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Accueil du site > Tribune Libre > J’ai remarqué ceci :

J’ai remarqué ceci :

J’ai remarqué ceci : La ville qui vient remplacer l’espace, s’enterre, d’où l’intérêt j’ai pensé, de la peupler avec toujours plus d’abominations sous cette forme de cubes ou de rectangles si monumentaux à habiter nos consciences avec des hypermarchés nécessaires à cette masse folle qui se perd sous les conspirations sensationnelles, que la connaissance urbanistique a pour but de concentrer les promenades de tous avec des sacs à la main de sa population augmentée en psychose se traînant dans le smog intégral du Tout surveillé et numérisé, etc… 

J’ai pensé à ceci en m’ennuyant dans le loisir risible des ondes radio : Nous avons atteint un stade si avancé d’inexpressivité, de manque de goût et de charme que cette gène perpétuelle d’exister en parfaite insignifiance nous est désormais édifié en intelligence uniquement pratique destinée à mener cette vie sur terre à compiler ses besoins en heures fixes programmées six mois à l’avance, parce qu’on sait déjà précisément ce qui va advenir plus tard, mise à part qu’un incident quelconque qui aurait l’audace de vouloir donner un coup sévère à notre plénitude au travail ou dans le bouchon sur l’axe principale, que cette programmation journalière, mensuelle, annuelle fait perdre les traits du visage et finit par enclencher l’engraissement du foie en ingurgitant des années durant des effervescences sucrées afin de soulager l’angoisse. Hélas, les motifs qu’on aura plus tard seront l’exacte copie de cet amorphe présent même, puis les enfants grandiront et puis ça s’arrête là. J’ai trouvé que parmi ces choses invisibles peintes d’épouvante et racontées sous de regrettables divertissements maintiennent ces femmes et hommes en parfaits optimistes asséchés d’évanouissement, que tout ce qui est vain est soudainement éclairé des plus belles oriflammes, exempt de timidités afin de servir du temps affadi supplémentaire à ces âmes débiles face à leur téléviseur à visionner la prochaine saison tout aussi synthétique que ceux qui les regardent, seuls et disparus, dans un cercle familial défaillant et dépouillé des anciennes curiosités et faute de temps disponible, etc… Nous ne savons plus comment nous en sortir, nous savons plus tendre une main et offrir un futur bien vivant sans emballage, sans marketing criminel ou de moteurs et ses industries monstrueusement désabusées déversant des milliards de tonnes de béton sur terre aplatissant l’herbe et les collines et j’en suis arrivé à conclusion que la camelote nécessaire à la survie de cet éminent chaos inexplicable dans lequel nous avons le choix entre trente sortes de lait ou cinquante sortes de confitures (afin de bien démarrer la journée) nous laisse sans répit. Tout doit être discutable mais pas discernable en faveur de ce qui présenté à nous vivants dans la crainte ingénieuse de devoir s’ôter la vie parce qu’on suit plus dans l’instantanéité fastidieuse de l’autoritarisme marchand décoré de ses mélancolies sans hasard ni un quelconque goût d’élégance. Puis on empile les objets techniques bien souvent provisoires d’utilité réelle. J’ai entendu quelque part qu’un ménage banal possède entre cent à cent-cinquante objets électroniques dont l’ingéniosité industrielle permet de ravager des pays entiers, souillant sans réserve la biosphère ainsi que ses habitants tenus par misérable obligation en extrayant les quelques bribes de métaux rares contenu dans ces objets de mort et pendant ce temps-là régalons-nous au mystérieux crépitement de notre cheminée où le feu de bois est désormais abattu dans les forêts primaires (il n’en resterai que deux sur la surface de cette terre). 

Nous existons au service du progrès et ce progrès le prouve avec ses malices et ses brûlants mensonges que nous sommes la cause de son existence, que le prix à payer pour notre électricité doit être au plus bas afin de garantir son hégémonie de le rendre encore plus efficace. Ce mimétisme avec lequel on garantit son favoritisme pour la destruction par sa généralisation est ensoleillé de publicités, d’interphones, de légumes malades, d’argent numérique et de romans écrits avec l’intelligence artificielle. J’ai noté ceci : On s’élimine soi-même à force de s’adapter empiriquement à la circulation automatique des biens et service vendus avec l’uniformisation nourrie à la poursuite toujours plus écrasante d’un bonheur considéré comme obligation avec cette vie si appétissante et dont il faut en profiter gracieusement et cela sans coercitions mais voici ce que je voulais dire : Depuis quelque temps, ils ont trouvé nécessaire de construire des poteaux et des barres assez hautes aux endroits qui pourraient s’appuyer sur l’utilité de se donner la mort à cause de cette vie disputée avec l’indifférence : le ponts et les lignes de chemin de fer. Ils subviennent ainsi au besoin qu’à le progrès de toujours continuer avec un maximum de bétail humain. Chaque matin, nous entendons ce bruit sourd et si mentionné de dégâts du réveil qui nous tire de ce sommeil pendu aux cauchemars se multipliants et nous constatons une sphère de cette existence toujours plus resserrée sur soi-même avec le besoin de faire la révision de son automobile, d’interagir avec ces guichets qui parlent, ces montagnes qu’on ruine à la dynamite afin d’agrandir la ville d’à côté, ces hypermarchés où on trouve tout, ces dizaines de milliers de licenciements pour cause numérique, cette viande aux hormones pour les abattre plus vite, ces problèmes de peau, de tête, de chutes de cheveux précoces, ces océans tachés de pétrole, ces centres où s’entasse la vieillesse attendant la mort assistée, ces caméras de surveillance à chaque coin de voie, ces centres de loisir nettoyés au chlore, ces sols morts, ces terres arables qu’on brutalise si régulièrement qu’elle se récupère plus, etc… Ma responsable de bureau mentionne entre deux clics de souris qu’elle a fait l’acquisition d’une robe de mariée…

Voici ce à quoi j’ai pensé ce matin : La peur perquisitionne nos esprits comme un film à effets spéciaux accapare la pensée au point de l’étreindre complètement, que ce bout d’humanité restante ne sert qu’à se réveiller, passer sa journée à affirmer qu’on y comprend plus rien puis d’avoir assez d’énergie afin de pouvoir s’endormir sous la menace latente du démon de l’insomnie, etc… Le monde semble beau avec l’exacte tombée des jours se trouvant immergés par cette réalité complète avec ces films en trois dimension. Dernièrement j’ai aperçu une image prise par un satellite en orbite d’un bout d’un pays dont les jours ne le brûle pas d’un soleil excessif : ce bout de pays a perdu l’intégralité de sa végétation en quelques mois seulement.

J’ai trouvé que le présent dans lequel nous vivons doit obéir à l’utilité d’un futur crépitant sous ses cendres et ses plaisanteries diffusées dans beaucoup de foyers qui ne cessent de crouler sous les dettes qu’elles ont désormais acceptées sous la forme d’une mémoire qu’on révèle en cas d’inattention. J’ai vu se transformer ces hordes de bestioles volantes en tas d’ordures sur les pare-brises des automobiles, aussi ai-je vu ce maïs trangénique croupir sous la chaleur draconienne qu’on désire rembobiner car il y a peut être plus de suite par après sur ces champs que la chaleur aura fini par lui voler ses dernières idées…


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2 réactions à cet article    


  • The White Rabbit The White Rabbit 12 février 12:14

    Le constat est amer mais réellement lucide.

    Billet bien troussé

    Merci


    • armand 12 février 18:32

      Merci un bel article.

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