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Accueil du site > Tribune Libre > Instant zéro, le plus grand mystère de l’Univers

Instant zéro, le plus grand mystère de l’Univers

 Les observations ont montré que l’Univers n’était pas statique et que ce dernier évoluait au cours du temps dans le sens d’une dilatation. Une branche de l’astronomie appelée cosmologie [1] a donc été développée afin d’étudier son histoire.

Cette discipline a permis de remonter dans le passé sur une durée de 13.7 Milliards d’années.
A cette époque, l’Univers occupait un volume très réduit et était constitué de rayonnements pratiquement purs autrement dit il ressemblait à un océan de photons, tout ceci à très haute énergie car la température avoisinait les 1 500 milliards de degrés ! [2]
A l’heure actuelle, nous continuons à baigner dans cet océan même si ce dernier a perdu presque toute son énergie lors de l’expansion de l’Univers. Il s’agit du fameux rayonnement cosmologique fossile.

La question qui se pose est alors assez simple à formuler.
En remontant le temps jusqu’à cette période, nous serions en présence d’un point de départ hypothétique de l’Univers que l’on pourrait appeler « instant zéro ».

Or, ce fameux instant zéro pose un énorme problème conceptuel, en effet, ce dernier est-il issu d’un état antérieur (*) – hypothèse de l’immanence- ou alors est-il apparu « d’un seul coup » à partir d’un néant complet -hypothèse transcendante- [3] ?

(*) En notant que cette formulation fait l’hypothèse qu’il existerait une sorte de temps absolu indépendant des particules qui s’agitent à la vitesse de la lumière.

 

De la cosmogonie à la cosmologie

L’astronomie ou science de l’observation des étoiles est âgée de plus de 5000 ans. C’est sans doute l’une des plus anciennes disciplines de la recherche humaine, cette dernière consiste à tenter de comprendre les mécanismes du fonctionnement des astres observés dans le ciel.
De nombreuses cosmogonies naïves, la plupart du temps reliées aux religions, ont été établies au fil du temps. On trouve par exemple l’idée selon laquelle notre planète serait plate et portée sur le dos d’une tortue géante ou la croyance au créationnisme d’une terre étant apparue voici 6000 ans à l’aide d’un coup de baguette magique provoqué par un dénommé « Dieu » (cette croyance reste cependant muette sur l’origine de ce dernier) !

Religion débile

Cependant, la notion d’histoire de l’Univers avec un début et peut-être une fin est récente. En effet, après la révolution Copernicienne les premières hypothèses scientifiques sérieuses furent basées sur un Univers infini et immobile, autrement dit statique.

Cette vision a perduré jusque dans les années 1930, elle fut même partagée par Einstein durant le développement de sa théorie de la Relativité Générale (RG).
Après avoir relié l’espace et le temps en un seul bloc, ce dernier établit sa fameuse équation qui modélise comment la matière/énergie modifie la géométrie de l’espace-temps.
À l’instar de ses contemporains, Einstein croyait en un Univers statique et infini. Cependant son équation lui faisait apparaitre un comportement dynamique. Il ajouta alors arbitrairement un ingrédient « ad-hoc » à cette dernière avec la fameuse constante cosmologique « Lambda » pour coller à la croyance consensuelle de son époque.

Cependant, un nouveau changement de paradigme eut lieu en 1929 lors de la découverte du décalage vers le rouge de la lumière des galaxies lointaines par l’astronome Edwin Hubble.
Cette fois la seule explication plausible consistait à considérer un Univers en expansion isotrope avec une certaine vitesse proportionnelle à la constante de Hubble. En clair cela signifie que tous les amas de galaxies s’éloignent les uns des autres en étant entrainés par une sorte de création permanente d’espace.

Coté mathématiques, la découverte des équations éponymes de Friedmann et Lemaitre confirmèrent que les équations de la RG admettaient des solutions non stationnaires.
Albert Einstein supprima donc la constante cosmologique de son équation, il écrivit alors à son ami le physicien russe George Gamov qu’il avait commis « la plus grande erreur de sa carrière » avec l’introduction de cette dernière.

Cette mini-révolution signa la naissance de cette nouvelle branche de l’astrophysique appelée « cosmologie ».

La Cosmologie, une histoire d’expansion à partir d’un « point »

Les grecs anciens considéraient que le monde était constitué de quatre éléments (air, terre, feu eau).
A l’échelle de l’histoire humaine, cette conception primitive fut assez récemment abandonnée au profit de celle de la physique moderne qui, curieusement, est également basée sur quatre interactions fondamentales. Ces dernières servent de « liant » à un bestiaire d’environ 50 particules matérielles identifiées appelées « Fermions » [4].
Ces quatre interactions concernent d’abord la gravitation et la force électromagnétique agissant à toutes les distances, on distingue ensuite deux interactions nucléaires à très courte portée réservées aux liaisons dans les noyaux atomiques.

Étant acquis que lUnivers observable [5] était en expansion au cours du temps, il devint évident qu’en un temps très reculé, ses dimensions étaient probablement beaucoup plus réduites. Les équations de la RG indiquant même que l’Univers aurait théoriquement été concentré en un point.

Cependant, la RG ne faisait intervenir que la gravitation en négligeant les trois autres interactions. Cette approximation ne pouvait plus s’appliquer à une époque où l’Univers était tellement concentré que les autres interactions devenaient prépondérantes.

De plus, les physiciens pensent qu’à de très hauts niveaux d’énergie tels qu’au voisinage de l’instant zéro dite « ère de Planck », les quatre forces fondamentales n’en faisaient qu’une, il s’agit de la théorie de grande unification appelée GUT en anglais (Grand Unified Theory). Cette force primaire se serait alors rapidement séparée en quatre interactions selon un phénomène appelé rupture de symétries.
Cependant cette théorie est loin d’être finalisée, elle ne concerne que la première fraction de seconde.
Pour modéliser la période suivante concernant les premières minutes, il faut faire appel à la théorie quantique (TQ).

A l’exclusion de l’ère de Planck, nous avons donc deux théories qui modélisent l’histoire de l’Univers.
En premier lieu, juste après l’instant initial on utilise la Théorie Quantique (TQ) avec des particules en interactions permanentes et très proches les unes des autres. La Relativité Générale (RG) prend ensuite le relais avec le comportement gravitationnel à grande échelle de l’Univers (*). La gravitation devient prépondérante lorsque les atomes sont formés et suffisamment éloignés les uns des autres sous l’effet de l’expansion.

(*) Au voisinage de l’instant zéro, la densité d’énergie impactait vraisemblablement la topologie de l’Univers embryonnaire en lui induisant une courbure extrêmement importante.

Pour simplifier, nous considérerons dans la suite quatre particules qui à elles seules concernent 99% de l’Univers observable. Ces particules sont les protons, neutrons et électrons, constituants de base des atomes, puis les photons, vecteurs de l’interaction électromagnétique.

Pour être en mesure d’aller plus loin, il s’agit maintenant de définir une convention sur ce que l’on entend par le terme « Univers » dont la sémantique ne fait pas consensus.

Qu’entend-on exactement par le terme « Univers » ?

Historiquement, l’Univers fut d’abord considéré comme étant le contenu d’un espace vide dans lequel se déroulent des événements, concept induisant implicitement la notion de temps et de dimensions spatiales.

Point fondamental à noter, les interactions entre les particules constituant l’Univers obéissent à des règles dénommées « lois de la physique ». Ces dernières étant indépendantes du temps et de l’espace, elles peuvent être considérées comme étant extérieures au contenu de l’Univers.

Comme déjà évoqué, Einstein a su regrouper l’espace et le temps en une seule entité avec en plus une notion de déformation de ce dernier sous l’effet de la matière/énergie, on parle alors d’espace-temps « courbé ».

De son coté, la Théorie Quantique a montré que le vide n’était pas vraiment vide et qu’il contenait une fabuleuse quantité d’énergie, ce dernier fut alors dénommé « vide quantique » [6].
Cette étrange forme d’énergie n’est pas directement accessible, de plus elle ne participe absolument pas à la courbure de l’espace-temps (*). En effet pour extraire des particules du vide, il est nécessaire de leur apporter de l’énergie. Ces dernières apparaissent alors fugitivement avant de retourner à leur état initial (exemple du boson de Higgs).

(*) Le mystère de cette fabuleuse énergie sans effet apparent sur notre Univers fut appelé « catastrophe du vide« .

Le vide quantique est donc à exclure du contenu de l’Univers dans la mesure où il ne participe ni à sa courbure ni à sa topologie.

Aux origines de l’histoire de l’Univers, ce dernier était constitué d’un champ de rayonnements à très haute énergie qui lors d’un « tohu-bohu » [7] a généré des particules matérielles à hauteur d’environ 1% de l’énergie initiale.
Ce dernier est d’ailleurs aujourd’hui toujours présent avec une densité d’énergie très faible sous la forme du fameux fond cosmologique résiduel.

Notons enfin que nous ne détectons que la partie de l’Univers qui est visible, cette dernière est limitée par ce que l’on appelle l’horizon cosmologique. Au delà de ce dernier, la lumière de ce qui se trouve derrière ne nous est pas encore parvenue. Nous ne savons donc pas si l’Univers est fini ou infini [5].

Horizon cosmologique

Pour résumer, les entités que l’on a identifiées peuvent être classées en deux groupes selon qu’elles font ou non partie de notre définition de l’Univers.

Ce qui est inclus dans l’Univers

. Fond cosmologique fossile constitué de photons très fatigués !
. Particules matérielles, atomes, étoiles, planètes, etc.
. Photons émis par les réactions nucléaires des étoiles, galaxies, amas, etc.

Ce qui n’est pas inclus dans l’Univers

. Vide quantique
. Lois de la physique

La question de l’instant zéro

L’histoire de l’Univers dont on vient de définir le contenu est assez bien comprise.
Notons cependant que certaines questions fondamentales sont non résolues par le modèle cosmologique mainstream dit « ΛCDM » [8] et que ce dernier est sérieusement attaqué par un modèle concurrent appelé Janus [9] proposé par le physicien Jean-Pierre Petit, cependant les principes fondamentaux des deux modèles restent voisins (nucléosynthèse, expansion).

Dans les premières minutes de l’Univers, la cosmologie se traduit par un formalisme mathématique basé sur la théorie quantique [4] avant de s’appuyer sur les équations de la Relativité Générale lors de la plus grande partie de son existence.
Les physiciens travaillent donc sur une série d’équations qui traduisent en langage mathématique les fameuses lois de la physique et qui indiquent par le calcul l’état de l’Univers à chaque étape de son histoire.

Les principes retenus pour ces modélisations sont basés sur les règles suivantes :
. Conservation de l’énergie globale de l’Univers en fonction du temps
. Conservation d’un ensemble de grandeurs comme le nombre de particules typées
. Prise en compte d’une dizaine de constantes fondamentales de la physique
. Utilisation des équations de la physique à savoir RG, TQ, QED, électromagnétisme et thermodynamique (*)

(*) Équations de champs d’Einstein, Schrödinger, Boltzmann, Maxwell et Lagrangien du modèle standard.

On constate immédiatement que l’un des principes fondamental de la physique repose sur la conservation de l’énergie. Cela signifie qu’à l’instant zéro ou du moins juste après, l’énergie de l’Univers actuel était déjà la même concentrée dans un volume beaucoup plus réduit.
Cette loi induit donc qu’il est inutile de prendre en compte l’idée selon laquelle l’Univers serait apparu à partir de rien, n’en déplaise au pape Jean Paul II qui a déclaré -certes avec humour- au physicien Stephen Hawking :
« Vous vous occupez de ce qui se passe après le Big Bang et moi de ce qui s’est passé avant ! » [10].

Nous venons donc de voir que la physique ne sait pas prendre en compte l’hypothèse de la transcendance, il ne reste donc que celle de l’immanence.

Une graine d’Univers qui aurait germé dans le vide quantique ?

Nous avons vu que le vide quantique possède en théorie une densité d’énergie considérable [6], cependant cette dernière se trouve dans un état désincarné et quasiment inaccessible.

L’idée vient alors immédiatement d’un état précédent l’apparition de l’Univers avec le vide quantique seul. Un événement fondateur non identifié aurait alors fait sortir de ce vide un champ de rayonnements à très haute énergie, ce dernier aurait en quelque sorte fait office d’une « graine d’Univers ».
Ce champs étant alors celui que l’on a déterminé comme étant cet océan de photons à environ 1500 Milliards de degrés.

Marchand de sable

Peu de choses pertinentes peuvent être dites sur la première fraction de seconde de l’Univers (10-43 seconde !) dite « ère de Planck » (déjà citée), en effet la théorie quantique ne s’applique plus.

Le problème de l’origine de l’Univers se déplace alors vers celui de la nature ce fameux vide quantique. Ce dernier, comme évoqué dans cet article, est un véritable nouveau continent à explorer [6].

Toutes proportions gardées, nous sommes dans une situation similaire à celle de l’exploration maritime des océans au XVIe siècle. Des avancées technologique (caravelles, astrolabes) permirent alors de partir en exploration vers l’inconnu pour en arriver à la découverte du nouveau monde.
Avant cette époque, la question de la topologie de la Terre restait ouverte avec ceux qui pensaient qu’elle pouvait être plate et d’autres qui la croyaient sphérique.

La question de la topologie de l’Univers présente des similitudes avec les interrogations de cette période.
En effet, les mesures de courbure effectuées par l’analyse du rayonnement fossile sembleraient montrer que l’Univers est Euclidien (plat) et peut-être infini.
Certains chercheurs estiment cependant que ce dernier pourrait être fini et fermé avec une topologie courbe ou plate. Dans le premier cas on aurait à faire à un Univers hyper-sphérique, dans le second il pourrait ressembler à un hyper-tore.
La figure ci-dessous représente une sphère et un tore qui sont des surfaces en deux dimensions, les hyper-surfaces sont construites en trois dimensions non représentables pour l’esprit humain.

Tore et sphère

Cette hypothèse est assez séduisante dans la mesure où un Univers fini et fermé pourrait être immergé dans un espace bien plus vaste de topologie Euclidienne. Ce dernier -qui pourrait être le vide quantique- comporterait au moins une dimension spatiale supplémentaire.
Le théorème de plongement de Nash (*) démontre la validité mathématique de ce concept.

(*) John Forbes Nash, célèbre mathématicien américain souffrant de schizophrénie et titulaire d’un prix Nobel d’économie et de son équivalent en mathématiques, le prix Abel.

Nous pourrions alors être en présence de plusieurs autres Univers voisins du notre qui cohabiteraient dans un même espace Euclidien associé au vide quantique, il s’agit de la théorie de cosmologie branaire.

Certains physiciens émettent l’idée que ces Univers voisins pourraient être détectés par leur influence gravitationnelle sur le notre.
La très faible intensité apparente de la gravitation s’expliquerait alors par le fait qu’elle se diffuserait dans au moins une dimension d’espace supplémentaire, à savoir dans quatre dimensions au lieu de trois. La réalité ontologique de cette quatrième dimension d'espace est quasiment démontrée à travers les expériences de NDE, voir ici.

Pour avancer il est donc nécessaire d’en savoir plus sur le vide quantique.
L’invention des caravelles, navires capables d’affronter la haute mer, a contribué à la découverte du « nouveau monde ». Les caravelles ont été remplacées par des accélérateurs de particules géants tels que le LHC de Genève et ses successeurs.
Ces énormes moyens sont fondamentaux pour tenter de percer les secrets de la création.

En résumé, la science n’envisage pas une création ex-nihilo mais plutôt un Univers qui serait né d’un ensemble immanent plus grand appelé vide quantique [10].
L’instant zéro pourrait correspondre à un transfert d’énergie du vide constituant une « graine » qui se serait développée conformément aux lois de la physique.

Le plus grand mystère de l’Univers est donc bien celui de cette poignée de photons jetée en dehors du vide quantique pour constituer notre niveau de réalité.
En obéissant à des lois dont l’origine est par ailleurs inconnue, ces photons très énergétiques se sont transformés en un Univers matériel complet.
Ce dernier a finit par faire apparaitre la vie, puis l’humanité sur une petite planète bleue (*) qui n’est qu’un grain de poussière perdu au milieu de ce vaste ensemble.

(*) Et aussi très probablement ailleurs.

Références
[1] Histoire de l’univers – Partie 1 : Naissance et Topologie
[2] « Les 3 premières minutes de l’univers » – Steven Weinberg (1977, réédition 1988)
[3] « Discours sur l’origine de l’Univers » – 2010 – Étienne Klein
[4] Histoire de l’univers – Partie 2 : Introduction à la physique fondamentale (pour les nuls !)
[5] Mille milliards de soleils
[6] Le vide quantique : un nouveau continent à explorer 
[7] « Le Big Bang » BD Lanturlu de Jean Pierre Petit (Télécharger ici)
[8] Histoire de l’univers – Partie 5 : Grandeur et décadence du modèle standard de la cosmologie
[9] Histoire de l’Univers – Partie 6 : Modèle Janus, le futur de la cosmologie ?
[10] « Y a t’il eu un instant zéro ? » – 2015 – Étienne Klein

Article source :
https://zevengeur.wordpress.com/2018/07/15/instant-zero-le-plus-grand-mystere-de-lunivers/


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113 réactions à cet article    


  • pemile pemile 23 juillet 16:32

    @Zevengeur "Les NDE ne sont pas des dysfonctionnements cérébraux terminaux pour une raison simple : de nombreux cas montrent une acquisition d’informations durant cette expérience. "

    Désolé, mais cela n’est toujours pas démontré, juste affirmé ! smiley


  • Jonas 23 juillet 16:31
    "En obéissant à des lois dont l’origine est par ailleurs inconnue, ces photons très énergétiques se sont transformés en un Univers matériel complet. Ce dernier a finit par faire apparaitre la vie, puis l’humanité sur une petite planète bleue"

    Dites à vos enfants que à partir de ces photons très énergétiques, est apparue la Terre, à l’origine une boule de roche et de métal en fusion et qu’en se refroidissant, sont sortis de là par un processus naturel des chameaux, des lions, des ours, des diplodocus, des baleines, des perroquets, des zèbres, des coquelicots et des hommes, ils seront morts de rire, et à juste titre (sauf évidemment si ils ont déjà été lobotomisés à l’école par la théorie de Darwin).
    Arrêtez les jeux vidéos et les films de science-fiction, ça abîme pas mal le cerveau et altère la réalité.

    • Zevengeur Zevengeur 23 juillet 16:50

      @Jonas


      C’est résumé en une phrase, mais c’est bien ce que dit la cosmologie.

      Je prends un exemple peut être plus parlant :
      lorsque vous buvez un verre d’eau, les atomes d’hydrogène furent créés par collisions de photons dans les premières minutes de l’Univers et ceux d’oxygène au cœur d’une étoile par fusion nucléaire il y a environ 5 milliards d’années.
      (C’est pourquoi Étienne Klein dit que l’eau que vous buvez n’est pas née de la dernière pluie !)


    • Jonas 24 juillet 21:26

      @Zevengeur "lorsque vous buvez un verre d’eau, les atomes d’hydrogène furent créés par collisions de photons dans les premières minutes de l’Univers et ceux d’oxygène au cœur d’une étoile par fusion nucléaire il y a environ 5 milliards d’années."


      Il y a une différence entre créer une simple molécule d’eau, que l’on est capable de produire en laboratoire par simple électrolyse, et créer une cellule vivante, avec un mécanisme des milliards de fois plus complexe que celui de votre montre, impossible à générer artificiellement.
      Pour votre montre, vous ne vous posez pas la question de savoir si elle a été créée par la nature ou par une intelligence douée de raison, pourquoi vous la posez-vous pour un chat, un nénuphar ou un rhinocéros ?



    • Alcyon 25 juillet 00:27

      @Jonas ce qui est pénible avec les fanatiques c’est leur incompréhension des grands nombres.



      Un homme crie dans la rue « j’ai gagné au Loto ! C’est un signe de Dieu ! ». Pour lui, il n’avait qu’une chance sur 2 millions (en jouant 10 grilles différentes). Comment pourrait-ce être autre chose ? Pour la France, en 2015, 17 millions de personnes ont joué au Loto. Ca aurait été un miracle que personne ne gagne.Alors maintenant, pauvre fanatique, qui en plus accuse de lobotomiser les gens par une raisonnement critique plutôt que de croire sur parole un gourou d’une secte, dégage.

      Dans un Univers contenant environ 1000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000 00000000000 atomes, que 100000000000000000000000000000000000000000000000000000 d’entre eux forment es structures complexes comme sur Terre est peu étonnant. Au contraire même, ce serait étonnant qu’il n’y en ait pas. Si on découpait les atomes de l’univers en paquets contenant chacun le nombre d’atomes de la Terre, il y en aurait 1000000000000000000000000000000000 paquets. Tu aurais 100000 fois plus de chance de gagner au loto 4 fois de suite.

      Allez, si on découpait en paquets contenant le nombre d’atomes du système solaire, il n’y aurait plus que 1000000000000000000000000 paquets. C’est environ 100000 fois moins de chance que de gagner au Loto 3 fois de suite.

      En paquets contenant le nombre d’atomes d’une galaxie ? 1000000000000000000 paquets. 100000 fois moins que gagner au Loto 2 fois de suite. En paquet pour les amas de galaxies ? 1000000000 paquets. 1000 fois moins de chance que gagner au Loto.

      Tu veux en terme de « rouge/noir » au casino ?
      Le premier correspond à gagner 100 fois de suite.
      Le second correspond à gagner 80 fois de suite.
      Le troisième correspond à gagner 54 fois de suite.
      Le dernier correspond à gagner 30 fois de suite.

      Donc si crois nécessaire qu’une possibilité « loufoque » ait besoin d’un dieu pour se produire, et bien il est pas bien fort car rien que le nombre de possibilités montre qu’il n’est pas nécessaire. Maintenant, dégage.

    • Jonas 25 juillet 22:31
      @Alcyon « ce qui est pénible avec les fanatiques c’est leur incompréhension des grands nombres. »

      Il ne s’agit ici pas de lois des grands nombres, mais de bon sens et de logique.
      Si vous êtes envoyé en mission sur une planète lointaine, et que vous découvrez au détour d’une colline un mécanisme complexe, un vaisseau spatial, une voiture, une moto, vous savez bien que ce n’est pas le hasard qui l’a crée, mais une forme intelligente douée de raison.
      Les statistiques n’ont rien à faire là-dedans.

    • Alcyon 25 juillet 23:46

      @Jonas ah le bon vieux distique de Voltaire. On a trouvé une montre dans une forêt ? Un vaisseau spatial ? Une moto ? Tu parles d’un objet avec une utilisation précise, créé dans cette unique optique.


      Voila probablement comme la vie a commencé. Après quand on a « un peu » de temps, ça dévie vers ce qui « marche mieux ». Pas étonnant quand on connait les règles.

      Sinon, avec un arbre je peux faire une montre. Ca n’implique pas qu’il a été créé pour faire une montre. Mais si maintenant tu cherches une montre, forcément ça va sembler louche que cet arbre permette de me donner l’heure. C’est encore l’argument du gars qui a gagné au Loto.

      Et arrête de parler de structures complexes. Tu ne comprends même pas le sens e ce que tu racontes. Enfin, ce n’est pas étonnant venant d’un fanatique.

    • Jonas 26 juillet 00:18
      @Alcyon "On a trouvé une montre dans une forêt ? Un vaisseau spatial ? Une moto ? Tu parles d’un objet avec une utilisation précise, créé dans cette unique optique.« 

      Ce n’est pas l’utilisation, mais la complexité de l’objet. Si vous trouvez un objet complexe, avec des turbines, des miroirs, des tuyaux sans savoir à quoi il servent, vous savez qu’il n’est pas apparu là par hasard.
      Un chat est une machine des milliards de fois plus complexe qu’une montre (mécanisme de la vision, audition, respiration, digestion, déplacement, agilité, puissance mécanique musculaire, souplesse) que les meilleures machines de nos ingénieurs sont incapables de reproduire ou même d’approcher.
      Une montre vous apparaît évidemment créée par une intelligence supérieure, pourquoi le chat, qui est autrement plus extraordinaire qu’une montre, ne le serait-il également pas ?

      ----------------------------
       »Voila probablement comme la vie a commencé."

      Un type qui joue avec des gouttes d’eau colorées. J’ai pas bien compris, c’est un canular ?



    • Alcyon 26 juillet 02:59

      @Jonas tu es tellement borné que tu ne saisis pas que la vie mono-cellulaire ressemble fortement à « des gouttes d’eau ».


      Et le chat est extraordinaire ? En quoi ? C’est fou de lire autant de connerie d’un esprit tellement limité qu’il se doit de justifier des choses qu’il juge complexe par quelque chose d’encore plus complexe. Qu’il a besoin de justifier la conscience par la conscience. C’est tellement stupide que je me demande comment en 2018 on peut encore justifier « ce truc existe car un truc beaucoup plus compliqué existe. Comment ce truc compliqué est arrivé ? Mais comme ça ! ».

      On va faire beaucoup plus simple, niveau écolier, parce que tu ne comprends vraiment rien. Qui a fabriqué ton « fabricateur » ? Argument circulaire, aucune valeur. C’est quand même fou la logique malade des fanatiques. Les arguments cosmologiques ont été contredits depuis des siècles tu sais.

      Tu ne saisis même pas la notion de grands nombres. On parle de 10^80 atomes sur une période de 10^17 secondes. En testant une combinaison par seconde, ça permet de tester presque 10^100 configurations. Qu’une infime fraction se soit combinée d’une façon très spéciale est normal, le contraire aurait été étonnant.

      Et on ne parle même pas des preuves scientifiques que la vie il y a 2 milliards d’années était nettement plus simple. Ca, les fanatiques s’en foutent, ils se doivent de justifier leur croyance. Si tu as envie de croire en Superman, fais le. Mais fous la paix au reste du Monde.

    • Jonas 26 juillet 09:54
      @Jonas « Et le chat est extraordinaire ? En quoi ? »

      Vous n’avez même pas conscience de l’incroyable complexité de la vie animale.
      Aucun ordinateur, aucune machine construite par l’homme n’arrive à approcher la perfection du déplacement d’un chat.

      ------------------------------------------
      « Tu ne saisis même pas la notion de grands nombres. On parle de 10^80 atomes sur une période de 10^17 secondes »

      Encore une fois, ce n’est pas une question de grands nombres, ton pote peut s’amuser des centaines de milliards d’années avec ses gouttes colorées, il n’en sortira jamais un termite, un rhinocéros, un chien, un chat, un diplodocus ou une baleine.

    • Alcyon 26 juillet 12:07

      @Jonas ça c’est de la réponse bateau :p « tu n’as pas idée à quel point c’est compliqué, on n’arrive pas à le reproduire ».


      On n’arrive pas à reproduire le soleil non plus, pourtant c’est « assez simple ». On n’arrive pas ) créer des gros cailloux de 500km, pourtant c’est « assez simple ». Il ne te vient même pas à l’idée qu’on ne puisse pas reproduire quelque chose pour d’autres raisons que sa « complexité ».

      Et la suite est « je l’ai dit donc c’est comme ça ». Tu ne comprends même pas ce que sont des milliards d’années. J’arrête là, le fanatique se doit de justifier ce qu’il juge complexe par quelque chose d’encore plus complexe. Il évite de lever la tête et de réfléchir, mais c’est le boulot des religions que de virer l’esprit critique.

      Et encore une fois, que tu croies en Superman, c’est ton pépin. Mais fous la paix aux autres. Dégage.

    • Étirév 23 juillet 16:49

      Toutes les religions de l’antiquité commencent leur cosmogonie par l’histoire du chaos, état qui précède, dans l’Univers, toute organisation de la matière. Manou dit : « Ce monde était dissout dans le non-être, imperceptible, sans propriété distinctes, ne pouvant tomber sous les sens, ni être imaginé par la pensée. C’était le sommeil de la Nature. »
      Cette conception du chaos primitif se rapporte à l’état nébulaire de notre planète. Les cosmogonies anciennes ne voulaient, évidemment, désigner par le mot « chaos », que l’état antérieur à l’organisation de la matière planétaire, l’état primitif des matériaux terrestres, soit lorsqu’ils se trouvaient dissociés comme ceux d’une nébuleuse, soit lorsqu’ils commençaient déjà à se réunir en une masse solide formant ainsi un noyau inorganique encore impropre à la vie.
      Si nous appliquions le mot « chaos » à la matière cosmique universelle, nous tomberions dans une erreur de principe, nous supposerions que l’Univers a eu un commencement, ce qui impliquerait une fin, car ce qui a commencé doit finir ; supposer un commencement et une fin à l’Univers, c’est supposer un commencement et une fin à la matière, un commencement et une fin à la force, ce qui serait absurde.
      Ce qui commence, ce sont les astres, puisqu’ils naissent et meurent ; mais l’Univers, au sein duquel ils évoluent est éternel.


      • HELIOS HELIOS 23 juillet 17:19

        ... ’xcusez moi de ma simplicité, mais ce qui m’intéresse, moi, c’est de savoir ce que je faisais, - si je peux identifier mon « je »- avant ma naissance et ce que je serai après -toujours si je peux garder une certaine conscience de mon « je »- après ma mort.


        Pourquoi cet intérêt ? tout simplement parce que dans le cas où mon intérêt peut être satisfait, c’est a dire que j’ai eu un avant et que j’aurais un après, alors l’Univers (notez le U majuscule) m’intéresse aussi, j’en fais parti.

        Mais dans le cas ou absolument rien ne me concerne avant ma naissance autre que le néant profond, que je rejoindrai après ma mort et que tout sera définitivement effacé jusqu’à la mémoire de ceux qui m’ont survécu... alors l’univers n’existe pas pour moi aujourd’hui... et son éternité n’existe pas plus, ni avant, ni après... car ce n’est qu’une image mentale comme un décor plaqué sur... rien !!!

        • pemile pemile 23 juillet 17:27

          @HELIOS « alors l’univers n’existe pas pour moi aujourd’hui... et son éternité n’existe pas plus, ni avant, ni après »

          Une solide maison construite par un ancêtre existe avant et existera après, idem pour un arbre planté ou un texte écrit, etc, etc


        • HELIOS HELIOS 23 juillet 20:52

          @pemile

          ... je me suis mal exprimé, je voulais dire que si moi je n’existe qu’en tant que fugitivité sans contexte, alors l’univers n’existe pas non plus, puisqu’en theorie, j’en fait partie !

        • exocet exocet 23 juillet 17:31

          "Une branche de l’astronomie appelée cosmologie [1] a donc été développée afin d’étudier son histoire.

          Cette discipline a permis de remonter dans le passé sur une durée de 13.7 Milliards d’années."

          Je dirais plutôt que les chercheurs sont parvenus à remonter un petit peu dans le passé en étudiant les rayonnements arrivant actuellement jusqu’à nous, émis il y a quelques centaines ou milliers d’années par des étoiles et galaxies lointaines.

          Pour les 13.7 milliards d’années, et le Big Bang il ne s’agit que d’hypothèses, obtenues en triturant les valeurs de certaines constantes dans les calculs.

          Peut-être plausible, mais sans certitude....



          • Zevengeur Zevengeur 23 juillet 18:57

            @exocet


            Les mesures du rayonnement fossiles et de pourcentages des éléments légers confirment en grande partie la théorie cosmologique, il n’y a pas de « triturations ».

            Ensuite sur certaines étapes, on a des variantes entre « Lamda CDM » qui reste obscur sur certains points importants et MCJ, le « Modèle Cosmologique Janus » qui lui répond aux questions sans réponses.



          • Alcyon 23 juillet 23:55

            @Zevengeur Janus ne répond à rien.

            Matière noire ? C’est de la matière spéciale. C’est de la matière noire quoi (par définition la matière noire est de la matière qui ne réagit pas à l’électromagnétisme que l’on connait. Janus en a plein, plus que le modèle standard).
            Energie noire ? Même topo. L’Univers est baigné d’une soupe de quarks « négatif ».
            Age de l’Univers ? La question est éludée par une astuce assez bête qui ne marche pas en tant que réponse. Autant qu’il dise « temps infini ».

            Tu sais, les religions donnent aussi tout un tas de réponses à tout. Quoi, il faut des preuves ? La science teste ses hypothèses pour détruire son propre modèle, pas pour le prouver. Et JPP est doué pour « oublier » tout ce qui ne marche pas dans son modèle.
            1) Variance des constantes. Non, le fait que la constante de structure fine soit invariante ne suffit pas à ce que l’univers existe.
            2) Absence de lentille gravitationnelle divergente. Et ce n’est pas faute d’avoir cherché.
            3) Violation CPT. C’est technique mais JPP a le don d’oublier ce genre de détails.
            4) Il a besoin de conditions initiales très très très (...) précises pour que son modèle donne un truc qui ressemble à ce qu’on observe.
            5) De manière générales, il a des hypothèses ad-hoc qui parfois se contredisent (allez lui demander si la courbure spatiale de l’univers est positive ou négative. Puis gardez ça en tête et regardez ce que ses hypothèses impliquent).

            Après, le crackpot index monte haut quand un gars appelle ses équations par son nom (pour la modestie on repassera). Quand il menace les gens sur wikipedia, il gagne encore des points. C’est bon, foutez nous la paix avec le modèle d’un vieux fou à la retraite qui se considère comme le plus grand génie encore en vie.

          • Zevengeur Zevengeur 24 juillet 15:04

            @Alcyon


            Je crois que vous n’avez pas tout compris sur le modèle Janus, continuez à travailler !

          • Alcyon 25 juillet 11:11

            @Zevengeur voila la réponse des fanboys.

            -Ca, ça ne colle pas aux observations.
            -Vous n’avez rien compris à Janus !
            CQFD. C’est ainsi que marche la science pour les fenboys. Si la réalité ne colle pas à leur modèle, il faut oublier la réalité. Si la réalité ne colle pas à ton livre sacré, relis le livre sacré jusqu’au moment où tu expliqueras ce que tu vois par ton livre sacré. C’est la même chose.

          • Zevengeur Zevengeur 25 juillet 16:23

            @Alcyon


            Je vous renvoie à ce commentaire :

            Jetez un œil au PDF publié sur « Astrophysic & Space Science ».

          • baldis30 29 juillet 20:03

            @cassini
            bonsoir, ainsi qu’à exocet

            « .....en triturant.... »

            "Mais le mot choisi et que vous avez mis en évidence est ..... parfait !

            Et il n’y a pas que les constantes qui sont triturées mais bien souvent la logique .. le jour où l’on aura compris que la RG est inattaquable sur des points précis quant à la valeur numérique : ( Trou noir déjà présent dans le modèle Kant-Laplace, déviation des rayons lumineux - que Newton pouvait pressentir -, précession de l’orbite de Mercure, expérience d’Harvard, et plus récemment mise en évidence des GW) ... et que le reste - dont la cosmologie - résulte d’hypothèses pas toujours bien exposées, on s’apercevra des limites de la RG ... sur un point très précis par simple logique des postulats ..


          • Macondo Macondo 23 juillet 17:31

            Bonjour. Merci pour le sujet. Autant que pour cette audacieuse tentative de vulgarisation à travers un long résumé des connaissances, sur le plus profond de l’inconnu le plus absolu s’approchant à toucher l’infini lui-même de son index. Quintessence probable, de toute les expériences de pensées de toutes les générations de Sapiens. Même l’I.A. pourra s’y coller pour nous faire rire entre les pubs. En vous citant : "L’instant zéro pourrait correspondre à un transfert d’énergie du vide constituant une « graine » qui se serait développée conformément aux lois de la physique.", et suivant aussi ça d’assez près forcément, je crois également au grand ensemencement universel via une éjaculation titanesque. Bien sûr, surviennent alors quelques questions triviales : Combien étaient-ils ? Etait-ce réellement, une belle histoire ? Pourquoi pas de protection ? Mais aussi quid d’un onanisme Stellaire ? Puis chaque fois surgit l’effroi dans un grand froid cosmique, la question de toute les questions, la Mère de toutes les interrogations : le substrat contenant la graine, il a fini, où ? Espérons, que le contenant de l’Univers visible n’est pas dans un sac vidé chaque matin par la Dame d’étage ...


            • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 23 juillet 18:03

              La cosmologie occidentale est une cosmo-ridicule ! Elle ne mène a rien mais en plus elle crée les amalgames qui rendent impossible la compréhension ! Arrêtez vos baratins, l’homme étant lui-même dans l’Univers, il ne peut donc ni le peser, ni le mesurer, ni le circonscrire, ni le comprendre... 


              Référence : « RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET ÉPISTÉMOLOGIE » 2001.

              • Raymond75 23 juillet 18:12

                @Mohammed MADJOUR
                De fait, on ne peut ’sortir’ de l’univers pour l’observer, mais on peut comprendre des phénomènes scientifiques, et éventuellement les confirmer par l’expérience. C’est la différence entre la raison et la foi ... ou l’indifférence.


              • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 23 juillet 18:51

                @Raymond75

                C’est ce que j’ai dit dans mon commentaire, vous raisonnez tous de manière absurde ! Bien sûr tout le monde peut faire des expériences, des milliards de milliards d’expériences, mais pas celle qui consiste à manipuler l’Univers en entier ! 


              • spearit 23 juillet 20:42

                @Raymond75

                Croire d’avoir raison, n’est ce pas aussi (voir surtout) de la foi
                Le bing bang est une théorie, personne ne sait ce qui c’est passé et s’il c’est passé quelque chose...
                on peut invoquer les dieux que l’on veut, science, religion, conviction, tout ça reste toujours de la foi
                Et on reste très (mais alors très à la puissance infini) petit fasse au cosmos

              • sls0 sls0 24 juillet 00:23

                @Mohammed MADJOUR
                Je suis dans une voiture et pourtant je peux lire sa vitesse.

                Le fait que je sois une partie de l’univers ne m’interdit pas d’essayer de comprendre.
                S’il y a des choses que je ne comprend pas ça ne m’empêche pas de dormir.
                L’auteur parle d’un instant ou temps zéro, ce n’est pas le temps zéro de l’univers, c’est le temps zéro de la limite de l’outil qui nous sert pour la compréhension de l’univers.
                Ce qu’il y a avant je ne sais pas, quand il y aura l’outil qui va bien pour remonter plus loin, on saura.
                La physique nous parle de cause et d’effet. Si te « temps zéro » est un début, un effet c’est qu’il y a eu une cause.
                On sait ou on ne sait pas. On peut croire mais ça n’a rien de scientifique.


              • Raymond75 23 juillet 18:10
                La science actuelle ne permet pas d’aller au delà de 10 puissance -43 s (0,000...42 zéros...1 seconde). Ce qui veut dire que la théorie du big bang ne remonte pas jusqu’à l’instant zéro, et que toute explication n’est que spéculation, parfois brillante, mais indémontrable.

                Entre un hypothétique instant ’zéro’ et 10 p- 43 s (appelé ’ère de Planck) il s’est passé du temps, et beaucoup de choses ...

                • Raymond75 23 juillet 18:27

                  @Raymond75

                  ère de Planck, ou temps de Planck (wikipedia) :

                  Le temps de Planck1 est défini par :

                  t P = h G 2 π c 5 = ℏ G c 5 = ℓ P c \displaystyle t_\mathrm P =\sqrt \frac hG2\pi c^5

                  =\sqrt \frac \hbar Gc^5

                  =\frac \ell _\mathrm P c

                  ,

                  où :


                  Valeur

                  Dans le Système international d’unités, la valeur recommandée2 du temps de Planck est :

                  t P = 5,391   06 ( 32 ) × 10 − 44 \displaystyle t_\mathrm P =5,391\ 06(32)\times 10^-44 s,

                  avec une erreur relative de l’ordre de 10-4.

                  Le temps de Planck est le plus souvent utilisé comme ordre de grandeur caractérisant des phénomènes encore mal décrits par la physique actuelle ; c’est pourquoi on l’arrondit généralement à 10−43 s.

                  C’est pourtant simple !!!


                • Raymond75 23 juillet 18:28

                  @Raymond75
                  Désolé, illisible, les symboles ne peuvent être transcrits ...


                • spearit 23 juillet 20:53

                  @Raymond75

                  La science ne va nulle part, et sûrement pas à 10 puissance machin, c’est notre imagination qui y a va, draper de la noble tunique qu’elle appelle science, ce même truc qui disait que d’aller plus vite que 60 km/h allait nous tuer, ou que la terre est plate ou que l’homme descend du singe

                  Bien sur c’est follement excitant de jouer à Dieu avec des petits legos pour tenter de reconstruire l’inaccessible, de supputer, d’extrapoler mais il faut toujours garder une part d’humilité et laissé la porte ouverte à l’inconnu

                  En tout cas je conçois le bing bang tel que vous l’écrivez, une « théorie » à ce jour non prouvée, et comme souvent ce ne sera pas une finalité mais une marche de plus vers la compréhension que nous avons de l’univers

                • Alcyon 23 juillet 23:59

                  @spearit le fanatique, merci et au revoir. Non mais quand on ne comprend pas le sens de « théorie » en science (la théorie de la gravitation est non prouvée. Bah oui, on ne prouve pas une théorie en science, au mieux on l’infirme) et c’est quand même amusant de lire un fanatique parler d’humilité.


                  Et en passant, les physiciens n’ont qu’un but dans leur carrière : trouver un moyen de détruire les théories actuelles. L’invariance de la vitesse de la lumière est testée TOUS LES JOURS. Il y a même un meme amusant :

                  -si tu brises les lois de l’Homme, tu vas en prison.
                  -si tu brises les lois de la physique, tu vas en Suède recevoir un prix.

                • gnozd 24 juillet 10:17

                  @spearit


                  Tous les jours on descend du singe. Les gorilles en ont ras la casquette.

                • gnozd 24 juillet 14:37
                  @Raymond75

                  Depuis le temps que Constance se planque...

                • spot spot 23 juillet 18:12

                   

                  L’univers est-il de nature physique, ou de nature perceptible… ? Voilà un court extrait d’un ouvrage

                  Intéressent de l’écrivain Haruki Murakami

                   

                  Pour nous assurer que ce que considérons comme la réalité l’est bien, nous avons besoin d’une autre réalité qui nous permette de relativiser et qui, elle-même, a besoin d’une autre réalité pour lui servir de base. Et ainsi de suite, jusqu’à créer dans notre conscience une chaîne qui se poursuit indéfiniment. Il n’est sans doute pas exagéré de dire que c’est dans le maintien de cette chaîne que nous puisons le sentiment de notre existence réelle. Mais que cette chaîne vienne à être brisée, et immédiatement nous sommes perdus. La véritable réalité est-elle du côté du chaînon brisé, ou du côté où la chaîne se poursuit ?" 

                   




                  • Raymond75 23 juillet 18:16
                    Prenez un systèmes d’équations complexes et faites tendre les variables jusqu’à l’infini : vous pouvez dire n’importe quoi avec des raisonnements mathématiques purs. Mais la démarche scientifique ne confirme une hypothèse que par la preuve expérimentale.

                    La cosmologie semble souvent s’éloigner de la rigueur scientifique.

                    • Enabomber Enabomber 24 juillet 03:16

                      @Raymond75
                      Elle a même souvent tendance à se rapprocher du discours religieux.


                    • Zevengeur Zevengeur 24 juillet 10:37

                      @Enabomber


                      Les physiciens doivent faire la part des choses entre les équations mathématiques qui illustrent un modèle physique et les limites de ces dernières.

                      Je veux dire par là qu’il ne faut pas considérer que lesdites équations représentent forcément la réalité ontologique. Par exemple sur le modèle de trou noir de Schwarzschild certains ont considéré que l’équation de la métrique faisant intervenir des nombres complexes représentait la réalité. Or l’affirmation selon laquelle « i » tel que i x i = -1 représente quelque chose de physique est totalement gratuite.

                    • Raymond75 23 juillet 18:18

                      Comme l’avais dit Jean Paul 2 je crois, s’adressant à des scientifiques : « jusqu’au Big Bang, c’est à vous, mais avant, c’est à nous »  smiley

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