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L’évangile à la lumière de l’histoire radicale,

Les textes disent aussi des choses qui vont plus loin que le texte Même « sacrés », ils sont formulés pour être repensés, analysés, voire même modifiés, tout au moins en esprit, par souci de vérité. Cette exigence synthétique, la vérité, est la résultante d’une dialectique qui fait s’affronter la thèse et l’antithèse, le vrai et le faux, dans un environnement historique, politique et religieux foncier qui conditionne et explique l’événement et les personnages qui impriment l’histoire. C’est d’autant plus vrai que ce sont les humains qui font l’histoire. Les périodes troublées favorisent leur besoin de formuler leur état d’âme ou d’esprit. L’information orale ou écrite, dans son contexte radical, prend toute sa signification quand elle s’incorpore concrètement dans notre vie en partage communautaire mais aussi avec la foule de tous ceux qui naturellement différents sont en contradiction avec nous.

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J’ai choisi un extrait du livre de Jean l’évangéliste. Il met en scène des strasses culturelles à travers les deux personnages constitutifs de l’humanité, la femme et l’homme. Leurs différences ontologiques engendrent des interactions permanentes. Des citations de philosophes grecs ante-socratiques viendront ponctuer le développement du texte.  

Jean 8, 1-11, (en synthèse) : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère. » Il enseignait en écrivant sur le sol. Comme les pharisiens continuaient à l'interroger, Jésus se redressa et leur dit : « Que celui d'entre vous qui est sans faute, jette le premier la pierre contre elle. » Puis il se baissa de nouveau et se remit à écrire sur le sol. Le groupe de provocateurs se dispersa peu à peu.

« Ce qui est taillé en sens contraire s’assemble ; de ce qui diffère naît la plus belle harmonie, et c’est la discorde qui produit toutes les choses. » Héraclite

Voici une histoire à trois protagonistes interactifs dans une triade qui pourrait être de Eric Berne, par goût ludique et souci pédagogique, mais qui se conçoit mieux sous l’angle dialectique et historique de Hegel.

1-La thèse, la femme en accusation, titré abusivement « adultère ».

2-L’antithèse, le pharisien l‘accusateur légaliste.

3-La synthèse, Jésus le sage d’une Judée hellénisée depuis trois siècles.

 

Tao Te King {JPEG} Le premier personnage, « la femme », « l’en soi », l’être naturel, la mémoire paléolithique. La femme originelle, Séléné, le yin du Tao. Nourricière, matricielle-maternelle, la famille, la souche, la tribu, le genos. Par la magie de l’amour du mystère de la vie et de l’enfantement, le matriarcat apparait comme une immanence sacrale qui auréole la femme. Une époque dispersée par la démocratie grecque, les lois mosaïques du pentateuque, la Thora qui marginalisent la femme. Ainsi, dans l’inconscient collectif féminin s’inscrit l’injustice et la subversion. Deux siècles plus tôt, les philosophes de la nature ante-socratiques, qui gardent à l’esprit l’empreinte communautaire originelle, expriment intuitivement et rationnellement des concepts scientifiques et métaphysiques qui contiennent les mêmes clés symboliques de l’âme humaine et de l’univers. La raison s’élargit, s’affine et s’illumine en intégrant les rites, les mythes, les symboles, l’imaginaire, l’irrationnel, valeurs humaines contenues dans l’inconscient collectif des peuples. (Dialectique du moi et de l’inconscient) concepts jungiens élaborés au terme du XIXe et XXe siècle. Aspects de l’ontogénèse et de la phylogénèse.

Les ante-socratiques ont une philosophie poétique, globale et docte. Thalès, Anaximène et Xénophane par exemple considèrent qu’à l’origine, le monde est unitaire dans un principe fondamental infini et indéfini source du tout devenir, l’Apeiron. Le « dive », le divin non personnalisé, préside à l’automouvement du monde, il est le ciel lumineux des émergences infinies éternelles. L’homme a émergé de l’élément fusionnel aquatique.

Sous l’autorité multiforme de la société de l’avoir, « le pharisien » du récit, par-delà son implication linéaire dans la tragédie légaliste sectaire mosaïque, (la lapidation.) représente l’antithèse de la femme accusée. Il est dans un « pour soi » structurant, mais aliénant dans sa logique culturelle sous l’emprise d’une loi mosaïque structurante intransigeante. Le système religieux affirme son pouvoir d’asservissement sur les hommes, les idées et les traditions. Comme les grecs d’Athènes, les hébreux, sous le coup de la loi, sont entrés dans le système capitaliste à domination formelle. Le pouvoir est immanent à l’âme humaine.

Jadis, à l’époque paléolithique, l’homme originel, le chasseur cueilleur, solaire, yang. Arès guerrier porté à l’extraversion, avec pour attribut la lance, la conquête du territoire dans l’esprit sacral du locataire de l’espace environnemental. D’évidence, avec la loi mosaïque, le pharisien a régressé. Dorénavant « l’étant » s’explique, par et pour l’homme.

Contrairement au philosophe qui épouse diplomatiquement la culture de son temps, « le sage, » Jésus, est un enseignant ou enseigneur authentiquement insurrectionnel. Il s’expose frontalement au risque de se perdre, comme Socrate trois siècles plus tôt.

Pour les penseurs matinaux, les sages de la Grèce archaïque, le monde est unitaire et d’expression sacrale. Le sacral est la vision synthétique du sacré et du profane. La vérité, la synthèse du vrai et du faux. Le divin, ou transcendance divine, est d’immanence cosmique qui accueille la totalité des vibrations terrestres et universelles. Rien de formel, temple, lieu spécifique ou système religieux ou politique. A l’époque de Jésus, la Judée était sous influence culturelle Grecque, depuis l’invasion d’Alexandre -300, -30. S’entrechoquaient alors la société de l’avoir orchestrée par la démocratie athénienne de Solon et Clisthène, la république romaine de César, la religion juive abrahamique, sous l’impulsion du prophète et légaliste Moïse. Dans un temps linéaire, Hérode, l’hébreux dans son temple majestueux assurait la collaboration avec Rome …aléa jacta est.

L’histoire de « La femme accusée » met en place un récit à facettes multiples qui permettra à Jésus d’utiliser une dialectique subtile, alimentée par l’histoire radicale qui fait interagir depuis le début des temps les deux personnages en conflit. Au climat passionnel mortifère et dans un respect des deux protagonistes, il s’adresse aux pharisiens en les invitant à trouver dans leur histoire ce qu’ils condamnent chez la femme, (projection). Il les valorise en s’adressant à leur intelligence, au-dessus des pulsions mortifères qu’ils génèrent. Dans la dialectique, les trois entités personnalisées sont à la fois distinctes, mêlées, interactives, chronologiques et contenues les unes dans les autres à potentialités variables et changeantes. Cette logique s’applique à l’intime, au collectif, à la nature, à la culture humaine, à tous les systèmes organisés.

Quand le récit prend de l’altitude, il nous invite à ne pas banaliser l’enseignement en une espèce de moralisme de maitre d’école. Il faut se plonger dans la radicalité des époques préhistoriques d’avant la révolution néolithique qui maintenant consacre l’autorité et le pouvoir de la société marchande. La femme est issue du genos. Son unique faute n’est pas d’avoir aimé, mais de n’avoir pas su mesurer le risque encouru dans la nouvelle ère maintenant légaliste, mosaïque, hellénique et romaine. Société de l’avoir et du pouvoir, où ses semblables sont presque à l’égal des esclaves. La phylogénèse, l’inconscient collectif nous parle d’une époque communautaire originelle où la condition féminine était auréolée de nature matricielle-maternelle et sacrale. L’erreur de ses ancêtres fut de réduire leur sagesse à la communauté organique localiste. Ils vivaient harmonieusement en vase clos, cela générait des frictions entre les tribus. Le non partage extracommunautaire, l’absence universaliste avait fait naitre l’époque néolithique. La société marchande sédentarisée s’était imposée et graduellement les communautés nomades avaient capitulé.

L’exemple européen, la société de l’avoir, développée par la culture méditerranéenne gréco-latine engloutit graduellement les communautés hétérogènes germaniques et scandinaves archaïques. IIIe-XVIIIe.

En Amérique du Nord, XVe-XIXe même phénomène, La société européenne de l’avoir, détruisit graduellement les tribus amérindiennes communautaires dissociées. Cela nous fait réfléchir sur les vraies causes du processus de lutte des classes européennes paysannes, majoritairement issues des pays nordiques et germaniques, converties au cours de l’histoire en prolétariat des faubourgs de cour des miracles hugolien. Les guerres des paysans au cours des siècles, et finalement tous les conflits attestent du malaise profond entre le monde de la communauté de l’être subversive, mais asservie, et la société de l’avoir conservatrice, féodale, royaliste, bourgeoise et enfin anonyme et incontrôlable qui hélas se répand monstrueusement sur toute la surface de la terre. Les projets politiques ne présentent aucun intérêt car ils sont mensonge depuis la création de la démocratie de Solon et Clisthène à Athènes. A la révolution française, « la droite » est à droite du capital, « la gauche », à gauche du capital. Une phrase, attribuée à l’un des seuls révolutionnaires français honorable, G. Babeuf rejoint la sagesse amérindienne : « La terre n’appartient à personne, ses fruits sont à tout le monde. » Cet élargissement phylogénique, rejoint radicalement le conflit ontogénique du pharisien et la femme accusée qui n’appartient qu’à elle seule. Quant à ses fruits, elle en dispose à sa guise.

Lorsque Jésus nous dit « Mon royaume n’est pas de ce monde » il renvoie dos à dos la société religieuse juive corrompue et la société matérialiste et impérialiste romaine, toutes les deux en voie de déshumanisation. Le « royaume » qu’il évoquait était celui de la communauté terrestre de l’être restaurée. Les évangiles, plus tard falsifiées par l’église officielle, attestent toujours le partage et l’amour humain sur la terre. Dans les temps antiques, sous l’impulsion de la révolution néolithique, la société capitaliste, même en domination formelle, imposait graduellement sa loi, au service du pouvoir de la société marchande. Aujourd’hui, Jésus n’appartient plus aux seules églises et à leurs théologiens nébuleux. Il se soustrait à l’histoire médiatique de surface de la crétinerie universitaire, mais s’illumine ici sous l’impulsion, entre autres, d’Hegel et Marx par « la science de la logique de l’histoire ». En cela il existe un lien abyssal entre Jésus et la grande Grèce des ante-socratiques, les penseurs matinaux Thalès, Anaximandre, Pythagore, Xénophane, Héraclite, Parménide, Empédocle et Socrate. Pour ce dernier, le lien insurrectionnel avec Jésus est manifeste.

« Chercheurs et sages étoilés laborieux, ils laissent au monde des fragments inachevés, des papyrus de marbre, dont la lumière, comme celle des étoiles mortes nous vient d’un autre temps.  »

Pour ceux de l’éveillance, le monde est un, pour ceux de la rétraction en l’endormissement, le monde se disperse en particularités subjectives. (Héraclite)

Approche difficile dans l’ombre d’un Hegel pourtant lumineux et grandiose, notamment dans la Phénoménologie de l’esprit, la Science de la logique et l’Encyclopédie des sciences philosophiques.

 


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62 réactions à cet article    


  • Étirév 18 janvier 09:26

    Les Évangiles nous parlent souvent des frères et sœurs du Seigneur.

    Or le mot Seigneur a été introduit dans les Ecritures par saint Jérôme, dans sa Vulgate, au 4e siècle.

    Quel était donc le mot antérieur que ce terme est venu remplacer ?

    En remontant aux origines, c’est-à-dire aux étymologies, nous avons montré que c’est le mot Cri ou Kri, sanscrit, abrégé du grec Kyria, qui indique toujours une suprématie. On explique ailleurs que c’était le nom des déesses gauloises : Val-Kyrie.

    Ce mot, dans le grec moderne, signifie Ma-dame. On lui a donné un masculin, Kyrios. Mais c’est le féminin seul qui est resté dans la liturgie catholique.

    C’est Johana qui est appelée par ses disciples « Kyria », et, quand on dira dans les traductions modernes « les frères du Seigneur », cela signifiera les frères de Johana, qui avait aussi des sœurs.

    Jacques est son frère, Jude est sa sœur (Jude, c’est Judith),

    André et Pierre sont ses fils, Simon est le fils de Jude, donc le neveu de Johana.

    Dans les Évangiles révisés, Pierre est encore appelé « fils de Johana  ».

    Chez les premiers Christiens, l’enfant porte encore le nom de sa mère.

    Quant au père de Pierre, il n’apparaît pas, il a un rôle effacé ; cependant, nous avons pu le découvrir.

    Le néo christianisme fondé par Paul ne fut qu’une imitation du premier Christianisme, fondé par Johana. Les nouveaux Évangiles, masculinisites ne furent qu’une œuvre de démarquage de l’Évangile primitif, auquel ils ont ajouté la légende de Jésus et les miracles qu’ils lui attribuent.

    Pour le reste, ils se sont contentés de mettre au masculin ce qui était au féminin, de revendiquer pour l’homme ce que les premiers Chrétiens avaient revendiqué pour la femme. Et, de tout cela, il est résulté une confusion grotesque de la psychologie des sexes, qui a fait du Nouveau Testament un livre ridicule.

    C’est parce qu’il s’agit d’une lutte de sexes que cette histoire du premier Christianisme, est restée si obscure, aucun homme ne pouvant sûrement démêler ce qui est féminin de ce qui est masculin, et, quand l’un d’eux s’en aperçoit, par solidarité masculine, il se tait.

    En résumé, le Nouveau Testament n’est que le rappel de l’histoire de David (Reine DAUD, co-fondatrice de Jérusalem), l’enseignement des Mystères dénaturé, l’histoire de Johana attribuée en partie à Jésus et le démarquage de son Évangile rappelant l’antique règne de l’Esprit féminin et annonçant sa résurrection afin de remettre le monde tel qu’il était autrefois, sous la loi morale de Myriam.

    L’esprit féminin, c’est la parole de Vérité. Jean dit :

    (16, 13) : « L’Esprit de Vérité vous conduira dans toute la Vérité.  »

    (18, 37) : « Je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la Vérité.  »

    La parole de Vérité, c’est le Verbe co-éternel à la Déité féminine. On en fera la parole du Dieu masculin.

    C’est dans les Évangiles de Johana qu’on prend l’idée de faire de Dieu et de Jésus des personnes spirituelles. Le Saint-Esprit de la Déesse a été jusque-là féminin, et, comme il est co-éternel à la Déesse, les personnes de la Trinité masculine seront aussi co-éternelles.

    C’est à ce dogme que répond Arius.

    Pour les masculinistes, c’est le fils de l’homme qui devient le Verbe de Dieu. C’est lui qui hérite des attributs de la Déesse, en ne se reconnaissant que le fils de son père. C’est en lui, cependant, que va se faire l’incarnation du Verbe (la parole de Vérité de l’Esprit féminin qu’il nie).

    Quel blasphème !

    La religion dont Jésus a été, non pas le fondateur, mais le prétexte, n’est qu’une parodie des Mystères.

    Origines et histoire du Christianisme


    • Sozenz 18 janvier 11:43

      Les textes disent aussi des choses qui vont plus loin que le texte Même « sacrés », ils sont formulés pour être repensés, analysés, voire même modifiés, tout au moins en esprit, par souci de vérité.


      non les textes n ont pas a être modifié. ils l ont déjà été assez .il faudrait meme exposer à tous les originaux

      si les textes ne conviennent pas à votre pensée , ou vous ne pouvez y adherer. vous n avez qu ’ à en créer d autres ; personne ne vous empêche de suivre votre propre chemin .

       modifier les textes c est les manipuler , pour manipuler des personnes .

      première phrase vous commencez mal .

      je me demande si je dois continuer ma lecture ....


      • aimable 18 janvier 13:23

        @Sozenz
        En somme ces textes sont issus de manipulations depuis l’origine .


      • Sozenz 18 janvier 14:46

        @aimable
        mauvaise déduction de votre part .
        les manipulations sont là dès que l on transforme un texte .
        le texte d origine qu ils soit juste où pas n est pas transformé pour provoquer une manipulation . par conte un texte sans avoir été transformé , modifié , réécrit , peut très bien servir à manipuler ou à apprendre à manipuler .
        n interprétez pas ce que j ai dit . d’ où souvent l intérêt de ne présenter que les textes ou phrases d origines et surtout ne pas s appuyer sur l interprétation des autres ou de la reformulation qui peut faire dire l inverse de ce qui a été dit .


      • Gloubi 18 janvier 19:34

        @Sozenz les « originaux » n’existent pas. Les textes sacrés de toutes les religions abrahamiques ont été mis par écrit bien après leur finalisation orale. Même le coran, dont Othman a tenté d’éliminer les variantes via sa recension, existe en différentes versions. 
        Tous ces textes ont été mis par écrit par des hommes, avec une intention : la manipulation commence par là. A mon avis, autant il est illusoire de vouloir retrouver d’hypothétiques « originaux », autant il est fructueux de rechercher l’esprit sous la lettre, pour le rejeter ou au contraire pour y adhérer.


      • OMAR 18 janvier 21:40

        Omar9
        .
        @Gloubi
        .
        Arrête de raconter des inepties..

        Othman n’a fait que compiler le Saint Coran en y ordonnant d’établir un livre de référence, qui sera distribué dans toutes les régions musulmanes.
        Le but de cette précision est de mettre fin aux divergences de lecture et de récitation du Coran qui commençaient à faire surface.
        Le calife Othmane ordonne alors de brûler tout autre Moushaf ou recueil coranique déjà existant. Malgré cela, d’autres compilations du Coran ont continué à circuler plusieurs années après cette décision de Othmane.
        https://telquel.ma/2014/07/18/comment-coran-t-il-ete-rassemble_1410275


      • soi même 18 janvier 22:29

        @Sozenz ( non les textes n ont pas a être modifié ) se n’est pas tous a fait cela il y a certains termes qui ont été mal traduit qui a pour résultat que certaines paraboles sont incompréhensible, et c’est pas avec notre canard qui a écrit cet article que vous aurez une réponse satisfaisante.


      • Pascal L 19 janvier 10:05

        @OMAR
        Ce qui est attribué à Othman a en fait été réalisé par les califes omeyyades. Aucun Coran n’a jamais été distribué dans toutes les régions musulmanes à cette époque car il en resterait des traces. Dans toutes les grandes villes de cet empire naissant, il y avait des scribes et des lettrés qui auraient recopié et protégé le texte et cela n’a jamais été le cas. Les destructions de vieux Coran qui ont laissé des traces sont en 660 et 710. On a recensé plus de 2200 modifications de consonnes (donc sans tenir compte des voyelles et des lettres à consonnes multiples) à partir des manuscrits à notre disposition qui datent tous de la fin du 7ème/début 8ème siècle. 
        La vraie question qui se pose, c’est la raison de la circulation d’aussi mauvais Corans. La mise par écrit d’un texte sacré s’accompagne toujours d’un ensemble de précautions et il est difficile de comprendre ce nombre d’erreurs qui n’ont la plupart du temps rien à voir avec des erreurs de copiste. A moins que les califes aient voulu adapter le Coran pour eux-même.


      • soi même 18 janvier 22:25

        Encore un texte intéressant d’une pensé presse citron.

        Les Évangiles sont avant tous des textes qui sont Initiatiques, en aucun cas il doit être lue dans un sens historique, même si il y a une trame historique , l’existentiel est dans la compréhension spirituel des paraboles.


        • Pascal L 19 janvier 09:43

          @soi même
          Initiatique, peut-être puisque tout le monde n’arrive pas à comprendre, mais très accessible. Jésus s’adresse au cœur et non à l’intelligence, ce qui fait qu’un handicapé mental comprend plus facilement qu’un philosophe par sa plus grande sensibilité. Jésus n’est pas venu nous parler de l’amour de Dieu, il est venu nous le donner et les Evangiles nous fournissent les clés d’accès à cet amour. De fait, ceux qui refusent l’amour de Dieu ne peuvent comprendre. De même, ceux qui ont découvert cet amour ne peuvent plus comprendre pourquoi on peut encore refuser cet amour et vivre dans la haine. L’amour libère tandis que la haine asservit. Mais il est vrai que passer de la haine à l’amour demande des renoncements qui sont parfois difficiles.


        • Gollum Gollum 19 janvier 10:25

          @Pascal L

          Initiatique, peut-être puisque tout le monde n’arrive pas à comprendre, mais très accessible.

          C’est contradictoire dans les termes. Quelque chose d’initiatique ne peut pas être facilement accessible.

          Jésus s’adresse au cœur et non à l’intelligence, ce qui fait qu’un handicapé mental comprend plus facilement qu’un philosophe par sa plus grande sensibilité.

          Fake news. Sans l’intelligence vous ne pouvez avoir accès à... rien. C’est si vrai que l’Apocalypse, le dernier livre du NT dit que pour avoir accès aux images très obscures de ce texte qu’il faut Intelligence et Sagesse.

          Je vous mets au défi de me trouver un handicapé mental capable de comprendre l’Apocalypse ! Même chose pour certaines paraboles du Christ.

          Enfin, Daniel, l’équivalent de Jean pour l’AT, glorifie en son chapitre 12, les intelligents qui brilleront comme les étoiles du ciel. 

          les clés d’accès à cet amour. Allez-y. Donnez les nous ces clés. Je suis tout ouïe. Je sens qu’on va bien se marrer.

          Mais il est vrai que passer de la haine à l’amour demande des renoncements qui sont parfois difficiles.

          Sans doute. Et que même avec la meilleure volonté du monde cela n’est pas aussi simple que votre esprit simpliste voudrait bien nous faire croire.

          Vous êtes l’exemple même d’un christianisme dégénéré qui a réduit celui-ci à un sentimentalisme guimauve de bas étage car incapable d’accéder à la substantifique moelle.


        • jack mandon jack mandon 19 janvier 16:13

          @Gollum

           

          « un christianisme dégénéré qui a réduit celui-ci à un sentimentalisme guimauve de bas étage car incapable d’accéder à la substantifique moelle  ».

          Tu as des propos apocalyptiques mon ami. Et pourtant hélas c’est atrocement vrai. Sommes-nous, nous les humains prolétaires, les seuls en cause, pauvres aliénés devenus. Le prince de ce monde a pris sa domination formelle sous Solon et Clisthène lors de l’institution de la première démocratie. Le Demos (le peuple) et devenu l’esclave du Kratos,(le pouvoir). Depuis le début du XXe siècle, il règne en maitre en domination réelle. Représentés par des erreurs de la nature, des macreux microniens aussi lamentables que nuisibles pantins gesticulants.

          De temps en temps, un peu d’altitude, mais je dois reconnaître que ton intervention, même en archange apocalyptique, disperse les brumes. Il est vrai que depuis mon départ, j’observe que le reptile de l’icône s’est redressé.

          Merci chaleureusement Gollum

          Jack


        • Gollum Gollum 19 janvier 17:03

          @jack mandon

          Bonjour Jack. 

          Et pourtant hélas c’est atrocement vrai.

          Ah tu es d’accord. Je m’en doutais d’ailleurs. 

          Tu connais le proverbe. On n’est jamais mieux trahi que par les siens.

          C’est là tout le drame du christianisme qui a été trahi dès les origines par ses adeptes au point que le message véritable est devenu méconnaissable. Se voulant accessible à tous il a été nivelé par le bas comme il se doit de toute doctrine qui se veut démocratique.

          L’esprit de la masse est l’esprit de pesanteur, l’esprit cul de plomb. Voir Nietzsche là-dessus dont je sais que tu es un fidèle lecteur. smiley


        • Pascal L 19 janvier 19:28

          @Gollum
          « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance » (Luc 10, 21). Un handicapé mental développe une intelligence du cœur à défaut d’autre chose. Il comprend mieux que d’autres la puissance de l’amour car il ne peut compter que sur l’amour des autres pour vivre. Bien entendu, pour qu’il comprenne, il faut lui donner de l’amour.

          « Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas ; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous. En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous. » (Jean 14, 16-17. 20) C’est bien à la présence de l’Esprit-Saint que nous savons que nous avons compris l’Evangile. « Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître » (Jean 16, 14). Si vous n’en voyez pas les effets, c’est que c’est pour vous qu’Isaïe a écrit : « Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. » Le Christianisme n’est pas la religion d’un livre mais celle de Jésus vivant parmi nous. Vous aurez beau scruter le livre, si vous ne rencontrez pas Jésus, c’est que vous n’avez encore rien trouvé.
          Pour trouver le chemin de l’amour, il me semble qu’il vous faudrait d’abord découvrir le sens du mot humilité. « Il leur dit alors : Vous, vous êtes de ceux qui se font passer pour justes aux yeux des gens, mais Dieu connaît vos cœurs ; en effet, ce qui est prestigieux pour les gens est une chose abominable aux yeux de Dieu. » (Luc 16, 15)

          Il est facile d’affirmer comprendre le sens du livre de l’Apocalypse puisque la Parousie n’a pas encore eu lieu. Malgré toutes les prophéties de l’ancien Testament sur Jésus, très peu de Juifs ont reconnu Jésus lorsqu’il s’est présenté, je doute qu’il y ait beaucoup de monde qui puisse parler de l’avenir, d’autant plus que comme toutes les prophéties, rien ne va se passer comme ce qui est écrit. La plupart des prophéties sont des avertissements destinés à nous convertir, mais la conversion met fin à la prophétie. Il ne nous est pas donné de connaître l’avenir : « Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. Quant à ce jour et à cette heure-là, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père. » (Marc 13, 31-32 ou Matthieu 24, 35-36). Le livre de l’Apocalypse ne peut être en contradiction avec le texte de l’Evangile, alors interrogez-vous sur le sens de ce livre et ne vous laissez pas influencer par les Témoins de Jéhovah. 
          « C’est si vrai que l’Apocalypse, le dernier livre du NT dit que pour avoir accès aux images très obscures de ce texte qu’il faut Intelligence et Sagesse. » En fait Intelligence et sagesse ne sont invoquées dans ce livre que pour deux points mineurs : aux versets (13, 18) et (17, 09).


        • Gollum Gollum 20 janvier 10:25

          @Pascal L

          Pfff Quelle tartine ! smiley En même temps je l’ai bien cherché.. smiley

          Sur Luc, se méfier du sens des mots. Par exemple σοφια veut aussi bien dire habileté, ruse, savoir que sagesse. Or ces notions sont fort différentes. Bien évidemment il faut choisir plutôt les habiles et rusés plutôt que les sages puisque Jean fait l’éloge de la sagesse ailleurs. Sinon on tombe en pleine incohérence.

          N’oublions pas que le Christ parle ailleurs des clés de la connaissance qui ont été perdues. Dès lors il n’est pas vrai que le Christ jette l’anathème sur l’intelligence.

          Ou alors ces textes sont complètement contradictoires ce qui pour ma part ne me gênerait nullement.

          Sur les tout-petits idem. Y voir un éloge des débiles mentaux et attardés est un contre-sens sur lequel vous sautez joyeusement parce que cela vous arrange vous qui voulez mettre le sentiment au centre de tout. Mais on peut très bien interpréter cela comme un éloge des humbles, de ceux qui ne se disent pas à l’avance qu’ils ont tout compris des paroles du Christ parce qu’ils se vautrent dans un infantilisme réel et une humilité de façade. Est humble celui qui cherche. Et les révélations se font souvent au dernier moment quand on est fatigué de chercher. Nombre de chercheurs scientifiques vous en feront la confidence d’avoir trouvé quand leur mental s’est calmé et que des voix venant des profondeurs leur ont donné la solution à laquelle ils ne s’attendaient pas. La psychologie des profondeurs, sur ce plan là, est particulièrement éclairante.

          Un handicapé mental développe une intelligence du cœur à défaut d’autre chose. Il comprend mieux que d’autres la puissance de l’amour car il ne peut compter que sur l’amour des autres pour vivre. Bien entendu, pour qu’il comprenne, il faut lui donner de l’amour.

          L’handicapé mental ne développe rien du tout. Ça ce sont vos fantasmes de bisounours qui ne comprend rien à la nature de l’intelligence, celle du cœur, et des relations entre les deux. Car pour pouvoir développer une intelligence du cœur il faut du cœur et de l’intelligence. Or l’handicapé mental est dépourvu d’intelligence. Il n’est plus qu’un animal. Dès lors il réagit aux marques de bienveillance (encore heureux) exactement comme mon chat réagit à mes marques de bienveillance. Et mon chat, pas plus que votre handicapé mental ne sera capable de disserter sur les paraboles du Christ et l’Apocalypse ou un texte de philosophie. 

          Faire du handicapé mental un modèle supérieur comme vous semblez vouloir le faire est une imbécillité profonde.

          « Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. »

          Vous vous voulez m’appliquer ça à moi mais je peux vous le retourner sans ménagement. 

          si vous ne rencontrez pas Jésus, c’est que vous n’avez encore rien trouvé.

          Et, bien sûr, et en toute humilité (et naïveté surtout), vous pensez avoir rencontré Jésus... smiley Pour moi votre assertion, au-delà de la naïveté bien visible, est un orgueil monstrueux.

          Pour trouver le chemin de l’amour, il me semble qu’il vous faudrait d’abord découvrir le sens du mot humilité.

          En effet vous devriez devenir humble. C’est pas gagné.

          Il est facile d’affirmer comprendre le sens du livre de l’Apocalypse puisque la Parousie n’a pas encore eu lieu.

          J’ai rien compris à la logique interne de votre phrase.. smiley ??

          Ce serait plutôt l’inverse : une fois que cela a été accompli cela devient facile... Non ?

          Malgré toutes les prophéties de l’ancien Testament sur Jésus, très peu de Juifs ont reconnu Jésus lorsqu’il s’est présenté

          Quel culot. Les soi-disant prophéties sont minimes au contraire. Et des messies auto-déclarés furent légion.

          d’autant plus que comme toutes les prophéties, rien ne va se passer comme ce qui est écrit.

          Elle est raide celle-là... smiley Nous voilà avec un docteur auto-proclamé en prophétie. Et qui montre qu’il n’ a simplement rien compris à l’esprit de la prophétie..

          La plupart des prophéties sont des avertissements destinés à nous convertir, mais la conversion met fin à la prophétie.

          Sauf qu’il n’y a jamais de conversion surtout à l’échelle collective l’histoire l’a suffisamment montré.

          Il ne nous est pas donné de connaître l’avenir 

          C’est tout à fait faux et je pourrai aisément disserter là-dessus.. Je pense que Jack sait à quoi je fais allusion ici.. smiley

          pas même le Fils, mais seulement le Père. 

          Je rebondis sur cette portion de phrase car elle met à mal le célèbre dogme de l’unicité des trois personnes. Si le Père et le Fils sont Un forcément ce que l’un sait l’autre le sait aussi... Enfin, bref, débrouillez vous avec cette contradiction mais je sais que les hommes de foi court-circuitent toujours leur logique interne pour retomber sur leurs pattes... De vrais acrobates.

          alors interrogez-vous sur le sens de ce livre

          Si vous saviez...

          et ne vous laissez pas influencer par les Témoins de Jéhovah. 

           smiley Mais vous me prenez pour qui ? Je n’ai pas rejeté les catho pour tomber sur encore plus débiles ?? Vous en voyez souvent des TJ qui dissertent sur la philosophie comme je le fais ? Ils ont en haine l’intelligence tout comme vous, et ce sont de vrais pharisiens tout comme vous, et pensent avoir compris les textes tout comme vous... Non, mais allô quoi !?? smiley

          En fait Intelligence et sagesse ne sont invoquées dans ce livre que pour deux points mineurs : aux versets (13, 18) et (17, 09).

          Ah oui et donc Jean aurait dû mettre cet avertissement à chaque bout de phrase alors que deux suffisent amplement pour avoir la puce à l’oreille ?!

          Et donc là où il n’y a pas ces phrases un handicapé mental va comprendre ? smiley

          Même l’Église actuelle n’y comprend rien. Elle est incapable de fournir une exégèse potable. Pour la bonne raison que l’Église n’est pas soutenue par l’Esprit-Saint. Comme l’histoire de ces derniers siècles l’a largement montré. Sauf pour les aveugles bien évidemment..

          M’enfin.. C’est consternant.


        • soi même 20 janvier 23:09

          @Pascal L, ( le monde n’arrive pas à comprendre, mais très accessible. Jésus s’adresse au cœur et non à l’intelligence, ) tu serais pas un paresseux de la Pensé ?

          Explique moi toi qui est si prodt à tous simplifié, que signifie le miracle de CANA ?


        • Pierre Régnier Pierre Régnier 19 janvier 09:00

          Les textes religieux ne doivent pas être modifiés.

          Ce qui doit être fermement rejeté, ce sont les justifications de ces textes quand ils sont criminogènes.

          J’ai publié :

          DÉSACRALISER LA VIOLENCE RELIGIEUSE

          éditions du Panthéon, avril 2016, 45 pages


          • folamour folamour 19 janvier 09:06

            @Pierre Régnier
            .
            En effet les textes religieux ne doivent surtout pas être modifié....
            Parce que sinon ...Où va-t-on ?!!!!!
            .
            Une question cependant.
            Dans votre idéal religieux sans violence : où mettez vous l’Enfer et le purgatoire ?


          • jack mandon jack mandon 19 janvier 09:09

            @Pierre Régnier

            Bien entendu Pierre, mais avant il faut éviter de focaliser sur un mot avant de lire un papier. Ma recherche est autre, Cultiver son esprit critique en se libérant au mieux de toute forme de conditionnement.

            Merci de votre visite

            Jack


          • jack mandon jack mandon 19 janvier 09:25

            @folamour

            Bonjour,
            Tout à fait, J’aimerais simplement un débat sur le problème de l’apparence, de l’essence et du contexte.

            Merci de passer par là


          • jack mandon jack mandon 19 janvier 09:55

            @jack mandon

            A tous,

            A propos de l’apparence, de l’essence et du contexte, le cliché sous l’introduction représente une œuvre du sculpteur Bernini, sous un certain angle. Tous les avis sont envisageables sur ce cliché. L’auteur l’intitule : « Enlèvement de Perséphone par Hadès ». Hadès est le prince des enfers, paradoxalement, la violence est absente. Eros affirmé sous sa forme esthétique, délicate et tendre.

            Je veux dire, par cette métaphore, lorsque l’on creuse, l’on découvre d’autres facettes. En ce qui concerne cette sculpture, un grand livre pourrait s’écrire. On peut envisager de nombreuses approches, esthétiques, mythologiques, astrologiques, astronomiques, philosophiques etc.


          • jack mandon jack mandon 19 janvier 11:13

            @jack mandon

            A propos de Jésus,

            Une idée simple et paisible, le jour ou tous les français, l’enfant, l’ancien, l’handicapé, le chômeur, l’actif heureux et malheureux, enfileront régulièrement un gilet jaune pour vaquer aux occupations journalières, par dessus le vêtement officiel, pas pour provoquer, mais innocemment, comme Einstein se rendant à sa conférence en pyjama…le monde entier aura fait un pas de géant.


          • Pierre Régnier Pierre Régnier 19 janvier 13:57

            @jack mandon et @ folamour

            Ancien catholique fervent, resté grand admirateur de Jésus de Nazareth, je crois être sorti de tout conditionnement religieux.

            Ma démarche concerne avant tout le présent et l’avenir. Je le vois extrêmement sombre concernant les religions. Le Président de la République exclut de son « libre débat » l’islamisation de la France, qu’il continue de consolider et développer, ce que je considère comme une persistance catastrophique.

            « L’enfer » et « le purgatoire » me paraissent être des concepts devenus bien dérisoires alors que je reçois comme un entêtement épouvantable le maintien, par l’église catholique, de la croyance en "une bonne violence voulue par Dieu" à l’époque de l’ancien Testament. Ce maintien apporte un soutien aussi grave que celui des « athées obscurantistes » à la plus violente des religions, l’islam, qui ajoute sous nos yeux de nouveaux massacres aux dizaines de millions qu’elle a déjà commis dans le passé.


          • folamour folamour 19 janvier 14:26

            @Pierre Régnier
            Vous êtes donc pour la modification radicale des textes.
            Où trouverez vous le nouveau texte ?
            Dans quelle source, par vous validée ?
            Ou
            Dans quelle inspiration révélation ?.
            Vous m’inquiétez.


          • Pierre Régnier Pierre Régnier 19 janvier 16:38

            @folamour

            Me serais-je mal exprimé ? Je suis résolument contre toute modification, si petite soit-elle, des textes sacralisés par les religions.
            Ce que je demande c’est la désacralisation de ceux d’entre eux qui affirment qui demandent de croire que Dieu a appelé à massacrer pour de prétendues bonnes raisons.
            Un exemple parfaitement clair : après la publication de son Nouveau Catéchisme (1998, « un guide spirituel pour le XXIe siècle » selon le pape Jean-Paul 2 ! ) l’Église catholique a publié une nouvelle version de sa Bible de Jérusalem. Dans son introduction au Livre de Josué cette bible d’aujourd’hui répète que les prétendus appels du Dieu des juifs et des chrétiens à massacrer tous les habitants des cités de Canaan, en veillant à ce qu’il ne reste pas un seul survivant, n’est en réalité qu’un appel à entrer dans le royaume de Dieu !
            Je trouve monstrueuse cette persévérante interprétation, et c’est elle qui, selon moi, doit être fermement rejetée.


          • jack mandon jack mandon 19 janvier 17:21

            @Pierre Régnier

            Je vous entends bien et partage votre inquiétude.

            Je crois que l’on peut élargir le débat au monde et rechercher les causes profondes qui détruisent les valeurs authentiques de l’humanité.

            En synthèse

            Au XIXe siècle, ce n’est pas un Dr en médecine qui a révolutionné la chirurgie, mais un Dr en chimie, Pasteur.

            Quand on n’est pas prisonnier d’un système, notre intelligence est plus créative.

            Françoise Dolto, en qualité de psychanalyste et pédo-psy, nous éclaire merveilleusement sur Jésus et les évangiles.

            Un exemple bien vivant celui-là par la puissance de sa verve. Il a pour la personnalité de Jésus et pour les évangiles des propos très éclairants.

            Francis Cousin, ante-socratique de notre temps, hegelien et marxiste.

            Le lien profond entre ces personnages : L’âme et l’esprit ne sont pas dissociés. L’orient poétique, voire mystique et l’occident scientifique, voire dialectique, sont en harmonie en eux. Un équilibre naturel.


          • Shaw Shaw 19 janvier 11:08

            Bonjour Jack,

            ça faisait presque 18 moins que vous n’aviez pas publié, à tout le moins on peut vous faire confiance pour ne pas venir pondre sur Agoravox des instantanés dérisoires.

            Là c’est du synthétique de chez syncrétique, ou du syncrétique de chez synthétique, choisissez vous-même le plein qualificatif.

            Il y a quelque chose d’étrange (ou de lumineux j’espère plutôt) dans votre texte (dont j’avoue zapper l’incommensurable addition de savoirs à la sauce occidentale qui au final complexifient toujours plus sans jamais éclairer plus, mais si indispensables dans le même temps car ils enrichissent toujours plus l’expérience et la variété du récit de la vie), c’est que vous postulez si justement la matrice primordiale contenue dans le tao et ses deux déclinaisons tant antagonistes que complémentaires, le yin et le yang.

            Mais on le voit au fur et à mesure se dissoudre, pour ne rien en rester au final, sauf cette citation liminaire de Socrate, munificente de clair-obscur :

            Ces fragments inachevés d’une part qui renvoient à un autre temps, celui du tao alors peut être bien, et nécessairement inconnu alors d’Heraclite lui même.

            qui se disperse en particularités subjectives alors que le monde aurait toujours été un d’autre part.

            Partant pour les éveillés comme pour les sceptiques (d’orient et d’occident, et vice et versa), ne « suffit-il » pas d’épurer et de remplacer particularités subjectives par particules subjectives ?

            A savoir que l’harmonie naît et se résout, au prix de transformations silencieuses, dans l’admission d’un contenu de l’univers objectif (mais toujours évanescent -quelque soit le bout par lequel on le prend) quand on établit par soi-même le bon rapport être tout émetteur et tout récepteur qui puisse être : ni création, ni « in-création », mais simplement et toujours une juste relativité entre soi et les autres.


            • Shaw Shaw 19 janvier 11:22

              @Shaw

              Oups lire ...18 mois... au début

              ...bon rapport entre tout émetteur

              ... à la fin.


            • jack mandon jack mandon 19 janvier 15:22

              @Shaw

              George Bernard ?

               

              Toujours bon pied bon œil le pygmalion…tu parles, antique, mieux mythique !

               

              Quand un papier se transforme en tapis volant pour un voyage impromptu et littéraire au royaume unis et bien plus loin encore, sur les ailes intemporelles du Tao…j’émerge enfin, il était temps.

               

              Merci pour votre humour et votre aisance verbale au contenu aérien et philosophique apaisant. 

              jack


            • Shaw Shaw 19 janvier 15:51

              @jack mandon

              Je suis assez Shaw pour son côté du genre à se servir des Oscars et autres honneurs reçus pour caler les portes smiley , car c’est avant tout un diminutif de mon pseudo Shawford qui lui même renvoie à un lieu féerique à mes yeux, petit quartier niché dans les hauteurs de la capitale d’une petite île de la Caraïbe.

              Pour le reste bravo et merci à mon tour pour votre faculté à émerger si haut !


            • jack mandon jack mandon 19 janvier 16:42

              @Shaw

              Il semblerait que besoin de mettre des mots sur les choses, soit proportionnel au pressentiment d’un danger qui menace notre intégrité. C’est l’explication que l’on formule au caractère éveillé des ante-socratiques. Aux millénaires paléolithiques infinis dont ils sont pétris, ils vont traverser une époque tragique, la révolution néolithique :

              « Tous les peuples se couvrent de honte lorsque l’on se réfère à une société de philosophes si merveilleusement exemplaires : celle des premiers maîtres en Grèce, Thalès, Anaximandre, Héraclite, Parménide, Anaxagore, Empédocle, Démocrite, et Socrate. Tous ces hommes sont taillés tout d’une pièce et dans le même roc. Une stricte nécessité régit le lien qui unit leur pensée et leur caractère. Toute convention leur est étrangère, car la classe des philosophes et des savants n’existait pas à l’époque. Ils sont tous, dans leur grandiose solitude, les seuls qui, en ce temps-là, aient vécu pour la seule connaissance. Tous possèdent cette vigoureuse énergie des anciens par quoi ils surpassent toute leur postérité, l’énergie de trouver leur forme propre, et d’en poursuivre, grâce à la métamorphose, l’achèvement dans son plus infime détail et dans son ampleur la plus grande.  » Frédérick Nietzsche - La philosophie à l’époque tragique des Grecs


            • jack mandon jack mandon 19 janvier 17:46

              @Shaw

              Curieuse et fantasmagorique l’icône du Tao fragmenté.. Il s’agit bien de l’espace yang, en virgule respiratoire. Cependant au coeur du symbole, la composante féminine de noir vêtue, allégeance naturelle aux mystère féminin, métamorphosée en carré matériel et viril de walkyrie...ainsi naissent les légendes nordiques.

              Bonne soirée

              Jack


            • Gollum Gollum 20 janvier 10:36

              @jack mandon

              J’en profite pour rappeler la profonde parenté d’esprit entre le vieux sage Lao Zi, et sa logique bien spéciale, avec la logique christique... On en avait largement débattu à une certaine époque.. smiley


            • Shaw Shaw 20 janvier 11:41

              @jack mandon

              Merci de vous être intéressé à mon avatar, qui a bel et bien vocation à faire œuvre de syncrétisme sur ma participation à AV depuis plus de 13 ans, et qui après un nombre assez faramineux de métamorphoses pseudotesques et de transes de troll lucide m’ont fait adopté à cet instant ce Totem, qui pour le compte relève surtout de la synthèse car fruit d’une analyse pied à pied..

              De la légende nordique je retiens surtout à la nécessité de se faire Troll après s’être fait/consacré soi-même Dieu parmi non pas une multitude mais un nombre relatif de pairs qui se partagent l’Univers au regard de la conscience Universelle, en tant que l’expression unitaire du tout mais aussi comme miroir des âmes intemporelles qui s’en extraient, s’identifient au delà de l’éphémère corporel et convergent vers un juste milieu entre le tout et le rien.

              Et cette trajectoire, les islandais de Kaleo (on peut difficilement faire plus nordiques) le disent très bien en chanson dans « Way down we go » (et je vais en venir au Rock juste après justement) :
              https://www.youtube.com/watch?v=9WIU5NN1Q0g
              Avec la trad ang/fra :
              https://www.lacoccinelle.net/1088304-kaleo-way-down-we-go.html

              Toussa pour dire donc que pour la partie syncrétisme primordial, c’est tout à fait ça le symbole du yin et le carré matériel, mais pas tant en Walkyrie, plus en 5eme Élément comme renvoi à la source profane du film de Besson.

              Et comme une translation synthétique aussi bien que que syncrétique toute personnelle que j’ai opéré entre les éléments essentiels européens/occidentaux et ceux chinois/orientaux.

              4 chez nous, 5 chez les chinois où manque l’élément AIR, qui si on y pense bien y serait en fait décomposé en BOIS et MÉTAL (qui nécessairement sont des décompositions des trois autres éléments communs : EAU, TERRE, FEU qui sont les composés organiques primordiaux face à l’AIR comme expression du vide primordial).

              Ce symbole de l’AIR, qui vient se placer au cœur du symbole du Yin, est en fait ici la reproduction de la pochette du Disque Dark Side of the Moon des Pink Floyd, autre référence profane musicale Rock, mais qui permet pour moi de formuler un syncrétisme/synthèse audible de partout dans le monde moderne avec tant une musique que des paroles qui font résoner en toutes circonatnecs les vibrations primordiales
              .
              Et sur cette pochette d’album, c’est bel et bien l’élément AIR qui figure dans une allégorie façon 5eme Élément, où en fait la lumière jusqu’ici fondue en noir en blanc s’y réfracte pour faire ressortir toutes les couleurs de la vie.

              Mais bah c’est juste, mon interprétation, mon rêve, celui d’une particule élémentaire, et c’est aussi comme ça que l’on peut voir cette virgule, en fait sa silhouette avec dans l’œil une conception bien particulière de l’Univers bottom to up and up to bottom. smiley smiley


            • Shaw Shaw 20 janvier 11:55

              @Jack

              D’ailleurs ça me fait penser que vous y avez donc vu un carré alors que c’est juste la fabrication de l’image par logiciel (sélection en carré) de ce qui vient se placer en principe en rond noir dans le symbole du Yin.

              Pour être raccord il faut en fait voir un triangle au milieu de l« œil » du Yin, ce rond noir au milieu de la virgule.

              Merci en fait, je fais ça cet am ! smiley smiley


            • Shaw Shaw 20 janvier 13:02

              @Jack

              Oups aussi, lire mon interprétation du yin au sein du yang, of course... et comme une mise en équilibre syncrétique !


            • jack mandon jack mandon 20 janvier 13:04

              @Shaw

              L’imaginaire n’a pas de limite formelle, bien sûr, en agrandissant l’icône, j’ai compris la savante complexité de l’édifice ésotérique. Quand on distille la vie au microscope l’on tombe dans les abysses de l’infiniment petit et j’en profite pour dire qu’à ce moment là, parce que c’est le sujet, les mots pour le dire sont d’une extrême pauvreté. Un clin d’oeil au prétendant de la forme...au détriment du fond,

              Bien content de vous connaître mieux.


            • Shaw Shaw 20 janvier 13:11

              @jack mandon

               smiley


            • jack mandon jack mandon 20 janvier 15:50

              @Gollum

              Tout à fait, et le Tao qui en est l’expression imagée, donc visuelle, vision atemporelle évoque la triade ou dialectique hegelienne à travers laquelle, depuis le début nous tentons de débattre, nous affrontant implicitement ou frontalement avec les légalistes formels aux conceptions binaires. La thèse manifestement représentée par la moitié nocturne ombrée, la femme yin portant en son centre lumineux l’animus, l’homme yang, l’imbrication en volute, chère au cancer, en creux inversée avec en son centre l’anima yin, dont le pharisien de l’histoire est malade, Dans l’histoire, Jésus et la synthèse, le cerclage des volutes antagonistes assemblées...la vie.

              Comme je citais dans le papier, Héraclite, un des phares ante-socratique nous dit
              « Ce qui est taillé en sens contraire s’assemble ; de ce qui diffère naît la plus belle harmonie, et c’est la discorde qui produit toutes les choses. » Héraclite

              Pour le sujet malade, en crise ou simplement simplet, il faut exterminer la différence, ce qui revient à s’amputer de la composante féminine qui est en nous.

              La sagesse de Jésus c’est d’être en prise avec le vivant, comme les phisiologues de la Grèce archaïque. C’est pour cela aussi que j’ai privilégié une représentation artistique à la fois érotique et sublimée, la synthèse accomplie par Bernini mais aussi par tout homme en quête de complétude.

              La dialectique en finalité s’accomplit en nous, la vie hélas quelque fois n’y suffit pas. Tant que les chrétiens médiévaux chercherons Jésus entre les alto-stratus et les cirrus floconneux et s’attarderont à la lettre dans le déni du contenant infini...

               .


            • Gollum Gollum 21 janvier 11:40

              @jack mandon


              La dialectique en finalité s’accomplit en nous, la vie hélas quelque fois n’y suffit pas.

              Oui, une seule vie ne peut suffire. smiley

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