Indignation sélective
De nombreux articles ici même, déplorent l’exécution de Troy Davis. Rassurez-vous, je ne vais pas vous imposez une autre conception de cette « justice ». Juste réfléchir sur les décideurs de la peine de Mort.
Chaque jour, n’en déplaise aux philosophes et grands penseurs, des peines de mort sont promulguées par nos dirigeants.
-Prenons le patron des Laboratoires Servier, Jacques Servier. En distribuant, moyennement finances des produits dangereux, il a provoqué la mort de patients. Circonstances aggravantes, en leurs donnant un espoir.
-Affaire Karachi : Exemple même de la peine de mort en notre confiance en la démocratie.
-Prenez Dominique Strauss-Kahn dimanche soir sur TF1. Avec l’aval (pas Laval) de TF1, il a tué notre vision de l’Homme responsable. Désolé pour les « camarades du PS », mais pas pour la victime présumée. La femme n’est, sommes toute, qu’un moyen d’assouvir ses pulsions. En cas de problèmes, l’argent ne manque pas…
-Prenons les banquiers et leurs exécuteurs, les agences de notation complices des spéculateurs. Eux décident de la mort de notre économie au sens large du terme. Pendant que, dans la rue, des SDF rendent leurs derniers souffles. On nous parle pudiquement d’emprunts toxiques. L’ingestion de produits toxiques (et pas qu’en intraveineuse) provoque également la mort.
-Prenons la Sécurité Sociale. En pensant à elle, on ne pense qu’au trou (son couloir de la mort). Certainement pour l’enterrer après son exécution. En décidant de taxer de plus en plus les mutuelles, on étrangle une population qui renonce à cotiser. Donc, à se soigner.
-Mais la plus belle fumisterie vient d’un texte qui autorise un homme, un seul, à envoyer notre armée dans un conflit. Et que trois mois plus tard, des députés et des sénateurs confirment l’autorisation d’envoyer des hommes à la mort. Pour le seul profit de Monsieur Christophe de Margerie, directeur général de Total ?
-Pour abréger la vie, pour décapiter l’espoir on écartèle les textes (Souvent votés la nuit dans la plus profonde indifférence.
La loi Badinter, du nom du ministre français de la Justice Monsieur Robert Badinter de 1981, pour l’abolition de la peine de mort en France, n’est qu’une ignoble plaisanterie. Des lois républicaines condamnent encore à une mort certaine, chaque jour, des citoyens Français.
Des commentaires acides vont sans nul doute, fusiller cet article. Pour son auteur, ne vous donnez pas cette peine. Je suis déjà condamner à mort. 18 983 383 électeurs m’ont condamné à subir le supplice du Pal. Depuis ce vote funeste, je suis dans l’obligation de subir l’introduction de la descendance (quoi qu’en principe le pal remonte) de Pal Nagy-Bocsa y Sarközy dans mon siège(ou le fondement) de la pensée pour lui.
J’espère juste être gracié en 2012.
Illustration : shintasu.com
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