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Accueil du site > Tribune Libre > La décadence idéologique de Mitterrand à Macron

La décadence idéologique de Mitterrand à Macron

Aprés les deux septennats de Mitterrand, Jospin avait théorisé sur la gauche de lutte et la gauche de pouvoir ( une gauche gestionnaire) dans un entretien publié par Les Temps Modernes en 1996. Il voyait dans les quatorze ans de mitterrandisme au pouvoir, une réconciliation de la gauche avec l’idée de la durée en la confrontant avec les contraintes du pouvoir et donc l’ont amené à être comptable des conséquences de ses propres actes. Jospin voulait rénover et mettre en mouvement la gauche. Il a envoyé Jean-Marie Le Pen au deuxième tour des élections et ouvert la voie du vote républicain qui a permis l’élection de Chirac jusqu’à celle de Macron. Dans le glissement idéologique opéré sous Mitterrand et théorisé par Jospin, transparaissait déjà le « ni droite ni gauche » et le « en même temps », formulés par Macron. 

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Dans quel monde vit-on ? Un monde d’image et de bruits de fond dont la télévision et la radio sont les vecteurs. Sur certaines chaînes et ondes, on entend des voix discourir sur tout et donner un avis tranché, alors que tous les jacasseurs ne connaissent pas ou plus la vraie vie. Le paysage audiovisuel est peuplé de sophistes, souvent sans culture autre que celle de la doxa libérale, de ses fausses vérités, de ses boucs émissaires et de ses privilèges. Malheureusement, cette pensée racornie par l’individualisme des nantis et des carriéristes est aussi celle de nos politiciens. Tous ces moralistes et experts-en-tout vivent dans un monde bien concret qui est celui de l’argent et traite de façon virtuelle le reste du monde. Ils se protègent par un mur de préjugés assénés comme des vérités premières. Tout acquis social leur est devenu insupportable. Alors, pour régner et continuer à s’enrichir, ils divisent et excommunient. Ils ont pris tous les leviers et se livrent à des simulacres démocratiques que sont devenues les élections. Ils imposent des reculs sociaux à coups d’article 49-3.

Sous la présidence de Hollande, nous avions noté deux sujets de philo posés au Bac « La politique échappe-t-elle à une exigence de vérité ? » et « La conscience de l’individu n’est-elle que le reflet de la société à laquelle il appartient ? ». On se demande quelle partie optimiste de leur devoir les candidats ont pu rédiger en répondant à ces deux questions à travers le regard qu’ils peuvent avoir sur le comportement des politiciens, la montée de l’abstentionnisme civique, la xénophobie galopante, l’individualisme érigé en vertu…etc. A la première question, François Hollande éviterait de répondre, alors que Sarkozy jurerait être un partisan de la vérité, la sienne. Ils ont passé leur bac depuis longtemps et la philosophie ne leur sert qu’à jouer les Machiavel. Pour la seconde, nous sommes bien obligés de constater le formatage des individus pour qu’ils soient le reflet non pas de la société telle qu’elle est et telle qu’ils aspireraient qu’elle soit, mais plutôt pour les soumettre et faire lâcher prise aux plus combattifs. Bon vous me direz que la philosophie explique tout mais ne répond à rien. Peut-être les politiciens mettent trop de philosophie dans leurs discours ?Il est vrai qu’ils apparaissent souvent comme des sophistes quand ils ne pratiquent pas la langue de bois.

Un troisième sujet pourrait convenir à un socialiste d’aujourd’hui : Suis-je ce que mon passé a fait de moi  ? Un national-social-libéral ? Ce n’est certainement pas le passé du socialisme qui a conduit le PS au libéralisme de la Droite. C’est une lignée de dirigeants du PS depuis 1983. Après le virement idéologique de Mitterrand, Hollande, Valls et Macron sont le triumvirat de l’aboutissement d’un objectif de la doxa libérale : détruire la Gauche. Macron a achevé le long travail de reniement de la gauche. Le parti socialiste n’a plus de colonne vertébrale ! La Gauche est ailleurs, là où elle a toujours été pour que ce qui est décrit comme des utopies sociales soient des réalités. Il s’agit de la gauche de combat sans laquelle aucun acquis social n’aurait été obtenu et sans laquelle la régression sociale suivra un seul cours, celui de la Bourse.

Que ce soit Mitterrand ou Hollande, une fois au pouvoir, ils ont rapidement perdu, par cynisme, l’idée de la lutte, du changement de l’ordre social et du mouvement. Comme la droite, Hollande et Valls ont considéré le discours de l’opposition de gauche comme coupé des réalités et restant dans la négativité. Leur discours est celui de la doxa libérale relayé par les grands médias. Comme la droite, Hollande et Valls ont voulu entrer en symbiose avec les pouvoirs économiques. Jospin avait théorisé sur la gauche de lutte et la gauche de pouvoir dans un entretien publié par Les Temps Modernes en 1996. Il déclarait notamment : « Je sais que les trois traditions du socialisme français : Radicalisme révolutionnaire/Utopistes (Saint-Simon, Charles Fourier, Pierre Leroux, Pierre Proudhon)/Marxisme (notamment la tradition Guesdiste), pour être dissemblables sur bien des points, se rejoignent néanmoins dans un même mépris du réformisme et de la social-démocratie. C’est pourtant d’un nouveau réformisme dont nous avons besoin. Sans lui, nous laisserons le terrain à une droite dure (Alain Madelin) qui, sous couvert de réformes, nous prépare le pire. Le PS doit redevenir le parti du mouvement et se défaire de l’accusation – particulièrement injuste – qu’on lui colle parfois de « nouveau conservatisme », crispé qu’il serait sur la seul défense d’avantages acquis. Le PS doit redevenir ce qu’il a toujours été historiquement – au-delà des divisions, des inévitables divergences de vue, des discours mobilisateurs – : le parti de la réforme  ». Il ajoutait que son idée était de « faire revivre un parti socialiste sans l’idéaliser ». Il était déjà loin le temps où, interne du Lycée Janson-de-Sailly ( lycée de la bourgeoisie parisienne), Jospin suivait des cours de philosophie et avait pour prof Maurice Cavaing , un des théoriciens du parti communiste qui réunissait ses élèves en fin d’année dans un appartement du XVIème arrondissement pour une initiation au marxisme , au matérialisme dialectique. En 1999, le même Jospin déclarait : « Ce n'est pas par la loi, par les textes, qu'on va réguler l'économie ». Cette phrase, prononcée lors d’une intervention télévisée, ne pouvait évidemment pas laisser indifférente la gauche radicale. Sans surprise, les réactions les plus virulentes sont venues des rangs du Parti communiste, de l'extrême gauche et de l'aile gauche du Parti socialiste qui ont, avec des mots différents, accusé le Premier ministre de s'être converti au libéralisme. Une mutation idéologique pour quel résultat ? La continuation d’une même politique depuis 30 ans. Jospin voulait rénover et mettre en mouvement la gauche. Il a envoyé Jean-Marie Le Pen au deuxième tour des élections et ouvert ma voie du vote républicain qui a permis l’élection de Macron. Dans le glissement idéologique opéré sous Mitterrand et théorisé par Jospin, transparaissait déjà le « ni droite ni gauche » et le « en même temps », formulés par Macron. 

Avec Hollande, Macron était dans la place. Il a certainement joué un rôle important dans le glissement idéologique « ni droite, ni gauche ». En faisant ce choix politique et en considérant qu’il était la seule voie possible, ils se sont mis dans une impasse et ont fait le lit à la droite et à l’extrême-droite. Ils ont voulu tuer la gauche mais ils sont morts pour la gauche qui se reconstruira, comme elle l’a toujours fait. Ils veulent « renaître » mais leurs idées sont trop vieilles pour parler de renouveau. 

Les pouvoirs économiques sont à droite. Sarkozy n’a pas réussi à revenir et s’est empêtré dans des affaires judiciaires. Son ancien premier ministre et la Justice ont contrecarré ses projets. Son éviction judiciaire semblait être l’événement attendu par Hollande. C’est Fillon qui l’a été évincé avant de l’être lui-même. 

Sarkozy et Hollande ont renforcé le Front national d’autant plus que ce parti d’extrême-droite a bénéficié d’une campagne de dédiabolisation entre chaque élection présidentielle pour préparer le vote dit républicain du deuxième tour. La diabolisation est maintenant réservée au Front de gauche, puis aux Insoumis et à tous les mouvements qualifiés d’extrême-gauche, pour faire croire que le PS est la Gauche respectable. Hollande, Cambadélis, Aubry, Valls, Cazeneuve, Castaner, Ferrand, Coulomb ont jeté les dernières pelletées sur le cercueil de la vieille dame. Ce n’est pas Raphaël Glucksmann qui va l’exhumer et la ranimer. Macron a coulé la dalle et Glucksmann vient s’assoir dessus. Valérie Hayer, tête de liste macroniste aux élections européennes, a dit de lui dans le Figaro : « Il devrait être avec nous, et il le sait. Il serait beaucoup plus efficace pour porter ses idées et avoir des résultats ». Cette députée européenne explique voter à Bruxelles et à Strasbourg "à 90% de la même façon" que l'essayiste du mouvement « Place publique » qui brigue la tête d’une liste avec le PS. Ce néo-conservateur qui a soutenu les trois derniers présidents de la république est le « fils de » et le « mari de ». Il est le fils de feu André Glucksman, nouveau philosophe sorti de mai 1968 qui est passé du maoïsme au néolibéralisme. Il fut le mari d’Eka Zgouladze, vice-ministre de l'Intérieur de Géorgie (2005-2012), puis vice-ministre de l'Intérieur de l'Ukraine (2014-2016). Le couple a un garçon, né en 2011. Il a été conseiller de Conseiller de Mikheil Saakachvili, président de la Géorgie. Séparé de sa première femme, il a trouvé une nouvelle compagne en la personne de Léa Salamé, célèbre journaliste franco-libanaise avec qui il a eu un autre enfant. Ses liens anciens avec la Géorgie et l’Ukraine expliquent ses positions belligérantes contre la Russie de Poutine. Si l’on s’intéresse à ses deux compagnes, avec son air de dandy, il choisit des femmes friquées. Il est sans aucun doute de droite, malgré le nez rose qu’il affiche. 

Pour idéaliser, il reste Prévert, Char, Aragon, Pessoa, me direz-vous. Ils sont morts et ne servent plus que pour les commémorations dans des discours rédigés par des littéraires pour les politiques ! A l’Elysée, des DJ et des rappeurs sont invités. Macron y reçoit Kiddy Smile, Pharrell Williams, Jul et d’autres. C’est l’ambiance des boîtes de nuit. Brigitte se dandine dans ses tenues LVMH et Vuitton. A chacune de ses sorties, la presse people ne manque pas de complimenter les tenues de la première dame, plus vieille mannequin de la haute couture chez le milliardaire Bernard Arnault.

Macron n’est plus qu’un épouvantail et en 2027, il ne pourra pas déclamer : « Ah !... Qu’il est bon de renaître ! », comme il l’a fait à ses 15 ans en jouant la comédie du langage, pièce mise en scène par sa professeure devenue son épouse. Toutefois, il faut se méfier de Vulcain, alias Jupiter. Macron aime se déifier. La mythologie grecque raconte que Zeus (Jupiter pour les Romains) a enfanté pendant plusieurs mois, dans sa cuisse, son fils Dionysos (Bacchus pour les Romains). Qui va sortir de la cuisse de Macron ? A moins que Vulcain ( Héphaïstos chez les Grecs) prenne le dessus. Il aurait eu de nombreux enfants, tous bâtards. Nous devons être persuadés que Macron va se choisir un successeur sorti de la cuisse de Jupiter. A moins que ce ne soit un bâtard républicain, Modem ou social-libéral aunez rose. Pour l’instant, il semble préoccupé par les élections européennes et les sondages qui mettent le Rassemblement National en tête. La gauche partant en ordre dispersé, il réserve donc ses flèches au RN et à Marine Le Pen. On se demande même si son annonce sur des troupes européennes envoyées en Ukraine n’a pas été faite dans le but de gêner l‘extrême-droite empêtrée dans ses relations avec la Russie.

Nous sommes en 2024 et 2027 est encore loin. Macron nous a amené au bord du gouffre et il pourrait encore nous faire avancer pour un pas de trop, celui qui nous plongera dans la guerre. Ce serait le dernier acte de la représentation d’un acteur qui aura joué le chef d’Etat dans des habits trop grands pour lui. Avec Macron le pire est toujours possible ! Le meilleur restera à reconstruire sans lui dans un avenir qui s'est assombri. .

 


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22 réactions à cet article    


  • Brutus S. Lampion 4 mars 11:03

    Jospin, cité en début d’article, était à l’époque une taupe trotskiste chargée de mission de Pierre Lambert, introduit dans le PS dans le cadre de la stratégie de l’« entrisme ».

    L’idéologie du lambertisme était tout ce qu’il y a de plus tarabiscoté et fonctionnait sur un principe immuable  : dire tout et son contraire en ayant l’air intelligent pour désorienter l’interlocuteur et parer au plus pressé pendant que l’autre réfléchissait et avant qu’il retombe sur ses pattes.

    Choupinet Trognon de Macreuse en a pris de la graine mais il a de plus en plus de mal à tenir la distance.


    • pasglop 4 mars 11:09

      @S. Lampion
      Et un champion du jésuitisme.
      Pas mal pour un protestant...


    • Octave Lebel Octave Lebel 4 mars 11:19

      @S. Lampion

      Qu’il soit passé par le trotskisme, oui, mais cela a donné ensuite tellement de parcours différents.

      Je pense que le problème de ces gens a été de ne pas voir ce qu’était réellement le manifeste Blair/Schröder, prétendument une évolution du socialisme.

       

      → De la servitude volontaire...par Bernard Cassen 

      https://www.monde-diplomatique.fr/1999/08/CASSEN/3206

       

      Pourquoi le manifeste Blair-Schroeder a t-il marqué un tournant ? (3 mn)

       

      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-pourquoi-du-comment-economie-et-social/pourquoi-le-manifeste-blair-schroeder-a-t-il-marque-un-tournant-9736638


    • pasglop 4 mars 11:32

      @Octave Lebel
      Le manifeste Blair/Schröder était autre chose que la doxa Reagan/Tatcher appliquée à l’Europe ?


    • Octave Lebel Octave Lebel 4 mars 11:56

      @pasglop

      Avec de la dentelle adaptée pour ceux que l’on visait.


    • Seth 4 mars 12:04

      @Octave Lebel

      Blair était travailliste et Schroeder soc-dem. Rien de socialiste dans tout cela.

      Ne pas l’avoir su était inquiétant...


    • Brutus S. Lampion 4 mars 12:47

      @Seth

      y aurait-il qq chose de socialiste dans le PS ?


    • Seth 4 mars 16:49

      @Octave Lebel

      Non mais en se frottant à ces gens-là, c’était encore plus incrédible.


    • Octave Lebel Octave Lebel 4 mars 19:33

      @Seth

      N’empêche, on peut en plaisanter après.Mais nous nous sommes fait massivement couillonnés comme avec Hollande. Et en ce moment, par quel scénario risquons-nous de nous faire couillonnés encore une fois ? Comment cela marche ? Est-ce une fatalité ?


    • Clocel Clocel 4 mars 11:14

      Au stade où nous en sommes, soit nous subissons l’empourrissement global jusqu’à la décadence suprême qui fera de nous moins que des primates, soit nous mettons les mains dans le cambouis, un passage par la violence qui sera d’autant plus bref qu’il sera assumé et conduit sans états d’âme, comme une thérapie.

      Pas d’autres issues, on édifie rien dans les renoncements et les concessions systématiques, encore un peu de progrès et nous n’aurons plus que la bipédie à perdre.


      • Octave Lebel Octave Lebel 4 mars 12:02

        "Le jour où on mettra les cons sur orbite, t’as pas fini de tourner« ( »Le Pacha" Georges Lautner, dialoguiste Michel Audiard).

        « La gauche partant en ordre dispersé, il réserve donc ses flèches au RN et à Marine Le Pen. »

        Au fond, au-delà de la comédie, ce qui compte, c’est la confiance. Par exemple, MLP et ses élus qui ont voté la politique agricole commune en l’état qui avantage les gros agriculteurs, essentiellement céréaliers, viticulteurs, une partie des producteurs de lait aussi, qui travaillent essentiellement à l’international en faisant croire qu’ils représentent l’agriculture en faisant oublier qu’ils ont des intérêts au sein même de l’industrie agro-alimentaire. Des élus qui soutiennent les puissants qui essaient de monopoliser l’accès à l’eau. Qu’est-ce qu’on dirait si LFI se mettait à soutenir les intérêts de la presse des milliardaires de la mondialisation ? La bulle médiatique lancerait des éclairs et ferait résonner le tonnerre. Pour le RN, c’est cool, c’est normal. Il n’y a pas de problème. Les milliardaires des médias lui font même la part belle. C’est vrai que sans ces gens-là, le RN aurait du mal maintenant à maintenir la supercherie. C’est quand même du social et du souverainisme dont on parle. Bardella présenté si sûr de lui ayant réponse à tout sauf aux questions les plus dérangeantes qu’on n’a jamais le temps de lui poser on dirait. Le beau et fier Bardella avec ses députés européens a voté contre l’obligation pour les États d’accorder une aide aux agriculteurs désavantagés par les normes environnementales ; contre un mécanisme européen d’urgence de plafonnement des marges dans les chaines de distribution agricoles  ; contre la garantie de prix justes à la production pour le lait, contre la protection visant les produits de pays tiers et une taxe de stabilisation des prix et des niveaux de production ; contre les amendements visant à rendre la distribution des subventions de la PAC plus équitables et plus favorables aux petits exploitants. Ces élus se sont également opposés à l’augmentation de l’aide redistributive entre grandes et petites exploitations et l’augmentation des aides existantes pour la création d’emplois agricoles. Ils ont voté contre la taxation des superprofits des énergéticiens au Parlement européen en 2022. Voilà des gens qui savent ce qu’ils veulent et pourquoi ils sont là.

         

        Faisons-nous parti du quota nécessaire de cons mis sur orbite au service du RN ? N’oublions jamais que les meilleurs atouts de la macronie et de l’autre parti de l’oligarchie, le RN, sont notre indifférence et notre abstention massive qui leur permet de nous imposer leur supercherie qui les maintient en sursis, obligés sans cesse d’entretenir la comédie. À nous de siffler la fin des jeux du cirque. Nous avons du travail sur la planche.

         

        (https://nupes-2022.fr/le-programme/#chapitre5 ) (https://nupes-2022.fr/le-programme/#chapitre8 ) (https://nupes-2022.fr/le-programme/#chapitre1 ) (https://nupes-2022.fr/le-programme/#chapitre4 ) (https://nupes-2022.fr/le-programme/#chapitre4 ).


        • Com une outre 4 mars 17:57

          @Octave Lebel
          Moi je cherche toujours la différence entre la Nupes, LR et Renaissance. C’est pas les mêmes poches ? Mais toujours pas les nôtres pour sûr.


        • Octave Lebel Octave Lebel 4 mars 12:03

          → Soyons massivement présents dans les urnes dans toutes les élections pour nous faire entendre, rendre possible et faire vivre le rassemblement, sinon le jeu de dupes qui se se perpétue dans la galaxie droite-extrême-droite avec aussi maintenant l’outsider cherchant à ressusciter la hollandie, Raphaël Gluscksmann, afin de savoir qui va servir au mieux le libéralisme et le libre-échange à bout de souffle, nous maintiendra dans l’impasse en offrant à nos adversaires de nouvelles marges de manœuvre pour nous pousser encore un peu plus à l’impuissance et la résignation. Substituer une oligarchie encore plus autoritaire à une oligarchie autoritaire.


          • Com une outre 4 mars 12:43

            Dire que Hollande ou Macron sont des hommes de gauche, c’est se référer uniquement à l’étiquette sous laquelle ils ont couru juste pour arriver au pouvoir, et sûrement pas par idéologie. Hollande a détruit le PS consciencieusement pour l’emmener à la sociale-démocratie, plus à droite qu’à gauche, disons centre droit, et Macron n’a jamais été à gauche idéologiquement. Il n’est pas possible d’être à gauche et néolibéral. Croire qu’un banquier d’affaire de chez Rothschild puisse être de gauche relève d’une grande naïveté. A chaque fois que j’entends que Macron est de gauche, mes poils se hérissent. Quant à l’affirmation que Macron est dans la suite idéologique de Mitterand, c’est délirant et parfaitement faux. La décadence idéologique dont vous parlez commence surtout sous le deuxième mandat de Chirac et elle est majoritairement de droite à partir du moment où depuis Hollande, il n’y a plus de gauche en France, à part peut-être LFI et à l’extrême-gauche.


            • titi titi 4 mars 13:26

              @Com une outre

              Le poids de l’Etat dans l’économie, le poids des prélèvements, la bureaucratie, les réglementations de tous ordres...

              La France est un pays qui tient plus du communisme que du libéralisme.

              Il y a en Europe des pays qui ont fait des choix proches des notres.
              Et d’autres qui ont fait des choix diamétralement opposés.

              On peut comparer les résultats, ils sont sans appel.


            • Seth 4 mars 15:15

              Le poids de l’Etat dans l’économie, le poids des prélèvements, la bureaucratie, les réglementations de tous ordres...

              La France est un pays qui tient plus du communisme que du libéralisme.

               smiley

              Si j’osais je vous demanderais une autorisation pour l’encadrer, celle-là. smiley


              • titi titi 4 mars 16:11

                @Seth

                "Si j’osais je vous demanderais une autorisation pour l’encadrer, celle-là. 

                « 

                Vous pouvez, vous pouvez.

                Mais avant cela prenez votre feuille de paie, et encadrez la partie de votre »travail" qui est captée par l’Etat, et celle qui vous reste pour vivre.

                Ce sera bien plus édifiant.


              • L'apostilleur L’apostilleur 4 mars 15:52

                @ l’auteur 

                « ..Tous ces moralistes et experts-en-tout vivent dans un monde bien concret qui est celui de l’argent et traite de façon virtuelle le reste du monde.. »

                Vous pensez à Mélenchon qui ne pensent qu’à piquer l’argent des autres ?


                • Octave Lebel Octave Lebel 4 mars 19:43

                  @L’apostilleur

                  Nous comprenons mieux vos soucis smiley

                  Chapitre 3 : Partage des richesses et justice fiscale.

                  https://nupes-2022.fr/le-programme/#chapitre3

                  Faire la révolution fiscale

                  • Rendre l’impôt sur le revenu et la contribution sociale généralisée (CSG) véritablement progressifs avec un barème à 14 tranches
                  • Rétablir et renforcer l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), incluant un volet climatique visant à taxer les gros pollueurs calculé selon l’empreinte carbone des actifs détenus
                  • Refonder l’impôt sur les sociétés pour établir l’égalité devant l’impôt entre PME et grands groupes, instaurer un barème progressif en fonction des bénéfices réalisés et selon leur usage, et favoriser l’investissement plutôt que la distribution de dividendes
                  • Création d’une caisse de péréquation inter-entreprises pour mutualiser la contribution sociale entre petites et grandes entreprises
                  • Supprimer la flat tax et imposer les revenus du capital a minima comme ceux du travail
                  • Augmenter les droits de succession sur les plus hauts patrimoines en comptabilisant l’ensemble des dons et héritages reçus tout au long de la vie et créer un héritage maximal de 12 millions d’euros (soit 100 fois le patrimoine net médian) et en supprimant les niches fiscales permettant aux plus aisés d’échapper aux droits de succession
                  • Réduire la TVA sur les produits de première nécessité, réinstaurer une « TVA grand luxe » 
                  • Évaluer chacune des niches fiscales et supprimer les niches injustes, inefficaces socialement ou nuisibles écologiquement ; pour les niches restantes, transformer les « réductions d’impôts » en « crédits d’impôts » afin que chacun puisse bénéficier à égalité de ces incitations financières, quels que soient ses revenus
                  • Instaurer un impôt universel sur les entreprises (basant leur taxation sur l’activité effectivement réalisée en France) et sur les revenus des particuliers dans les pays à fiscalité privilégiée pour lutter contre l’évasion fiscale
                  • Rétablir l’exit tax supprimée par Emmanuel Macron
                  • Taxer les entreprises ayant profité de la crise sanitaire et des conséquences de la crise ukrainienne et orienter les recettes vers les investissements nécessaires et à la bifurcation écologique et sociale
                  • Refonder la taxe foncière pour la rendre progressive et pour que chacun paie à hauteur de son patrimoine total réel
                  • Mettre fin au quotient conjugal, système patriarcal favorisant les inégalités salariales entre les femmes et les hommes, remplacer l’injuste quotient familial fiscal actuel par un crédit d’impôt par enfant que pourraient toucher toutes les familles
                  • Faire de la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales une priorité : débloquer les moyens humains et financiers nécessaires et prendre des initiatives en lien avec tous les pays décidés à mener cette lutte
                  • Mettre fin à la convention judiciaire d’intérêt public qui permet aux entreprises de négocier leur sanction financière en cas de fraude fiscale
                  • Augmenter les poursuites judiciaires et durcir les sanctions à l’encontre des délinquants en col blanc reconnus coupables de fraude fiscale, et renforcer les effectifs de l’administration fiscal.

                   

                   


                • titi titi 5 mars 00:32

                  @Octave Lebel

                  Vous avez raison : la France manque de nouveaux formulaires Cerfa.

                  Vu que ce pays n’innove plus, au moins sauver les imprimeurs.


                • L'apostilleur L’apostilleur 4 mars 15:59

                  @ l’auteur 

                  « ..Jospin voulait rénover et mettre en mouvement la gauche. Il a envoyé Jean-Marie Le Pen au deuxième tour des élections.. »

                  Jospin ??

                  Vous voulez dire Taubira 

                  https://onenpensequoi.over-blog.com/2022/01/la-primaire-populaire-n-est-pas-populaire-pour-la-gauche-extreme.html


                  • Aristide Aristide 5 mars 10:22

                    Une analyse nombriliste de l’évolution de la gauche en France. Rien sur les événements internationaux qui ont marqué la fin du siècle dernier.

                    Les 20 dernières années :

                     élection de Reagan en 1980 pour 8 ans aux USA

                     élection de Thatcher en 1979 au RU pour 11 ans 

                     chute de l’URSS de 1989 à 1991

                     dissolution du pacte de Varsovie en 1991

                     élection d’Eltsine en 1991 pour 10 ans

                     ....

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Jean d’Aïtone

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