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Accueil du site > Tribune Libre > L’Hélicoptère Monnaie, stade final du post-capitalisme

L’Hélicoptère Monnaie, stade final du post-capitalisme

Le problème insoluble de la saturation du marché

Une fois que Monsieur Moulinex a libéré la femme en lui vendant pleins de trucs, il a pu tranquillement faire faillite. Le sens du devoir accompli.

Il y a quelques mois, Donald Trump, encore Président des Etats-Unis, décidait d’envoyer un chèque à tous les Américains. L’objectif de cette mesure était de stimuler la croissance et la consommation, totalement anéantie par la pandémie et les dingueries de nos gouvernements qui ont accéléré le retour de nos économies à l’âge de pierre.

Alors, lecteurs, vous devez vous demander si le fait d’imprimer de la monnaie et de l’envoyer ainsi à qui mieux mieux pour stimuler la dépense est réellement de nature à augmenter la prospérité générale ?

Je vous dirais que cela dépend de plusieurs facteurs.

Le premier, c’est bien sur la structure de votre démographie et de votre économie. Ces deux éléments sont intimement liés. Certains économistes, notamment les membres d’un club très appréciés par les hétérodoxes de la pensée économique française, les Econoclastes, rappellent à juste titre que la consommation dépend de l’âge. Grossièrement, vous êtes un acheteur net et consommateur de capital de 18 à 55 ans.

C’est durant ce laps de temps que vous êtes le plus productif, que vous avez vos plus gros besoins, et que vous constituez votre patrimoine, c’est aussi durant ce laps de temps qu’en cas de soucis, vous êtes le plus à même de vous retourner et de repartir sur de bonnes bases. Passé 55 ans, vous devenez un conservateur de capital, vous cherchez à préserver votre patrimoine et votre niveau de vie. Forcément, vos revenus issus du travail diminuent car vous allez partir à la retraite sous peu, et c’est là que vous vendrez, peut-être, la maison de campagne, ou quelques bijoux de famille.

Quant à votre économie, cela dépend de ce que l’on appelle son degré d’ouverture et de la maturité de son marché. L’ouverture d’une économie, c’est mesurer à quel point elle est ouverte sur les échanges internationaux, importations comme exportations. La maturité de son marché représente le potentiel de croissance, c’est-à-dire de consommation dudit marché. Je vous donne un exemple historique pour ceux de vous, lecteurs, qui auraient un peu de mal à comprendre.

En 1963, d’après l’Insee, seul un Français sur trois disposaient d’une machine à laver. Nous étions alors dans les débuts de ce qui allait devenir la société de consommation de masse. Il y avait donc, pour un fabricant de machine à laver, un large marché à conquérir. En 2016, 96.4% des ménages français possédaient une machine à laver, le marché est considéré comme mature, une fois que vous en avez acquis une, vous n’allez pas en acheter une deuxième, puis une troisième, les perspectives de progrès sur ce segment de marché sont donc très faibles. Il s’agira essentiellement de remplacer les machines défaillantes.

France, Allemagne, deux économies, deux cas de figure

France-Allemagne, le vrai match est celui de savoir qui à l’économie la plus pourrie

Essayons maintenant un peu de prendre divers exemples de pays pour illustrer les divers états qui sont possibles, lorsque l’on considère la solution de l’hélicoptère monnaie. Avant cela, lecteurs, je dois faire une mise en garde, il est bien évident que cette illustration ne prétend pas à l’exhaustivité mais à vous donner des ordres de grandeur et à vous faire comprendre une mécanique générale.

La théorie monétaire est de très loin le sujet le plus complexe et le plus ardu de la science économique, qui est en réalité elle-même une science de l’ignorance. Nous ne tomberons pas ici dans le travers dénoncé par le grand économiste Friedrich Von Hayek, sur l’illusion de la connaissance. La vulgarisation ne saurait traiter entièrement un sujet que des centaines de milliers de pages n’ont pas pu épuiser. Cela étant posé, tâchons de dessiner les cas possibles.

Cas numéro 1 : l’Allemagne

L’Allemagne compte 82 millions d’habitants. Le pays dispose de très mauvais fondamentaux démographiques. Le taux de natalité allemand est resté bas mais stable depuis les années 1990, allant de 1.4 à 1.5 enfants par femmes. La pyramide des âges allemande n’est pas meilleure, seulement 13% des Allemands ont moins de 15 ans.

Nous parlions de l’Afrique la semaine dernière, lecteurs, dites-vous, à titre de comparaison, que sur le continent africain, près de 60% de la population a moins de 15 ans. Dans le même temps, un Allemand sur cinq a plus de 65 ans.

Par conséquent, si vous vous référez à ce que l’on a exposé plus tôt sur la structure de vos dépenses par rapport à votre âge, vous comprenez un peu mieux certaines orientations de la politique économique allemande, qui vise à protéger le patrimoine des vieux allemands riches qui sont dans une obsession de la conservation du capital acquis.

L’économie allemande est tournée très fortement vers les exportations. 51% du PIB allemand est le fait de l’export.

En d’autres termes, l’Allemagne dispose d’une économie entièrement tournée vers la rente d’export, avec un marché intérieur vieillissant et atone.

Cas numéro 2 : La France

La France compte environ 66 millions d’habitants. Elle dispose des « meilleurs » fondamentaux démographiques d’Europe. Avec un taux de natalité de 1.8 enfants par femmes, la France est le pays le plus fécond du continent. Ce taux cela dit, est en nette baisse depuis dix ans, il est grandement soutenu, c’est vrai, par l’immigration, mais celle-ci ne suffit même plus à faire illusion, pour une raison très simple sur laquelle nous reviendrons peut-être un jour, mais les humains ne sont pas des chevaux, il ne suffit pas d’en faire venir le plus possible pour copuler et relever le taux de natalité, pas plus que pour payer les retraites.

La pyramide des âges françaises est nettement meilleure que celle de sa voisine allemande. Environ un bon tiers de la population française a moins de 20 ans. En termes de démographe, on dit que notre pyramide des âges ne repose pas sur son sommet. L’économie française dispose donc d’un potentiel de croissance plus fort du fait d’un nombre de consommateurs plus élevé.

Sur le plan de la structure économique de la France, la situation est un peu plus compliquée. Personne d’un peu informé ne peut ignorer la tiers-mondisation larvée de l’économie française. Nous ne produisons quasiment plus rien. Notre déficit commercial -même avant covid- abyssal témoignait bien d’un problème de production et de positionnement des producteurs français sur leur propre marché intérieur. Nous avons atteint le fond avec 65 milliards d’euros de déficit de notre balance commerciale en 2020. Même dans l’agriculture, fleuron historique de l’économie française depuis plusieurs siècles, la situation est catastrophique. Nous avons perdu notre autonomie alimentaire, et notre excédent commercial agricole est une illusion. Seuls les vins et spiritueux permettent, en valeur, d’afficher un chiffre positif. En termes de production en volume, dans tous les domaines, nous sommes au tapis du fait du libre-échange.

Fondements théoriques de l’hélicoptère monnaie

John Maynard Keynes regardant un peu surpris, tous ces couillons de banquiers centraux ne rien comprendre à sa théorie. Image non colorisée, 2021.

Cela étant examiné, il faut ensuite analyser l’historique de la politique monétaire. Lorsque se pose la question de l’hélicoptère monnaie, c’est absolument essentiel, pour une raison simple, qui nous amène, avant toute chose, à considérer les présupposés théoriques de ce que sont une politique de relance.

John Maynard Keynes est le principal inspirateur des politiques de relance. Pour garder les choses simples, il s’oppose à la théorie de Jean-Baptiste Say affirmant que « l’offre crée sa propre demande ».

Keynes constate, à juste titre, l’existence d’un chômage involontaire, qui n’est pas du tout pris en compte par la théorie libérale classique, dont la seule réponse à ce fait consiste à l’ajustement des salaires -par le bas bien sûr, c’est toujours comme ça avec les libéraux.

Il constate également qu’en règle général, les investisseurs représentent une infime minorité de l’humanité, du fait que l’humain a une aversion naturelle au risque. Il propose donc à l’Etat de jouer le rôle moteur dans les investissements pour pallier ce trait de caractère.

De là, vient la théorie de la relance par l’investissement et par la consommation lors de période de crise. C’est une vision mécaniciste de l’économie : le moteur tombe en panne, il suffit de rallumer l’étincelle pour faire repartir la machine.

De là, la préconisation de Keynes de laisser filer les déficits en temps de crise pour soutenir la demande, et, en cas de déflation, de faire intervenir la banque centrale afin de stimuler le crédit, donc la demande. Il fallait chercher la consommation là où elle était, chez les plus pauvres. En effet, Keynes fait valoir que stimuler la consommation des pauvres est bien plus efficace, et il a raison, les riches, par définition, sont ceux qui épargnent et donc, satisfont déjà à leurs besoins courant de consommation. Certes, ils s’achèteront un jet privé de temps en temps, mais enfin, a priori, ils ont plutôt une tendance à l’épargne, rapporté à leurs revenus. Tandis qu’un pauvre va augmenter sa consommation quotidienne, et comme le pauvre est nombreux, la hausse de la demande en sera bien plus élevée en relançant plus par la consommation que par la théorie du ruissellement.

Pourquoi pas.

L’illusion des pseudo keynésiens

Le post-keynesiamisme, l’illusion dont VOUS êtes le dindon.

Sauf que, soit on est Keynesien, et on lit Keynes jusqu’au bout, soit on est un tâcheron, et on applique les théories de Keynes à moitié, sans tenir absolument aucun compte des conditions qui font le succès d’une politique de relance keynesienne. Et de fait, dans l’histoire, un tel succès ne s’est jamais produit.

D’une part, la relance théorisée par Keynes est une affaire qui date du milieu des années 30. Une période où l’interdépendance des économies les plus avancées et les déséquilibres mondiaux en matière de production n’étaient pas aussi forts. C’est toute la tragédie de la politique de relance du début du premier septennat de François Mitterrand. Une politique de relance keynésienne dans une économie ouverte, alors même que le marché intérieur est dominé par des produits étrangers, revient en fait à subventionner l’emploi extérieur et à stimuler les exportations des concurrents. On sait comment cela finit : fin de partie et tournant de la rigueur en 83.

Par ailleurs, les politiques keynésiennes sont aussi vue par leur auteur comme des mesures ponctuelles qui sont là pour suppléer une défaillance temporaire de la demande suite à une crise conjoncturelle. Or, et nous arrivons à notre affaire d’historique de la politique monétaire, les politiques d’inspirations keynésiennes, sur le plan monétaire et budgétaire, sont devenues en réalité structurelles depuis la crise de 2008, il y eu certes une tentative catastrophique de normalisation par Jean-Claude Trichet dans les années 2011-2012, mais de fait, nous ne sommes jamais sortis des taux zéro et de la planche à billet depuis dix ans. Or Keynes est très clair, la normalisation doit arriver une fois la crise passée, et il faut même conduire une politique très rigoureuse pendant les périodes de croissance pour résorber l’endettement contracté pour limiter les effets de la crise et revenir à la stabilité des prix.

C’est là que l’affaire se complique. La normalisation n’est jamais venue et l’on est entré dans une période de stagflation violente. Depuis dix ans, la FED comme la Banque Centrale Européenne tentent de stimuler l’inflation par leur politique monétaire accommodante. Pourtant l’inflation n’était soi-disant pas là. La BCE se lamentait de ne jamais arriver à atteindre son objectif de 2% d’inflation. Pas là l’inflation ? Vraiment ?

La jeune génération qui arrive maintenant sur le marché du travail et dans la vie économique s’étonne. L’immobilier est devenu inabordable, les marchés sont chers, de toute évidence le coût de la vie augmente, mais on lui explique qu’il n’y a pas d’inflation. De fait, en 1959, la part de la dépense des ménages dans le logement était inférieure à 15%, elle est aujourd’hui proche des 30%. Si vous êtes aujourd’hui désireux d’être un primo accédant à Paris, je vous souhaite bonne chance si vous gagnez moins de dix mille euros par mois pour obtenir quelque chose de correct.

Jeunes lecteurs, vous avez pris l’effet Cantillon profond

Choisissez la taille de votre effet Cantillon, ils s’occupent du reste

Pour cela, dites merci à l’effet Cantillon. Richard Cantillon est probablement l’un des plus grands économistes de l’histoire, et je vous recommande la lecture de son ouvrage Essai sur la nature du commerce en général. Pour faire simple, Cantillon nous explique que la monnaie a un point d’entrée dans l’économie, et une vitesse de diffusion qui induit un effet différé sur les prix. En d’autres termes, et pour garder les choses simples, Cantillon vous explique que déverser des montagnes d’argent sur le monde financier en espérant que la théorie du ruissellement fasse couler l’abondance sur la société est d’une épouvantable stupidité.

Car, dit-il à juste titre, lorsque vous faites cela, l’inflation arrive en premier sur les actifs financiers et les actifs tangibles, typiquement l’immobilier. Cela ne profite jamais qu’aux vieux riches au détriment des jeunes pauvres. Le temps que l’argent arrive jusqu’à eux, l’inflation a entamé la valeur de la monnaie, donc de leur pouvoir d’achat. La conséquence en est une concentration de la richesse par ceux qui se trouvent le plus proche du centre d’émission monétaire.

Revenons à nos deux cas énoncés plus haut :

  • L’Allemagne n’a aucun intérêt à l’hélicoptère monnaie, elle cherche justement à contenir l’inflation et préserver la valeur de la monnaie pour préserver le capital des vieux allemands riches.
  • La France est une économie ouverte qui ne produit plus rien et dont le marché intérieur, quoique relativement vigoureux et à potentiel correct, est totalement trusté par nos compétiteurs étrangers. Autant dire que si cela fera plaisir de recevoir un chèque, cela ne règlera absolument pas le problème macroéconomique général posé par le libre échange au pays.

C’est ce qu’on a fait depuis dix ans. Et maintenant, on vient vous vendre l’idée de l’hélicoptère monnaie. C’est-à-dire que maintenant que la valeur de la monnaie est bien entamée, que l’effet Cantillon a joué à plein et crée une série de bulles multiples sur les actions, sur l’immobilier des grandes métropoles, le tout couplé à une politique suicidaire de désindustrialisation qui a mis des millions de gens au chômage, on vous explique qu’on va vous déverser de l’argent sur la tête pour régler le problème. Si l’hélicoptère monnaie était une possibilité envisageable, c’était en 2007, dès le début de la crise, et cela n’aurait pu se faire qu’avec une nouvelle donne mondiale en matière économique. Et encore, rien n’aurait été certain.

Le post-capitalisme a un prix : votre liberté

Ils ont vécu dans notre futur. Spolier alert : ça n’a pas marché !

En arriver là maintenant ne marchera pas, et soyons franc, ça n’a jamais marché dans l’histoire. Et cela ne sera pas sans conséquences pour votre liberté individuelle, car peu à peu, on va se rendre compte qu’en restant dans le paradigme du capitalisme financiarisé actuel, l’hélicoptère monnaie porte un autre nom : le revenu universel. C’est-à-dire la prise en main complète et totale de votre revenu par l’Etat pendant que les possédants jouiront des revenus du capital, que votre consommation minimale leur permettra de générer.

N’en doutez pas un instant, nous y viendrons, puisque nos gouvernements ont en amitié tout ce qui ressemble de près ou de loin à une attaque contre la liberté et qui permet de conserver un électorat captif. Regardez ce que le RMI a apporté à la gauche en termes électoraux fut un temps.

Ne tombez pas dans le piège, la fin de tout ça, on la connait, c’est le goulag. Certes, cette-fois-ci, il n’y aura pas de miradors, ni de barbelés, mais croyez bien que l’effet coercitif sera exactement le même.

La semaine prochaine, lecteurs, nous parlerons de Tesla, vous aurez même droit à double dose, puisque vous aurez aussi le droit à la première édition de la revue de presse critique mensuelle, dont j’espère qu’elle sera à votre convenance.

D’ici là, je vous souhaite, tout le bonheur du monde !

Bien à vous,

Raoul de Beaumanoir

Raoul de Beaumanoir pour Géopolitique Profonde

Les fondamentaux économiques mondiaux décryptés dans la revue Or & Argent :

Revue Or & Argent Franck Pengam Géopolitique Profonde

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8 réactions à cet article    


  • Vivre est un village Vivre est un village 30 juin 18:38

    Une fois que Monsieur Moulinex a libéré la femme en lui vendant pleins de trucs, il a pu tranquillement faire faillite. Le sens du devoir accompli.

    Exemple très parlant...

    A bientôt.

    Amitié.


    • Vivre est un village Vivre est un village 30 juin 18:41
      La monnaie hélicoptère : une fausse bonne idée
      vendredi 17 juillet 2020par Attac FrancePlihon Dominique

      L’hélicoptère monétaire est une image employée la première fois par l’économiste monétariste Milton Friedman en 1969 dans son livre « The optimum quantity of money ». Il y développait une métaphore : en situation de dépression économique, lorsque la demande est insuffisante et que les prix baissent, les autorités monétaires impriment des billets et les jettent par hélicoptère dans les rues. Les gens les ramassent et les dépensent, ce qui permet de relancer l’activité économique ainsi que la hausse des prix.

      Cette proposition d’hélicoptère monétaire a fait l’objet de plusieurs critiques [2] . La politique monétaire ne peut remplacer la politique budgétaire. Comme nous le voyons actuellement : la politique monétaire ne peut permettre à elle seule le rebond de l’activité économique. Politique monétaire et politique budgétaire sont deux instruments complémentaires de la politique économique qui doivent être coordonnées, ce qui n’est pas le cas dans le cadre des mécanismes de la zone euro.

      Au-delà de cet argument, en quoi les choses changeraient-elles si la BCE distribuait quelques centaines d’euros par mois à chaque citoyen, d’où l’expression quantitative easing for people, parfois présenté comme une variante du revenu universel ? Le problème à résoudre resterait entier : comment affecter la monnaie au financement d’une production utile pour la société ? La pauvreté ne sera pas vaincue en lâchant des billets du ciel, mais en transformant la production, l’organisation du travail, le temps de travail et la répartition des revenus issus de la production.

      D’autres critiques peuvent être adressées à cette proposition d’hélicoptère monétaire [3] :

      • Les ménages pourraient très bien décider d’épargner ou de thésauriser la monnaie reçue de la banque centrale. Dans ces conditions, l’effet sur la consommation serait nul ou marginal. Pour contrer ce risque, la monnaie pourrait être distribuée sous forme de bon d’achat à validité limitée. Mais même dans cette hypothèse, l’impact sur l’activité économique ne serait pas garanti.
      • Le surcroît de consommation engendré par la monnaie hélicoptère pourrait profiter avant tout aux produits importés hors zone euro. Dans ce cas, l’effet sur l’activité économique serait faible et sans doute insuffisant pour relancer l’inflation et la production.
      • Les gains générés par la relance de l’activité risqueraient par ailleurs de ne pas être répartis de façon optimale dans toute la zone euro. Il se pourrait en effet que les premiers bénéficiaires soient les pays les plus compétitifs qui verraient leur situation s’améliorer au détriment des autres.
      • Enfin, et c’est une limite très importante dans la période actuelle, la monnaie hélicoptère est une méthode aveugle de distribution de monnaie, qui n’est donc pas ciblée sur les besoins prioritaires, sociaux et écologiques.

      https://france.attac.org/nos-publications/petites-fiches/article/la-monnaie-helicoptere-une-fausse-bonne-idee



      • jib_jib 30 juin 19:31

        Variante actuelle : l’argent magique.

        Immense gaspillage au profit de quelques lobbies et big pharma.en dizaines de milliards.

        mise en abyme de l’économie et des services sociaux (santé, chômage, retraite), en centaines ( ou milliers) de milliards de dettes publiques (bientôt 3000 mds)

        une voie pour éviter ou limiter les fuites vers l’extérieur, un super puma de la formation et de la recherche, un tgv de la santé, un airbus des entreprises innovantes, une autoroute des infrastructures.

        La thésaurisation est un aspect secondaire tant que l’argent reste à l’intérieur.


        • jimluno 30 juin 23:04

          @jib_jib
          Mise en abyme ? Economie dans l’économie (on dirait un titre de Jean Bruce) et les services sociaux pour les services sociaux ?
          Ou bien économie et services sociaux détruits, jetés dans les abîmes ?


        • jib_jib 1er juillet 00:17

          @jimluno
          à force d’y creuser des trous, le système est bien abimé


        • saint louis 30 juin 21:51

          A force de s’éloigner du rationnel on fini par s’en apercevoir quand c’est trop tard et que les dégâts sont irrémédiables.


          • V_Parlier V_Parlier 30 juin 22:28

            @saint louis
            Oui, 20 ans de retard à chaque fois, par exemple quand on entend les gens découvrir la désindustrialisation aujourd’hui (conséquence de l’imporobable chimère associant l’état providence à l’économie dite « ouverte », remarquée à juste titre par l’auteur).


          • Vivre est un village Vivre est un village 1er juillet 09:27

            @saint louis

            Il n’est jamais trop tard pour bien faire, mais ça devient de plus en plus fatiguant...

            A bientôt.
            Amitié.

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