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La face cachée des frais d’inscription pour les étrangers dans les universités françaises

La sélection à l'entrée de l'université par l'argent et donc par l'origine sociale, est-elle la première pierre d'une sélection pour tous les étudiants de France à terme ?

Le CNAFAL est en droit de se poser la question, lorsqu’on sait que depuis plusieurs décennies, le budget des universités est en berne : locaux vétustes, non entretenus, inadaptés. Amphithéâtres bondés, bourses devenues symboliques au point que : 46% des étudiants français travaillent pour financer leurs études, leur logement, etc. Et 1 sur 2 travaille plus de 6 mois de l’année !

Les frais d’inscription des étudiants étrangers vont donc passer de 170 € à 2 770 € pour une licence et de 249 € à 3 770 €, pour une maîtrise ou un doctorat.

Le CNAFAL note la posture élitiste et élitaire de cette décision, dont bénéficieront, dans de nombreux pays francophones d’Afrique ou du Bassin Méditerranéen, les enfants des grandes bourgeoisies. Peut-être est-ce là un avant-goût de ce qui attend les étudiants français.

  • On sait que depuis plusieurs années, les gouvernements successifs rêvent d’instaurer une sélection à l’université. La mesure touche aujourd’hui les étudiants étrangers… demain les français ?
  • En fait Macron, dans sa logique de compétition et par une sélection par l’argent, veut placer l’université française au même rang que les universités américaines : toujours la mondialisation, la compétition entre élites, la guerre des talents et des premiers de cordée, pour attirer en France les plus brillants…
  • Mais au fait, les plus « argentés » sont-ils les plus brillants, les plus ingénieux ? L’expérience montre le contraire.
  • Il est vrai que les parents d’étudiants étrangers ne paient pas d’impôts en France. Des augmentations soutenables auraient été plus justifiées.
  • La sélection outrageuse par l’argent, met à mal la francophonie, met à mal l’aide au développement, notamment de l’Afrique noire et prépare le terrain à une sélection de classe, en France même. Voilà ce que chacun doit comprendre pour l’avenir de nos enfants.

Jean-Marie Bonnemayre,
Président du CNAFAL.
 

Jean-François Chalot,
Secrétaire général.


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9 réactions à cet article    


  • MagicBuster 14 décembre 2018 12:50

    Il faudrait se mettre d’accord sur le mot Français . . .

    De nos jours , il y a des français anti-français et anti-France.

    Les français qui payent des impôts sont contraint par le fisc de financer les terroristes et l’immigration.

    C’est inacceptable !!!!


    • placide21 15 décembre 2018 07:56

      @MagicBuster
      En effet je ne comprends pas que l’on doive financer des étrangers qui vont entrer en concurrence avec les nationaux et qui vont faire baisser les salaires , n’y a-t-il pas assez de chômage chez les jeunes ?


    • Laulau Laulau 14 décembre 2018 12:53

      MBENGUE Sagar 

       Lettre ouverte au Premier Ministre Édouard Philippe 

       Contre l’augmentation des frais d’inscription des étudiants

      Monsieur le Premier Ministre,

      Je me permets de vous adresser ces quelques mots pour vous faire part de mon quotidien ordinaire…  Je me réveille tous les matins, du lundi au vendredi, à 5h du matin, je prends le métro pour aller au Crous où je prépare des sandwichs jusqu’ à 9h avant d’aller en cours. Ne bénéficiant pas d’une bourse d’étude,  éloignée de ma famille  qui fait des  sacrifices pour mes études, je cours toute la journée de peur de rater un cours. 

       Je compte mes sous parfois au centime près pour payer mon loyer mais je ne suis pas découragée pour autant, car ma soif de connaissances dépasse tout. Les notes que j’obtiens me rassurent parfois, m’encouragent souvent ; dire bonjour aux gens en souriant me réconforte et aider les enfants en difficulté au collège me passionne. 

       Monsieur le Premier Ministre, laissez-moi vous dire que durant tout l’été je travaille, j’épargne pour la rentrée, afin de pouvoir payer mon inscription, mes frais de  renouvellements pour le titre de  séjour, le dépôt de garantie et quelques mois de loyer avant de reprendre mon travail tous les matins. Je sème la graine de l’effort pour les beaux fruits de la connaissance et de sa liberté infinie. Et  pourtant, les frais  d’inscription sont seulement  de 170 euros,  170 euros qui  pèsent déjà lourd  sur mon budget… 

      Voyez-vous, Monsieur le Premier Ministre, je rêve de faire un Master, mais au vu de la situation que je vous ai décrite, imaginez-moi avec 3770 euros de frais d’inscription… Une saison d’été à faire la plonge ou à travailler comme serveuse n’y suffira pas, les matins ne seront que miettes. J’imagine que je ne pourrai que difficilement me loger, je ne parle même pas de me nourrir et sans doute devrai-je aller voir  l’assistante sociale de  l’Université qui, en dépit de toute  sa bonne volonté, finira par remettre  mon sort entre les mains d’une commission qui en décidera sans états d’âme. 

       Et pourtant  avec des frais  d’inscription à l’université  qui s’élevaient à  170 euros, un  loyer, des frais  de transports et  de nourriture, j’avais encore, en dépit des difficultés, ma vie en main. 

       Monsieur le Premier Ministre, s’agit-il juste ici de mettre en place des critères de sélection ou n’est-ce pas plutôt restreindre l’accès à l’éducation à des gens comme moi ? Je suis étrangère, certes, non européenne certes, mais issue de cette francophonie si chère à Léopold Sedar Senghor, et j’ai peine à croire que le pays que vous représentez et dans lequel je me suis battue pour étudier veuille renier toute fraternité, y compris celle qui lie nos peuples en dépit d’une histoire extrêmement douloureuse. 

      Monsieur le Premier Ministre, si l’augmentation des frais d’inscription a pour but de faire valoir la reconnaissance de la qualité de  l’Université française, je  peux témoigner de  son excellence : chaque  année passée en  France est pour  moi l’occasion d’acquérir une richesse intellectuelle sans précédent, d’accumuler des savoirs que je sens fleurir en moi et qui un jour peut-être  donneront leurs fruits. À moins que toutes ces perspectives ne soient désormais réduites à néant ? 

       L’agence Campus France affirme que l’apport global des étudiant.e.s étranger.e.s  à l‘économie française s’élève à un montant de 4,65 milliards ; à côté de cela, le coût des étudiants étrangers pour le budget de l’État est de 3 milliards d’euros. Mais cela n’a pas de commune mesure avec la connaissance et l’expérience que la France nous offre. Et pourtant j’aime la France, même en  écoutant les vieux tubes de Youssou Ndour qui parlent d’esclavage ou des tirailleurs africains. 

       Monsieur le  Premier Ministre,  l’Université ne serait-elle  pour vous qu’un  outil d’échange commercial  dont le savoir  serait la marchandise offerte au plus  offrant et dont  certaines catégories de  personnes seraient privées   ? Quels seraient dès  lors les critères qui permettraient de décider de qui a le droit ou non à l’éducation ? Monsieur le Premier Ministre, qu’est la France sans  cette égalité ! qui définit  son essence  ? Ne  faites pas en  sorte, s’il vous  plaît, qu’être une  étudiante étrangère hors  UE soit désormais un critère discriminatoire. 

       Rassurez-moi, Monsieur le Premier Ministre, cette décision n’est pas le cheval de Troie qui vous permettra d’augmenter les frais  d’inscriptions pour tout.e.s les étudiant.e.s à l’exemple du système américain ? Je veux croire que vos projets pour l’Université sont toujours en accord avec les grands principes de la République. Mon cas particulier n’est qu’un parmi des milliers d’autres,  qu’on soit étranger  ou non c’est  toute une jeunesse  qui est dans  le tourment aujourd’hui  quant au futur de  l’Université française. 

       Monsieur le  Premier Ministre,  conformément aux valeurs  que vous défendez  et que nous  défendons, faites en  sorte que l’Université reste un lieu de partage de connaissances et non le terrain de l’inégalité entre les individus.

       

      MBENGUE Sagar


      • colibri 15 décembre 2018 07:43

        @Laulau

        Je veux croire que vos projets pour l’Université sont toujours en accord avec les grands principes de la République.

        ca veut dire quoi république ? qu’on est obligé d’accueillir aux frais des français tous les miséreux du monde pour qu’ils aient des études presque gratuites et encombrent nos universités à l"heure ou la France est pauvre et n’a pas assez pour tous les français ? ce n’est pas la définition de la république ca ni même son rôle 


      • Sozenz 14 décembre 2018 12:56

        parlons pognon .

        tout est toujours à double tranchant.

         le fait que les frais pour les étrangers vont être supérieurs que ceux vivant en Europe est « normal » puisqu’ ils vont bénéficier de l ensemble des services dont une part est payé par les contribuables .

        ceci dit , qui dit qu’ il n y aura pas un choix fait pour ces personnes etrangères qui apporteront un revenu supplementaire aux facs puisqu’ il y a maintenant la sélection possible .avec parcoursup.

        La course ne sera plus uniquement celui du mérite , mais du porte monnaie .

        Le problème est donc plussur le systeme de parcoursup que celui des frais


        comment les établissements feront le choix des personnes ?


        • Ruut Ruut 14 décembre 2018 13:10

          La sélection par l’argent est déjà en vigueur en Europe pour avoir un VISA.

          Si compte en banque pas assez gros et revenus nationaux pas assez gros, pas de VISA. Et ce même si le voyage, le séjours et les frais de santés sont garantis 100 % a la charge de accueillant.

          Tout est fait pour que les migrants arrivent clandestinement et se transforment en esclaves serviles. (0 droits, même pas celui de travailler légalement)


          • pallas 14 décembre 2018 19:55
            CHALOT

            Bonsoir,

            Les Bourgeois de Melun ce trouve dans la ville de La Rochette.

            Vos interlocuteurs sont la.

            Ils sont digne de ceux du 16 emes de Paris.

            Salut


            • covadonga*722 covadonga*722 14 décembre 2018 22:00

               Bonsoir , monsieur Chalot , si aviez prêté l’oreille a ce que disait la première mouture des gilets jaunes , vous auriez entendu que justement ils en avait raz le cul de financer par l’impôt et leurs taxes les actes de générosité de votre bonté d’âme de gauche à l’égard des exotiques 


              • Spartacus Spartacus 14 décembre 2018 23:43

                Le socialisme, c’est imaginer un monde ou chacun essaye de vivre et avoir des avantages aux dépens des autres avec toujours une belle raison « sociale » qui arrache des larmes....

                Il existe des réalités que ces utopistes semblent oublier.


                Les universités ont un coût.

                Un truc incroyable et bassement matérialiste qui tranche avec leur utopie de tous a charge des autres.

                Et ce coût est reporté sur le contribuable. Et oui. 

                Dans les contribuables, il y a des gens qui n’iront jamais à l’université et qui payent par la TVA, les taxes, les impôts les places de ceux qui vont à l’université.

                Pourquoi paieraient ils un service dont ils ne bénéficieront jamais aux dépens de services qui pourrait mieux les concerner.

                Dans tous les pays les universités sont payantes. Qui peut imaginer que cma coute 170€. 

                Il serait peut être temps d’apporter la facture a ceux qui payent. 

                Vous avez pas vu les gens dans la rue de la France périphérique qui n’a droit a rien et qui paye en a marre...

                Faudrait peut être que les intellos de gauche remettent leurs utopies en face des réalités. 

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