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L’innovation en cancérologie : quels progrès pour les patients d’aujourd’hui ?

L’efficacité d’une drogue à obtenir une réponse de la tumeur constitue une condition nécessaire à son utilité pour les malades, mais elle n’est pas suffisante. Une tumeur qui répond dans une localisation donnée (choisie comme critère dans l’essai pivot) peut parfaitement grossir ailleurs. Une tumeur stabilisée quelques mois par un traitement peut mettre les bouchées doubles ensuite et rattraper le temps initialement perdu. Et pour juger de l’utilité pour le malade, il convient de mettre en balance non seulement la durée de stabilisation de la tumeur, mais de la mettre en rapport avec la durée sous les traitements classiques éprouvés, et/ou sous traitements palliatifs, et aussi des effets secondaires qui obèrent la qualité de vie.

Il est capital pour alléguer un réel bénéfice dans la vraie vie de juger de la survie globale du patient (et non seulement de la stabilisation d’une de ses localisations tumorales) en mois ou mieux en années.

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survie globale de patients ayant reçu Gefitinib versus placebo

 

L’innovation en cancérologie : quels progrès pour les patients d’aujourd’hui ? par G et N Delépine cancérologues

 

L’accélération de la mise sur le marché des médicaments répond-elle aux défis de l’innovation, est-elle utile aux malades souffrant de cancer actuellement ?

La logique de l’accélération des processus d’autorisation de mise sur le marché des nouvelles drogues, observée depuis 20 ans repose sur un certain nombre de mythes, largement diffusés par les médias destinés à la population, les revues médicales et des experts[1] qui vivent de l’industrie pharmaceutique[2]. Ce résumé commenté d’un article d’Alan Cassels [3] tente d’en vérifier la réalité.

 Ce sujet est d’autant plus important que le coût du cancer en France correspond environ à 10% du budget de l’assurance maladie, soit 15 milliards d’euros[4]. Savoir comment et à quoi utiliser cet argent nous concerne tous, citoyens malades et bien portants.

 

Mythe n°1 : l’accélération de la mise sur le marché des nouveaux médicaments permettrait d’augmenter la survie des malades.

Cette affirmation publicitaire ne résiste pas à l’analyse des faits. Ainsi Vinay Prasad, professeur de cancérologie à Chicago, a constaté dans le JAMA Internal Medicine [5] : “36 des 54 (67%) nouvelles drogues autorisées par la FDA[6] entre 2008 et 2012 l’ont été sur des critères de substitution [7] [8]mais seulement 5 de ces 36 médicaments ont été capables d’améliorer la durée de survie lors d’essai randomisés”.

 L’efficacité d’une drogue à obtenir une réponse de la tumeur constitue en effet une condition nécessaire à son utilité pour les malades, mais elle n’est pas suffisante. Une tumeur qui répond dans une localisation donnée (choisie comme critère dans l’essai pivot) peut parfaitement grossir ailleurs. Une tumeur stabilisée quelques mois[9] par un traitement peut mettre les bouchées doubles ensuite et rattraper le temps initialement perdu[10].

 Et pour juger de l’utilité pour le malade, il convient de mettre en balance non seulement la durée de stabilisation de la tumeur, mais de la mettre en rapport avec la durée sous les traitements classiques éprouvés, et/ou sous traitements palliatifs, mais aussi des effets secondaires qui obèrent la qualité de vie. Il est capital pour alléguer un réel bénéfice dans la vraie vie de juger de la survie globale du patient (et non seulement de la stabilisation d’une de ses localisations tumorales) et ce, en mois ou mieux en années.[11]

Parfois même, un médicament mis trop vite sur le marché entraîne une diminution de la durée de vie des malades qui l’ont pris : ainsi dans l’essai SWOG 0023[12], les malades atteints de cancer du poumon qui ont reçu de l’Iressa[13] comme traitement de consolidation ont vécu en moyenne un an de moins que ceux qui ne recevaient qu’un placebo ![14] .

 

Mythe n°2 : les thérapies ciblées et l’immunothérapie seraient plus efficaces que les traitements anciens.

Un article du journal britannique de cancérologie publié en 2017[15] prouve globalement le contraire ( systematic review). Plus de cinq ans après leur mise sur le marché[16], moins de 10% des nouveaux traitements ont démontré, par des essais randomisés en double aveugle, qu’ils possédaient une efficacité supérieure aux traitements anciens qu’ils prétendaient remplacer.

Les nouveaux traitements reçoivent leur AMM sans preuve réelle d’utilité, sur des données peu probantes sans évaluation de leur balance avantages/risques. Certes l’obtention accélérée de l’AMM est habituellement assortie de l’obligation de fournir des études complémentaires confirmant l’utilité du médicament et l’absence de présentation de ces études complémentaires constitue un motif légal de suspension de l’AMM.

Mais, ainsi que le montrait déjà en 2009 un rapport du Government Accountability Office[17] (previous analysis) près de 30% des 400 études complémentaires demandées n’ont pas été réalisées, sans que la FDA exerce systématiquement son autorité en suspendant l’AMM. Et les choses ne se sont pas améliorées depuis, bien au contraire. Il en est de même pour les AMM données par l’EMA[18] qui s’imposent à la France (qui précèdent parfois celles données par la FDA) et qui sont exceptionnellement remises en cause, même après quelques années d’inefficacité sur la survie globale.

 

Mythe n °3 : L’industrie aurait permis la diminution de la mortalité par cancer grâce à la mise sur le marché des nouvelles drogues.

Chabner[19] comme les autres mercenaires de l’industrie du médicament prétend que la chute du taux de mortalité due aux cancers, observée ces dernières années est due à la mise sur le marché de nouvelles drogues.

Pourtant l’analyse récente de l’American Cancer Society[20] dément cette affirmation en montrant que cette amélioration est avant tout liée aux changements de comportement (diminution du tabagisme chez l’homme), à la prévention des cancers coliques par l’ablation des polypes et aux progrès des autres armes contre le cancer. Il n’y a que pour les leucémies de l’enfant que certaines nouvelles thérapies auraient contribué à une petite amélioration significative de la survie globale[21].

L’exemple de l’amélioration récente de la durée de survie globale des malades souffrant de cancer du rein métastatique est très démonstratif : de nombreux articles clament que ce progrès serait dû aux drogues nouvelles ; l’analyse critique des essais randomisés publiés montre qu’en fait le gain constaté est uniquement dû à la néphrectomie [22], devenue maintenant courante chez ces malades et qui leur fait en moyenne gagner 12 mois de vie supplémentaires[23], alors qu’aucune des 7 thérapies nouvelles autorisées pour ce cancer depuis 15 ans n’a pu permettre le moindre gain de survie globale[24] [25] [26].

 

Mythe n° 4 : le prix élevé des nouveaux médicaments stimulerait l’innovation dans l’industrie du médicament.

L’affirmation selon laquelle « les bénéfices d’aujourd’hui permettent les médicaments de demain » est battue en brèche par l’étude de Tito Fojo[27] ( study) qui montre que le prix exorbitant des drogues nouvelles, loin de stimuler la recherche d’innovations réelles, étouffe le progrès.”

Ce n’est guère étonnant dans la mesure où les bénéfices considérables de l’industrie pharmaceutique sont en majoritairement reversés en dividendes aux actionnaires pour des montants qui dépassent constamment, et de très loin ceux de l’investissement en recherche de médicaments vraiment nouveaux.

 

Mythe n°5 : les nouvelles thérapies donnent de l’espoir aux patients.

Les publicités trompeuses omniprésentes dans les médias suscitent effectivement l’espoir. Malheureusement il s’agit trop souvent de mirages. Seule une petite minorité de patients souffrent de tumeurs susceptibles de répondre aux thérapies ciblées ou à l’immunothérapie, une très faible minorité[28] a very small minority. Et parmi ceux-ci une faible proportion peut en espérer un bénéfice clinique. La constatation de l’échec les plonge ensuite dans une dépression aggravée par les toxicités très souvent sous-estimées[29] harms that are underappreciated, et les conséquences financières souvent dramatiques du cout exorbitant des traitements[30]. La récente publication dans Kaiser Health News [31] rapporte les expériences douloureuses des patients “pour chaque malade qui gagne à la loterie de l’innovation, la majorité ne gagne rien et certains y perdent.” 

 

 Le titre de l’article du Kaiser Heath news est explicite : des douzaines de molécules nouvelles contre le cancer apportent peu à la survie des patients in fine frustrés (deux mois et demi maximum en moyenne). Les médicaments approuvés l’an dernier ont aux USA un coût moyen de 171000 $/an, selon Center for Health Policy and Outcomes au New York’s Memorial Sloan Kettering Cancer Center. En France, le cout des médicaments innovants est estimé à près de trois milliards d’€, prix de revient de la liste dérogatoire de financement des molécules nouvelles (dite liste en sus des groupes homogènes de malades). Les médicaments inscrits sont payés directement aux laboratoires par l’assurance-maladie et bien sûr à 100 %. Ce, afin que les français puissent bénéficier de « l’innovation » ![32] Est-ce bien raisonnable ?

Les auteurs insistent sur le fait que les prix élevés peuvent conduire les patients à penser qu’ils sont traités par la Mercedes du cancer. Néanmoins il n’en est rien : le prix d’une drogue n’a aucun rapport avec son efficacité éventuelle.

 

 En conclusion, il nous parait important que chaque citoyen concerné un jour par la rencontre avec le cancer, directement ou pour un proche, prenne le temps de s’informer -comme c’est théoriquement encore la loi[33]-, de réfléchir aux différentes options possibles.

Les traitements éprouvés guérissaient à la fin des années 80 plus de 55 % des malades adultes atteints de cancer, et plus de trois quarts des enfants de moins de 15 ans, survie en rémission complète à 5 ans après le début du cancer (pas de trace décelable du cancer avec les moyens modernes de détection). Ils sont considérés comme guéris. Cela est confirmé à long terme.

Ces traitements éprouvés reposent sur une association de chirurgie (la plus systématique possible et de qualité[34], parfois radiothérapie et +/-chimiothérapie classique adaptée dans le rythme, les produits et la durée à chaque type de tumeur, et à chaque patient et sa tolérance. 

Ces traitements éprouvés ont été largement publiés, diffusés dans les congrès internationaux et les revues[35] dans les dernières quarante années, pas le moyen-âge, et disponibles en particulier sur la grande base de données internationales Pubmed [36] libre d’accès à tous. Ils sont tout à fait disponibles, même si à force de les remplacer par les nouvelles molécules, le savoir et le savoir -faire des jeunes générations s’estompent sur ces domaines, d’autant que les jeunes médecins et étudiants sont dissuadés par trop de leurs maitres de lire les vieux articles (plus de trois ans..) considérés comme ringards et inutiles. 
 Néanmoins ces schémas thérapeutiques existent et il ne faut pas croire que si vous refusez la molécule pseudo-miracle, il n’y a rien d’autres comme trop de patients le croient. Il faut exiger au moins deux choses :

1 - voir directement le chirurgien en consultation si vous êtes atteint de tumeur solide sans admettre le verdict « vous êtes inopérable » fruit d’une réunion pluridisciplinaire à laquelle vous n’avez pas assisté. Et si le chirurgien ne peut réellement vous opérer, voir le radiothérapeute pour obtenir un traitement local associé aux médicaments. Le traitement local (chirurgie et/ou radiothérapie) est capital dans vos chances de guérison, y compris si vous présentez des métastases.
 Mais la « mode » est au refus de geste local pour les patients métastatiques, car évidemment comme cobaye d’une molécule récente, le résultat sera plus « pur » sans traitement local...

2- discuter avec votre cancérologue des avantages et inconvénients du traitement proposé versus les autres schémas publiés et prendre quelques jours pour méditer.

 Avec ces éléments, vous pourrez prendre une décision éclairée et ne pas vous sentir embarqué dans le TGV du traitement.

 

 

[1]En France d’après le professeur Even, plus de 100 professeurs en médecine leaders d’opinion, experts ou membres influents de société savantes reçoivent plus de cinq cent mille euros annuels de l’industrie pharmaceutique : cf émission Oxygène sur TVLIbertés avec Elise Blaise septembre 2016 https://youtu.be/wmZeajlp9vI

[3] Alan Cassels Fact-checking pharma : 5 cancer drug myths, busted HealthNewsReview.org,

[4] Sur un budget total de l’ordre de 189 milliards d’€ annuels pour la branche maladie.

[5] Cancer Drugs Approved on the Basis of a Surrogate End Point and Subsequent Overall Survival An Analysis of 5 Years of US Food and Drug Administration Approvals JAMA Intern Med. 2015 ;175(12):1992-1994

[6] Agence américaine du médicament : food and drug administration.

[7] L’étalon or d’efficacité en cancérologie est le taux de survie globale à long terme (généralement pourcentage de malades vivant à cinq ans) mais les entreprises du médicament utilisent essentiellement le taux de réponse de la tumeur ou ce qu’elles appellent durée de survie sans progression (en fait durée de stabilité tumorale) ; détails de ces modifications de critères dans le livre « médicaments peu efficaces,souvent toxiques et hors de prix. N et G Delépine Michalon Ed 2017.

[9] Ce qui rassure le médecin et le patient qui ne savent pas que la réponse tumorale initiale n’est pas corrélée à la survie globale, ce que nous avons démontré dans : http://docteur.nicoledelepine.fr/les-resultats-precoces-des-etudes-pivot-1-nouveau-terme-pour-essai-clinique-en-cancerologie-sont-ils-fiables-au-vu-des-publications-a-long-terme-de-ces-memes-essais-cliniques/

[10] Michael R. Mancuso Rapid vascular regrowth in tumors after reversal of VEGF inhibition The Journal of Clinical Investigation http://www.jci.org Volume 116 Number 10 October 2006

[11] Critères de survie en rémission complète estimée en années, habituellement cinq ans pour parler de guérison. Critères classiques utilisés avant les années 2000 pour juger de l’efficacité des nouveaux protocoles, nouveaux schémas thérapeutiques et obtenir des autorisations de mises sur le marché.

[12] Kelly K Phase III trial of maintenance gefitinib or placebo after concurrent chemoradiotherapy and docetaxel consolidation in inoperable stage III non-small-cell lung cancer : SWOG S0023. J Clin Oncol. 2008 May 20 ;26(15):2450-6. doi : 10.1200/JCO.2007.14.4824. Epub 2008 Mar 31.

[13] Ou gefitinib qui a bénéficié d’une AMM accélérée décernée sur des critères de substitution

[14] Autres exemples dans livre « cancer les bonnes questions à poser à votre médecin » N et G Delépine Michalon Ed 2016

[15] Alison M Pease et al Postapproval studies of drugs initially approved by the FDA on the basis of limited evidence : systematic review BMJ 2017 ;357:j1680

[16] AMM

[17] GAO NEW DRUG APPROVAL : FDA Needs to Enhance Its Oversight of Drugs Approved on the Basis of Surrogate Endpoints GAO-09-866 : Published : Sep 23, 2009

[18] Agence européenne du médicament dont les autorisations s’imposent à tous les pays de l’UE, chaque état n’ayant comme liberté que le choix du taux de remboursement que la France aligne en règle sur le plus haut de l’Europe.

[19] B A. CHABNER Regarding “Oncology Drug Approvals : Evaluating Endpoints and Evidence in an Era of Breakthrough Therapies” The oncologist.2017 0202.

[20] Rebecca L. Siegel, MPH1 ; Kimberly D. Miller, MPH2 ; Ahmedin Jemal, DVM Cancer Statistics, 2017 A CANCER J CLIN 2017 ;67:7–30

ASCO . Cancer Facts and Figures : Death Rate Down 25% Since 1991 Jan 5, 2017

[21] Curtin SC, Miniño AM, Anderson RN. Declines in cancer death rates among children and adolescents in the United States, 1999–2014. NCHS data brief, no 257. Hyattsville, MD : National Center for Health Statistics. 2016.

[22] On enlève systématiquement la tumeur du rein, même dans les formes métastiques.

[23] D Y.C. Heng Cytoreductive Nephrectomy in Patients with Synchronous Metastases from Renal Cell Carcinoma : Results from the International Metastatic Renal Cell Carcinoma Database Consortium. European Urology, Volume 66 Issue 4, October 2014, Pages 704-710

[24] Exemples du Nexavar et Sutent développés in IBID référence 13

[25] Médicaments inutiles, toxiques et hors de prix – Exemple 4 : Sutent* (sunitinib) dans le cancer du rein

30 mars 2017/dans Littérature Médicale, Une /docteur.nicoledelepine.fr/medicaments-inutiles-toxiques-et-hors-de-prix-exemple

[26] 9 mars 2017 http://docteur.nicoledelepine.fr Médicaments inutiles, dangereux et hors de prix – Exemple 2 : le votrient* dans le cancer métastatique du rein

[27] Tito Fojo Unintended Consequences of Expensive Cancer Therapeutics—The Pursuit of Marginal Indications and a Me-Too Mentality That Stifles Innovation and CreativityThe John Conley Lecture JAMA Otolaryngol Head Neck Surg. 2014 ;140(12):1225-1236

[28]NATHAN GAY and VINAY PRASAD Few people actually benefit from ‘breakthrough’ cancer immunotherapy OHSU MARCH 8, 2017

[29] Joy Victory Too many stories ignore or under-report the harms of cancer immunotherapies. Here’s what the public needs to know. Health news Review Org dec 2016

[30] Aux USA les traitements innovants sont devenus la première cause de faillite personnelle. Comment se retrouver à la rue parce qu’on vous a fait miroiter un effet durable d’une drogue qui ne vous aura donné que deux mois de stabilisation que des traitements palliatifs de qualité vous auraient donné aussi bien à moins cher tant en argent qu’en effets secondaires.

[31] Liz Szabo Dozens Of New Cancer Drugs Do Little To Improve Survival, Frustrating Patients Kaiser Health News FEBRUARY 9, 2017

[32] Et pendant ce temps-là, perte de 100 000 lits d’hospitalisation depuis les années 2000, effondrement global du système de santé, urgences, médecine de ville et hospitalière, maisons de retraite médicalisées (EHPAD) etc.

[33] Loi Kouchner 2002 . La menace de certains « docteurs » de vous mettre sur liste rouge, de refuser ensuite de vous soigner ou de vous promettre une mort certaine à quelques semaines,si vous refusez leur ukase, relève de l’illégalité en même temps que de l’inhumanité. Comme cela n’est- nous l’espérons- que le fait d’une minorité grisée par le mythe de la recherche et de la toute puissance, il vous appartient de changer d’interlocuteur et de retrouver un dialogue singulier fidèle à Hippocrate pour choisir avec lui tranquillement et avec le temps de la réflexion le mieux pour vous.

[34] Extratumorale : enlever la tumeur en passant toujours à l’extérieur de ses limites et en un seul morceau. Ne jamais couper dedans pour éviter la dissémination.

[35] Avant les années 2000, un comité de lecture accordait ou non la publication, sans que les auteurs aient à payer la revue comme actuellement ! (de l’ordre de 3000 € par exemple pour publier. Que devient la valeur scientifique dans ce marchandage. C’est pourquoi la fiabilité des revues autrefois garantes de la valeur scientifique a chuté à grande vitesse. Tenir compte des articles publiés avant 2010 au maximum et pour les articles récents voir les commentaires d’un Vinay Prasad ou de la fondation Cochrane par exemple.


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23 réactions à cet article    


  • Ruut Ruut 27 mars 06:47

    En gros si tu as un bon médecin c’est gagné, sinon tu est foutu.
    Lorsque je vois les effets qu’ont eu les moyens contraceptifs sur mon épouse et ma fille, garantis sans effets indésirables par sa gényco, la confiance dans le corps médical est perdue.


    • zygzornifle zygzornifle 27 mars 09:45

      @Ruut
       

      On verra avec les 11 vaccins obligatoire comment le gouvernement fera pour camoufler tous les effets indésirables .....

    • zygzornifle zygzornifle 27 mars 09:43

      Le temps que le sans dent retraité sans mutuelle y ait accès gratuitement les cimetières ont encore le temps de déborder ....


      Silence assourdissant de Macron sur les prothèses auditive les dents les lunettes par contre déremboursement des injections dans les genoux , quand on est pauvre on souffre dans son coin sous l’œil désabusé des politiques ....

      • sweach 27 mars 10:32

        Ça tombe bien en se moment je suis pas mal sur le Cancer.


        Visiblement votre article veut épingler toutes la profession et on ne peut pas trop vous donner tort sur le fond.

        Mais sur la forme vos affirmations sont un peu mensongère.

        Mythe n°1 : Pour le coup ce mythe est réel, nivolumab, Ipilimumab, osimertinib par exemple le gain pour la survie n’est pas un Mythe avec ceux là, je pense que cela dépend de quoi vous parlez, vous ne pouvez pas généraliser.

        Mythe n°2 : Le titre de votre mythe n’est pas raccord avec ceux que vous dénoncez.
        Les thérapies ciblées et les immunothérapies ont de meilleur résultat que les chimios.
        Par contre les nouvelle chimios n’ont pas de meilleur résultat que les anciennes.

        Mythe n °3 :
        Effectivement les gens meurent toujours autant, mais vous oubliez de préciser qu’ils meurent plus tard, la grande majorité des traitements anti-cancer permettent de prolonger la vie, mais rare sont ceux qui permettent de guérir.
        Il faut aussi ajouter qu’à nombre de mort équivalent il y a plus de cas de cancer aujourd’hui que par le passé.
        Mais si vous prenez le cas du cancer du sein, le taux de mortalité a chuté

        Mythe n° 4 : Je n’ai jamais vu l’industrie être aussi réactive sur le sujet du cancer et les innovations ont un rythme effréné depuis 2011.
        Oui il y a beaucoup d’argent en jeu, mais la généralisation de ces traitements fera chuter les prix qui sont exorbitant pour le moment.
        Cette engouement n’est pas purement mercantile, il y a de réel innovation en cour.

        Mythe n°5 :
        Ce n’est pas un mythe, pour le cas des points de contrôle immunitaire (seulement deux voies) CTLA4 et PD1/PD-L1.
        Le gain est véritable, c’est juste qu’on ne sait pas encore bien faire le trie entre ceux chez qui sa fonctionne et ceux chez qui ça ne fonctionne pas, mais dans 20% des cas on peut limite parler de guérison.
        Ce n’est qu’un début, car il y a d’autre voies sur les points de contrôle immunitaire et quand on aura bien compris comment identifier les voies qui déconnent, on aura une vague de guérison.


        Sur le fond je suis d’accord avec vous, faire une chimio va tout tuer et on espère se débarrasser du cancer comme ça, la chirurgie fait de gros dégas, les thérapies ciblées ne font que retarder l’échéance.

        Mais pour les points de contrôle immunitaire et autres thérapie qui visent à réparer notre system immunitaire, cela suscite un véritable engouement et je pense qu’on peu garder espoir.


        • Djam Djam 27 mars 13:00

          @sweach
          Vous êtes très crédule... mais peut-être est-ce plus confortable (?)

          En tout cas, vous vous fourvoyez dans vos réponses au Dr Delepine qui, faut-il le rappeler, est au cœur même des malades cancéreux et des traitements tendances.

          Non, il n’y a pas d’avancées en matière de nouvelles thérapies géniques ou autres. Les « avancées » sont visibles dans les essais en labos mais dès qu’on essaie sur l’humain ça ne marche pas et les « spécialistes » déchantent 9 fois sur 10. En effet, malgré ce que claironnent les médias orientés « infos scientifiques », on a toujours pas vraiment compris le mystère de la vie organique. La science occidentale continue à penser et agir sur une croyance matérialiste qui serait organisée en procédures logiques matérielles et donc observables. Et bien non ! Le corps ne fonctionne pas comme un moteur et le mystère de son génie échappe toujours aux chercheurs qui cherchent sans trouver parce qu’ils refusent de chercher « ailleurs » et autrement.

          Par ailleurs, on pourra pondre tant qu’on veut des « traitements révolutionnaires » censés vaincre le cancer (entre autres), tant que l’environnement nous maintiendra dans un bain multi toxiques, on ne jugulera que les effets et non les causes. Autant dire que le principe curatif des « antis » a de longs jours devant lui et les labos de très gras profits devant eux !


        • sweach 28 mars 10:12

          @Djam

          *Vous êtes très crédule...* 
          Non, d’ordre généralement je suis même plutôt défaitiste, mais j’ai la chance de pouvoir entre voir l’avenir de la cancérologie.

          *tant que l’environnement nous maintiendra dans un bain multi toxiques*
          Vous avez totalement raison.

          Comme vous je pense qu’on ne soigne pas le cancer comme il faudrait et on fait les choses à l’envers.

          1er étape on cherche à soigner une cellule anormal
          2em étape on cherche à réparer notre system immunitaire
          3em étape on cherche à rééquilibrer notre flore intestinal
          4em étape on cherche à retirer de notre environnement et alimentation les produits cancérigène


          Actuellement et pour la première fois nous sommes au début de l’étape 2.
          Le cancer se déclare uniquement parce que notre system immunitaire le laisse faire, pour parvenir à ses fins le cancer désactive notre immunité par différentes voies.
          Parmis toutes les voies on sait en soigner 2
          CTLA-4 et PD1/PD-L1 

          Mais il y a d’autres voies et pour le moment on ne sait pas identifier les voies qui déconnent et c’est un coup de bole quand on tombe dessus. L’erreur qu’on fait est de ne pas regarder toutes les voies dans leur ensemble.

          Si vous êtes défaitiste, moi je pense sérieusement que cette approche a de bonne chance d’être meilleur que la piste ADN qui est une impasse.

          Pour l’étape 3 il faut d’abord prouver que notre flore intestinal est intimement lié avec le cancer, on a encore pas mal d’année de recherche sur ce point, mais on a des débuts prometteur.

          Pour l’étape 4, c’est toutes notre société qu’il faut revoir et nos industriel ne sont pas près à lacher les plastiques, la chimie et autres ondes.

          Conclusion :
          Si vous avez un cancer :
          1) changer votre environnement et votre alimentation, le saccharose n’existe pratiquement pas dans la nature et les huiles trans non plus.
          2) changer votre flore intestinal, actuellement il n’existe que la fécalothérapie pour ça.
          3) Niveau system immunitaire demander un traitement pour réparer PD1/PD-L1 et prier pour être dans les 20%
          4) Niveau cellulaire vérifier si une thérapie ciblé existe et faite des cures changeante entre oxydant et anti-oxydant, le stress oxydatif « maîtrisé » détruit le cancer.

        • Odin Odin 27 mars 11:44

          Merci pour cet article qui devrait faire réfléchir les lecteurs.

          « le coût du cancer en France correspond environ à 10% du budget de l’assurance maladie, soit 15 milliards d’euros »

          Je constate depuis toujours l’emprise des labos sur la médecine qui consiste à toujours s’occuper des effets de la maladie, pour vendre des drogues de synthèse, au lieu de s’occuper des causes qui sont connues depuis longtemps.

          Les labos entretiennent cette utopie qu’ils vont bientôt trouver le « remède miracle » pour tout soigner et ainsi continuer de verser, avec l’aval des gouvernements, des dividendes exponentiels aux actionnaires comme ceux de Sanofi en hausse depuis 24 ans et dont ceux pour 2017 sont de 5,66 milliards, ce qui est peu au niveau des dividendes mondiaux.

          Il y aurait des solutions simples pour diminuer un grand nombre de ces maladies mais ce système morbide perdurera tant que les profits passeront avant le bien vivre des populations.

          « Dis moi ce que tu manges, je te dirai comment tu te portes »


          • sweach 29 mars 11:29

            @Odin
            *Il y aurait des solutions simples pour diminuer un grand nombre de ces maladies 

            « Dis moi ce que tu manges, je te dirai comment tu te portes »*
            Je suis de votre avis, il suffirait de changer notre alimentation pour grandement améliorer notre santé.

            Les deux produits les plus dramatiques sont le saccharose et les acides gras trans.
            Sans l’intervention de l’industrie, on aurait un mal fou à trouver ces deux produits dans la nature, responsable à eux deux de la majorité de nos maladies.

            Hors c’est un fait, si on refuse de consommer des acides gras trans et du saccharose, pratiquement la totalité des produits proposés par les grandes surface sont exclu. Si on rajoute les pesticides ce n’est pas la peine de franchir la porte du magasin.

            L’idéal est de préparer sa propre nourriture et de bien choisir ses aliments, mais on fini par tomber sur la problématique du temps et de la finance.

            Je n’ai physiquement pas le temps de préparer ma nourriture, mon temps étant alloué à d’autres besoin de notre société.
            Je n’ai financièrement pas les moyens d’avoir une alimentation saine, car les produits sains sont devenue des produits de luxe. (une compote sans sucre ajouté coûte plus chère qu’une compte avec sucre ajouté)

            Avant dans un couple, les femmes avaient le temps de veiller à ce que la famille est une bonne alimentation. Mais aujourd’hui elles travaillent également et cette tache est alloué à l’industrie.
            Si vous avez du temps c’est les finances qui viennent à manquer.

            Puis il ne faut pas oublier qu’une société sans sucre, c’est comme une société sans tabac, absolument personne n’en veut.

          • roby 27 mars 12:21

            Curieusement personne ne parle du manque de certains médicaments dans les officines de pharmacie « rupture de stock » c’est ce que le pharmacien de mon village me répond et ceci arrive de plus en plus souvent personne ne donne d’explications quelqu’un a t’il un début de réponse ?

            merci

            • Ruut Ruut 28 mars 14:04

              @roby
              C’est volontaire pour te forcer a prendre l’habitude de commander en ligne.
              Et une fois que l’habitude sera prise ce sera délocalisé en Inde.


            • Bernard Dugué Bernard Dugué 27 mars 12:28

              Bonjour et merci pour cet article qui rétablit nombre de réalités sur le cancer et ses traitements pas toujours efficaces mais toujours pourvoyeurs de profits pour ceux qui les utilisent.

              Il y a une chose que je retiens, c’est l’appel à une démarche citoyenne. S’il existe des voies alternatives mais non étudiées, la responsabilité en incombe autant aux chercheurs qu’aux citoyens, ces veaux qui attendent que tout tombe depuis les hautes sphères de l’autorité scientifique placée sous le règne du roi Milgram ! 

              • delepine delepine 27 mars 16:54
                 réponse à Sweach dont on souhaiterait qu’il sorte de l’anonymat ce qui serait plus instructif pour nos lecteurs communs  par Gérard Delépine  cancérologue et statisticien  

                Contrairement à ce que vous pensez nous ne désirons pas « épingler » toute une profession car nous connaissons énormément de cancérologues compétents et dévoués à leurs malades. Nous voulons seulement « désintoxiquer » les médecins et les citoyens d’une propagande trompeuse omni présente dans les média et dont vous êtes certainement victime.

                Aucune de nos affirmations n’est mensongère. Vous avez le droit de ne pas être d’accord avec elles mais il faut alors que vous vous astreignez comme nous à citer vos sources

                Pour le mythe 1

                nous confirmons que l’accélération de la mise sur le marché des nouveaux médicaments ne permet pas d’augmenter la survie globale des malades (sauf comme nous l’avons précisé pour 10% des drogues et pour quelques cancers hématologiques, les Gist et certains mélanomes et pour un gain moyen de 2 à 3 mois). Nous avons cité Vinay Prasad dont je vous invite à lire l’article qui se confirme à chaque fois que nous réalisons une analyse particulière par cancer (nous présentons l’une d’entre elle sur le traitement du cancer du rein au congrès de bobigny sur la surmédicalisation le vendredi 14 avril 2018et nous serions heureux de vous avoir comme contradicteur).

                Dans notre article nous avons été bienveillants car nous n’avons donné qu’un exemple de perte de chances de  survie avec les nouvelles drogues trop rapidement mises sur le marché alors que les exemples sont nombreux y compris avec l’immunothérapie  à laquelle vous paraissez sensibilisé :  les pertes de chances de guérison observées chez les malades traités par pembrolizumab (keytruda) ont ainsi récemment obligé la FDA à interrompre deux essais en hématologie.

                Je pense que c’est vous qui ne pouvez pas généraliser les minimes gains observés dans de rares tumeurs à l’ensemble de la cancérologie qui constitue notre sujet.

                 

                Mythe n°2

                 

                Là encore vous ne citez pas d’article qui étayerait votre croyance alors que l’article de A M Pease publié en 2017 dans le British Journal of Cancerologie est une macroanalyse qui porte sur la totalité des nouvelles drogues et qu’il a été accepté par un comité de lecture réputé. Là encore vous généralisez ce que vous croyez vrai pour quelques drogues dans une ou deux maladies à l’ensemble de la cancérologie.

                 

                 

                Mythe n °3 :

                Vous soulignez la très grande différence entre chimiothérapies cytotoxiques et thérapies ciblées ou immunothérapies en croyant que ces dernières seraient plus efficaces alors que les données scientifiques certaines dont on dispose (point2) démontrent le contraire.

                 

                Rappelez-vous qu’entre les années 1975 et 1990 les chimiothérapies ont permis de guérir 80% des leucémies et, associées au progrès des traitements locaux, de guérir plus de 75% des cancers de l’enfant et de faire passer les taux de guérison des cancers de l’adulte à plus de 50%. Dans notre service nous parvenions à guérir même plus de la moitié de certains cancers métastatiques tels que les ostéosarcomes et les sarcomes d’Ewing.

                Depuis les années 2000 et l’arrivée des drogues nouvelles on ne guérit aucun malade métastatique supplémentaire et l’espoir se limite à prolonger un peu la vie ; est ce vraiment un progrès révolutionnaire ?

                 

                Lorsque vous croyez que la mortalité du cancer de la prostate a baissé en vous basant sur les taux claironnés par l’INCa vous êtes victimes du mirage comptable du dépistage. On n‘a en effet fait aucun progrès important dans le traitement médicamenteux de ce cancer et la mortalité réelle est peu différente (quelques petits gains par l’amélioration des traitements locaux). Mais le dépistage a multiplié par cinq le nombre officiel des cancers de la prostate en ajoutant aux cancers vrais évolutifs menaçant la vie, 300% de surdiagnostics cancers dormants jamais évolutifs de la vie du malade. Quand on multiplie le dénominateur d’une fraction on divise d’autant sa valeur. Et c’est ainsi qu’une mortalité de 30% avant dépistage passe à 10% après dépistage sans l’intervention d’un progrès thérapeutique quelconque.

                Pour le cancer du sein la mortalité a effectivement baissé ; pour la moitié cette baisse est purement comptable (par le dépistage) pour la moitié et pour le reste essentiellement due à l’hormonothérapie de première génération (tamoxifène) et aux chimiothérapies classiques. L’herceptine « drogue miracle » partout mise en avant n’a permis de faire progresser le taux de guérison global du cancer du sein que de moins de 2 % ! et les autres thérapies ciblées ou l’immunothérapie ont jusqu’ici été que des échecs (en termes de survie globale)

                 

                 

                Mythe n° 4 :

                Cela est vrai les tigres sont attirés par l’odeur du sang et les innovations pharmaceutiques par celle de l’argent. Mais innovation n’est pas toujours synonyme de progrès (souvenez-vous de la bombe atomique)

                Croire que la généralisation de ces drogues fera chuter les prix exorbitants actuels c’est méconnaitre le comportement de l’industrie pharmaceutique actuelle, c’est croire qu’une hyène lâchera sa proie parce qu’elle est bien nourrie

                 

                Oui il y a de réelles innovations en cours. Mais il ne s’agit pas toujours de progrès

                 

                Mythe n°5 :

                Ce que vous avancez n’est qu’un espoir non définitivement prouvé (sauf pour 10% De 20% des malades soit 2%). Mais garder espoir.On prétend que cela peut faire vivre.

                 

                Comme médecin et comme scientifique, je me contente d’analyser les faits prouvés et de dire la vérité même si la perte des croyances peut être douloureuse. C’est en effet la reconnaissance et l’analyse de nos échecs qui nous fait progresser.


                • Alcyon 27 mars 18:12

                  @delepine : ah tiens, la critique de l’anonymat sur Internet. Technique habituelle utilisée par ceux et celles qui souhaitent faire du harcèlement ou utiliser des arguments d’autorité.


                  En passant, ce serait cool que vous sachiez que drugs ne se traduit pas par drogue dans le cadre médical, mais c’est peut-être un anglicisme du milieu.
                  Alors on a la technique habituelle qui consiste a légèrement changer les conclusions d’un article pour en faire du putaclic.

                  Mythe 1.
                  delepine : seulement 5 de ces 36 médicaments ont été capables d’améliorer la durée de survie lors d’essai randomisés

                  article : With a median follow-up of 4.4 years, 5 drugs were subsequently shown to improve overall survival in randomized studies (in 1 of 15 accelerated approvals and in 4 of 21 traditional approvals), 18 drugs failed to improve overall survival (in 6 of 15 accelerated approvals and in 12 of 21 traditional approvals) as primary or secondary outcomes, and 13 drugs continue to have unknown survival effects, meaning they remain untested or they have no reported survival results as primary or secondary outcome (in 8 of 15 accelerated approvals and in 5 of 21 traditional approvals).

                  Juste que l’article explique que sur les 36, 13 n’ont pas été testé (8 rapides et 5 normaux). Donc c’est plutôt 5 sur 23, ce qui n’est la panacée, mais c’est mieux qu’annoncé. Et l’article se concentre sur les médicaments qui ont une mise sur le marché rapide face à ceux qui ont une mise sur le marché traditionnelle.

                  Mythe 2
                  delepine : moins de 10% des nouveaux traitements ont démontré, par des essais randomisés en double aveugle, qu’ils possédaient une efficacité supérieure aux traitements anciens qu’ils prétendaient remplacer.

                  article :  Fewer than 10% of approved indications had one or more published randomized controlled, double blind study showing superior efficacy based on clinical outcomes that examined the same indication for which the drug was first approved by the FDA after a median of 5.5 years after approval.

                  Juste une « légère » différence de formulation, totalement innocente sans aucune doute. L’article indique que moins de 10% des traitements ont au moins une étude en double aveugle qui démontre (le sujet de « démontre » est étude) leur efficacité sur des résultats cliniques alors que delepine dit que moins de 10% des traitements ont démontré leur efficacité (le sujet de « démontre » est « nouveaux traitement ») tout court. Alors dans l’article on apprend que 

                  No postapproval studies were identified for 20 of 41 (48.8%) approved indications. Six indications (14.6%) had one or more postapproval, randomized controlled, double blind positive study showing superior efficacy, two of which (4.9%) used a clinical outcome for the primaryendpoint.

                  J’ai besoin de justifier la manipulation ? C’est clair que la moitié non testée, on oublie. Les 15% qui semblent avoir un impact positif, on oublie. Tout en sous-entendant qu’ils n’ont pas d’effet positif (alors que c’est plutôt « on ne sait pas », ce qui n’implique rien).

                  Donc au final, le mythe 1 devient plutôt
                  -Les médicaments moins testés sont moins bons (merci de l’info !). 1 sur 7, pour les mises en circulation rapide, donnent de meilleurs résultats et 4 sur 16 pour la mise en circulation traditionnelle. 
                  Le mythe 2 devient plutôt
                  -Sur 21 nouveaux traitements testés, 6 semblent donner de meilleurs résultats et 2 l’ont démontré par des résultats cliniques.

                  Pas envie de faire la suite, il risque d’y avoir le même type de manipulation. L’honnêteté intellectuelle impose de traduire le plus fidèlement possible.

                • sweach 28 mars 14:08

                  @delepine
                  Argument et contre argument.


                  Sur ce point vous avez une longueur d’avance et il me faudrait beaucoup de temps pour tout éplucher car le sujet est vaste. 
                  De plus vous avez raison beaucoup d’AMM n’apporte rien et son purement commercial.

                  Mais concentrons nous uniquement sur les points de contrôle immunitaire, vous donnez l’exemple de pembrolizumab (keytruda)

                  Je suis de votre avis, utiliser ces thérapies n’est pas un jeu, hors c’est pourtant ce que nous faisons depuis le début et on continue sur la lancé.
                  Mais ce n’est pas parce qu’on fait n’importe quoi en se moment que le principe de base de ces thérapie est caduque.

                  *Croire que la généralisation de ces drogues fera chuter les prix exorbitants actuels c’est méconnaitre le comportement de l’industrie pharmaceutique*
                  Vous avez tord sur ce point.
                  Il y a quelques années envisager de produire des immunoglobulines à une échelle industriel était inenvisageable tellement les coûts de production sont faramineux.

                  Actuellement Pfizer, Sanofi, Roche, Novarti, Bristol-Myers, etc ...
                  Tous se lance corps et âme dans cette technologie très coûteuse à produire.
                  Ils sont tous sur les points de contrôle immunitaire (PD1/PD-L1 ; TIM-3 ; Vista ; Lag-3 ; Ox40 ; etc ...)

                  C’est une véritable guerre commercial qui est cour, tout ces traitements sont et seront hors de prix mais la machine industriel une fois en marche avec la notion de « volume » fera baisser les prix, c’est une mécanique qu’on connait tous.

                  Actuellement on fait une prière avant de donner ces traitements et dans 80% des cas on les donne pour rien alors que c’est dangereux (gros risque d’auto-immunité).
                  Mais dans pas si longtemps on sera capable de dire à qui il faut donner quoi.

                  Rien que le fait que tout ces industriels se lancent dans la course « points de contrôle immunitaire » doit nous mettre la puce à l’oreille. Il faut juste être vigilent et trouver le moyen que ces traitements ne soit pas inutile 80% du temps.

                  *Sweach dont on souhaiterait qu’il sorte de l’anonymat*
                  Agoravox est un lieu d’expression, l’anonymat permet de dire des choses qu’on ne dirait pas en temps normal, autant bonne que mauvaise.
                  Sinon je ne suis personne, juste quelqu’un qui a des notions en Biologie et utilise pubmed smiley

                • lagabe 27 mars 19:26

                  Il faut lire article de prescrire de Janvier 2018 ou pratiquement les 2/3 des nouveaux traitements n apportent aucune amélioration


                  • JL JL 27 mars 22:53

                    Merci delepine, pour ces informations importantes et ces conseils précieux.


                    • Maitre Ratatouille Ratatouille 27 mars 23:04

                      Il semblerai exagéré de parler du mécanisme des cancers, seulement d’un certain nombre sans doute, mais, en tout cas, des émanations des cellules cancéreuses favoriseraient leur développement. Ces émanations sont des exosomes, contenant ADN, ARN, graisses et protéines. Les plus petits, les nano-exosomes qu’ils appellent exomères seraient les plus actifs. Tout cela montrant qu’un cancer est une maladie systémique et non pas uniquement locale.

                      "Les exomères sont plus petits, structurellement et fonctionnellement distincts des exosomes, ils fusionnent principalement avec les cellules de la moelle osseuse et du foie, agissant sur la fonction immunitaire".

                      Les exomères mesurent moins de 50 nanomètres de diamètre, comparés aux petits exosomes (Exo-S) de 60 à 80 nanomètres de diamètre et aux grands exosomes (Exo-L) de 90 à 120 nanomètres de diamètre. "Plus la particule est petite et rigide, plus il est probable qu’elle soit absorbée par les cellules, ce qui rend les exomères, plus rigides, de plus efficaces messagers pour transférer l’information sur les tumeurs à d’autres cellules".

                      Les exomères transportent des enzymes métaboliques dans le foie pour «  reprogrammer » sa fonction métabolique afin de favoriser la progression tumorale. Les exomères y introduisent aussi des facteurs de coagulation du foie, pouvant inhiber la fonction normale du foie dans la régulation de la coagulation. En revanche, l’étude suggère que les Exo-L peuvent promouvoir des métastases aux ganglions lymphatiques, tandis que les Exo-S peuvent entretenir des métastases à distance.

                      « Le cancer est vraiment une maladie systémique qui nécessite une implication de plusieurs organes pour progresser ».

                      .

                      -https://www.rdmag.com/news/2018/02/scientists-discover-new-nanoparticle-dubbed-exomeres



                        • Ruut Ruut 28 mars 14:10

                          La cause de tous ces cancers c’est quoi ?

                          Nucléaire ?
                          Pesticides ?
                          Chimie, si oui lesquels ?
                          Exposition aux ondes électromagnétiques trop longue ?
                          Nourriture industrielle ?
                          Irradiation solaire ?
                          etc ?

                          Le cancer c’est quoi ?
                          l’ARN cassé qui crée des mutations ou autre chose ?


                          • sweach 28 mars 16:40

                            @Ruut
                            Un peu tout ça smiley


                            En permanence notre organisme est dégradé et se répare, les problèmes apparaissent quand il ne se répare plus.

                            On sait qu’avec le temps, il se répare de moins en moins bien
                            On sait qu’il y a de nombreux facteurs qui le dégrade

                            L’émergence d’un cancer est principalement due à l’inaction de notre system immunitaire.
                            Depuis peu on a trouvé des mécanismes exploités par le cancer qui désactive notre system immunitaire et on cherche à réparer ces mécanismes en bloquant ces désactivations.

                            Une fois que le cancer a le champ libre, il fonctionne comme un virus avec un schéma récurent :
                            Au stade 0, le cancer est localisé (in situ).
                            Au stade I, petite tumeur localisée, pas de métastases
                            Au stade II, tumeur plus volumineuse commence à envahir les ganglions environnants
                            Au stade III, tumeur cancéreuse se développe en dehors de l’organe initialement touché
                            Le stade IV renvoie à une tumeur maligne extensive qui a entraîné des métastases

                            Ce schéma presque systématique n’est pas bien compris, car pour deux cancers très différent ce schéma restera le même. Comme un virus il va muter jusqu’à avoir des facteurs qui le favorise, ainsi il y a plusieurs lignés cellulaire, on n’a pas un cancer mais des cancers.

                            Comme avec les antibiotiques, avec les traitements on fini par sélectionner les lignés résistantes et en un rien de temps les traitements deviennent inutile.

                          • Sur un plan psy, le cancer est lié à l’Hubris (Hybris). Débarrassez du superflu (en d’autres termes : ce qui vous gonfle,...) dont les médocs toxiques ou relations que vous payez un pont et cela ira bien mieux.


                            • alain_àààé 1er avril 14:12

                              excellent article Mr lauteur.j ai moi méme eu trois décés de ma famille.3 fréres qui sont morts de cancer dont un seul fumait les 2 autres étaient plombiers.je me suis retrouvé lors d une visite en face d un cancérologue de lhopital de NANCY et qui m éxpliquait que mon frére ne pouvait pas étre opéré.IL était en maison de retraitre car agé et ce professeur voulait que mon frére retourne a la maison de retraitre.ce que je ne voulais pas.je lui ai dit qu il irait a l hopital de longwy ou j avais 2 amis médecins qui pourraient s en occupaient.bien qu il n y avait rien a faire ni chimio chirurgie.ils lui donnaient des médecaments et cest éteint tout doucement.

                              je voudrais ajouter un fait que la responsable du conseil général m as écrie pour me dire que je devais remboursé le surplus que mon frére avait touché en plus.il n avait qu un salaire de manoeuvre pour ne pas dire un salaire de misére.voila ou j en suis aujourdhui.je ne devrais pas les remboursé leconseil général ces parasites comme dit un ami avocat.j attend toujours les 250000e que des trafiquants ont faient explosé ma maison quand j étais agent secret.Je l ai demandé aux services secret j attend toujours ainsi qu aux présidents de la république dont leur parents n ont jamais été déporté.Je me suis retrouvé chez les gendarmes pour avoir osé réclamé mon argent.un commantaire de déporté de ma famille a payée trés chére

                              • novo12 1er avril 22:03

                                On traitait très bien le cancer du sein syphilitique il y a 250 ans sans chirurgie :


                                Les biofilms bactériens se voient très bien dans les tumeurs :

                                On pourrait parler de ça également :

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