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Accueil du site > Tribune Libre > Houellebecq, auteur de romans historiques

Houellebecq, auteur de romans historiques

Nous étudierons ici l’œuvre de Houellebecq en nous appuyant sur « le Roman Historique » de Lukacs qui servira de grille de lecture à l’œuvre du romancier français contemporain le plus lu qui vient de sortir son dernier roman, Sérotonine.

Dans une ample et précieuse introduction à cet ouvrage théorique, Claude-Edmonde Magny insiste sur l'idée maîtresse de Lukacs consistant à affirmer qu’un « être », individu, personnage, roman ou autre, est toujours conditionné par un contexte historico-sociologique, et que le genre du roman historique doit permettre d’en mieux éclairer l’essence.

Le premier chapitre se penche sur les conditions socio-historiques de l’apparition du roman historique, sur l’apport décisif de Walter Scott à l’édification de ce genre, ainsi que sur sa technique qui refuse les grandes figures au profit de personnages moyens mieux à mêmes d’évoquer le sens du destin qui s’abat sur les gens simples. Il traite aussi du conflit entre l’approche romantique jugée réactionnaire et le roman historiqueLa notion même de « roman historique » apparaît p.17 :

« Ce qui manque au prétendu roman historique avant Walter Scott, c'est justement ce qui est spécifiquement historique : le fait que la particularité des personnages dérive de la spécificité historique de leur temps. »

 

Le principe de « collision » tient une place importante dans cet essai, c’est à travers elle que se révèle la grande histoire, au sein de cet entrelacement de forces hétérogènes seul à même de synthétiser une époque dans sa totalité. Car même si l’auteur insiste sur l’incapacité du romancier à rendre compte de façon exhaustive de cette totalité, il a pour tâche de la décrire en se servant d’archétypes les plus significatifs. Il existe une volonté totalisatrice du roman historique mais ce qui compte pour Lukacs n’est pas l’accumulation de détails exotiques censés rendre compte d’une époque mais bien plutôt la capacité de l’auteur à synthétiser les diverses tendances qui travaillent son époque via quelques personnages chargés de les incarner. Le roman historique doit savoir épouser son temps, l’accompagner avec précision, sans rechercher l’originalité artificielle, ni imposer une grille de lecture dogmatique réactionnaire comme trop souvent selon Lukacs.

« Pour le drame l'authenticité historique signifie : la vérité historique intrinsèque de la collision. »

p.167, Le Roman Historique.

Parcourons certains romans de Houellebecq, lestés de ces principes para-marxistes.

Dans Plateforme, le narrateur, Michel, particulièrement désabusé, appréciant les enterrements, et se réjouissant de la mort de son père, décide de se lancer dans le tourisme à caractère essentiellement sexuel.

Il s’y prépare déjà via quelque lieu de débauche addictif :

« En général, en sortant du bureau, j’allais faire un tour dans un peep-show. Ça me coûtait cinquante francs, parfois soixante-dix quand l’éjaculation tardait. Voir des chattes en mouvement, ça me lavait la tête. Les orientations contradictoires de la vidéo d’art contemporain, l’équilibre entre conservation du patrimoine et soutien à la création vivante…tout cela disparaissait vite, devant la magie facile des chattes en mouvement. »

p.25

Le personnage semble revenu de tout :

« La crise de la vache folle m’intéressait peu, je me nourrissais essentiellement de purée Mousline au fromage. Puis la soirée continuait. Je n’étais pas malheureux, j’avais cent vingt-huit chaînes. Vers deux heures du matin, je me terminais avec des comédies musicales turques ».

p.25

Les pages brossent le ressenti de ce qu’il faut bien nommer un individu foncièrement dépressif :

« Pourquoi n’avais-je jamais, dans mon travail, manifesté une passion comparable à celle de Marie-Jeanne ? Pourquoi n’avais-je jamais, plus généralement, manifesté de véritable passion ? »

p.33

Plus loin :

« Mes rêves sont médiocres. Comme tous les habitants d’Europe occidentale, je souhaite voyager. »

Ce côté Droopy est toutefois contrebalancé par un certain cynisme agressif :

« Prendre l’avion aujourd’hui, quelle que soit la compagnie, quelle que soit la destination, équivaut à être traité comme une merde pendant toute la durée du vol. »

p.37

« Le héros » s’aide régulièrement de produits chimiques divers pour supporter sa morne existence :

« Je commandai un double expresse au room service, que j’avalai avec un Efferalgan, un Doliprane et une double dose d’Oscillococcinum ».

p.44

Il jette un regard de mépris sur ses contemporains :

« […] finalement, il ne ressemble pas tellement à Antoine Waechter mais plutôt à Robin des Bois, avec cependant quelque chose de suisse, ou pour mieux dire jurassien. Pour tout dire il ne ressemblait pas à grand-chose, mais il avait vraiment l’air d’un con. Sans parler de sa femme, en salopette, sérieuse, bonne laitière. Il était invraisemblable que ces êtres ne se soient pas déjà reproduits, pensai-je ; »

p.48

 Pour Lukacs, l’historicité chargée de garantir l’authenticité d’un récit se doit de demeurer ouverte sur l’avenir, elle n’est pas une téléologie qui se servirait de personnages ou d’un récit pour illustrer ses principes mais le dévoilement de l’immanence historique en actes et situations, sans réduire la complexité de son développement.

Même si la complexité est rarement au rendez-vous chez Houellebecq, il faut bien dire qu’il ne sert de rien ni de personne car son œuvre ne véhicule pas de grands principes, bien au contraire, elle dévoile leur disparition lente et progressive, à l’image de toute une époque.

Ses compagnons de voyages sont des « connards humanitaires protestants », et pour obtenir un rapport sexuel consenti, il faut subir « des conversations fastidieuses », « des problèmes chiants », que l’on tentera d’éviter avec des putes, si possible non occidentales car ces dernières sont des « débris humains ».

Se promener aux Halles revient à visiter Thoiry, l’économie est ennuyeuse, bref, il n’y a pas grand-chose à sauver dans le monde ici dépeint, hormis quelques orgies qui semblent encore stimuler un peu d’enthousiasme chez le narrateur. Les croyants sont dépeints comme hypocrites, et plus ils se veulent intégristes, plus ils se vautrent dans la fange. Laissons le mot de la fin de ce roman à son protagoniste central :

« La mort, maintenant, je l’ai comprise ; je ne crois pas qu’elle me fera beaucoup de mal. J’ai connu la haine, le mépris, la décrépitude et différentes choses ; j’ai même connu de brefs moments d’amour. Rien ne survivra de moi, et je ne mérite pas que rien me survive ; j’aurai été un individu médiocre, sous tous ses aspects. » p.369

 

Le prologue des Particules Élémentaires dit bien l’ambition de recension historique de son auteur :

« Ce livre est avant tout l'histoire d'un homme, qui vécut la plus grande partie de sa vie en Europe occi­dentale, durant la seconde moitié du XXe siècle. Géné­ralement seul, il fut cependant, de loin en loin, en relation avec d'autres hommes. Il vécut en des temps malheureux et troublés. Le pays qui lui avait donné naissance basculait lentement, mais inéluctablement, dans la zone économique des pays moyen-pauvres ; fréquemment guettés par la misère, les hommes de sa génération passèrent en outre leur vie dans la solitude et l'amertume. Les sentiments d'amour, de tendresse et de fraternité humaine avaient dans une large mesure disparu ; dans leurs rapports mutuels ses contempo­rains faisaient le plus souvent preuve d'indifférence, voire de cruauté.

Au moment de sa disparition, Michel Djerzinski était unanimement considéré comme un biologiste de tout premier plan, et on pensait sérieusement à lui pour le prix Nobel ; sa véritable importance ne devait apparaî­tre qu'un peu plus tard. »

 

Dans les romans de Houellebecq, les collisions sont absentes, et les contradictions assez peu présentes. Cela contribue à la linéarité formelle de ses récits. Le cours des choses semble se dérouler à perte, sans consistance ni violence particulièrement saillante, seule une néantisation de tous les instants vient tranquillement anesthésier la pseudo-existence de ses personnages. Les Particules Élémentaires ne dérogent pas à cette règle.

« Pendant plusieurs jours Michel garda la photo à por­tée de la main, appuyée à sa lampe de chevet. Le temps est un mystère banal, et tout était dans l'ordre, essayait-il de se dire ; le regard s'éteint, la joie et la confiance disparaissent. Allongé sur son matelas Bultex, il s'exerçait sans succès à l'impermanence ».

p.6, Les Particules Élémentaires.

« Les deux époux formaient alors ce qu'on devait appeler par la suite un « couple moderne », et c'est plutôt par inadvertance que Janine tomba enceinte de son mari. Elle décida cependant de garder l'enfant ; la maternité, pensait-elle, était une de ces expériences qu'une femme doit vivre ; la grossesse fut d'ailleurs une période plutôt agréable, et Bruno naquit en mars 1956. Les soins fastidieux que réclame l'élevage d'un enfant jeune parurent vite au couple peu compatibles avec leur idéal de liberté personnelle, et c'est d'un commun accord que Bruno fut expédié en 1958 chez ses grands-parents maternels à Alger. »

p.8, Les Particules Élémentaires.

En creux, la libération des mœurs est nettement accusée de contribuer au malheur du personnage central qui décrit de façon neutre une époque qu’il n’a pu connaître. La neutralité de ton étant systématique dans cette œuvre.

 

« À l'époque, Michel avait des idées modérées sur le bonheur. En définitive, il n'y avait jamais réellement songé. Les idées qu'il pouvait avoir, il les tenait de grand-mère, qui les avait directement transmises à ses enfants. Sa grand-mère était catholique et votait de Gaulle ; ses deux filles avaient épousé des communis­tes ; cela n'y changeait pas grand-chose. Voici les idées de cette génération qui avait connu dans son enfance les privations de la guerre, qui avait eu vingt ans à la Libération ; voici le monde qu'ils souhaitaient léguer à leurs enfants. La femme reste à la maison et tient son ménage (mais elle est très aidée par les appareils élec­troménagers ; elle a beaucoup de temps à consacrer à sa famille). L'homme travaille à l'extérieur (niais la robotisation fait qu'il travaille moins longtemps, et que son travail est moins dur). Les couples sont fidèles et heureux ; ils vivent dans des maisons agréables en dehors des villes (les banlieues). Pendant leurs moments de loisir ils s'adonnent à l'artisanat, au jardinage, aux beaux-arts. »

Ibid.

 

« Ainsi, tandis que l'essence d'une collision doit rester historiquement authentique, le drame historique doit faire apparaître les traits dans les êtres humains et leurs destinées qui feront qu'un spectateur, séparé de ces événements par des siècles, se sente y participer directement. »

p.169, Le Roman Historique.

 Si, comme le pense Lukacs, le but du roman est de représenter une réalité sociale déterminée à une époque déterminée avec toute la couleur et toute l'atmosphère spécifique de cette époque, il semble évident que Houellebecq répond à cette exigence.

 Puisque le roman figure la « totalité des objets », il doit aller jusque dans les petits détails de la vie quotidienne, dans le temps concret de l'action, il doit mettre en évidence ce qui est spécifique de cette époque dans l'interaction complexe de tous ces détails. Par conséquent l'historicité générale de la collision centrale, qui constitue le caractère historique du drame, ne suffit pas au roman. Il doit être historiquement authentique en tous points. C’est via cet équilibre entre restitution factuelle d’une époque et description des problématiques sociales et économiques à l’œuvre en sous-tension qui permet d’accomplir la mission du romancier historique.

Et chez Houellebecq, le sens des détails est omniprésent, jusqu’à prendre le dessus sur le caractère général des choses justement. Le nom des hôtels, des livres, les prénoms, la dénomination des choses est plus substantielle que la substance elle-même.

 

L'effondrement personnel d’un monarque absolu est toujours la conséquence des déterminations socio-historiques du despotisme, non le fruit de quelque névrose propre à la constitution nerveuse du roi en tant qu’individu particulier.

Emilia Galotti de Lessing, Don Carlos de Schiller, Werther de Gœthe, Barnaby Rudgede Dickens, Bel Ami de Maupassant, Bruges-la-morte de Rodenbach, Witiko de Stifter, Quatre-vingt-treize de Victor Hugo ou encore Les Dieux ont soif d'Anatole France, et des dizaines d’autres romans sont analysés à l’aune de ces critères qualitatifs qui forment la trame générale de l’essai de Lukacs.

Le roman est chargé de faire sortir l’opacité contradictoire des processus sociaux hors de sa gangue afin que le lecteur puisse s’en saisir lucidement sans la déformer ni la simplifier, ce qui est la tentation de tout auteur afin d’alléger sa tâche.

« Cependant, dans le même temps, la consommation libidinale de masse d'origine nord-américaine (chansons d'Elvis Presley, films de Marilyn Monroe) se répandait en Europe occidentale. Parallèlement aux réfrigérateurs et aux machines à laver, accompagnement matériel du bonheur du couple, se répandaient le transistor et le pick-up, qui devaient mettre en avant le modèle comportemental du flirt adolescent. Le conflit idéologique, latent tout au long des années soixante, éclata au début des années soixante-dix dans Mademoiselle Age tendre et dans 20 Ans, se cristallisant autour de la question à l'époque centrale : « Jusqu'où peut-aller avant le mariage ? » Ces mêmes années, l'option hédoniste-libidinale d'origine nord-américaine reçut un appui puissant de la part d'organes de presse d'inspi­ration libertaire (le premier numéro d'Actuel parut en octobre 1970, celui de Charlie Hebdo en novembre). S'ils se situaient en principe dans une perspective poli­tique de contestation du capitalisme, ces périodiques s'accordaient avec l'industrie du divertissement sur l'essentiel : destruction des valeurs morales judéo-chré­tiennes, apologie de la jeunesse et de la liberté indivi­duelle. »

p.19, Les Particules Élémentaires.

Pour la théorie du roman historique de Luckacs, forme et fond se conjuguent et s’entrelacent :

« Mais l'apparence absolue de l'image relative de la vie doit, bien entendu, trouver son fondement dans le contenu. Cela exige que soient réellement saisis les rapports normatifs essentiels et les plus importants de la vie dans la destinée de l'individu comme de la société. Mais il est tout aussi évident que la simple connaissance de ces rapports essentiels ne peut jamais suffire. Ces traits essentiels, ces normes les plus importantes de la vie doivent apparaître avec un nouveau caractère immédiat créé par l'art comme des traits et des rapports personnels uniques d'êtres humains concrets et de situations concrètes. Réaliser ce nouveau caractère immédiat de nature artistique, ré-individualiser ce qui est général dans l'homme et son destin, telle est précisément la mission de la forme artistique ».

P.100, Le Roman Historique.

Il s’agit de prendre en charge la subjectivité des hommes et des lieux tout en la circonscrivant à son époque afin de l’objectiver. Cette approche réaliste peut s’appliquer à toutes les circonstances puisqu’elle s’articule sur une dialectique ouverte aux contradictions. Lukacs connaissait la notion de réification propre à Marx qu’il allait affiner tout au long de son œuvre, et il s’agissait déjà lors de cet essai d’éviter de proposer une grille de lecture romanesque chargée de figer les caractères et les aspirations des personnages derrière une glace de concepts désincarnés. Toute la subtilité de Lukacs consiste à proposer une vision progressiste de l’art romanesque même s’il rejette régulièrement et fermement la tradition qu’il juge réactionnaire du roman. Cela comprend tout aussi bien Théophile Gautier hostile à Fourier, Malthus et le darwinisme évidemment, Nietzsche et son cynisme qui justifie toutes les inégalités sociales, Taine et sa sociologie racialiste, le romantisme allemand, la glorification réactionnaire du Moyen Age, Vigny, Croce, mais il apprécie Flaubert qui éprouve une véritable répulsion à l’égard du mode de vie bourgeois, ainsi que Mayer, Bourget malgré son ton réactionnaire qu’il considère comme fin psychologue. Si Walter Scott est son héros, c’est parce qu’il a su décrire avec précision et neutralité les insurrections royalistes, les luttes des Puritains contre les Stuarts, de la noblesse contre l’absolutisme, avec une faculté artistique certaine de rendre l’objectivité socio-historique de son propos. L’auteur s’évertue à analyser les tendances esthétiques des auteurs liées selon lui à leur extraction sociale.

 

Les Particules Élémentaires de Houellebecq répondent non pas en termes de collision mais plus de désintégration. En ce sens, l’auteur aurait été sans nul doute rangé dans la catégorie de « réactionnaire contre-révolutionnaire et anti-progressiste » par le jeune Lukacs. Ses romans ne proposent aucune alternative au délitement des sociétés occidentales, aucune compensation ni consolation, aucune ouverture. Juste une sensation d’accompagnement passif et quelque peu asphyxié.

« Après la visite de Bruno, Michel demeura couché deux semaines entières. De fait, se demandait-il, com­ment une société pourrait-elle subsister sans religion ? Déjà, dans le cas d'un individu, ça paraissait difficile. Pendant plusieurs jours, il contempla le radiateur situé à gauche de son lit. En saison les cannelures se remplissaient d'eau chaude, c'était un mécanisme utile et ingénieux ; mais combien de temps la société occiden­tale pourrait-elle subsister sans une religion quelcon­que ? »

p.59, Les Particules Élémentaires.

 

Le tragique et le dramatique sont bien présents, comme dans tout roman historique, en liaison directe avec la vie des personnages.

L’art qu’il soit de Balzac, de Mann, de Flaubert ou de Goethe, doit produire un contenu susceptible d’engendrer un renouveau des consciences ainsi que des structures sociales afférentes. La lutte au cœur du récit opposant régulièrement l’irrationalisme (conservateur et passéiste) au rationalisme (progressiste, ouvert sur l’avenir), porteur d’une historicité synthétisant tous les temps. Si les romans de Houellebecq n’engendrent pas ce contenu ni n’ambitionnent une visée politique mais se complaisent dans la description désabusée d’un délitement civilisationnel, de Soumission à Sérotonine, ils relèvent toutefois pleinement de cette catégorie de romans historiques en reflétant assez fidèlement l’état des sociétés occidentales de la fin du 20 ème siècle au début du 21ème.

 


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1 réactions à cet article    


  • Paul Leleu 10 janvier 19:36

    Houellebecq me semble extrêmement marqué sociologiquement... il drague le lectorat petit-bourgeois « gauchiste de droite »... c’est à dire des gens aussi cons que des gauchistes hors-sol, mais qui se disent « de droite » pour essayer de se donner un genre « enraciné »...

    tout cela ne tient guère la route... les romans de houellebecq moulinent les lieux-communs des fantasmes officiels... les putes, le tourisme sexuel, le métier chiant, et les supermarchés débiles... hyper-original !!!! ...manque plus que le père-noël...

    Houellebecq est tout à fait incapable de parler d’amour, de maturité, de sagesse... ses personnages ne s’extirpent jamais de la mentalité de téléspectateur passif... a-t-il jamais vécu une histoire d’amour ? je parle, d’une vraie histoire d’amour ? A-t-il jamais été fidèle à quelqu’un ? Accompagné un proche vers la mort ? Elevé un enfant ou soutenu un jeune ?

    Quand tu t’affrontes à la vraie vie, tu n’es plus cynique... même si tu crois plus à la vie, le jeune qui te demande de l’aide, ben tu retrouves ton coeur enthousisate pour lui !!! C’est plus fort que toi... N’importe qui qui a vécu cela connait ce phénomène... On se prend à faire des trucs sympas et à se donner de la peine pour quelqu’un... et c’est toute la sève d l’existance...

    Aucune trace de cela dans les romans de Houellebecq... un puceau de la vie...

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