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L’enjeu des élections : la sauvegarde de la société libérale en grande difficulté

Une forme nouvelle de la collaboration de classe
 

Macron-Mélenchon, les compères immigrationnistes

 

Bonnet blanc et blanc bonnet

Caractère double de l’immigration économique et politique, selon les vœux du patronat de Bouygues à de Bésieux, de disposer de travailleurs dociles socialement et moins coûteux économiquement, le libéralisme économique sauvegardé par une politique d’union les libéraux-libertaires avec les sociaux-démocrates-réformistes-libertaires.

Le début de la vague migratoire

Le grand bond en avant : le rapprochement familial et le changement de la composition de la population (créolisation : l‘habillement exotique pour masquer la fin de l'unité historique ethnique et linguistique du peuple français).

Constitution de minorités communautaires dressées contre la majorité des Français par nos duettistes.

Rôle des extrémistes des deux bords

Les deux compères ont chacun leurs extrémistes communautaires.

Macron :

Pap Ndiaye (CRAN, la lutte des races contre la lutte des classes) et Schiappa (féminisme, la lutte des sexes contre la solidarité et l'unité familiale).

Mélenchon :

Obono et Traoré : la substitution de la lutte des races à la lutte des classes. Pour le communautarisme et l'importation de l'idéologie américaine du communautarisme et d'une conception de l'histoire misérabiliste de l'esclavage outre-Atlantique contre la vision relativiste, et conforme à la dialectique de la réalité, de l'afro-américain Keith Richburg.
Rousseau : la substitution de la lutte des sexes à la lutte des classes.

Les acteurs de la comédie des élections

- Macron le représentant de la bourgeoisie mondialiste ;

- Mélenchon le représentant des communautaristes ;

- MLP dépositaire inattendu des intérêts des travailleurs français abandonnés par un PCF allié aux réformistes-libéraux-libertaires.

Macron et Mélenchon sont d’accord sur la question de l'immigration, le fer de lance de l’affaiblissement des forces réfractaires au NOM : cette phrase résume la compatibilité des deux duettistes.

Ils constituent un bloc composé des réformistes mélenchonistes alliés à :

- Macron, représentant des multinationales et de la banque mondialisée en France ;

- Mélenchon & Macron, deux libéraux en économie et libertaires en matière de mœurs.

Ils constituent un groupe réactionnaire dont l'objectif c'est le retour en arrière social :

- la lutte des races substituée à la lutte des classes, retour vers la société d’avant l'existence des syndicats de classes ;

- la lutte des sexes contre la solidarité entre eux dans la lutte des classes.

Mélenchon est social démocrate honteux qui dissimule son ralliement au libéralisme sous une phraséologie internationaliste de gauche pour attirer à lui les déçus du macronisme effrayés de l'épouvantail MLP brandi par les deux compères.

Il ne faut pas laisser le pays entre les mains des deux compères ; nous sommes :

- 70% contre l'immigration ;

- plus de 60% contre l'islamisme ;

- nous avons vaincu l’intégrisme catholique ;

- à présent il s’agit de repousser l’intégrisme islamique infiltré dans l’électorat Mélenchon.

Les ennemis de nos ennemis sont (provisoirement) nos amis

Mélenchon est un macroniste honteux : « ne votez pas pour elle (MLP) mais votez ! »

Macron et Mélenchon sous-entendent qu’elle serait anti-républicaine voire fasciste.

MLP, qui n'est ni fasciste ni raciste ni islamophobe, qui est la seule, faute de mieux, à incarner la résistance à la colonisation américaine qui en cas de succès nous ramènera en 45 quand l'armée US occupait notre territoire.

Elle n est pas moins libérale économiquement que notre duo mais par la suite de la défection du PCF rallié à l'aile gauche de la sociale démocratie, elle se retrouve dépositaire du vœu de la majorité de la débarrasser de ses concurrents étrangers (position internationaliste de Marx : contre l'immigration pour sauvegarder la solidarité internationale des travailleurs).

C'est une contradiction qu'il faut exploiter au profit du peuple français qui tient à conserver son travail, son mode de vie, ses mœurs, sa langue et sa civilisation.

De deux chose l'une : ou elle respectera son programme et elle obtiendra le soutien de la majorité ou elle le reniera et elle sombrera définitivement dans la déchéance comme le défunt PS à force de trahison de ses engagements.

La réaction en post-combustion

Macron est le fier représentant du libéralisme mondialiste qui entraîne la France dans la guerre américaine et compromet le futur qui sera forcément russo-chinois.

Les deux faux ennemis sont des soumis à l'impérialisme américain qui tire les ficelles en Ukraine de la guerre jusqu au dernier Ukrainien !

Selon Mélenchon, Macron et lui parleront d’une seule voix sur l'Ukraine ; l’aveu !

C’est en même temps la négation de l'existence des guerres « justes » et un appel déguisé à la soumission à l'impérialisme sous la schlague des Yankees (Irak, Libye, Yougoslavie) et sous son mépris "fuck the UE" (Nuland).


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16 réactions à cet article    


  • Clocel Clocel 18 juin 17:18

    Mélenchon/Macron : Deux tapins de l’OMS...


    • alinea alinea 18 juin 18:35

      @Clocel
      Hélas.


    • Octave Lebel Octave Lebel 18 juin 17:45

      ● La grosse ficelle et la petite diversion de dernière minute qui nous prend pour des demeurés.

      Pour tenter une ultime défense et réhabilitation de la championne de l’auteur façon démarche du crabe. Dans son petit panier de petits appâts soigneusement choisis, tout ce qui pour certains est censé, faire clivage, bloquer les neurones et se passer de discussion pour qu’au garde à vous idéologique on donne raison et accessoirement ici quelque chose de très précieux même si dans notre société le jeu est truqué (l’auteur en sait quelque chose puisque sa championne est une des pièces maîtresses de la manipulation), notre vote à MLP pour qu’elle puisse continuer de cultiver son absentéisme mondain à l’Assemblée Nationale et se réveiller à l’approche d’une élection.

      Ce qui a de gênant avec l’extrême-droite, ce ne sont pas nos concitoyens de bonne volonté abusés ou égarés un temps qui comme chacun d’entre-nous continuent de réfléchir et tirent partie de leurs erreurs, ce sont ceux qui sciemment les trompent et cherchent à les entraîner dans des aventures contre leurs intérêts.

      Notre auteur en nous désignant son adversaire nous indique malgré lui quel mouvement social et politique porte la solution contre ceux à qui par deux fois au moins sa famille a sauvé la mise.


      • politzer politzer 18 juin 18:07

        @Octave Lebel
        Déni de réalité classique
        incompréhension des questions de tactique politique communiste cf Mao/ Tchang Staline/ Hitler
        aveuglement partisan qui révèle le bobo planqué indifférent aux souffrances ouvrières


      • Octave Lebel Octave Lebel 18 juin 19:00

        @politzer

        C’est tout ?


      • leypanou 18 juin 18:32

        Selon Mélenchon, Macron et lui parleront d’une seule voix sur l’Ukraine ; l’aveu !  : les 8 candidats présents lors du pseudo-débat sur TF1 un lundi avant le 1er tour étaient tous d’accord avec Macron, MLP se vantait même d’avoir été la première à condamner l’intervention russe.

        Quant aux députés candidats, ils ont tous été présents sauf Roussel lors du discours de Ze à l’Assemblée Nationale : ils se sont donc tous levés et ont applaudi.


        • Com une outre 19 juin 07:15

          Macron et Mélenchon se prennent pour Jésus sauvant le monde. Alors qu’ils sont des pompiers pyromanes. MLP c’est la tradition droitière française. Tous dans le cadre de la « pensée unique », plus ou moins « color-washer », couleur au choix.
          L’Ukraine est le révélateur de la courte vue généralisée des leaders politiques de notre monde occidental, incapable de penser autrement que « business » (croissance pour les Etats). Et l’homme, l’humain dans tout ça ? Variable d’ajustement, le « système » doit tourner. Mais pour qui si ce n’est l’homme ? Ne pas se poser la question, car on comprend de suite que le « système » est mortifère.

          Je vais quand même aller voter... en marche arrière : j’ai le choix entre Macron, la Nupes ou blanc.



          • zygzornifle zygzornifle 19 juin 09:47
            la sauvegarde de la société libérale en grande difficulté

            Le problème c’est qu’ils contrôlent la police les banques et l’armée, ils ne lâcheront pas le beefsteak a moins d’un gros bain de sang ou ils créeront des guerres, des crises, des famines pour détourner l’attention du mougeon .... 


            • @zygzornifle ben, ils ne créeront pas, c’est déjà fait...


            • Je viens de lire un article qui émontr le contraire : La Libre :

              Une opinion de Raoul Delcorde, ambassadeur honoraire de Belgique, membre de l’Académie Royale de Belgique

              On se souvient du célèbre livre du politologue américain Francis Fukuyama intitulé « La fin de l’histoire et le dernier homme », publié il y a trente ans (en 1992), qui prédisait le triomphe du modèle démocratique sur toute la planète. Publié au moment de la chute du mur de Berlin et de l’effondrement du bloc soviétique, ce livre, qui connut un grand succès, au point que son titre est régulièrement cité (pour en décrier l’excessif optimisme), est révélateur de l’espèce d’euphorie qui s’empara de l’administration américaine à la fin de la Guerre froide. Mais l’histoire a pris sa revanche, si l’on peut dire, et l’on assiste aujourd’hui à une forme de dislocation du système mondial. Que s’est-il passé ? On peut faire le constat que le monde se morcelle, se décompose, tant sur le plan géopolitique que sur celui des valeurs morales. L’universalité de la structure étatique cache des situations très différentes. Les grands modèles (politiques, religieux) paraissent révolus. Les droits de l’homme eux-mêmes représentent un modèle défensif et la conception que nous en avons n’est pas universellement partagée. Chacun conçoit la morale à l’aune de sa culture, avec les conséquences que cela implique dans la diversité des conceptions de la violence, donc des stratégies.


              • Ce morcellement du monde et des représentations du monde, a des conséquences géopolitiques. La Guerre froide avait pour mérite d’instaurer en quelque sorte des garde-fous qui empêchait l’extension incontrôlée d’une crise. Nous sommes revenus aujourd’hui au temps des crises multiples, protéiformes, étendues. Le temps des conflits semblables aux feux de brousse est de retour. La disparition du ciment antisoviétique a eu des conséquences inattendues. Tout d’abord, l’affaiblissement des alliances défensives comme l’OTAN, qui rappelle la célèbre phrase d’Arbatov, l’ancien conseiller de Gorbatchov : « Nous allons vous jouer un très mauvais tour. Nous allons vous priver d’ennemi ». L’Occident a baissé la garde tandis que des puissances révisionnistes affaiblissaient cet ordre international auquel nous étions encore accrochés. 

                On assiste depuis au moins deux décennies à l’affirmation de la puissance comme mode normal des relations internationales. Les Etats-Unis (avec les guerres du Golfe), la Russie et la Chine sont dans ce cas. De ce point de vue la guerre en Ukraine est le produit d’une érosion des normes internationales qui trouve ses racines dans l’intervention américaine en Irak en 2003. C’est ce que le politologue libanais Ghassan Salamé appelle « la dérégulation de la force ». Et ce sont les Etats-Unis qui ont inauguré ce phénomène géopolitique. La Russie a emboité le pas en Géorgie, en Syrie, en Ukraine.

                Les grandes plaques tectoniques se sont donc remises en mouvement, tandis que se morcellent partout les zones stratégiques et les acteurs du jeu politique international : réapparition des grandes fractures géostratégiques, instabilité endémique. Les conséquences conflictuelles immédiates sont évidentes, avec ces lignes de fracture qui vont du Caucase au Pamir, de la Caspienne au Golfe persique, de la mer de Chine à la Mongolie. Tout cela sur fond de réveil des nationalismes, chacun rejetant l’autre pour affirmer sa différence, chacun réclamant le territoire occupé, le droit des minorités étant systématiquement bafoué.

                Il ne faut pas (ou plus) compter sur l’ONU pour rétablir un ordre international. Cette organisation n’est nullement un gouvernement mondial doté d’une légitimité reconnue mais le point de rencontre d’intérêts souvent opposés. De plus, organiser et maintenir un ordre suppose que l’on puisse utiliser la force, attribut régalien par excellence. Or l’ONU ne peut jouer ce rôle.



                • Pour reprendre le titre d’un ouvrage de l’essayiste Thomas Gomart, on assiste à « l’affolement du monde ». Le modèle même de démocratie libérale, celui-là même qui devait se répandre jusqu’à atteindre la « fin de l’histoire », est battu en brèche. Beaucoup d’Etats lui préfèrent des modèles autoritaires qui donnent le sentiment d’une meilleure adéquation pour répondre aux attentes de la population. Ces mêmes Etats tirent leur force du soutien qu’ils parviennent à obtenir de leur population grâce au contrôle qu’ils exercent sur elle et du succès qu’ils engrangent en contestant un Occident réputé décadent et aux visées

                  hégémoniques. En outre, les démocraties ont du mal à adopter des postures de puissance.

                  Face au retour des politiques de puissance (Russie, Chine, Turquie) et à la dérégulation de la force, à la montée du nationalisme qui remet en question les fondements de l’ordre international post-1945, que peut faire l’Europe ? On répondra qu’il faut doter l’Europe des attributs de la puissance. Et pour ce faire, elle doit s’engager sur la voie de l’autonomie stratégique. Laquelle a pour raison d’être de renforcer la capacité d’action de l’Europe. Elle ne signifie pas le rejet des alliances mais la liberté de choisir ses partenaires . Concrètement, il s’agit pour l’UE d’assumer concrètement une stratégie de puissance. Il s’agit bien d’un chantier de titan, qui consiste à refermer la parenthèse ouverte en 1945 par une Europe exsangue, ruinée et détruite qui cherchait sa sécuritsa reconstruction et son développement à l’ombre du parapluie protecteur américain, pour, désormais, redevenir maîtresse de son destin. Mais, comme on le sait, la philosophie de base de la construction européenne se situe à l’exact opposé de la puissance . Il y a urgence, pourtant. Aux frontières de l’UE, la Russie se livre à ce que Thomas Gomart décrit comme « une guerre coloniale sous protection nucléaire ». Poutine voulait tout à la fois « assujettir l’Ukraine et inhiber les Occidentaux » selon le même auteur. Est-ce une guerre visant à reconstituer le glacis russe face à l’Ouest en reconstituant un front appuyé sur la Transnistrie, l’Ukraine et le Belarus pour isoler le flanc sud de la Russie des pays de l’OTAN ? Ou bien assiste-t-on à la première manifestation d’un reclassement stratégique majeur qui va clore la suprématie de plusieurs

                  siècles du monde occidental ? L’Ukraine est, en tout cas, le révélateur du sommeil stratégique du monde euratlantique voyant apparaître subitement une menace à ses portes. Le réveil n’en est que plus brutal. L’Europe est comme déboussolée. Il y a bien un retour tragique de l’histoire après « la fin de l’histoire » .


                  • La Grande-Bretagne pays de Churchill décidé de passer outre les droits de l’homme (et les devoirs ???) pour renvoyer les réfugiés chez eux. Et quand ils seront des millions ???


                    • BA 20 juin 09:04

                      Coup de tonnerre ! La présidente de la région des Pays de la Loire s’appelle Christelle Morançais. Elle est membre du parti Les Républicains. Elle vient de déclarer : "Nous devons bâtir avec Emmanuel Macron un contrat de gouvernement."


                      Christelle MORANÇAIS sur Twitter : "Ma réactions aux résultats du second tour des élections #legislatives2022 https://t.co/OyEIdjt00i" / Twitter



                      • eddofr eddofr 20 juin 10:45

                        C’est marrant cette manie du « Tous pourris sauf mon(ma) champion(ne) ».

                        Je me demande à quoi ça sert.

                        Cela ne « parle » qu’à ceux qui veulent bien entendre.

                        Cela ne convainc que ceux qui sont déjà convaincus.

                        A moins que le but ne soit d’entretenir la défiance des désabusés de la chose publique ?

                        De les maintenir aussi éloignés que possible des urnes, des débats de société, de l’information qui conditionnera leur vie dans les prochaines années  ?

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