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Accueil du site > Tribune Libre > La dictature de l’épilation

La dictature de l’épilation

La liberté. Existe-t-elle vraiment ? Même sur des choses apparemment insignifiantes, comme l'épilation, il apparait que la liberté de choix, s'épiler ou non, n'existe pas. Il n'y a qu'une seule option... obligatoire et obligée.

Ce qui caractérise « officiellement » notre société, notre démocratie, c’est la liberté ; le « chacun fait ce qui lui plait » dans la limite du respect de la liberté des autres.

Mais est-ce vrai ? Les anarchistes, par exemple, disent : « Tout est possible, rien n’est permis ».

En fait, nul n’est besoin d’une dictature, d’un état policier, de lois scélérates. Dans le passé déjà, le pouvoir des concierges, des commères, du « quand dira-t-on ? », obligeait tout un chacun à obéir à des lois sociales la plupart du temps non écrites et parfois même contraire aux lois écrites elles-mêmes.

Or ce qui est extraordinaire lorsque l’on aborde la question de l’épilation (ou du rasage) féminine, c’est que nous observons que la majorité des femmes qui s’épilent (et presque toutes celles qui se rasent) ne le font que l’été.

Comment peut-on expliquer cette attitude comportementale ?

1) Soit elles n’en ont rien à faire de leur(s) compagnon(s) l’hiver, ou il(s) préfère(nt) avec.

2) Soit c’est parce que, visible de tous l’été, ce que ces « étrangers » pourraient dire, ce qu’ils disent effectivement de celles qui osent braver l’interdit, les femmes qui seraient tentées de faire valoir leur droit à la liberté de ne pas s’épiler en soient dissuadées. (elles sont même agressées physiquement chez les adolescentes)

Par « étrangers », il s’agit aussi bien de la rue, du travail, de l’école, de la vie associative ; bref de l’ensemble des non intimes.

Dans cet interdit, ce quand dira-t-on, les arguments de la police des commères et des concierges (beaucoup d’hommes en font partie) n’ont en fait aucune importance car c’est un TABOU.

(Nous les avons listés et catégorisés, puis réfutés en totalité. Nous contacter pour cela.)

Ce qui compte c’est la finalité d’un tel diktat. Nous en voyons 2 qui se rejoignent : 

1) Vendre des produits dépilatoires, faire du pognon et des femmes un produit.

2) Dévaloriser l’image de la femme en la faisant ressembler à une enfant pour mieux la soumettre. (Ce n’est pas un hasard si toutes les actrices X sont épilées)

Qu’aujourd’hui une femme sorte dans la rue en Tee-shirt Marcel avec des aisselles non épilées est désormais perçu comme un acte déviant, pire que d’avoir choisi d’habiter dans une caravane (SDF).

Justement, les nomades (dont la plupart des femmes ne s’épilent pas) se regroupent et obtiennent des concessions de la part du Système.

Faisons de même, rassemblons-nous et combattons le DIKTAT.

http://poilagratter.over-blog.net/article-defense-de-la-pilosite-feminine-petition-54496356.html


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17 réactions à cet article    


  • LeGus LeGus 1er septembre 2011 10:48

    « Il n’y a pas plus de cons frisés chez les coiffeurs que chez les esthéticiennes. »
    Desproges
    Notre époque à résolu l’équation en supprimant le frisé.


    • kiouty 1er septembre 2011 11:20

      car d’une facon ou d’une autre l’individu se rattache à un système de valeur quel qu’il soit.

      Ah parce qu’alors, la « vraie » liberté, ce serait de n’être rattaché à aucun système de valeur ?
      Je ne pense pas que l’être humain soit conçu pour ça et s’épanouisse comme cela. Certains oui, mais pas la majorité.

      Bien sur l’indépendance de pensée et d’action, acquérir l’autonomie sont des éléments très importants dans la construction de soi.
      Mais pour être bien, je pense que l’être humain (standard disons, ou « moyen ») a aussi besoin de trouver un groupe et le système social et moral qui va avec pour s’y intégrer, et un groupe qui soit préférablement en phase avec sa propre façon d’être. La liberté réside ici : le fait de choisir avec qui être et où on se sent le mieux pour évoluer et vivre.

      Le problème soulevé ici par l’exemple de l’épilation, c’est le problème du « modèle global » imposé par l’économie dite du marché libre, à grands coups de bourrage de crâne et de publicité. L’avantage, quand même, c’est qu’il y a une petite place pour la marginalité et la dissidence (si on ne veut pas s’épiler, on peut, et heureusement).

      C’est aussi aux gens de savoir résister (si ils en souffrent) à l’imposition de contraintes par le contexte social. Si ils n’en souffrent pas, bon, a priori, y a pas trop de problème.

      Sinon, au sujet de l’épilation qui fait ressembler à des enfants pour mieux soumettre, je pense que le problème n’est pas de soumettre, mais est purement d’ordre sexuel et visuel : un sexe épilé c’est un rappel prépubère du sexe de la petite fille, et ça excite les instincts vaguement pédophiles de beaucoup de mecs, instincts qui sont non actifs et refoulés la plupart du temps, mais qui s’expriment un peu dans ce gout pour l’épilation des femmes : vous plairez aux mecs si vous avez des attributs « jeunes ». (message pas forcément vrai, mais en tout cas entretenu par le marché).

      L’épilation est un rappel de la jeunesse prépubère aux yeux des hommes, mais elle rajeunit également les femmes à leur propres yeux. Cette mode du jeunisme est évidemment soutenue et renforcée par le libre-marché (les pubs, les films, les photos de magazines, les films pornos) pour vendre (mon cosmétique X ou Y vous permet d’être plus jeune, vous épiler vous permet d’être plus jeune, mes fringues à la mode vous permettent d’être plus jeunes, mes strings avec 2 grammes de tissu vous permettent d’être plus jeunes, ma chirurgie esthétique vous permet d’être plus jeune, et c’est en étant jeune que vous trouverez un mec et attirerez l’attention et aurez votre ego nourri et l’amour et l’affection que vous méritez).

      Mais ça ne serait pas aussi efficace si il n’y avait pas un écho et une résonance monstrueux sur les populations cibles et qui fait qu’il y a un marché fabuleux dans ce jeunisme, ce qui est très regrettable, puisqu’on ne permet plus de vieillir sereinement dans nos sociétés (ou de la façon la moins perturbée possible en tout cas) si on se laisse influencer.


    • foufouille foufouille 1er septembre 2011 12:26

      dans les pornos, les hommes sont aussi epiles
      juste une mode


    • Dominitille 1er septembre 2011 18:52

      Bonjour Bertrand
      Question par curiosité féminine : pourquoi mawé ?


    • Christine Christine 1er septembre 2011 20:07

      Oui, je le vois un peu comme Bertrand aussi.

      Ce sont après tout les femmes qui se présentent comme un « produit de consommation » à un étalage, qui se parfument, se maquillent et s’habillent de manière à attirer l’oeil des hommes, qui rivalisent avec leurs copines - surtout à l’adolescence et dans les premières années de l’âge adulte.

      Ce sont aussi les femmes qui choisissent l’emballage dans lequel elles se présentent comme « produit de consommation ». Et elles doivent le savoir ... ou bien font-elles les hypocrites ?

      Si quelqu’un dévalorise la femme dans la vie courante (je n’y mêle pas le monde spécial de la porno), c’est bien elle-même. 


    • LE CHAT LE CHAT 1er septembre 2011 12:48

      vive le poil , tous derrière Shewbaca ! à poil ! à poil ! à poil !


      l’épilation , c’est juste une mode imposée par les fabricants de cosmétiques et les marchands de rasoir pour faire un business !


      • Axel de Saint Mauxe Axel de Saint Mauxe 1er septembre 2011 12:49

        Ah non ! De grâce ! pas de femme poilue !


        • Ariane Walter Ariane Walter 1er septembre 2011 13:38

          les statues grecques n’ont pas de poil !
          je crois que tout le mal vient de là !
          (sauf les messieurs de jolies bouclettes de marbre bien placées, sinon, niet nulle part.)
          Il y a aussi les blondes qui ont des poils peu visibles.

          Et puis, vous avez beau dire, une jambe lisse est plus belle qu’une jambe poilue. Surtout quand on y passe la main pour la caresser.
          il faut s’y faire nous sommes l’animal qui a perdu ses poils et qui aime ça parce qu’il se sent supérieur.

          En ce qui concerne le sexe, la mode au no-poil me paraît difficilement gérable.
          Il n’y a rien de plus beau, de plus dru, de plus merveilleusement entêté qu’un poil de ...u...
          Plus on l’arrache ,plus il renaît éternel phœnix de l’ombre !
          Jusqu’à ce qu’on baisse pavillon, cire et rasoir, acceptant à nouveau sa douceur infinie...sa mousse...magnifique triangle noir sur ces photos de nus où le seul îlot d’animalité humaine crève les yeux, pour commencer...


          • LE CHAT LE CHAT 1er septembre 2011 13:47

            rien de plus puissant qu’un poil du cul , on tire dessus et on a une larme qui vient à l’oeil , c’est pour dire ...................


          • jaja jaja 1er septembre 2011 14:20

            Je ne sais plus qui a dit que c’était la preuve absolue que le nerf optique est le plus long du corps humain..... smiley


          • Christine Christine 1er septembre 2011 19:57

            Je ne vois pas le besoin ou la pratique de l’épilation comme un manque de liberté.


            C’est surtout une question personnelle d’esthétique, de bien-être et d’hygiène, de respect personnel aussi, de la même manière qu’on ne sort pas en pyjama, ni en pantoufles éculées, ni les cheveux gras et pas lavés pendant 4 jours, ni avec des vêtements déchirés et tachés.

            On se respecte et on se présente du mieux qu’on peut par respect pour soi-même d’abord.

            On ne va pas non plus à une entrevue à un job en jeans sale et chaussettes trouées dans de vieilles sandales. Ce n’est pas par manque de liberté, mais pas respect pour soi-même et pour se présenter sous un aspect engageant.

            Nous avons tous plusieurs facettes de nous-mêmes, et nous ne les montrons pas toutes en même temps, ni à tout le monde. Nous avons le droit, sans que cela ne soit une question de manque de liberté, de choisir la facette que nous montrons dans certaines circonstances et à qui nous la montrons. Nous nous comportons différemment au boulot et quand nous jouons avec nos enfants, en ville ou en vacances. C’est normal. C’est naturel. Ça ne fait atteinte à aucune liberté et il n’y a aucune contrainte. C’est au contraire un choix que nous avons, donc une plus grande liberté, au lieu d’avoir à montrer toujours le même aspect de nous-mêmes.

            Je conçois que certaines femmes puissent le percevoir comme un manque de liberté, mais il s’agit de personnes peu sûres d’elles et qui se croient obligées de se conformer à un code quelconque de peur de ne pas être acceptées.

            Je ne suis pas du tout d’accord sur le fait que "la majorité des femmes qui s’épilent (et presque toutes celles qui se rasent) ne le font que l’été". Soit il s’agit d’un phénomène typiquement français (j’habite en Scandinavie), soit ce phénomène se manifeste plus particulièrement dans le cercle que l’auteur fréquente. Dans mon expérience, c’est toute l’année qu’on s’épile ou se rase (ou qu’on ne fait ni l’un ni l’autre si c’est ce qu’on a choisi), indépendamment des saisons. C’est une question de bien-être et d’hygiène personnelle, tout comme on se douche tous les jours, indépendamment de ses sorties.

            Je comprends très bien qu’un article ne puisse qu’être écrit en fonction de son expérience personnelle, mais il ne faudrait pas en faire un phénomène universel, ni attribuer ceci à un conformisme qui laisse les femmes sans choix. C’est mal les connaître !

            Ceci est juste mon opinion personnelle basée sur mon expérience personnelle qui semble être très différente de celle de l’auteur.

            Dernière remarque : on dit « le qu’en dira-t-on » et non « le quand dira-t-on ». La réponse à « Qu’en dira-t-on ? » est bien : « On en dira » et non « On quand dira ».

            Sinon, merci pour l’article qui permet de réfléchir sur sa justesse selon les milieux fréquentés.



            • Gasty Gasty 1er septembre 2011 20:18

              Tout à fait d’accord.

              Et pourquoi nous parler du système pubien principalement ? Je me rase, je me coupe les cheveux, les poils du nez et des oreilles et pour ce qui est de la raie de mon cul si j’ai envie qu’elle soit présentable c’est mon affaire.


            • Gasty Gasty 1er septembre 2011 20:19

              Surtout par les temps qui court.


            • deborah30 1er septembre 2011 22:28

              Christine,

              bien d’accord avec vous,en ce qui me concerne (ainsi que mon entourage féminin) c’est par esthétisme et hygiène.

              Plein d’hommes s’y mettent pour les mêmes raisons aussi.


            • petitkiwi petitkiwi 1er septembre 2011 20:32

              Il faut arrêter avec le fantasme des filles épilées qui satisfont à une mode issue du porno ou à une obligation quelconque.
              Idem pour l’épilation de l’été qui ne concerne pour beaucoup d’entre nous qu’à faire gaffe à ce qui peut dépasser du maillot.
              Et puis on ne parle pas des aisselles ni des gambettes ici. Vous en voyez beaucoup des pattes poilues chaque été sous les jupes ? Ca vous pose question messieurs ?

              Chacune fait ce qu’elle veut de sa chatte (terme pour que les messieurs comprennent) et en dehors du milieu échangiste truffé de codes divers et variés, les femmes sont libres de leurs poils et connaissent très bien leurs intérêts.

              Quand à l’infentilisation de la chose, je ne répondrai qu’une chose... Comparez, vous comprendrez.

              Sans rancune smiley

              Géraldine


              • Tetsuko Yorimasa Tetsuko Yorimasa 2 septembre 2011 01:23

                Merde moi qui pensait être cool envers ma copine en m’épilant la chatte pour éviter qu’elle se retrouve avec des poils entre les dents...
                Je suis choquée là smiley


                • antonio 2 septembre 2011 10:41

                  Quand des gamines de 12 ans demandent à se faire épiler les aisselles où apparaissent quelques poils follets, de peur des moqueries, il y a quand même de quoi s’interroger sur les
                  « diktats » imposés par l’industrie esthétique et les profits effrénés qu’ils génèrent...

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