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Accueil du site > Tribune Libre > La face cachée de la laine

La face cachée de la laine

Quoi ? Mais qu'est ce qu'il y a avec la laine ? Quand on parle de souffrance animale, peu imaginent qu'on puisse y inclure l'activité de production de laine. Tondre les moutons, on fait ça depuis la nuit des temps. Et puis, les animaux ne souffrent pas, on leur enlève juste leur toison. C'est même salutaire pour eux, ça leur évite d'avoir trop chaud en été. Malheureusement, derrière cette description champêtre, se cache une réalité bien plus sordide ...
 

 

Un mot sur la laine

 

La laine possède de nombreuses atouts : excellent isolant thermique, dotée de capacités hydro-régulatrices, c'est aussi une matière peu inflammable, qui résiste bien à la tension et offre une bonne isolation phonique. Utilisée dans l'habillement (pull-overs, bonnets ...), la construction (moquettes, parois d'isolation) ou encore l'ameublement (tapis, matelas), la laine est aujourd'hui produite en très grande quantité à travers le monde. Trois pays concentrent l'essentiel de cette production : l'Australie (350.000 tonnes/an), la Chine (330.000 tonnes/an) et La Nouvelle-Zélande (150.000). Avec une production bien inférieure, on trouve ensuite l'Iran (50.000), l'Angleterre, l'Argentine (1)(2) ...

 

Une matière naturelle ?

 

Dans l'industrie lainière, les moutons ne sont pas pris au hasard. Il s'agit essentiellement de Mérinos, une race dont la particularité est de présenter une peau très plissée avec une surabondance de laine. En cause, la mise en place de programmes de sélection génétique poussés et un résultat obtenu sur plusieurs décennies de croisements. Sans cela, les moutons s'adapteraient naturellement aux saisons en produisant juste ce qu'il faut de laine. Notons que le mouton est lui même une vieille création humaine : il est issu de la domestication du mouflon, une espèce sauvage très ancienne (encore présente aujourd'hui) dont la toison est beaucoup plus fine (elle s'apparente à celle de la chèvre).

 

Des monstres génétiques ...

 

Le grand malheur des Mérinos, c'est qu'ils ne perdent pas leur laine. Celle-ci s'accumule au fil des saisons, ce qui les rend complètement dépendant de l'intervention humaine (la tonte). Il suffit de se pencher sur les quelques cas de Mérinos qui se sont enfuis et ont vécu plusieurs années dans la nature (Shrek, le Mérinos Néo-Zélandais, retrouvé après 6 années d'errance avec une toison de 27 kilos et de 40 cm d'épaisseur ; Chris, le Mérinos Australien a qui on a dû enlever 40 kilos de laine ; Cecil et Big Ben avec leur 38 et 29 kilos de laine respectifs ...) pour se rendre compte de la monstruosité génétique ainsi créée.

 

... destinés à produire ...

 

Dans ces circonstances, on pourrait presque défendre les élevages ... après tout, les moutons y sont tondus régulièrement, non ? Ce serait oublier que la tonte répond à des objectifs économiques et pas de bien-être animal. Ainsi, même s'il est communément admis que la tonte devrait normalement avoir lieu au printemps (avant l'arrivée des grosses chaleurs), chaque élevage agit en réalité selon ses propres impératifs. Selon les objectifs de production (qualité et/ou quantité attendue), la disponibilité des tondeurs (et autres intervenants : trieurs, cardeurs ...), les calendriers de vente (marchés, événements ...) ou encore les problèmes à éviter (infestation par les mouches, contamination de la laine par des matières végétales ...), certains éleveurs choisissent ainsi de tondre après l'été, d'autres deux fois dans l'année ...

 

... ou à mourir

 

De fait, certains moutons meurent de chaud (en été, à cause du surplus de laine), d'autres de froid (en hiver, à cause du manque de laine) ..., des "problèmes thermiques" qui représentent à eux seuls plus de 15 % de la mortalité en élevage. Parmi les autres causes de mortalité, on trouve principalement la famine (21 %), les problèmes périnataux (morts-nés, prématurés : 20%), la dystocie (15 %), le mismothering (12 %), les infections ..., soit des problèmes qui découlent plus ou moins directement de la vie en élevage (génétique des performances, manque d'hygiène et/ou de nourriture appropriée ...)(3).

 

Des troupeaux gigantesques

 

Certaines maladies sont également responsables d'une dégradation importante de la qualité de vie : la toxémie de gestation (déséquilibre entre les besoins et les apports énergétiques de la brebis gestante), le parasitisme intestinal (vers), la dermatose des sabots ("footrot"), la dermaphilose (infection de la peau) ..., autant de maladies qu'un environnement misérable, associé à une concentration trop importante d'animaux, ne fait qu'aggraver. Et pour l'image de l'éleveur qui bichonne ses animaux, il faudra repasser. En Australie et Nouvelle-Zélande, les exploitations, généralement familiales (avec parfois un ou deux salariés en plus), gèrent des troupeaux gigantesques (plusieurs milliers de têtes). Il est donc impossible d'apporter un soin individuel à chaque animal.

 

Le mulesing ...

 

Parmi les "soins" de groupe, l'un d'eux s'avère particulièrement barbare : le mulesing (4). Explication. A cause des replis de peau et du surplus de laine, les Mérinos sont particulièrement vulnérables aux attaques de mouches. Et pour cause : leur région périanale, constamment humidifiée par l'urine, constitue un terrain idéal pour les mouches qui veulent pondre ; ainsi que pour leurs larves, qui se nourrissent ensuite de la chair environnante. Les moutons peuvent alors mourir à petit feu, à moins ... qu'on ne les aide à se débarrasser de leurs hôtes. Comment ? En leur coupant de larges bandes de peau sur l'arrière train. Une opération généralement très douloureuse (car effectuée à vif), et potentiellement source de nouvelles infections.

 

... et autres mutilations

 

Le mulesing n'est pas la seule douleur aiguë infligée aux moutons. Dès les premières semaines de la vie, ceux-ci sont en effet déjà soumis à rude épreuve. Castration, coupe de la queue (caudectomie), perforation des oreilles : des mutilations là encore effectuées sans le moindre anti-douleur. Et souvent de la façon la plus cruelle qui soit. Qu'il s'agisse de castration ou de caudectomie, la méthode la plus fréquemment employée est celle dite de striction (pose d'une élastique dans le but de bloquer l'afflux sanguin). Or, si cette méthode présente un avantage pour les éleveurs (gain de temps, absence de complications), elle est aussi réputée pour être particulièrement longue et douloureuse pour les animaux (pire que la pince, le couteau ...).

 

Tontes brutales

 

Productivité oblige, la maltraitance s'invite jusque dans la tonte. Payé au volume (et non à l'heure), un professionnel tond en moyenne entre 100 et 150 moutons par jour. Une activité sportive (5), dont les animaux ne sortent pas indemnes. De fin 2012 à mars 2014, des militants de Peta ont infiltré une vingtaine d'ateliers Australiens et y ont filmé (en caméra cachée) les maltraitances perpétrées par quelques 70 employés. Les images sont effrayantes. On y voit des tondeurs frapper les moutons à coups de poings ou de tondeuse, leur cogner la tête contre le sol, les piétiner ; certains moutons saignent du nez ou des yeux, d'autres présentent des plaies ouvertes, plaies qui sont ensuite recousues sans le moindre anti-douleur ... D'autres enquêtes de Peta révéleront ensuite le même genre d'abus aux Etats-Unis (14 ranchs visités sur 25), en Argentine, au Chili ...

 

Fin de vie hallal

 

Avec l'âge, les moutons produisent moins de laine. Arrive alors un moment où ceux-ci sont moins intéressants pour leur laine que pour leur viande. Le plus souvent, ils sont alors expédiés vers le proche-orient ou l'Afrique du nord pour y être abattus. Chaque année, ce sont ainsi plusieurs millions d'animaux qui doivent endurer de de longues traversées (plusieurs semaines) dans des conditions souvent insupportables. Entassés dans des bateaux à plusieurs étages, certains d'entre eux (entre 1 et 28 % selon le Meat and Livestock Australia) meurent de faim ou de soif, d'autres d'étouffement ou de maladies. Quant aux survivants, ils finiront probablement égorgés sans le moindre étourdissement préalable (rituel musulman).

 

Victimes collatérales

 

En Australie, l'industrie lainière fait d'autres victimes. Il s'agit essentiellement de prédateurs (renards, chiens sauvages, dingos)(6) et d'animaux qui entrent en concurrence avec les moutons pour l'herbe (kangourous). Des espèces dites "nuisibles", et qu'il faut donc éliminer à tout prix. Concernant les kangourous, les éleveurs peuvent obtenir des quotas d'abattage (ils sont alors obligés de laisser les animaux sur place), ou bien faire appel à des aborigènes (qui peuvent quant à eux emporter les animaux). Quant aux chiens sauvages et aux renards, ils sont "régulés" en masse. Des plans d'extermination sont même prévus au niveau national. La méthode choisie ? Le largage par avion/hélicoptère d'appâts empoisonnés.

 

Problèmes écologiques

 

Les élevages ovins sont par ailleurs responsables d'importants problèmes environnementaux : l'émission de gaz à effet de serre (GES) tout d'abord, puisque la production d’1 kg d’agneau engendre le rejet de près de 40 kg de GES (equ CO2) dans l’atmosphère (soit près de 50 % de plus que le boeuf, lui même gros émetteur)(7) ; la pollution des eaux et des nappes phréatiques ensuite, à cause des excréments et des produits chimiques (traitements anti-parasitaires ...)(8) ; la destruction de la végétation et de la terre enfin, avec pour conséquence une érosion des sols. Des problèmes avec toujours le même type de réponse, celui d'une fuite en avant technologique (bidouiller les estomacs des animaux pour qu'ils rejettent moins de gaz ...).

 

De la sélection génétique ...

 

Pendant que l'industrie lainière continue de vanter les mérites de la nature (en présentant son produit comme 100 % naturel et écologique), force est de constater qu'elle s'en éloigne de plus en plus. Autre exemple significatif, celui de la sélection génétique (9). Là où la sélection naturelle a toujours généré des "races à (sur)vivre", cette pratique (avec son lot de génotypage, de contrôle de performances ...), fournit désormais des "races à produire" (10), affaiblies et inaptes à la survie sans l'homme (11). Entre autres problèmes spécifiques, on constate ainsi chez le mérinos une sensibilité accrue aux maladies, des problèmes de mismothering (comportement maternel déficient), de cryptorchidie (non-descente des testicules chez le bélier), ... et une mortalité en élevage qui reste notablement élevée (20-25 % des animaux).

 

... à la transgenèse et au clonage

 

Cette fuite en avant ne se limite pas à la sélection génétique. Il y a peu, des chercheurs Néo-Zélandais ont mis au point des moutons produisant 5 à 10 % de laine en plus. Comment ? En introduisant dans le génome des animaux un gène codant pour la kératine (une protéine présente dans le follicule pileux). Dans l'avenir, ces moutons transgéniques vont probablement jouer un rôle de plus en plus important : ils fourniront une fibre plus longue, plus fine, plus chaude, voire colorée "naturellement". D'autant que les techniques de clonage (de plus en plus au point aujourd'hui), permettront ensuite de reproduire à l'identique et en série ces animaux à forte valeur génétique ajoutée.

 

Les moutons, des êtres cognitifs et sensibles

 

Contrairement à ce qui est souvent dit, les moutons ne sont pas des animaux stupides et bornés. Leur comportement grégaire, dont on a tiré pas mal d'expressions ("suivre comme un mouton" ...), s'explique en fait par leur condition de proie (on ne le retrouve pas dans les régions sans prédateurs). Question QI, une étude de l'université de l'Illinois a d'ailleurs placé les moutons juste après les cochons et à égalité avec les bovins. Certaines études ont par ailleurs montré leur capacité à reconnaître les visages (ceux de leurs congénères et même d'êtres humains) et à les mémoriser ensuite durant des années. D'autres études enfin ont pu mettre en évidence leur aptitude à ressentir des émotions (plaisir, peur, colère ...) ainsi qu'à interpréter celles de leur entourage (à partir des expressions de visage notamment)(12).

 

Abandonner la laine

 

Si rien ne justifie qu'on puisse maltraiter les moutons, ni même les considérer comme de simples ressources exploitables, il faut donc penser à abandonner la laine. Il existe aujourd'hui d'innombrables matières textiles, dont certaines présentent de bonnes propriétés isolantes. Parmi les fibres synthétiques, on peut citer l'acrylique, le nylon ou encore la famille des polyesthers (qui comprend notamment le polaire, une excellente alternative à la laine). Certes, pour la plupart dérivées du pétrole, ces matières ne sont pas les plus écologiques qui soient (même si le recyclage minimise en partie le problème). On pourra alors se tourner vers des matières naturelles, comme le coton (grand consommateur d'eau), le chanvre, le lin, le bambou, l'ortie, le lyocell, le modal ... Bref, ce ne sont pas les alternatives qui manquent.

 

Notes

 

(1) Des chiffres approximatifs et qui varient selon les années.
(2) 70 % environ de la laine utilisée en occident provient d'Australie.
(3) Notons que chaque année, une proportion non négligeable de moutons meurent sur le dos, faute d'avoir roulé à la renverse et, du fait d'une laine trop abondante et humide, de n'avoir pas pu se relever.
(4) Le mulesing a été abandonné dans plusieurs pays mais la pratique persiste toujours en Australie.
(5) Il existe même des championnats de tonte avec des records enregistrés (dans le monde ainsi que dans différents pays) :
(6) Environ 4 % de la mortalité en élevage est due à la prédation.
(7) En Nouvelle-Zélande d’ailleurs, les émissions de méthane, provenant en majorité des élevages de moutons, constituent plus de 90% des émissions de gaz à effet de serre du pays.
(8) Notons que cette surconsommation phytosanitaire et médicamenteuse engendre par ailleurs des problèmes de résistance (résistance des ovins aux antibiotiques, des insectes aux insecticides ...).
(9) Un domaine géré par de nombreux gros instituts : le MerinoTech en Australie, la NZ Merino Company en Nouvelle-Zélande, l'Inra en France ...
(10) Un exemple avec le gène booroola, un gène d'hyperprolificité découvert en 1959 au sein de d'un troupeau de Mérinos à Booroola (en Australie) et que l'on a depuis, grâce aux techniques de sélection génétique, diffusé un peu partout. Un autre exemple avec le gène Le gène HH1 (halo-hair 1), un gène particulièrement intéressant pour produire de la laine de tapis, d'abord découvert sur la race de mouton Romney, puis ensuite diffusé à d'autres races (Drysdale ...).
(11) A noter d'ailleurs que la sélection génétique (entre autres techniques agro-industrielles) est en grande partie responsable de la disparation de plusieurs races ovines traditionnelles (certaines étant même en danger d'extinction).
(12) On a même pu observer dans certains cas leur aptitude à résoudre des problèmes (passer à travers une barrière en rampant sur le dos) ou à adopter un comportement stratégique (cacher les signes d'une maladie pour éviter d'être la victime de prédateurs).

 

Références

 

Futura Science, Le poil sous tous ses angles
La Croix, L'Australie surfe sur la mode de la laine
La Voix du nord, Australie : l'industrie de la laine renaît grâce à la Chine

Notre-planète.info, "Maman, ne me dessine surtout pas un mouton... !"
Wikipedia, Mouton
Wikipedia, Ovis

Science et Avenir Chris, le mouton aux 40 kilos de laine
Daily Mail, Shrek, the world's shaggiest sheep
Australia Broadcasting Corporation, Wild and woolly Cecil the sheep

Sheep Management Wool, Twice the potential from twice the shearing

Grain & Graze, Simple steps to "ewe-turn" your lamb weaning percentage
National Agricultural Statistical Services, Sheep and goats death loss
Farm health online, Pregnancy Toxaemia

Mulesing - La face cachée de la laine
Caudotomie chez le mouton
Inra, Douleurs animales

Le Monde, En Australie et aux Etats-unis, des moutons torturés pour produire de la laine
Peta, Des moutons frappés, piétinés, coupés pour de la laine
Peta, Enquête en Australie
Peta, L'horrible secret de la laine Italienne
Peta, Des moutons mutilés et tués pour leur laine au Chili

Ship Technology, Transporting livestock by sea : contentious, but necessary ?
Le Bulletin des agriculteurs, Le bateau ayant 50.000 moutons à son bord (dont 5.000 sont déjà morts) retournera en Australie
The Guardian, WA seeks powers to prosecute live exporters after 3,000 sheep die on ship

Idele, Aperçu de l'élevage ovin Australien
Franceinfo, Australie : les chiens sauvages, cauchemar des éleveurs

20 minutes, Nouvelle-Zélande : Purifier les pets de mouton pour réduire les émissions de méthane
La Dépêche, Australie : les "pets écologiques" des kangourous contre le réchauffement

Patre, Recherche et amélioration génétique - En Nouvelle-Zélande, la nouvelle jeunesse du mérinos
Patre, Le plein d'agneaux avec le gène Booroola
Inra, Les méthodes de sélection animale

Illinois University, An Introduction to Sheep Behavior
Nature, Sheep don't forget a face
Physiology & Behavior, Emotional experience in sheep
Behavioural and neurophysiological evidence for face identity and face emotion processing in animals
BBC, Crafty sheep conquer cattle grids

Respecterre, TOP 5, Les fibres les plus écologiques
Antigone 21, Chaud, éthique et écolo ? Yes we can ! (comment remplacer la laine)


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61 réactions à cet article    


  • Diogène Diogène 5 mars 08:29

    Tous les arguments de cet article (manipulation génétique, souffrance animale, objectifs de production, mise à mort...) peuvent s’appliquer à tous les animaux domestiques, même les chiens et les chats, mais surtout les poissons rouges.


    Conclusion : rendons à la nature ces pauvres bêtes et mangeons l’herbe nous-mêmes !

    • cevennevive cevennevive 5 mars 08:42

      Malheureusement, on ne tond pas que les moutons...



      • egos 11 mars 18:14

        @cevennevive


        que deviennent (aient) ces animaux à l’état sauvage, 
        cad avant leur domestication, 
        si la surabondance de laine s’avère létale.

        Il y a peut être là une piste à explorer afin de retrouver l’origine de l’expression « manger la laine sur le dos » ?

        quoi qu’il en soit, l’espèce a perduré, 
        qqun ou qqe chose devait bien s’en charger, 

        des mites, anthrène, un équilibre naturel en somme.

      • ZenZoe ZenZoe 5 mars 09:51

        Merci pour cet article informatif qui fait froid dans le dos (même avec un pull en laine) et qui mériterait une plus large diffusion.
        En Australie et en Nouvelle-Zélande (pays que je connais assez bien), la tonte des moutons est un véritable rituel, une tradition sacrée, carrément bonne à figurer au patrimoine mondial de l’Unesco et présente partout dans la culture locale. Les tondeurs sont en plus considérés comme des hommes, des vrais, de ceux qui construisent un pays.
        Mais il y a un revers qu’on ne veut pas toujours voir, comme vous venez de le rappeler. Comme le dirait justement un auteur bien connue sur ce site « c’est horrible ! ».


        • cevennevive cevennevive 5 mars 16:42

          @Diogène,


          « Après le syndrome de la bedaine... »Il était à +4 après mon vote.
          Mais votre question est bizarre. Vous n’avez qu’un article en piste.

        • Diogène Diogène 5 mars 16:43

          @cevennevive


          ben non

          j’en ai zéro

          j’vas vouère !!!!

        • Diogène Diogène 5 mars 16:48

          @cevennevive

          veni, 
          vidi,
          et demandare changeare pseudo, because, j’étais le premier

          lui, il a mis tout en majuscules

        • cevennevive cevennevive 5 mars 16:49

          Je suis désolée Diogène, j’ai cru que c’était vous. Mais aussi, pourquoi AV a-t-il accepté un même pseudo l’un en majuscule et l’autre en minuscule ?



        • Diogène Diogène 5 mars 17:27

          @cevennevive

          la modération a ses raisons que la raison ne connait point, surtout si les doublons sont filtrés par un logiciel de traitement de texte lié à une base de données : il suffit de mettre un accent quelque part pour contourner la difficulté. L’enfance de l’art pour un geek ou un gamin qui utilise la tablette de son père alors que la paternel croit l’avoir vérouillée !

        • Gasty Gasty 5 mars 11:52

          Même les animaux de compagnies n’échappe pas à la manipulation.

          https://dailygeekshow.com/races-chiens-evolution/


          • biquet biquet 5 mars 11:56

            Encore un type payé par l’industrie pétrolière pour faire vendre les fibres artificielles.....


            • Sparker Sparker 5 mars 12:09

              Merci pour l’article.
              Les animaux ne sont pas une ressource naturelle


              • Gabyshka Gabyshka 5 mars 14:46

                @Sparker
                L’homme ne peut pas survivre sans l’animal ni sans causer aucune souffrance animale. 

                Rien que le fait d’exister et d’avoir une place dans le monde crée de la souffrance chez d’autres êtres vivants. Ne pas prélever plus que le besoin, utiliser les pratiques les plus douces et respectueuses, d’accord, mais là vous êtes dans le conte de fée pour enfants. 

              • Xenozoid Xenozoid 5 mars 14:55

                @Gabyshka

                on estime a 64 milliarsds(de creatures), on parles de metric tonne ?,de ce qui est terrestre en centaines de millions de tonnes par ans,et le double pour les créatures marines,le mouton finira hache de toute facons,la domestication a son extreme....
                triste tout ça


              • Sparker Sparker 5 mars 23:57

                @Gabyshka
                « Ne pas prélever plus que le besoin, utiliser les pratiques les plus douces et respectueuses, d’accord, »

                Je ne sais pas qui est dans le conte de fée, j’ai un doute...


              • Gabyshka Gabyshka 6 mars 13:50

                @Sparker
                Toujours vous si vous pensez que l’homme peut vivre sans provoquer de la souffrance animale. 


              • Xenozoid Xenozoid 6 mars 14:35

                @Gabyshka

                Toujours vous si vous pensez que l’homme peut vivre sans provoquer de la souffrance animale.

                cela ne vous dérange pas plus que ça ?


              • Gabyshka Gabyshka 6 mars 18:38

                @Xenozoid
                Oui et non.

                Oui ça me dérange au plus haut point que nous exploitions la nature jusqu’à sa dernière goutte, que nous vidions les océans, que nous détruisions la biosphère, que nous industrialisons l’abattage, que nous empoisonnons les forêts, les rivières et les champs. J’en suis parfois malade et je lutte contre ça. 

                Mais non, l’idée que toute existence sur terre, dont la nôtre implique de la souffrance chez une autre espèce ne me dérange pas. Car cette idée nous inclut dans la nature. 

                Le véganisme, qui est l’application concrète de l’idée que les animaux ne doivent jamais être une ressource pour l’homme est une idéologie inopérante pour deux raisons. 

                D’abord parce que le véganisme n’est possible, à grande échelle, que dans le système globalisé et donc industriel dans lequel nous vivons et que j’essaie de combattre. On ne peut pas partout être vegan sans un niveau d’échanges élevés, sans pétrole, sans l’industrie pharmaceutique.... Le véganisme nie d’ailleurs totalement les spécificités des différends terroirs qui ont nourrit l’homme, chacun à leur façon, avec plus ou moins de viande animale, pendant des siècles et auxquels nous reviendrons vite, effondrement oblige. 

                La deuxième raison, déjà brièvement exposée plus haut, est que le véganisme, comme le capitalisme ou le libéralisme d’ailleurs, stipule que l’homme est en dehors de la nature. L’homme est un animal et il doit trouver sa juste place au sein de la nature, ni au dessus, ni en dessous, ni à côté. D’ailleurs, les plus belles philosophies de la nature, comme celle des amérindiens, ne sont pas issus de peuples « vegans » mais bien de peuple qui ont conscience de faire partie d’une nature plus vaste, belle et parfois terrible, et de peuple qui accepte l’idée de la mort. 



              • Attila Attila 7 mars 08:05

                @Gabyshka
                "D’ailleurs, les plus belles philosophies de la nature, comme celle des amérindiens, ne sont pas issus de peuples « vegans » mais bien de peuple qui ont conscience de faire partie d’une nature plus vaste« 

                Grossière erreur anthropologique : la nature n’existe nulle part ailleurs que dans la tête de la bourgeoisie occidentale.
                Faut lire, des fois. Philippe Descola, anthropologue : »Les lances du crépuscule". Collection Terre Humaine, éditions Plon.
                La Nature n’existe pas, ce n’est qu’une croyance, une croyance religieuse. L’idée de la Nature est totalement étrangère aux cultures non-occidentales.

                .


              • Gabyshka Gabyshka 7 mars 08:55

                @Attila
                La nature, le monde, ce qui nous entoure, la terre, les animaux, les arbres, la vie, ... la nature n’est pas qu’un concept, c’est aussi un mot qui sert à désigner quelque chose et il faut le lire ici dans ce sens là. Et je ne peux m’exprimer qu’avec mes propres biais. Il n’empêche que sur le fond, le rapport des amérindiens à « ce qui les entoure » me semble sage et beau et n’inclut pas le véganisme. 


              • Attila Attila 7 mars 10:15

                @Gabyshka
                " La nature, le monde, ce qui nous entoure . . . le rapport des amérindiens à « ce qui les entoure » "

                Les autres cultures ne font pas forcément une différence entre l’Homme et ce qui l’entoure. Pas besoin d’aller très loin : je me souviens bien étant gosse à la campagne que le mot campagne englobait, pour nous, les habitants, les maisons, les fermes, les champs, les bêtes, les bois, les cours d’eau, etc.
                C’est l’idée de la Nature qui entraîne cette distinction entre l’homme et ce qui l’entoure. Vous aurez du mal à prendre du recul par rapport à cette conception du monde qui est la vôtre.

                .


              • Gasty Gasty 5 mars 12:32

                @ l’auteur
                "On pourra alors se tourner vers des matières naturelles, comme le coton (grand consommateur d’eau), le chanvre, le lin, le bambou, l’ortie, le lyocell, le modal ... Bref, ce ne sont pas les alternatives qui manquent."

                A l’échelle industrielle, ces alternatives auront à leur tour un impact sur l’environnement. L’échelle industrielle se basant sur l’évolution humaine et sur sa croissance.


                • leguminator 5 mars 14:25

                  De même RIEN ne peut remplacer la laine si vous en avez vraiment besoin : les synthétiques sont une catastrophe en cas d’exposition au feu, le coton ne parvient pas à conserver la chaleur s’il est humide.
                  Chaque fibre a son intérêt et la laine ne connaît aucun équivalent.


                • JC_Lavau JC_Lavau 5 mars 14:47

                  @leguminator. Nomex excepté, mais ça n’est pas le même prix. Réservé aux pilotes américons.
                  .


                • JC_Lavau JC_Lavau 7 mars 00:02

                  @leguminator. Je suis plus précis. Depuis que le Sheffield a ramassé un Exocet qui l’a mis en feu, et vu la gravité des brûlures des marins, toutes les marines et toutes les armées ont revu leurs vêtements, pour une moins grande vulnérabilité au feu.

                  Fin définitive des polyamides, qui fondent sur le corps du malheureux. A présent du mélange coton-polyester avec coton majoritaire. Variante dans les uniformes autrichiens où le coton est remplacé par de la viscose. C’est rêche mais increvable.
                  Le polyamide aromatique ou Nomex, bonne résistance au feu, est réservé aux soldats les plus chers, notamment les pilotes.
                  Pour du « bushcraft », vie forestière avec feux de bois, pas de pitié : coton, ou coton-polyester. Ou antique manteau d’uniforme en laine.
                  C’est plus lourd, mais si vous faites du feu, vous n’avez plus le choix.

                  Nombre de randonneurs coupeurs de grammes en quatre, jurent par les maillots de laine, car contrairement au polyester, ils ne prennent guère d’odeur.
                  Via les surplus allemands, je suis bien aussi satisfait du mélange 50 % coton, 50 % polyamide de la dotation des sportifs de la Bundeswehr. Increvable, très peu cher, bien ventilé, séchage plutôt rapide. Mais couleur bleu ciel pas discrète, et le marquage du ranch.

                  Les forestiers et clubs de randonneurs finlandais utilisent souvent des tentes en forte bâche coton, qui ainsi ont peu à craindre des escarbilles échappées du poêle.

                • Gabyshka Gabyshka 5 mars 14:41

                  Pour expliquer en 2018 qu’il faut remplacer la laine par des sous-produits du pétrole, il faut être drôlement à côté de la réalité des enjeux de demain....

                  (Et je ne parle même pas des autres matières naturelles, qui non seulement n’ont pas le même usage, pas les mêmes propriété thermique et qui ont chacune un impact fort sur l’environnement et donc sur la faune des pays où elles sont cultivées). 

                  • Jean Roque Jean Roque 5 mars 15:20

                    Si on supprime la laine, on supprime les souffrances de la naissance, de la vie, et de la mort des moutons élevés pour ça.
                     
                    D’ailleurs il serait bien de supprimer toute souffrance ... à commencer par celle de l’auteur.  smiley
                     
                     


                    • foufouille foufouille 5 mars 15:21

                      « Sans cela, les moutons s’adapteraient naturellement aux saisons en produisant juste ce qu’il faut de laine. »
                      n’importe quoi comme le reste de l’article de végan-aryen.
                      dans la vraie nature les moutons sont bouffés par d’autres animaux.



                      • cevennevive cevennevive 5 mars 15:35

                        Je suis perplexe concernant les végans.


                        Leur croyances, leurs pratiques et leurs habitudes occultent une grande partie de ce qui a fait notre civilisation.

                        Un berger au milieu de ses moutons. Pourquoi des bergers et des moutons ?
                        Un apiculteur soignant ses abeilles. Pourquoi des ruches et des abeilles ?
                        Une fermière au milieu de ses vaches, de ses poules, de ses canards et de ses oies. Pourquoi des vaches, des poules, des canards et des oies ?
                        Etc, etc...

                        Et que ferait-on de tous ces animaux et volatiles si nous étions tous végans ? Ils mangeraient nos salades, nos carottes et nos patates ?

                        Et puis, remplacer le cuir de nos chaussures par du plastique issu de l’industrie du pétrole !

                        C’est drôle tout de même un végan, vous ne trouvez pas ? Un végétarien est proche de la nature, un végan...



                        • JL JL 5 mars 15:47

                          @cevennevive
                           
                           ’’que ferait-on de tous ces animaux et volatiles si nous étions tous végans ?’’
                           
                           Mais si nous étions tous végans, les animaux d’élevage n’existeraient tout simplement pas .


                        • Xenozoid Xenozoid 5 mars 15:50

                          @cevennevive

                          je suis pas vegan,mais pourquoi doivent ils être. « parfait »


                        • cevennevive cevennevive 5 mars 15:54

                          @JL, bonjour,


                          Mais si voyons ! Imaginez que du jour au lendemain (allez, mettons en un mois...) nous devenions tous végans ! Les campagnes seraient peuplées de prédateurs de tous bords. Je dis bien « prédateurs » car une chèvre, une vache ou un mouton, mangerait tout nos futurs repas...

                          Eh bien ! Que nous resterait-il ?

                          Allez JL, un peu de dérision. Bien à vous.
                           

                        • cevennevive cevennevive 5 mars 15:59

                          @Xenozoid, bonjour,


                          Non, je me pose (et vous pose aussi) des questions au sujet de ces végans, c’est tout. Je ne prétends pas qu’ils soient bons ou mauvais.

                          Simplement, ces pratiques sont si éloignées de ce qui a fait nos civilisations (toutes, même les plus primitives) que j’ai un sentiment de refus du vivant les concernant, peut-être une étrange secte...

                          Pardonnez-moi.




                        • Xenozoid Xenozoid 5 mars 16:05

                          @cevennevive
                          je comprend,mais ils ne vous demande pas, comme le temoin de jeovah,ou bien les mac donalds(avec les pub),de le croire... pourtant ....
                          tu les connais ?


                        • cevennevive cevennevive 5 mars 16:09

                          @Xenozoid,


                          Justement, je ne les connais pas. Et j’aimerais que nous en parlions plus souvent pour comprendre. Si je comprends très bien les aspirations des végétariens, j’ai du mal à suivre celles des végans.



                        • Xenozoid Xenozoid 5 mars 16:12

                          @Xenozoid

                          il y a aussi des droite autonomes qui sont devenu vegan a cause des musulmans et leur facons...
                          mais pas avant, avant il n’avaient pas « percuté »alors ils mettent leur haine, sur la façons de tuer l’animal,il y en a des comme ça aussi,,,c’a c’est le cirque


                        • Xenozoid Xenozoid 5 mars 16:19

                          @Xenozoid
                          le végan , est une vue de l’esprit,une spécialité qui ne veux pas de l’industrialisation de l’animal,dans un monde asceptisé,le monde des vivants déjà mort

                          Même si ces personnes ont de mauvaises intentions, il est encore peu probable qu’elles possèdent une compréhension claire des conditions extrêmement complexes auxquels elles contribuent.
                          Les personnes qui ne sont pas satisfaites de cette vie, qui sentent la « pauvreté » de l’existence que la civilisation moderne a à offrir, doivent chercher les autres qui éprouvent des symptômes similaires. Ensemble, pour construire et diffuser une analyse de la situation :


                        • JL JL 5 mars 17:43

                          @cevennevive, bonjour,
                           
                           désolé, je ne comprends pas.
                           
                           


                        • banban 5 mars 17:58

                          @cevennevive
                          Le vegannisme ma toujours semblé être une forme de névrose(je suis pas certain si c’est un terme exacte) lié a la terreur de la mort, enfin c’est se qui ma semblé ressortir quand je parle a des végans. ils essaies d’oblitérer que le vivant se destine a mourir, voulant par là être dans le denie de leur propre finitude. je suis pas sure que les extrémiste qui veulent vivre dans une chanson de walt Disney servent la cause animale. respecter le vivant c’est refuser le système qui a industrialiser le vivant pas considéré que tous les animaux doivent mourir de leur belle mort et leur faire des funerailles nationale. 

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