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La drôle d’odeur de la démocratie

La drôle d’odeur de la démocratie. 

 

L’analyse de faits récents (« Gilets jaunes », puis grèves contre ce qui est présenté comme une « réforme des retraites » ) conduit l’observateur à s’interroger sur le point de savoir si les Français vivent à proprement parler en démocratie (1) .

Surtout que les statistiques enseignent que la « démocratie » telle qu’elle fonctionne sous l’impulsion des dirigeants, reproduit et aggrave sans cesse plus ( en gros aujourd’hui : les 10% - env.- de la population peuvent désormais capter les 90 % - env.- des richesses) les inégalités économiques et sociales, sous une forme politique.

Surtout que l'analyse de la manière de faire du président de la République révèle l’usage de techniques dont le résultat fait penser que le gouvernement n’est … (vraiment) pas celui « du » peuple, et qu’il opère au contraire « sans » et « contre » le peuple (1).

Et ce, quelle que soit la manière dont on aborde le sujet.

A. Du point de vue conceptuel :

Les gouvernants disent en substance : « ce que nous faisons est légitime, parce que nous (le président de la République et les députés « LaREM ») avons gagné les élections ».

C’est doublement faux.

a) L’élection (contrairement au référendum qui porte sur une question de fond) n’est qu’un mode de désignation parmi d’autres. Lequel (ne) confère (qu’) un poste, pour autant d’ailleurs que la désignation a été régulière. Etant entendu que la régularité du processus de désignation est techniquement assez peu contrôlée. Ce qui pose un problème supplémentaire de régularité réelle et de « légitimité ». 

b) Les décisions qui sont prises par le président de la République, qu’elles aient été approuvées ou non par ses parlementaires, ne sont pas « légitimes » pour la seule raison qu’elles ont été prises par des gens élus, qualifiés (d'ailleurs par un abus de langage : v. le § 2 ci-dessus) de « représentants ».

Elles ne le sont que si elles vont dans le sens des principes de la République. Ainsi d’ailleurs que la jurisprudence du Conseil constitutionnel et celle des juridictions « normales » l’enseignent.

Au moins partiellement, puisque ces jurisprudences sont lacunaires ou défaillantes dans quelques domaines. Notamment sur le respect du principe d’égalité appliqué à la situation, et à l’égalité des chances, des plus vulnérables.

B. du point de vue des méthodes :

La révolte des gens pauvres, désespérés d’avoir à payer l’essence plus chère pour leurs déplacements, l’effarement d’une grande partie de la population qui a découvert que la préparation de l’abandon des retraites aux propriétaires des compagnies d’assurances et autres fonds de pension va, ce qui n’avait pas été dévoilé, faire baisser leur niveau de vie, … sont des conséquences qui découlent nécessairement et mécaniquement de la nature réelle de la forme de gouvernement.

Laquelle révèle que les gens en poste n’arrivent pas à se faire à l’idée que la grande partie des citoyens dont ils projettent de faire baisser le niveau de vie, fait autant partie du peuple que les dirigeants des fonds de pension (2). 

a) Ils tablent sur le fait que les grévistes – dès lors qu’ils paient d’une retenue sur salaire le droit (là où il subsiste) de faire de grève- lâcheront nécessairement prise. Et parallèlement, ils s’appuient sur les médias militants (3) qui multiplient interviewes ciblés et « reportages » sur les conséquences « inadmissibles » des grèves et sur le « culot » des grévistes présentés des privilégiés (sic). 

b) Ils tiennent prêts les policiers et les gendarmes. Qu’ils dotent d’armes de plus en plus dangereuses (qui blessent désormais beaucoup) , jusqu’à des armes de guerre (sic), avec la mise à disposition desdites forces répressives d’engins blindés (lors des manifestations des gilets jaunes).

Ce qui rappelle nécessairement et exactement les techniques d’intimidation et de répression des régimes « musclés ». Sans qu’il y ait encore besoin de tuer, puisque les manifestants, en retard d’une réflexion par rapport aux gouvernants, ne se sont pas encore rendu compte que la grève et les traditionnelles manifestations, ne servent désormais plus à rien dans le contexte de la nouvelle gouvernance. 

Alors, comme le texte de la constitution (4) comprend toujours les formules de la démocratie, on ne dira pas que nous vivons dans une forme de « dictature ».

Mais quand on prend en considération les techniques de gouvernement et l’objet et les destinataires des mesures prises par les gouvernants, on est obligé de dire que la « démocratie » … a pris une « drôle » d’odeur (5).

 

Marcel-M. MONIN

constitutionnaliste

(1) Chacun s’accorde à dire que la « dictature » est un régime dans lequel le pouvoir est exercé par un individu, à la tête d’un groupe d’individus marchant avec lui, et qui décide contre les intérêts et la volonté du peuple. Ce qui correspond d’ailleurs exactement au contraire de la définition de la démocratie (gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple).

a) Si quelqu’un s’avisait de dire que l’on se trouve dans beaucoup de pays dans une situation de « dictature », il serait voué aux gémonies. C’est que les dictatures s’installent à la suite d’un coup d’Etat militaire ou d’une révolution (pouvant être initiés et fabriqués par l’étranger ayant besoin que des mesures soient prises qui seront conformes à des intérêts concrets et particuliers). Et que les dictateurs restent en place avec l’appui de la police et de l’armée qui intimident et qui tuent beaucoup si la peur qu’ils inspirent ne « marche pas ». Et que la théorie s’accorde mal avec l’idée que l’élection pourrait engendrer un gouvernement qui tourne le dos à la maxime « gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ».

b) Ceux qui y ont intérêt et qui ont les moyens de les financer, peuvent arriver au même résultat en mettant en branle des campagnes de conditionnement des cerveaux (lire les écrits de E. Bernays et observer les faits récents, spécialement en France) qui conduiront à faire « élire » tel individu dont la tâche sera de prendre des décisions allant précisément « contre » ( et non « pour ») le peuple (pris – si les mots ont un sens- dans son ensemble). 

(2) Dans la même logique, on rappellera le propos adressé par un préfet à des manifestants, leur déclarant qu’eux et lui n’appartenaient pas « au même monde » (sic).

(3) Les médias de Corée du Nord chantent les louanges de Kim Jong-Un et de la politique grandiose de ce dernier. En France, les médias encore placés sous l’autorité de la classe politique au pouvoir et ceux contrôlés par ceux qui ont « fabriqué » le candidat Macron, sont techniquement plus subtiles. Ils paraphrasent les propos du président et présentent les projets –et incidemment l’idéologie sous jacente - de ce dernier comme allant de soi. Ils travaillent par ailleurs à présenter les personnes qui ont une conception de la société qui n’est pas celle de l’équipe au pouvoir, en sortes de « malades ». Comme il a été dit, la méthode se veut plus subtile sur la forme. Mais le résultat escompté (« « bourrage de crâne » ) est le même dans le régime de l’Un et dans celui de l’autre. Ce qui, évidemment, n’est nullement conforme à l’idée d’une information pluraliste et non truquée propre à la démocratie et nécessaire à son fonctionnement.

(4) Encore que le général de Gaulle disait en substance (conférence de presse de 1964) que la constitution était une sorte de confessionnal : elle avait pour objet de protéger du diable ; mais il ajoutait que lorsque le diable s’installait dans le confessionnal, la partie était perdue.

Certains politiciens de carrière, qui ont gagné leur vie en changeant d’opinion et de circonscription, essaient de faire rêver (en omettant au passage de prendre en compte les mœurs de la classe politique dont ils font partie depuis plusieurs dizaines d’années) à un changement de politique par le changement de la constitution (sic). NB. Et, pour couronner le tout, sans forcément sortir du système juridique européen ( re sic) qui enlève aux peuples la possibilité d’émettre quelque désaccord que ce soit sur le sort que certains malins ont (avec les applaudissements complices de la classe politique interconfessionnelle), scellé une fois pour toutes pour eux.

(5) Compte non tenu d’autres facteurs (qui ne sont pas abordés ici), comme le vote de lois sur la manière de penser et les procédures judiciaires lancées contre l’usage libre de la parole.


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44 réactions à cet article    


  • Étirév 31 décembre 2019 09:04

    La démocratie dont la cuisson à feu vif a trop longtemps durée, est désormais trop cuite, voire carbonisée, et donc devenue indigeste, d’où « l’odeur ».
    Il est devenu impératif, afin d’éviter l’effondrement des nations dans la dégénérescence des masses, que les gens comprennent que la démocratie a fait son temps.
    La démocratie avilit en abaissant les bons, c’est une tyrannie qui s’exerce par un mouvement de traction morale, de bas en haut ; elle fait descendre, elle empêche les meilleurs de s’élever, elle abat les têtes qui dépassent le niveau des médiocres, empêchant ainsi l’éclosion des types supérieurs, elle supprime le respect et rend les petits insolents : cela est si évident aujourd’hui.
    Toute élévation du type humain demande un régime aristocratique.
    René Guénon, à propos de la démocratie et de la faillite de ses pseudo élites, parlait d’une conséquence immédiate de l’idée démocratique qui est la négation de l’élite entendue dans sa seule acception légitime ; ce n’est pas pour rien que « démocratie » s’oppose à « aristocratie », ce dernier mot désignant précisément, du moins lorsqu’il est pris dans son sens étymologique, le pouvoir de l’élite. Celle-ci, par définition en quelque sorte, ne peut être que le petit nombre, et son pouvoir, son autorité plutôt, qui ne vient que de sa supériorité intellectuelle, n’a rien de commun avec la force numérique sur laquelle repose la « démocratie », dont le caractère essentiel est de sacrifier la minorité à la majorité, et aussi, par là même, la qualité à la quantité, donc l’élite à la masse. Ainsi, le rôle directeur d’une véritable élite et son existence même, car elle joue forcément ce rôle dès lors qu’elle existe, sont radicalement incompatibles avec la « démocratie », qui est intimement liée à la conception « égalitaire », c’est-à-dire à la négation de toute hiérarchie : le fond même de l’idée « démocratique » c’est qu’un individu quelconque en vaut un autre, parce qu’ils sont égaux numériquement, et bien qu’ils ne puissent jamais l’être que numériquement. Une élite véritable ne peut être qu’intellectuelle ; c’est pourquoi la « démocratie » ne peut s’instaurer que là où la pure intellectualité n’existe plus, ce qui est effectivement le cas du monde moderne. Seulement, comme l’égalité est impossible en fait, et comme on ne peut supprimer pratiquement toute différence entre les hommes, en dépit de tous les efforts de nivellement, on en arrive, par un curieux illogisme, à inventer de fausses élites, d’ailleurs multiples, qui prétendent se substituer à la seule élite réelle ; et ces fausses élites sont basées sur la considération de supériorités quelconques, éminemment relatives et contingentes, et toujours d’ordre purement matériel. On peut s’en apercevoir aisément en remarquant que la distinction sociale qui compte le plus, dans le présent état de choses, est celle qui se fonde sur la fortune, c’est-à-dire sur une supériorité tout extérieure et d’ordre exclusivement quantitatif, la seule en somme qui soit conciliable avec la « démocratie », parce qu’elle procède du même point de vue.
    L’égalité c’est la fin d’une race, « tous dégénérés », « tous fous », tous égaux dans la bêtise ou dans la bassesse.
    « Malheur à vous, guides aveugles », est-il dit dans l’Évangile ; aujourd’hui, on ne voit en effet partout que des aveugles qui conduisent d’autres aveugles, et qui, s’ils ne sont arrêtés à temps, les mèneront fatalement à l’abîme où ils périront avec eux.
    L’Esprit


    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 31 décembre 2019 09:15

      @Étirév

      La démocratie s’est établi aussi dans certaines églises et c’est évidemment au détriment des élites (prophètes et docteurs qui rappellent la parole de Dieu). Les dogmes sont maintenant votés par chacun au lieu d’être demandés aux docteurs.


    • tashrin 2 janvier 10:40

      @Étirév
      Commentaire très pertinent


    • chapoutier 31 décembre 2019 09:11

      bonjour

      votre constat sur l’état de la « démocratie » en France n’est pas totalement faux mais n’est-il pas vrai que la democratie bourgeoise n’est qu’un faux semblant depuis l’instauration de la 5eme république et on peut même le dire depuis la captation du pouvoir par la bourgeoisie au détriment du peuple depuis la révolution française ?

       Mais je crois que votre vision est très partielle quand vous écrivez que " les manifestants, en retard d’une réflexion par rapport aux gouvernants, ne se sont pas encore rendu compte que la grève et les traditionnelles manifestations, ne servent désormais plus à rien dans le contexte de la nouvelle gouvernance. "

      En réalité, la lutte de classe reprends ses droits à contrario des années passées car la base tente de s’émanciper des directions syndicales complaisantes !

      les manifestants ne sont pas en retard d’une réflexion ! ils tentent de reprendre en main leurs destinées par le moyen traditionnel de la classe ouvrière : la lutte de classe et l’auto-organisation, c’est pour le moment inabouti mais l’avenir nous réserve des surprise


      • gaijin gaijin 31 décembre 2019 09:24

        @chapoutier
        "les manifestants ne sont pas en retard d’une réflexion ! ils tentent de reprendre en main leurs destinées par le moyen traditionnel de la classe ouvrière : la lutte de classe et l’auto-organisation« 
        et pourtant si ils sont en retard, pendant qu’ils dormaient bercés par les sirènes du consumérisme le monde a changé et le système s’est construit de manière rendre inefficace les méthodes » traditionnelles" lesquelles correspondaient en outre a un autre temps....
        il leur faut aujourd’hui réévaluer l’ensemble de la situation


      • chapoutier 31 décembre 2019 09:40

        @gaijin
        bonjour
        « le système s’est construit de manière rendre inefficace les méthodes traditionnelles »

        la classe à été endormi par des directions traites mais je crois que l’on assiste à la volonté de la classe de s’émanciper de ces directions traites, et on verra quelles seront les méthodes de la classe pour gagner, trop tôt pour le dire


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 31 décembre 2019 20:42

        @chapoutier
        la democratie bourgeoise n’est qu’un faux semblant depuis l’instauration de la 5eme république

        Que vient faire la Constitution de la Ve République dans cette galère ? Il ne reste quasiment plus rien de tout ce qui préservait la souveraineté du pays, à laquelle tenait tant de Gaulle et les Communistes ! Elle a été modifiée 24 fois pour la rendre compatible avec les Traités européens.
        .
        La Gauche européenne a vraiment un problème avec la souveraineté et la Nation ! C’est ce qui va causer sa perte, car elle devient inutile. Les classes populaires d’Amérique latine comprennent bien que l’ Impérialisme américain veut causer leur perte, et tiennent à l’indépendance et à la souveraineté de leurs pays, ce que la Gauche européenne n’a toujours pas compris.
        .
        " Mais il y a aussi les intellectuels francs-tireurs ou liés à des courants de l’ultra gauche européenne qui lancent leurs analyses critiques sur les gouvernements progressistes latino américains avec une grande désinvolture, expliquant ce que ces gouvernements ont fait de faux, ce qu’ils devraient faire, ce qu’ils ne devraient pas faire, etc. Ils parlent comme si leurs thèses avaient été confirmées, sans pouvoir présenter aucun exemple concret de ce que leurs idées ont produit et démontré, qui s’adapterait mieux à la réalité que les chemins que ces gouvernements suivent.

        (...) Le temps passe et ces visions euro centriques ne débouchent sur aucune construction concrète, parce qu’ils sont impuissants à capter les trames contradictoires de la réalité et à partir de cela, proposer les alternatives qui peuvent être portées par les peuples... .

        .
        L’Union européenne, c’est pire que l’Amérique latine !
        C’est une colonie de l’ Empire américain depuis 1945.
        Sa construction a été financée par la CIA.
        La CIA booste les médias dans le sens qui favorise l’impuissance des Gouvernements européens et favorisent le capitalisme mondialisé.
        Il faudrait vous réveiller, camarades !


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 31 décembre 2019 21:02

        @chapoutier
        volonté de la classe de s’émanciper de ces directions traitres,


        Ceux qui s’émancipent sont à L’UPR ou au PRCF qui prône aussi le Frexit.
        .
        Les autres sont paumés devant l’éclatement en vol de la Gauche. Ou se sont des Gilets jaunes, qui refusent de faire de la politique et/ou du syndicalisme, par peur d’être récupérés, ce qui se comprend aussi.
        .
        Ou alors ils suivent des Partis leurres, qui leur promettent « de faire du social, tout en restant dans l’ UE », genre Tsipras, Podémos, Corbyn, Pierre Laurent, Mélenchon, le NPA, LO, Die Lincke, les Écolos et d’autres.
        .
        La Gauche européenne, dite radicale (ou radicalement européenne, au choix !) leur promet depuis plus de 30 ans : « Une Autre Europe ».
        .
        Ils promettent « Une Europe sociale », une « Europe des travailleurs » etc, histoire de les faire patienter. Le dernier exemple en date du fourvoiement de la Gauche européenne, c’est Corbyn. Il a été renvoyé dans ses foyers par ses propres électeurs, en refusant obstinément de respecter le vote de 2016 sur le Brexit.
         


      • Raymond75 31 décembre 2019 09:28

        La démocratie représentative est malade effectivement ... en France ! Les partis politiques rassemblent 2% de la population, mais ils dirigent tout grâce à des élus godillots. Les syndicats regroupent 8 % des salariés, mais moins de 5 % de syndiqués en grève peuvent paralyser une radio nationale pendant un mois, et 8 % de grévistes dans les transports peuvent paralyser les transports en commun, et totalement détruire l’économie de l’Ile de France lors d’un mois crucial, et infliger des contraintes énormes à plusieurs millions d’habitants.

        Cette démocratie ’représentative’ ne représente plus la population.

        Les Français votent ’non’ à l’orientation de l’Union Européenne, mais le parlement impose ’oui’.

        Les lobbies et la finance internationale détruisent les services publics et les droits sociaux, détruisent ce qui est l’âme de la France, mais la population est impuissante.

        La France dite ’périphérique’ exprime son désarroi, mais se laisse déborder avec complaisance par des voyous qui dissimulent leur envie de vandalisme sous des discours pseudo révolutionnaires, puis ces même Gilets jaunes finissent par revendiquer tout et son contraire, sont incapables de fédérer une démarche constructive, sont incapables de désigner des interlocuteurs.

        La société se fragmente en groupes qui se veulent des ’communautés’, ou chacun dénonce les comportements de l’autre.

        Dans des pays de niveau de développement et d’histoire comparable, il y a une volonté bien ancrée de rechercher un compromis dans l’intérêt général (ce qui n’exclue pas le recours à la grève, mais qui reste exceptionnel), une notion qui a à peu près totalement disparu dans notre société individualiste et éclatée en groupuscules qui rivalisent. Nous, nous avons chevillés au corps une culture de l’opposition, à tout et contre tous ...

        La France est devenue un pays infantile ; notre destin est sombre.


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 31 décembre 2019 09:53

          Devinette : qui est l’auteur de ces lignes écrites en 1938 ?

          « Le régime démocratique est la façon le plus aristocratique de gouverner. Il n’est possible que dans un pays riche. Chaque « démocrate » anglais a 9 ou 10 esclaves travaillant dans les colonies.

          La société grecque antique était une démocratie esclavagiste. On peut dire de même en un certain sens de la démocratie britannique, de la Hollande, de la France, de la Belgique.

          Les États-Unis n’ont pas de colonies directes, mais ils ont l’Amérique latine et le monde entier est une sorte de colonie des États-Unis, sans parler du fait qu’ils se soient appropriés le continent le plus riche et aient pu se développer sans une tradition féodale. C’est une nation historiquement privilégiée, mais les nations capitalistes privilégiées diffèrent des pays capitalistes les plus « parias » seulement en termes de retard.

          L’Italie, la plus pauvre des grandes nations capitalistes, est devenue fasciste. L’Allemagne l’est devenue la deuxième parce que l’Allemagne n’a pas de colonies ou de pays riches subsidiaires, et sur ​​cette pauvre base a épuisé toutes les possibilités, et les travailleurs n’ont pas pu renverser la bourgeoisie. »


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 31 décembre 2019 11:13

            C’est curieux qu’un constitutionnaliste n’ait jamais eut la curiosité de lire les Traités européens qui nous gouvernent... Ils sont rassemblés dans deux textes : TFUE et le TUE, accessibles sur Internet.

            .

            La Constitution française, comme toutes les autres Constitutions européennes, ont été trafiquées, afin de les rendre compatibles avec les pertes de souverainetés dans tous les domaines, perte de souveraineté sur les frontières, sur la monnaie dans la zone euro, perte de souveraineté législative, budgétaire, diplomatique, militaire etc.

            Le statut des pays européens est un statut de type colonial dans un Empire.


            Et le Droit européen est supérieur aux droits des Etats de manière absolue.

            "La primauté du droit européen sur les droits nationaux est absolue. Ainsi, tous les actes européens ayant une force obligatoire en bénéficient, qu’ils soient issus du droit primaire ou du droit dérivé.

            De même, tous les actes nationaux sont soumis à ce principe, quelle que soit leur nature : loi, règlement, arrêté, ordonnance, circulaire, etc. Peu importe que ces textes aient été émis par le pouvoir exécutif ou législatif de l’État membre. Le pouvoir judiciaire est également soumis au principe de primauté. En effet, le droit qu’il produit, la jurisprudence, doit respecter celui de l’Union.

            La Cour de justice a estimé que les constitutions nationales sont également soumises au principe de primauté. Il revient ainsi au juge national de ne pas appliquer les dispositions d’une constitution contraire au droit européen.


            Quant à la démocratie, elle n’a rien à voir avec les élections ou les référendum, d’ailleurs toujours niés, dès que le résultat ne convient pas aux Mamamouchis européens. Pour qu’il y ait démocratie, il faut un « démos », un corps social« , »un peuple", or il n’y a pas de peuple européen.


            • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 31 décembre 2019 12:33

              @Fifi Brind_acier
              Vous ne précisez jamais d’où vous tirez vos textes et jamais si les français ont voté sur ces textes ou pas.
              Notre armée serait capable de remettre le droit à sa bonne place si un Président de la République digne de ce nom le voulait.


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 31 décembre 2019 13:10

              @Daniel PIGNARD
              Vous ne précisez jamais d’où vous tirez vos textes et jamais si les français ont voté sur ces textes ou pas.

              Regardez en haut à gauche du document, il y a le logo de l’ UE.
              C’est un document officiel publié par la Commission européenne.
              Il suffit de regarde en haut d’un document pour savoir d’où il vient.
              .
              Les Français ont voté pour les Traités européens, ça suffit pour appliquer tout ce qu’il y a dedans ! Lisez le Traité de Rome, tous les Traités en sont issus.
              .
              Que vient faire l’armée dans cette galère ? Il suffit qu’on se rassemble et que la majorité des Français soit d’accord pour sortir de ’l UE et de l’euro.


            • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 31 décembre 2019 13:13

              @Fifi Brind_acier
              Les Français n’ont pas voté pour le traité qui leur était proposé en 2005. De plus le texte que vous nous mettez en lecture n’a pas été voté par les français, il n’y a donc aucune légalité à le divulguer sauf pour les collabos bien sûr.


            • Raymond75 31 décembre 2019 14:09

              @Fifi Brind_acier

              L’immense majorité des traités européens nécessitent l’unanimité du Conseil Européen, constitués par les chefs d’état ou les premiers ministres. Il est donc faux de dire qu’ils sont ’imposés’ par l’Europe contre la volonté des peuples !

              Il n’y a pas plus de ’peuple français’ que de ’peuple européen’ ; mais l’UE a échoué a créer un sentiment fédéral.


            • Raymond75 31 décembre 2019 14:48

              @Fifi Brind_acier

              De même, la perte de souveraineté, partielle, est volontaire et décidée par les gouvernements avant adhésion (c’est une des conditions d’adhésion).

              Il n’y a pas de ’dictature européenne’ ! Vous pouvez militer pour la sortie de l’UE, mais arrêtez de dire des âneries.


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 31 décembre 2019 21:19

              @Daniel PIGNARD
              Les Français n’ont pas voté pour le traité qui leur était proposé en 2005. De plus le texte que vous nous mettez en lecture n’a pas été voté par les français, il n’y a donc aucune légalité à le divulguer sauf pour les collabos bien sûr.

              .
              Excellente remarque, mais où est le problème ?
              Vous en faites des histoires, vous vous croyez dans une Démocratie où on demanderait l’avis des citoyens et on en tiendrait compte !?

              Que les référendums ne soient pas reconnus par les Mamamouchis européens, ça devient d’une banalité..., sauf s’ils vont dans le sens attendu !
              Voilà, il faut répondre toujours OUI Chef !
              .
              Sinon, c’est caca boudin, vous êtes un facho, un nationaliste, un complotiste, un populiste, sans doute un agent de Poutine, et possiblement, un antisémite !
              Et ils n’en tiennent aucun compte !

              Méditez la phrase de Junker après le référendum grec qui rejetait l’austérité :

              « Il n’y a pas de choix démocratiques contre les Traités européens ».
               

              Vous avez compris la leçon ? L’UE, c’est la 8e merveille du monde, il n’est pas question que les peuples soient contre, en voilà une idée saugrenue...

              Écoutez bien ce que raconte Ségolène Royal à la BBC, vous serez édifié sur l’esprit démocratique qui anime notre belle classe politique...


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 31 décembre 2019 21:29

              @Raymond75
              Il n’y a pas de ’dictature européenne’ ! Vous pouvez militer pour la sortie de l’UE, mais arrêtez de dire des âneries.

              .
              Examinez donc comment les Institutions européennes ont décidé de fermer le robinet bancaire de la Grèce, pour obliger Tsipras à abdiquer devant la Troïka !
              .
              Et comment plusieurs dirigeants européens, qui traînaient les pieds pour appliquer l’austérité ( Grèce et Italie) ont été virés et remplacés par des banquiers de Goldman Sachs ...

              Et nous reparlerons de dictature après !


            • Eric F Eric F 31 décembre 2019 22:07

              @Fifi Brind_acier
              Les critères de démocratie interne de chaque état relèvent de leur constitution nationale : il y a des monarchies constitutionnelles, des régimes parlementaires, des régimes présidentiels, des états fédéraux, des états centralisés....Certains pays ont un type d’élection uninominal, d’autres proportionnel, d’autres mixtes, etc.
              Il n’y a en effet pas de peuple européen, mais il y a une forme de citoyenneté européenne et des intérêts communs. Chaque état de l’Union a son système social, très différent entre les états, et de manière générale plus avancé que n’importe quelle autre région du monde.
              L’Union cherche un minimum de cohérence, et encore, certainement pas assez, car il faudrait une meilleure harmonisation fiscale et sociale dans le cadre d’un « marché unique » -ou alors avoir un marché différencié-
              Ce n’est pas scandaleux mais au contraire c’est très basique que les états s’efforcent à avoir des budgets équilibrés (comme fut le nôtre dans les années soixante) ;
              Les justice nationales diffèren , mais les principes généraux édictés au niveau de l’Union sont ceux qui prévalent dans les états (abolition de la peine de mort, égalité des droits selon l’origine et le sexe, etc.).
              Si on veut « attaquer » l’UE, il y a certes des griefs, comme l’absence de protection par rapport à l’extérieur, ou de compensation des disparités intérieures, mais que l’on cesse d’inventer de faux prétextes, qui ne convainquent qu’une infime proportion de citoyens.
              .


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er janvier 08:51

              @Raymond75
              Il est donc faux de dire qu’ils sont ’imposés’ par l’Europe contre la volonté des peuples !

              .
              C’est la Commission européenne qui détient le pouvoir.
              -elle est seule initiatrice des lois.
              -chargée de les faire appliquer (pas de séparation des pouvoirs)
              -et chargée de surveiller l’application des Traités.
              .
              Quand les Chefs d’états ne sont pas d’accord, le système de comptage est tellement compliqué, qu’il arrive qu’ils soient majoritaires, mais que la Commission européenne impose quand même sa loi.
              .
              Quant à dire que les Chefs d’Etats décident, encore faudrait-il qu’il présentent un programme de leurs interventions futures au Conseil européen !
              Or, ils ne sont pas maîtres de l’ordre du jour.
              D’ailleurs, ils ne rendent aucun compte aux électeurs.
              Et de toute façon, le programme du Conseil européen est clair, il s’agit d’appliquer les Traités.


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er janvier 08:59

              @Eric F
              mais que l’on cesse d’inventer de faux prétextes, qui ne convainquent qu’une infime proportion de citoyens.

              .
              Il faut croire que non, Macron a déclaré à la BBC qu’un referendum sur la sortie de l’ UE, donnerait les mêmes résultats que celui sur le Brexit. Le gouvernement fait faire des sondages dont vous ne verrez jamais la couleur.
              Et les médias se sont bien gardé de répercuter l’information qui va à l’encontre de tout ce qu’il racontent pour rassurer les européistes.
              .
              Les sondages commandés par les médias disent ce qui les arrange de faire croire aux Français.


            • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 1er janvier 09:41

              @Fifi Brind_acier

              « Et de toute façon, le programme du Conseil européen est clair, il s’agit d’appliquer les Traités. »

               

              Il rejoint là-dessus le programme de l’UPR :

              Le point 5 de son programme : « Je suis le seul candidat à dénoncer les candidats qui proposent de «  désobéir aux traités  » européens.


            • Eric F Eric F 1er janvier 15:02

              @Fifi Brind_acier
              Pour la n ième fois, ce qu’a voulu dire Macron, c’est qu’un referendum donne souvent une « réponse d’humeur » (style vote sanction), il ne pensait pas -à tort dans le cas présent- que les Britanniques souhaitaient réellement quitter l’UE (il est vrai qu’il a semblé y avoir un revirement en 2017 sur cette question).
              Vue l’actuelle impopularité de Macron, quelle que soit la question qu’il poserait à un referendum, il risquerait un désaveux.


            • Eric F Eric F 1er janvier 15:06

              Ceci étant, relisez mon message, je précisais qu’il y a de « vrais » griefs à l’encontre de l’UE, et qu’il est stérile d’inventer de faux prétextes pour tout mettre sur son compte, en absolvant ce faisant les gouvernements nationaux de toute responsabilité.


            • xana 31 décembre 2019 17:25

              Encore un qui redécouvre l’eau chaude...

              Ce n’est pas parce que notre régime s’autoproclame une « démocratie » qu’il est démocratique.

              La seule faute d’Hitler : Ne pas avoir appelé le IIIème reich « la démocratie allemande ». Nous serions encore tous à ses genoux...


              • Dominique TONIN Dominique TONIN 31 décembre 2019 17:53

                Pardon à l’auteur et aux autres.

                Il est vain de parler de démocratie, qd on est sous le joug d’une démocratie représentative, avec ttes les conséquences que l’on connaît !

                Une véritable démocratie ne saurait être représentative selon son origine : démos = le peuple, kratos = le pouvoir. Point barre !

                Mais il y a aussi ceci : www.totaledemocratie.fr

                Bon réveillon à tous, et bonne année.....tout de même !


                • Eric F Eric F 31 décembre 2019 19:10

                  @Dominique TONIN
                  La prétendue « véritable » démocratie athénienne est un mythe, à peine 10% de la population étaient des citoyens de droit, et ils désignaient des « magistrats » pour les fonctions de gouvernement. Certes, ils tenaient parfois des assemblées plénières sur la place publique, parce qu’ils étaient peu nombreux, comme on pourrait le faire dans un village.
                  Lorsqu’on parle désormais de démocratie directe, il s’agit de pouvoir pétitionner pour proposer un projet de loi à soumettre à referendum (RIC). Le pétitionnement constitue une forme dérivée de démocratie directe, mais les initiateurs sont inévitablement un ’groupe constitué’, donc un mouvement politique formel ou informel.
                  Le « tirage au sort » avait dans l’antiquité une signification particulière, car ils croyaient au « destin », désormais ce serait confier la désignation au hasard, plutôt qu’au choix d’un programme. On peut certes établir des formes de « jurys » consultatifs ou de contrôle, non pour légiférer sur un programme tangible.


                • Kapimo Kapimo 2 janvier 01:42

                  @Eric F

                  Vous répondez à coté.
                  Le problème de la démocratie représentative, c’est celui de l’indépendance des représentants vis à vis des réseaux d’influence, qu’ils soient étrangers, ou religieux, ou communautaristes, ou économiques, ou financiers, ou sectaires ou etc etc.
                  On constate que la règle est plutot celle de la soumission (corruption) des représentants, l’indépendance (et donc l’intéret général) étant plutot l’exception (qui se finit parfois tragiquement).
                  Seul le peuple, la masse, est désormais susceptible de ne pas se soumettre aux surpuissants réseaux d’influence globalistes, d’ou la nécessité pour un temps au moins de la mise en place du RIC.


                • Eric F Eric F 2 janvier 10:16

                  @Kapimo
                  Je ne réponds pas « à côté », je relativise le mythe de la démocratie directe athénienne, et j’évoque les nécessités concrètes de représentation dans un état de plusieurs millions de citoyens.
                  La question des réseaux d’influence et de la corruption se pose effectivement, mais elle est inhérente a toute forme de pouvoir, plus encore ceux qui ne sont pas démocratiques (parti unique par exemple). Les gardes fou sont notamment l’existence d’une opposition politique, et la sanction des urnes (ceux qui préconisent le boycott des urnes sont totalement inconséquents). Certains pays ont érigé des règles et contrôles qui semblent fonctionner (pays scandinaves par exemple).
                  Le RIC peut être un outil démocratique intéressant pour des décisions exceptionnelles, mais il ne peut absolument pas être utilisé pour le gouvernement au quotidien, pour la législation courante. En outre, « le peuple » n’est pas un bloc homogène et uniforme, il est traversé des mêmes courants que les partis politiques, et inévitablement les thèmes proposés à pétition le seront par des groupes d’opinion (écologistes, souverainistes, corportatistes...), et il y aura à l’oeuvre des groupes de pression.


                • CRICRI59 CRICRI59 31 décembre 2019 19:01

                  https://www.facebook.com/christian.ple.1/posts/1415603941832343
                   à visionner De Gaulle et la constitution

                  Bonjour il faut simplement changer le mode de scrutin pour prendre en compte les bulletins nul, vierge et les abstentions, c’est comme cela que macron a été élu avec moins de 20% des inscrits, nous sommes dans une république bananière


                  • Eric F Eric F 31 décembre 2019 19:21

                    @CRICRI59
                    « c’est comme cela que macron a été élu avec moins de 20% des inscrits »
                    FAUX, Macron a été élu avec 20 millions de voix sur 47 millions d’inscrits, soit 43% des inscrits (non pas 20%), ce qui est supérieur au total des abstentionnistes + votes blancs + votes nuls, donc pas de possibilité de faire valoir une clause révocatoire pour cette élection [pour info : je me suis abstenu, pour éviter qu’il soit élu avec un score « à la Chirac »]

                    Ceci étant, on pourrait effectivement comptabiliser les bulletins blancs et nuls, et qu’ils soient révocatoires s’ils sont majoritaires (ils ne l’ont été à aucune élection présidentielle). De même, comme pour certains types de scrutin, il pourrait être fixé un quorum  (par exemple 25% des inscrits), mais on ne peut en aucun cas comptabiliser l’abstention en « contre ». Autre solution -comme en Belgique-, rendre le vote obligatoire (mais c’est fictif dans les faits).


                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 31 décembre 2019 21:34

                    @Eric F
                    donc pas de possibilité de faire valoir une clause révocatoire pour cette élection

                    Mais l’opposition peut mettre en route une procédure de destitution pour au moins 15 violations de la Constitution ! 
                    .
                    Aux USA, une seule violation de la Constitution ferait sauter n’importe quel gouvernement. Mais hélas ici, pour l’instant, on a une opposition de Mickey.


                  • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 1er janvier 11:08

                    @Fifi Brind_acier

                    A vos 15 violations que je confirme, on peut ajouter les PV automatiques qui violent les articles 4, 5, 6, 8 et 9 des droits de l’homme de 1789, toutes les taxes quelles qu’elles soient qui violent l’article 13 des droits de l’homme de 1789, et les taxes foncières et d’habitations qui violent aussi l’Art. 34 de la Constitution de 1958 parce que le taux n’est pas voté par le Parlement et les quelques autres à ce lien :

                    https://www.agoravox.fr/commentaire5591566


                  • Eric F Eric F 1er janvier 15:10

                    @Fifi Brind_acier
                    s’il y a matière juridique à entamer une procédure de destitution par voie parlementaire, eh bien qu’elle soit lancée, mais je ne pense pas que celles citées soient recevables -quasiment n’importe quel chef d’état de n’importe quel pays aurait l’équivalent-. Le « jury populaire » sera celui des électeurs en 2022


                  • Attilax Attilax 1er janvier 02:41

                    Vous partez d’un mauvais postulat, la France n’a jamais été une démocratie. C’est une république. Dans une démocratie, on vote pour des lois, dans une république pour des hommes. Voyez-vous la différence ? Si oui, vous savez d’où vient l’odeur.


                    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er janvier 09:18

                      @Attilax
                      Je ne crois pas trop à vos définitions...
                      La République s’oppose à la Monarchie de Droit divin. La Démocratie c’est le pouvoir du peuple de décider et de peser sur la rédaction des lois.
                      .
                      Par exemple en Suisse, les referendum permettent aux citoyens d’exprimer leur volonté. Mais c’est inapplicable dans l’UE, où il faut appliquer les Traités néolibéraux sans s’occuper de ce que veulent les citoyens.
                      .
                      « Votre pays a signé les Traités, alors, application, sinon sanction ».
                      ça ressemble finalement assez à n’importe quelle dictature bananière.
                      Il y a eu « tromperie sur la marchandise », personne n’a expliqué en détail, par exemple, les conséquences catastrophiques d’une monnaie commune...
                      Ou bien les conséquences des 4 libertés de circulation etc.
                      .
                      Si vous avez le temps, lisez les âneries proférées pour nous vendre le Traité de Maastricht : « Le bêtisier de Maastricht »par Chevènement

                      « Un “non” au référendum serait pour la France et l’Europe la plus grande catastrophe depuis les désastres engendrés par l’arrivée de Hitler au pouvoir. » (Jacques Lesourne, Le Monde, 19.9.92) « 

                      .
                      « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie » (Michel Rocard, Ouest-France, 27.8.92)


                      .
                      « Avec Maastricht, on rira beaucoup plus. » (Bernard Kouchner, Tours, 8.9.92)

                      « L’Europe, ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry à Béthune, 12.9.92)

                      etc etc
                      .
                      Tiens, rêve, on a un chômage de masse, le modèle social passe à la moulinette, démocratie, zéro ; sécurité, voir les attentats ; et il n’y a jamais eu autant d’exclus !

                      Mais jamais aucun de ces auxiliaires zélés du patronat ne s’excuse !


                    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 1er janvier 09:58

                      @Fifi Brind_acier

                      « Votre pays a signé les Traités, alors, application, sinon sanction ».

                       

                      Mais un chef de la France résolu pourrait très bien dire : L’UE sait parfaitement que le peuple français a refusé en 2005 la constitution de l’UE, si donc l’UE nous met des sanctions pour des bienfaits favorables au peuple conformes à notre Constitution, alors notre armée s’occupera de leur montrer notre souveraineté à faire appliquer notre Constitution sur notre territoire.


                    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er janvier 11:48

                      @Daniel PIGNARD
                      Vous n’avez pas tout vu ! Aucun gouvernement n’a demandé un referendum sur le Traité de Rome, qui a mis en place toutes les bases de l’ Europe d’aujourd’hui.
                      .
                      Les quelques référendum qui ont été proposés, portaient sur des aménagements, comme en 1972 pour faire entrer la GB et d’autres pays.
                      .
                      Mais jamais personne n’a demandé aux peuples concernés s’ils étaient d’accord pour se retrouver pacsés à d’autres pays, et voir disparaître leur souveraineté !
                      .
                      Partir en guerre contre des Traités ? Il suffit d’en sortir. Pourquoi vous obstinez -vous à vouloir rester dans un machin anti démocratique, imposé par le mensonge, sans les peuples, et contre les peuples ?


                    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 1er janvier 14:10

                      @Fifi Brind_acier
                      "Pourquoi vous obstinez -vous à vouloir rester dans un machin anti démocratique,

                       ?"
                      Parce que la France est mère des arts, des armes et des lois et c’est donc elle qui doit mener la danse en matière de lois pour le monde chrétien.


                    • Attilax Attilax 7 janvier 18:19

                      @Fifi Brind_acier

                      « La Démocratie c’est le pouvoir du peuple de décider et de peser sur la rédaction des lois. »

                      C’est exactement ce que je dis. Avec le système représentatif nous n’avons pas ce pouvoir. C’est pour ça qu’ils sont obligés de rajouter « représentative » à « démocratie », les malins.


                    • Marcel MONIN Marcel MONIN 1er janvier 16:33

                      L’article ne portait ni sur le concept de démocratie (évidemment), ni sur le traité de Maastricht (encore qu’il soit fait allusion à ce texte dans la note 4). Il pointait le doigt sur la manière de faire des dirigeants en place (et sur l’idéologie de ces derniers). Manière de gouverner qui ne semble pas engendrer une préoccupation directe et immédiate chez la plupart des commentateurs. Qui pourraient changer de sujet d’échanges entre eux, en écoutant (sur France culture) Me Sureau, avocat aux Conseils, « quel est ce pays, qui pour encadrer une manifestation utilise des armes de guerre ? ». Peut-être certains y verront-ils un lien avec l’objet de notre réflexion sur un problème d’odeur… qui « devrait » (logiquement selon nous) alerter, comme c’est d’usage, sur des dangers potentiels d’asphyxie (de divers droits et libertés) et / ou d’explosion (sociale et / ou politique).


                      • Yann Esteveny 1er janvier 17:52

                        La « drôle d’odeur de la démocratie » est un concept qui m’échappe. Il doit sans doute s’agir d’un concept culinaire d’assaisonnement du loup pour dévorer les moutons qui l’avaient élu.

                        Profitez de ces fêtes pour cesser de croire au Père Noël de la « Démocratie » serait une bonne résolution pour 2020. En France, le pouvoir est entre les mains des financiers depuis plus de deux cents ans. Ils s’amusent à le faire croire aux mains du peuple qui ne demande qu’à l’entendre.

                        Excellente année à tous !


                        • Lambert 2 janvier 15:11

                          Il est toujours utile et intéressant d’avoir l’avis d’un juriste. Merci Monsieur pour votre point de vue.


                          • toubib41 5 janvier 14:29

                            Une drôle d’odeur nécessitant un masque pour maintenant respirer. Quand le peuple a peur de sa police peut-on encore parler de démocratie ?

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