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Immigration et lutte de classes

 Les polémiques sur une immigration qui volerait le travail des nationaux et son instrumentalisation par le patronat pour faire pression à la baisse sur les salaires et les conditions de travail de ceux-ci sont récurrentes. Elles resurgissent à chaque campagne électorale et donnent lieu à des allégations courant dans toutes les directions. Il n’est pas inutile de rappeler quelques fondamentaux. 

 

Par Bouamamas

 

Accroitre la concurrence, réduire les conditions de vente

La mise en concurrence généralisée des forces de travail est une des caractéristiques du mode de production capitaliste. Pour ce faire, toutes les différences (d’âge, de sexe, d’origine nationale, d’ethnie, de culture, de scolarité, etc.) constituent des facteurs sur lesquels s’appuie la classe dominante dans son travail inlassable pour empêcher l’émergence d’une conscience commune d’appartenance à une classe sociale. L’unité de la classe ouvrière n’est donc pas une donnée première (innée), mais au contraire elle sera le résultat d’un travail économique, politique et idéologique d’unification, un vecteur acquit et le fruit d’un construit. Sans un tel travail d’édification, la classe ouvrière sera divisée, parcellisée et « hiérarchisée » en de multiples catégories : travailleurs précaires et travailleurs stables, nationaux et immigrés, jeunes travailleurs et vieux salariés à la lourde ancienneté, hommes et femmes prolétaires, etc. En raison des préjugés hériter de l’histoire le clivage entre la partie « nationale » de la classe ouvrière et sa partie « immigrée », a toujours été un des principaux instruments de division.

Pour saisir les enjeux des transformations actuelles liées à la nouvelle phase de mondialisation capitaliste, il convient d’avoir à l’esprit le modèle antérieur et la place qu’y tenait l’immigration. Compte tenu de la taille limitée de cet article, nous résumons à trois les fonctions jouées par la force de travail immigrée au sein du processus de production et de reproduction du capitalisme.

 

La suite de l’article est disponible en 5 langues sur le webmagazine : http://www.les7duquebec.com/7-au-front/immigration-et-lutte-des-classes/

 

 

L’instance économique : la force de travail immigrante comme variable d’ajustement structurel

 Les débuts du mode de production capitaliste sont marqués par la quête de force de travail (salarié). En fonction des réalités nationales, les réponses vont être différentes. En Angleterre la ruine de l’économie paysanne c’est-à-dire l’expropriation organisée des petits paysans fut la réponse principale. Elle ne fut cependant pas la seule comme en témoigne la forte immigration ouvrière irlandaise du fait de la situation coloniale de ce pays. En France la faiblesse démographique, mais aussi les capacités de résistance de la petite et moyenne paysannerie depuis la révolution de 1789 (dont il ne faut pas oublier le caractère agraire et antiféodal) orienta la soif du capital en force de travail vers un appel à l’immigration. Aux É.-U. la colonisation qui fut dans le même temps une exportation du mode de production capitaliste, le besoin de force de travail se traduisit par l’appel massif à l’esclavage noir et à l’immigration de paysans européens. La fonction d’ajustement de l’immigration commence ainsi dès l’aube du capitalisme dans des formes et des ampleurs différentes selon les spécificités nationales et les besoins spécifiques du développement du mode de production capitaliste.

Mais la fonction d’ajustement de l’immigration ne s’arrête à ce premier âge du capitalisme. La tendance à la circulation du capital vers les secteurs à forts profits a pour conséquence le besoin de faire circuler la force de travail. Ce besoin de circulation se heurte au rapport de forces entre le capital et le travail à chaque moment historique dont une des dimensions est la lutte des travailleurs pour les sécurités sociales = (luttes pour la vente de leur force de travail, incluant les conditions de sa formation-éducation – son entretien-soins de santé – sa reproduction élargit. NdE). La lutte entre le capital et le travail peut ainsi se lire également comme antagonisme entre le besoin de circulation de la force de travail pour le bénéfice du capital et revendications de services sociaux pour la reproduction des travailleurs. La force de travail immigrée est ainsi une nécessité du capitalisme non seulement en termes de besoin quantitatif de force de travail, mais également en termes de disposition de cette force de travail au bon endroit, dans les bons secteurs, etc. c’est-à-dire que jusqu’à nos jours, la force de travail immigrée a toujours gardé sa fonction d’ajustement structurel. (Pour le capital, la force de travail est un facteur de production au même titre que l’énergie ou la machinerie et le minerai. NdE).

 

Pour illustrer cette fonction, citons le directeur de la Population et de la Migration, Michel Massenet résumant en 1962 le besoin massif d’une force de travail immigrée :

« La concurrence dans le marché commun ne sera supportable que si notre pays dispose d’une réserve de main-d’œuvre lui permettant de freiner l’inflation salariale. Un apport de travailleurs jeunes non cristallisés par l’attachement à un métier ou par l’attrait sentimental d’une résidence traditionnelle augmente la mobilité d’une économie qui souffre des « viscosités » en matière de recrutement de main-d’œuvre. »

 

Simplifions ce vocabulaire autour des trois idées clés : 1) les travailleurs nationaux sont trop organisés et combattifs pour leur imposer une baisse des salaires et des conditions de travail trop drastiques ; 2) Ils considèrent comme des acquis « inviolables » des concessions liées à leur métier et au fait d’avoir un logement décent ; 3) Il est plus facile de constituer une nouvelle strate inférieure dans le monde du travail (qui ne bénéficiera pas de ces concessions et qui par l’insécurité et la discrimination restera vulnérable et malléable. NdE).

Dès cette période et de manière organisée, la stratification du monde du travail à partir du marqueur de la nationalité et de l’origine ethnique fut posée. Cette fonction économique d’ajustement peut se formaliser dans la formule suivante : « premiers licenciés, derniers embauchés ». Les restructurations et les crises de surproduction cycliques sont l’occasion de licenciements massifs de la force de travail immigrée, rendue ainsi disponible pour migrer une nouvelle fois, mais cette fois-ci vers d’autres secteurs économiques et/ou géographiques. Les périodes de reprise économique (et l’incertitude qui pèse toujours sur leur durée et leur ampleur) sont pour les mêmes raisons des moments d’embauches importantes de la force de travail immigrée.

D’autres catégories de la population jouent également cette fonction d’ajustement : les femmes, les jeunes, et les chômeurs (et désormais les retraités. NdE). Ces catégories ont en commun d’être plus précarisées que le reste du monde du travail, c’est-à-dire de disposer de capacités moindres de résistance face à l’instabilité imposée par les besoins du capital. À l’exploitation commune à tous les travailleurs s’ajoute pour ces catégories une surexploitation. La question de la place de ces catégories dans les organisations syndicales et politiques est donc à poser, de même que celle de la place de leurs revendications dans l’agenda de ces organisations. Faute de la prise au sérieux de ces questions un décalage grandissant s’insinue entre les différents segments de la classe ouvrière.

 

L’instance politique : la force de travail immigrée comme modalité de gestion des rapports de classes

La seconde fonction dévolue à l’immigration dans la logique du mode de production capitaliste est politique. Elle consiste à utiliser la force de travail immigrée pour affaiblir les résistances ouvrières. Cela est rendu possible par l’existence d’un droit du travail et d’un droit civil à plusieurs vitesses sous législation bourgeoise (NdE), complété par un système de discrimination systémique contraignant certains segments de la classe prolétarienne à accepter des conditions salariales et de travail inférieures à celles que le rapport de forces a obtenues pour le reste de la classe. De manière générale la force de travail immigrée est utilisée pour « dégager » les ouvriers nationaux des postes de travail les plus pénibles, les plus flexibles, les plus dangereux, les plus instables. Cet aspect est repérable dans la statistique des maladies professionnelles, des accidents du travail et de l’espérance de vie.

La force de travail immigré est ainsi un élément de négociation entre les organisations syndicales et le patronat. Ainsi, certaines concessions accordées aux ouvriers nationaux sont consenties en contrepartie d’un traitement discriminatoire de la composante immigrée de la classe ouvrière (NdE). Le chauvinisme, l’ethnocentrisme et le racisme bourgeois sont alors des arguments idéologiques visant à présenter comme « naturel et répondant aux valeurs nationales » ces discriminations qui vont à l’encontre des intérêts de la classe prolétarienne (NdE). L’argument du nationalisme (de gauche comme de droite. NdE) est utilisé pour masquer l’intérêt de classe. À la division entre un « nous » ouvrier et un « eux » capitaliste est substituée un clivage entre un « nous » national et un « eux » immigré.

Citons le cas français à titre d’exemple. Pendant toute la durée des dites « trente glorieuses » le niveau de vie de la classe ouvrière « nationale » a progressé du fait des mobilisations sociales. Dans la même période, la composante immigrée de la classe ouvrière a été parquée dans des bidonvilles. Décrivant les recrutements patronaux de cette période, le journaliste et politique français Alain Griotteray, écrit :

« C’est l’époque des camions et des autocars remplis de Portugais franchissant les Pyrénées pendant que les sergents-recruteurs de Citroën et de Simca transplantent des Marocains par villages entiers, de leur « douar d’origine » jusqu’aux chaines de Poissy, de Javel ou d’Aulnay. Le phénomène fait immanquablement penser à la traite des Noirs au XVème siècle. La comparaison revient d’ailleurs souvent[1]. »

(…)

La capacité de défense collective de la classe ouvrière a été affaiblie par ce clivage entre deux de ses composantes. D’autre part, ce qui est imposé à la force de travail immigrée tend dans un système basé sur la maximisation du profit à se transformer en norme à généraliser à l’ensemble des travailleurs. La seule réponse durable à cette mise en concurrence des différentes composantes de la classe ouvrière est l’exigence d’une égalité complète des droits avec une attention particulière pour les revendications des segments surexploités. Soulignons enfin que la logique ci-dessus décrite tend à s’élargir au-delà de la nationalité pour s’étendre à l’origine. De nombreuses études ont, en effet, mis en évidence l’ampleur des discriminations touchant les nationaux d’origines étrangères. Ces discriminations les contraignent à accepter des conditions qui étaient jusque-là celles des seuls travailleurs étrangers. Ces jeunes nés français sont assignés à la même place sociale et économique et dans les mêmes secteurs économiques que leurs parents. Il y a en quelque sorte une reproduction à l’interne d’une force de travail surexploitée s’ajoutant à celle venant de l’extérieur (voilà la source économique du Ghetto social. NdE).

 

L’instance idéologique : atrophier la conscience d’une communauté d’intérêts de classe

Les deux fonctions précédentes en supposent une troisième, sans laquelle rien n’est possible. Nous définissons l’idéologie comme représentation inversée de la réalité sociale, de ses clivages et contradictions, de ses lois de fonctionnement. Elle se traduit par une inversion des causes et des conséquences et par des attributions causales culturalistes et individualistes à des processus fondamentalement économiques et sociaux. Ce qu’il est convenu d’appeler « intégration » est, selon nous, un cadre idéologique consensuel amenant à une lecture culturelle des inégalités sociales. Ces dernières ne sont pas expliquées comme résultats de l’exploitation et de la surexploitation, mais comme un « déficit d’intégration » (parfois d’origine culturelle ou génétique, et parfois volontaire et machiavélique. NdE). Par ce biais la composante immigrée de la classe ouvrière (et maintenant même ses enfants nés nationaux) n’est pas appréhendée comme force de travail surexploitée, mais comme population rétrograde, inculte et insuffisamment « intégrée ». L’abandon du combat économique, politique et finalement idéologique par de nombreuses organisations ouvrières contribue en conséquence à l’affaiblissement de l’ensemble la classe.

Les processus rapidement esquissés ci-dessus ne sont pas une simple affaire du passé. Avec la nouvelle phase de mondialisation capitaliste, ils se renforcent. La figure du « sans-papiers » décrit parfaitement ce renforcement. Alors que les industries délocalisables partent vers des pays au cout de main-d’œuvre plus bas, on importe cette main-d’œuvre au cout moins élevé pour les secteurs non délocalisables (agriculture, restauration, hôtellerie, entretiens, bâtiment, etc.). Se faisant c’est une nouvelle strate qui s’ajoute à la classe ouvrière pour le plus grand intérêt de la classe dominante. La seule réponse cohérente à cette instrumentalisation et à cette construction d’une hétérogénéité ouvrière (hiérarchie des pauvres) est le combat de classe pour l’égalité des droits, des salaires et des conditions de vie et de travail.

 

Sans ce combat nécessaire, les conséquences sont celles que décrivait Marx à propos de la division de la classe ouvrière d’Angleterre en deux segments, l’un anglais, l’autre irlandais :

« Tous les centres industriels et commerçants anglais possèdent maintenant une classe ouvrière scindée en deux camps hostiles : les prolétaires anglais et les prolétaires irlandais. Le travailleur anglais moyen hait le travailleur irlandais, parce qu’il voit en lui un concurrent responsable de la baisse de son niveau de vie. Il se sent, face à ce dernier, membre de la nation dominante, il se fait par-là l’instrument de ses propres capitalistes et aristocrates contre l’Irlande et consolide ainsi leur domination sur lui-même. Il nourrit contre lui des préjugés religieux, sociaux et nationaux. Il se comporte vis-à-vis de lui, à peu près comme les pauvres blancs (poor whites) vis-à-vis des niggers dans les anciens états esclavagistes de l’Union américaine. L’Irlandais lui rend largement la monnaie de sa pièce. Il voit dans le travailleur anglais le complice et l’instrument de la domination anglaise sur l’Irlande. Cet antagonisme est artificiellement entretenu et renforcé par la presse, les prêches anglicans, les journaux satiriques, bref par tous les moyens qui sont à la disposition des classes dominantes[2]. »

 

 

[1] Alain Griotteray, Les immigrés : Le choc, Plon, Paris, 1985, p. 32.

[2] Karl Marx, Lettre à Sigfried Meyer et August Vogt du 9 avril 1870, Correspondances Marx-Engels, Tome X, Paris, éditions sociales, 1984, p. 345.

 


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12 réactions à cet article    


  • Chantecler Chantecler 26 avril 16:31

    Tout ça pour redire en moins bien ce que Marx appelle l’armée de réserve de travailleurs dans le chapitre 25 de son livre Le Capital. Des expressions synonymiques comme « armée de réserve industrielle » ou « surplus relatif de population » sont utilisables pour désigner l’armée de réserve de travailleurs.


    • zygzornifle zygzornifle 26 avril 17:01

      bof

      on a pas vus beaucoup manifester avec les GJ ....


      • Jean De Songy Jean De Songy 26 avril 17:19

        QUAND LES LOUPS RABATTENT LES TROUPEAUX
        ARME AU NOM DE LA LIBERTÉ

        Kelly Greenhill, professeur de sciences politiques à Stanford et Harvard,
         
         
        La répartition d’une immigration clandestine de masse disséminée sur tout un territoire et sa densification dans les zones rurales représente une autre application de cette guerre en essaim analysée par Kelly Greenhill, professeur de sciences politiques à Stanford et Harvard, dans « Armes d’immigration massive : déplacement forcé, coercition et politique étrangère (Weapons of Mass Migration : Forced Displacement, Coercion, and Foreign Policy, 2010, non traduit en français). Greenhill reconstitue l’histoire de l’instrumentalisation des flux migratoires en tant que type d’armement parmi d’autres dans le cadre de stratégies militaires d’agression. Mener une guerre par procuration au moyen de hordes d’immigrés clandestins réduits à des troupes de choc nomades servant de chair à canon pour envahir, dévaster ou plus simplement occuper un territoire, est certes plus économique que d’entretenir des armées conventionnelles. Aujourd’hui, le pilotage offensif des clandestins en Europe par l’OTAN et diverses ONG cosmopolites (Open Society, IsraAID, No Border, etc.) est pratiquement gratuit. Le coût matériel et humain retombe généralement sur les populations locales qui en sont les victimes, et la chaîne de commandement repose sur les réseaux internet Wi-Fi accessibles un peu partout pour une somme modique. Chaque migrant est utilisé comme un soldat, armé d’un smartphone grâce auquel il prendra ses ordres qui lui fourniront les instructions permettant de poursuivre dans les meilleures conditions sa progression territorial et la déstabilisation consécutive des pays ciblés.
         

        Lucien Cerise, Retour sur Maïdan. La guerre hybride de l’OTAN
        http://www.oragesdacier.info/2017/12/linstrumentalisation-des-flux.html


        • Jean De Songy Jean De Songy 26 avril 17:25

          Plus classique :
           
          « L’établissement des colonies [banlieues islamiques] est peu dispendieux pour le prince [c’est le souchien GJ qui paie...] ; il peut, sans frais ou du moins presque sans dépense, les envoyer et les entretenir ; il ne blesse que ceux auxquels il enlève leurs champs [26m2/s de bétonnage immigratoire] et leurs maisons pour les donner aux nouveaux habitants [white flight, fuite des blancs en périphérie, banlieues islamisées]. » Machiavel, Le Prince
           
           
          La reconnaissance du ventre du colon « chance » pour le colonisateur Rothschild : 93 : 90% de vote Micron, l’assurance bancaire multiculturelle


        • Julien S 26 avril 18:00

          Il est grand temps de faire venir des immigrés retraités pour grand-remplacer les retraités de souche qui nous gavent sur Agoravox. 


          • foufouille foufouille 27 avril 08:28

            nous, on s’est battu pour avoir des droits et cotiser. c’est la grosse différence avec certains pays, comme le sénégal, où les sans dents ne veulent pas cotiser. donc ceux qui arrivent veulent juste avoir plus que dans leur pays d’origine. le capitaliste, libéral surtout, ne fais que fournir la demande.


            • nono le simplet nono le simplet 27 avril 08:42

              @foufouille
              nous, on s’est battu pour avoir des droits et cotiser

              quand tu dis « nous » tu ne t’inclues pas dedans, j’espère !


            • foufouille foufouille 27 avril 09:40

              @nono le simplet
              j’irais manifester si c’était possible et sans risque. il faut aussi tout le temps se battre pour garder ses droits. j’en connais qui ont fait le bon truc libéral : crever en travaillant.


            • Norbert 27 avril 15:17

              Votre meilleur article.

              Un bon article ! (sauf l’orthographe)


              • loulou 28 avril 00:45

                Voilà l’article que j’attendais. Le pont de vue d’un Marxiste sur l’immigration.

                Ce que vous dites est très juste, mais je crains que la solution que vous apportez au problème reste de la théorie.« Le combat de classe etc.. ».

                La communautarisation de notre société en entités de plus en plus antagonistes est très avancée et tout est fait selon le modèle des Etats unis pour qu’elle reste effective.

                Les usines qui formaient des délégués ouvriers ont disparues et tout c’est fait dans le droit à la différence.

                Ainsi, la vieille classe ouvrière d’occident , formée politiquement, disparaît, sous les applaudissement de la gauche qui n’a jamais rien compris.

                En tant qu’ouvrier, je suis obligé de côtoyer des gens venus d’ailleurs.

                Les dégâts qu’a fait extreme gauche avec le supposé angélisme des arrivants , vecteur d’une culpabilisation des milieux populaires d’accueil sont terribles.

                Tout cela, agité, comme vous le dites, par la bourgeoisie., d’autant plus que les arrivants se comportent très souvent très mal, avec,... et oui, le le dis, avec pour la première fois dans l’histoire du monde, un racisme envers le pays d’accueil, fait qu’il me semble impossible de changer les choses comme vous le souhaiter.

                Il m’arrive d’en éprouver du désespoir.


                • Robert Bibeau Robert Bibeau 28 avril 15:28

                  @loulou

                  Vous voyez et décriver ici la superficialité des choses .. il faut voir le dessous des cartes. UN EXEMPLE 

                  Vous dites que la go-gauche a promu le DROIT À LA DIFFÉRENCE ET À L’ÉGOISME ET À L’ÉGOCENTRISME au service de la bourgeoisie éclectique 
                  VOUS AVEZ RAISON DE LE SOULIGNER = C’EST VRAI 

                  Mais vous oubliez la réalité concrète du travail en atelier en chantier en usine en unité de travail qui elle porte à gommer les différences à unifier à homogénéiser et à détruire le communautarisme. De même pour l’école et les lieux de formations de même pour les services publics qui assimilent les différences 

                  Il faut toute la propagande des médias mainstream secondé par la go-gauche petite-bourgeoise pour parvenir à faire croire que l’intégration du migrant dans la société d’accueil pourrait être inversée. 

                  Ainsi les Mongoles conquérants de l’empire du milieu se sont retrouvés empereurs chinois après quelques générations d’intégration. 

                  Nous sommes ou nous serons un jour TOUS PROLÉTAIRES 

                  Merci pour votre post 

                  Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com


                • loulou 29 avril 11:11

                  Merci de m’avoir répondu.

                  Vous écrivez : Vous oubliez la réalité... et me donnez l’exemple des Mongols en Chine.Outre que je pourrais vous donnez des quantités d’exemples contraires, je peux vous dire que dans les lieux de travail, sous l’aspect d’une normalité lisse, les différences sont tissées d’affrontements et d’incompréhensions cachées.

                  Et, justement, en travaillant en atelier, je vois bien que ça n’est pas si simple ;.

                  je pense que c’est une question de nombre. 

                  Telles ou telles communautés fera prévaloir ses valeurs en s’affirmant démographiquement.

                   Votre théorie est belle , mais ce qui d’après vous ( services publiques, Ecoles, lieux de travail) devraient assurer une homogénéisation , est par l’intérieur( Ce que je décrit, dans sa réalité. ) et l’extérieur ( restrictions budgétaires.) en mauvaise posture pour faire le travail , dans mon pays.

                  Dernier point, mais peut être, n’ais-je pas compris le sens de votre phrase...

                  La propagande des médias mainstream, secondée par la go-gauche..

                  Je crois comprendre que selon vous, ces acteurs feraient croire que l’intégration ne pourrait se faire ? je remarque, tout le contraire. Ils racontent en permanence,le contraire. Selon eux,l’intégration ne pose aucun problème.

                  Les médias dans l’intérêt bien compris sur ce sujet, dans sa réalité. de leurs possesseurs , la go-gauche en défense de ces illusions.

                  En tout cas, merci de me donner votre temps et merci infiniment pour votre texte.

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