servira marginalement, détruire ce qui marchait pour faire quelque chose de nouveau qui marchera aussi bien sinon pire, etc...) mais pas pour continuer à assurer la même qualité de vie ou de service.
                      Une société fonctionnelle, des gens vivant dignement de leur activité ça fait pas des premières pages de magazine, un rond-point, si...
                      Quand on a la tête en forme de marteau, tous les problèmes doivent être sous la forme de clous, c’est bien connu. Concrètement ça doit être chiffrable. Essayez de chiffrer votre qualité de vie ou le bien être social...


                    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 9 août 18:58

                      @jjwaDal
                      Il y a des dérives financières à tous les étages de l’ Etat.

                      La Cour des Comptes rend un rapport annuel qu’aucun citoyen ne lit, sauf peut-être le Canard Enchaîné...


                      Les Cours des comptes Régionales publient aussi des rapports que personne ne lit non plus !

                      Mais bizarrement, ce sont les Communes qui sont sans cesse dans le collimateur !


                    • titi 9 août 22:09
                      @Ar zen

                      « dans les différents quartiers ou hameaux de la commune »
                      C’est du blbabla

                      Lorsqu’il y a une vraie proximité c’est qu’il s’agit d’une petite commune qui n’a quasiment aucun moyen. Et donc la proximité et l’écoute ne débouche sur rien..

                      Soit la commune est suffisamment grande pour avoir des moyens, mais dans ce cas les élus n’ont aucune écoute .

                      IL y a trop de communes. Trop d’élus. Trop de mandats. Trop de directeurs de service. Trop de chargés d’affaire. Trop de « combinazione » sur le dos du citoyen.

                    • Ar zen Ar zen 8 août 22:59

                      Votre titre fait porter le chapeau au gouvernement « Macron ». Vous écrivez, en effet : « 

                      Gouvernement Macron : la « trahison » des collectivités locales ».

                      Vous avez très probablement manqué ou ignoré les GOPE, Grandes Orientations de politique économique dictées à la France par l’Union européenne. Sachez que la baisse des dotations pour les collectivités territoriales étaient inscrites dans les GOPE pour la France. 

                      Ne venez donc pas parler de « trahison ». Un candidat à l’élection présidentielle comme François Asselineau a fait tout ce qui était en son pouvoir pour alerter les Français sur ce qui se tramait. Et tout ce qu’il a dénoncé va se réaliser, non parce qu’il est devin, mais simplement parce que cela est prévu dans les GOPE. 

                      Combien de fois encore faudra t-il l’écrire et le souligner, pour faire prendre conscience aux Français, que les choix économiques et sociaux pour la France ne sont plus envisagés depuis notre pays mais depuis Bruxelles ? 


                      La réforme du droit du travail est également inscrite dans les GOPE. 

                      J’avais écrit un modeste article au sujet des GOPE au mois de mars 2017. Extrait : 

                      "1°) Assurer une correction durable du déficit excessif, en 2017 au plus tard, en prenant les mesures structurelles requises et en consacrant toutes les recettes exceptionnelles à la réduction du déficit et de la dette ; préciser les réductions de dépenses prévues pour les années à venir et accentuer les efforts pour accroître le montant des économies générées par les revues de dépenses, y compris en ce qui concerne les dépenses des collectivités territoriale, d’ici à la fin de l’année 2016 ; renforcer les évaluations indépendantes des politiques publiques afin de recenser des gains d’efficacité dans tous les sous-secteurs des administration publiques.

                      Il s’agit donc de consacrer l’effort budgétaire au remboursement de la dette. C’est la priorité des priorités pour la France. C’est ce que l’on appelle dans le langage courant la rigueur budgétaire. Nous remarquons que le budget des collectivité territoriales sera réduit, comme, par exemple, la dotation globale de fonctionnement des communes.

                      Plus d’informations sur ce qui se trame : 

                      http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-secret-bien-garde-les-grandes-190719







                      • RICAURET 8 août 23:12

                        LE PEUPLE A VOTE
                        ALORS FERMEZ LA
                        ASSELINEAU VOUS LA DIT MESSIEURS LES MAIRES
                         
                        VOUS VOUS EN ETES MOQUE DE LUI ALORS MAINTENANT MAIRES DE FRANCE JE VOUS LE DIT SOLENELLEMNT FERMAIENT LA ET TRAVAILLAIENT DANS VOTRE COMMUNE AU BIEN ETRE DE VOS ELECTEURS QUEL QU ILS SOIENT DE VOTRE BORD OU PAS


                        • Le421 Le421 9 août 08:30

                          @RICAURET
                          Ecrire en majuscules correspond à crier.
                          SOLENELLEMNT FERMAIENT LA

                          L’usage d’un correcteur est également conseillé quand on écrit comme cela...

                          Il faudrait écrire :
                          Fermez-la !!  smiley

                          Pour ce qui est d’avoir prévenu, j’ai l’impression que le « Lord », Asselineau, n’était pas le seul.
                          Mais bon... Ce que j’en dis.


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