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La démocratie en péril ! Emmanuel Todd le pense, il n’est pas le seul

C’est un plaisir de lire Emmanuel Todd. Ses piques mettent du piment dans un essai qui sinon serait austère. Il s’ingénie, en effet, à glisser ici et là quelques vannes bien senties dans le déroulement méthodique d’une observation ou d’un raisonnement de nature scientifique. Ses ruades rappellent que sous le démographe placide, penché sur ses courbes froides et arides diagrammes, trépigne heureusement le citoyen de chair et de sang que font bouillir les inconséquences de ses concitoyens.

 
Son dernier ouvrage, «  Après la démocratie » (1), comme son nom l’indique, fait craindre le pire pour l’avenir. Le président Sarkozy lui apparaît comme le symptôme du mal dont souffre aujourd’hui la société française. « Comment a-t-(il) pu devenir président de la République ? se demande-t-il d’entrée. Fébrile, agressif, narcissique, admirateur des riches et de l’Amérique bushiste, incompétent en économie comme en diplomatie, cet homme nous avait pourtant révélé, ministre de l’Intérieur, qu’il était incapable d’exercer la fonction de chef de l’État : ses provocations avaient réussi à mettre le feu aux banlieues dans l’ensemble du pays. »

I- Une radiographie intéressante de la société française

1- Les cinq défauts d’un président et de la société qui l’a élu
E. Todd, on le voit, attaque bille en tête sans fioritures. Mais qu’on se détrompe ! Ce n’est pas un pamphlet antisarkozien qui s’ensuit. L’anthropologue démographe n’a pas de goût pour cette écume des choses qui n’expliquerait rien. Ce qui l’intéresse ce sont les courants qui structurent la société dans ses profondeurs. Pour lui, M. Sarkozy dont il dénonce « (la) vacuité, (la) violence et (la) vulgarité », n’a pas été élu malgré « ses déficiences intellectuelles et morales mais grâce à elles ».

Il appelle « le moment Sarkozy  » un état présent de la société française que caractérisent les cinq défauts du président qu’elle a élu.
1- « L’incohérence de (sa) pensée » s’expliquerait par « (le) vide idéologique et religieux du pays  » ; 2- « (sa) médiocrité intellectuelle  » « (renverrait) à la stagnation éducative » que connaît la France depuis 1995 ; 3- « (son) agressivité  » exprimerait une tendance à «  l’exclusion du non-citoyen », voire à la désignation de « boucs émissaires » ; 4- « (son) amour de l’argent » « (éclairerait) l’incapacité des élites à (s’interroger sur les dégâts actuels) du libre-échange » avec des pays dépourvus de protection sociale comme la Chine ou l’Inde, qui, s’il enrichit une infime minorité, ne cesse pas d’appauvrir sans espoir les salariés européens au risque de menacer la démocratie elle-même ; 5- « (son) instabilité affective et familiale » traduirait enfin « (la) lente dérive des valeurs familiales »avec ses effets sur le plan politique. 

2- Des corrélations qui heurtent les idées reçues
Il faut savoir gré à E.Todd de proposer des corrélations inusuelles entre les faits observés en surface et les infrastructures de la société qui n’évoluent que sur la très longue durée. Comme démographe, il a les yeux fixés sur les structures familiales et les taux de fécondité, de natalité, de mortalité, ou d’alphabétisation qui peuvent contredire les apparences du moment. Cette mise en perspective l’amène à heurter bien des idées qu’on croyait les mieux établies. Nombre de ses démonstrations sont convaincantes comme sa proposition pour faire cesser l’actuel écrasement continu des salaires sous la concurrence déloyale étrangère : on ne voit pas de terme, en effet, à cet appauvrissement sinon celui d’un alignement progressif des revenus français sur les salaires misérables et « la protection sociale » des pays concurrents. Le remède provisoire que défend E. Todd paraît couler de source : des mesures de protectionnisme, mais à l’échelle du marché européen, enraieraient, selon lui, le mécanisme de ruine qui est à l’œuvre.

II - Quatre objections pour un débat

En d’autres points, toutefois, son analyse de la société française suscitent l’objection. Et ce n’est pas le moindre service qu’E. Todd rend à son lecteur, que de le contraindre à clarifier lui-même ses propres idées.

1ère objection : la validité des statistiques
Une première objection a trait par exemple à la méthode de l’auteur dont l’allure scientifique impressionne forcément. Le démographe démontre avec pourcentages et courbes à l’appui. Qu’opposer à ces arguments d’autorité ? Justement, puisque l’heure est à la mise en cause des idées reçues, que valent ces chiffres ? Et pour commencer, la société française doit-elle être réduite à la majorité des 53 % qui a élu M. Sarkozy ? Les 47 % compteraient-ils donc pour du beurre, sous prétexte qu’ils se sont prononcés pour Mme Royal dont E. Todd pense le plus grand mal aussi ? Ensuite, qu’il s’agisse des données démographiques ou des prévisions et résultats économiques, on ne cesse depuis des années de les brandir pour annoncer ce qui va se produire. Les points de croissance ou de décroissance sont prophétisés au dixième près !

Or, qui a vu venir le Krach financier de 2008 et la crise économique, hormis quelques marginaux qu’on n’a pas pris au sérieux ? Et que révèlent avant tout les faillites qui se sont succédé depuis plusieurs années, celle d’ "Enron", de "Worldcom", jusqu’à celle de Madoff ? Une chose ! Les comptes certifiés sincères par les commissaires aux comptes sous la surveillance d’organes dits de contrôle étaient systématiquement falsifiés ! Voilà le marc de café dont on se servait pour prophétiser ! Ironie de l’Histoire ! L’ex-URSS s’était fait une spécialité du truquage des chiffres pour prouver que ses plans quinquennaux étaient réalisés au-delà des espérances.

2ème objection : la validité de la notion d’alphabétisation
En matière de statistiques, l’Éducation nationale est elle-même particulièrement experte pour prouver son bon fonctionnement ! Ses résultats d’examen, par exemple, sont indexés sur des quotas pré-établis et non sur un niveau de savoir. Que penser dès lors des conclusions que l’on peut en tirer au sujet du niveau culturel moyen du pays ? E. Todd ne paraît pas s’en soucier. Il réplique que les statistiques tirées des « tests de raisonnement et de logique passés par les conscrits entre 1981 et 1995 prouvent (aussi) une hausse du niveau intellectuel de près de 18 % » !

Est-ce bien ce que confirme, en revanche, le niveau des films et émissions de télévision qui sont plébiscités ? La même interrogation surgit quand E. Todd parle d’une alphabétisation générale terminée avant 1914. Que signifie cette alphabétisation et à quoi a-t-elle servi quand on lit les journaux de 14-18 avec les leurres monstrueux dont ils ont abreuvé leurs lecteurs sans craindre le discrédit (2). Que signifie savoir lire quand Paris-Match, VSD, France-Dimanche, et tant d’autres magazines du même tonneau trouvent preneurs ? À quoi bon d’ailleurs dans ce cas savoir lire ? Quelle élévation de discernement en retire-t-on ?

3ème objection : la validité d’une trop grande distanciation
La distanciation qu’obligent à prendre les courbes démographiques, est certes salutaire pour ne pas perdre de vue l’essentiel. Mais ne revient-elle pas parfois à observer la terre de la lune et à prendre pour taupinière l’Himalaya qui pourtant se dresse devant les terriens comme une barrière infranchissable. E. Todd rejette ainsi toute menace d’extension de l’islamisme qui, selon lui, en serait à une phase de progressive extinction après un dernier feu de paille dans un ultime sursaut. Pour lui, les courbes de fécondité des pays musulmans parlent d’elles-mêmes : elles rejoignent progressivement celles d’Europe. On le veut bien et on le souhaite, à condition que les statistiques soient là encore fiables.

Mais dans l’attente de son extinction, le feu de paille n’a-t-il pas encore le temps de faire bien des ravages ? Ainsi, sans y prendre garde, peut-on être amené à saisir au hasard dans un rayon de supermarché une dinde pour Noël et à découvrir au moment du passage à la caisse qu’elle est étiquetée « halal ». Cela n’était jusque-là jamais arrivé. N’est-ce pas une expérience qui vaut bien des statistiques, comme l’aménagement de plages horaires réservées aux femmes dans une piscine lilloise ?

4ème objection : la validité d’une critique des laïcs français
Enfin, l’analyse de la crise religieuse en France par où commence la réflexion d’E. Todd est certes pertinente. Cette crise vient de loin, du 18ème siècle, et a touché successivement les diverses régions du pays selon leurs traditions. Or, curieusement, E. Todd ne comprend pas pourquoi l’islamophobie a gagné nombre de groupes de la société française et en particulier les plus éduqués. Peut-il ne pas en soupçonner la raison légitime ? Il n’ignore pas que les relations entre les laïcs et l’Église ont été tumultueuses depuis au moins deux siècles. Ce n’est qu’une paix armée qui a fini par s’instaurer après la loi de la séparation de l’Église et de l’État en 1905 avec encore, de temps à autre, des coups de fièvre. L’Église s’y est résignée, et même, pour une partie d’entre elle, y a trouvé avantage.

Or, E. Todd ne peut ignorer non plus que, dans les pays où il est majoritaire, l’Islam n’a jamais connu confinement semblable à la sphère privée. Sa vocation est de régenter la société entière. Est-il dès lors si incompréhensible que les laïcs français, après avoir réussi à remettre l’Église catholique à sa place, soient très méfiants ? Ils n’ont aucune envie de devoir recommencer un long combat contre une religion nouvelle aux ambitions hégémoniques ? Il y a tant et mieux à faire. Mais s’il le faut, ils sont prêts à faire front. Voilà le cœur de cet islamophobie. Seulement, à qui la faute, en un temps où l’écart entre les mœurs françaises et les usages islamiques est abyssal ?


E.Todd ne peut en vouloir à un lecteur de réagir ainsi à la lecture de son livre si intéressant. Car il a eu l’honnêteté dans des interviews précédentes de reconnaître que ses courbes démographiques ne lui avaient été d’aucun secours pour prévoir le ralliement massif de l’extrême-droite au candidat Sarkozy, qui a fait son élection. C’est bien d’ailleurs une des inconnues inquiétantes de l’avenir face à la crise économique. Quelle va être l’attitude d’un président ainsi élu ? E. Todd parle donc d’une possible disparition de la démocratie, comme le titre de son livre le laisse entendre. Mais il reste prudent. Heureusement, ses courbes ne lui sont pas plus utiles pour prévoir avec certitude un avenir où la démocratie n’aurait plus toutes ses chances. Bonne année 2009 quand même ! Paul Villach


(1) Emmanuel Todd, « Après la démocratie », Éditions Gallimard, 2008.
(2) Paul Villach, « Tous ces bobards dans journaux, pendant la guerre de 14-18 : un cas d’école  », AGORAVOX, 18. 11. 2008.


 


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182 réactions à cet article    


  • denis84 31 décembre 2008 10:41

    Un ami à moi,jardinier aux services municipaux de la ville,vivant en HLM, m’a dit qu’il avait voté sarko car il pensait que grace à lui,il pourrait "travailler plus pour gagner plus"
    il me semble que ça rejoint un peu votre propos sur "pourquoi" il a été élu.
    Bon,aujourd’hui il est très déçu,car il ne gagne pas plus,et se serre un peu plus la ceinture en raison de la hausse continue des prix.
    Je reste assez pessimiste pour l’avenir,car comment expliquer à ce (fort sympa au demeurant) garçon que,par exemple,il n’aurait pas à travailler plus pour gagner plus si la répartition des profits entre capital et salaires n’avait pas évolué aussi défavorablement pour ces derniers,ou que ce n’est pas avec une dérive ultralibérale que ses filles auront un meilleur avenir ?
    Qui vivra verra....


    • bobbygre bobbygre 31 décembre 2008 11:52

      Il suffirait de lui expliquer. Cet homme, lui aussi équipé de neurones, est à meme de te comprendre.


    • denis84 31 décembre 2008 12:11

      J’ai bien essayé de lui expliquer,mais sans succès,malgré son nombre de neurones à priori supérieur à celui de "six-cerveaux"


    • Rage Rage 31 décembre 2008 14:59

      Bonjour,

      Emmanuel Todd a tout compris.
      Remarquable analyste, il progresse encore aujourd’hui en s’appuyant sur les faits plus que sur les hypothèses.

      L’analyse de la "démocratie en péril", je la partage pleinement (voir l’article que j’avais publié dès l’élection de Sarkozy en mai 2007 "La démocratie en otage" : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=25620)

      La victoire d’un homme comme Sarkozy est beaucoup plus liée a la faiblesse de la gauche plutot qu’à la force de la droite.
      Epaulé par de riches partenaires, Sarkozy a vendu un plan de communication parfaitement ficelé, jouant sur toutes les idées recues, les raccourcis, les préconcus, les peurs tout en mettant sous le tapis toutes les casseroles.

      Personne n’a rien dit. D’ailleurs, personne ne dit plus rien.
      Et c’est tout le problème.

      Vu que l’opposition "cautionne" par le silence ou l’absence de propositions, la droite tente tous les excès.
      Recevoir Khadafi en grandes pompes, renvoyer les sans papiers avec des chiffres de résultats, courser les chomeurs, prononcer des discours tel celui de Latran ou de Dakar... etc etc...
      Il y avait eu des excès sous la gauche, des laissés-aller qui avait "choqués" comme l’assistanat, la dérive des finances publiques ou meme encore la gauche caviar.

      Il suffisait de jouer sur un racisme latent réel en France, sur l’aspect simple d’un libéralisme "sympa" (tout est possible, meme la banqueroute) et bercer les esprits naifs de purs illusions : en face, il n’y avait personne, Royal luttait déjà pour survivre en interne.

      Travailler plus pour gagner plus ? Rien de nouveau, et cela ne change rien.
      Expulser plus ? Qui fera les basses besognes qui rapportent pour les entrepreneurs fr ?
      S’agiter plus ? Pour irriter les confrères européens et batir des traités bancals et autres dispositions innaplicables ?
      Communiquer plus ? Pour mieux mettre à la botte des médias dont le but est de lobotomiser les masses ?

      Toute la réthorique de Sarkozy est fondée sur la versatilité et l’écart entre les mots et les actes.
      Quand on dit moins d’impots, la réalité est création de pléthores de nouvelles taxes.
      Quand on dit rigueur budgétaire, la réalité est plus de prélèvements sur la classe moyenne et plus d’exonérations/cadeaux fiscaux aux riches.
      Quand on dit "réforme" de l’éducation, de l’état etc..., la réalité moins de service pour des couts toujours plus élevés, surtout dans les ministères et à l’élysée.
      Quand on dit "plan de relance", on voit effet de style et creusement du déficit.

      Le bilan Sarkozy est, en toute lucidité, l’un des plus calamiteux qui soit.

      J’en prends pour preuve les chiffres, et meme les tendances :
      Le déficit annuel a glissé de 40G€ pour le seul Etat (je ne parle pas du reste) à près de 60G€ et glisse encore. La dette a gonflé d’autant, soit non seulement un creusement accéléré du déficit, mais pire encore, une tendance encore pire.

      Les réformes structurelles intelligentes n’ont pas été engagées. La diminution des frais d’Etat/publics non plus. La Sécu se décharge sur des mutuelles qui vont augmenter - comme prévu - leurs tarifs, faisant passer le système public vers un système privé. L’école publique sombre et les universités ne sont toujours pas remises au niveau international. L’économie de l’environnement est dans les paroles, pas dans les actes alors que allemand ou les suédois sont déjà positionnés.

      Les foisonnement d’élus, de frais diverses, l’inégalité fiscale est toujours plus grande.

      Le privé subit la crise internationale, mais contrairement à ce qui est dit, ce n’est pas la crise qui tue la croissance FR, c’est la faiblesse FR qui accentue les conséquences de la crise.
      Tout le monde n’en subira d’ailleurs pas les memes effets : certains ne verront rien, d’autres iront pointer au chomage, au moment meme où l’économie est statique et ne génére ni emplois, ni entreprises vu que toutes les richesses sont concentrées.

      Oui, Sarkozy met la démocratie en péril puisqu’il veut décider de tout et imposer sa seule et unique vision sans prendre en compte les réalités.
      Son élection est le reflet d’une société en manque de repères, avec des valeurs brouillées et des objectifs de vie qui s’orientent uniquement à suivre la seule valeur de l’argent.

      La naiveté couplée aux versets médiatiques du 20h ont fait le reste :
      Sarkozy pourra truander joyeusement le tout sous les éloges de TF1, Europe1 ou Paris Match.

      Mais dans la réalité, son mandat sera l’un des plus catastrophiques de l’histoire française.

      La fascination et l’illusion qu’il opère sera d’autant plus aigre qu’une fois le voile tombé, les français auront perdu 5 ans de plus à ne pas réformer leur pays pendant que les autres pays du monde auront évolué.

      Il ne faudra pas s’étonner alors de jouer en PHR alors que l’on croit jouer la ligue 1.


    • non666 non666 31 décembre 2008 15:35

      Rage ecrit :

      "La victoire d’un homme comme Sarkozy est beaucoup plus liée a la faiblesse de la gauche plutot qu’à la force de la droite. "

      En fait , outre la faiblesse congénitale du PS lié au fait que sociaux democrates et marxistes reformistes n’ont plus de terrain d’entente possible, le succès de Sarkozy est surtout le fait d’une confiscation des voix de TOUTES les droites par la moins nombreuse , la moins representative : la droite liberale et désormais uniquement atlantiste.

      En pondant ses oeufs dans le parti gaulliste l’araignée cannibale l’a pourri de l’interieur.
      Qulques traitres chretiens democrates(Douste Blazy, Borloo), en deux phases successives ont fait de meme avec cette autre grande famille.

      Du coup l’ensemble des droites est reduite à la caricature qu’en faisait historiquement la gauche .
      Comme cette gauche est désormais incapable de gagner et que le bipartisme est imposé de force par Lelay et consorts, on voit bien vers quoi cela nous mène.



    • Absurde Absurde 31 décembre 2008 15:55

      @ Rage :

      Bravo pour votre analyse. Je la crois malheureusement pertinente et lucide. 


    • Gilles Gilles 31 décembre 2008 17:03

      "Oui, Sarkozy met la démocratie en péril puisqu’il veut décider de tout et imposer sa seule et unique vision sans prendre en compte les réalités."

      Non,ce n’est pas qu’il refuse méchament de ne pas les prendre en compte, c’est surtout qu’il ne les voit simplement pas ces réalités. Ou p^lutôt Sa réalité n’est pas la nôtre, ni même celle de 95% des français. Et comme il a toujours raison, jamais il ne s’abaissera à accepter qu’il a des oeillères


    • Cangivas 1er janvier 2009 01:12

      @Rage

      Certes, l’analyse de Todd est excellente. Et j’y souscris.

      Sauf que Todd ne va pas au bout de certaines de ses conclusions ni n’aborde certains aspects au risque de révéler quelques contradictions ou des solutions qui l’effrayent.

      Par exemple :

      1/
      Le fait est qu’aujourd’hui les moyens de communications et de télécommunications permettent à qui à une certaine fortune ou/et un certain savoir de passer les frontières avec une facilité déconcertante même pour un adolescent.
      Pour y investir son argent, échapper (travail, etc.) à des réglements, ..., pour des raisons légitimes ou illégitimes, bonnes ou moins bonnes.

      Soit on met un terme à cette liberté, soit on souscrit à une vision mondiale (cf Attali). Dans les deux cas, c’est l’horreur.

      2/
      Todd est favorable au protectionnisme européen. Sauf que cette préférence européenne (sur les biens et marchandises) appelle une autre préférence (sur les individus).
       

      Todd craint, par la faute de Sarkozy, la mise en place d’une République non démocratique ou d’une République ethnique.
      Mais en fait, ce n’est pas Sarkozy le problème. C’est pire que ça.
      Et d’ailleurs si Sarkozy était le problème, hé bien le problème ne serait pas compliqué à résoudre.


    • Canine Canine 1er janvier 2009 05:30

      "Expulser plus ? Qui fera les basses besognes qui rapportent pour les entrepreneurs fr ?"

      Cher Rage, réjouissez vous, sur ce point là aussi, Sarkozy nous ment.
      Mais pendant cette brève réjouissance, demandez vous tout même si cette phrase ne révèle pas chez vous, un libéralisme bien ancré.


    • adermex adermex 1er janvier 2009 08:17

      désolé, j’ai clicke NON au lieu de OUI... excellent commentaire.


    • adermex adermex 1er janvier 2009 08:27

      probleme dans le suivi, je parlais du commentaire de rage : le 31 décembre 2008 à 14H59


    • Yohan Yohan 1er janvier 2009 21:44

      @ Rage
      Exact. La gauche malade et déjà désunie a laissé passé un Sarkochère hyper vitaminé, qui va ravager un peu plus le champ de maïs


    • Traroth Traroth 4 janvier 2009 04:43

      @Cangivas :

      "Soit on met un terme à cette liberté, soit on souscrit à une vision mondiale (cf Attali). Dans les deux cas, c’est l’horreur" : Non. Toute liberté se doit d’être encadrée, sinon, c’est le chaos. On ne peut pas laisser les gens s’entretuer dans la rue ou se voler impunément. Pourquoi laisserait-on les gens pratiquer impunément l’évasion fiscale ?

      "
      Todd est favorable au protectionnisme européen. Sauf que cette préférence européenne (sur les biens et marchandises) appelle une autre préférence (sur les individus)" : Affirmation gratuite que vous vous gardez bien d’essayer de justifier. On répondra donc simplement : non.

      Vous utilisez, délibérement ou non, un raisonnement fallacieux appelé Plurium interrogationum, en affirmant que si on est pour une première proposition, on est forcément pour la deuxième, alors que la relation de causalité entre les deux n’est pas établie.
      Ce que vous ne semblez pas comprendre, c’est que le problème actuel de la mondialisation est d’abord d’ordre économique. On peut parfaitement taxer les transferts internationaux de capitaux et ne pas avoir la moindre objection à laisser les gens dialoguer avec des personnes à l’autre bout de la planète. Et pourquoi pas ?
      De la même manière, pourquoi le protectionnisme économique entrainerait-il mécaniquement la xénophobie ? D’ailleurs, actuellement, une xénophobie de plus en plus généralisée accompagne un libre-échangisme sans précédent. La preuve qu’il n’y a là rien d’automatique.


    • pseudo 4 janvier 2009 11:58

      Aujourd’hui les médias font les élections grâce à l’insécurité Jacques Chirac à gagner l’élection de 2002. Rappelez vous on était au bord de la guerre civile les banlieues brûlaient, une incroyable intoxe !

       Nicolas Sarkozy celle de 2007 grâce aux médias qui ont martelé que Ségolène Royale était incompétente, voire débile.
      Les Français qui ont voté Nicolas Sarkozy le dise ils n’avaient pas le choix ? Si demain ils doivent revoter, ils revoteront la même chose. En 2012 les médias seront derrière Nicolas Sarkozy donc il gagnera.
      Les Français obéissent aux médias comme un chien obéit à son maître.
      En 2009 les médias ont dit que sera la crise, qu’il faut moins consommer, ne plus acheter des voitures, ni d’appartements,  ni maisons. Bref il faut épargner pour renflouer les pertes des banques.


    • non666 non666 31 décembre 2008 10:52

      Je peux répondre à vos interrogations....

      Si il a réussit , malgrès tous les defauts ennoncés par Todd, c’est pour une seule raison :
      Le controle de la presse aux mains d’une dizaine de groupes medias qui ont décidé que cette election la ne leur echapperait pas, comme la précédente.
      Comme en plus certains interets avaient des mobiles pour "punir la france" , on nous a organisé un "choix "qui ne pouvait avoir qu’une seule issue : sa victoire.

      Tous les rivaux de Sarkozy a droite ont été diabolisés, ringardisés , diffamés .
      On a ressorti les affaires de la mairie de paris au bon moment mais on a "oublié" celles du 92....
      Pour etre sur de le faire elire, ils ont monté en puissance une idiote qui avait les memes attributs que lui :

      1) Mensonge sur sa vie privée , hors des standards
      2) Patriotisme de théatre basé sur l’agitation des drapeaux , mais pas sur les valeurs de defense de l’interet de la Nation
      3) Gout pour l’apparence plutot que sur le fond.

      Grace à la complicité d’un conseil constitutionnel qui n’a pas relevé les modifications contradictoires de la constitutions française depuis 10 ans et surtout s’est gardé de les expliquer, ils ont réusit a faire passer des textes scandaleux qui avaient été réfusé par la plus souveraine des asemblée : celle du peuple français consulté directement.

      Le controle de l’information est a l’evidence aujourd’hui le controle de ce qu’il reste de la "democratie".

      A la libération, il faudrait supprimer l’autorisation d’emettre a tous ceux qui ont participé au complot et nationaliser sans compensations les proprietaires felons

      $


      • Le péripate Le péripate 31 décembre 2008 16:37

         +28 au démagomètre !!! Il y en a qui vont être jaloux........... smiley


      • Le péripate Le péripate 31 décembre 2008 18:11

         Waouhhhh.... +32 maintenant ! A la louche, mes -4 s’y retrouvent. Zen, quel est ton record ? Peut-être est tu en passe d’être détrôné....

        Bon, bonne année à tous, les ami(e)s comme les ennemi(e)s, les démagos comme les gens honnêtes, les fascistes et les communistes comme les conservateurs et les libéraux. Enfin, tous.


      • appoline appoline 31 décembre 2008 20:33

        @ Non,
        Mon père a été élevé à l’école Leclerc avec des valeurs qui n’ont plus cours aujourd’hui. Les anciens de la DB s’éteignent les uns après les autres. Je suis heureuse que mon père n’ait pas assisté au délabrement de cette république pour laquelle il s’est fait cassé la gueule il y a 60 ans.


      • zarathoustra zarathoustra 1er janvier 2009 11:05

        Bien vue !


      • herve33 1er janvier 2009 18:25

        Le controle de l’information est a l’evidence aujourd’hui le controle de ce qu’il reste de la "democratie".

        Il suffit de regarder les affligeants journaux de TF1 et France 2 , qui aujourd’hui nous affirme que la nuit du reveillon a été calme avec plus de 400 incendies de voitures ( plus 20 % par rapport à l’année dernière ) . On se moque de notre poire

        Personne ne s’émeut des vacances du Prince au Brésil , alors que la majorité des Français doivent se serrer la ceinture . 

        Indécent , il n’y a pas d’autres mots



      • Le péripate Le péripate 1er janvier 2009 22:00

         + 64 !!! Putain, ça, c’est un furher ! Un score de 64 esclaves volontaires ! Il y en aurait pourtant des choses à dire sur la démocratie... Mais une telle déclaration de soumission me fait penser que ce n’est pas le lieu. 


      • Traroth Traroth 4 janvier 2009 04:50

        Tiens, le péripate ne fait même plus semblant d’avoir quelque chose à dire...
        Alors, la fin de la démocratie, ça ne vous interpelle pas plus que ça ? La "liberté" à base de CRS cognant sur toutes les têtes qui dépassent, ça ne vous arrache pas une réaction ? Dites-nous tout, au lieu de relever des nombres que tout le monde peut voir sans votre aide.


      • Le péripate Le péripate 4 janvier 2009 12:11

         Bêler avec les crétins est d’un intérêt mineur. Démocratie est une incantation de nature religieuse, surtout quand elle se passe d’un qualificatif : populaire, libérale, représentative, participative, etc... tous ces mots qui sont nécessaires pour avoir le début d’une idée montrent à l’évidence que le concept est creux. Alors, discourir sur la fin de quelque chose qui n’a pas le début du moindre sens est comme discourir sur le sexe des anges. Mais, j’ai trouvé par contre que c’était le lieu par excellence de l’exercice démagogique, ce que j’ai souligné, et c’est ma liberté de le faire. Que cela vous déplaise m’en touche une sans faire bouger l’autre. smiley


      • Traroth Traroth 4 janvier 2009 15:47

        "Bêler avec les crétins est d’un intérêt mineur" : Mais personne ne vous retient, si vous trouvez que la discussion ici n’est pas suffiamment intéressante pour vous.

        "Démocratie est une incantation de nature religieuse" : Tôt ou tard la vérité sort du puit. Vous n’êtes pas un démocrate, en fait. Du coup, j’ai du mal à comprendre votre conception de la liberté, dont vous vous prétendez pourtant un défenseur. La liberté sans Etat, ou sans un Etat désigné par le peuple, ce n’est rien d’autre que la loi de la jungle : le fort est libre de bouffer le faible. Le faible est libre d’essayer de se défendre. En vain, bien sûr, par définition (sinon, ce ne serait pas un faible). Ca porte un nom : le chaos. La négation de la civilisation.
        Nous en sommes encore quelques-uns à penser que c’est une mauvaise idée...


      • Le péripate Le péripate 4 janvier 2009 16:23

         Il se trouve, qu’au lieu de faire behhhhh, j’ai choisi de faire hihan. Et non je ne suis pas de cette sorte de démocrates qui trouvent démocratique de brûler des voitures, d’exercer la violence et d’appeler au meurtre. La démocratie n’est pas une valeur, elle n’est, au mieux, qu’un moyen de pratiquer des valeurs. Elle permet même de justifier le fascisme. Désolé, brandissez votre hochet si cela vous plaît... 


      • Traroth Traroth 4 janvier 2009 16:34

        "Il se trouve, qu’au lieu de faire behhhhh, j’ai choisi de faire hihan" : Que vous fassiez hihan, ça n’a échappé à personne, rassurez-vous. Que tous les autres fassent behhhh, ça reste à démontrer.

        "
        Et non je ne suis pas de cette sorte de démocrates qui trouvent démocratique de brûler des voitures" : Et le droit à la révolte, qu’en faites-vous ? Oui, ils ne se révoltent pas contre ceux qui faut, à l’image de ceux qui se moquent des électeurs de Sarkozy au lieu de critiquer Sarkozy, mais ça viendra. Dans la situation actuelle où le pouvoir ne sert plus qu’à tenir la population en respect, à coup de taser ou même de bombes si besoin est, se révolter est un devoir.

        "
        La démocratie n’est pas une valeur, elle n’est, au mieux, qu’un moyen de pratiquer des valeurs" : Je suis très conscient des limites de la démocratie, telle que pratiquée actuellement. Mais si vous avez un meilleur système à proposer, on vous écoute tous attentivement !

        "
        Elle permet même de justifier le fascisme" : Mouais, si on veut. Le fascisme a ceci de particulier qu’il se passe aisément de justification. Comme la vie de Milton Friedmann le démontre clairement, même le libéralisme peut justifier le fascisme, comme au Chili en 1973, par exemple. Toute forme de liberté contient en germe l’abus de cette liberté. C’est pour ça que toute liberté doit être encadrée, la liberté de participer à la désignation du gouvernement comme les autres.


      • Le péripate Le péripate 4 janvier 2009 17:39

         Oui da. Voilà un "démocrate" pour qui tout ce qui n’est pas d’accord avec lui est un partisan de Pinochet. Votre pauvre rhétorique est fatigante. Je ne vois pas comment continuer un dialogue avec quelqu’un qui ne rêve que d’en découdre. 


      • Alex 5 janvier 2009 01:40

        @ péripate smiley smiley


      • Traroth Traroth 5 janvier 2009 10:53

        Péripate : comme c’est facile de généraliser. Je ne parle pas à "tout ce qui n’est pas d’accord avec moi", je vous parle à vous. Vous vous réclamez du libéralisme, mais vous éludez la conversation dès qu’on parle de Pinochet et de Friedmann. Cela dit, vous éludez presque tous les débats. Les gens ne discutent avec vous que parce que vous disiez des coses intéressantes à une époque, mais on a peine à croire que ça soit réellement arrivé en vous voyant aligner les platitudes et les pirouettes.

        Continuez donc à faire hihan, ça vous va très bien !


      • Traroth Traroth 5 janvier 2009 11:02

        D’ailleurs, j’observe que dans mon commentaire, je critique le libéralisme, et non vous. Etes-vous devenu mégalo au point de penser incarner le libéralisme, pour prendre ça comme une attaque personnelle ? Juste une manière de tuer le débat, comme d’habitude.


      • Absurde Absurde 31 décembre 2008 11:13

        Bonjour Paul Villach. 

        De votre exposé à propos de cet essai de Todd que j’avoue ne pas avoir lu, je retiens le schéma suivant :

        Sarkozy est devenu le président d’un électorat qui lui ressemble, et dont par conséquent il procède. 

        Nous sommes dans le jeu de la projection, et cela me paraît évident dans un monde où l’image a tellement d’importance. Ce président ressemble à ceux qui l’ont élu, il est le produit du système qui l’a mis en place, il est en même temps le symptôme le plus criant de la crise de société dont il procède. Et l’un des symptômes vivants, avec selon moi un GW Bush, un Jorg Haider et un Berlusconi, du danger qui guette la démocratie. 

        Si l’on considère que le populisme est une déviance de la démocratie en même temps que son antidote le plus efficace, la démocratie est bel et bien en danger dans la mesure où des personnalités telles que Sarkozy et celles que je viens de citer sont les produits d’un vote populiste, et d’un système mêlant cliéntélisme et délit d’initiés. 

        Que peut-il se passer ? L’absence d’un contre-projet de société qui tienne la route, le défaut d’alternative à ce qui est proposé peuvent conduire, comme ce fut le cas par le passé aux Etats-Unis, la fraction la plus évoluée, culturellement parlant, de la société à se détourner du politique... à la laisser, en somme, à ceux qui continueront de toute manière à voter et à s’exprimer de façon irréfléchie, épidermique, sans souci ni notion du long terme. 

        Le vote sarkozyste se situe dans cette perspective. Idem pour le vote Royal. A droite, un de Villepin, plus réfléchi, plus distant, trop intellectuel, n’aurait pas été élu. A gauche, un DSK serait passé pour ainsi dire inaperçu. Un Jospin aurait été ignoré, raillé, éconduit Un Hamon n’aurait recueilli qu’une poignée de voix. 

        La foire d’empoigne qui s’est tenue entre deux egos flirtant avec le désordre mental avait la couleur du temps qu’il faisait. Elle collait à merveille avec l’état d’esprit du moment. 
         
        Sur le "péril islamique", je serais aussi modéré que Todd. Le danger terroriste est le fait d’une extrême minorité de fanatiques... et cela n’a rien à voir avec le fait que l’on trouve des dindes hallal dans nos grandes surfaces, ce qui moi ne me gène pas, puisqu’on y trouve aussi des produits casher et des pâtés pour végétariens. De plus, on ne sait pas très bien si ce terrorisme islamique n’est pas, quelque part, une sorte de parade orchestrée par les services secrets américains, dans un dessein que chacun peut concevoir assez facilement. L’Islam fondamentaliste est en vigueur dans les Emirats où l’on adhère à un mode de vie excessivement occidental, je dirais même américanisé à l’extrême. Course au gratte-ciel le plus haut, mégapoles érigées en plein désert, immobilier de prestige et islamisme d’obédience wahabite. Alliage bizarre où un violeur peut être décapité au sabre. Mais on est très loin des divagations d’un Bin Laden et des échappées en mobylette d’un non moins fantômatique mollah Omar... 


        • Nycolas 31 décembre 2008 15:52

          "Le vote sarkozyste se situe dans cette perspective. Idem pour le vote Royal. A droite, un de Villepin, plus réfléchi, plus distant, trop intellectuel, n’aurait pas été élu. A gauche, un DSK serait passé pour ainsi dire inaperçu. Un Jospin aurait été ignoré, raillé, éconduit Un Hamon n’aurait recueilli qu’une poignée de voix."

          Le vrai problème, c’est que la démocratie ne devrait pas être le pouvoir d’un seul, comme c’est le cas aujourd’hui, et comme c’est le cas dans toute élection où celui qui est élu par la moitié des votants se voit prétendument accordée la légitimité de gouverner tout un peuple...

          Aujourd’hui on le voit bien avec Sarkozy, les garde-fou sont bien mincespour endiguer les abus du monarque élu...

          La solution résiderait à mon avis dans un gouvernement par une assemblée de représentants du peuple, et non par l’élection d’un unique mégalomane maniaque. Mais quand on voit la pantalonnade qu’est devenue également notre assemblée nationale, sans parler du sénat, il me parait aller sans dire qu’il faudrait refonder tout cela, en précisant bien qu’être représentant du peuple est une responsabilité et non un privilège, comme ça l’est aujourd’hu, avec tout le cortège de multi-mandats que l’on observe...

          Les dérives actuelles, dont le président que le peuple a élu est le premier symptome, montrent bien qu’il faut refonder un nouveau système démocratique... une nouvelle république, ou peut-être même mieux encore... mais allez dire ça aux moules qui s’accrochent à leurs rochers, jusque dans la tempète que l’on connait...


        • Absurde Absurde 31 décembre 2008 16:00

          Extraordinairement vrai, ce que vous écrivez là. On est au coeur même du problème que posent toutes ces fausses représentations, fût-ce au simple niveau d’une municipalité de village. 


        • HELIOS HELIOS 31 décembre 2008 17:28

          ce que vous dites est simplement le retour a la proportionnelle integrale et la quasi interdiction des partis !

          Apres tout, pourquoi pas, d’autres s’en tirent bien...


        • jako jako 31 décembre 2008 11:22

          Bonjour Paul.

          J’ai son livre sur mon bureau ce qui m’a le plus interessé c’est la superposition de la carte religieuse de France et celle des vôtes. Ce livre se lit d’un trait merci d’en parler.

           


          • JL JL 31 décembre 2008 11:47

            "" Comment a-t-il pu devenir président de la République  ? ""

            Je voudrais ajouter à ce qui a été dit, ceci : si l’on considère qu’il y a trois classes sociales dans le pays, et si la classe supérieure continue de s’enrichir, c’est forcément au détriment des classes moyennes ou des classes défavorisées. Les classes moyennes étant la base du PS, celui-ci en épousant l’économie de marché et le libéralisme a forcément donné l’impression aux classes pauvres de les sacrifier à l’autel de la croissance. Les discours populistes de Nicolas Sarkozy ont fait le reste.

            Quant à vos objections Paul Willach : je ne vous suis pas sur les trois premières, et j’approuve ce que vous dites dans la quatrième. Mais cela est-il pertinent pour qui, même s’il est familier de la pensée d’Emmanuel Todd et d’accord avec ses thèses, n’a pas lu l’ouvrage que vous commentez ?


            • catastrophy catastrophy 31 décembre 2008 11:53

               Le meilleur des commentaires qui dit en plus aigu, plus vif, plus vrai tout ce que bafouille E Todd, c’est le magnifique texte de Ludwic Mac Kwin De Davy : Paris by night ici et qui fait l’honneur d’AgoraVox. 


              • Antoine Diederick 1er janvier 2009 13:00

                Ludovic Mac Kwin écrit très bien, c’est vivant...seul reproche, un peu image d’Epinal. Il a écrit sur Avox un autre texte que j’ai bien apprécié pour la solide bouffée de fraîcheur qu’il contenait. (je n’ai pas retenu le titre malheureusement).


              • ZEN ZEN 31 décembre 2008 12:07

                Bonjour Paul
                Je n’ai pas lu le dernier livre de Todd, mais tu donnes envie de le faire
                Auteur toujours stimulant .
                Qui aime bien châtie bien . C’est bien d’avoir montré les limites et les insuffisances de l’analyse, dont je ne puis juger de la pertinence pour l’instant...
                Je suis sûr que l’auteur apprécierait
                Tu pourrais peut-être lui soumettre ta réflexion


                • Pierre de Vienne Pierre Gangloff 31 décembre 2008 12:08

                  Merçi monsieur Villach de cette invitation à lire le livre d’E. Todd, je suis comme vous, dans la critique que l’on pourrait lui faire, aussi circonspect quand il minimise les velleités de l’Islam dans un espace démocratique.
                  Bonne année.

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