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Accueil du site > Tribune Libre > L’histoire du parachute

L’histoire du parachute

Juillet 2000, Adrian Nicholas saute d'un ballon au dessus de Mpumalanga (Afrique du Sud) équipé d'un parachute respectant les croquis et notes de Léonard de Vinci (1485) et parvient à se poser sans encombre ! Ce parachute, une pyramide quadrangulaire toilée, mesurait 7 m par 7 m sur 7 de haut. Le 27 avril 2008, un Suisse saute de 600 m à partir d'un hélicoptère avec un parachute similaire sur lequel il a supprimé le cadre en bois et tendu une résille à la base de la pyramide afin de la maintenir ouverte tout en permettant le passage de l'air. Léonard fut probablement inspiré par un dessin figurant dans un manuscrit italien de 1470 représentant un homme portant sur le dos une « hotte » conique, les bras levés au dessus de la tête tenant les deux barres en diagonale solidarisant le cadre... L'inventeur avait-il prévu l'utilisation du dispositif tête en bas ? En 1837, Roberto Cocking décède pour avoir sauté de 1.500 mètres avec un parachute en forme de cône inversé muni d’une armature en forme de cerceaux.

L'histoire du parachute se confond avec celle de la conquête des airs : le ballon des frères Montgolfier, le cerf-volant Saconney, le biplan, l'aéroplane, l'avion à réaction (siège éjectable), la capsule de la fusée. Louis-Sébastien Lenormand crée le substantif « parachute » à partir du grec paracete, se protéger, et de chute pour désigner l'engin utilisé pour sauter de l'observatoire de Montpellier le 26 décembre 1783 et après l’avoir testé sur des animaux. André Jacques Garnerin s'élance depuis un ballon à 680 mètres au-dessus du parc Monceau (Paris) le 22 octobre 1797 avec une corolle à baleines d'un diamètre de 7 mètres. Le parachute ayant pendulé dangereusement pendant la descente, il va y adjoindre une cheminée centrale (bord de fuite).

La corolle souple apparait aux USA vers 1880, Thomas Scott Balwing invente le harnais en 1885 et les premiers parachutes pliants apparaissent en 1908. Alber Berry est le premier à s'élancer depuis un avion en parachute le 1 mars 1912. Adolphe Pégoud saute d'un Blériot à 200 mètres au-dessus de l'aérodrome de Châteaufort dans les Yvelines le 19 août 1913, il atterrit sain et sauf, l'épaule fracturée après avoir heurté l'empennage de l'appareil. Le parachute homologué en 1915 a un diamètre de 10 m, une cheminée de 0.5 m, 24 fuseaux et 8 suspentes, délai d'ouverture 5 secondes, vitesse descente 4 m/s.

Le parachute s’améliore dans les années vingt, l'homme peut sauter en toute sécurité dès l'altitude de 250 mètres atteinte. Jean Niland saute de 11.420 m et ouvre son parachute à 90 mètres du sol battant le record de chute libre au mois de mars 1938. Le corps tombe avec une vitesse croissante jusqu'à ce qu'il atteigne une vitesse limite déterminée par la résistance de l'air et le frottement. Un parachute doit ralentir la vitesse d'au moins 75 % pour recevoir cette appellation.

Au mois d'octobre 2019, un base jumper a pris des risques insensés en sautant du haut d'un immeuble de Besançon d'une hauteur de quinze étages ! Imaginons qu'un base jumper sautant du haut d'une falaise ouvre son parachute après 2,5 secondes de chute libre ; quelle distance verticale a-t-il parcouru sachant que : x(h) = 1/2.g.t2 - x(V) = √ 2g.h et x(t2) = h/1/2g (formules simplifiées qui négligent la résistance de l'air) ? Réponse, 30,6 mètres 1/2.(9.81 m/s.2,5 s2) ce que vérifie V = √ 2.g.h = 24.5 m/s et √30.6/4.9 = 2.49 sec.

Le globe terrestre est entouré par une couche d'air troposphèrique qui s'étend de 0 à 11.000 mètres. Si on place un disque dans un courant d'air, celui-ci s'oppose au passage de l'air. La force exercée sur le disque est due à la différence de pression entre la face au vent (intrados) et sous le vent (extrados). L'air s'accumule sur l'intrados d'où augmentation de la pression et diminution de pression sur l'extrados. Le parachute est en équilibre lorsque la résultante des forces dues à l'air est égale à la masse totale. Le centre aérodynamique se confond avec le centre de gravité, lorsque ce dernier diminue, le centre aérodynamique se rapproche du bord d'attaque de la voilure. Cette force peut être représentée par une flèche (vecteur) appliquée au point aérodynamique et perpendiculaire, on peut alors décomposer la force exercée par le vent comme la somme de deux forces dont l'une est parallèle et l'autre perpendiculaire.

Lors de la rencontre d'un objet, l'écoulement des filets d'air peut devenir plus ou moins régulier (laminaire) et sur une certaine distance. Admettons qu'un disque offre une résistance de 100, si on passe à une sphère, la résistance sera moitié moindre, si cette sphère est prolongée par un corps cylindrique d'une longueur égale à trois fois le diamètre, la résistance tombe à environ à dix. La résistance R d'un parachute ouvert..., dépend du carré de la vitesse de chute et de la surface, soit : µ / 2g.(V2.S). Elle ne doit en aucun cas être inférieure à la masse du parachutiste ;-)). La vitesse de descente d'un parachute dépend de : sa forme, sa surface, son textile (porosité, souplesse, élasticité, résistance), de la masse volumique de l'air qui varie avec l'altitude et de la masse.

Les modifications qui suivront ne modifieront guère sa conception générale. Du parachute de Léonard de Vinci au parachute hémisphérique il n'y a qu'un pas. A la limite, la surface latérale se confond pratiquement avec la surface latérale du cône, et par la suite avec une coupole hémisphérique. L'Américain Delgado propose au début des années cinquante, une voilure triangulaire pointe vers l'avant (l'ancêtre du delta plane) dirigeable grâce à deux commandes, la voilure offre un coefficient de finesse de 1.5 (rapport entre la vitesse verticale et la vitesse horizontale, ou la distance verticale et la distance horizontale parcourues). Le principe de base du parachute est toujours resté le même et les améliorations ont porté sur : la forme de la voilure (hémisphérique, carrée, triangulaire, bilobée) - le textile (coton, soie, acétate, rayonne, nylon, polyamide) avec une incidence directe sur le poids du parachute (gr/m2), son volume, son pliage et son vieillissement - le système d'ouverture (commandé, automatique, retardé) ainsi que sur l'équipement du parachutiste (sac, harnais, drisses dynamiques, etc.) s'adaptant aux nouvelles technologies.

Au début des années cinquante, le parachute TAP 660 à « voilure première » est réglementaire (Équipement de Protection Individuel). La voilure (60 m2) est extraite en premier suivie des 24 suspentes (longueur 6,5 m). La Sangle d'Ouverture Automatique (inventée par un Italien en 1927) de 4 mètres de longueur reliée à l'avion se tend, extirpe la coupole hémisphérique qui se gonfle avant de délover les suspentes (6.5 m de longueur). Le passage du Dakota au Nord-Atlas, appareil plus rapide, entraîne un choc à l'ouverture cause de traumatismes. On passe alors au parachute à « suspentes premières ». La SOA délove les suspentes qui se tendent et se déploient avant le gonflement de la coupole ce qui a pour effet de contribuer à l'amortissement ; temps d'ouverture d'environ 4 secondes au lieu de 2,5" environ. La descente commence : vérification de la coupole, observation de la dérive due au vent et des camarades trop proches, traction sur les élévateurs, contact avec le sol, roulé-boulé, course pour éviter que le vent ne gonfle la voilure et ne traîne le parachutiste, brassage, regroupement et consigne sur la fiche (chardons à Bricy ;-). En cas d'incident, double coupole, etc., ouverture du parachute ventrale de secours d'une surface de 45 m2.

En ouverture commandée (une idée de Floyd Smith en 1917) il n'y a plus de SOA, le parachutiste décide lui même de l'ouverture (altitude ou moment). Après une douzaine de secondes de chute libre en position standard (bras et jambes écartés, corps cambré) le chuteur atteint une vitesse limite proche de 56 m/s (84 m/s en position de piqué). Après un laps de temps de 75 secondes il a parcouru 706 m, et en 12 secondes et 3.528 m en 63 secondes. En tirant la poignée, il libère le parachute extracteur (une idée de Snyder Steve) qui a pour effet de ralentir la chute qui passe de 180 km/h à 20 km/h en quelques secondes, d'extraire et déployer la voilure qui se gonfle sous l'effet du vent relatif. La descente se poursuit à vitesse constante. Le déclencheur de sécurité active l'ouverture vers 320 m (le double en tandem) et/ou lorsque la vitesse de chute est supérieure à 45 m/s (12 à 20 m/s en parachutisme civil).

Les parachutistes pratiquant le saut compris entre 1.200 à 4.000 mètres rencontrent des conditions très différentes que celles d'un Largage Opérationnel Spécial (125 m). Un corps tombant en chute libre est attiré vers le bas (P = M.g), un parachutiste de 80 kg présente donc une masse de 784 Newtons (7.8 kg), retenu par le parachute ; il ne subit plus que l'accélération qui correspond à sa masse excédentaire : F = M.a soit 80 kg x 4 m/s = 320 Newtons d'où T = p - F soit 784 - 320 = 464 N ou 4,6 kg. Le frein aérodynamique d'ouverture de Floyd Smith apparu en 1948 sur le parachute hémisphérique, allait se généraliser et réguler l'ouverture des parachutes et plus tard des ailes. Une pièce de textile glissée entre les suspentes réduit le choc à l'ouverture et freine la descente, de forme rectangle, en cloche, à déflecteur elle peut être débrayable pour dégager la vue alentour.

La vitesse de descente d'un parachute l'est toujours pour une masse donnée, en cas de surcharge, la vitesse est modifiée : x(V2) = V1.√m2/m1. Un parachute prévu pour une vitesse de descente d'un poids de 80 kg à la vitesse de 4 m/s, présentera une vitesse de 5 m/s sous une charge de 130 kg. La charge alaire correspond au : poids total suspendu (parachutiste et son matériel) / surface de la voile (0.37 à 2.5 pour une charge de 50 à 110 kg et selon la surface). Une charge alaire élevée permet une vitesse plus grande, 3,5 pour les chuteurs confirmés, 0,5 pour les débutants. Celle-ci étant souvent indiquée en square feet (99 à 300), la multiplier par 2.2 pour équivalence en kg.

L'utilisation d'un parachute dans un courant ascendant d'air chaud (Afrique) présente une plus faible portance et le risque accru d'accident (les inversions de températures existent en altitude). L'ingénieur Pierre Lemoigne va présenter un parachute à tuyères dans les années cinquante et l'innovation déboucher sur le parachute ascensionnel et en 1964 sur le premier parachute à tuyères (Paracommander...). Le TAP 696 alors en dotation a un diamètre 10 m, une masse totale équipée de 135 kg, vitesse descente de 4 m/s et permet le largage à partir d'une hauteur de 120 mètres.

Si on laisse le « disque se déplacer sous l'effet de la force exçercée, celle-ci produit un travail récupérable sous forme d'énergie mécanique (La puissance disponible à travers une surface est égale à : 0.5.µ .S.V3 ou µ =1.33 kg/m3. l'hiver et 1.15 kg/m3. l'été). Le modèle TAP 656 (1975) d'une surface de 75 m2 disposait d'une fente propulsive directionnelle permettant une vitesse de déplacement horizontale de 2,7 m/s pour une vitesse de descente de 5,8 m/s. La fente fut obturée par une résille afin d'éviter qu'un camarade ne vienne s'y faire piéger lors d'une collision avec un autre « pépin » ! La dotation de l'Ensemble de Parachutage du Combattant (EPC) a débuté en 2010. Les caractéristiques de ce parachute à « fentes » dont la coupole évoque une « soucoupe volante », sont : la capacité d'emport de 130 à 160 kg - vitesse de largage 235 km/h - hauteur de largage 100 m - vitesse de descente 6 m/s - commandes - demi-tour en 10 s - possibilité d'un posé dans le sens du vent - utilisable sur un plan d'eau - durée de vie 180 sauts - dotation Interarmées.

La structure multicellulaire de Domina Jalbert apparaît aux USA en 1970. Avec cette voilure à 5, 7 ou 9 caissons reposant sur le principe de l'aile d'avion (intrados - extrados), le parachutiste peut agir sur l'angle d'incidence de la voilure et ainsi bénéficier d'une : maniabilité incomparable, de contrôler la vitesse horizontale ou verticale (il peut tomber comme une « pierre » puis se poser à vitesse quasiment nulle), faire des figures (tonneaux et loopings). La voilure principale et de réserve sont regroupées dans un seul sac harnais ! Le saut devient très technique, en cas d'incident, il faut souvent dégrafer la voilure principale avant d'activer la voilure de réserve et dans certains cas débrayer le « variomètre » (baromètre- accéléromètre) !

Le 7 novembre 1999, Thierry Demonfort et Bertrand de Gaullier (parachutistes d'essais de la MN) sautent en tandem au dessus de Douvres à 8.200 mètres et filent sous voile pendant 27 minutes avant de se poser près du Cap-Gris-Nez après avoir parcouru 40 km ! Cette technique réservée aux chuteurs confirmés présente des particularités. En 1875, deux aérostiers parvenus à 8.600 sont morts pour avoir tardé à utiliser leur réserve d'oxygène. Saussure avait déjà mis en cause le manque d'oxygène dans les malaises d'altitude, il faudra attendre les travaux de Paul Bert pour associer la diminution de la pression atmosphérique à la diminution partielle de la pression d'oxygène responsable de l'hypoxie.

On ne parle plus dans les Armées, de dérive sous voile mais d'infiltration sous voile. Un chuteur qualifié Saut Opérationnel à Très Grande hauteur (voile déployable à haute ou basse altitude) quitte l'appareil entre 4.000 à 8.000 m (ce plafond est dû à l'utilisation du Transall ou Hercule) afin de poursuivre une infiltration sous voile. L'aile à 9 caissons d'une envergure de 9 m permet de couvrir une cinquantaine de kilomètres avec une masse totale de 160 kg (ARZ G9 1997) ! Le chuteur chaudement vêtu emporte une réserve d'oxygène - une console de navigation regroupant altimètre, GPS, compas, calculatrice (qui ne dispense pas du calcul mental) - un transmetteur - un système de vision nocturne - une balise IR pour se signaler car une collision est souvent fatale (règle de priorité) ! Un impératif, la vitesse de chute doit rester en dessous des 120 km/h afin d'échapper aux radars.

Un chuteur sous voile se déplace à 10 m/s par rapport au sol et avec une vitesse verticale de 3,5 m/s ; si la vitesse du vent est supérieure à la vitesse de l'aile, elle fait du sur-place, voire elle recule ! Si le vent est secteur arrière les vitesses s'additionnent, par vent de travers l'aile dérive. La connaissance de la météo en altitude et au sol revêt une importance primordiale (visibilité, vent, précipitations, gradient thermique, dépression) d'autant plus qu'aucun élément aux opérations aériennes clandestines n'est présent sur la DZ... Après avoir largué la gaine retenue par une drisse, le chuteur accompli un « arrondi » pour venir se placer face au vent en ramenant les poignées sous les hanches, ce qui a pour effet de « cabrer » la voilure (36 m2) et d'annuler les vitesses verticale et horizontale.

Le 16 août 1960, Joseph Kittinger a atteint une pointe de vitesse de 274 m/s après un saut d’une altitude de 31.300 mètres ! La pression atmosphérique diminuant avec l'altitude, il est normal de voir la densité de l'air varier. Pour connaître la pression atmosphérique en kg/cm2 à une altitude (raisonnable) avec une précision de 6 % ; 6000 / 6000 + altitude. A 5.000 mètres par exemple, la Patm calculée est 0.545. Autre aléas, la température qui diminue de 0.65°C par 100 mètres d'élévation à laquelle il convient d'inclure la sensation de froid dû au vent relatif liée à la chute ! Au mois d'août 2018, Alan Eustace a battu le record du monde avec un saut de 41.419 mètres, ouverture à 3.804 m, durée 4 min 27 sec, distance verticale parcourue de 37.615 mètres !

J'ai pu commettre quelques erreurs par méconnaissance, manque d'attention, volonté de simplification ou coquilles. Je compte sur les « sachants » anonymes pour apporter les rectificatifs utiles, mieux ! qu'ils nous rédigent un article...

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65 réactions à cet article    


  • San Jose 6 mars 11:31

    Cocking, triste absurdité du parachute inversé, au destin quasi-évident... Tragédie rapportée par André Allemand dans Parachutiste d’essais, Bibliothèque Verte, livre qui a déterminé mon intention de faire du charaputisme, à la page où il parle d’une fille qui veut sauter (oui, oui, je sais...pffff !) et est à ce titre plus brave que bien des garçons. A cette phrase provocatrice (peut-être bien volontaire justement !) le machisme de mes onze ans n’a fait qu’un tour, et j’ai su que je sauterais (160 sauts sportifs dont 50 en SMPS, puis abandon pour cause de dos pas d’accord). 

    .

    Une force qui équilibre une masse, une masse en newtons... Lavau ne va pas être content !

    Je n’ai pas compris comment le centre aérodynamique (point d’application de la résultante aérodynamique) peut se confondre avec le centre de gravité dans le cas d’un parachutiste, puisque le centre de gravité est évidemment bien loin de la voile et très proche du parachutiste.

    .

    « la résistance du parachute ouvert..........................ne doit en aucun cas être inférieure à la masse du parachutiste »

    A son poids.... ! Il n’y a pas de risque que cela arrive ; c’est la vitesse de descente qui s’ajuste toute seule. 

    .

    Erreur d’inattention : 3500 m de chute au terme d’une minute, soit, mais donc pas possible 706 m au bout de 75 secondes. 

    .

    Je vais regarder dans ma collection de l’Illustration pour voir s’il y a quelque chose d’intéressant sur le saut de Pégoud. 


    • San Jose 6 mars 20:37

      @San Jose
      .
      J’ai regardé l’Illustration du 23 août 1913, mais le tiers de page sur le saut de Pégoud, une fois les photos en moins, ne donne aucune anecdote particulière. 


    • ETTORE ETTORE 6 mars 12:40

      Très belle invention dont se servent fréquemment , homme politiques et grands chefs d’entreprises.


      • troletbuse troletbuse 6 mars 15:16

        @ETTORE
        Et sans risques


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 6 mars 16:00

        @troletbuse

        et dorés


      • troletbuse troletbuse 6 mars 16:51

        @Séraphin Lampion
        Tout à fait. Comme les staphylocoques  smiley


      • Emohtaryp Emohtaryp 6 mars 12:55

        Sautez en parachute doré, il y a moins de risque.... !


        • arthes arthes 6 mars 14:26

          Sinon, C’est la chute qui est intéressante , pour le shoot d’adrénaline.


          • malko malko 6 mars 17:47

            J’ai sauté en Tap660 en 1974. Le choc d’ouverture n’est pas terrible, sauf si on a une roubignole coincée sous les sangles de l’entre-jambes, alors là ... smiley


            • Jjanloup Jjanloup 6 mars 19:29

              Merci à l’auteur.

              SOA, vérification de coupole, dérive, tractions, roulé-boulé, brassage sommaire... 

              Que de souvenirs (126 sauts)... 


              • rita rita 7 mars 08:17

                Article très complet !

                Merci.


                • San Jose 7 mars 09:45

                  Reprenons les éléments d’aérodynamique de la chute libre et du parachute rond à fuseaux pleins (le plus simple aérodynamiquement), en nous efforçant d’éviter les obstacles de la simplification fallacieuse et de l’obscurité, tout en faisant au moins pédant possible sans sacrifier à la rigueur, ou presque :

                  .

                  La chute libre dans le vide :

                  Aux altitudes de l’aviation, un corps de masse, densité et forme quelles qu’elles soient accélère, à chaque seconde qui passe, de 10 m/s, ou 36 km/h (le chiffre plus précis est 9,8 m/s). Cette accélération est symbolisée par la lettre « g ». Donc « g » = 10 m/s par seconde = 10 m/s/s = 10 m/s².

                  Au bout d’une seconde le corps chute ainsi à 10 m/s, au bout de 15 secondes à 150 m/s, etc. 

                  On établit sans trop de mal que la hauteur « h » (en mètres) dont il est tombé pendant un temps « t » (en secondes) vaut :

                  h = 1/2 x g x t² = 1/2 x 10 x t² = 5 t² 

                  Exemple : au bout de 15 secondes la hauteur perdue en chute dans le vide vaut  :

                  h = 5 x 15² = 1125 mètres

                  .

                  La vitesse limite dans l’air

                  En chute dans l’air, celui-ci oppose une résistance croissant avec la vitesse. Vient une vitesse où la résistance de l’air, ou traînée, devient égale au poids du corps humain. Le corps alors cesse d’accélérer ; il a atteint sa vitesse limite dans l’air. Cette vitesse aux basses altitudes est voisine de 50 m/s, ou 180 km/h, variable avec la corpulence. Ce chiffre vaut pour un homme chutant corps à plat et membres écartés, offrant à l’air le maximum de surface résistante. La vitesse limite peut frôler les 90 m/s pour le même sujet piquant tête en bas en bas, bras collés au corps en position grosso modo de garde-à-vous. 

                  (aux altitudes plus hautes l’air moins dense freine moins et Félix Baumgartner passe le mur du son) 

                  .

                  Un modèle de chute libre validé par l’expérience personnelle : 

                  (on a dit qu’on limiterait le pédantisme, mais on n’a rien dit de l’étalage personnel)

                  Dans le vide, on atteindrait 50 m/s en 5 secondes et 125 mètres de chute.

                  Dans l’air : du fait de la traînée croissant avec la vitesse, traînée minime au début et de plus en plus grande ensuite, la vitesse de chute de 50 m/s corps à plat est atteinte en 10 secondes sur une chute de 300 mètres, avec accélération rapide au début et lente à la fin.

                  Ensuite, on table sur 50 m/s constants soit 1000 mètres en 20 secondes.

                  Exemple : un saut à 2000 m avec ouverture à 800 mètres donnant 1200 m de chute libre est ainsi décomposé :

                  10 s pour atteindre 300 m de chute ; reste 900 m à chuter.

                  18 secondes pour chuter de 900 mètres

                  Total : 28 secondes de chute en position corps à plat membres écartés. Chiffre donné à titre indicatif, et je décline toute responsabilité si vous vous écrasez pour avoir fermé les yeux en chute au lieu de regarder votre altimètre. 

                  .

                  Descente parachute ouvert

                  Soit un parachute rond (ne plane pas) descendant verticalement sous la charge d’un sujet équipé et de corpulence usuelle, pour un total de 100 kg. Poids : 1000 newtons, puisque g = 10 et que le poids est le produit de la masse en kg par la valeur de g. 

                  Surface de toile de 60 m² formant un hémisphère dont le maître-couple, c’est-à-dire la surface frontale vue de face, est selon la géométrie la moitié ou 30 m². C’est à cette notion de maître-couple que se rapportent la traînée et son calcul.

                  La vitesse de descente à vitesse constante sera telle que la traînée de la coupole égalera le poids, soit ici 1000 N. 

                  Notions sur la traînée

                  Toutes choses égales par ailleurs la traînée est proportionnelle à la masse volumique de l’air (1,2 kg par mètre cube au niveau de la mer à température de mi-saison) et proportionnelle au carré de la vitesse. 

                  Ces « choses égales » sont ici le maître-couple du parachute ouvert affecté du coefficient de traînée dû à sa forme, son Cx. Une automobile recherche par son profilage le plus faible Cx, tandis que la forme du parachute doit au contraire le maximiser.

                  On arrive à la formule générale de la traînée, habituellement symbolisée Rx :

                  Rx = 1/2 x rhô x S x Cx x V²   (1)

                  .

                  où  : 

                  rhô est la masse volumique de l’air (l’auteur l’appelle mu) de 1,2 kg/m3

                  S est le maître couple, ici 30 m²

                  Cx le coefficient de traînée propre au parachute

                  V la vitesse de descente sous voile, à déterminer

                  et enfin 1/2... parce que c’est comme ça. 

                  .

                  Vitesse de descente du parachute pris en exemple 

                  Le Cx est de l’ordre de 1,2 (pas d’unité)

                  La traînée doit être de 1000 N pour équilibrer le poids de 1000 N

                  rhô vaut 1,2 kg/m3

                  Donc en appliquant (1) :

                  1000 = 1/2 x 1,2 x 30 x 1,2 x V²

                  d’où l’on tire : V² = 46,3 et V = 6,8 m/s

                  .

                  On pourra ensuite avec une table de la masse volumique de l’air en altitude déterminer la vitesse de descente pour une altitude et un poids quelconques. 

                  On déduit aussi de la variation de la masse volumique en altitude, que la vitesse en chute libre n’est constante qu’approximativement sur la tranche d’altitude perdue en chute. 


                  • Desmaretz Gérard Desmaretz Gérard 7 mars 11:50

                    @San Jose Bjr, merci pour l’explication de ’’texte’’ et l’implication. Poignée de main virtuelle


                  • arthes arthes 7 mars 16:22

                    J’ai des potes qui ont des miliiers de sauts, voire, dizaine de milliers, parachutisme civil, ils m’ont analysé les accidents, surtout en base jumping ( J.M. Boivin décédé lors d’un saut en B.J à l’occasion d’un tournage d’un ushuaia pour Hulot) , mais un truc dont je me souviens le plus c’est un axiome : « Tout corps qui s’éloigne de son point de stabilité est appelé à s’en éloigner de plus en plus vite » , applicable au vr (vol relatif, à plat) et à la vie de tous les jours.


                    • San Jose 8 mars 00:18

                      @arthes
                      .
                      En revanche j’ai rencontré chez les parachutistes sportifs des idées sur le vol et les avions plus cocasses encore que celles que j’ai vues chez le pilotes de loisir, ce qui n’est pas peu dire. 
                      J’ai vu un parachutiste s’étonner de ce qu’il faille un escabeau pour grimper très haut faire le plein d’un Pilatus, et demander pourquoi le réservoir n’était pas plutôt près du sol, dans le vaste volume inutilisé de la queue derrière la cabine.
                      Sur le même avion, équipé d’un turbopropulseur, j’ai vu un jour de panne de batterie des parachutistes proposer de lancer l’hélice à la main. Le pilote amusé a consenti ; le compte-tours a grimpé à environ 2% du régime maxi tandis que nos parachutistes s’échinaient.
                       Plus vite,les gars ! Il me faut 66% pour lancer l’injection de carburant et l’allumage ! 
                      Un instructeur parachutiste ayant enseigné à son public que « le salto arrière est un mouvement déclenché par une action aérodynamique mais le salto avant un mouvement déclenché par une action massique », j’ai passé un mauvais moment pour avoir répliqué qu’évidemment les deux étaient des mouvements aérodynamiques tandis que les mouvements massiques constituaient une invention originale. 
                      En fait chaque discipline a sa physique personnelle. 


                    • San Jose 8 mars 00:20

                      @San Jose
                      .
                      « le plein d’un Pilatus » dans l’aile, bien entendu.


                    • L' Hermite (IX) prong 8 mars 00:24

                      @San Jose

                      je croit que c’ est toi qui as un coup dans l’ aile ...
                      mais t’ est encore loin du plein ...

                      leve ton verre K -marade


                    • L' Hermite (IX) prong 8 mars 00:40

                      @arthes

                      merde ils on encore marché sur le chaton ... t’ as un clone sous la main ?


                    • arthes arthes 8 mars 11:11

                      @San Jose

                      Parachutisme sportif...Cela signifie que c’était à l’armée ?


                    • San Jose 8 mars 12:08

                      @arthes
                      .
                      Parachutisme sportif à l’armée est a priori un oxymore. 
                      Cependant les militaires de l’Armée de l’Air pouvaient quand j’y étais simple appelé (j’ignore comment cela a pu évoluer) demander leur incorporation dans la SMPS, section de parachutisme sportif d’une base aérienne. J’ai ainsi fait 50 sauts sur l’aérodrome civil de Srasbourg-Neuhof au sein du club civil où les militaires de la SMPS sautaient en civil avec tout le monde, mais aux frais de l’armée. 
                      Ils étaient en contrepartie susceptibles, du moins les engagés, d’être incorporés comme chuteurs opérationnels en cas de guerre, mais c’était peut-être assez théorique. 


                    • San Jose 8 mars 12:10

                      @San Jose
                      .
                      J’ai écrit « Srasbourg »... L’influence de l’actualité, sans doute. 


                    • arthes arthes 8 mars 14:43

                      @San Jose
                      D’accord, c’était le sens de ma question en fait : Savoir si c’est à l’armée que vous aviez appris.
                      Mon mari a découvert lui aussi le parachutisme en tant qu appellé, au 1er RCP à Pau (je crois, ça date, lol), ensuite dans le civil il continuait à la Ferté gaucher, la aussi, c’est pas récent, 
                      La technique, les voiles, bref tout a évolué depuis...
                      A Bergerac, il y avait aussi des militaires qui sautaient sur une base civile donc.
                      A aujourd’hui, le centre est fermé.
                      Mais je pense qu’il y a une bonne cinquantaine de centres par en France, c’est quand même pas mal.
                      A Bordeaux, il y a même un tube qui vient d’ouvrir, pour s’initier au VR.


                    • San Jose 8 mars 17:04

                      @arthes
                      .
                      J’ai débuté à l’armée mais absolument pas comme parachutiste militaire d’un régiment de parachutistes. J’ai fait 50 sauts payés par l’armée mais dans un cadre sportif intégralement civil, presque tous les paras du lieu étant des sportifs civils payant leurs sauts. La seul élément militaire de l’affaire était qu’ayant soixante kilomètres à faire en stop, je les faisais en uniforme vu qu’en Alsace on aime l’uniforme et que ça allait ainsi dix fois plus vite qu’en tenue civile. J’ai continué ensuite en civil pur 110 sauts de plus. 


                    • arthes arthes 8 mars 17:23

                      @San Jose

                      C’est pas mal, 160 sauts...Pas d’envie de reprendre ?


                    • San Jose 8 mars 17:42

                      @arthes
                      .
                      J’ai laissé tomber progressivement il y a longtemps parce que comme le vol à voile c’est une activité où il faut être sur le terrain des journées entières pour un temps d’activité proprement dite réduit. Maintenant j’ai de l’arthrose au genou. Je fais du pilotage sur mon ULM. Cinquante ans de pilotage cette année. 


                    • L' Hermite (IX) prong 8 mars 17:49

                      @San Jose

                      C’ est un peut comme le club de tir sportif du coin , ou 80% des adherent sont des FDO et/ou des chasseur .

                      on est quand même très loin du largage de troupe en ouverture automatique ...
                      zero saut a mon actif , uniquement la tour cablé a 10m et le roulé boulé ....
                      Trop peur des vide profond pour oser grimper dans l’ avion lol

                      Le rappel sur 30m ca va encore meme si je serre les fesse , mais le saut , impossible psychologiquement :)

                      CA m’ etonne qu’ on t’ ais laissé sortir en tenue .... 
                      meme pour descendre a la gare , ou prendre une pizza on se faisait aligner par la PM.(97-98)


                    • L' Hermite (IX) prong 8 mars 17:54

                      @San Jose

                      pour les petit ULM caréné , ils ont inventer un parachute 
                      j’ ais trouvé ca absolument genial ...

                      Avant fallait planer et prié tres fort le dieux des planeur ...
                      tu en pense quoi , tu t’ est equipé ?


                    • San Jose 8 mars 18:21

                      @prong
                      .
                      Quand mon père était appelé en 1952 il était supposé passer ses permissions en uniforme. Quand j’étais appelé en 1975 j’avais complète liberté en permission de circuler en uniforme ou en civil, au choix. Et en 1997 l’armée craignait l’esclandre à faire voir dans la rue ses uniforme... Bizarre...
                      Cependant aller à l’aérodrome civil pour sauter en qualité de militaire fait partie du service ; j’étais donc supposé m’y rendre en uniforme, même le week-end. En pratique l’armée s’en fichait. 
                      .
                      Je n’ai jamais fait de tour de saut et je n’aurais certainement pas aimé. A vingt mètres de haut le sol saute visuellement à la figure, ce qui n’est pas autant le cas en avion. Il est psychologiquement certainement plus difficile de sauter à l’élastique qu’en parachute. 
                      .
                      Le parachute sur ULM est astucieux mais cher et il faut un appareil dessiné au départ pour l’incorporer, tant en emplacement qu’en points d’ancrage, surtout sur une construction en bois de forme « avion ». Sinon, on a une énorme verrue et des mètres de sangles tout autour du fuselage. Je n’en ai pas. Je n’ai pas non plus de combinaison à airbags à moto... En revanche j’ai un atterrissage en campagne en ULM, moteur défaillant tirant encore à demi, et un autre en panne complète en avion, ainsi que deux atterrissages en campagne volontaires pour cause de dégradation imprévue de la météo. 
                      Et aussi un ventral sec en parachutisme. On n’est pas un parachutiste si on n’a jamais fait un ventral, comme on n’est pas un motard si on n’a jamais survolé une voiture pendant que la bécane est restée plantée dedans. J’ai fait aussi. 


                    • San Jose 8 mars 18:26

                      @prong
                      .
                      Pour mémoire, tout avion en panne de moteur plane jusqu’au sol, de l’ULM au Boeing. Le problème est d’avoir un champ posable (assez long, pas d’arbres ni de câbles devant) dans le rayon atteignable en plané. Dans la Beauce il n’y a pas de souci ; dans un bocage c’est moyen. 


                    • L' Hermite (IX) prong 8 mars 18:32

                      @San Jose

                      Et en 1997 l’armée craignait l’esclandre à faire voir dans la rue ses uniforme... Bizarre...
                      >je precise que j’ etait dans un cas particulier , une école d’ artillerie avec camp juers (disciplinaire) pas loin , mais c’ est un souvenir effectivement different du tien .

                      J’ ais supporter d’ etre baladé dans un sac sur un pont de singe ...
                      j’ ais eu la chance d’ etre emmené aevc mon pere dans un petit cesna ...
                      et meme en helico , avec la bulle sous le pieds ... ca passe bien , le contact physique rassure ...

                      le rappel plus compliqué la corde parait minse lol
                      le saut du transal , il parait que si on coince faut changer de discipline ...
                      c’ est bizard , mais un deltaplane me rassure plus qu’ un parapente .

                      si un jours je tente c’ est delta ou planeur :)
                      certainement pas une flysuit meme si je suis admiratif des ecureuil volant :)


                    • L' Hermite (IX) prong 8 mars 18:36

                      @San Jose

                      ventral ...
                      larguer la torche dorsal ...
                      se stabiliser , passer au ventral 
                      sacré maîtrise des nerf ...
                      si ca marche pas , autant entrer en spirale , essayer de perdre conscience plutot que d’ attendre l’ impact ...

                      ya bien des veinard qui s’ en sont sorti dans les branche de sapin ...mais la plupart finisse empalé :)


                    • L' Hermite (IX) prong 8 mars 18:40

                      @San Jose

                      Le parachute sur ULM est astucieux mais cher et il faut un appareil dessiné au départ pour l’incorporer, tant en emplacement qu’en points d’ancrage.

                      exact , ca ne sert a rien si l’ appareil n’ est pas prevu pour ...
                      j’ ais un faible pour celui qui largue les ailes pour eviter les vrilles .
                      tout ca avec de l’ explosif :)

                      Yep , un boeing c’ est jamais qu’ une enclume avec des ailes ... 
                      le plus dur d’ est d’ anticiper a temps ... un tout petit peut plus de marge qur un ULM ou un planeur ...mais a peine :)


                    • L' Hermite (IX) prong 8 mars 18:43

                      @prong

                      je ne relance volntairement pas le debat sur les para et la neige molle :)

                      < ha merde trop tard <oups >>

                      d’ un autre coté tu as des félé pour atterir sur des pile de carton sans parachute :)


                    • arthes arthes 8 mars 18:58

                      @prong

                      je ne relance volntairement pas le debat sur les para et la neige molle :)


                      J’y pensais justement, théoriquement, sur de la neige molle, c’est faisable, m’enfin, on va pas relancer le débat  smiley


                      Un bon parachutiste, c’est un vieux parachutiste on dira...Mon pote qui a plus 20 000 sauts (je compte plus) n’a libéré qu’une fois, le ventral c’est l’ancien temps aussi., c’est plus sécure de nos jours

                      J’ai fait un saut tandem, à 4000m, génial, et je te jure que pour rien au monde je ne ferai de saut à l’élastique, je pense que c’est le fait de sauter d’un point fixe qui est flippant (j’ai le vertige) et surtout il y a trop d’accidents, alors qu’en tandem, à ma connaissance, aucun.


                    • L' Hermite (IX) prong 8 mars 19:18

                      @arthes

                      En 93 au temps des BBS , on adorait traîner sur les toits ou descendre dans les égouts ou les vieux abris muré :)
                      l’ exploration urbaine n’ etait pas a la mode ... mais personne ne controlait l’ acces au mine de bauxite :)

                      si tu voulait suivre , il fallait te metre au rappell et au descendeur double anneau :)
                      prevoir bien sur l’ echelle speleo pour remonter lol ...

                      Je n’ ais pas assez de sous pour passer le theorique ULM sans meme parler de la mise en pratique avec un instructeur et les heure de vol qualifiante :) 

                      pour une manquante on te refuse la validation lol


                    • L' Hermite (IX) prong 8 mars 19:20

                      @arthes

                      c’est plus sécure de nos jours
                      >j’ ais quand meme un pote devenu prof de parapente ...
                      il n’ as jamais de ventral ( trop bas ) mais il sait tres bien que ca n’ arrive pas qu’ au autre :)


                    • San Jose 8 mars 22:37

                      @prong
                      .
                      Citation  :  un Boeing c’est jamais qu’une enclume avec des ailes
                      .
                      https://fr.wikipedia.org/wiki/Planeur_de_Gimli

                       


                    • L' Hermite (IX) prong 8 mars 22:40

                      @San Jose

                      bien plus difficile que l’ amerissage sur l’ hudson pourtant tres technique ...
                      l’ un est mediatisé l’ autre pas :) 


                    • L' Hermite (IX) prong 8 mars 22:42

                      @prong
                       cependant tu m’ oteras pas l’ idée qu’ il y a une part de veine de cocu ...
                      des atterisage plus simple se sont moins bien terminé sans une seule erreur du pilote :)


                    • San Jose 8 mars 22:58

                      @prong
                      .
                      Il n’est pas évident de toucher en plané juste le début de la piste, surtout lorsque l’angle de plané d’un bon appareil est faible et rend difficile la visualisation du plan de descente. C’est une difficulté de pilotage, mais nullement inhérente à l’avion, qui, lui, plane parfaitement tant qu’il a de l’air dessous. Un avion est un planeur motorisé. 
                      Le plus souvent ce genre de mésaventure avec sa difficulté à apprécier l’angle de descente conduit le pilote à approcher de la piste trop haut, vu que trop bas il n’atteindra pas la piste ; pour résorber l’excès de hauteur il ne reste alors qu’à effectuer des esses en approche pour allonger le vol, ou à se placer en glissade latérale (l’avion volant volontairement en crabe, ce qui cause une forte traînée supplémentaire et donc rend la descente plus raide). 


                    • L' Hermite (IX) prong 8 mars 23:22

                      @San Jose

                      je vois ien la facon dont la « virgule de l’ aile » fait ventouse ...
                      ou le gain sur une geometrie variable selon les plage de vitesse ...

                      coté manoeuvre , j’ en suis encore au banal tour de piste apres remise de gaz quand le papay n’ est pas bon sur un simul comme flightgear ;

                      Pas possible avec orbiter sur la navette lol

                      Je vois a peut pret ta manouevre en S ou en 8 , mais je vois pas du tout ton approche en crabe :)


                    • L' Hermite (IX) prong 8 mars 23:23

                      @prong

                      va faloir que je gagne au loto pour enfion me payer de vrai cours :)


                    • L' Hermite (IX) prong 8 mars 23:24

                      @prong
                      parais qu’ on as plus de chance que de chopper le corona ...
                      faut pas desesperer :)





                    • San Jose 9 mars 09:21

                      @prong
                      .
                      De nos jours l’approche en glissade, qui servait à résorber une hauteur trop forte en approchant de la piste, n’est plus enseignée. Je pense que c’est du principe de précaution. Il doit y avoir une possibilité théorique de mise en vrille irrattrapable à basse hauteur si c’est mal fait. En outre pendant la glissade la vitesse de verticale de descente est prohibitive pour toucher le sol, outre que se posant en crabe on faucherait le train. Il faut donc sortir de la glissade avant de toucher terre, et je connais personnellement un cas où le pilote maladroit s’y étant pris trop tard a cassé son Jodel. 
                      Renseignements donnés à titre indicatif : je ne suis pas instructeur.
                      En revanche tout est permis au simulateur... et dans une urgence vitale. 


                    • révolQé révolQé 9 mars 10:43

                      @prong,
                      haaaa...Camp Juers, 1986 servant au ’’ Grand 4 " avant de filer sur Djib...

                      Sinon je confirme que se retrouver devant la porte et sauter d’un avion la 1ère fois envoi niveau adrénaline un shoot puissant,
                      je n’ai jamais rien ressenti de pareil même à très grande vitesse en bécane.

                      Petite correction pour l’article :
                      Lenormand ne sauta pas du haut de l’observatoire, il le fit du haut d’un arbre, seul des animaux et des poids furent jetés du haut de la tour de la Babotte

                      comme on dit la nomme ici, à Montpellier.


                    • L' Hermite (IX) prong 9 mars 14:55

                      @San Jose

                      Je commence a me documenter :) https://www.piloter.ca/glissade3.jpg
                      Les forumeur on l’ air de penser , que c’ est la generalisation des flap performant sur les petit avion qui as fait de l’ ombre a cette manoeuvre .
                      Ca semble idiot car si tu as un ou des volet en panne ca peut certainement aider de l’ avoir pratiqué .

                      Ca tombe bien que tu ne soit pas instructeur , je ne suis pas non plus un vrai pilote formé avec un vrai truc qui vole smiley ... c’ est plus un hobby pour essayer de comprendre les mecanisme de base .

                      Pour le simulateur , si il y a un gros INTERDIT .... prendre ca pour un jeu video .
                      Pas question d’ eteindre l’ ordi par ce que le vent te gonfle , et que tu veut recommencer sinon ca perd tout son intérêt didactique. 

                      PS : Mefie toi d’ orbiter c’ est extremement addictif et chronophage ta moitié ne te le pardonnera jamais lol


                    • L' Hermite (IX) prong 9 mars 15:07

                      @révolQé

                      Je suis rester le plus souvent a l’ EAA le temps de mon service .
                      Mon adjudant pendant les classe paraissait un gros enfoiré , mais finalement c’ est le seul qui disait bonjours a ses « anciens » quand on le croisait :)

                      Camps juers on y a fait que 15 jours , mais j’ en ais encore froids a toute les extremité :) J’ avais demandé une PM gendarmerie ca coincait sur la taille ...
                      Alors j’ ais tenté la PM para , mais j’ ais coincé totalement .


                    • San Jose 9 mars 15:18

                      @prong
                      .
                      Citation  : si tu as un ou des volets en panne
                      .
                      S’il y en a un en panne et l’autre abaissé, le reste à vivre est court.
                      Je n’ai jamais employé les simulateurs autrement que comme des jeux. Certes, on peut s’y entraîner utilement à la radionavigation, mais je ne fais que de l’oculunavigation. 


                    • San Jose 9 mars 15:18

                      @San Jose
                      .
                      « oculonavigation »


                    • L' Hermite (IX) prong 9 mars 15:34

                      @San Jose

                      Je n’ ais pas acces a des simulateur boeing ou airbus :)
                      Je te l’ ais dit des le depart , la seule formation valable est la vrai 100% reel.

                      coté pratique , quelque modelle reduit de fusé « maison » avec parachute 
                      un peut d’ avion radio commanadé avec un amis de mon pere .
                      et un drone dji600 avant que le theorique ULM devienne obligatoire :)

                      Rassure toi pas de risque que je volle un avion sans faire le plein comme le pilote des pyrénée .

                      oculonavigation :) comptence tres pratique de jour pour confirmer les instrument .
                      de nuit , bien plus compliqué .


                    • arthes arthes 9 mars 16:38

                      @révolQé

                      Oui, c’est aussi pour cela que la démarche est differente que pour un saut à l’élastique, Certitude de plus de 40 secondes à chuter, il me tardait tellement de sauter de l’avion, les pieds dans le vide, super, que je me suis laisser tomber comme un sac et j’ai cru crever, partie en roulé, le bruit infernal dans les oreilles, et le mec du tandem à grave géré pour qu’on se stabilise, bon c’est son taf, et j’avais confiance, partant de la...Lol


                    • San Jose 9 mars 16:40

                      @prong
                      .
                      Citation  :  oculonavigation compétence très pratique de jour. De nuit, bien plus compliqué.
                      .
                      https://livre.fnac.com/a6581484/Hugh-Verity-Nous-atterrissions-de-nuit

                      .
                      Je l’ai en anglais avec dédicace de l’auteur qui passait dans la Creuse tout arrive)


                    • L' Hermite (IX) prong 9 mars 16:50

                      @San Jose

                      Y en as vraiment des tres bon ...
                      je suis rester scotché deux trois fois sur des concours de voltige , 
                      incroyable ce qu’ il arrive a realiser en apprenant par coeur .
                      <oups>


                    • L' Hermite (IX) prong 9 mars 16:53

                      @prong

                      du mome reveur a l’ adulte serieux dans la realisation de son reve d’ enfant ...
                      un monde fabuleux :)


                    • San Jose 8 mars 00:59

                      Un saut manqué aurait pu s’effectuer à Nantes un jour de 1843, et sans parachute. 

                      Un aéronaute avait invité la foule à venir assister à son ascension, au départ de la ville. Un apprenti de quatorze ans, le jeune Guérin, était présent. Las, le ballon encore vide de son pilote rompit seul ses amarres et commença à dériver au vent, son ancre raclant le sol au bout d’une longue corde. 

                      Un point remarquable de la trajectoire au sol de l’ancre n’était autre que le fond de l’ample culotte du jeune Guérin, que l’ancre accrocha en la transperçant sans blesser son propriétaire. 

                      Le jeune Guérin enlevé dans les airs parvint à prendre sur l’ancre une position plus commode, puis étant monté à plusieurs centaines de mètres, s’inquiéta de la direction prise par l’aéronef. 

                      Par bonheur le vent soufflait de la mer. Cependant le ballon, dont il semble qu’il s’agissait peut-être d’une montgolfière, dut se refroidir car le sol parut remonter aux yeux du jeune Guérin. 

                      Celui-ci ignorait la natation et voyait avec angoisse approcher le large fleuve dont Nabum nous régale jusqu’à l’indigestion. Le jeune Guérin doté d’un excellent naturel priait ardemment en implorant le ciel, enfin l’autre, le ciel virtuel, de préserver sa vie afin de ne pas laisser seules sa pauvre maman et sa petite soeur. 

                      Pendant ce temps la foule au sol courait à travers champs en suivant des yeux l’équipée aérienne. Le ballon redescendant de plus en plus vite déposa le jeune Guérin dans un champ où les paysans le secoururent aussitôt. Il refusa le cordial qu’on lui offrait, disant qu’il n’avait pas le temps car il devait vite aller rassurer sa maman. 

                      La pauvre veuve ne savait cependant rien de l’aventure de son fils, car ouvrière elle n’avait pas le loisir d’assister à des ascensions et trimait dur à son atelier.

                      On ne sait où et comment le ballon fut récupéré, car on peut penser qu’il reprit l’air un temps après qu’on en a décroché le jeune Guérin ; mais peut-être les paysans, plus intuitifs qu’on pourrait le penser des choses de la physique, l’ont-ils retenu à temps. L’aérostier demanda à la police l’autorisation de répéter sa démonstration, à bord cette fois de sa machine, mais la permission lui fut refusée au motif qu’il n’avait pas fait montre jusque là d’un professionnalisme suffisant. 

                      .

                      Remarque personnelle  : en 1843 Jules Verne était un Nantais de l’âge du jeune Guérin. Assista-t-il à l’exploit de son concitoyen ? De là pourrait venir son goût pour les récits de ballons, et l’idée par exemple d’une nouvelle comme Un Drame dans les airs

                      .

                      Source  : l’Illustration, numéro du 29 juillet 1843.

                      (il n’apporte aucune précision sur la présence ou l’absence de Jules Verne)


                      • L' Hermite (IX) prong 8 mars 01:05

                        @San Jose

                        on sait donc que le chaton as ete victime d’ un aerostier ...
                        tout ca pour une grosse lenterne chinoise fabriquer mille ans avant les frere papetier pfff

                        demain l’ histoire des frere lumiere (shaw shaw et moi bien sur)


                      • pemile pemile 8 mars 11:19

                        Personne ne parle des compétitions de précisions d’atterrissage (PA), une pièce de 10 centimes au centre d’une cible électronique de 16cm ?


                        • San Jose 8 mars 11:21

                          @pemile
                          .
                          C’est un truc à se casser une patte, les contorsions nécessaires à toucher le centre du carreau l’emportant sur les besoins d’un posé sûr. 


                        • pemile pemile 8 mars 11:24

                          @San Jose "C’est un truc à se casser une patte, les contorsions nécessaires à toucher le centre du carreau l’emportant sur les besoins d’un posé sûr. "

                          wiwi, par chez moi, la moyenne d’âge des compétiteurs est de 60 ans et les ventes de plâtre par Lafarge explose smiley


                        • San Jose 8 mars 11:26

                          @pemile
                          .
                          Scusez-moi, j’y connais rien. 


                        • pemile pemile 8 mars 12:15

                          @San Jose

                          Pas de présentation non plus du parachutisme ascensionnel (treuil ou voiture) qui permet d’initier des gamins à partir de 12 ans pour monter à 300m.


                        • covadonga*722 covadonga*722 9 mars 11:52

                          ST Michel .

                          puis viendra l’ultime klaxon attendu,

                           dans l’ombre de la carlingue la lampe clignotera,
                          le regards rivé sur les doigts tendus du Largueur,
                          la verte cohorte d’hannetons s’ ébranlera,
                          sourire vainqueur ou rictus de terreur,
                          ahanant sous nos corps si lourds

                          aux hurlements devenus sourds,
                          une dernière fois nous chuterons

                          aux ailes de l’ange suspendus .

                          asinus : ne variatur

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