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L’évangile à la lumière de l’histoire radicale,

Les textes disent aussi des choses qui vont plus loin que le texte Même « sacrés », ils sont formulés pour être repensés, analysés, voire même modifiés, tout au moins en esprit, par souci de vérité. Cette exigence synthétique, la vérité, est la résultante d’une dialectique qui fait s’affronter la thèse et l’antithèse, le vrai et le faux, dans un environnement historique, politique et religieux foncier qui conditionne et explique l’événement et les personnages qui impriment l’histoire. C’est d’autant plus vrai que ce sont les humains qui font l’histoire. Les périodes troublées favorisent leur besoin de formuler leur état d’âme ou d’esprit. L’information orale ou écrite, dans son contexte radical, prend toute sa signification quand elle s’incorpore concrètement dans notre vie en partage communautaire mais aussi avec la foule de tous ceux qui naturellement différents sont en contradiction avec nous.

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J’ai choisi un extrait du livre de Jean l’évangéliste. Il met en scène des strasses culturelles à travers les deux personnages constitutifs de l’humanité, la femme et l’homme. Leurs différences ontologiques engendrent des interactions permanentes. Des citations de philosophes grecs ante-socratiques viendront ponctuer le développement du texte.  

Jean 8, 1-11, (en synthèse) : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère. » Il enseignait en écrivant sur le sol. Comme les pharisiens continuaient à l'interroger, Jésus se redressa et leur dit : « Que celui d'entre vous qui est sans faute, jette le premier la pierre contre elle. » Puis il se baissa de nouveau et se remit à écrire sur le sol. Le groupe de provocateurs se dispersa peu à peu.

« Ce qui est taillé en sens contraire s’assemble ; de ce qui diffère naît la plus belle harmonie, et c’est la discorde qui produit toutes les choses. » Héraclite

Voici une histoire à trois protagonistes interactifs dans une triade qui pourrait être de Eric Berne, par goût ludique et souci pédagogique, mais qui se conçoit mieux sous l’angle dialectique et historique de Hegel.

1-La thèse, la femme en accusation, titré abusivement « adultère ».

2-L’antithèse, le pharisien l‘accusateur légaliste.

3-La synthèse, Jésus le sage d’une Judée hellénisée depuis trois siècles.

 

Tao Te King {JPEG} Le premier personnage, « la femme », « l’en soi », l’être naturel, la mémoire paléolithique. La femme originelle, Séléné, le yin du Tao. Nourricière, matricielle-maternelle, la famille, la souche, la tribu, le genos. Par la magie de l’amour du mystère de la vie et de l’enfantement, le matriarcat apparait comme une immanence sacrale qui auréole la femme. Une époque dispersée par la démocratie grecque, les lois mosaïques du pentateuque, la Thora qui marginalisent la femme. Ainsi, dans l’inconscient collectif féminin s’inscrit l’injustice et la subversion. Deux siècles plus tôt, les philosophes de la nature ante-socratiques, qui gardent à l’esprit l’empreinte communautaire originelle, expriment intuitivement et rationnellement des concepts scientifiques et métaphysiques qui contiennent les mêmes clés symboliques de l’âme humaine et de l’univers. La raison s’élargit, s’affine et s’illumine en intégrant les rites, les mythes, les symboles, l’imaginaire, l’irrationnel, valeurs humaines contenues dans l’inconscient collectif des peuples. (Dialectique du moi et de l’inconscient) concepts jungiens élaborés au terme du XIXe et XXe siècle. Aspects de l’ontogénèse et de la phylogénèse.

Les ante-socratiques ont une philosophie poétique, globale et docte. Thalès, Anaximène et Xénophane par exemple considèrent qu’à l’origine, le monde est unitaire dans un principe fondamental infini et indéfini source du tout devenir, l’Apeiron. Le « dive », le divin non personnalisé, préside à l’automouvement du monde, il est le ciel lumineux des émergences infinies éternelles. L’homme a émergé de l’élément fusionnel aquatique.

Sous l’autorité multiforme de la société de l’avoir, « le pharisien » du récit, par-delà son implication linéaire dans la tragédie légaliste sectaire mosaïque, (la lapidation.) représente l’antithèse de la femme accusée. Il est dans un « pour soi » structurant, mais aliénant dans sa logique culturelle sous l’emprise d’une loi mosaïque structurante intransigeante. Le système religieux affirme son pouvoir d’asservissement sur les hommes, les idées et les traditions. Comme les grecs d’Athènes, les hébreux, sous le coup de la loi, sont entrés dans le système capitaliste à domination formelle. Le pouvoir est immanent à l’âme humaine.

Jadis, à l’époque paléolithique, l’homme originel, le chasseur cueilleur, solaire, yang. Arès guerrier porté à l’extraversion, avec pour attribut la lance, la conquête du territoire dans l’esprit sacral du locataire de l’espace environnemental. D’évidence, avec la loi mosaïque, le pharisien a régressé. Dorénavant « l’étant » s’explique, par et pour l’homme.

Contrairement au philosophe qui épouse diplomatiquement la culture de son temps, « le sage, » Jésus, est un enseignant ou enseigneur authentiquement insurrectionnel. Il s’expose frontalement au risque de se perdre, comme Socrate trois siècles plus tôt.

Pour les penseurs matinaux, les sages de la Grèce archaïque, le monde est unitaire et d’expression sacrale. Le sacral est la vision synthétique du sacré et du profane. La vérité, la synthèse du vrai et du faux. Le divin, ou transcendance divine, est d’immanence cosmique qui accueille la totalité des vibrations terrestres et universelles. Rien de formel, temple, lieu spécifique ou système religieux ou politique. A l’époque de Jésus, la Judée était sous influence culturelle Grecque, depuis l’invasion d’Alexandre -300, -30. S’entrechoquaient alors la société de l’avoir orchestrée par la démocratie athénienne de Solon et Clisthène, la république romaine de César, la religion juive abrahamique, sous l’impulsion du prophète et légaliste Moïse. Dans un temps linéaire, Hérode, l’hébreux dans son temple majestueux assurait la collaboration avec Rome …aléa jacta est.

L’histoire de « La femme accusée » met en place un récit à facettes multiples qui permettra à Jésus d’utiliser une dialectique subtile, alimentée par l’histoire radicale qui fait interagir depuis le début des temps les deux personnages en conflit. Au climat passionnel mortifère et dans un respect des deux protagonistes, il s’adresse aux pharisiens en les invitant à trouver dans leur histoire ce qu’ils condamnent chez la femme, (projection). Il les valorise en s’adressant à leur intelligence, au-dessus des pulsions mortifères qu’ils génèrent. Dans la dialectique, les trois entités personnalisées sont à la fois distinctes, mêlées, interactives, chronologiques et contenues les unes dans les autres à potentialités variables et changeantes. Cette logique s’applique à l’intime, au collectif, à la nature, à la culture humaine, à tous les systèmes organisés.

Quand le récit prend de l’altitude, il nous invite à ne pas banaliser l’enseignement en une espèce de moralisme de maitre d’école. Il faut se plonger dans la radicalité des époques préhistoriques d’avant la révolution néolithique qui maintenant consacre l’autorité et le pouvoir de la société marchande. La femme est issue du genos. Son unique faute n’est pas d’avoir aimé, mais de n’avoir pas su mesurer le risque encouru dans la nouvelle ère maintenant légaliste, mosaïque, hellénique et romaine. Société de l’avoir et du pouvoir, où ses semblables sont presque à l’égal des esclaves. La phylogénèse, l’inconscient collectif nous parle d’une époque communautaire originelle où la condition féminine était auréolée de nature matricielle-maternelle et sacrale. L’erreur de ses ancêtres fut de réduire leur sagesse à la communauté organique localiste. Ils vivaient harmonieusement en vase clos, cela générait des frictions entre les tribus. Le non partage extracommunautaire, l’absence universaliste avait fait naitre l’époque néolithique. La société marchande sédentarisée s’était imposée et graduellement les communautés nomades avaient capitulé.

L’exemple européen, la société de l’avoir, développée par la culture méditerranéenne gréco-latine engloutit graduellement les communautés hétérogènes germaniques et scandinaves archaïques. IIIe-XVIIIe.

En Amérique du Nord, XVe-XIXe même phénomène, La société européenne de l’avoir, détruisit graduellement les tribus amérindiennes communautaires dissociées. Cela nous fait réfléchir sur les vraies causes du processus de lutte des classes européennes paysannes, majoritairement issues des pays nordiques et germaniques, converties au cours de l’histoire en prolétariat des faubourgs de cour des miracles hugolien. Les guerres des paysans au cours des siècles, et finalement tous les conflits attestent du malaise profond entre le monde de la communauté de l’être subversive, mais asservie, et la société de l’avoir conservatrice, féodale, royaliste, bourgeoise et enfin anonyme et incontrôlable qui hélas se répand monstrueusement sur toute la surface de la terre. Les projets politiques ne présentent aucun intérêt car ils sont mensonge depuis la création de la démocratie de Solon et Clisthène à Athènes. A la révolution française, « la droite » est à droite du capital, « la gauche », à gauche du capital. Une phrase, attribuée à l’un des seuls révolutionnaires français honorable, G. Babeuf rejoint la sagesse amérindienne : « La terre n’appartient à personne, ses fruits sont à tout le monde. » Cet élargissement phylogénique, rejoint radicalement le conflit ontogénique du pharisien et la femme accusée qui n’appartient qu’à elle seule. Quant à ses fruits, elle en dispose à sa guise.

Lorsque Jésus nous dit « Mon royaume n’est pas de ce monde » il renvoie dos à dos la société religieuse juive corrompue et la société matérialiste et impérialiste romaine, toutes les deux en voie de déshumanisation. Le « royaume » qu’il évoquait était celui de la communauté terrestre de l’être restaurée. Les évangiles, plus tard falsifiées par l’église officielle, attestent toujours le partage et l’amour humain sur la terre. Dans les temps antiques, sous l’impulsion de la révolution néolithique, la société capitaliste, même en domination formelle, imposait graduellement sa loi, au service du pouvoir de la société marchande. Aujourd’hui, Jésus n’appartient plus aux seules églises et à leurs théologiens nébuleux. Il se soustrait à l’histoire médiatique de surface de la crétinerie universitaire, mais s’illumine ici sous l’impulsion, entre autres, d’Hegel et Marx par « la science de la logique de l’histoire ». En cela il existe un lien abyssal entre Jésus et la grande Grèce des ante-socratiques, les penseurs matinaux Thalès, Anaximandre, Pythagore, Xénophane, Héraclite, Parménide, Empédocle et Socrate. Pour ce dernier, le lien insurrectionnel avec Jésus est manifeste.

« Chercheurs et sages étoilés laborieux, ils laissent au monde des fragments inachevés, des papyrus de marbre, dont la lumière, comme celle des étoiles mortes nous vient d’un autre temps.  »

Pour ceux de l’éveillance, le monde est un, pour ceux de la rétraction en l’endormissement, le monde se disperse en particularités subjectives. (Héraclite)

Approche difficile dans l’ombre d’un Hegel pourtant lumineux et grandiose, notamment dans la Phénoménologie de l’esprit, la Science de la logique et l’Encyclopédie des sciences philosophiques.

 


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86 réactions à cet article    


  • Étirév 18 janvier 09:26

    Les Évangiles nous parlent souvent des frères et sœurs du Seigneur.

    Or le mot Seigneur a été introduit dans les Ecritures par saint Jérôme, dans sa Vulgate, au 4e siècle.

    Quel était donc le mot antérieur que ce terme est venu remplacer ?

    En remontant aux origines, c’est-à-dire aux étymologies, nous avons montré que c’est le mot Cri ou Kri, sanscrit, abrégé du grec Kyria, qui indique toujours une suprématie. On explique ailleurs que c’était le nom des déesses gauloises : Val-Kyrie.

    Ce mot, dans le grec moderne, signifie Ma-dame. On lui a donné un masculin, Kyrios. Mais c’est le féminin seul qui est resté dans la liturgie catholique.

    C’est Johana qui est appelée par ses disciples « Kyria », et, quand on dira dans les traductions modernes « les frères du Seigneur », cela signifiera les frères de Johana, qui avait aussi des sœurs.

    Jacques est son frère, Jude est sa sœur (Jude, c’est Judith),

    André et Pierre sont ses fils, Simon est le fils de Jude, donc le neveu de Johana.

    Dans les Évangiles révisés, Pierre est encore appelé « fils de Johana  ».

    Chez les premiers Christiens, l’enfant porte encore le nom de sa mère.

    Quant au père de Pierre, il n’apparaît pas, il a un rôle effacé ; cependant, nous avons pu le découvrir.

    Le néo christianisme fondé par Paul ne fut qu’une imitation du premier Christianisme, fondé par Johana. Les nouveaux Évangiles, masculinisites ne furent qu’une œuvre de démarquage de l’Évangile primitif, auquel ils ont ajouté la légende de Jésus et les miracles qu’ils lui attribuent.

    Pour le reste, ils se sont contentés de mettre au masculin ce qui était au féminin, de revendiquer pour l’homme ce que les premiers Chrétiens avaient revendiqué pour la femme. Et, de tout cela, il est résulté une confusion grotesque de la psychologie des sexes, qui a fait du Nouveau Testament un livre ridicule.

    C’est parce qu’il s’agit d’une lutte de sexes que cette histoire du premier Christianisme, est restée si obscure, aucun homme ne pouvant sûrement démêler ce qui est féminin de ce qui est masculin, et, quand l’un d’eux s’en aperçoit, par solidarité masculine, il se tait.

    En résumé, le Nouveau Testament n’est que le rappel de l’histoire de David (Reine DAUD, co-fondatrice de Jérusalem), l’enseignement des Mystères dénaturé, l’histoire de Johana attribuée en partie à Jésus et le démarquage de son Évangile rappelant l’antique règne de l’Esprit féminin et annonçant sa résurrection afin de remettre le monde tel qu’il était autrefois, sous la loi morale de Myriam.

    L’esprit féminin, c’est la parole de Vérité. Jean dit :

    (16, 13) : « L’Esprit de Vérité vous conduira dans toute la Vérité.  »

    (18, 37) : « Je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la Vérité.  »

    La parole de Vérité, c’est le Verbe co-éternel à la Déité féminine. On en fera la parole du Dieu masculin.

    C’est dans les Évangiles de Johana qu’on prend l’idée de faire de Dieu et de Jésus des personnes spirituelles. Le Saint-Esprit de la Déesse a été jusque-là féminin, et, comme il est co-éternel à la Déesse, les personnes de la Trinité masculine seront aussi co-éternelles.

    C’est à ce dogme que répond Arius.

    Pour les masculinistes, c’est le fils de l’homme qui devient le Verbe de Dieu. C’est lui qui hérite des attributs de la Déesse, en ne se reconnaissant que le fils de son père. C’est en lui, cependant, que va se faire l’incarnation du Verbe (la parole de Vérité de l’Esprit féminin qu’il nie).

    Quel blasphème !

    La religion dont Jésus a été, non pas le fondateur, mais le prétexte, n’est qu’une parodie des Mystères.

    Origines et histoire du Christianisme


    • Sozenz 18 janvier 11:43

      Les textes disent aussi des choses qui vont plus loin que le texte Même « sacrés », ils sont formulés pour être repensés, analysés, voire même modifiés, tout au moins en esprit, par souci de vérité.


      non les textes n ont pas a être modifié. ils l ont déjà été assez .il faudrait meme exposer à tous les originaux

      si les textes ne conviennent pas à votre pensée , ou vous ne pouvez y adherer. vous n avez qu ’ à en créer d autres ; personne ne vous empêche de suivre votre propre chemin .

       modifier les textes c est les manipuler , pour manipuler des personnes .

      première phrase vous commencez mal .

      je me demande si je dois continuer ma lecture ....


      • aimable 18 janvier 13:23

        @Sozenz
        En somme ces textes sont issus de manipulations depuis l’origine .


      • Sozenz 18 janvier 14:46

        @aimable
        mauvaise déduction de votre part .
        les manipulations sont là dès que l on transforme un texte .
        le texte d origine qu ils soit juste où pas n est pas transformé pour provoquer une manipulation . par conte un texte sans avoir été transformé , modifié , réécrit , peut très bien servir à manipuler ou à apprendre à manipuler .
        n interprétez pas ce que j ai dit . d’ où souvent l intérêt de ne présenter que les textes ou phrases d origines et surtout ne pas s appuyer sur l interprétation des autres ou de la reformulation qui peut faire dire l inverse de ce qui a été dit .


      • Gloubi 18 janvier 19:34

        @Sozenz les « originaux » n’existent pas. Les textes sacrés de toutes les religions abrahamiques ont été mis par écrit bien après leur finalisation orale. Même le coran, dont Othman a tenté d’éliminer les variantes via sa recension, existe en différentes versions. 
        Tous ces textes ont été mis par écrit par des hommes, avec une intention : la manipulation commence par là. A mon avis, autant il est illusoire de vouloir retrouver d’hypothétiques « originaux », autant il est fructueux de rechercher l’esprit sous la lettre, pour le rejeter ou au contraire pour y adhérer.


      • OMAR 18 janvier 21:40

        Omar9
        .
        @Gloubi
        .
        Arrête de raconter des inepties..

        Othman n’a fait que compiler le Saint Coran en y ordonnant d’établir un livre de référence, qui sera distribué dans toutes les régions musulmanes.
        Le but de cette précision est de mettre fin aux divergences de lecture et de récitation du Coran qui commençaient à faire surface.
        Le calife Othmane ordonne alors de brûler tout autre Moushaf ou recueil coranique déjà existant. Malgré cela, d’autres compilations du Coran ont continué à circuler plusieurs années après cette décision de Othmane.
        https://telquel.ma/2014/07/18/comment-coran-t-il-ete-rassemble_1410275


      • soi même 18 janvier 22:29

        @Sozenz ( non les textes n ont pas a être modifié ) se n’est pas tous a fait cela il y a certains termes qui ont été mal traduit qui a pour résultat que certaines paraboles sont incompréhensible, et c’est pas avec notre canard qui a écrit cet article que vous aurez une réponse satisfaisante.


      • Pascal L 19 janvier 10:05

        @OMAR
        Ce qui est attribué à Othman a en fait été réalisé par les califes omeyyades. Aucun Coran n’a jamais été distribué dans toutes les régions musulmanes à cette époque car il en resterait des traces. Dans toutes les grandes villes de cet empire naissant, il y avait des scribes et des lettrés qui auraient recopié et protégé le texte et cela n’a jamais été le cas. Les destructions de vieux Coran qui ont laissé des traces sont en 660 et 710. On a recensé plus de 2200 modifications de consonnes (donc sans tenir compte des voyelles et des lettres à consonnes multiples) à partir des manuscrits à notre disposition qui datent tous de la fin du 7ème/début 8ème siècle. 
        La vraie question qui se pose, c’est la raison de la circulation d’aussi mauvais Corans. La mise par écrit d’un texte sacré s’accompagne toujours d’un ensemble de précautions et il est difficile de comprendre ce nombre d’erreurs qui n’ont la plupart du temps rien à voir avec des erreurs de copiste. A moins que les califes aient voulu adapter le Coran pour eux-même.


      • soi même 18 janvier 22:25

        Encore un texte intéressant d’une pensé presse citron.

        Les Évangiles sont avant tous des textes qui sont Initiatiques, en aucun cas il doit être lue dans un sens historique, même si il y a une trame historique , l’existentiel est dans la compréhension spirituel des paraboles.


        • Pascal L 19 janvier 09:43

          @soi même
          Initiatique, peut-être puisque tout le monde n’arrive pas à comprendre, mais très accessible. Jésus s’adresse au cœur et non à l’intelligence, ce qui fait qu’un handicapé mental comprend plus facilement qu’un philosophe par sa plus grande sensibilité. Jésus n’est pas venu nous parler de l’amour de Dieu, il est venu nous le donner et les Evangiles nous fournissent les clés d’accès à cet amour. De fait, ceux qui refusent l’amour de Dieu ne peuvent comprendre. De même, ceux qui ont découvert cet amour ne peuvent plus comprendre pourquoi on peut encore refuser cet amour et vivre dans la haine. L’amour libère tandis que la haine asservit. Mais il est vrai que passer de la haine à l’amour demande des renoncements qui sont parfois difficiles.


        • Gollum Gollum 19 janvier 10:25

          @Pascal L

          Initiatique, peut-être puisque tout le monde n’arrive pas à comprendre, mais très accessible.

          C’est contradictoire dans les termes. Quelque chose d’initiatique ne peut pas être facilement accessible.

          Jésus s’adresse au cœur et non à l’intelligence, ce qui fait qu’un handicapé mental comprend plus facilement qu’un philosophe par sa plus grande sensibilité.

          Fake news. Sans l’intelligence vous ne pouvez avoir accès à... rien. C’est si vrai que l’Apocalypse, le dernier livre du NT dit que pour avoir accès aux images très obscures de ce texte qu’il faut Intelligence et Sagesse.

          Je vous mets au défi de me trouver un handicapé mental capable de comprendre l’Apocalypse ! Même chose pour certaines paraboles du Christ.

          Enfin, Daniel, l’équivalent de Jean pour l’AT, glorifie en son chapitre 12, les intelligents qui brilleront comme les étoiles du ciel. 

          les clés d’accès à cet amour. Allez-y. Donnez les nous ces clés. Je suis tout ouïe. Je sens qu’on va bien se marrer.

          Mais il est vrai que passer de la haine à l’amour demande des renoncements qui sont parfois difficiles.

          Sans doute. Et que même avec la meilleure volonté du monde cela n’est pas aussi simple que votre esprit simpliste voudrait bien nous faire croire.

          Vous êtes l’exemple même d’un christianisme dégénéré qui a réduit celui-ci à un sentimentalisme guimauve de bas étage car incapable d’accéder à la substantifique moelle.


        • jack mandon jack mandon 19 janvier 16:13

          @Gollum

           

          « un christianisme dégénéré qui a réduit celui-ci à un sentimentalisme guimauve de bas étage car incapable d’accéder à la substantifique moelle  ».

          Tu as des propos apocalyptiques mon ami. Et pourtant hélas c’est atrocement vrai. Sommes-nous, nous les humains prolétaires, les seuls en cause, pauvres aliénés devenus. Le prince de ce monde a pris sa domination formelle sous Solon et Clisthène lors de l’institution de la première démocratie. Le Demos (le peuple) et devenu l’esclave du Kratos,(le pouvoir). Depuis le début du XXe siècle, il règne en maitre en domination réelle. Représentés par des erreurs de la nature, des macreux microniens aussi lamentables que nuisibles pantins gesticulants.

          De temps en temps, un peu d’altitude, mais je dois reconnaître que ton intervention, même en archange apocalyptique, disperse les brumes. Il est vrai que depuis mon départ, j’observe que le reptile de l’icône s’est redressé.

          Merci chaleureusement Gollum

          Jack


        • Gollum Gollum 19 janvier 17:03

          @jack mandon

          Bonjour Jack. 

          Et pourtant hélas c’est atrocement vrai.

          Ah tu es d’accord. Je m’en doutais d’ailleurs. 

          Tu connais le proverbe. On n’est jamais mieux trahi que par les siens.

          C’est là tout le drame du christianisme qui a été trahi dès les origines par ses adeptes au point que le message véritable est devenu méconnaissable. Se voulant accessible à tous il a été nivelé par le bas comme il se doit de toute doctrine qui se veut démocratique.

          L’esprit de la masse est l’esprit de pesanteur, l’esprit cul de plomb. Voir Nietzsche là-dessus dont je sais que tu es un fidèle lecteur. smiley


        • Pascal L 19 janvier 19:28

          @Gollum
          « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance » (Luc 10, 21). Un handicapé mental développe une intelligence du cœur à défaut d’autre chose. Il comprend mieux que d’autres la puissance de l’amour car il ne peut compter que sur l’amour des autres pour vivre. Bien entendu, pour qu’il comprenne, il faut lui donner de l’amour.

          « Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas ; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous. En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous. » (Jean 14, 16-17. 20) C’est bien à la présence de l’Esprit-Saint que nous savons que nous avons compris l’Evangile. « Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître » (Jean 16, 14). Si vous n’en voyez pas les effets, c’est que c’est pour vous qu’Isaïe a écrit : « Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. » Le Christianisme n’est pas la religion d’un livre mais celle de Jésus vivant parmi nous. Vous aurez beau scruter le livre, si vous ne rencontrez pas Jésus, c’est que vous n’avez encore rien trouvé.
          Pour trouver le chemin de l’amour, il me semble qu’il vous faudrait d’abord découvrir le sens du mot humilité. « Il leur dit alors : Vous, vous êtes de ceux qui se font passer pour justes aux yeux des gens, mais Dieu connaît vos cœurs ; en effet, ce qui est prestigieux pour les gens est une chose abominable aux yeux de Dieu. » (Luc 16, 15)

          Il est facile d’affirmer comprendre le sens du livre de l’Apocalypse puisque la Parousie n’a pas encore eu lieu. Malgré toutes les prophéties de l’ancien Testament sur Jésus, très peu de Juifs ont reconnu Jésus lorsqu’il s’est présenté, je doute qu’il y ait beaucoup de monde qui puisse parler de l’avenir, d’autant plus que comme toutes les prophéties, rien ne va se passer comme ce qui est écrit. La plupart des prophéties sont des avertissements destinés à nous convertir, mais la conversion met fin à la prophétie. Il ne nous est pas donné de connaître l’avenir : « Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. Quant à ce jour et à cette heure-là, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père. » (Marc 13, 31-32 ou Matthieu 24, 35-36). Le livre de l’Apocalypse ne peut être en contradiction avec le texte de l’Evangile, alors interrogez-vous sur le sens de ce livre et ne vous laissez pas influencer par les Témoins de Jéhovah. 
          « C’est si vrai que l’Apocalypse, le dernier livre du NT dit que pour avoir accès aux images très obscures de ce texte qu’il faut Intelligence et Sagesse. » En fait Intelligence et sagesse ne sont invoquées dans ce livre que pour deux points mineurs : aux versets (13, 18) et (17, 09).


        • Gollum Gollum 20 janvier 10:25

          @Pascal L

          Pfff Quelle tartine ! smiley En même temps je l’ai bien cherché.. smiley

          Sur Luc, se méfier du sens des mots. Par exemple σοφια veut aussi bien dire habileté, ruse, savoir que sagesse. Or ces notions sont fort différentes. Bien évidemment il faut choisir plutôt les habiles et rusés plutôt que les sages puisque Jean fait l’éloge de la sagesse ailleurs. Sinon on tombe en pleine incohérence.

          N’oublions pas que le Christ parle ailleurs des clés de la connaissance qui ont été perdues. Dès lors il n’est pas vrai que le Christ jette l’anathème sur l’intelligence.

          Ou alors ces textes sont complètement contradictoires ce qui pour ma part ne me gênerait nullement.

          Sur les tout-petits idem. Y voir un éloge des débiles mentaux et attardés est un contre-sens sur lequel vous sautez joyeusement parce que cela vous arrange vous qui voulez mettre le sentiment au centre de tout. Mais on peut très bien interpréter cela comme un éloge des humbles, de ceux qui ne se disent pas à l’avance qu’ils ont tout compris des paroles du Christ parce qu’ils se vautrent dans un infantilisme réel et une humilité de façade. Est humble celui qui cherche. Et les révélations se font souvent au dernier moment quand on est fatigué de chercher. Nombre de chercheurs scientifiques vous en feront la confidence d’avoir trouvé quand leur mental s’est calmé et que des voix venant des profondeurs leur ont donné la solution à laquelle ils ne s’attendaient pas. La psychologie des profondeurs, sur ce plan là, est particulièrement éclairante.

          Un handicapé mental développe une intelligence du cœur à défaut d’autre chose. Il comprend mieux que d’autres la puissance de l’amour car il ne peut compter que sur l’amour des autres pour vivre. Bien entendu, pour qu’il comprenne, il faut lui donner de l’amour.

          L’handicapé mental ne développe rien du tout. Ça ce sont vos fantasmes de bisounours qui ne comprend rien à la nature de l’intelligence, celle du cœur, et des relations entre les deux. Car pour pouvoir développer une intelligence du cœur il faut du cœur et de l’intelligence. Or l’handicapé mental est dépourvu d’intelligence. Il n’est plus qu’un animal. Dès lors il réagit aux marques de bienveillance (encore heureux) exactement comme mon chat réagit à mes marques de bienveillance. Et mon chat, pas plus que votre handicapé mental ne sera capable de disserter sur les paraboles du Christ et l’Apocalypse ou un texte de philosophie. 

          Faire du handicapé mental un modèle supérieur comme vous semblez vouloir le faire est une imbécillité profonde.

          « Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. »

          Vous vous voulez m’appliquer ça à moi mais je peux vous le retourner sans ménagement. 

          si vous ne rencontrez pas Jésus, c’est que vous n’avez encore rien trouvé.

          Et, bien sûr, et en toute humilité (et naïveté surtout), vous pensez avoir rencontré Jésus... smiley Pour moi votre assertion, au-delà de la naïveté bien visible, est un orgueil monstrueux.

          Pour trouver le chemin de l’amour, il me semble qu’il vous faudrait d’abord découvrir le sens du mot humilité.

          En effet vous devriez devenir humble. C’est pas gagné.

          Il est facile d’affirmer comprendre le sens du livre de l’Apocalypse puisque la Parousie n’a pas encore eu lieu.

          J’ai rien compris à la logique interne de votre phrase.. smiley ??

          Ce serait plutôt l’inverse : une fois que cela a été accompli cela devient facile... Non ?

          Malgré toutes les prophéties de l’ancien Testament sur Jésus, très peu de Juifs ont reconnu Jésus lorsqu’il s’est présenté

          Quel culot. Les soi-disant prophéties sont minimes au contraire. Et des messies auto-déclarés furent légion.

          d’autant plus que comme toutes les prophéties, rien ne va se passer comme ce qui est écrit.

          Elle est raide celle-là... smiley Nous voilà avec un docteur auto-proclamé en prophétie. Et qui montre qu’il n’ a simplement rien compris à l’esprit de la prophétie..

          La plupart des prophéties sont des avertissements destinés à nous convertir, mais la conversion met fin à la prophétie.

          Sauf qu’il n’y a jamais de conversion surtout à l’échelle collective l’histoire l’a suffisamment montré.

          Il ne nous est pas donné de connaître l’avenir 

          C’est tout à fait faux et je pourrai aisément disserter là-dessus.. Je pense que Jack sait à quoi je fais allusion ici.. smiley

          pas même le Fils, mais seulement le Père. 

          Je rebondis sur cette portion de phrase car elle met à mal le célèbre dogme de l’unicité des trois personnes. Si le Père et le Fils sont Un forcément ce que l’un sait l’autre le sait aussi... Enfin, bref, débrouillez vous avec cette contradiction mais je sais que les hommes de foi court-circuitent toujours leur logique interne pour retomber sur leurs pattes... De vrais acrobates.

          alors interrogez-vous sur le sens de ce livre

          Si vous saviez...

          et ne vous laissez pas influencer par les Témoins de Jéhovah. 

           smiley Mais vous me prenez pour qui ? Je n’ai pas rejeté les catho pour tomber sur encore plus débiles ?? Vous en voyez souvent des TJ qui dissertent sur la philosophie comme je le fais ? Ils ont en haine l’intelligence tout comme vous, et ce sont de vrais pharisiens tout comme vous, et pensent avoir compris les textes tout comme vous... Non, mais allô quoi !?? smiley

          En fait Intelligence et sagesse ne sont invoquées dans ce livre que pour deux points mineurs : aux versets (13, 18) et (17, 09).

          Ah oui et donc Jean aurait dû mettre cet avertissement à chaque bout de phrase alors que deux suffisent amplement pour avoir la puce à l’oreille ?!

          Et donc là où il n’y a pas ces phrases un handicapé mental va comprendre ? smiley

          Même l’Église actuelle n’y comprend rien. Elle est incapable de fournir une exégèse potable. Pour la bonne raison que l’Église n’est pas soutenue par l’Esprit-Saint. Comme l’histoire de ces derniers siècles l’a largement montré. Sauf pour les aveugles bien évidemment..

          M’enfin.. C’est consternant.


        • soi même 20 janvier 23:09

          @Pascal L, ( le monde n’arrive pas à comprendre, mais très accessible. Jésus s’adresse au cœur et non à l’intelligence, ) tu serais pas un paresseux de la Pensé ?

          Explique moi toi qui est si prodt à tous simplifié, que signifie le miracle de CANA ?


        • Pierre Régnier Pierre Régnier 19 janvier 09:00

          Les textes religieux ne doivent pas être modifiés.

          Ce qui doit être fermement rejeté, ce sont les justifications de ces textes quand ils sont criminogènes.

          J’ai publié :

          DÉSACRALISER LA VIOLENCE RELIGIEUSE

          éditions du Panthéon, avril 2016, 45 pages


          • folamour folamour 19 janvier 09:06

            @Pierre Régnier
            .
            En effet les textes religieux ne doivent surtout pas être modifié....
            Parce que sinon ...Où va-t-on ?!!!!!
            .
            Une question cependant.
            Dans votre idéal religieux sans violence : où mettez vous l’Enfer et le purgatoire ?


          • jack mandon jack mandon 19 janvier 09:09

            @Pierre Régnier

            Bien entendu Pierre, mais avant il faut éviter de focaliser sur un mot avant de lire un papier. Ma recherche est autre, Cultiver son esprit critique en se libérant au mieux de toute forme de conditionnement.

            Merci de votre visite

            Jack


          • jack mandon jack mandon 19 janvier 09:25

            @folamour

            Bonjour,
            Tout à fait, J’aimerais simplement un débat sur le problème de l’apparence, de l’essence et du contexte.

            Merci de passer par là


          • jack mandon jack mandon 19 janvier 09:55

            @jack mandon

            A tous,

            A propos de l’apparence, de l’essence et du contexte, le cliché sous l’introduction représente une œuvre du sculpteur Bernini, sous un certain angle. Tous les avis sont envisageables sur ce cliché. L’auteur l’intitule : « Enlèvement de Perséphone par Hadès ». Hadès est le prince des enfers, paradoxalement, la violence est absente. Eros affirmé sous sa forme esthétique, délicate et tendre.

            Je veux dire, par cette métaphore, lorsque l’on creuse, l’on découvre d’autres facettes. En ce qui concerne cette sculpture, un grand livre pourrait s’écrire. On peut envisager de nombreuses approches, esthétiques, mythologiques, astrologiques, astronomiques, philosophiques etc.


          • jack mandon jack mandon 19 janvier 11:13

            @jack mandon

            A propos de Jésus,

            Une idée simple et paisible, le jour ou tous les français, l’enfant, l’ancien, l’handicapé, le chômeur, l’actif heureux et malheureux, enfileront régulièrement un gilet jaune pour vaquer aux occupations journalières, par dessus le vêtement officiel, pas pour provoquer, mais innocemment, comme Einstein se rendant à sa conférence en pyjama…le monde entier aura fait un pas de géant.


          • Pierre Régnier Pierre Régnier 19 janvier 13:57

            @jack mandon et @ folamour

            Ancien catholique fervent, resté grand admirateur de Jésus de Nazareth, je crois être sorti de tout conditionnement religieux.

            Ma démarche concerne avant tout le présent et l’avenir. Je le vois extrêmement sombre concernant les religions. Le Président de la République exclut de son « libre débat » l’islamisation de la France, qu’il continue de consolider et développer, ce que je considère comme une persistance catastrophique.

            « L’enfer » et « le purgatoire » me paraissent être des concepts devenus bien dérisoires alors que je reçois comme un entêtement épouvantable le maintien, par l’église catholique, de la croyance en "une bonne violence voulue par Dieu" à l’époque de l’ancien Testament. Ce maintien apporte un soutien aussi grave que celui des « athées obscurantistes » à la plus violente des religions, l’islam, qui ajoute sous nos yeux de nouveaux massacres aux dizaines de millions qu’elle a déjà commis dans le passé.


          • folamour folamour 19 janvier 14:26

            @Pierre Régnier
            Vous êtes donc pour la modification radicale des textes.
            Où trouverez vous le nouveau texte ?
            Dans quelle source, par vous validée ?
            Ou
            Dans quelle inspiration révélation ?.
            Vous m’inquiétez.


          • Pierre Régnier Pierre Régnier 19 janvier 16:38

            @folamour

            Me serais-je mal exprimé ? Je suis résolument contre toute modification, si petite soit-elle, des textes sacralisés par les religions.
            Ce que je demande c’est la désacralisation de ceux d’entre eux qui affirment qui demandent de croire que Dieu a appelé à massacrer pour de prétendues bonnes raisons.
            Un exemple parfaitement clair : après la publication de son Nouveau Catéchisme (1998, « un guide spirituel pour le XXIe siècle » selon le pape Jean-Paul 2 ! ) l’Église catholique a publié une nouvelle version de sa Bible de Jérusalem. Dans son introduction au Livre de Josué cette bible d’aujourd’hui répète que les prétendus appels du Dieu des juifs et des chrétiens à massacrer tous les habitants des cités de Canaan, en veillant à ce qu’il ne reste pas un seul survivant, n’est en réalité qu’un appel à entrer dans le royaume de Dieu !
            Je trouve monstrueuse cette persévérante interprétation, et c’est elle qui, selon moi, doit être fermement rejetée.


          • jack mandon jack mandon 19 janvier 17:21

            @Pierre Régnier

            Je vous entends bien et partage votre inquiétude.

            Je crois que l’on peut élargir le débat au monde et rechercher les causes profondes qui détruisent les valeurs authentiques de l’humanité.

            En synthèse

            Au XIXe siècle, ce n’est pas un Dr en médecine qui a révolutionné la chirurgie, mais un Dr en chimie, Pasteur.

            Quand on n’est pas prisonnier d’un système, notre intelligence est plus créative.

            Françoise Dolto, en qualité de psychanalyste et pédo-psy, nous éclaire merveilleusement sur Jésus et les évangiles.

            Un exemple bien vivant celui-là par la puissance de sa verve. Il a pour la personnalité de Jésus et pour les évangiles des propos très éclairants.

            Francis Cousin, ante-socratique de notre temps, hegelien et marxiste.

            Le lien profond entre ces personnages : L’âme et l’esprit ne sont pas dissociés. L’orient poétique, voire mystique et l’occident scientifique, voire dialectique, sont en harmonie en eux. Un équilibre naturel.


          • Shaw Shaw 19 janvier 11:08

            Bonjour Jack,

            ça faisait presque 18 moins que vous n’aviez pas publié, à tout le moins on peut vous faire confiance pour ne pas venir pondre sur Agoravox des instantanés dérisoires.

            Là c’est du synthétique de chez syncrétique, ou du syncrétique de chez synthétique, choisissez vous-même le plein qualificatif.

            Il y a quelque chose d’étrange (ou de lumineux j’espère plutôt) dans votre texte (dont j’avoue zapper l’incommensurable addition de savoirs à la sauce occidentale qui au final complexifient toujours plus sans jamais éclairer plus, mais si indispensables dans le même temps car ils enrichissent toujours plus l’expérience et la variété du récit de la vie), c’est que vous postulez si justement la matrice primordiale contenue dans le tao et ses deux déclinaisons tant antagonistes que complémentaires, le yin et le yang.

            Mais on le voit au fur et à mesure se dissoudre, pour ne rien en rester au final, sauf cette citation liminaire de Socrate, munificente de clair-obscur :

            Ces fragments inachevés d’une part qui renvoient à un autre temps, celui du tao alors peut être bien, et nécessairement inconnu alors d’Heraclite lui même.

            qui se disperse en particularités subjectives alors que le monde aurait toujours été un d’autre part.

            Partant pour les éveillés comme pour les sceptiques (d’orient et d’occident, et vice et versa), ne « suffit-il » pas d’épurer et de remplacer particularités subjectives par particules subjectives ?

            A savoir que l’harmonie naît et se résout, au prix de transformations silencieuses, dans l’admission d’un contenu de l’univers objectif (mais toujours évanescent -quelque soit le bout par lequel on le prend) quand on établit par soi-même le bon rapport être tout émetteur et tout récepteur qui puisse être : ni création, ni « in-création », mais simplement et toujours une juste relativité entre soi et les autres.


            • Shaw Shaw 19 janvier 11:22

              @Shaw

              Oups lire ...18 mois... au début

              ...bon rapport entre tout émetteur

              ... à la fin.


            • jack mandon jack mandon 19 janvier 15:22

              @Shaw

              George Bernard ?

               

              Toujours bon pied bon œil le pygmalion…tu parles, antique, mieux mythique !

               

              Quand un papier se transforme en tapis volant pour un voyage impromptu et littéraire au royaume unis et bien plus loin encore, sur les ailes intemporelles du Tao…j’émerge enfin, il était temps.

               

              Merci pour votre humour et votre aisance verbale au contenu aérien et philosophique apaisant. 

              jack


            • Shaw Shaw 19 janvier 15:51

              @jack mandon

              Je suis assez Shaw pour son côté du genre à se servir des Oscars et autres honneurs reçus pour caler les portes smiley , car c’est avant tout un diminutif de mon pseudo Shawford qui lui même renvoie à un lieu féerique à mes yeux, petit quartier niché dans les hauteurs de la capitale d’une petite île de la Caraïbe.

              Pour le reste bravo et merci à mon tour pour votre faculté à émerger si haut !


            • jack mandon jack mandon 19 janvier 16:42

              @Shaw

              Il semblerait que besoin de mettre des mots sur les choses, soit proportionnel au pressentiment d’un danger qui menace notre intégrité. C’est l’explication que l’on formule au caractère éveillé des ante-socratiques. Aux millénaires paléolithiques infinis dont ils sont pétris, ils vont traverser une époque tragique, la révolution néolithique :

              « Tous les peuples se couvrent de honte lorsque l’on se réfère à une société de philosophes si merveilleusement exemplaires : celle des premiers maîtres en Grèce, Thalès, Anaximandre, Héraclite, Parménide, Anaxagore, Empédocle, Démocrite, et Socrate. Tous ces hommes sont taillés tout d’une pièce et dans le même roc. Une stricte nécessité régit le lien qui unit leur pensée et leur caractère. Toute convention leur est étrangère, car la classe des philosophes et des savants n’existait pas à l’époque. Ils sont tous, dans leur grandiose solitude, les seuls qui, en ce temps-là, aient vécu pour la seule connaissance. Tous possèdent cette vigoureuse énergie des anciens par quoi ils surpassent toute leur postérité, l’énergie de trouver leur forme propre, et d’en poursuivre, grâce à la métamorphose, l’achèvement dans son plus infime détail et dans son ampleur la plus grande.  » Frédérick Nietzsche - La philosophie à l’époque tragique des Grecs


            • jack mandon jack mandon 19 janvier 17:46

              @Shaw

              Curieuse et fantasmagorique l’icône du Tao fragmenté.. Il s’agit bien de l’espace yang, en virgule respiratoire. Cependant au coeur du symbole, la composante féminine de noir vêtue, allégeance naturelle aux mystère féminin, métamorphosée en carré matériel et viril de walkyrie...ainsi naissent les légendes nordiques.

              Bonne soirée

              Jack


            • Gollum Gollum 20 janvier 10:36

              @jack mandon

              J’en profite pour rappeler la profonde parenté d’esprit entre le vieux sage Lao Zi, et sa logique bien spéciale, avec la logique christique... On en avait largement débattu à une certaine époque.. smiley


            • Shaw Shaw 20 janvier 11:41

              @jack mandon

              Merci de vous être intéressé à mon avatar, qui a bel et bien vocation à faire œuvre de syncrétisme sur ma participation à AV depuis plus de 13 ans, et qui après un nombre assez faramineux de métamorphoses pseudotesques et de transes de troll lucide m’ont fait adopté à cet instant ce Totem, qui pour le compte relève surtout de la synthèse car fruit d’une analyse pied à pied..

              De la légende nordique je retiens surtout à la nécessité de se faire Troll après s’être fait/consacré soi-même Dieu parmi non pas une multitude mais un nombre relatif de pairs qui se partagent l’Univers au regard de la conscience Universelle, en tant que l’expression unitaire du tout mais aussi comme miroir des âmes intemporelles qui s’en extraient, s’identifient au delà de l’éphémère corporel et convergent vers un juste milieu entre le tout et le rien.

              Et cette trajectoire, les islandais de Kaleo (on peut difficilement faire plus nordiques) le disent très bien en chanson dans « Way down we go » (et je vais en venir au Rock juste après justement) :
              https://www.youtube.com/watch?v=9WIU5NN1Q0g
              Avec la trad ang/fra :
              https://www.lacoccinelle.net/1088304-kaleo-way-down-we-go.html

              Toussa pour dire donc que pour la partie syncrétisme primordial, c’est tout à fait ça le symbole du yin et le carré matériel, mais pas tant en Walkyrie, plus en 5eme Élément comme renvoi à la source profane du film de Besson.

              Et comme une translation synthétique aussi bien que que syncrétique toute personnelle que j’ai opéré entre les éléments essentiels européens/occidentaux et ceux chinois/orientaux.

              4 chez nous, 5 chez les chinois où manque l’élément AIR, qui si on y pense bien y serait en fait décomposé en BOIS et MÉTAL (qui nécessairement sont des décompositions des trois autres éléments communs : EAU, TERRE, FEU qui sont les composés organiques primordiaux face à l’AIR comme expression du vide primordial).

              Ce symbole de l’AIR, qui vient se placer au cœur du symbole du Yin, est en fait ici la reproduction de la pochette du Disque Dark Side of the Moon des Pink Floyd, autre référence profane musicale Rock, mais qui permet pour moi de formuler un syncrétisme/synthèse audible de partout dans le monde moderne avec tant une musique que des paroles qui font résoner en toutes circonatnecs les vibrations primordiales
              .
              Et sur cette pochette d’album, c’est bel et bien l’élément AIR qui figure dans une allégorie façon 5eme Élément, où en fait la lumière jusqu’ici fondue en noir en blanc s’y réfracte pour faire ressortir toutes les couleurs de la vie.

              Mais bah c’est juste, mon interprétation, mon rêve, celui d’une particule élémentaire, et c’est aussi comme ça que l’on peut voir cette virgule, en fait sa silhouette avec dans l’œil une conception bien particulière de l’Univers bottom to up and up to bottom. smiley smiley


            • Shaw Shaw 20 janvier 11:55

              @Jack

              D’ailleurs ça me fait penser que vous y avez donc vu un carré alors que c’est juste la fabrication de l’image par logiciel (sélection en carré) de ce qui vient se placer en principe en rond noir dans le symbole du Yin.

              Pour être raccord il faut en fait voir un triangle au milieu de l« œil » du Yin, ce rond noir au milieu de la virgule.

              Merci en fait, je fais ça cet am ! smiley smiley


            • Shaw Shaw 20 janvier 13:02

              @Jack

              Oups aussi, lire mon interprétation du yin au sein du yang, of course... et comme une mise en équilibre syncrétique !


            • jack mandon jack mandon 20 janvier 13:04

              @Shaw

              L’imaginaire n’a pas de limite formelle, bien sûr, en agrandissant l’icône, j’ai compris la savante complexité de l’édifice ésotérique. Quand on distille la vie au microscope l’on tombe dans les abysses de l’infiniment petit et j’en profite pour dire qu’à ce moment là, parce que c’est le sujet, les mots pour le dire sont d’une extrême pauvreté. Un clin d’oeil au prétendant de la forme...au détriment du fond,

              Bien content de vous connaître mieux.


            • Shaw Shaw 20 janvier 13:11

              @jack mandon

               smiley


            • jack mandon jack mandon 20 janvier 15:50

              @Gollum

              Tout à fait, et le Tao qui en est l’expression imagée, donc visuelle, vision atemporelle évoque la triade ou dialectique hegelienne à travers laquelle, depuis le début nous tentons de débattre, nous affrontant implicitement ou frontalement avec les légalistes formels aux conceptions binaires. La thèse manifestement représentée par la moitié nocturne ombrée, la femme yin portant en son centre lumineux l’animus, l’homme yang, l’imbrication en volute, chère au cancer, en creux inversée avec en son centre l’anima yin, dont le pharisien de l’histoire est malade, Dans l’histoire, Jésus et la synthèse, le cerclage des volutes antagonistes assemblées...la vie.

              Comme je citais dans le papier, Héraclite, un des phares ante-socratique nous dit
              « Ce qui est taillé en sens contraire s’assemble ; de ce qui diffère naît la plus belle harmonie, et c’est la discorde qui produit toutes les choses. » Héraclite

              Pour le sujet malade, en crise ou simplement simplet, il faut exterminer la différence, ce qui revient à s’amputer de la composante féminine qui est en nous.

              La sagesse de Jésus c’est d’être en prise avec le vivant, comme les phisiologues de la Grèce archaïque. C’est pour cela aussi que j’ai privilégié une représentation artistique à la fois érotique et sublimée, la synthèse accomplie par Bernini mais aussi par tout homme en quête de complétude.

              La dialectique en finalité s’accomplit en nous, la vie hélas quelque fois n’y suffit pas. Tant que les chrétiens médiévaux chercherons Jésus entre les alto-stratus et les cirrus floconneux et s’attarderont à la lettre dans le déni du contenant infini...

               .


            • Gollum Gollum 21 janvier 11:40

              @jack mandon


              La dialectique en finalité s’accomplit en nous, la vie hélas quelque fois n’y suffit pas.

              Oui, une seule vie ne peut suffire. smiley


            • jack mandon jack mandon 21 janvier 16:21

              @Shaw

              5 chez les chinois où manque l’élément AIR, qui si on y pense bien y serait en fait décomposé en BOIS et MÉTAL (qui nécessairement sont des décompositions des trois autres éléments communs : EAU, TERRE, FEU qui sont les composés organiques primordiaux face à l’AIR comme expression du vide primordial).

              Je conçois mieux la pensée d’Empédocle qui colle mieux avec mes recherches :
              « Les seuls vrais dieux sont le feu, la terre, l’air et l’eau »


            • Gollum Gollum 21 janvier 16:50

              @jack mandon & Shaw

              Je voulais réagir sur cette histoire des 5 éléments chinois, j’y viens donc..

              Ils ne sont pas 5 en réalité mais bien 4. En effet l’élément Terre chinois correspond au Centre de la Quaternité. Cet élément est à part donc. En Inde ils dénomment ce 5ème élément Espace. En Occident on y fait référence sous le terme d’éther.

              Quant à l’élément Bois il correspond au Printemps et donc à l’élément Air grec.

              Le Métal correspond à l’automne et à l’Eau grecque.

              La Terre grecque correspond à l’eau chinoise qui n’est pas la même que la grecque.

              Avec un peu de jugeote on arrive assez facilement à retrouver ses billes et à percevoir la profonde unité et similarité de ces classifications malgré les divergences apparentes qui ne déroutent que les superficiels.


            • jack mandon jack mandon 21 janvier 18:14

              @Gollum

              Les mots sont des véhicules mobiles, des contenants aux contenus variables et fugitifs à la mesure des projections que chacun opère. La communication vraie en est profondément altérée. L’imaginaire remplit alors l’espace, dans un concert ininterrompu de duperies.et chacun en sa cécité se retrouve bien seul.

              Les aveugles de Charles Baudelaire

              Contemple-les, mon âme ; ils sont vraiment affreux !
              Pareils aux mannequins ; vaguement ridicules ;
              Terribles, singuliers comme les somnambules ;
              Dardant on ne sait où leurs globes ténébreux.

              Leurs yeux, d’où la divine étincelle est partie,
              Comme s’ils regardaient au loin, restent levés
              Au ciel ; on ne les voit jamais vers les pavés
              Pencher rêveusement leur tête appesantie.

              Ils traversent ainsi le noir illimité,
              Ce frère du silence éternel. Ô cité !
              Pendant qu’autour de nous tu chantes, ris et beugles,

              Éprise du plaisir jusqu’à l’atrocité,
              Vois ! je me traîne aussi ! mais, plus qu’eux hébété,
              Je dis : Que cherchent-ils au Ciel, tous ces aveugles ?

               


            • Jean Keim Jean Keim 20 janvier 09:06

              Il y a bien évidemment plusieurs états d’esprits possibles pour aborder un livre quel qu’il soit et notamment la bible et plus précisément les Évangiles, pour ces derniers certains veulent y voir la continuité, la perpétuation d’une connaissance très ancienne, transmise par l’entremise d’une chaîne d’initiés... c’est un état d’esprit parmi tant d’autres, c’est rassurant et cela permet toutes les interprétations possibles, comme par exemple les textes dits « évangiles apocryphes », dont la teneur souvent est une vision très personnelle de son (ses) auteur(s) qui parfois utilise(nt) comme pseudo le nom d’un personnage important mentionné dans le nouveau testament pour donner du poids à leur écrit.

              Il y a à mon sens deux livres écrits par Claude Tresmontant qui approchent de très près les textes des évangiles originelles :

              > « Le Christ hébreu » qui explique comment les évangiles ont été écrites, en bousculant notablement l’histoire, en démontrant notamment que les 4 textes ont été rédigés primitivement en hébreu, ceci avant la destruction du temple par Titus en l’an 70.

              > « Les évangiles Jean, Matthieu, Marc, Luc », réécrites à partir d’une version en langue hébraïque qui aurait précédé le texte grec, le résultat est bien souvent surprenant.

              Au sujet de l’appréhension de son message, Jésus donne une clef dans son célèbre sermon : « Heureux les simples en esprits car c’est à eux (qu’appartient) le royaume des cieux. » Mat 5, 3, bien évidemment il ne fait pas allusion aux simples d’esprit, mais à ceux dont l’esprit n’est pas trop encombré pour avoir encore une ouverture.

              Quand au sens de son message, là encore il l’explique sans embases dans son entretien avec Nicodème, cf Jean 3, 1-21, l’essentiel d’ailleurs se trouve dans l’évangile de Jean, ce Jean qui n’est pas l’apotre éponyme, relate l’episode de Lazare « l’endormi » dont il est le seul à avoir compris le sens.


              • Gollum Gollum 20 janvier 10:34

                @Jean Keim

                Au sujet de l’appréhension de son message, Jésus donne une clef dans son célèbre sermon : « Heureux les simples en esprits car c’est à eux (qu’appartient) le royaume des cieux. » Mat 5, 3, bien évidemment il ne fait pas allusion aux simples d’esprit, mais à ceux dont l’esprit n’est pas trop encombré pour avoir encore une ouverture.

                On peux très bien aussi y voir l’éloge de ceux qui ont beaucoup de savoirs, d’ordres divers, mais qui savent unifier ces savoirs divers et éclatés. Pour en retirer la moelle interne. Dès lors ces gens là ont un esprit simple parce qu’unifié ils ont accédé à l’Un au sens de Plotin et les divers savoirs qui ont permis cette ascension n’ont plus d’utilité réelle et peuvent dès lors être abandonnés..

                En bref, simplicité d’esprit ne rime en aucun cas avec rejet des savoirs, de l’intelligence, mais a tout à voir avec une capacité gnostique.


              • jack mandon jack mandon 20 janvier 12:50

                @Gollum

                Un peu en décalage, comme le dirait Gollum

                La puissance métaphorique de l’évangile habite le langage qui constituera le contenant foisonnant du vivant…cela vous le pensez bien n’a rien à voir avec les mots, sacrés ou profanes, des textes fussent-ils des évangiles ou se mêlent les cultures et les civilisations. J’ai compris cela au terme de ma première année de théologie assommante et perturbante. Je compris alors que traduire était aussi trahir. A ce niveau de dissection et de dispersion de la connaissance, on détruit jusqu’au bon sens de la terre.

                A cela par exemple, j’évoque Albert Schweitzer qui, malgré ses talents et surtout ses titres universitaires, au demeurant impressionnants, il était musicien, musicologue, organiste, théologien, pasteur, écrivain, philosophe et médecin, prix Nobel de la paix 1952. Malgré la charge considérable de la société marchande, la somme de crétinerie universitaire que cela représente, et tout de même en passant, la prise de tête que soulève son nom « Schweitzer » pour le français moyen que je suis…

                Je voulais dire que malgré toutes les aliénations culturelles et matérielles de la société de l’avoir, il sut rester l’homme de la communauté de l’être en restauration. Il avait l’esprit simple dont parle Gollum, l’esprit qui synthétise le monde, le distribue avec une simplicité légendaire. Dans ce sens, il fut le jardinier et l’ouvrier du bâtiment pour son hôpital et son village de Lambaréné. (en somme un ante-macreux, l’antonyme du crime secret en costume.)

                Pour terminer et pour répondre à tous les protecteurs de la loi et des saintes écritures, qui évoquent pour moi les pharisiens et autres fous de dieu, les spécialistes des lapidations, la racaille des cités et la racaille d’en haut qui lui ressemble et qui consomme sa drogue,distille l’immigration, la partition, les conflits et les guerres depuis le début des temps, le monument humain que représente Schweitzer, au soir de sa vie…

                Au soir de sa vie, « La volonté de justice, le sens de l’humain et l’exigence de vérité forment ensemble le fondement du Royaume de Dieu. » Schweitzer n’a jamais varié sur ce point décisif de sa pensée.

                 

                 

                 


              • Jean Keim Jean Keim 20 janvier 14:08

                @Gollum

                Ce que dit Jésus avec les mots de son époque, ce que dit une autre source contemporaine cette fois-ci avec une vocabulaire actuel, et ce qui pour moi est une évidence, est que la pensée qui est un processus, je n’en dit rien d’autre, ni en mal ni en bien, ne peut pas accéder à l’inconnu, autrement dit elle ne peut pas accéder à ce qu’elle ne sait pas – le dire est un truisme – et donc si pour comprendre l’inconnu « le Père » comme l’appelle notamment Jésus, nous utilisons notre savoir, le résultat si résultat il y a, ne sera que pure spéculation, une abstraction, un concept, comme en sont pleines la religion, la philosophie, l’économie, la politique etc., bref toutes les idéologies, c’est-à-dire une somme d’idées.

                Nous pouvons si ça nous chante, décomposer les pensées en pures pensées, en pensées élevées, en pensées triviales..., cela restent des pensées, le classement des pensées en catégories est le processus de la pensée, comme faire référence au penseur qui pense, la pensée a néanmoins son utilité, à chacun de le percevoir, les évangiles parlent d’elles en les définissant comme le malin, le prince de ce monde, depuis cette époque jusqu’à notre humanité actuelle, qui n’est plus la même, le mental s’est énormément densifié, parallèlement avec l’importance grandissante de l’argent, c’est d’ailleurs le même mouvement.


              • kalachnikov kalachnikov 20 janvier 16:20

                @ Jean Keim

                Ce livre, c’est une compilation et c’est une compilation choisie qui a été faite non pas pour des motifs mystiques mais bien terrestres d’aliénation de l’individu.


              • Jean Keim Jean Keim 20 janvier 17:31

                @kalachnikov

                Je respecte votre point de vue, chacun résulte d’un parcours de vie, je n’échappe pas à cette règle.

                J’ai cité plus haut deux ouvrages écrit par C. Tresmontant et bien entendu ils ont une influence sur mon point de vue, je précise que si pour moi ses deux livres sont remarquables par leurs perspectives, je ne suis pas pour autant un adepte de leur auteur fervent catholique si j’en crois mes sources.

                Dans la Bible seuls les évangiles me parlent, ces 4 « reportages » écrits sur le vif, comme le démontre avec intelligence Tresmontant, sont bien un héritage spirituel et non pas une tentative d’aliénation mentale comme le sont généralement les religions, y compris celle de Paul.

                Je sais qu’il y a un courant de pensée qui prétend que Jésus n’a pas existé, qu’il est une pure abstraction, le prouver s’avère impossible, le contraire également, je ne veux pas polémiquer, ça ne m’intéresse pas (plus), le message de Jésus recèle une extraordinaire puissance de vérité, je la perçois d’autant plus dans les 4 évangiles traduitent par C.T., c’est mon aperception, je ne suis pas pour autant un illuminé.


              • Gollum Gollum 21 janvier 11:36

                @Jean Keim

                Non, Jésus ne dit pas la même chose que Krishnamurti. 

                Pour une bonne raison, ce n’est pas le même milieu culturel. Eh oui l’Indien est habitué à remettre en cause la pensée cela fait partie quelque peu de son bagage culturel et Krishnamurti n’y échappe pas. Le Bouddhisme s’est fondé quelque peu là-dessus.

                Dire que la pensée ne sait pas accéder à ce qu’elle ne sait pas est une erreur factuelle. Il suffit de voir les progrès énormes des sciences où des tas de choses étaient cachées et ne le sont plus.

                Ce que les évangiles désignent comme le malin c’est le mental dualiste qui divise. L’Inde fait pareil d’ailleurs. Ce n’est pas la pensée. Bref, ne pas confondre pensée et mental.

                Il y a des processus unificateurs dans la psyché. Quand je regarde une chaise vue d’un certain point de vue, puis d’un autre, et encore un autre, mon cerveau est capable d’opérer un processus unificateur de toutes ces images pour en forger le concept unique : chaise. J’aurai beau regarder cette chaise de n’importe quelle façon ces images multiples feront toujours une chaise.

                Il s’agit là d’un processus gnostique. C’est-à-dire que la chaise unique s’est révélée à moi après tout un processus en apparence fait d’images multiples. C’est un acte de connaissance.

                De la même façon Dieu peut se révéler par des processus divers de connaissances. C’est à cela que servent les paraboles de tous les textes religieux. Quand ils sont authentiques bien sûr. Et en plus compris correctement. Ici je refuse tout démocratisme tel celui véhiculé par la plupart des « chrétiens ».

                Pour en revenir à Jésus il remet en cause la logique triviale (aristotélicienne) dualiste. Par ses paraboles. Notamment la phrase : les derniers seront les premiers est analogue à un koan japonais ou à un aphorisme de Lao Zi.

                On en déduit qu’il est possible d’avoir une pensée non plus fondée sur la logique dualiste binaire mais sur une logique autre capable de transcender les oppositions. 

                Et ainsi d’accéder à l’Un. Ce sont les fameuses clés de la connaissance égarées par les pharisiens.

                Cette logique permet d’échapper à toutes les tares de la pensée dualiste. On la retrouve chez Lao Zi, dans certaines phrases du Christ et dans nombre de vues de Nietzsche.. Elle permet notamment d’échapper au moralisme.

                Il n’en reste pas moins que cette logique n’est qu’un outil. Il ne garantit pas l’accès automatique à l’Un qui participe plus ou moins (selon les diverses traditions spirituelles) d’une élection pré-natale. (Là je sens que je vais en scandaliser plus d’un). 

                Vouloir se passer de cet outil c’est vouloir accéder au sommet d’un arbre en se passant d’échelle : échec assuré.

                J’en reviens à Pascal L et à son amour. Il ne se rend même pas compte que cet amour peut-être soumis à l’entropie. Les chrétiens parlent toujours d’amour des autres mais ils oublient pourtant la mise en garde du texte. L’amour des autres vient en second. L’amour de Dieu doit le précéder et en être le socle. Sinon l’amour des autres est impossible. Ou médiocre. Or aimer Dieu cela veut dire faire Un avec lui. Bref, être comme le Christ. Être Christ aussi

                C’est cet oubli qui explique le christianisme guimauve et sentimentaliste de notre époque moderne. Bien évidemment devenir Un avec Dieu est impossible. Humainement. Le Christ ne cesse de lie proclamer et pourtant les « chrétiens » ne cessent de l’oublier. 

                Le message de Jésus est radical. Aussi radical que celui de Krishnamurti. Et un message radical mal compris et mal vécu dégénère en général en poison mortel.


              • Jean Keim Jean Keim 21 janvier 19:45

                @Gollum

                Comme je l’ai écrit à Kalachnikov, la polémique ne m’intéresse plus, toutefois quand vous écrivez : « Vouloir se passer de cet outil c’est vouloir accéder au sommet d’un arbre en se passant d’échelle : échec assuré. » cela est curieux, comme si une échelle était indispensable pour grimper dans un arbre, quand j’étais gamin, j’adorais grimper dans les arbres, je n’ai jamais utilisé une échelle, l’échelle est ce qui se met entre soi et l’arbre, elle est utilisée à l’instar d’une méthode quand une un résultat (rapide) avec un profit sont escomptés, la recherche de l’échelle prend de l’importance, elle devient la quête.


              • Gollum Gollum 22 janvier 09:22

                @Jean Keim

                Vous tombez dans la facilité cher ami. Vous avez très bien compris mon image que vous essayez, de façon maladroite, de ridiculiser.

                Quant à dire que la recherche de l’échelle devient la quête elle-même, tout mon discours montre le contraire mais vous faites comme si...

                Quant à grimper à l’arbre à mains nus, puisque vous grimpiez dans les arbres (moi aussi), il s’agit aussi d’outil, l’outil étant vos mains et vos jambes. Donc votre diatribe tombe à plat.

                M’enfin bon, restons en là. Il y a longtemps que j’ai compris que j’avais affaire à un psychorigide. D’où votre refus de la polémique et vos prêchi-prêcha habituels qui n’intéressent que vous. Quand on est sûr d’avoir tout compris... smiley



              • kalachnikov kalachnikov 20 janvier 13:24

                Mouais, le problème, c’est déjà d’accorder crédit à des histoires, une philosophie, en un mot tout un folklore typiquement juif dont nous n’aurions jamais dû entendre parler sans le prosélyte psychopathe Paul.

                Parce que pour exporter ce romanesque grandiloquent, il a fallu aussi et tout d’abord implanter le substrat, la culpabilité, dont nul peuple sur terre, autre que juif, n’avait jamais entendu parler. Et bref, voir du merveilleux dans cette ordure, ce n’est rien d’autre qu’admettre la réalité préalable du Péché, que cela est, etc. En fait, toute une vision grandiose de l’Homme, qu’il est est une ordure ambulante à redresser.

                ’Je ne me vois jamais dans les conseils du Christ ; ni dans les conseils des Seigneurs, – représentants du Christ.’



                • Shaw Shaw 20 janvier 14:13

                  @kalachnikov

                  T’es quand même vachement mieux en incarnation hic & nunc de Rimbaud (pour ses mœurs ça te regarde ! smiley smiley smiley ) que d’Arthaud (nous dirons son incarnation ultime version trash auto-damnée) ! ^^ smiley


                • jack mandon jack mandon 5 février 19:58

                  Dans le texte, c’est à travers l’évangile de Jean 8, que j’entendais faire émerger des réactions. Mais comme il est bien connu que la plupart des gens ne lisent que la première ligne d’un papier, alors tout le monde s’est égaré dans les méandres d’une pseudo exégèse. Historiquement, pour simplifier, nous sommes dans une espèce de révolution néolithique qui extermine la communauté de l’être où le matriarcat était naturel. La thora mosaïque impose un patriarcat sans partage. Si l’on s’intéresse à Hegel et à Jung, pour ce dernier, à la dialectique du moi et de l’inconscient, on comprend mieux que la femme originelle s’enracine profondément dans le matriarcat. Dans l’inconscient collectif féminin il dessine une société au sein de laquelle l’autorité parentale légale est seulement maternelle. C’est aussi une société dans laquelle la liberté sexuelle existe. Dans ce système, les histoires amoureuses étaient vécues indépendamment des affaires familiales. Le « père » n’existait pas. La mère élevait son enfant en fratrie où avec les membres d’une tribu avec laquelle elle partageait sa vie. Sa liberté sexuelle était totale. Ce qui n’écarte pas l’engagement dans une relation durable et même exclusive. Ce système perdure encore dans certaines sociétés africaines. Dans Jean 8, la compréhension, la synthèse est assurée par Jésus le sage de la triade, entre le pharisien mosaïque légaliste, l’antithèse, et la femme « condamnée » la thèse d’un amour incompris. Tout ceci est hors de portée du dogmatisme religieux.


                • jack mandon jack mandon 10 mars 10:39

                  @Jack Mandon

                  PS : Dans un soucis de précision,
                  j’ai omis le nom du principal cosmologue inspiré, qui visualisa avec une belle intuition, le monde solaire et ses satellites : Anaximandre, en complément du passage du texte ci-dessous) L’Apeiron dans le tout du monde sacral est le fruit de sa sur- indifférenciation, à travers les deux mythes qui l’habitent, Gaïa et Hadès.

                  "Les ante-socratiques ont une philosophie poétique, globale et docte. Thalès, Anaximène et Xénophane par exemple considèrent qu’à l’origine, le monde est unitaire dans un principe fondamental infini et indéfini source du tout devenir, l’Apeiron. Le « dive », le divin non personnalisé, préside à l’auto-mouvement du monde, il est le ciel lumineux des émergences infinies éternelles. L’homme a émergé de l’élément fusionnel aquatique."



                • Shaw Shaw 10 mars 10:58

                  @jack mandon

                  Bonjour,

                  votre post scriptum du jour qui vient 1 mois et 5 jours aprés votre commentaire du 5 février m’a amené à lire celui-ci.

                  Vous y parlez de l’égarement de vos commentateurs par rapport à Jean 8, qui traite de cette discorde immémoriale et du retour à une forme d’unicité, n’est-ce pas ?

                  Et vous osez donc dire que certain se seraient perdus dans l’exégèse plutôt que de résoudre celà en abordant l’indifferenciation ???

                  Et bien mon Dieu, je me demande pourquoi j’ai perdu du temps à commenter exactement dans le sens voulu, et de par l’expression même de mon avatar qui se voulait force de proposition.

                  Vous me décevez, Jack !!!! smiley smiley smiley smiley smiley


                • jack mandon jack mandon 10 mars 13:36

                  @Shaw

                  Votre intervention fut céleste, ne mélangeons pas les genres.


                • Shaw Shaw 10 mars 15:19

                  @jack mandon

                  Mais ça va mieux en ayant ..à ce stade.. envie de pouvoir mettre un smiley joues qui rougissent ! smiley smiley smiley


                • sylviadandrieux 10 mars 15:48

                  J’aime lire et je le fais avec plaisir vos textes. Mais la plupart du temps, ils me fâchent. 

                  Qui peut dire ce qu’un certain Jésus a dit ou écrit sur le sol ? 

                  Qui peut aujourd’hui encore affirmer que ce que les disciples de ce Jésus ont écrit dans leurs évangiles est vraiment la parole de celui-ci ?

                  La faute originelle de la Femme c’est ce dont les hommes parlent le mieux.

                  Pour fauter, il faudrait peut-être être deux. L’homme qui faute est aussi un adultère au même titre que cette femme. Mais les coups de fouet donnés par l’homme sur le dos de la femme sont plus cruels et celle-ci peut difficilement le lui reprendre pour se défendre. 

                  Mes mots sont simples et nullement emprunts de grandiloquence, je ne sais pas l’écrire. Pourquoi faut-il aux hommes de tant écrire disséquer une parole envolée oubliée mais tellement et tellement remaniée au fils du temps.

                  Qu’avaient-ils à craindre des femmes, tous ces hommes, pour toujours avoir voulu les manipuler les rabaisser soit au rang de mère ou celui de putain ?

                  Mettre au monde un enfant par an les voir mourir tout aussi régulièrement ce n’est plus de la maternité. 

                  Sinon la parole de Jean ou de Luc ne m’intéresse guère, tant qu’il n’y aura pas de preuves de leur fondement de leur véracité et de leur existence. 


                  • jack mandon jack mandon 10 mars 17:16

                    @sylviadandrieux

                    Qui peut dire ce qu’un certain Jésus a dit ou écrit sur le sol ?

                    Le temps et l’espace aidant, personne ne peut envisager de dire quoi que ce soit sur les pérégrinations d’un dénommé Jésus sans un minimum de confiance dans les nombreux recoupements, historiens romains, Tacite par exemple,les notes araméennes d’une minorité d’auditeurs présents lettrés comme Matthieu, les contradicteurs talmudiques ultérieurs, les premières versions retraduites en grec ancien au début de l’aire chrétiennes...etc.


                    Pour un nombre important de croyants et de chercheurs qui pensent en tout et ne croient en rien, ce personnage mythique ou historique représente l’intemporalité, porteuse d’un souffle humaniste et spirituel. Jésus, 2000 ans d’histoire humaine chaotique, partagée entre créativité et tempêtes religieuses, politiques et guerrières...ainsi perdurent les systèmes séculaires des inspirés ou non. Le souffle du temps.

                    Ce qui fait dire au poète, Jacques Prévert, chaleureux mais révolté et blessé...

                     

                    Notre Père qui êtes aux cieux
                    Restez-y
                    Et nous nous resterons sur la terre
                    Qui est quelquefois si jolie

                    ...Avec toutes les merveilles du monde
                    Qui sont là
                    Simplement sur la terre
                    Offertes à tout le monde
                    Éparpillées
                    Émerveillées elles-même d’être de telles merveilles
                    Et qui n’osent se l’avouer
                    Comme une jolie fille nue qui n’ose se montrer
                    Avec les épouvantables malheurs du monde
                    Qui sont légion
                    Avec leurs légionnaires
                    Avec leur tortionnaires
                    Avec les maîtres de ce monde
                    Les maîtres avec leurs prêtres leurs traîtres et leurs reîtres


                    Avec les saisons
                    Avec les années
                    Avec les jolies filles et avec les vieux cons
                    Avec la paille de la misère pourrissant dans l’acier des canons.

                      

                    Peut être faut il poser les vraies questions ?

                    Au plaisir


                  • jack mandon jack mandon 28 mars 11:21

                    @jack mandon

                    En passant, puisque je n’arrête pas de passer, « Une aire qui ne fût pas toujours une ère de repos dans l’histoire ».


                  • jack mandon jack mandon 28 mars 11:11

                    A travers la Phénoménologie de l’esprit de Hegel, qui lui-même s’inspira en particulier des présocratiques Héraclite, Parménide, Empédocle, des modes de développement s’offrent à tous. « A tous » est le juste mot, tant cela demande courage et persévérance pour un groupe de curieux en recherche de vérité. Le collectif accueille en partage de lecture, de réflexion et d’échange, ce qu’un sage a produit dans l’universalité de sa conscience. Il se nommait F. Hegel (1770-1831) il était contemporain à Napoléon Bonaparte*. Avec ces deux génies aux destins croisés on pourrait ajouter le juste G. Babeuf, les romantiques et universalistes, F. Schiller et V. L. Beethoven.

                    *Chacun d’eux, Napoléon et Hegel, furent frappés par les effets terrestres d’une éruption volcanique en Asie. Le Tambora. Napoléon à Waterloo (1815) dût affronter, dans l’immédiat, des trombes d’eau inhabituelles qui immobilisèrent son armée dans la boue. Ce qui servit Wellington qui avait à priori choisi une stratégie de mobilité. 16 ans plus tard, les conséquences en forme de pandémie décimèrent l’Europe par une épidémie de choléra. Hegel en perdit la vie. La nature, la culture, le mouvement et l’histoire, le monde est un. C’est la vision présocratique.

                    La triade de l’article met en mouvement trois personnages, la femme accusée, le pharisien et Jésus le sage. En finalité, ces trois personnages réels sont aussi des moments de la conscience en évolution.

                    Il faut donc distinguer ce qu’une chose, ou un être est, l’en soi, la femme accusée) la conscience qu’on en a (le pour soi, le pharisien) et la science de celle-ci qui peut s’édifier (Jésus l’en soi pour soi). Celle-ci dépasse et inclue les deux moments précédents. « Ainsi la science doit inclure la conscience, sinon elle n’est que l’en soi, n’est pas en tant qu’esprit, n’est seulement encore que substance spirituelle. Il faut que cet en-soi se manifeste et devienne pour soi-même. De ce fait, la science doit poser la conscience de soi comme ne faisant qu’un avec elle. » (Hegel). Le vrai est le tout, le tout est le vrai, la vie dans sa plénitude est le tout.

                    En qualité de modeste cherchant, j’ose affirmer que les écritures évangéliques, même sacrales, peuvent s’animer de multiples manières qui favorisent leur compréhension. Tout éclairage qui contribue à l’élargissement de la conscience est le bien venu. Si la vérité est intemporelle, nous sommes temporels, tributaires du temps et de l’histoire dans sa radicalité.

                     

                     


                    • Gollum Gollum 28 mars 12:20

                      @jack mandon

                      Bon, tu me demande de la contradiction. Je n’en ai pas à fournir, assez d’accord avec l’ensemble de ton post.

                      Le monde est Un.

                      Certes. D’ailleurs, à ce titre, Hegel était né avec un triangle Uranus/Neptune/Pluton, en signes de terre, ultra valorisé chez lui. Époque qui vit l’émergence du monde américain. Comme je n’ai pas lu Hegel je me garderai bien de faire une exégèse, mais je constate que l’homme est né à un moment cosmique de première importance et qu’il a dû en retirer quelque substantifique moelle... smiley


                    • jack mandon jack mandon 28 mars 16:29

                      @Gollum

                      Bon, tu me demandes de la contradiction. Je n’en ai pas à fournir, assez d’accord avec l’ensemble de ton post.

                      Allez bon, le serpent ,s’est assoupi

                      Le monde est Un.

                      Oui et le vrai c’est le tout.

                      Comme tu le soulignes, la croix des fonctions psychologiques, se superposent avec les quatre éléments et les pulsions Szondiennes.

                      Hegel a une belle métaphore pour illustrer la temporisation des idées qui traversent l’histoire :

                      La plante, elle aussi, connaît un développement progressif. Au départ simple bourgeon, elle s’épanouit : on voit apparaître un bouton, puis la fleur éclot, et donne un fruit. Or ce serait absurde de voir une contradiction entre le bouton et la fleur, ou entre la fleur et le fruit, de penser qu’ils se contredisent, et qu’il faut déterminer lequel des trois représente la vérité de la plante. Ce sont trois formes successives que prend la plante au cours de son développement, et l’un n’a pas plus de vérité que les autres, ou encore : chacun représente la vérité de la plante à un moment différent :

                      « Le bouton disparaît dans l’éclatement de la floraison, et l’on pourrait dire que le bouton est réfuté par la fleur. A l’apparition du fruit également, la fleur est dénoncée comme un faux être-là de la plante, et le fruit s’introduit à la place de la fleur comme sa vérité. Ces formes ne sont pas seulement distinctes, mais encore chacune refoule l’autre, parce qu’elles sont mutuellement incompatibles. Mais en même temps leur nature fluide en fait des moments de l’unité organique dans laquelle elles ne se repoussent pas seulement, mais dans laquelle l’une est aussi nécessaire que l’autre, et cette égale nécessité constitue seule la vie du tout. »(Hegel)

                      Il demeure dans la confrontation, comme Héraclite son inspirateur, mais tu le soulignes, il a des ressources natales qui lui confèrent une force tranquille en incorporant sensoriellement à la manière paysanne des valeurs trop souvent abstraites. Sa puissante fonction pensée introvertie, donc un peu maladroite mais intense et profonde, faisait d’abord sourire, il avait en plus un fort accent souabe...un berrichon prussien qui labourait en profondeur. C’est simplement dans les années 30 qu’il émergea en France, par l’intermédiaire d’un russe, Kogève. Traduit depuis par Hippolyte, Lefevbre, et Bourgeois. En fait, je te sollicite car il est indigeste et cela demande des échanges et partages. Il est raconté que des étudiants germaniques l’abordent en version française...ce qui expliquerait que Hitler est vu en lui, comme d’ailleurs en Nietzsche des prophètes pour sa cause misérable. Il est vrai que ce dernier (Hitler) était peintre en bâtiment et barbouillait bruyamment et surtout dangereusement. Il est conseillé de commencer par la phénoménologie de l’esprit, je te fais confiance, tu es un grand lecteur. La substantifique moelle rabelaisienne, comme tu le dis. Cherche bien dans ton inconscient, tu possèdes tous ses ouvrages dans ta bibliothèque intérieure.

                      Merci d’avoir répondu aimablement à ma demande.



                    • Gollum Gollum 28 mars 17:24

                      @jack mandon

                      Très bonne la citation de Hegel. Cela me donnerait envie de lire. J’imagine que ce doit être un sacré pavé.

                      Vision organique à laquelle je souscrit et qui demande d’avoir une vue d’ensemble, donc d’intégrer le temps pour pouvoir jauger convenablement les choses.

                      Vision plus orientale qu’occidentale où ce dernier juge dans un cadre étroit, spatiale ment, et temporellement aussi. Le scientisme ressort de cette vision étroite tout comme le moralisme. Et comme tu le sais je privilégie les auteurs qui sapent profondément ces façons de voir : Spinoza, Nietzsche, etc..

                      La croix des éléments est la meilleure approche de pensée dialectique. Dire qu’elle se trouve chez Aristote alors que sa logique est plutôt binaire (à moins que ce ne soit qu’une mauvaise lecture d’Aristote). Dans la logique dialectique des éléments chaque élément ne tire pas seulement son symbolisme, et sa signification, de lui-même, mais de sa confrontation dialectique avec le pôle complémentaire comme avec les autres pôles avec lesquels il est en relation. Bref, il s’agit d’un tout et ce tout divisé en 4 ne doit pas faire oublier qu’il s’agit d’un tout.

                      Avec, bien évidemment, des circulations d’énergie, entre les différents pôles de ce tout. Notamment il y a potentialisation de l’intuition quand la sensation s’actualise et inversement selon la logique de Lupasco.

                      Ce qui traduit en langage courant veut dire que : Quand nous sommes bien assis sur cette terre, en mode sensation, et dégustation, nous n’avons plus d’inquiétude métaphysique vis-à-vis de l’autre monde, et inversement quand nous sommes obsédés par l’autre côté des choses nous devenons inadaptés pour les choses triviales d’ici bas. D’où le fait que les grands athées sont souvent signes de terre (Marx, Lénine, Freud) et les métaphysiciens de signes d’eau (Hugo, Abellio, Guénon)..

                      Bon, bref, il n’y a pas de hasard et tout est logique, profondément, ici bas. smiley


                    • jack mandon jack mandon 28 mars 20:48

                      @Gollum

                      Très bonne la citation de Hegel. Cela me donnerait envie de lire. J’imagine que ce doit être un sacré pavé.

                      600 pages et plus...dense, abyssal, dantesque.

                      Vision organique à laquelle je souscris et qui demande d’avoir une vue d’ensemble, donc d’intégrer le temps pour pouvoir jauger convenablement les choses.

                      Et justement l’histoire prend racine et développe ses méandres de lumières et d’ombres, de vrai et de faux. Jung a pompé chez Hegel, il en a fait une bande dessinée ludique dans la dialectique du moi et de l’inconscient, ça aide pour accrocher Hegel. A ce propos Jung se disait un peu indisposé par Hegel.

                      Vision plus orientale qu’occidentale où ce dernier juge dans un cadre étroit, spatiale ment, et temporellement aussi. Le scientisme ressort de cette vision étroite tout comme le moralisme.

                      L’émergence culturelle de la Grèce archaïque est anatolienne, creuset magique médo-persan, babylonien. La plupart des penseurs matinaux ont fui la Turquie souvent dérangés par les mouvements du géant perse, pour se réfugier principalement dans le Sud de l’Italie. Comme tu le sais, ce sont des régions très riches en architectures et sculptures archaïques, doriennes et ioniennes. Héraclite (l’homme qui pleurait) est l’exception. Il s’accrocha à Delphes malgré les destructions nombreuses par le feu qu’infligeaient les perses. Son livre majeur qu’il avait confié au temple d’Artémis fût brûlé. Les fragments dont nous disposons nous rassure, il connaissait la duplication.

                      Et comme tu le sais je privilégie les auteurs qui sapent profondément ces façons de voir : Spinoza, Nietzsche, etc.

                      Oui moi aussi

                      La croix des éléments est la meilleure approche de pensée dialectique. Dire qu’elle se trouve chez Aristote

                      Empédocle l’a inspiré lui qui clamait impunément que les seuls vrais dieux étaient le feu, la terre, l’air et l’eau...ce qui lui valut peut être un plongeon sans retour dans la bouche de l’Etna. La légende rapporte que l’on trouva l’une de ses sandales d’airain à proximité de la gueule du géant.

                      alors que sa logique est plutôt binaire (à moins que ce ne soit qu’une mauvaise lecture d’Aristote). Dans la logique dialectique des éléments chaque élément ne tire pas seulement son symbolisme, et sa signification, de lui-même, mais de sa confrontation dialectique avec le pôle complémentaire comme avec les autres pôles avec lesquels il est en relation. Bref, il s’agit d’un tout et ce tout divisé en 4 ne doit pas faire oublier qu’il s’agit d’un tout.

                      Oui c’est un auto-mouvement, une interaction permanente entre les composants actifs qui donne vie au tout de l’être qui fait le vrai. Néanmoins mes longues années de graphologie me parlent d’une certaine constance d’expression graphique qui tend à affirmer qu’une identité de l’âme ne varie pas profondément. Tu évoquais Nietzsche, le bipolaire, son intuition était particulièrement active et son humour très stimulant. Chez Hegel en revanche, la pensée introvertie, dense, profonde et par conséquent originale est labyrinthique et puissante.

                      Avec, bien évidemment, des circulations d’énergie, entre les différents pôles de ce tout. Notamment il y a potentialisation de l’intuition quand la sensation s’actualise et inversement selon la logique de Lupasco.

                      Très intéressant. La fonction inférieure est redoutable car elle se love dans l’inconscient, le moi arbore alors une relative dominante quand la fonction dite inférieure occupe l’Hadès à la manière de Perséphone. C’est un aspect de la dialectique jungienne du moi et de l’inconscient. Il semble ici que le dialogue est ouvert et interminable.

                      Ce qui traduit en langage courant veut dire que : Quand nous sommes bien assis sur cette terre, en mode sensation, et dégustation, nous n’avons plus d’inquiétude métaphysique vis-à-vis de l’autre monde, et inversement quand nous sommes obsédés par l’autre côté des choses nous devenons inadaptés pour les choses triviales d’ici bas. D’où le fait que les grands athées sont souvent signes de terre (Marx, Lénine, Freud) et les métaphysiciens de signes d’eau (Hugo, Abellio, Guénon).

                      Il me semble que Marx, qui d’ailleurs s’inspira beaucoup de Hegel est assez concerné par Poséidon, Le vocable en grec nous parle du feu de la terre et des mouvements terribles des océans. Neptune à la manière romaine occulte, il me semble, le caractère apocalyptique et métamorphique de tous les éléments naturels déchaînés. Rien ne sera plus pareil après Marx et cela dans la forme radicale, même si les capitalismes d’état russes et chinois ont inquiété cinq décennies avec leurs copies mensongères. Marx est l’ombre de Jésus, c’est à dire un Jésus en creux, une empreinte identique au modèle. Ils forment un tout, le tout de l’être, le vrai. Tous les deux nous parlent de Gaïa. Les perspectives se croisent et se vivent en miroir. Le matriarcat de la communauté de l’être. Maria de magdala pour Jésus, Jenny pour Karl, qui fut la colonne vertébrale de son oeuvre. Ombres et lumières pivotantes, complémentarités vitales.

                      Bon, bref, il n’y a pas de hasard et tout est logique, profondément, ici bas.

                      Merci de ton intervention.


                    • Gollum Gollum 30 mars 10:05

                      @jack mandon

                      600 pages ! Diantre. smiley Je m’en doutais.

                      A ce propos Jung se disait un peu indisposé par Hegel.

                      Je crois qu’il n’est pas le seul. Il me semble avoir lu des insatisfactions chez certains de mes penseurs préférés mais j’ai quelque peu oublié.

                      Néanmoins mes longues années de graphologie me parlent d’une certaine constance d’expression graphique qui tend à affirmer qu’une identité de l’âme ne varie pas profondément. 

                      Oui, sauf que là il s’agit de monsieur et madame tout le monde qui, en effet, ne changent quasiment pas.

                      La fonction inférieure est redoutable car elle se love dans l’inconscient, le moi arbore alors une relative dominante quand la fonction dite inférieure occupe l’Hadès à la manière de Perséphone. C’est un aspect de la dialectique jungienne du moi et de l’inconscient. Il semble ici que le dialogue est ouvert et interminable.

                      C’est moins la fonction inférieure qui pose problème que la fonction supérieure. Celle-ci se met à posséder, au sens propre, le moi, qui s’identifie à elle, et voyant tout à travers son prisme déformant : l’intellect pour l’intellectuel. Avec l’avidité de tout comprendre dans une quête interminable. Quête qui a tout de l’avidité quantitative. Les remèdes sont : refuser cette gloutonnerie et aller sciemment vers, non pas l’inverse, car maladresse assurée, mais les à coté, sensation et intuition, afin de cesser de fournir de l’énergie à la fonction supérieure. La fonction inférieure récupérera petit à petit des forces.

                      Arrive, enfin un état où la fonction supérieure cesse d’être gloutonne et devient un outil maitrisé. Bien évidemment ce que je dis peut être valable pour les autres fonctions.

                      Il me semble que Marx, qui d’ailleurs s’inspira beaucoup de Hegel

                      Oui. Il y a une dialectique marxiste. Malheureusement elle est binaire et non tétravalente. Restant binaire c’est une logique de confrontation et d’élimination. Les dominants cherchent à exploiter les dominés et ces derniers à les renverser. Bref, c’est une logique de guerre. Et il en fut bien ainsi.

                      Il faut d’ailleurs rajouter à ces deux classes marxistes, l’aristocratie et le sacerdotal, mais personne ne pourrait comprendre, en profondeur, ce que cela implique et veut dire. Toujours est-il que ces deux dernières castes correspondent aux éléments masculins, Feu et Air, spirituels, de notre croix des éléments.

                      Alors que la lutte des classes opposent deux castes, matérialistes. Il n’y a pas de hasard. smiley


                    • jack mandon jack mandon 30 mars 13:54

                      @ Gollum,

                      Il me semble avoir lu des insatisfactions chez certains de mes penseurs préférés mais j’ai quelque peu oublié.

                      Curieux, depuis quelques temps, les penseurs qui m’intéressent sont plutôt favorables à Hegel, les vents tournent dans mon Valais d’adoption, exclusivement au plan météorologique...humainement, c’est comme tu dis « cul de plomb »


                    • jack mandon jack mandon 30 mars 14:05

                      @Gollum

                      A propos de mon vécu graphologique

                      Oui, sauf que là il s’agit de monsieur et madame tout le monde qui, en effet, ne changent quasiment pas.

                      Indépendamment du linéaire temporel insipide, en graphologie, dans un souci d’élargissement expérimental, on se promène dans les siècles avec les personnages intemporels, au passé rutilant, artistes, chercheurs, scientifiques etc

                      Pour ces personnages d’exceptions, la vie continue à investir notre curiosité qui n’a de fin que dans nos propres limites vitales...comme pour l’astro.


                    • jack mandon jack mandon 30 mars 14:19

                      @Gollum,
                      La fonction inférieure est redoutable car elle se love dans l’inconscient, le moi arbore alors une relative dominante quand la fonction dite inférieure occupe l’Hadès à la manière de Perséphone. C’est un aspect de la dialectique jungienne du moi et de l’inconscient. Il semble ici que le dialogue est ouvert et interminable.

                      C’est une approche objective, la fonction archaïque inconsciente constitue la radicalité, le causal multiforme.
                      La fonction dominante sous les feux de la rampe, elle est cabotine, se métamorphose en prodrome, c’est le signe avant coureur...elle s’affole.

                      Mais en même temps, la dialectique nous invite à penser que c’est le signe d’une harmonie en devenir, le pour soi qui revient à l’en soi pour une synthèse. 


                    • jack mandon jack mandon 30 mars 14:44

                      @Gollum


                      Oui. Il y a une dialectique marxiste. Malheureusement elle est binaire et non tétravalente. Restant binaire c’est une logique de confrontation et d’élimination. Les dominants cherchent à exploiter les dominés et ces derniers à les renverser. Bref, c’est une logique de guerre. Et il en fut bien ainsi.

                      C’est sans doute plus compliqué.

                      A la base retenons bien que Marx à toujours prétendu qu’il n’ètait pas marxiste.

                      La triade de Hegel est identique à celle de Marx et vise versa pour l’essentiel.
                      L’EN SOI et la communauté de l’ETRE localisée, d’ou les conflits
                      Le POUR SOI,, la conscience aliénée de la société de l’AVOIR,
                      Le pour soi qui revient à l’en soi et la communauté de l’être universelle émerge.

                      Hegel n’a pas connu l’émergence de la classe prolétarienne et de ce fait, philosophiquement, Marx le poursuit historiquement mais ne l’abolit pas

                      ... Hegel mourut en 1831 et Marx en 1883.
                      Le communisme n’a jamais vu le jour, l’exemple soviétique et chinois sont des capitalismes d’état.



                    • jack mandon jack mandon 30 mars 14:23

                      @ Gollum,

                      Comme tu le vois, avec Hegel, il n’y a rien à jeter, tout est bon.

                      A mon âge, c’est extrêmement réconfortant. Et toujours dans la ligne triadique, cela explique que les partisans de Hegel, dans ma tête, prolifèrent.


                      • jack mandon jack mandon 30 mars 19:54

                        @ gollum,

                        Ce qui traduit en langage courant veut dire que : Quand nous sommes bien assis sur cette terre, en mode sensation, et dégustation, nous n’avons plus d’inquiétude métaphysique vis-à-vis de l’autre monde, et inversement quand nous sommes obsédés par l’autre côté des choses nous devenons inadaptés pour les choses triviales d’ici bas. D’où le fait que les grands athées sont souvent signes de terre (Marx, Lénine, Freud) et les métaphysiciens de signes d’eau (Hugo, Abellio, Guénon).

                        Belle démonstration dialectique intuition-sensation

                        Quant à Hegel, voici son mode de démonstration, la pensée est plus active que l’intuition.

                        a) Moment de l’identité immédiate : A = A
                        b) Moment de la différence : la chose se différencie d’elle-même et va se chercher dans son opposé
                        c) Moment de la synthèse : la chose retrouve son identité avec elle-même, incluant son contraire, en une réconciliation des opposés


                        • Gollum Gollum 31 mars 13:20

                          @jack mandon

                          Hegel est sans doute intéressant. Mais on peut se demander s’il n’est pas quelque peu dépassé.

                          Lupasco, par exemple, refuse de croire à la synthèse. Il nous dit que les polarités subsistent dans une perpétuelle confrontation, et alternance, potentialisation/actualisation continuelles.. Avec des passages par l’état d’équilibre T qui est de mi-actualisation, mi-potentialisation, de chaque pôle. Pour lui il n’y a pas de synthèse.

                          Mais je lui préfère la dialectique d’Abellio qui est quadripolaire et non pas tripolaire comme chez Lupasco.

                          Plus en phase avec Jung et le zodiaque. Chez lui non plus pas de synthèse mais un pôle d’unité dégagé par les confrontations quadripolaires et un pôle de multiplicité aussi. Total six pôles. 4 + 2. Ces deux logiques ne sont pas exclusives d’ailleurs. Celle de Lupasco est simplement pas tout à fait finie.

                          Curieux que Jung n’ait pas vu, et dit, que ses fonctions pouvaient être mises en lien avec le zodiaque, notamment les signes fixes. Lion (feu) : sentiment. En face, Verseau (air) : pensée. Fonctions rationnelles. Et Taureau (terre) : sensation. En face, Scorpion (eau) : intuition. Fonctions irrationnelles. Bizarrement les astrologues ont été particulièrement incohérents là-dessus. Mais il n’y a pas plus cons que les astrologues pour la grande majorité d’entre eux.


                        • jack mandon jack mandon 31 mars 19:26

                          @Gollum

                          Hegel est sans doute intéressant. Mais on peut se demander s’il n’est pas quelque peu dépassé.



                          Nous sommes tous un jour ou l’autre dépassé. Dans sa conception de la mobilité héraclitéenne, Hegel ne peut qu’appliquer à lui-même ce constat. Nait de la communauté de l’être, il appartient aux sages qui passent le relais…Notre destinée commune, sage ou pas, consentant ou non.

                          Lupasco, par exemple, refuse de croire à la synthèse.

                          Si Lupasco refuse de croire à la synthèse, Hegel lui rétorquerait :

                          Si le vrai est un Tout dont les formes se déploient l’une après l’autre dans l’Histoire, on est éloigné ici de toute forme de mysticisme, qui prétendrait saisir immédiatement la vérité absolue, par une sorte d’intuition-sentiment. (refus de croire). En effet, Hegel s’inscrit dans le concept et non dans la croyance (il pense en tout et ne croit en rien.) Si de plus on introduit la durée, ce qui n’est pas donné immédiatement, mais se développe progressivement ne peut se saisir par cette saisie immédiate de la vérité que serait l’intuition. A celle-ci, il faut préférer le concept, qui est le vrai élément dans lequel la vérité peut se présenter, le seul qui peut assurer la scientificité du savoir qui en est issu : « la vérité a dans le concept l’élément de son existence »

                          C’est de philosophie dont il s’agit, non de psychologie expérimentale ou de typologie.

                          PS : Touche pas à mon grand-père !



                        • Gollum Gollum 1er avril 17:03

                          @jack mandon

                          Quand j’ai écrit croire c’était juste forme littéraire. Bien évidemment que Lupasco ne croit pas.

                          D’ailleurs chez Jung aussi il n’y a pas de synthèse.

                          Les 4 fonctions, d’abord en guerre, chacune voulant la suprématie, surtout la différenciée, petit à petit parviennent à un équilibre. La guerre s’est changée en paix. Et les fonctions coopèrent entre elles. On pourrait appeler synthèse cet état d’équilibre peut-être.


                        • jack mandon jack mandon 2 avril 00:12

                          @Gollum

                          Comment as tu découvert Lupasco ?
                          A travers un article de A. Breton qui lui est consacré, j’ai extrait quelques passages

                          « L’affectivité ou l’être est comme accordé aux configurations existentielles du non-être logique, sans que nous puissions saisir, ni en tant que configuration logique, ni en tant qu’affectivité, la source et les raisons, le sens de cette donation réciproque. » (Lupasco, 1947, p. 203).

                          André Breton fut parmi les premiers à saisir l’importance de la philosophie de Lupasco pour la compréhension de l’art. « Il est aujourd’hui bien connu que le surréalisme ne s’est proposé rien tant que de faire franchir à l’esprit la barrière que lui opposent les antinomies de l’ordre action et rêve, raison et folie, sensation et représentation, etc., qui constituent l’obstacle majeur de la pensée occidentale. Dans son effort continu en ce sens, il n’a cessé d’évaluer les appuis qu’il trouvait dans la dialectique d’Héraclite et de Hegel (compte tenu récemment du correctif qu’y apportent les travaux de Stéphane Lupasco)…

                          Pour Lupasco, la conscience de la conscience est le privilège du poète, de l’artiste et de l’être en méditation : « C’est l’âme qui peint et sculpte, qui écrit les poésies et les romans et les lit, les pièces de théâtre et y assiste, pour psychiser l’univers et l’absorber en elle-même à travers les images et les concepts de sa puissance intérieure. C’est pourquoi, l’art est absent des âmes éteintes. » (Lupasco, 1979, p. 142).

                           La mort serait-elle donc la porte étroite qui nous mène à une vie encore plus intense – celle de l’univers biologique et aussi vers un psychisme qui se dispense du cerveau et de ces neurones – celui de l’univers psychique ?


                        • Gollum Gollum 3 avril 10:51

                          @jack mandon

                          C’est Abellio qui en parle puisqu’il s’agissait quasiment de la seule alternative à sa propre logique. Et qu’elle avait plus de succès apparemment, Basarab Nicolescu (physicien) en étant un grand fan.

                          Lupasco met l’accent sur le 3. Abellio sur le 4, le 3, le 6 et le 7. Bref, c’est beaucoup plus complet.

                          Il n’est pas difficile de voir en la trinité hindoue, Vishnou, Brahma, Shiva une analogie avec les 3 étages de la sphère d’Abellio. Vishnou correspondant à l’homogénéisation des Eaux, en bas, Shiva à l’intensité du Feu, en haut, et Brahma au cercle équatorial où a lieu les confrontations quaternaires. D’où les 4 têtes de Brahma. 

                          Bref, ces nouvelles logiques nous permettent de comprendre en profondeur ce qui auparavant était énigmatique.

                          Il est probable aussi que le nom de Yahvé, formé avec 3 lettres mais en comptant 4 (puisque l’une d’elle est doublée) ressort aussi de cette loi du 3/4.

                          Avec le 3 et le 4 on obtient les nombres sacrés : 3 + 4 = 7 et 3 x 4 = 12..
                          7 est masculin et 12 est féminin. On retrouve les 7 planètes masculines (mobiles et ponctuelles) et les 12 signes (fixes) et spatiaux, caractéristiques du féminin.

                          La mort serait-elle donc la porte étroite qui nous mène à une vie encore plus intense – celle de l’univers biologique et aussi vers un psychisme qui se dispense du cerveau et de ces neurones – celui de l’univers psychique ?

                          Ce n’est pas la vie psychique qui s’émancipe du biologique mais la vie spirituelle. Le psychique a encore besoin du biologique. Le spirituel vit sans support. C’est le monde du sans-forme des traditions. L’espace des intelligibles de Plotin qui ne peuvent être appréhendés que d’un bloc (c’est Plotin qui le dit) et non pas l’un après l’autre comme dans les mondes physiques.. C’est un niveau où il n’y a plus ni espace, ni temps, mais qui n’est pas dépourvu d’entités mathématiques, structurelles.. CG Jung d’ailleurs considérait les Nombres comme vivants.

                          Abellio s’intéressait aux données traditionnelles, Lupasco non. Et Abellio est beaucoup plus conforme aux vues traditionnelles des différentes traditions religieuses..

                          Bon, c’est déjà dense, j’arrête.


                        • jack mandon jack mandon 4 avril 01:09

                          @Gollum

                          La synthèse pour C.G.Jung, comme tu le suggères, l’équilibre des fonctions, métaphoriquement inscrites sur la croix (rose des vents) C’est l’articulation analogique à l’en soi et pour soi hégelien. La synthèse prend une forme spirituelle et se nomme comme tu le sais le Soi, la sagesse et la connaissance chez Hegel. Chez Jung, Le Soi est le centre de la personnalité, sa finalité, son but. Le soi est notre totalité psychique. Le soi christique, pour illustrer, Paul s’écriant « Ce n’est plus moi, c’est christ qui vit en moi »
                          C’est par la graphologie auprès d’Anna Teillard « l’âme et l’écriture » que j’ai appris à connaître C.G.Jung. Je l’ai surtout vécu et expérimenté pendant 50 ans.
                          Je dois te confier que l’âge aidant, la synthèse se présente naturellement et se manifeste par une plus grande ouverture d’esprit, l’accomplissement graduel des attentes et questionnement de toute la vie. Une forme de sérénité.

                          Bonsoir Gollum


                        • Gollum Gollum 4 avril 13:51

                          @jack mandon

                          Oui on peut voir le Soi comme une synthèse en effet. 

                          Sur la sérénité de fin de vie je te rejoins. M’enfin on a bien bossé pour en arriver là.

                          Avec son lot d’épreuves et de souffrances car pas de transmutation profonde sans elles..

                          Bonne journée.


                        • jack mandon jack mandon 31 mars 20:31

                          @Gollum

                          Lupasco, par exemple, refuse de croire à la synthèse. Il nous dit que les polarités subsistent dans une perpétuelle confrontation, et alternance, potentialisation/actualisation continuelles. Avec des passages par l’état d’équilibre T qui est de mi-actualisation, mi-potentialisation, de chaque pôle. Pour lui il n’y a pas de synthèse.

                          La vie est mouvement, la dialectique d’Hegel n’est pas si différente

                          1) Ce qu’une chose est (en soi, quoi ?) cette énergie première indifférenciée.

                          2) la conscience que l’on a de soi.(pour soi) entre adaptation et aliénation

                          3) la science de celle ci qui peut s’édifier (l’en soi pour soi)

                          La synthèse est analogique à l’esprit du divin ( le panthéisme et l’une des formes)

                          La confrontation entre les deux premiers pôles est naturelle et salutaire. La synthèse est l’action de la science, de la connaissance qui instaure la conscience de soi comme ne faisant qu’un avec elle. »

                          La vie en mouvement, en devenir...est un long fleuve mouvementé


                          • jack mandon jack mandon 3 avril 18:16

                            @ Empédocle

                            Complexité langagière que l’écriture de k. Marx. En cela Empédocle, vous ne dérogez pas à la règle. Les résultats qui sanctionnent votre papier, 1,57/5 pour 23 votes, confirment que votre public confond toujours Jésus, le sage de Judée avec Calvin le tyran de Genève et K. Marx le sage de la communauté universelle avec Lénine le rusé politique, stratège du capitalisme d’Etat. L’état despotique marchand, le grand illusionniste qui transforme le mensonge en vérité et la vérité en mensonge fait encore des miracles pervers…pour combien de temps encore. Et pour combien de temps encore les Gilets jaunes, misérables hugoliens, la France fraternelle digne, nos racines humaines véritables…vont-ils être sanctionnés comme des vauriens.

                            En face, le monstre capitaliste moribond, l’état excrémentiel qui touche le fond de l’ignominie. A la tête de la machine à détruire l’humanité un pantin, un mégalomane doublé d’un crétin dont le cerveau a été modelé par tous les dogmes transmis à l’Ecole Nationale d’Administration. Il me prend à rêver que l’Elysée se recouvre de fumier sous la charge finale de nos bons paysans d’autrefois…la France profonde martyrisée. 


                            • jack mandon jack mandon 3 avril 23:56

                              @ Paul Dallio.

                              Pour combien de temps encore les mensonges de l’imposture politicienne.

                              L’état despotique marchand, le grand illusionniste qui transforme le mensonge en vérité et la vérité en mensonge fait encore des miracles pervers. Pour combien de temps encore les Gilets jaunes, misérables hugoliens, la France fraternelle digne, nos racines humaines véritables, nos frères, vont-ils être sanctionnés comme des vauriens, des bandits par l’appareil de répression de culture bolchevique.

                              Tous les citoyens qui réfléchissent un peu sont irrités par le monstre capitaliste moribond, l’état excrémentiel qui touche le fond de l’ignominie.

                              A la tête de la machine à détruire l’humanité, des pantins, des mégalomanes doublés de crétins dont le cerveau a été modelé par tous les dogmes transmis à l’Ecole Nationale d’Administration de la crétinerie.

                              Il me prend à rêver que l’Elysée se recouvre de fumier sous la charge finale de nos bons paysans d’autrefois…la France profonde martyrisée.

                              PS : En l’état, ce fertilisant naturel n’aurait pourtant aucun pouvoir de fécondation

                               


                              • jack mandon jack mandon 4 avril 11:41
                                jack Mandon 3 avril 21:31

                                Le pouvoir, et cela sous tous les régimes et dans tous les partis, transforme les hommes en machine à dominer, à falsifier et à tuer.

                                La grande misère dans cette affaire, c’est que ces espèces malades sont aussi des vecteurs de crime. Dans la stratégie des services secrets de la haute finance, ils s’octroient le pouvoir de supprimer un politicien naïf mais aussi de rayer de la surface de la terre un pays afin de s’assurer des lendemains stratégiquement porteurs. (ex.l’Irak). En face de tout ça, les peuples de la terre courbent le dos par habitude, éducation, et surtout sous l’effet de l’ignorance savamment entretenue par tous les systèmes anonymes de pouvoir. La démocratie la plus parfaite et l’ultime réalisation de la société marchande déshumanisée, L’imposture majeure.

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