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Accueil du site > Tribune Libre > L’espéranto, langue bio !

L’espéranto, langue bio !

 Manger bio, c'est bien - parler bio, c'est mieux !

Il est temps que nous adoptions pour l'UE et pour le monde une langue auxiliaire écologique. Oui, ça existe : l'espéranto !

Respect de la diversité  : outre sa valeur propédeutique, le temps d'apprentissage est bien moindre, il en reste donc pour l'étude de deux autres langues au lycée.

Circuit court  : l'espéranto ne nécessite pas de voyages scolaires aussi pollueurs qu'inefficaces. Sa régularité phonétique, ses phonèmes parmi les plus répandus de diverses langues demandent moins d'immersion linguistique - à niveau égal.

Sans pesticides ni engrais chimiques : l'espéranto n'est soutenu par aucun lobby, aucune puissance financière ou militaire, aucun gouvernement. Bien au contraire : il doit lutter contre les préjugés et l'adversité des « grandes langues » jalouses de leur position de force, comme perce-neiges et asperges sauvages poussent sans aucune aide !

Langue équitable. Latin, grec, germanique, sonorités cyrilliques ou arabes, grammaire régulière comme en chinois : l'effort est partagé par chacun. Pour des raisons historiques le vocabulaire avantage les Européens, mais n'est-ce pas une raison supplémentaire de l'adopter ?

Langue éthique, contrairement à l'usage de la langue dominante d'une époque et d'un empire, qui donne d'immenses avantages économiques et politiques à deux ou trois pays ainsi privilégiés.

Sans OGM. Il ne s'agit pas d'une langue génétiquement modifiée comme le français et sa réforme de l'orthographe de 1990, ou le russe, l'indonésien, l'hébreu, le turc, l'espagnol qui ont été normalisés ou réformés.

L'espéranto s'apparente plutôt à un croisement de plusieurs langues, comme le font les paysans depuis des siècles ; une sélection naturelle, par un génie linguistique, de ce que l'esprit humain a lentement créé comme langues, pour aboutir à une variété vivace, qui demande moins de soins et pour une récolte savoureuse !

Recyclage ! La majorité des mots sont faits à partir des matériaux de base, par dérivation à l'aide de préfixes et suffixes, ou par agglutination formant des mots composés.

L'écologie commence dans son propre jardin : l'effort à faire pour se mettre à l'espéranto est aussi modeste (comparativement) que les possibilités de communication avec des étrangers sont vastes. Une grammaire qui tient sur une page, pas de déclinaisons ni d'exceptions : c'est la langue la plus régulière.

L'abus de l'anglais a stérilisé les sols  : le latin et le grec ancien ont disparu, ou ne survivent que grâce à Astérix et sa bande de latinistes (eux aussi colonisés !), l'espagnol et l'allemand poussent encore dans quelques villes d'éducation protégée, l'italien et le russe se trouvent difficilement dans de rares champs, tandis qu'on chercherait en vain dans nos lycées une trace des autres langues. Nous baignons dans une monoculture intensive, où un anglais mondialisé et abâtardi est imposé de la maternelle à la faculté, gangrénant petit à petit toutes les professions. Pas un jour sans qu'on nous parle des USA pour nous donner des infos aussi importantes que la plus jeune sénatrice élue, le poids de la dinde de Thanksgiving, la robe de Pocahontas, le score du Superbowl avec le prix du délicieux hotdog vendu devant le stade ! « Think different ! » comme disait Apple, oui, mais pourquoi en anglais ? « Yes we can ! » Chiche !

L'altercroissance n'est pas la décroissance mais la recherche d'une autre voie de développement humain. De même, pour surmonter le mur de Babel, « alia mondo eblas ! » (= un autre monde est possible !)

Enfin, le symbole de l'espéranto est depuis longtemps l'étoile verte (verda stelo), n'est-ce pas justement la couleur de l'écologie ?

(Nota. Valeur propédeutique pour l'étude d'autres langues : l'étude de l'espéranto (Eo) permet de décortiquer les structures de base des langues (combinatoire, dérivation, affixes, complément d'objet, accent tonique, etc.)
Temps d'apprentissage moindre : ceci a été prouvé maintes fois et c'est difficilement contestable. Mais faites plutôt l'expérience vous-mêmes, ici, en dix secondes : rajoutez la finale « -os » à n'importe quel verbe - et vous venez d'aprendre le futur de TOUS les verbes !


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144 réactions à cet article    


  • Arthur S François Pignon 29 janvier 11:14

    « Dante, Goethe, Chateaubriand, appartiennent à toute l’Europe dans la mesure où ils étaient respectivement et éminemment Italien, Allemand et Français. Ils n’auraient pas beaucoup servi l’Europe s’ils avaient été des apatrides et s’ils avaient pensé, écrit en quelque espéranto ou volapük intégrés. .. »

    Charles de Gaulle, Conférence de presse à L’Élysée, 15 mai 1962


    • Krokodilo Krokodilo 29 janvier 11:58

      @François Pignon Oui, mais lui parlait français, un excellent français, et exigeait la présence d’interprètes lorsqu’il négociait rudement avec les USA ou la GB. Une anecdote raconte (à peu près, je crois) que Churchill ayant répondu « No, no » lors d’une discussion orageuse, il se tourna vers le gars et dit « Interprète, traduisez ! »


    • JC_Lavau JC_Lavau 29 janvier 12:47

      @Krokodilo. Je doute. Lacouture raconte au contraire une discussion orageuse et bruyante, suivie du silence.
      Inquiets, les collaborateurs entr’ouvrent la porte ; Winston et Charles fumaient tranquillement un cigare. Chacun.


    • Fergus Fergus 29 janvier 13:21

      Bonjour, François Pignon

      Que voilà un avisé propos de De Gaulle !

      Je n’en ai pas moins soutenu en modération la publication de l’article de Krokodilo car j’ai beaucoup de respect pour les luttes sincères, fussent-elles à l’évidence vouées à l’échec !


    • skirlet 29 janvier 14:03

      @Fergus
      De Gaulle défendait le français et les autres langues. S’il voyait à quel point le français d’aujourd’hui est infesté par les anglicismes (aussi vrais que faux) et à quel point le peuple français est acculturé...


    • Alren Alren 29 janvier 17:12

      @Krokodilo

      De Gaulle avait compris que la langue et la culture sous-jacente tenait un grand rôle dans la place morale qu’un pays tenait dans le monde.
      Si l’anecdote est vraie, elle est d’autant plus drôle que de Gaulle avec toutes ces années passées à Londres parlait couramment l’anglais, alors que Churchill écorchait effroyablement le français.

      L’espéranto a été conçu par un polyglotte polonais de naissance et certaines finales en « ojn » sont difficiles pour les locuteurs à langues « claires » comme le français ou l’italien.

      Il serait temps de concevoir une version telle que des phrases complexes pourraient être comprises et produites par les ordinateurs individuel.
      pour cela il faudrait un « marqueur » des fonctions grammaticales comme il n’en existe en espéranto que pour le complément d’objet direct.
      ces Marqueurs de fonction pourraient être omis pour une échange entre humains, ceux-ci reconnaissant intuitivement les fonctions grammaticales à la différence de la machine.


    • JC_Lavau JC_Lavau 29 janvier 17:32

      @Alren. Si vous m’obstaclez, je vous briserai !
      Winston Churchill, oeuvres orales.


    • Xenozoid Xenozoid 29 janvier 17:34

      @JC_Lavau

      tout a fait churchill


    • skirlet 29 janvier 18:53

      @Alren

      L’espéranto a été conçu par un polyglotte polonais de naissance et certaines finales en « ojn » sont difficiles pour les locuteurs à langues « claires » comme le français ou l’italien.

      Vous tenez les Français et les Italiens en piètre estime... Je vous assure, ils y arrivent très bien.

      pour cela il faudrait un « marqueur » des fonctions grammaticales comme il n’en existe en espéranto que pour le complément d’objet direct

      Les marqueurs existent :
      la finale -o indique le nom
      la finale -a un adjectif
      la finale -e un adverbe
      la terminaison verbale -as indique le présent
      la terminaison verbale -os indique le

      futur
      la terminaison verbale -is indique le

      passé

      La liste serait longue.


    • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 29 janvier 20:53

      @Fergus

      J’ai beau être quelqu’un de gaullien force est de constater que ce jour-là (1963), de Gaulle rata une bonne occasion de se taire. Mais le grand homme sachant user de la langue, lui, fit un bon mot et donc parvint à faire rire la salle de l’Élysée.

      C’est d’ailleurs imparable : pour faire plier en quatre une salle, faites donc un bon mot sur l’espéranto : résultat garanti.
      À ce petit jeu s’est prêté entre autres le sieur Claude Hagège. Pfff !

      Une fois la question posée par un certain RB, il répondit « Ah, voilà mon espérantiste de service » (rires nourris dans la salle).
      Lequel ne s’en laissa pas compter et parvint par arguments éclairés à tenir tête à ce professeur au Collège de France.
      Bravo encore, René.

      Ah mais...

      Cordialement.

      Thierry Saladin


    • Krokodilo Krokodilo 30 janvier 09:15

      @Fergus Merci pour la modération mais je n’ai aucun goût pour les luttes vouées à l’échec. Il s’agit plutôt en l’occurrence d’une progression lente, voire très lente,( avec un gros coup d’accélérateur grâce à Internet mais infime proportionnellement à l’anglais) , mais je rappelle qu’il n’y a aucun élément de comparaison puisque c’est la première et seule langue construite à s’être développée au fil de plusieurs générations (le volapuk était trop complexe et n’a même pas démarré, non fonctionnel). Bien sûr, si la traduction instantanée naissait, cela remiserait l’Eo aux oubliettes, mais la vraie IA n’est pas pour demain.


    • Julien S 29 janvier 11:50

      Parlez le latino sine flexione, ce qui veut dire « latin sans déclinaisons ». Cette langue en est notablement simplifiée. Vous voyez le gros avantage : le vocabulaire étant celui du latin, pas besoin de le réapprendre !

      .

      https://www.gutenberg.org/ebooks/35803


      • Krokodilo Krokodilo 29 janvier 12:00

        @Julien S Seuls les latinistes connaissent le vocabulaire latin. Autant choisir l’italien comme langue européenne, alors.


      • Julien S 29 janvier 12:32

        @Krokodilo
        .
        Ah ? Je croyais tout le monde latiniste. La Déséducation Nationale remporte de toujours plus brillants succès. 


      • Krokodilo Krokodilo 29 janvier 12:59

        @Julien S Heureusement que, grâce à Goscinny et Uderzo, nous gardons tous un vernis latiniste ! O tempora, ô mores ... autres langues !


      • skirlet 29 janvier 13:14

        @Julien S

        Vous voyez le gros avantage : le vocabulaire étant celui du latin, pas besoin de le réapprendre !

        En France, il y a déjà le français. Pour les autres, surtout les locuteurs des langues non-romanes, cette affirmation ne tient pas.


      • JC_Lavau JC_Lavau 29 janvier 14:16

        @Krokodilo. Avec un t comme Timeo danaos et dona ferentes ?
        Au temps de mon papa, un plaisantin au conseil de révision déclara qu’il avait la sub tegmine fagi. Il a alors été renvoyé à un conseil de révision spécial ultérieur.


      • ZenZoe ZenZoe 29 janvier 11:57

        « L’abus de l’anglais a stérilisé les sols.. »

        Et l’abus d’esperanto n’arriverait-il pas au même résultat ? La diversité des cultures et des langues est ce qu’il y a de plus intéressant sur cette planète, et je suis contre toute uniformisation.


        • Krokodilo Krokodilo 29 janvier 12:03

          @ZenZoe L’usage d’une langue auxiliaire pour la communication entre langues n’implique absolument pas la perte ou l’oubli de sa propre langue maternelle/ethnique. Contre toute uniformisation, bien sûr, mais il faut aussi être pour quelque chose !


        • skirlet 29 janvier 13:17

          @ZenZoe
          Vous serez peu-être étonné, mais les espérantistes sont justement les défenseurs de la diversité culturelle et linguistique... Une langue auxiliaire neutre, qui ne demande pas beaucoup de temps d’apprentissage, n’est pas la taxifolia mais l’engrais smiley


        • JC_Lavau JC_Lavau 29 janvier 13:20

          @Krokodilo. La vie humaine étant limitée, c’est en anglais seulement que j’ai traduit le manuel d’initiation et vulgarisation.
          — 
          http://www.lulu.com/shop/jacques-lavau/microphysique-quantique-transactionnelle-principes-et-applications/paperback/product-23362834.html

          http://www.lulu.com/shop/jacques-lavau/transactional-quantum-microphysics-principles-and-applications/paperback/product-23656620.html

          Il n’y a qu’en anglais que je sache le vocabulaire scientifique des spécialités utilisées. Qu’en anglais que je sache composer les néologismes indispensables, comme je les ai créés en français. J’ai les manuels, j’ai beaucoup d’articles scientifiques.

          Par exemple, comment vas tu recréer en Esperanto le néologisme indispensable gyreur/gyror, gyratoriel/gyratorial ?
          Cours à http://deontologic.org/geom_syntax_gyr
          « Gyreur » est le vocable bref qui désigne un tenseur antisymétrique du second ordre, quotient de deux vecteurs perpendiculaires.
          Par exemple dans un mouvement circulaire uniforme d’un « point matériel », le gyreur vitesse angulaire est le quotient de la vitesse périphérique par le rayon vecteur (= qui porte), et est aussi le quotient de l’accélération centripète par la vitesse périphérique.


        • Fergus Fergus 29 janvier 13:25

          Bonjour, Krokodilo

          « L’usage d’une langue auxiliaire pour la communication entre langues n’implique absolument pas la perte ou l’oubli de sa propre langue maternelle/ethnique. »

          Content de lire cela sous votre souris. Cette langue existe, c’est l’anglais international ! Et, cerise sur le gâteau, cette langue est infiniment moins artificielle que l’esperanto.


        • JC_Lavau JC_Lavau 29 janvier 13:34

          @Fergus. Wi enfin... Parlée ou écrite ? Vois-tu, à Lyon 2 ils prononcent tous Margaret Mead, comme si c’était heat, ou meat, ou meal, alors qu’aux Etats, il la prononcent comme head ou dead ou bread.

          Les règles graphèmes-phonèmes sont peut-être encore pires en malgache ; il est vrai la translittération fut l’oeuvre de missionnaires français ET anglais. Il ne leur a manqué que des gaéliques.


        • Disjecta Disjecta 29 janvier 13:44

          @Fergus
          Oui, Fergus, mais cela confère un immense avantage aux locuteurs anglophones. Et une forme de complexe de supériorité détestable. Dans le milieu de l’hôtellerie, rien de pire que ces clients qui ne font même pas l’effort d’apprendre « bonjour » ou « merci », parlent avec des accents épouvantables et à toute vitesse, et se plaignent ensuite sur TripAdvisor parce que le personnel (payé au smic) ne parle pas bien anglais. Au moins ils auront fait l’effort d’apprendre l’esperanto et ça les remettra un peu à leur place.


        • skirlet 29 janvier 13:49

          @Fergus
          L’anglais international n’existe pas. Ce qui existe, c’est le broken english, alias l’anglais déformé en fonction de la langue maternelle des locuteurs.


        • skirlet 29 janvier 14:06

          @JC_Lavau
          Chuis pas physicienne, mais quelque chose qui fait « gyrer » en espéranto est « rotaciilo » ou « girilo ».


        • Fergus Fergus 29 janvier 15:11

          Bonjour, Disjecta

          « cela confère un immense avantage aux locuteurs anglophones »

          A quels « locuteurs » ? Et pour quels « avantages » ?

          Cela joue-t-il en Europe au plan socio-économique ? Non, ce sont les Allemands qui jouent actuellement gagnants. Et hors UE les Norvégiens, grâce à leurs richesses halieutiques et pétrolières. Et peu leur importe de devoir parler anglais dans les échanges continentaux !


        • Krokodilo Krokodilo 29 janvier 16:23

          @Fergus Mouais, « l’anglais international » n’existe pas. Il n’y a pas de cours d’anglais international, et quand les gens veulent apprendre l’anglais, ils s’inscrivent à des cours d’anglais, en général celui de la GB d’aujourd’hui, avec un peu de variantes étasuniennes au besoin. Pareillement, celui qui fait du bizness et propose des cours ne va pas claironner qu’il enseigne un « airport, kitchen ou broken english » ou anglais simplifié... au risque d’avoir une classe vide ! pareil pour passer le TOEFL, vous aurez des expressions idiomatiques niveau « fluent » pas du baragouin international. Il y a un anglais qui effectivement s’est largement répandu comme langue de communication par un processus impérialiste connu depuis des millénaires (français, espagnol, portugais, hollandais, chinois, etc.) Il s’est dialectisé dans divers pays au point que ce sont presque des langues différentes qui portent même des noms spécifiques (spanglish, chinglish). Pour l’artificialité, vous savez parfaitement que le vocabulaire et les bases grammaticales sont tout ce qu’il y a de naturel, issus des langues. l’indonésien a été normalisé par une seule personne à partir de langues orales, est-ce que vous leur dites que leur langue est artificielle ?


        • Krokodilo Krokodilo 29 janvier 16:46

          @JC_Lavau Je vois beaucoup de touristes, et le gyreur ou l’effet gyroscopique n’est pas vraiment le terme qui nous fait défaut dans la conversation. On buterait plutôt sur la conjugaison et la prononciation de l’anglais, entre un Australien et un irlandais, c’est pas du tout pareil... Pas très pratique pour une langue soi-disant internationale. De plus, faire connaître et promouvoir, voire simplement essayer l’espéranto, n’empêche absolument pas que la finance et les ingénieurs continuent d’utiliser l’anglais dans leur profession.


        • JC_Lavau JC_Lavau 29 janvier 17:25

          @Krokodilo. « Gyreur » n’est que le baptême court, assez court pour entrer dans les ateliers, désignant un opérateur mathématique, dirigeant un quart de tour : Je suis un champ magnétique breve B, doté d’une direction de plan, d’un sens de rotation dans ce plan, et d’une grandeur dans ce plan, je prends une vitesse d’une particule chargée vec q.V et je la fais tourner d’un angle droit dans mon plan pour donner pour la force qui dévie sa trajectoire, force vec F, de module Bqv. Signe ? Si pour corps d’épreuve je prends un électron, chargé -, il tourne dans le même sens que le champ B et que le courant dans les bobines qui ont créé ce champ. Loi de Laplace.
          Les notations sont en code LateX, mais vous ne voyez plus les accolades que j’ai bien écrites autour des arguments de vec et de breve. Cet éditeur efface les accolades. Réessayons avec des crochets carrés (mais ce n’est pas la syntaxe LateX) : 

          vec [F] = breve [ B] . vec [q.V] 
          http://deontologic.org/geom_syntax_gyr/index.php?title=Les_quart-de-tours_entre_vecteurs_:_gyreurs

          En un temps révolu, le gyreur était l’ouvrier qui faisait tourner le tour de potier et déchargeait de cette tâche l’ouvrier plus qualifié. La fonction première ayant disparu, le mot m’a été signalé comme libre, et il remplit bien ses fonctions de clarté, même dans une classe bruitée.


        • Fergus Fergus 29 janvier 17:54

          @ Krokodilo

          Ce que je nomme « anglais international » est effectivement du « broken english », un peu dans le genre de celui avec lequel je me suis familiarisé durant mes années d’informatique. Mais ce n’est pas un problème : avec un tel langage, il est possible de se faire comprendre un peu partout sur la planète et même, cerise sur le gâteau, au Royaume-Uni ou en Irlande !  smiley

          Que demandent les peuples ? Exactement cela : une langue qui leur permet de bosser à l’international et de faire du tourisme !

          L’indonésien et le breton unifié qui s’est construit dans des conditions analogues ne sont pas des langues artificielles car elles sont basées sur des dialectes proches qui ont une histoire linguistique. Ce n’est pas le cas de l’esperanto !


        • Krokodilo Krokodilo 29 janvier 18:07

          @Fergus Ben si, Zamenhof s’est basé (du moins pour le vocabulaire) sur le latin, le grec, l’allemand, un peu le russe, somme toute des langues géographiquement proches qui se sont fréquentées et mélangées dans l’Histoire.
          Evidemment qu’en obligeant les enfants à en faire depuis le CP jusqu’aux études supérieures, on peut se débrouiller, ce serait le cas avec n’importe quelle langue ! Pourquoi l’anglais, si irrationnel sur le plan phonétique ? Sur des critères techniques, ce seraient plutôt l’italien ou l’espagnol qui tiendraient la corde pour l’UE. Sur le plan international, selon un rapport temps/efficacité, c’est l’espéranto. Mais la plupart des activités humaines sont régies par la force, maquillées de droit, alors...


        • skirlet 29 janvier 18:48

          @Fergus

          Le véritable or noir de la Grande-Bretagne est non point le pétrole de la Mer du Nord, mais la langue anglaise. Le défi que nous affrontons est de l’exploiter pleinement

          (rapport du British Council. Eh non, le pognon qu’il investit dans la diffusion de l’anglais, c’est pas par l’altruisme !..)

          "Il y va de l’intérêt économique et politique des États-Unis de veiller à ce que, si le monde adopte une langue commune, ce soit l’anglais ; que, s’il s’oriente vers des normes communes en matière de télécommunications, de sécurité et de qualité, ces normes soient américaines ; que, si ses différentes parties sont reliées par la télévision, la radio et la musique, les programmes soient américains ; et que, si s’élaborent des valeurs communes, ce soient des valeurs dans lesquelles les Américains se reconnaissent."

          David Rothkopf, directeur du cabinet de consultants Kissinger Associates “In Praise of Cultural Imperialism ?”

          En ce qui concerne les Norvégiens, avoir du pétrole ne suffit pas pour imposer sa langue. Sont pas très nombreux (deux fois et demie la population de Paris)... N’importe qui aurait préféré utiliser sa propre langue plutôt qu’une langue étrangère, mais c’est comme dans la blague :
          Est-ce qu’un éléphant peut manger 30 kilos de pommes par jour ?
          Il peut. Mais qui lui en donnera autant ?


        • JC_Lavau JC_Lavau 29 janvier 19:42

          @skirlet. http://jacques.lavau.deonto-ethique.eu/DIAGLorenz.htm
          Soit un gyreur de base (J1) sur un espace euclidien de dimension 2, un plan, réduit aux seuls quatre nombres
          0 -1
          1 0
          représentant ses coordonnées sur un plan.
          Toute matrice de rotation sur ce plan, d’angle \theta peut être écrite comme l’exponentielle de cette matrice : exp(\theta J).
          Ses coordonnées :
          cos \theta -sin \theta

          sin \theta cos \theta


        • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 29 janvier 20:33

          @Fergus
          (...)cette langue est infiniment moins artificielle que l’espéranto.
          Pour une fois, vous avez absolument raison, Fergus, l’anglais international(sic) est moins artificiel que l’espéranto (une langue dont vous ne connaissez rien, et c’est pour cela que vous en parlez tant).
          Il est vrai qu’étymologiquement le mot artificiel veut dire « construit avec art »
          Décidément, vous n’en perdez pas une...
          Alors, à la prochaine, Fergus. Laquelle ne devrait pas tarder, puisque c’est plus fort que vous.*
          Cordialement.
          Thierry Saladin
          * Pierre Bénichou (les Grandes Gueules) est comme ça. Au moindre espéranto, c’est l’éruption de boutons... Enfin...


        • pingveno 29 janvier 23:32

          @ZenZoe

          « L’abus de l’anglais a stérilisé les sols.. » Et l’abus d’esperanto n’arriverait-il pas au même résultat ?

          Question légitime, déjà pas mal de réponses, je vais tenter une réponse un peu différente des autres.

          Oui, tout abus peut aboutir au même résultat, mais la différence, justement, c’est que les espérantistes ne prônent justement pas l’usage intensif, abusif (comme d’utiliser l’espéranto entre francophones par exemple, alors que j’ai déjà vu des réunions « professionnelles » se tenir en anglais juste pour faire chic).

          Ou pour rester sur la métaphore agriculturelle, oui une monoculture serait néfaste quelle qu’elle soit, sauf que c’est ce que pratiquent les anglophiles, là où les espérantistes font plutôt la promotion du multilinguisme avec le choix d’une langue commune (et non unique) seulement pour les situations où elle se justifie.


        • Fergus Fergus 30 janvier 09:37

          Bonjour, Thierry SALADIN

          Je n’ai rien contre l’esperanto, il peut sans doute être une forme de jeu intellectuel agréable.

          Je constate simplement que c’est une cause définitivement perdue : l’anglais s’est clairement  et depuis longtemps  imposé au plan international dans tous les domaines. Qui plus est, il gagne chaque année des millions de locuteurs supplémentaires sur la planète alors que l’esperanto reste confiné dans sa bulle. A cet égard, allez proposer, comme je l’ai fait, à des jeunes européens* d’apprendre l’esperanto comme vecteur de communication plutôt que l’anglais et vous susciterez l’hilarité !

          Un mot encore : certes, je n’ai jamais appris cette langue, mais j’ai lu différents textes qui lui ont été consacrés, de son genèse en relais d’un volapük moribond à la manière dont a été réalisé par Zemenhof le syncrétisme linguistique qui a servi à construire ce langage « artificiel », au sens non naturel ! Sur ce point-là, votre propos est discourtois et malhonnête car il vise à décrédibiliser ce que j’écris.

          * Je l’ai fait auprès de jeunes Allemands et Scandinaves rencontrés à Dublin en 2018. Un hasard : je venais de voir une affichette annonçant des cours d’esperanto.


        • Krokodilo Krokodilo 30 janvier 09:59

          @Fergus Plusieurs erreurs factuelles dans votre commentaire. L’anglais ne « s’est pas imposé » dans « tous les domaines » : il a été imposé (il y a dix ans, j’avais fait divers articles expliquant comment l’UE prenait des mesures qui favoriseraient l’anglais, Erasmus Mundus, entre autres, ou « les » langues à l’école primaire). 2. Dans l’UE le juridique est encore en français (en outre le Brexit promet d’être une farce avec une UE dont la langue officieuse est externe !). Vous sacralisez les langues, la distinction naturelle/artificielle est un cliché : l’indonésien a été fabriqué, rationalisé à partir de langues orales, l’hébreu idem, le russe modifié à une époque, etc. L’espéranto est certes un exemple extrême, mais son vocabulaire est tout ce qu’il y a de naturel. Si un chat se dit kato, et une maison domo, ce n’est pas à cause des extraterrestres !


        • Krokodilo Krokodilo 30 janvier 10:03

          @Fergus C’est vrai qu’on peut compter sur les Allemands et les Scandinaves pour répondre en anglais aux journalistes : bien que langue de travail de l’UE, ils ont laissé tomber, et les Scandinaves en sont à enseigner à la fac en anglais.


        • skirlet 30 janvier 14:55

          @Fergus
          Si je peux me permettre d’ajouter mes cinq kopeïek, comme on dit chez nous smiley
          Tout d’abord : rien n’est définitif dans ce monde, je ne vais pas vous faire une liste d’exemples.

          Ensuite, vous avez bien choisi votre auditoire... Les Scandinaves qui sont obligés, tout comme les Bretons, les Catalans etc. français à apprendre une langue de grande diffusion, vu la faible quantité de leurs populations, et les Allemands qui sont sous l’emprise des EUA et où l’anglais est obligatoire. En plus, tout ça, ce sont les langues germaniques, ce qui est une facilité.

          Ensuite encore, votre attitude me rappelle deux choses. La première, c’est une anecdote (je ne sais pas à quel point elle est vraie, mais très connue chez nous). Pendant la réunion du Parti communiste consacrée à chais plus quel écrivain dissident, l’un des membres haut placés à dit :
          Je n’ai pas lu cet écrivain, mais je le désapprouve vigoureusement !

          L’autre, c’est une blague, tout aussi largement connue.
          Abram, tu connais celui-là... Comment qu’il s’appelle déjà... Caruso ?
          Oui, bof, je ne sais pas pourquoi il est si connu. Pas terrible sa façon de chanter...
          Ah bon ? Tu l’as entendu chanter ?
          Non, mais Rabinovitch l’a imité pour moi.

          La seul moyen de connaître le goût d’un plat, c’est d’y goûter. Moi, je me suis mise à l’espéranto par hasard et sans but précis, et j’ai été étonnée par les qualités de cette langue. Même sa fonction propédeutique, je l’ai expérimentée sans faire exprès et sans connaître ce mot smiley

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