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Accueil du site > Tribune Libre > L’argent, un bien public

L’argent, un bien public

La création monétaire est une affaire privée. L’état, seul détenteur de ce privilège à l’origine, l’a cédé à la banque centrale qui elle l’a rétrocédé, en grande partie, aux banques privées. Celles-ci profitent de ce sésame pour créer l’argent du néant, un procédé qu’on appelle le « système des réserves fractionnaires ».

La création monétaire, dans le système capitaliste, est la pierre angulaire de la distribution de richesses. Une inégale répartition des richesses menace le fondement même de ce système, dont le principe de base est la croissance. Pour qu’il y ait croissance il faut de la demande, pour qu’il y ait de la demande il faut du pouvoir d’achat, et pour qu’il y ait pourvoir d’achat il faut un accès libre aux ressources financières.

Le principe de la croissance économique façon néolibérale ne tient évidemment pas compte de l’épuisement des ressources naturelles.

Nous sommes loin d’un accès démocratique aux ressources, financières et naturelles, car la baguette magique de la multiplication monétaire est en mains des banques privées qui, elles sont redevables à leurs actionnaires qui, eux exigent la maximisation du profit, un profit facile, sans effort, dans ce cas.

Voilà la recette du miracle. Le client d’une banque dépose 100 Euro sur son compte. La banque garde 10 Euro dans ses coffres, au cas où le client aurait besoin d’une partie de ses économies. Le reste, donc 90 Euro, elle les prête à un autre client. Il y a donc, par miracle, 190 Euro dans le système au lieu de 100.

Cet autre client achète, avec ces 90 Euro, que la banque lui a prêtés, un produit chez un commerçant. Le vendeur de ce produit dépose les 90 Euro, issus de la vente, sur son compte en banque. Sa banque garde 9 Euro dans son trésor et prête 81 euro à un autre client. Là il y a déjà 271 euro dans le système. On peut dire qu’à l’origine de la création monétaire est la dette, car sans dette, pas de création monétaire et sans création monétaire l’effondrement du système. Ce procédé s’appelle le système des réserves fractionnaires.

Sur les dépôts de leurs clients, les banques payent un intérêt, et chargent un taux plus élevé sur l’argent qu’elles prêtent, argent qu’elles créent elles-mêmes du néant à l’aide d’un simple clic de souris sur un ordinateur. Ceci pour la multiplication de la masse monétaire déjà en circulation. Pour de l’argent frais, les banques s’adressent à la banque centrale qui, en théorie, détient le monopole de la création monétaire, monopole que lui avait cédé l’état à son tour. Là encore, elles déposent 10 pour recevoir 100.

A la naissance de ce système, il ya bien longtemps, les financiers avaient réussi à convaincre les politiciens d’accepter, pour leur bien, l’indépendance totale de la banque centrale. Ceci pour éviter l’utilisation abusive de ce privilège, la pompe à sous, à des fins politiques, telles que l’effacement de la dette souveraine par l’inflation, mais aussi la préservation des emplois ou l’accès des petites et moyennes entreprises au crédit avantageux.

Ainsi, le seul objectif de la banque centrale consiste désormais à veiller sur la stabilité monétaire, la maitrise de l’inflation, ainsi que l’approvisionnement de l’économie en liquidités, tâche qu’elle a déléguée aux banques privées. Pour l’accès au crédit avantageux des petites et moyennes entreprises, c’est donc loupé, car on sait qu’il vaut mieux prêter aux riches.

La théorie économique prédominante veut que lorsqu’il y a davantage de monnaie mise en circulation que de richesses produites, il y a inflation, dont la maitrise est précisément la tâche de la banque centrale. Seulement, actuellement les banques centrales, inondent les coffres des banques privées de liquidités à coût zéro, dans l’espoir que celles-ci en fassent bénéficier les petites et moyennes entreprises, garantes à 90% de la bonne marche de l’économie. Résultat, nous avons déflation plutôt qu’inflation, ce qui est tout aussi dangereux, si ce n’est plus.

Pourquoi ? Parce que les banques privées ne remplissent pas leur rôle, l’approvisionnement de l’économie en liquidités, mais se contentent d’investir dans les marchés financiers ou prêter aux états à des taux, variant entre 1 et 5%, encaissant par l’occasion un joli bénéfice sans risque aucun, ce qui crée de l’inflation dans la sphère financière et de la déflation dans l’économie réelle.

Ainsi, même l’état, originellement le seul détenteur du droit de la création monétaire, est dorénavant réduit à financer son ménage au bon vouloir des banques privées à un coût exorbitant et contraint à la rigueur budgétaire, empêché d’effectuer les investissements nécessaires aux futures générations. A l’origine, un bien public, l’argent est devenu une marchandise comme une autre.

La Banque Centrale Européenne appartient aux états membres, dont la France détient 14,22 % du capital et l’Allemagne 18,94%. La Réserve Fédérale américaine en revanche, la plus puissante de la planète, est en mains des banques privées américaines, ce qui a son importance quand on mesure l’influence que ses décisions ont pour l’économie mondiale.

La transition écologique et la répartition des richesses sont des préoccupations politiques, incompatibles avec les désidératas de la doctrine néolibérale. De ce fait, le monopole de la création monétaire en mains du secteur privé représente un obstacle insurmontable à leur réalisation. Faute de modèle, remplaçant le capitalisme, il faut il faut retourner en arrière à la période pré néolibérale, période à laquelle celui-ci se laissait encore poser des conditions par le politique.

Pour ces raisons, l’issu des élections législatives françaises sont d’une importance capitale pour la cohésion de l’Europe dans la mesure où, seul, face à un président qui prône le statu quo, il y a un mouvement populaire qui propose une alternative, à la quelle on peut adhérer ou pas, mais sans contre poids politique il y a dictature. En cas de reconduite du statu quo il est fort à parier que ce sera la rue qui répondra, pas seulement en France.

La transition écologique que la France insoumise propose coûte 175 mia Euro, ce qui pour les néolibéraux est une hérésie face à la dette souveraine de 2'000 mia Euro. Il faut savoir que la dette pose un problème si son financement pèse trop lourd dans les dépenses courantes et empêche le bon fonctionnement des services publics.

Seulement, actuellement le coût de financement pour un pays comme la France est proche de zéro et, face à sa dette l’économie française produit chaque année des produits et services d’une valeur proche de 2'000 mia Euro.

Ce que visent le traité de Maastricht, les Républicains en marche, le PS français, le centre, Madame Merkel, Monsieur Schäuble, le CDU, le CSU, le SPD, les Verts allemands, le FDP allemand c’est un taux d’endettement vs PIB de 60% et un déficit public annuel de 3% du PIB et pour y parvenir, la réforme du marché du travail, la réduction des prestations sociales, l’augmentation de l’âge de la retraite.

En effet, la dette souveraine de l’Allemagne a atteint l’année passée 68,3% du PIB et au lieu d’enregistrer un déficit public, comme le traité de Maastricht l’autoriserait, elle a atteint un excédent budgétaire de 24 mia Euro en 2016, un record absolu, tandis que la France a enregistré, pour la même année, un déficit public de 3,4 %, en excès des critères de Maastricht.

Le discours officiel esquive évidemment la question essentielle, celle de la répartition des richesses produites et celle de la répartition des coûts de production de ces richesses. Rien ne s’oppose à ce que l’était ait un budget équilibré. Après tout, cela éviterait qu’il ait à s’endetter pour faire fonctionner le service public et qu’il charge trop son ménage avec le seul paiement des intérêts.

Mais, c’est là que le bat blesse, car l’Allemagne est arrivé à ce beau résultat en chargeant le total du coût de l’opération sur le dos de sa classe moyenne, en gelant les salaires et en taillant massivement dans les prestations sociales et ça continue. 

Malheureusement les élections régionales allemandes, actuellement en cours, ne présagent rien de bien pour ceux qui souhaitent un changement, car il est de plus en plus improbable qu’une une opposition digne de ce nom se cristallise face à la politique de la chancelière et son inévitable trésorier Wolfgang Schäuble.

Le SPD n’a rien trouvé de mieux qu’élire à sa tête l’ancien président du parlement européen, Martin Schulz, une sorte de « Macron » à l’allemande. Son programme électoral est un ramassis de platitudes et de banalités, pas assez pour faire face à l’indétrônable chancelière et sa guilde. En ce qui concerne l’actuelle opposition, le parti « Die Linke », sans le toujours très populaire Gregor Gysi, il aura du mal à se débarrasser du stigma communiste qui lui colle à la peau. A moins qu’il s’ouvre et devienne un mouvement citoyen, à l’instar de la « France insoumise », « Our revolution » aux Etats-Unis, « Momentum » au Royaume Uni ou « Podemos » en Espagne, il est fort à parier qu’il restera dans l’opposition.  

Il se trouve que malheureusement le quatrième pouvoir dans l’état, la presse, ne remplit plus son rôle de force de proposition et opposition, que ce soit en Allemagne, en France ou en Angleterre d’ailleurs. Les journalistes français, en l’occurrence, pas tous mais les mieux payés, préfèrent, encore une fois, faire le jeu de leurs patrons, une attitude irresponsable et un poison pour la démocratie.

Les premiers sondages annoncent déjà le « da capo » pour le deuxième acte.


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37 réactions à cet article    


  • JL JL 29 mai 10:01

    J’ai beaucoup de mal à suivre une pensée qui commence son article par ces mots : ’’La création monétaire, dans le système capitaliste, est la pierre angulaire de la distribution de richesses. ’’



    • JL JL 29 mai 10:15

      @Bruno Hubacher
       

       vous ne croyez pas que ce serait plutôt à moi de poser la question ?
       
       Quel rapport y aurait-il entre la création monétaire et la répartition des richesses, rédhibitoire nécessairement selon vous, qui justifierait une tel énoncé ?

    • Bruno Hubacher Bruno Hubacher 29 mai 10:23

      @JL

      Dans le capitalisme, le capital est la base de la création de richesses, donc le fait que la création monétaire soit en mains privées a son importance.

    • JL JL 29 mai 10:31

      @Bruno Hubacher
       

      non, la base de la création de richesses c’est le travail. Le capital c’est la base du profit. Nuance. 
       
      Le capital permet un investissement qui générera des gains de productivité. Ce ne sont pas les banquiers qui sont garants de la répartition des gains de productivité.
       


    • Zolko Zolko 29 mai 16:35

      @JL : « Quel rapport y aurait-il entre la création monétaire et la répartition des richesses ? »
       
      eh bien, c’est assez simple : celui qui est le plus proche de la source de quelque-chose peut en ponctionner le plus facilement, sans être vu par les autres qui sont plus loin dans la chaîne alimentaire.
       
      Ainsi, les banquiers, étant la source de la création monétaire, peuvent en ponctionner une petite partie (quelques %) sans rien foutre. Absolument rien. Ils cliquent sur un ordinateur et HOP ! magiquement ils ont créé de l’argent. Ils disent qu’ils le créent pour vous, et c’est vrai, mais ce qu’ils oublient de dire c’est qu’ils veulent que vous en remboursiez plus que ce qu’ils ont créé : ce sont les intérêts. Et qu’a fait le banquier pour « mériter » cet argent en plus ? Il a cliqué sur une souris.
       
      Et ne venez pas me dire que les intérêts représentent le risque, car quand ce risque se matérialise les banquiers sont sauvés par les pouvoirs publics (comme en 2008) donc il n’y a aucun risque. Et ne dites pas non-plus que c’est le prix de l’argent immobilisé puisque ce n’est pas leur argent que les banquiers prêtent mais de l’argent créé ex-nihilo. C’est juste de l’escroquerie organisée et légalisée. C’est la définition du fascisme tel qu’énoncé par Mussolini (qui s’y connaissait en fascisme).
       

      « non, la base de la création de richesses c’est le travail. »
       
      oui
       
      "Le capital permet un investissement qui générera des gains de productivité. Ce ne sont pas les banquiers qui sont garants de la répartition des gains de productivité."
       
      non. Les gains de productivité viennent exclusivement de l’intelligence humaine, les banquiers n’y sont pour rien.

    • Antoine 29 mai 19:23

      @JL
      Le capital permet un investissement qui générera des gains de productivité. Ce ne sont pas les banquiers qui sont garants de la répartition des gains de productivité.

      oui.

      Le capital de l’entreprise c’est son outil de production. L’entreprise n’a pas besoin de capital financier, elle a besoin d’une trésorerie et de réinvestir une part de ces bénéfices dans le renouvellement de l’outil de production.
      Le capital financier, lui, incapable de produire la moindre richesse par lui même, ne peut réaliser de profits que lorsqu’il est sollicité pour opérer un saut significatif en terme de gain de production qui dépasse le cadre du simple renouvellement et/ou progression de l’outil de production.
      Ainsi, pour délocaliser, il faut la banque préteuse, puisqu’il s’agit de renouveler entièrement l’outil de production.
      Pour délocaliser il faut la banque, ce qui signifie que la banque tire sa nécessité et son bénéfice de la possibilité d’une délocalisation qui permet un gain significatif de la compétitivité.
      Ce qui signifie également qu’il est nécessaire pour la banque qu’il y est de forts différentiels de compétitivité pour justifier le prêt permettant les bénéfices.
      C’est ainsi que le passage à l’’Europe des 28 a été tout bon pour la banque.


    • izarn izarn 30 mai 10:45

      @JL
      Ce que vous nommez « investissement » est majoritairement du crédit, produit par les banques.
      De fait c’est de l’argent créé « ex nihilo ».S’il n’est pas remboursé, c’est à dire si l« investissement » ne produit aucune richesse,les banques font faillites.
      Puisque ce crédit est inscrit à leur passif. Elles peuvent s’en débarrasser en titrisant ces dettes en obligations. Comme ces obligations sont distribuées un peu partout, et considérées comme des actifs, meme actifs de fonds propres, on analyse le mic mac dangereux que cela represente.
      Ces actifs sont dit « pourris », « toxiques »...Les QE des banques centrales servent à valider ces actifs pourris pour éviter la faillite des banques et des holding ayant 50% de leurs actifs en avoir financiers de ce genre.
      C’est pourquoi elle distribuent des dividendes, non grace aux « réformes structurelles » ou loi travail, mais par la grace des banques centrales qui roulent des actifs pourris à tire larigot...
      C’est à dire que le Système vit dans une télé réalité, ou l’argent est redevenu miraculeusement productif, mais par la combine « deus ex machina » des banques centrales qui valident des dettes pourries et irrécouvrables.
      On ne le dira jamais assez.
      Nous ne sommes pas sorti de la crise : Le système industriel occidental ne produit aucun profit qui pourrait justifier les profits délirant mis en avant.
      Cette richesse n’existe pas, ce n’est que de la bulle...Le Système vit dans l’illusion, sur la crédibilité des couillons majoritaires à 92%
      Si les couillons voyaient le Système avec mes yeux, il s’effondrerait demain matin...


    • JL JL 30 mai 11:19

      @izarn
       

       ’’Ce que vous nommez « investissement » est majoritairement du crédit, produit par les banques.’’
       
       Mais non ! Remplacez dans ma phrase « investissement » par « crédit » et ça donne ça :

      ’’Le capital permet un crédit qui générera des gains de productivité. ’’
       
      Absurde ? Je ne vous le fais pas dire.
       
      Bon, je vais vous aider un peu : vous avez peut-être voulu dire que le capital qui permet l’investissement provient d’un crédit ? Dans ce cas, je vous suggère de répondre à Antoine ci-dessus, pas à moi.

    • Antoine 30 mai 13:08

      @JL
      c’est la méthode Drahi. Le crédit permet des acquisitions qui seront suivies par des fusions et des restructurations qui donnent des gains de productivité.
      Drahi s’enrichit sans créer de richesse. Pire, il en détruit par la casse sociale que ses méthodes entrainent, et dont il espère ne pas avoir à porter le fardeau.
      En réalité, Drahi coupe la branche sur laquelle il est assis, nous avec lui.


    • Spartacus Spartacus 29 mai 10:08

      « Pour qu’il y ait croissance il faut de la demande, pour qu’il y ait de la demande il faut du pouvoir d’achat, et pour qu’il y ait pourvoir d’achat il faut un accès libre aux ressources financières ».....


      L’idiotie du Keynésianisme dans toute sa splendeur....
      Le concept du dépenser sans compter qui engendre la dette et l’irresponsabilité depuis 1958.

      Comme si l’argent public entre les mais de fonctionnaires serait mieux dépensée..
      Ridicule obscurantisme !

      L’état dépense de l’argent non pas pour le compte des actionnaires responsables, mais pour le comptes des groupes de pression qui veulent en tirer un maximum...

      C’est pour cela que les gauchistes adepte de cette idéologie Keynésienne sont tous des bouffeurs de gamelle de l’état à charge, puisque se sont les mieux placés pour en profiter.


      • JL JL 29 mai 10:24

        @Spartacus
         

        le Medef est gauchiste ? Pourtant, il est bien keynésien lorsqu’il réclame des aides et subventions au nom de la sacro-sainte protection de l’emploi, non ?!
         
        Le keynésianisme selon le Medef c’est du pâté d’alouette : un demi kilo pour les nécessiteux , un demi quintal pour les profits.
         
        A ce sujet, je râle contre Macron et son projet inique de défiscalisation des heures supplémentaires.

      • izarn izarn 30 mai 11:09

        @Spartacus
        Je vais essayer de traduire ce que vous dites :
        En effet, on ne peut pas dire que cet argent qui sortirait d’une banque centrale en faveur de l’Etat serait productif, vu la manière dont il est utilisé ! Construire des routes inutiles, reformer des virages, couper des arbres, faire des ronds points et organiser des zones industrielles sur lesquelles plus personne s’installe. Bien entendu ça fait de l’emploi à court terme en région, juste pour passer les élections !
        Pourtant il pourrait y avoir des investissement productifs de la part de l’Etat. Ce n’est pas impossible ! Mais vu notre corps d’élus, c’est en effet impossible !
        Ensuite les banques centrales en effet, n’ont pas le role de préteur, ni de création monétaire. Les gauchistes disent n’importe quoi sur le sujet.
        Mais ou vous faites erreur, c’est que la majorité des investissements, sont des crédits, de l’argent crée ex-nihilo par les banques commerciales. Depuis 9 ans les banques centrales font une chose interdite, elles garantissent des titres toxiques. Des titres dont la valeur n’est pas garantie ; « toxiques » parcequ’ils ne produisent aucune richesse « matérielle ».
        Les gens qui veulent que les banques centrales fassent de la planche à billet, sont des gens manipulés par le Système. Parceque le Système a besoin de la planche à billet pour survivre.
        Ces gens ne comprennent rien à la création monétaire.
        Il ne faut surtout pas que vous compreniez l’envers du décors...


      • Spartacus Spartacus 29 mai 10:43

        Rappelons qu’en France la part de notre économie qui est gérée par l’État dépasse 57%.

        Dit autrement, le contrôle de plus de la moitié de ce que nous produisons nous échappe et n’est que redistribution clientéliste envers ceux qui sont le plus proche de l’état au détriment de toute la société.

        Vous n’aimez pas le Medef ? 

        Logique. C’est un concurrent qui vient lui aussi bouffer dans votre gamelle à charge de la société. Vous le jalousez


        • JL JL 29 mai 14:05

          @Spartacus

           ’’la part de notre économie qui est gérée par l’État dépasse 57%.’’

           
          C’est une proposition absurde.
           
          En régime communiste, tout est entre les mains de l’Etat : Est-ce qu’on peut dire pour autant que la part de l’économie qui est gérée par l’État est 100 % ? Peut-être, mais cela n’a pas de sens.
           
          Je crois que la seule chose qui aurait de la pertinence serait de compter la part des activités lucratives. Et on voit bien que dans les 57% dont parle spartacus, il y en a 10 à 15% qui représentent les dépenses de santé. 
           
          Qu’est-ce que propose spartacus ?

        • Spartacus Spartacus 29 mai 15:26

          @JL
          En quoi les dépenses de santé ont à être gérées par l’état ?

          Chacun sait mieux comment gérer son argent qu’un autre à sa place.
          L’auteur Suisse peut t’expliquer qu’en chacun prend sa mutuelle privée, ça lui coûte moins cher qu’au Français et qu’en plus ils sont mieux soignés.
          La Suisse ? la durée de vie moyenne des habitants est la plus longue d’Europe.... 

        • JL JL 29 mai 15:42

          @Spartacus
           

           Il ne faut pas confondre gestionnaire et donneurs d’ordre. 
           
          Si la Sécu était remplacée par des assurances privées, qui c’est qui ferait le plus la gueule ? Les patients ou les soignants, à votre avis ?
           
          Arrêter de parler de gauchistes : les pharmaciens ne sont pas des gauchistes.
           
          pfff !
           

        • Jean Pierre 30 mai 01:26

          @Spartacus
          Les 57% prélevés par l’Etat reviennent dans l’économie (salaires, investissements, infrastructures, formation, recherche...) Ce taux de retour des dépenses de l’Etat dans l’économie est meilleur que le taux de retour des milliards de dividendes versés aux actionnaires qui eux disparaissent pour une bonne part de l’économie Française. Le vrai prélèvement confiscatoire c’est celui des actionnaires.

          Le patron de Vinci justifiait récemment les énormes marges faites sur les autoroutes en expliquant que ces marges (tirées d’un réseau fait grace à l’argent public) permettait le développement de Vinci à l’international ! Et il va de soi que les bénéfices de Vinci à l’international, nous ne les reverrons jamais.
          Au moins quand L’Etat dépense, c’est essentiellement en France.
          Le ruissellement des dépenses de l’Etat vers tout le monde marche infiniment mieux que le prétendu ruissellement des riches vers les pauvres.

        • Jean Pierre 30 mai 01:45

          @Spartacus
          Pas étonnant... Par clientélisme envers des catégories socio-professionnelles influentes, l’argent de la sécu sert plus à engraisser certains secteurs (cliniques privées, labos, prothésistes, etc) qu’a soigner efficacement. Quand un pays est assez stupide pour rembourser une saloperie comme le Médiator (au moins 2000 morts) c’est tout simplement que les labos sont trop chouchoutés par les politiques. Le dernier pays ou le Médiator est resté autorisé c’est la France. Quel pays a eu un président qui fut aussi l’avocat de Servier, vendeur du Médiator ? La France, évidemment.

          Le problème, n’est donc pas une question de privé et de public comme vous le croyez, mais une question de circulation de l’information, une question de conflit d’intérêts, donc finalement une question de démocratie. 
          Par ailleurs votre histoire d’argent mieux géré par le privé a été amplement démontée par Madoff.

        • JL JL 30 mai 08:53

          @Jean Pierre
           

          spartacus c’est la voix de la déraison ; de l’impensé libéral ; c’est la la voie de la folie ultralibérale.

        • izarn izarn 30 mai 12:08

          @Jean Pierre
          Je ne pense que l’état n’a pas pour role de « ruisseler » ses investissements vers le privé !
          Ca c’est l’anarque de la sarkollandie avec ses « externalisations »...
          Le role de l’état c’est d’investir dans des domaines ou le privé s’y refuse car c’est à trop long terme.
          Par exemple le nucléaire : Aucune industrie privée n’investira dans le nucléaire. Il faut des dizaines d’années pour attendre le profit avec des investissements considérables : Impossible !
          Quelle industrie privée investira dans un pont, gratuit pour tous ? Personne !
          La recherche fondamentale : Le privé finance uniquement la recherche technologique exploitable à court terme, ou l’état n’a rien à y faire avec en plus son incompétence.
          L’état n’a pas à etre externalisé. S’il le fait, les dépenses publiques restent identiques et « ruissellent » vers un privé dont le role n’est plus créatif de richesse, mais se transforment en « service ». Service envers l’état. Ridicule !
          C’est bien une société de service, mais pour servir qui ? S’il n’y a plus de demandeur de services !

          Autre mentalité catastrophique digne du serviteur, entendu chez un macronien : Faire des réformes pour attirer l’investisseur étranger...
          Et l’investisseur français, ou est-il ?
          A la ramasse ?

          La mentalité du français c’est celle du serviteur, du cerf, du servus, c’est à dire l’esclave en latin...
          La richesse par le service !
          Hahahahahha !
          Mais quels sont les cons pour croire à de telles billevesées !


        • Hervé Hum Hervé Hum 30 mai 13:13

          @izarn

          le rôle de l’Etat, c’est de faire respecter les règles du jeu, point barre.

          Ensuite, tout dépend de comment ces mêmes règles du jeu sont établis, mais là n’est pas le problème de l’Etat en tant qu’outil. L’établissement des règles est le fait de ceux qui ont le contrôle de l’Etat, mais pas de l’Etat lui même, sinon, c’est s’en prendre au marteau et pas à la main qui le tient.

          Dans le système actuel, fondé sur la propriété particulière des moyens de productions et de son financement, le rôle central de l’appareil d’Etat est de protéger la propriété économique et d’en garantir le profit, sans lequel la propriété économique perd tout son sens.
           
          C’est comme cela qu’un gouvernement peut « attirer les investisseurs étrangers », sachant que quasiment tous les pays du monde actuel ont les mêmes règles du jeu et où la concurrence consiste à dire que son Etat est celui qui garantit le plus la propriété économique et le profit qui va avec.


        • Hervé Hum Hervé Hum 29 mai 15:36

          La création monétaire est une affaire privée. L’état, seul détenteur de ce privilège à l’origine, l’a cédé à la banque centrale qui elle l’a rétrocédé, en grande partie, aux banques privées. Celles-ci profitent de ce sésame pour créer l’argent du néant, un procédé qu’on appelle le « système des réserves fractionnaires ».

          Toujours la même ineptie !

          d’abord, la seule monnaie qui peut être crée du néant, c’est la monnaie avec une valeur égale à 0

          Cela veut dire que dès lors où une monnaie acquiert une valeur supérieure à 0, alors, c’est qu’elle est tout sauf crée du néant, mais crée à partir de la quantité de travail que chaque unité de compte contient.

          Il est impossible de créer de la monnaie au sens de la créance, sans créer sa contrepartie dette, et la conséquence en est que la création ex-nihilo est impossible. Tout simplement parce que la somme entre créance et dette est toujours égale à 0 et ce, quelle que soit la quantité de monnaie émise puisque encore une fois, toute monnaie contient une face créance et une face dette où ce qui nous induit en erreur est le fait que la créance est dans la détention de la monnaie, alors que la dette est dans sa non détention.

          Subtilité en apparence extrême, mais d’une évidence tout aussi extrême !


          • Zolko Zolko 29 mai 16:47

            @Hervé Hum : « la somme entre créance et dette est toujours égale à 0 »
             
            petit exercice pratique pour vous prouver que vous avez tort : quand vous prenez un crédit, de 1000 €uros par exemple, avec 5% d’intérêts. Votre créance est de 1000€, crédité sur votre compte en banque. Mais votre dette est de 1050€, puisque c’est la somme que vous devez à la banque (le principal de 1000 plus les intérêts de 5% sur 1000 soit 1000*(5/100)=50.
             
            Vous pouvez tourner ça dans tous les sens que vous voulez, c’est juste. Et j’ai eu l’occasion de le confirmer avec des banquiers à maintes reprises : le principe de création monétaire par la réserve fractionnaire crée mathématiquement plus de dettes que d’avoirs. C’est pour cela que la croissance est vitalement nécessaire pour la survie de ce système, car on ponctionne le surplus de dette dans l’avenir.
             


          • Antoine 29 mai 19:28

            @Zolko
            car on ponctionne le surplus de dette dans l’avenir.

            Macron nous l’a dit : « je suis l’héritier de votre avenir, » c’est à dire je vis à votre crédit.


          • Hervé Hum Hervé Hum 29 mai 22:51

            @Zolko

            Si j’ai terminé mon commentaire en disant que la subtilité est extrême tout comme sa simplicité, c’’est en connaissance de cause.

            les banquiers disant que «  : le principe de création monétaire par la réserve fractionnaire crée mathématiquement plus de dettes que d’avoirs. » prouve soit qu’ils se foutent de votre gueule, soit qu’ils ne comprennent pas eux mêmes les subtilités de la création monétaire. Pour le commun des petits banquiers, je penche pour la seconde solution, l’autre étant réservé à la crème de la crème, bien que la réponse est d’une évidence et simplicité élémentaire .

            Je vous l’ai pourtant écrit et au lieu de tilter dessus, vous n’y avez vu que du feu.

            ainsi j’écris « toute monnaie contient une face créance et une face dette » C’est la règle d’or de toute comptabilité !

            Cela signifie que peu importe le taux d’intérêt, l’équilibre entre créance et dette est inhérent à la création monétaire elle même et ceci, en équilibre. Toute création monétaire crée autant de dette que d’avoir, la différence ou subtilité, c’est que si l’avoir est toujours nominatif, la dette ne l’est pas systématiquement, c’est à dire, qu’elle porte sur tous ceux qui sont en manque de réserve monétaire. Le paradoxe est alors que la dette lié au système de création par la réserve fractionnaire ou dette de crédit, est infiniment moindre que la dette lié à la création par la monnaie de réserve ou monnaie de dépôt. Mais en vous cachant ce tout petit « détail », cela permet de vous faire voir l’arbre et non la forêt !

            C’est seulement à partir de là qu’on peut comprendre la politique monétaire des grands argentiers.

            ce n’est donc pas plus de dette qui est crée, mais plus de dette ET d’avoirs. Mais surtout, cette cavalerie n’est absolument pas lié au système de réserve fractionnaire en lui même, mais uniquement à l’intérêt. Autrement dit, sans l’intérêt, il n’y aurait pas de cavalerie. Or, le principe de l’intérêt usuraire est lié au système capitaliste, fait dans l’unique but de permettre la prise illégitime d’intérêt sur tous les échanges économiques et qui est la raison de la nécessité de croissance et de l’accumulation de dette d’un coté et de créance de l’autre.


          • Hervé Hum Hervé Hum 29 mai 23:09

            @Hervé Hum

            erratum

            Bien que je l’explique dans l’article « monnaie de crédit ou monnaie de dépôt » !j’ai commis une faute !

            la monnaie de crédit st une création temporaire dont la créance s’annule avec le remboursement, sauf l’intérêt qui lui est obligatoirement une monnaie de dépôt, donc, où la dette et la créance sont permanente, du moins, tant que la monnaie à cours.

            L’avantage de la monnaie de crédit comparé à la monnaie de dépôt, c’est qu’elle permet de réguler infiniment mieux l’inflation et de ralentir énormément la cavalerie monétaire, la mettre au pas plutôt qu’au trop voir au galop.

            Mais tant qu’il y a l’intérêt, il y a accumulation de dette et d’avoir.


          • izarn izarn 30 mai 13:53

            @Hervé Hum
            Il est impossible de créer de la monnaie au sens de la créance, sans créer sa contrepartie dette, et la conséquence en est que la création ex-nihilo est impossible. Tout simplement parce que la somme entre créance et dette est toujours égale à 0

            Démonstration fausse. Vous oubliez que justement la banque crée de la monnaie ex nihilo, en inscrivant celle-ci sur le passif. Si vous voulez ; la banque s’emprunte à elle meme pour créditer un client. Cet argent vient de nulle part et n’a aucune contrepartie en richesse. La richesse crée réellement a postériori, va etre le remboursement de la dette. En effet le passif va s’annuler.
            C’est le travail réalisé qui va combler la dette. C’est simplement ce que l’on nomme « une avance ».Ce travail a une valeur, celui justement de l’argent crée avant par la banque ex-nihilo ! Cette fois-ci cette monnaie qui n’était qu’une promesse est devenu réelle.
            Vous avez la tout le problème de l’inflation ; c’est à dire création monétaire par le crédit qui ne produit pas la richesse ou le travail productif escompté...
            Quand en plus, la dette n’est pas remboursée, vous avez la faillite des banques face à un passif (Une comptabilité négative !) phénoménal.
            C’est exactement la crise de 2008 face à un crédit phénoménal « illimité ! »
            Les dépositaires des banques ne suffisent plus depuis longtemps à financer l’économie. Cette vision est archaique et n’explique en rien les crises...Ensuite vous n’avez aucune explication d’un problème majeur : Comment vous faites pour introduire de la monnaie dans le Système, qui sinon passe en déflation, la monnaie devenant rare et trop forte ? Votre solution c’est que c’est l’état qui introduit la monnaie. Ca n’a pas de sens en terme capitaliste. Peut-etre en économie communiste, et encore ! Meme dans les années 50, ou l’Etat parait-il empruntait a taux zéro à la banque de France nationalisée, il fallait rembourser la dette ! Et la BdF faisait exactement comme les banques privées : Argent crée ex-nihilo ! De plus le concept est aberrant : Ce n’est pas à l’Etat de créer les richesses ! Sauf en régime communiste !
            Le fait de rouler la dette, et d’emprunter encore à nouveau, ne fait que de l’inflation. C’est à dire que le résultat devient inopérant. Dans les années 70, ce procédé était devenu sans effet. Mais l’état n’a rien compris et a continué à ne pas boucler son budget en pretextant faire du keynesianisme qui ne fonctionnait plus du tout !
            Les banques centrales existent pour valider la monnaie, en tant que monnaie fiable. Cette garantie est nécessaire pour développer les échanges. Rappelons qu’aux XIXieme siécle, le dollar n’avait pas la meme valeur, ni la meme forme dans chaque état des USA !!!
            Il n’y avait pas de banque centrale. Les banques privées créaient elle meme la monnaie sans se soucier de leur convertibilité entre chaque état, et au prorata de leurs dépots or (Les dépots de leur clientèle ! Avec un dollar convertible en or).
            Non les banques centrales ne sont pas la pour émettre la monnaie ! (Idée fausse car basée sue le fait que ce sont les banques centrales qui impriment la monnaie fiduciaire au lieu des banques privées. C’est ce privilège dont parlent tous les gogochistes et qui date de moyen-Age. Mais cela n’a rien à voir avec la création monétaire, bordel !)
            Cela n’a pas de sens ! On pourrait dire mieux pour massacrer cette idée : Les banques centrales ne sont pas des banques ! Savez vous comment s’appelle la « banque centrale » US ?
            La Federal Reserve.
            Les QE des banques centrales c’est valider de la fausse monnaie émise par les banques privées. Car nous sommes en crise !
            Il est impossible de comprendre la crise avec ce genre de jorionisme issu du complotisme anti-financier à la gomme.


          • izarn izarn 30 mai 14:05

            @izarn
            Il faut savoir qu’un certain Attali a sorti de son chapeau Jorion, puis Macron...
            Le concept que votre compte ne soit qu’une reconnaissance de dette, est conçu pour vous le faire admettre face à ce qui se passe, en ce moment meme en Italie, et qui a été utilisé à Chypre :
            On vous prends l’argent sur vos comptes en utilisant ce procédé, qui n’existe pas dans les faits.
            Déposer son argent dans une banque, ne veut nullement dire qu’on le lui prete ! Ce n’est pas du tout une dette que la banque vous doit !
            C’est de l’arnaque, du hold-up !
            Voila à quoi servent Jorion, Hollande et Macron qui ont fait passer en 2016 une loi ou les banques peuvent se servir sur vos comptes si elles sont en faillite....
            Vous vous etes bien fait entuber hein ?
            Ici sur AV et partout ailleurs...
            Seul Jovanovic a raison meme s’il l’explique mal. Achetez de l’or et cachez le dans votre jardin...

            Alors vous allez voter pour encore vous faire entuber : UMPS est la pour vous piquer votre fric, votre travail...Car il faut « sauver les banques » !
            Ils sont la UNIQUEMENT pour ça !


          • Hervé Hum Hervé Hum 30 mai 15:04

            @izarn

            La création ex-nihilo, cela n’existe que dans l’imaginaire ou aujourd’hui, virtuel.

            Dans la réalité, rien peut être crée ex-nihilo, seulement à partir d’une énergie ou matière existante.

            La monnaie ne déroge pas à cette loi de la physique et votre commentaire ne dit pas autre chose, même si c’est de mon point de vu mal exprimé

            Vous écrivez

            La richesse crée réellement a postériori, va etre le remboursement de la dette. En effet le passif va s’annuler.
            C’est le travail réalisé qui va combler la dette. C’est simplement ce que l’on nomme « une avance ».Ce travail a une valeur, celui justement de l’argent crée avant par la banque ex-nihilo ! Cette fois-ci cette monnaie qui n’était qu’une promesse est devenu réelle.

            Et en effet, ce qu’il faut considérer c’est le travail et uniquement le travail ou temps de vie dédié, pour réaliser la marchandise, y compris la prestation de service. Si la monnaie ne peut être crée ex-nihilo, c’est pour cette raison, le fait que sans le préalable travail,il n’y a pas de monnaie qui tienne. Peu importe que ce travail soit déjà réalisé ou à réaliser, sans celui ci, la valeur de la monnaie est égale à 0

            La monnaie est un contrat d’échange de valeur, sans valeur à échanger, il ne peut y avoir de monnaie pour déterminer la valeur d’échange.

            Dans le cas de la monnaie crédit qui est une avance, la règle n’est pas violée, car avec cet argent, la personne ne pourra acquérir que des marchandises déjà réalisé, mais devra rembourser cette avance en produisant lui même un travail, quel que soit sa nature et même s’il vole l’argent.

            L’existence de la monnaie est conditionnée à l’économie réelle et non l’inverse. C’est l’économie réelle qui crée la monnaie et non la monnaie qui crée l’économie réelle. Autrement dit, si la monnaie était crée ex-nihilo, alors, c’est la seconde proposition qui serait vrai et la première fausse.

            La monnaie est un outil rendu nécessaire en raison de la complexification de l’économie avec la division du travail et lorsque l’économie dépasse le cadre local.. Et en système capitaliste, pour passer de l’esclavage à la servitude.

            Pour le reste, vous confondez Stalinisme et communisme. Ce dernier reste à faire. En système communiste, la monnaie, en tant que mesure de la valeur du temps de vie dédié, est crée par tout un chacun, donc, ni par l’Etat, ni par la banque. Il y a alors une monnaie collective et une monnaie particulière, fondé sur le principe de la monnaie de crédit mais sans intérêt bancaire et sans propriété économique, cela va sans dire !

            Pour finir, je me contrefous des idiots utiles médiatiques que sont Attali et autres Jorion ou Jovanovic


          • Hervé Hum Hervé Hum 29 mai 22:54

            l’argent est tout, sauf un bien ou marchandise, c’est un contrat d’échange de valeur au porteur.

            Sachant que la valeur est le temps de vie dédié à autrui ou/et détenu sur autrui.


            • jack mandon jack mandon 4 juin 15:36

              Bruno,

              Attention la spirale de Mamon effraye les français qui se sont fait avoir avec l’Euro.
              Vous avez vu JL aux début des commentaires ?

              Nos ancêtres presque communs du lac des quatre cantons, germains archaïques de la communauté de l’être n’étaient pas soumis aux mêmes contraintes, ce qui explique en partie l’évolution heureuse ce la confédérations helvétique.
              Les européens se sont laissés déborder par le saint empire romain germanique.
              ils n’ont pas non plus affronté le duché autrichien de Brandbourg, le géant boulimique qui voulait englober les trois cantons : Schwyz, Uri et Unterwald. L’âme de la Suisse. 


              • Bruno Hubacher Bruno Hubacher 4 juin 17:21

                @jack mandon
                merci pour votre commentaire. Après que Napoléon Bonaparte eut imposé aux suisses, déséspérément divisés, la démocratie, avec l’acte de médiation, la Frannce, et, en effet l’Europe entière, devrait s’inspirer du modèle suisse à la française à son tour. 


              • Claude Simon Gandalf 4 juin 18:45

                @Bruno Hubacher

                Fallait voter pour la descendance suisse en France, Mme le Pen et son referendum d’initiative populaire. Mais c’était du fascisme antiécolo (povres zarbres).

              • Luniterre 4 juin 18:56

                 

                L’argent est-il ou n’est-il pas une marchandise ?


                "l’argent est tout, sauf un bien ou marchandise, c’est un contrat d’échange de valeur au porteur."

                Nous dit M. Hum...


                La réalité, qui se trouve être tout à fait dialectique, sur ce sujet, comme tant d’autres, est donc, dans les faits, très ambivalente :


                A l’origine, l’argent-métal, qu’il soit argent, or ou autre métal, est bien une marchandise, comprise comme telle, à la fois au sens strict et comme équivalent général de toutes les autres.


                Ce phénomène existe toujours, dans des économies rudimentaires, comme celles internes aux prisons US, ou des cigarettes, des nouilles chinoises, peuvent être soit échangées, à un cours « de marché », contre d’autres marchandises, soit consommées directement.


                Aujourd’hui, certes, il ne viendrait à l’idée de personne de se faire une salade de billets, ni même d’allumer son feu ou sa clope avec, (Sauf peut-être, jadis, à Serge Gainsbourg...) mais l’argent, sur le marché des changes, (FOREX), continue bel et bien d’être une marchandise, même si réduite à une fonction spéculative.
                Nombre de matières premières, facilement stockables, font également l’objet d’échanges spéculatifs avant d’être consommées ou utilisées, et donc ont aussi une fonction provisoire d’équivalent général, en un sens.


                Cela ne contredit en rien le fait que la valeur réside dans le travail, car l’argent, comme équivalent général de toute marchandise, reste donc aussi celui de la force de travail, comprise comme marchandise, en économie capitaliste.


                Parler d’argent « en économie communiste » ne veut rien dire, à moins de préciser ce que l’on entend par là.
                Le communisme, dans sa phase supérieure, suppose l’abolition de ces notions, et personne n’a prétendu sérieusement avoir créé une telle économie, et pas même Staline, qui, notamment à partir de 1941, (mais avant la guerre), parlait du socialisme comme d’une phase de transition, où la loi de la valeur continuait d’avoir cours, mais sous une forme différente. Approche du problème qu’il a tenté par la suite de développer jusqu’à sa mort, et que l’on retrouve exprimé de cette manière jusqu’en 1955, dans le manuel économique de l’académie des sciences de l’URSS.
                http://www.d-meeus.be/marxisme/manuel/manuel.html


                L’"économie communiste« , au sens réel du terme, reste donc complètement  »terra incognita", (Sauf peut-être pour M. Hum, qui semble en avoir des « visions »... !)
                Au vu de l’expérience, on peut néanmoins tenter de comprendre ce que peut être une économie socialiste, une monnaie socialiste.
                A l’évidence, cette monnaie reste précisément un équivalent général des valeurs crées par le travail, et donc de la valeur-travail, en dernière analyse.
                Elle n’est donc pas une monnaie de singe, tant que l’économie du pays est équilibrée, et que ses échanges extérieurs, aussi, sont équilibrés.
                C’était le cas de l’URSS, au début des années 50, et selon des recherches historiques actuelles en Russie, il existait un projet de "marché commun" non seulement entre l’URSS et l’Europe de l’Est, mais aussi avec un certain nombre de pays « occidentaux », sur la base d’une monnaie de réserve commune qui aurait pu être le rouble.
                A l’époque, le fait de posséder une réserve en or, comme équivalent général et garantie, jouait encore un rôle, et l’URSS était en passe de reconstituer la sienne.
                Ce projet, en réalité déjà assez avancé, aurait pu, selon ces historiens, être la cause réelle de la mort de Staline,(« naturelle » peu probable), et non les légendes noires tissées à l’Ouest pour dissimuler la connivence US avec Khrouchtchev et son clan.


                Voir notamment :

                "За что убили Сталина", par Арсен Мартиросян


                http://www.specnaz.ru/articles/195/27/1743.htm


                Avoir un regard critique sur l’histoire des pays socialistes est utile, mais cela n’exclut pas d’en tirer des leçons positives, là où il y en a.


                Luniterre
                 
                PS : sur ce sujet, la monnaie en URSS, la monnaie de réserve, voir notamment, dans le manuel, édition 1955 :


                http://www.d-meeus.be/marxisme/manuel/chap32sect04.html


                ********************************



                • Claude Simon Gandalf 4 juin 21:32

                  « La création monétaire est une affaire privée. L’état, seul détenteur de ce privilège à l’origine, l’a cédé à la banque centrale qui elle l’a rétrocédé, en grande partie, aux banques privées. Celles-ci profitent de ce sésame pour créer l’argent du néant, un procédé qu’on appelle le « système des réserves fractionnaires ». »


                  Le système des réserves fractionnaires, tel un agriculteur qui sème son blé, et espère avoir un revenu de chaque grain...

                  Je me demandais s’il ne fallait pas finalement la rétrocéder au citoyen, histoire que personne n’en fasse une question de vie ou de mort, ni de survie.

                  • Izabella 15 août 16:10

                    Sur le sujet, il y a le très bon livre « Création monétaire : Le tour de magie dévoilé », disponible gratuitement à l’adresse suivante : https://www.fichier-pdf.fr/2017/08/11/creation-monetaire-cours/preview/page/1/

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