L’immersion dans ces pages, me rappela cette vérité : On peut survivre dans un océan de tendresse, mais se noyer dans l’amer. Ne jamais remettre à demain l’arrosage d’une jeune pousse, la vérité est plus enrichissante que la pluie de mensonges qu’elle va connaître.
Pour construire vaille que vaille, une démocratie familiale, il est nécessaire de posséder une force faible. La force de reconnaître ses propres faiblesses devant des juges implacables. Le mensonge n’a pas droit de cité dans l’univers de la jeunesse. Seul l’adulte en fera son bien fragile bouclier.
Pour qu’un enfant accepte de marcher dans vos pas, il doit considérer que votre chemin est le plus juste. Pas le plus court, mais le plus droit.
Les deux postes les plus difficiles à tenir, chef de famille et chef d’état, ne connaissent aucune préparation. C’est sur le terrain que l’on doit commettre ses premières erreurs. Le temps qui est une gomme merveilleuse, effacera chez vos proches, le souvenir de vos erreurs. Mais pas en vous. Cette brulure permanente vous éloignera de la flamme de la récidive.
Le responsable d’une fratrie ne doit être ni despote ni le pote. Il doit savoir dire non, pour enrichir ses oui. Tenir les rênes délicatement, n’interdit pas l’action des mollets au contacte du poitrail d’un cheval fougueux.
Pour survivre, pour garder le contact, nous devons accepter des compromis au modernisme. Admettre que dans l’expérience de la vie, ce n’est plus le vinyle qui peut les faire danser. Le MP3 est plus riche en sonorité, plus étourdissant ! Ce qui pénètre le rocher (et déchire nos tympans) ne vient plus de Monaco. Stéphanie, c’est fini. Richard Strauss ou Dominique Strauss-Kahn ne sont pas des rappeurs !
La précocité de la vie sexuelle nous choque, nous heurte. Hypocrites que nous sommes. Nous en avons rêvé, eux, ils le réalisent sans tabou. Le plus fort coefficient de vieillissement du père, viendra de sa fille. Elle ne jouera plus à la poupée, elle sera la poupée qui ne dit pas systématiquement « non ! ».
J’ai interrompu ma lecture pour lâcher la bride à mes éternelles réflexions.
-L’ingénieur, par l’évolution du savoir, par l’instruction, va nous rendre la vie matérielle plus confortable. Mais à quel prix ?
-L’homme, le père, va continuer la formation des générations. Obtenir un A ou un B, n’est pas son but. Il n’existe pas de Nobel du meilleur père ! Juste une égoïsme satisfaction avant de fermer les yeux.
-Combien de questions existentielles, devrons nous franchir, pour accéder un jour à la réussite de notre futur héritier ? Combien de temps le petit ruisseau mettra-t-il pour devenir un fleuve sur lequel le navire de la vieillesse pourra naviguer sereinement ? Ecoutons la réponse.
Il est temps de reprendre mon livre, temps de m’évader vers l’utopie d’un monde sage, que je ne retrouve qu’en littérature.
Ouvrez votre bibliothèque, une richesse y est peut-être dissimulée ! Servira-t-elle un jour à nos enfants ?