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Accueil du site > Tribune Libre > L’autisme dans une bibliothèque publique française en (...)

L’autisme dans une bibliothèque publique française en 2017

Je me suis récemment rendu à la biblitohèque municipale (qui est tout à fait ordinaire) à la recherche des données qu'une personne lambda pourrait quérir afin de s'informer sur l'autisme.

Je remarque d'abord qu'aucun ouvrage sur le sujet n'est disponible dans les rayonnages : pas plus que sur d'autres troubles psychiques, tels que schizophrénie, bipolarité, trisomie.

La bibliothèque semble à l'égard de ces sujets à l'image de la société française actuelle : sélective dans ce qu'elle choisit de montrer au monde. Nous ne sommes pas censés vivre dans un monde où les personnes atteintes de spécificités mentales auraient droit à une quelconque représentativité.

Je me penche dès lors vers des ouvrages spécialisés où un individu concerné pourrait aller chercher l'avis de personnes qu'il considérera comme disposant d'une expertise en la matière.

Je commence par la définition donnée par un dictionnaire à l'usage des IDE (Infirmiers Diplômés d'Etat), susceptible de servir de référence aux personnels hospitaliers.

Voici :

DICTIONNAIRE MEDICAL A L'USAGE DES IDE (3e édition)

Editions Lamarre, 2009

Par Michel Lacombe, Jean-Luc Pradel, Jean-Jacques Raynaud

"Autisme n.m. Perte de communication avec le monde extérieur au profit d'un monde intérieur imaginaire, et qui se manifeste par un isolement."

Qu'en penser ? Les infirmiers sont supposés avoir de l'enfant autiste l'image de quelqu'un qui s'enferme en lui-même parce qu'il serait habité par d'incompréhensibles et troublants fantasmes. Comme le montre ce lien vers le site EgaliTED, les soins prodigués à l'hôpital psychiatrique consistent en toute logique à tenter de restaurer la relation à l'autre que l'enfant n'aurait pas eu l'opportunité de créer dans sa vie. Ce sont des exercices de "mise en relation" afin de restaurer de façon "dynamique" un lien à autrui considéré comme sain et naturel. En pratique, cela se passe ainsi : il s'isole "naturellement", donc nous allons l'isoler encore plus. Dès lors que seront avérés l'absence de langage verbal et des "bonnes" techniques de communication, l'enfant autiste sera considéré comme une machine cassée et dont les éléments s'agitent inutilement, sans qu'il soit nécessaire ni raisonnable d'y répondre autrement que par les barrières désocialisantes et déshumanisantes que sont les médicaments et le contexte enfermant de l'unité hospitalière. Selon certains experts, cela risquerait d'agraver ses troubles.

 

A la suite :

GRAND DICTIONNAIRE DE LA PSYCHOLOGIE

Editions Larousse, 2011

Par Henriette Bloch, Roland Chemana, Eric Dépret, Alain Gallo, Pierre Leconte, Jean-François Le Ny, Jacques Postel, Maurice Reuchlin

 

La prise en charge de l'enfant autiste

"Dans les pays européens, les enfants autistes sont généralement soignés dans le cadre des hôpitaux de jour."

Il semble rassurant pour les petits français que nous sommes de constater que l'Europe dans son ensemble adopte pour le soin des personnes autistes le modèle thérapeutique de l'Hexagone. Mais c'est (heureusement) faux.

http://www.santemagazine.fr/actualite-autisme-quelle-prise-en-charge-selon-les-pays-60226.html

 

"Dans ce type d'institution, qui permet le lien familial, la prise en charge thérapeutique de l'enfant s'effectue dans un esprit pluridisciplinaire : activité éducative visant à amener l'enfant à se reconnaître comme individu et à reconnaître en tant qu'individus les autres membres du groupe ; activité pédagogique et scolaire adaptée à l'état de l'enfant ; travail rééducatif de type psychomoteur ou travail de rééducation du langage, prenant en compte les caractères particuliers du trouble instrumental ; psychothérapie individuelle de l'enfant, surveillance et soins pédiatriques. [...]"

L'autiste (dans un pur jargon franco-freudien qui tente de se faire passer pour du français sous un prétexte de vocabulaire spécialisé), serait inapte à se "reconnaître comme individu" et "à reconnaître en tant qu'individus les autres membres du groupe". Difficile de ne pas voir dans cette tentative de recréer en domaine médical l'image d'un milieu familial qui serait "sain" et "constructif" les conséquences des théories encore vivaces de la mère pathogène et toxique, à laquelle il faudrait à tout prix soustraire l'enfant.

Il est en effet tout à fait faux de considérer l'enfant autiste comme un être "avorté" de la réalité, incapable d'identifier des personnes extérieures à lui, et il serait par conséquent stupide pour les parents d'un tel enfant de le croire : mais en face d'un spécialiste armé de pied en cap d'un vocabulaire terrorisant, en ont-ils les moyens ?

 

"Le pronostic à long terme a été amélioré par les thérapeutiques actuelles, mais il reste encore parfois réservé. L'évolution déficitaire, qu'elle soit globale ou en secteur, est sans aucun doute le risque évolutif majeur. Parfois, l'évolution se fait vers une persistance du processus psychotique avec possiblité d'évolution schizophrénique à l'adolescence. La névrotisation, enfin, apparaît comme une forme plus favorable d'évolution lorsqu'elle permet l'établissement d'un lien relationnel satisfaisant avec autrui."

Pour ma part, moi qui n'ai pas pris freudien deuxième langue, je peine à comprendre le processus de "névrotisation". En revanche, "processus psychotique", je le comprends. C'est grave. Irrécupérable. Comme la schizophrénie, à laquelle selon ce grand médecin, (même si la différence entre autisme et schizophrénie a été établie formellement en contexte expérimental depuis les années 70 et reconnue par le British Journal of Psychiatry) les autistes semblent malheureusement voués à l'âge adulte. Voilà donc où passent les autistes que l'on voit à la télé ou dans des reportages sur France 5 intitulés "le Monde de l'Autisme" et où ne sont présentés pratiquement que des enfants ! Ils deviennent psychotiques.

Pronostic, donc, d'enfermement et de cachetonnage pour la vie. Entre psychotiques, ils se comprendront. Comme le dit si bien Josef Schovanec, ils pourront regarder les oiseaux sous neuroleptiques. Comment se fait-il, pourtant, qu'en Angleterre, 70 % des enfants autistes reçoivent une éducation en milieu ordinaire ?

 

Je cherche désespérément un contre-argument quelque part :

DICTIONNAIRE DES TERMES DE MEDECINE (27e édition)

Editions Maloine, 2003

Par Marcel Garnier et Valery Delamare

"Autisme, s. m. (Bleuler) (gr. autos, soi-même) [angl. autism] Degré le plus avancé de la schizophrénie ; développement exagéré de la vie intérieure et perte de tout contact avec la réalité. _a. infantile Syn.syndrome de Kanner. Syndrôme autistique apparaissant avant l'âge de deux ans. V. Asperger (syndrôme d')"

OK. Là je suis tombé dans la 4e dimension. Un "dictionnaire des termes en médecine" m'informe que l'autisme est la phase la plus avancée de la schizophrénie ??? Ceci alors que les médecins généralistes, dans leur formation, n'ont pas plus d'une heure de cours sur l'autisme ??? Votre enfant, qu'est-ce qu'il a madame, un problème à sa têtête, ça ressemble à CI ça ressemble à CA, mais oui n'est-ce pas cher confrère, mon diagnostic est le suivant : pizza royale, quatre-fromages-quatre-saisons, la totale !?

 

"Asperger (syndrôme d') (A. Hans, autr. 1944) [angl. Asperger's syndrome] Variété d'autisme infantile associée à des performances exceptionnelles dans certains domaines tels que la mémoire ("idiots savants").

Ah oui, et donc bien sûr, les "Asperger" ce sont tous des savants. Associés à des idiots qui plus est. Des ordinateurs vivants qui recrachent des données sans les comprendre. Dans ce contexte, pas étonnant que pas plus d'un psychiatre sur trois ne soit capable d'évoquer le syndrôme d'Asperger quand il en ont un représentant en face d'eux, avec tous les symptômes (expérience personnelle).
 

Autant dire que je me sens bien "compris". J'ai également pu trouver un admirable résumé de la situation des autistes en France :

DICTIONNAIRE DE LA PSYCHANALYSE (réédition de 2011)

Par Elisabeth Roudinesco et Michel Plon

"L'une des synthèses les plus brillantes de l'histoire et de la genèse des différentes approches de l'autisme a été réalisée par le psychanalyste français Henri Rey-Flaud qui a distingué nettement l'autisme de la psychose. Au terme d'une longue enquête, il est parvenu à décrire le monde énigmatique des enfants autistes, un monde de souffrance, de silence et de rituels insolites, dont la présence nous touche, tant il nous rappelle celui ancestral du règne animal dont l'homme est issu, ou encore celui archaïque de la naissance, cette césure qui nous fait passer de la vie utérine à la vie sociale.
Les autistes s'expriment avec des gestes et des cris, mais aussi avec des mots, tout en s'agrippant à des objets défectueux. A l'inverse de nous, ils se bouchent le nez pour le pas entendre et les oreilles pour ne pas voir. Les enfants autistes_ environ quatre sur mille, et en majorité des garçons_ ne sont tolérés ni à l'école, ni dans les lieux publics. Ils font peur, ils sont parfois violents ou repliés sur eux-mêmes, ils ont l'air d'accomplir des tâches incohérentes et ont donc besoin d'être pris en charge en permanence par leurs parents et par des équipes de thérapeutes et d'éducateurs qui les font vivre à leur rythme, tout en les soignant. A cet égard, il est absurde, comme l'ont fait certains psychanalystes, de culpabiliser les parents, voire de les accuser d'être à l'origine de la maladie de leurs enfants. L'autisme est une énigme et il semble bien que les théories ne servent à rien si elles en s'accompagnent pas, dans la pratique du thérapeute, d'une écoute permettant à l'enfant de passer d'un chaos primordial à un univers de langage, seule manière pour lui d'entrer en contact avec le monde des autres humains."

 

Voilà donc : l'autisme est le chaînon manquant entre l'homme et l'animal. C'est bien un "avorton", mort-né aux relations humaines. C'est donc en toute logique que cette pauvre créature ne pourra passer sa misérable existence qu'entourée et surveillée en permanence.

En lisant "tolérés ni à l'école ni dans les lieux publics" j'ai vu l'image, dans ma tête, du panneau encore affiché à Shanghaï de nos jours "dogs and Chinese not allowed" ("interdits aux chiens et aux chinois").

Au sujet de quelle catégorie d'individus peut-on, en 2017 en France, tenir un pareil langage ??

 

Est-ce que j'ai bien vu ce que j'ai vu ? Une ribambelle de pseudo-spécialistes tous aussi interchangeables et inutiles les uns que les autres, afin de justifier le nihilisme thérapeutique et l'abandon moral d'êtres dont personne ne veut (qui pourrait bien en vouloir d'ailleurs ??) et que personne ne se donne le courage de laisser mourir ?

Dans cette bibliothèque, un seul ouvrage, à ma connaissance, offre une échappatoire, c'est le livre de Marcel Rufo qui évoque entre deux suggestions d'hôpital de jour les recommandations de la Haute Autorité de Santé, à savoir l'existence de thérapies telles qu'ABA et TEACCH.

Qu'en pensez-vous ? Est-ce que le corps médical dans son ensemble vous semble oeuvrer pour le bien-être et l'épanouissement des personnes autistes ? Est-ce que la moindre chance leur est donnée de s'en sortir dans notre monde ?

J'aimerais sincèrement me tromper.

J'aimerais.

Merci de votre lecture.

Copper Lebrun

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L'autisme dans une bibliothèque publique française en 2017

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25 réactions à cet article    


  • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 1er juillet 16:10

    Exercice intéressant même si vous semblez être un faux candide.
     
    Il est clair que l’autisme reste très mal connu en dépit de la publicité qu’il a connu ces vingt dernières années.
     
    La faute, bien sûr, avant tout aux scientifiques et aux praticiens, chacun voyant midi à sa porte, cad, abordant l’autisme sur la base de ses concepts habituels sans voir que l’autisme les déborde complètement et nécessiterait une refonte globale de l’épistémé.
     
    Le bricolage (l’éclectisme) est donc omniprésent et revendiqué comme tel sur la base de cette idée monstrueuse que chaque autiste serait un cas particulier et qu’il faut donc à chaque fois inventer une approche adaptée.
     
    Heureusement que les médecins ou les chirurgiens sont capables d’avoir des méthodes valables pour chaque catégorie de troubles. Sinon ça ne serait pas rassurant. Et de fait, pour l’autisme, je comprends l’inquiétude des parents face à une brochette de cliniciens, qu’ils soient pleins d’assurances ou de doutes.
     
    Dans tous les cas, je ne saurais trop conseiller de veiller au grain, de s’assurer que ce qui est proposé a du sens et constitue une approche reconnue pour son efficacité.
     
    Bref, les parents qui ne veulent pas s’en remettre à la chance devraient devenir des spécialistes et donc lire beaucoup... de livres écrits par des parents d’enfants autistes. Je pense que c’est encore le plus éclairent et le plus fiable.
     
    Mais ces livres on en trouve peu dans les bibliothèques municipales. Il faut donc en demander l’acquisition !


    • Copper Lebrun Copper Lebrun 1er juillet 17:37

      @Luc-Laurent Salvador

      Je suis un faux candide, je suis désespéré. On nous emballe les diagnostics d’autisme comme des tranches de jambon (« et avec ça madame ? vous reprendrez bien un peu de psychose... ») à la suite de quoi la « marchandisation » des nouvelles méthodes est critiquée_ ce qui, objectivement est toujours mieux que l’escroquerie des diagnostics creux.

      Effectivement, quand on en vient à se référer à l’idéologie issue de Bleuler (l’autisme comme « stade ultime de la schizophrénie » c’est d’abord lui si je ne me trompe pas) à notre degré de modernité et avec le progrès des sciences neurologiques, Bleuler qui prônait ouvertement la stérilisation eugéniste, c’est qu’il y a une sacré crise sous-jacente. A la fois sur le plan épistémologique et des valeurs.


    • babelouest babelouest 2 juillet 08:13

      @Copper Lebrun, je crains avant tout un autisme général du corps médical : faudrait-il le stériliser ? Peut-être.

      Ces gens-là sont terriblement plus dangereux, en particulier les spécialistes, le plus souvent, que les « malades ».

      C’est valable pour les enfants autistes, mais aussi pour tous les enfants confiés à « l’Aide à l’enfance », catastrophe nationale dans le sens le plus fort. C’est d’ailleurs aussi vrai pour les adultes, trop souvent, et il ne s’agit pas là des soins apportés par infirmières et aides-soignants, mais trop souvent par les « mandarins » imbus de leur immense pouvoir — de nuisance ?


    • chunnly67 1er juillet 20:10

      Rufo est aussi à la ramasse... Celui-là mème qui a déclaré sur France 5,à une heure de grande écoute que : “ L’immense majorité des enfants abusés vont bien ! “ ne jure par ses centres ou l’on parquent des enfants à des centaines de km de leurs parents,en plus de soutenir le packing... Bref,y’en a pas un pour rattraper l’autre au final...


      • Copper Lebrun Copper Lebrun 1er juillet 20:42

        @chunnly67

        En effet, il entend « agression sexuelle », et réponde d’office par « pathologie d’organisation », « délire », « fantasmes »... dans le livre que j’ai consulté à la bibliothèque il préconisait d’ailleurs l’hôpital de jour pour un jeune Asperger avec troubles du comportement.
        Ce qui peut être à mon avis absolument dévastateur.

        C’est le même problème, fondamentalement, que l’on trouve dans le traitement actuel des troubles « psychotiques » (autisme et diverses « pathologies d’organisation » y étant compris) par l’approche psychanalytique : dans le syndrôme traumatique, dans la schizophrénie, dans l’autisme, on trouve un sujet en crise qui tenter de se reconstruire dans un monde extérieur devenu dangereux ; or ce que cette approche psychanalytique nous dit, c’est que le sujet, loin d’aller vers l’extérieur et le réel, va vers l’intérieur, vers un univers fantasmatique et fondamentalement pathologique.

        Ainsi le sujet étant d’autant plus enfermé en lui qu’il est privé du soutien du corps médical et potentiellement de ses proches par la parole du « thérapeute », le processus étant aidé si besoin par quelques médications, il est possible d’envoyer cette personne déviante dans un centre où il sera « pris en charge », toujours enfermé mais désormais invisible.

        @Luc Laurent-Salvador C’est d’ailleurs ce que décrit René Girard (je vois que vous appréciez) dans sa description du « bouc émissaire ».

        Lorsque le « mal » inexpliquable s’abat sur un couple (tel que l’autisme par exemple), il faut le transférer sur un bouc émissaire. Avant, c’était l’enfant, que l’on balançait dans le puits du village ou que l’on battait de verges pour tenter de chasser l’influence du Diable. Après ce fut la mère.

        C’est tout le rôle, dans le contexte français, des thérapeutes à idéologie psychanalytique, reporter la cause du « mal » sur un sujet innocent (le phénomène du bouc émissaire fonctionne toujours de la sorte... aux Etats-Unis les enfants autistes étaient électrocutés, battus, affamés, etc) A présent il semble qu’ils doivent renouveler leur petite recette, ou disparaître.


      • Copper Lebrun Copper Lebrun 1er juillet 20:57

        @chunnly67

        On peut d’ailleurs voir dans cette interview que Rufo à orienté le fils polyhandicapé d’Eglantine Eméyé vers un service d’hôpital psychiatrique pour qu’il y soit pris un charge. (http://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/mon-fils-autiste-eglantine-emeye-s-explique_1319405.html)

        "C’est bien le Pr Rufo, en revanche, qui m’a orienté vers l’hôpital de Hyères. Il m’en avait parlé plusieurs fois sans que je donne suite. Il me voyait arriver à l’émission de plus en plus épuisée et un jour, au déjeuner, il ne m’a plus laissé le choix. Il a téléphoné à ma place et il m’a dit : voilà, Samy va passer trois semaines là-bas cet été, tu vas te reposer. J’étais au bout du rouleau, je l’ai laissé faire." 


      • OMAR 1er juillet 22:19

        Omar9

        Salut @Copper : « Perte de communication avec le monde extérieur au profit d’un monde intérieur imaginaire, et qui se manifeste par un isolement. »

        J’ai un voisin dont le fils cadet (7 ans) a été déclaré autiste.
        Effectivement, l’impression qu’il me donne coïncide quelque peu avec la définition supra.
        Sauf qu’une fois, il était assis au bord du balcon et ses pieds balançaient sur le bord.
        J’ai fait mine de les attraper (il habite au premier étage).
         Il a remarqué mon manège et cela l’a vraiment amusé, puis s’est pris au jeu en retirant ses pieds à chacun de mes sauts.
        Depuis, quand il me croise avec ses parents (à qui j’ai raconté les faits) il me sourit.
        Je ne sais rien de l’autisme, mais je crois profondément que nous pouvons construire des passerelles entre le monde intérieur de l’autiste et notre monde.


        • Copper Lebrun Copper Lebrun 2 juillet 12:16

          @OMAR

          Les meilleures oeuvres si vous voulez comprendre le monde intérieur des autistes ont été écrits par des autistes sévèrement handicapés (mais ayant un niveau d’intelligence introspective supérieur à la moyenne) : « sais-tu pourquoi je saute » Naoki Higashida. « Ido in autismland » Ido Kedar (non traduit en français)

          Ils s’expriment, d’autre part, très clairement sur leurs besoins et leurs contraintes.

          Il est touchant mais aussi contristant de voir à quel point ces personnes sont incomprises.


        • popov 3 juillet 03:32

          @OMAR

          Merci pour ce témoignage.


        • Esprit Critique 2 juillet 01:30

          Si vous avez des choses a dire sur le sujet, susceptibles d’instruire tout le monde, écrivez un bouquin.

          Dans la même bibliothèque, avez vous vérifié qu’il n’y avait pas d’ouvrage sur ce que faisait Dieu avant le Big-Bang ! ?

          Combien de livres ont étés publiés au monde ? Combien y en avait-il dans cette bibliothèque ! ?


          • babelouest babelouest 2 juillet 08:17

            @Esprit Critique
            Tiens, un médecin ? hum hum hum...


          • Copper Lebrun Copper Lebrun 2 juillet 12:20

            @Esprit Critique

            Je suis désolé, je comprends très peu les implicites de la communication sociale, ce qui rend votre message peu clair à mes yeux (pourquoi me parlez-vous de Dieu... ?)

             Je ne pense pas que les politiques éditoriales soient intéressées par ce que j’ai à dire.

            (j’aimerais mieux traduire l’excellent livre de Steve Silberman « Neurotribes », mais cela a déjà été tenté, les maisons d’édition ne se bousculent pas au portillon...)


          • gaijin gaijin 2 juillet 08:57

            " Qu’en pensez-vous ? Est-ce que le corps médical dans son ensemble vous semble oeuvrer pour le bien-être et l’épanouissement des personnes autistes « 
            et pensez vous que le corps médical dans son ensemble oeuvre pour le bien être et l’épanouissement des personnes ?
            si oui alors vous êtes autiste ( au sens péjoratif du terme )
            jung disait ( et c’est pas si vieux ) : » on ne sait rien du fonctionnement du sujet « normal » "
            on n’a pas avancé depuis l’humain reste le continent le moins exploré et quand il l’est c’est au travers de lunettes restrictives : cartésianisme , positivisme , freudisme .................
            l’autiste est mal traité ( maltraité aussi ) comme toutes les catégories particulières et comme aussi les fameux humains moyens que l’on cherche vainement. Et si la moyenne n’était qu’une illusion d’optique produite par le regroupement de l’ensemble des catégories et des singularités ? effrayante perspective .............
            peut être l’autiste comme n’importe qui d’autre est il au final un individu qui doit être envisagé dans sa singularité ? mais comment dès lors recourir a nos jolis outils mathématiques ?
            penser la singularité
            voilà une idée singulière ......
            un jour
            qui sait


            • Giordano Bruno 2 juillet 09:42

              Le choix des acquisitions est très mal fait dans les bibliothèques municipales. Hélas, cela ne concerne pas que l’autisme. Lorsqu’on connaît bien un sujet, on est effaré par la quantité de livres médiocres et la quasi absence des livres de référence.

              Cela amène les individus soucieux de s’informer efficacement de se détourner d’elles. Il reste alors comme public aux bibliothèques municipales des personnes recherchant une distraction facile ou peu regardantes sur la qualité des informations.

              Les responsables de ces bibliothèques invoquent alors les préoccupations de ce public qu’elles ont attiré et l’absence de l’autre qu’elles ont fait fuir, pour légitimer la médiocrité des acquisitions.

              Un exemple : J’ai suggéré à une bibliothèque municipale d’acquérir un des deux livres de Karl Popper suivants, « La logique de la découverte scientifique » ou « Conjectures et réfutations ». Il m’a été répondu que cela n’intéresserait pas le public.

              Un autre exemple : j’ai découvert, médusé, que la quasi totalité des livres d’une bibliothèque municipale concernant la sexualité avaient pour sujet l’homosexualité.


              • Copper Lebrun Copper Lebrun 2 juillet 12:30

                @Giordano Bruno

                Je dois avouer qu’il était possible, dans cette biblitohèque, de commander pas mal de livres écrits par les parents au sujet de l’autisme, l’un d’entre eux était tout à fait intéressant.

                La question est, pourquoi ces livres ne sont-ils pas visibles au public (alors que certains ouvrages dans les rayonnages traitaient de problématiques assez spécifiques telles que l’endométriose...) ? Tout ce qui est du domaine du mental-psychique est censé coller aux services que les psychologues et psychanalystes sont capables de nous offrir. Les « divergences » mentales et neurologiques n’en font visiblement pas partie.

                Karl Popper est pourtant tout à fait intéressant (philosophie des sciences). Je suis sûr que certaines personnes seraient partantes, puisqu’il y une certaine demande du public concernant la philosophie.


              • foufouille foufouille 2 juillet 14:14

                ta bibliothèque est juste mal géré car en général le raison est petit mais existant. des fois aussi mal classé car le bibliothécaire est nul.
                de nos jours, on a internet pour se renseigner sur ce qui concerne 1 à 2% de la population.


                • Copper Lebrun Copper Lebrun 2 juillet 17:01

                  @foufouille

                  Mon avis est justement que la divergence mentale (comme certains disent « neurodiversité ») concerne tout le monde.

                  L’autisme n’est que la partie émergée de l’iceberg. A ce jour, rien ne permet de déterminer que vous ne développerez pas des symptômes de schizophrénie (si vous être relativement jeune), de bipolarité, de dépression chronique. Vous pourriez aussi devenir disphasique, ce qui est courant après un AVC, ou amnésique. Plus tard, le syndrôme d’Alzeihmer.

                  Vous pourriez être parent d’un enfant atteint de microcéphalie ou de trisomie 21 (quoiqu’en général on choisit d’euthanasier ces derniers après 5 ou 6 mois de grossesse).

                  Je suis d’avis que ces sujets deviennent, dans un futur que j’espère proche, un thème d’éducation générale.


                • foufouille foufouille 3 juillet 08:09

                  @Copper Lebrun
                  non désolé mais tout le monde n’est pas concerné par exemple a une hypersensibilité aux sons ou au toucher. ce qui est assez courant dans les cas d’autisme.
                  et encore moins par une absence d’envie de relations sociales tous les jours.


                • Copper Lebrun Copper Lebrun 3 juillet 19:56

                  @foufouille

                  Ce n’est pas du tout le sens de ce que j’ai écrit. Non seulement la représentation de la thématique du handicap est très faible dans l’éducation, mais celle du handicap mental (ou trouble mental , qu’il soit « pathologisé » ou non) est quasiment inexistante.

                  Jusqu’à ce que l’on soit l’objet d’un tel changement, l’hypothèse des modifications du fonctionnement de l’esprit est très abstraite pour l’individu.

                  Je parle de tous types de « divergence mentale » (cf. mon précédent post), pas uniquement de l’autisme ; l’éventualité de tels troubles est l’affaire de tout un chacun (à moins que vous n’ayez trouvé le moyen de cloner et de réimplanter vos cellules cérébrales...)


                • foufouille foufouille 4 juillet 13:58

                  @Copper Lebrun
                  sauf que tu es autiste ou TSA à la naissance.
                  le cerveau peut effectivement produire de nouveaux neurones ou utiliser d’autres zones pour remplacer celle qui est défaillante.


                • Copper Lebrun Copper Lebrun 4 juillet 20:01

                  @foufouille

                  C’est vrai, dans 70 à 85% des cas (selon la classification de l’autisme en « types » chez Laurent Mottron par exemple).

                  Les pédopsychiatres d’obédience non psychanalytique et informés sur le sujet (pas si courant que ça en France) pourront vous dire l’importance de donner à l’enfant une éducation cognitive tant que le cerveau est encore jeune. Et cela fonctionne parfois si bien qu’on dit à tort par la suite que l’enfant n’est « plus autiste »... ou bien on le fait sauter de la case « autisme Kanner » à la case « autiste Asperger ».

                  Sinon, un certain nombre d’enfants autistes (ceux que Mottron appelle « syndrômiques », par exemple ceux qui sont atteint d’une atteinte monogénique de type X fragile ou sclérose tubéreuse) présentent une vraie déficience mentale (que même les tests de QI adaptés à l’autisme permet de révéler). Le pronostic de développement est alors beaucoup plus déficitaire.


                • foufouille foufouille 5 juillet 11:38

                  @Copper Lebrun
                  à ma connaissance, il s’agit juste de réflexes mentaux nécessitant une certaine concentration et l’apprentissage des règles sociales.
                  c’est pas non plus merveilleux, juste une illusion d’après les témoignages que j’ai lu des concernés et pas des parents NT.



                  • Virginie Bianchini 20 juillet 21:51

                    Bonjour

                    En premier lieu je voudrais dire qu’il faut aussi que vous fassiez attention aux adjectifs que vous utilisez pour les psychotiques.... quand vous dites que c’est irrécupérable... non ça ne l’est pas je suis à moitié psychotique et j’évolue positivement, j’ai un amis schizophrène et pareil il évolue positivement.... ma tante était maniaco depressive et c’est la personne qui m’a le plus donné d’amour de toute ma famille... et même si parfois elle partait loin dans ses délires ( elle pensait parfois être enceinte de Johny Halliday ... que la vierge lui parlait par la télé etc....) quand elle était calme dans ses angoisses et ça arrivait quand même très très très souvent... elle avait une très belle vie elle était très très aimée.... ... être psychotique ou à moitié psychotique... c’est pas la honte, faut pas qu’on se tire dans les pattes :) Il faut faire attention dans nos colères car on a vite fait de faire des amalgames... que vous soyez en colère qu’on ne vous comprenne pas qu’on vous prenne de haut et que du coup on ne vous donne pas le bon accompagnement et qu’on juge les parents alors qu’ils ne sont pas responsables est tout à fait légitime mais attention car dans vos propos ressort un peu que c’est quand même mieux d’être autiste que psychotique... en ce qui me concerne depuis petite je me reconnais dans l’autisme... j’avais un livre à la maison, ... « l’enfant hérisson ».... je m’y reconnaissais sans comprendre pourquoi... je me suis toujours sentie très proche des autistes.... même des autistes qui ne sont pas d’un haut niveau de développement.... avec un instinct très fort quand j’étais en leur présence... j’ai lu beaucoup, je pensais que c’était une passion, je ne comprenais pas... puis j’ai rencontré un autiste asperger, nous avons été en couple quelques mois.... c’est l’homme que j’ai le mieux compris et qui m’a le mieux comprise... pour lui j’étais autiste clair et net, pas de doutes dans son esprit.. malheureusement ( et oui... on en arrive à dire ça )je ne suis pas autiste... moi c’est ma mère qui n’a pas été cool et du coup je n’ai pas développé bien mon identité, ... et la psychose a montré son bout du nez.... je sais que je ne suis pas autiste même si avec vous je partage... et bien à peu près tout le livre d’ « Autisme au féminin » qui a été fabuleux pour moi... je me dis quand j’ai des angoisses ok je ne suis pas la seule et puis elle donne plein de conseils qui me font mais beaucoup de bien ... mais je sais que moi mon problème de compréhension mes angoisses mon repli dans l’imaginaire mes grandes capacités intellectuelles mes grandes difficultés à comprendre les codes, mon cote bisounours et j’en passe ne sont pas dus à l’autisme... non ... moi je ne pourrai pas écrire un livre fière d’être à moitié psychotique... d’autant que ma forme de psychose est lié à la honte alors je ne pourrais pas écrire un livre « fière d’avoir honte » ahhaha.. ( quoique ... justement ça serait bien que je me batte pour faire reconnaître aussi le droit à ma différence... je compte faire un spectacle comique ou je parle des problèmes que l’on traverse quant on passe par la psychiatrie... je trouve cela important ( et je vais bien faire passer les psy pour des grands bêtas ne vous en faites pas ihih ) si vous saviez... quand on lit des ouvrages sur les gens comme moi... ça fait peur aussi... très très peur... des trucs du style narcissisme brisé à jamais etc.... moi ce que j’ai entendu toute ma vie c’est t’es folle.... par exemple... après le reste c’est à peu près comme vous des trucs du genre « mais tu le fais exprès ? » « Mais enfin Virginie tu ne vois pas que il faut pas faire ça ? » Et moi de répondre « mais si tu le dis pas comment veux tu que je le sache ? » Et eux de dire " mais enfin Virginie c’est évident !!!! bref... Aujourd’hui j’essaie d’en rire... je suis tellement mais tellement seule dans ce combat... même la psy que j’ai eu pendant 8 ans.... ne comprenait finalement pas grand chose et surtout ne mesurait mais alors absolument pas ce que je vis au quotidien... mais c’est ça leur problème à tous ces abrutis .... ils passent leur vie dans les bouquins à se regarder le bout du nez à être fier finalement que de n’avoir du pouvoir sur les autres...moi aussi je suis en colère contre eux ! très très en colère ! :) .... en tout cas bravo et merci car la force que vous mettez à vous battre pour avoir le droit d’être entendu compris et soutenu et bien cette force que vous mettez et bien ça m’en donne... Merci... et... malgré tout et envers et contre tout VIVE LA VIE !!!!! <3


                    • Copper Lebrun Copper Lebrun 21 juillet 20:48

                       @Virginie Bianchini

                      Bonjour. Vous faites bien d’apporter ces précisions. En effet, dans ce texte, parfois je m’exprime au premier degré, et parfois au second (prenant le parti d’un « individu lambda »). C’est dans ce sens que je faisais la lecture du terme « psychotique » comme de « grave » et « irrécupérable ». Je crois ne pas me tromper en affirmant que ces termes sont synonymes pour la plupart des gens.

                      Tout d’abord pour ma part j’évite d’employer le terme « psychotique » ; même si je sais qu’il reste présent dans une classification moderne de psychiatrie (nommément, le DSM 5), puisque dans cette classification, la « psychose » est toujours conçue historiquement à partir de l’étude de la schizophrénie, si je ne m’abuse.

                      Dans ce contexte, le « psychotique » signifie celui qui a, à un degré plus ou moins important, les symptômes de la schizophrénie, le tryptique hallucinations-voix-délires, destructuration du langage, du comportement + les « symptômes négatifs » à savoir repli sur soi, comportements d’évitement du monde social, diminution des facultés cognitives. (veuillez me corriger si je me trompe)

                      Il est bien entendu que le terme « schizophrène » lui-même est sujet à caution car on a tendance à l’utiliser extensivement même si la personne ne manifeste qu’une partie des symptômes ci-dessus. Une personne peut tout à fait entendre des voix, avoir des visions, et donc, selon la classification DSM 5, ne sera pas considérée comme schizophrène. Au mieux comme schizotypique. Quant aux délires (cela peut aller de la « confusion mentale », à la « bouffée délirante » passagère, aux délires suscités par des causes physiologiques _manque de sommeil, faim_ ou à la prise de stupéfiants ou d’alcool) ils sont présents dans de nombreuses autres pathologies et la confusion est facile.

                      La confusion est aussi possible avec d’autres troubles, en particulier le syndrôme schizo-affectif, qui est à mi-chemin entre le syndrôme bipolaire et la schizophrénie.

                      En France, j’ai tendance à dire que le terme de psychose ne veut plus rien dire... c’est une conclusion à laquelle vous pouvez vous-même arriver en regardant l’emploi qui en est fait par des psychiatres ou des pédo-psychiatres d’obédience psychanalytique. Par exemple dans le site suivant http://psychiatriinfirmiere.free.fr/infirmiere/psychiatrie.htm ou dans la COP 13 dont vous pouvez avoir un résumé critique ici https://igorthiriez.com/2013/08/14/evaluer-les-psychoses-avec-la-cop-13-2011-%E2%99%A5%C2%BD/.

                      Vous pouvez voir que le terme « psychose » n’est pas du tout équivalent, en psychanalyse, du terme « schizophrénie » ou de syndrômes approchants. Il signifie quelque chose d’origine vaguement psychologique, émotionnelle, et je suis estomaqué de la dimension que les psychanalystes donnent à ces phénomènes, dimension déshumanisante et eugéniste qui se vérifie dans l’histoire, malheureusement, 40000 malades mentaux sont décédés entre 1940 et 1944 (régime de Vichy), privés de nourriture alors que les grands médecins s’intriguaient, de ce nouveau symptôme « psychotique » qui était de manger de l’herbe. (juste un témoignage de la façon dont ce terme a été employé, et l’est toujours, pour pathologiser la personne jusqu’à justifier des actes d’exclusion et d’abandon, et des mauvais traitements).

                      Oui ça serait bien que vous écriviez un livre en effet, si vous arrivez à dépasser cette honte. Pour ma part, j’éprouvais aussi cette « honte » destructrice consistant à ne pas comprendre mon syndrôme. Mais la connaissance délivre, dans ce domaine, c’est un fait. Mais il faudra s’affirmer ! Regardez le nombre de livres que l’on peut trouver dans les grandes enseignes sur le sujet des maladies mentales graves (schizophrénie et bipolarité, je sais il y en a d’autres...). Le nombre est ridicule comparé à tous les ouvrages traitant du « bien-être ».

                      Si les gens savaient à quel point leur « bien-être » peut être transitoire, et à quel point la société est cruelle envers ceux qui ont le malheur d’être différents. Ils perdent tout, et c’est valable pour un pourcentage de la population de l’ordre de 1% concernant la schizophrénie à ELLE SEULE.

                      En tous cas je vous félicite d’arriver à tenir debout avec vos particularités, votre neuroatypicité.

                      Je serai content d’entendre parler de vos projets de spectacle comique, il me semble que cela pourrait en effet être une excellente idée.

                      En outre, il se peut tout à fait que vous possédiez des traits autistiques, malheureusement, les protocoles diagnostiques ne sont à ce jour pas capables d’en rendre compte (la théorie de la « triade autistique fragmentée » étant séduisante mais à ce jour peu confirmée par les découvertes neurologiques), ou même que vous soyez autiste et schizophrène (je ne vous cache pas que les chances sont faibles, de l’ordre de 1 sur 10000 cependant).

                      Merci pour vos encouragements

                      Cordialement

                      Copper Lebrun

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