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L’Université en marche ...

L’université en marche .

I. Les débats sur l’université, sur son rôle, sur la recherche, sur les rapports existants ou non selon les cas entre cette dernière et l’enseignement, la subordination de la recherche aux intérêts privés ou son indépendance, sur les échecs des étudiants, sur le baccalauréat comme examen de fin d’études secondaires ou comme examen ouvrant l’accès à l’université, etc… etc… sont forts intéressants. Ou, à tout le moins, pourraient l’être s’ils n’avaient été tenus, dans les mêmes termes, depuis fort longtemps, par beaucoup de gens, dont certains ont noirci des palettes de papier pour faire connaître leur opinion.

Nous proposons ici de traiter de l’enseignement supérieur, sous le strict rapport de l’enjeu financier (1) qu’il représente. En replaçant cette question dans son contexte « historique » .

L’université représente une source potentielle considérable de chiffre d’affaire, avec, au premier plan (2) le placement auprès des étudiants et de leurs familles de prêts de financement des études. Les prêteurs ayant par ailleurs intérêt à ce les universités facturent aux étudiants un prix des études le plus élevé possible. C’est un secteur, après que les banquiers ont mis la main sur l’essentiel (3), qui reste à exploiter. Et ce dans un contexte favorable. Puisque les politiques contemporains, dont certains sont issus de la banque ou des milieux d’affaires (comme les collaborateurs qu’ils recrutent), sont acquis à ce genre d’idées. Et après que beaucoup de leurs prédécesseurs ont préparé le terrain. Puisque récemment, ces derniers ont donné aux universités la propriété de leurs locaux et la gestion de leur masse salariale. Transferts qui déclenchent la mécanique de l’augmentation des droits d’inscription pour compenser le tarissement puis la suppression à venir des subventions (pour les investissements et le fonctionnement) , et celle de la réduction progressive du nombre de personnes ayant le statut de fonctionnaire (statut de fonctionnaire de l’Etat ou de des collectivités territoriales ou des établissements publics).

Il ne reste qu’à laisser faire les choses. Pour faire du prêt la règle d’or du financement des universités. Et voir – ou ne pas faire voir- se transformer « en douceur », tout l’enseignement en activité « économique », dans le cadre des « SIG « / « SIEG » de « l ’Union européenne » et des exigences du TAFTA (lire ces textes).

II. Faisons maintenant un peu de prospective politique. Certes, on ne sait jamais de quoi l’avenir sera fait. Mais on peut toujours raisonner à partir du contexte. Surtout que les médias en ont installé la mode, qui invitent leurs « spécialistes » à exprimer leur manière de voir sur les choses de l’instant et à faire des prédictions alternatives sur la météo politique des jours à venir.

Qui peut s’opposer à la chose ?

A. Les enseignants ?

Peu de chances Les enseignants, en poste (4) sont de leur côté, les vecteurs naturels de la propagation de la mécanique.

a) Parce que leurs intérêts financiers et ceux liés à leur prtatique professionnelle vont (contrairement aux intérêts qui s’attachent -logiquement)- à la qualité d’étudiant) dans ce sens (5). b) Parce quils sont les ministres du culte de « la valeur », du « don », de « l’élite » de la culture propriété d’une élite. Dogmes qui donnent par ailleurs le fondement à leur vie professionnelle. S’ils sont profs, c’est qu’ils sont « bons ». Pétition de principe qui donne une légitimité à leur nomination puis à ce qu’ils font. Détenteurs statutaires du savoir de par leur nomination, ils sont légitimement juges, dans une sorte de rapport hiérarchique, du savoir et de la valeur des autres (6) . c) Et parce que nous ne sommes plus dans la situation de 1968 (7).

B. Les étudiants ?

Peu probable. a) Le gouvernement actuel leur propose d’abandonner l’incroyable système inventé il y a peu, consistant à tirer au sort les étudiants ; et n’envisage pas de revenir à l’autre incroyable système dans lequel on demandait aux étudiants de classer les disciplines qu’ils aimaient par ordre. Ce qui fait qu’un étudiant qui voulait devenir magistrat, et lorsque les capacités d’accueil en droit était atteintes, pouvait être inscrit dans une licence de psychologie. Les étudiants ne peuvent qu’être soulagés de ne plus voir les professeurs qui, pour défendre avec zèle les capacités d’accueil -celles qu’ils estiment optimales (8)- , utilisent leur intelligence pour mettre en application des règles idiotes. b) Surtout qu’au lieu de parler de « sélection à l’entrée » les gouvernants du moment ont l’habilité de parler d’ « orientation ». (9) c) Enfin, les étudiants qui se syndiquent, et qui suivent les mots d’ordre de leurs organisations, se répartissent en deux bataillons : le bataillon des organisations liées aux partis de « droite », qui sont favorables aux projets ; le bataillon des étudiants des organisations de « gauche », liées au parti socialiste. Parti qui est rallié depuis longtemps à l’économie financiarisée, au développement de laquelle il a puissamment œuvré quand il était aux affaires. Et dont une partie des membres travaille dans le gouvernement actuel, aux côtés de personnes qui viennent de l’autre côté.

C. L’opinion publique ?

Certainement pas. a) Car elle a été travaillée (comme en cas de conflit imminent, la propagande de guerre conduit la population à accepter des sacrifices voire à souhaiter le conflit). Pour qu’elle accepte l’idée que l’accès à l’enseignement supérieur n’est pas un droit. Alors que ce l’était. « Travaillée » si habilement que certains de ceux qui applaudissent tout cela, viennent de milieux sociaux défavorisés, et n‘ont pu s’élever socialement que grâce au système qu’ils dénoncent. b) parce qu’elle a été prise dans le filet d’habiles syllogismes : il y a trop d’échecs et les étudiants s’inscrivent dans des filières saturées. Ces fumistes et ces irresponsables ne sauraient avoir un droit à voler leur argent aux contribuables. Entrer à l’université, ça se mérite. Et si les étudiants devaient payer, ça les responsabiliserait. Argument complémentaire : Pour que le système ne soit pas socialement injuste, il suffit de donner des bourses aux plus méritants.

III. L’affaire semble faite. Les droits d’inscription peuvent (et vont nécessairement ) exploser.

Les classes sociales intermédiaires vont en conséquence devoir trouver le financement pour leur progéniture. En dehors des sources de financement marginales (comme la prostitution qui commence à devenir importante) ou partielles (les bourses), il ne leur reste que l’emprunt auprès des banques.

Certes le système, là où il existe, a des effets pervers : aux Etats-Unis d’Amérique, beaucoup d’étudiants entrent pauvres à l’université publique ou privée, et en sortent (pour certains en cours de route aussi et dans des proportions non négligeables) encore plus pauvres du fait de leur dette.

Certes, un poucentage important d’emprunteurs ne rembourse pas le crédit. On en vient même à parler (France 24) du « cauchemar » de la dette des étudiants américains. Mais cela n’est pas un problème pour les banquiers, puisqu’ils savent, soit que l’Etat garantit le prêt, soit, qu’avant qu’ils ne se trouvent en cessation de paiement, le même Etat les renflouera. Et qu’ils pourront, grâce à cet argent, continuer à en gagner.

Pour l’ensemble de ces raisons, il y a de fortes chances que le système américain s’étende à relativement court terme à la France. Et que le vieux métier de banquier demeure un métier d’avenir.

Marcel-M. MONIN m. conf. hon. des universités.

(1) Sans émettre aucun jugement de valeur. Sans vouloir faire autre chose que de rappeler des faits et d’essayer de découvrir s’ils sont reliés entre eux par une logique. Quelle que sot par ailleurs notre propre conception (chacun en a une, ne serait-ce celle qui lui a été soufflée) de ce que serait le fonctionnement idéal de la société en général ou de l’université en particulier.

(2) Il faut ajouter d’autres sources de revenus indirects : 

-  avec le transfert au secteur privé d’activités qui étaient régies par les universités (restauration, logement étudiant en résidence ) en plus du ménage, des travaux d’entretien, du gardiennage qui sont déjà tranférés. 

-  avec la location de « leurs » locaux aux universités (avec le système de partenariat public-privé) Rappel : Le partenariat public-privé est une invention particulièrement astucieuse. Quand une personne publique a besoin de nouveaux bâtiments, elle peut les payer par l’impôt. Mais comme elle ne peut pas ou ne veut pas faire rentrer de l’argent supplémentaire par l’impôt et qu’elle ne peut plus s’adresser à sa banque centrale, il lui reste le choix suivant : Soit elle réussit à emprunter aux banques ou sur les marchés financiers à un taux supportable et est capable de respecter l’échéancier. Soit elle fait appel à une entreprise qui construit les locaux et qui les lui loue sur une longue durée. Ce qui permet de faire supporter aux contribuables ou aux usagers du service ou de l’ouvrage, une charge financière supérieure, mais moins douloureuse puisqu’échelonnée sur une très longue période, à ce qu’ils auraient payé en cas de prêt.

(3) Le coup de génie a été lancé aux USA ( avec l’accord du président Woodrow Wilson, qui s’est rendu compte, mais trop tard, qu’il avait accepté un système aberrant ). Une union de banques privées, qui a pris le nom de « réserve fédérale », prête à l’Etat l’argent, qu’elle n’a pas en caisse et qu’elle fabrique, quand ce dernier en a besoin. Contre une reconnaissance de dette (les bons du trésor) porteuse d’intérêts. La mécanique a été imposée à la France en 1973 par MM. Pompidou (président de la République) et Giscard d’Estaing (ministre des finances) au motif que puisque les politiques n’étaient pas raisonnables en dépensant trop, les banques le seraient pour eux en tenant les cordons des finances publiques par le système des prêts (l’Etat, s’endettant désormais pour son fonctionnement, comme les ménages pour leur vie quotidienne avec les prêts à la consommation). Avec la menace des banquiers de monter les taux d’intérêts des prêts, devenus perpétuels, après avoir fait donner de leurs agences de notation, si les politiques n’accèdent pas à leurs exigences en matière économique, financière, sociale, administrative. C’est cette mécanique qui a présidé un peu plus tard, au fonctionnement de la zone de libre échange appelée « Union européenne » : les Etats doivent se procurer l’argent supplémentaire dont ils ont besoin auprès du secteur privé, et ne peuvent plus augmenter par eux mêmes la masse monétaire en circulation.

(4) Etant précisé que si la gestion de la masse salariale est porteuse de considérables changement dans la situation des enseignants futurs (appelés à être des vacataires) le futur est sans incidence sur la situation et les pratiques des enseignants actuellement en poste. Qui, au pire, verront leur statut mis en extinction.

(5) Les étudiants ont « objectivement » intérêt à payer leurs études le moins cher possible et avoir un enseignement de la meilleure qualité qui soit. Les enseignants ont intérêt à se partager le plus d’argent possible pour une partique professionnelle qui soit la plus facile qui puisse être. D’où, peu importe que l’argent vienne de l’Etat, des collectivités territoriales, ou des usagers-clients par les prêts qu’ils contractent. Et si le paiement par les étudiants rapporte plus, c’est ce mode de financement qui est le meilleur pour la profession. Si les étudiants sont sélectionnés et si la sélection permet de ne retenir que des étudiants « faciles » cette sélection est une bonne chose pour l’exercice du métier. On observe d’ailleurs depuis de nombreuses années, que dans les universités, les enseignants qu’ils soient de « droite » ou de « gauche », votent régulièrement et sans état d’âme, l’augmentation de droits d’inscription ( ou la perception de droits illégaux-jurisprudence Dauphine au début- ) chaque fois qu’une faille existe dans l’application de l’arrêté interministériel sur les tarifs.

(6) Cette représentation est « nécessaire ». Car, comme les croyances, elle apporte la sérénité intérieure et la tranquillité vis à vis des tiers, au moins si ces derniers sont convertis à la même religion. Qu’il s’agisse du recrutement ou de l’exercice du métier.

a/ Dans les concours de recrutement peuvent intervenir– comme pour beaucoup de concours il est vrai- des paramètres parasites. Ce peut être le réseau familial ou le réseau que l’on se constitue. Jadis, une histoire (qui aurait pu être inventée par l’humoriste Coluche) faisait les délices des initiés : L’assistant : « Monsieur le Professeur, songez-vous à moi pour le prochain concours ? » ; Le professeur : « … mais il y a ma fille ! » ; L’assistant : « mais, Monsieur le Professeur il y a deux postes … » ; Le professeur : « … vous oubliez mon gendre ! » (Coluche aurait sans donné une suite à l’histoire). Le fait d’avoir l’astuce de prendre dans son jury de thèse des universitaires qui seront membres du concours de recrutement devant lequel le thésard se présentera, restreint aussi les possibles erreurs de jugement du jury sur la qualité de la thèse et la valeur du candidat. Que l’on soit le fils de l’un ou le poulain de l’autre, n’empêche évidemment pas d’être remarquable ( v. l’histoire familiale). Mais que la nomination puisse dépendre du lien personnel qui existe avec les membres du jury, permet aussi le recrutement de personnes qui n’ont pour qualité que celle d’avoir su flatter. Ce qui a nécessairement un effet négatif sur les statistiques portant sur la réussite des étudiants.

b/ Dans la pratique du métier, la présomption de compétence, bien que vécue comme irréfragable par les intéressés, est parfois ébralée par les statistiques. La réflexion des enseignants est, à cet égard, assez courte sur les taux d’échecs. Dire que les étudiants qui échouent sont ceux qui n’auraient pas du entrer est un peu simpliste. Ne pas se demander un instant (comme on le ferait dans une usine automobile dont 60 % des voitures iraient à la casse) si le travail ou les pratiques des enseignants pourraient y être pour quelque chose, s’inscrit dans la logique de la défense du corps et de la celle de l’idéalisation des pratiques de ses membres. Quant aux sociologues, qui ont établi que l’université reproduit les inégalités sociales sous une forme scolaire, ils poussent rarement leurs investigations sur les pratiques de leurs collègues. Investigations qui déboucheraient inévitablement sur la construction du portrait idéal typique de l’enseignant performant et sur celui du « fumiste » pur jus qui pourrait d’aventure être l’un des artisans du mécanisme de reproduction. Il est symptomatique de constater à cet égard, que la ministre chargée actuellement ( novembre 2017) de l’enseignement supérieur, universitaire elle même, envisage un « contrat de réussite » à l’usage des étudiants . Mais ne pense pas à mettre en place la même chose pour les enseignants (qu’elle pourrait par exemple faire recruter et maintenir en poste sur la base d’un cahier des charges assorti, comme cela se fait … partout ailleurs, d’objectifs). Et ce, alors que certaines observations de terrain, devraient inviter à ce genre d’investigations. Ceux qui observent du dedans ce qui « se passe », savent évidemment, mais dans un silence poli, que dans certaines filières, les étudiants obtiennent parfois de bonnes notes dans une matière ; mais que les notes obtenues par les mêmes étudiants dans une autre matière sont excécrables … jusqu’à ce que le professeur qui distribue l’enseignement prenne sa retraite ou soit appelé à d’autres fonctions. Ceux qui entendent les collègues se plaindre du « niveau » de leurs étudiants, entendent souvent les étudiants des mêmes dire que le prof. en question est « nul à ch … » … Soit qu’il n’arrive pas à répondre aux questions posées sur ce qu’il a dit, soit qu’il ait un retard de plusieurs années sur l’état des connaissances, soit qu’il se borne à lire ce que d’autres ont écrit. Ou qu’il est un « fumiste » quand il se contente de tirer au sort les 2 ou 3 copies qu’il corrigera sur les 30 ou 40 dont il exige la rédaction hebdomadaire , et qu’il refuse d’en corriger ne serait-ce qu’une de plus dans l’année lorsqu’un étudiant le lui demande dans l’idée de progresser ; quand il « bourre » son TD d’exposés pour lui éviter de préparer la séance et même de prendre connaissance (spécialité de tel « chargé de Travaux Dirigés » reconverti dans la politique) du contenu de la fiche censée faire l’objet de la séance de TD. ; … etc… Ou parfois les deux. Un vieux prof. qui s’intéressait à ces choses, comme aux théories que l’on ânonne sans trop de sens critique, commençait chaque année son cours par ce dialogue provocateur : Le prof. : « -Pourquoi suis-je devant vous ? » ; un(e) étudiant(e) : « - pour nous apprendre la matière » ; le prof. « - mauvaise réponse ! » ; un (e) autre étudiant (e) : « - pour nous aider à réussir » ; le prof : « encore mieux ! … très mauvaise réponse ! ». Puis le prof. de clore l’échange : « je suis devant vous pour gagner ma vie ; et si je peux le faire sans me fouler je le ferai ; mon statut me le permet .. . Alors tirez-en les conclusions ».

(7) En 1968, les étudiants ont déclenché le mouvement en réponse aux déclarations d’une poignée de doyens qui, relayés par le pouvoir politique, voulaient tout à coup, restreindre l’accès des étudiants (qui se présentaient aux portes des facultés en nombre inattendu après un baccalauréat mieux réussi que les précédents). Et l’ajuster aux capacités d’accueil existantes (v. notre thèse : la loi de 1968 et l’université française). Mais ce qui s’est passé en 1968, c’est qu’une partie des enseignants a rejoint les étudiants dans la critique du cours magistral, du contrôle des connaissances qui était effectué en une fois lors de l’examen terminal, de la morgue de ceux qui avaient le statut de professeurs (« mandarins », « satrapie des chaires », …). Maîtres assistants et assistants sont allés eux aussi, avec les étudiants, à l’assaut. Eux pour le partage du pouvoir universitaire (distribution des cours, notation, et gestion) entre eux et les « mandarins ». Aujourd’hui, il n’y a plus d’assistants, et les maîtres de conférences font à peu près ce que font les professeurs, spécialement la gestion des filières ; le contrôle continu qui avait fait passer le pouvoir de notation (pouvoir attaché au statut supérieur) des professeurs vers les responsables de TD a été réformé et ne constitue plus un enjeu.

(8) Tout étant relatif. Des études internes réalisées dans une grande université de la périphérie parisienne dans les années 1995 ont montré que si les enseignants acceptaient (sic) de travailler tous les jours de la semaine ( y compris avant et après le week-end) comme ils le faisaient le mardi, on augmentait de 30 à 40 % la capacité globale d’accueil des étudiants dans les salles.

(9) Qu’on soit « orienté », ou qu’on soit « sélectionné », dans les deux cas on ne fait pas ce que l’on souhaitait faire. Et dans les deux cas, c’est un tiers qui, en définitive, décide de l’avenir de la personne après qu’il l’a prédit.


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4 réactions à cet article    


  • leypanou 15 novembre 2017 18:55

    C’est la privatisation de l’enseignement supérieur qui se met en place doucement, imitant en cela les écoles de commerce.

    Bref, seuls ceux qui auront les moyens pourront faire des études supérieures et un nombre minuscule de boursiers méritants.


    • Le421 Le421 17 novembre 2017 09:24

      @leypanou
      L’abrutissement des « riens » est en marche - sans jeu de mot - depuis longtemps.
      La baisse du niveau intellectuel, de la prolifération des perturbateurs endocriniens à la dévalorisation des enseignants et des programmes fait son effet.
      La connaissance doit être, contrairement à la volonté de « l’école républicaine », réservée à l’élite.

      Vous avez dit « progrès » ??


    • Sozenz 15 novembre 2017 19:42

      Excellent article .
      .


      • pipiou 15 novembre 2017 22:35

        Dénoncer des soi-disant dogmes pour étaler ses propres dogmes, bof !

        A part casser du sucres sur les profs (l’auteur les connait-il ?) et dire que les banquiers sont partout, même dans les salles de cours, pas grand chose à retenir, un complot parmi d’autres.

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Marcel MONIN

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