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Accueil du site > Tribune Libre > La furtivité passive expliquée

La furtivité passive expliquée

Le 4 mai 1978, un appareil de la base secrète de Nellis s'écrasait dans le Nevada. Le pilote transporté à l'hôpital de Los Angeles déclarait être un employé de l'avionneur Lockheed. Dans les faits il pilotait au moment du crash, un prototype d'avion furtif. Les revues Flight International, Aviation Week et Armed Forces Journal allaient être à l'origine des révélations des projets les plus secrets, tant et si bien que le secrétaire à la Défense rendait publique le 22 août 1978 l'existence de la technologie furtive qui appartenait jusqu'à lors aux programmes «  noirs ». Le coût de tous ces programmes hautement confidentiels était de loin bien supérieur à celui du programme Initiative Défense Stratégique (IDS), plus connu sous le nom la guerre des étoiles. Les membres du congrès n'avaient pas connaissance de ces projets et disposaient encore moins de la possibilité d'en vérifier les budgets, budgets qui étaient dissimulés dans d'autres budgets appartenant à d'autres administrations. La compartimentation de ces projets était poussée à l'extrême, il était même recommandé aux sous-traitants de falsifier leurs archives et leur comptabilité afin de dissimuler leur participation à ces programmes !

Depuis que l'avion espions U-2 piloté par Gary Powers avait été abattu par un missile SA2 soviétique le 4 avril 1960 alors qu'il volait à 70,000 pieds, les Américains avaient commencé à repenser les concepts d'invisibilité et d'indétectabilité de leurs appareils. Il n'était plus question de se contenter d'une altitude de vol élevée et d'une couleur noir mat pour les avions volant à très haute altitude, ni pour les avions de reconnaissance d'un gris foncé et moyen pour l'extrados (dessus de l'avion) et d'un gris clair pour l'intrados (dessous) permettant à l'appareil de mieux se confondre avec la lumière du ciel. La couleur ne saurait suffire à dissimuler l'appareil : le gel de l'eau contenu dans le carburant vaporisée à l'échappement est la cause d'une traînée de condensation - l'avion rayonne de la chaleur - émet des ondes électromagnétiques et acoustiques - et renvoie l'énergie électromagnétique reçue des radars ou télémètres adverses.

Les lignes géométriques si particulières sont destinées à annuler les ondes radar éclairant l'appareil en les redirigeant, en les emprisonnant, ou en les absorbant. Le facettage si caractéristique des appareils repose sur les lois de l'optique géométrique ; les fréquences ou longueurs d'ondes mises en œuvre dans les radars s'apparentent à un faisceau «  lumineux » subissant les phénomènes de la diffraction ou ceux de la réflexion propres aux matériaux rencontrés, à leur forme et aire. Et celles de l'optique physique qui considère que la lumière reste une onde électromagnétique pouvant être affectée par des interférences et la diffraction. Ces travaux hautement secrets ne commencèrent à filtrer que vers 1982, quand un participant au projet de l'US-Navy, Allen Fuchs commença à faire des conférences sur ce qu'il ait maintenant convenu d'appeler la Surface Équivalente Radar. La SER équivaut à la surface d'une demie sphère métallique utilisée comme indicateur de la furtivité d'un aéronef. Elle est égale à une surface qui réfléchirait la même quantité d'énergie et qui correspondrait à la surface en mètre carré d'un disque de ce même diamètre. (La SER théorique (σ) est égale à : 4 π. l2 . h2 / λ2 (valeurs en mètre) ; une surface d'un mètre donnera une valeur de 139.62 pour une longueur d'onde de 0,30m (fréquence de 1 GHz) et de 13.962 à 10 GHz. La formule pour une sphère est égale à : σ = π.r2 et celle d'un tétraèdre : σ = 4 π. l4 . 3 λ2. .

L'onde qui atteint la cellule de l'avion y induit un courant de Foucault qui va se réfléchir dans diverses directions. Vu la complexité des formes de la cellule, il en résulte de nombreuses interactions entre le rayon incident (reçu), réfléchi et dispersé, d'autant qu'il ne s'agit pas exclusivement de surfaces planes mais aussi courbes. Lorsque l'onde rencontre un relief, celui-ci devient le siège de diffractions (comme pour la lumière sur une goutte d'eau dans l'atmosphère, se répand dans de nombreuses directions), tandis que le fuselage atteint par une onde voit celle-ci se déplacer sur sa surface (effet de peau) et épouser la courbure de la forme. Ce phénomène est d'autant plus présent que le diamètre est inférieur à 10 fois la longueur d'onde radar. L'onde se réfléchit, mais dès qu'elle rencontre une « rupture » électrique ou qu'elle atteint l'extrémité de la surface, elle emprunte le chemin en sens inverse et finit par rayonner en direction de la source émettrice, c'est à dire vers le radar adverse ! Si ce retour d'ondes «  rampantes » qui se déplace à la surface de la cellule de l'appareil est en phase avec le signal émis, l'écho en retour s'en trouvera renforcé. Pour réduire les ruptures liées aux concavités et convexités présentées par la surface, les aspérités et les joints sont recouverts avec une peinture d'oxyde ferrique afin de réduire le retour lié à l'«  effet de peau » afin d'obtenir une surface radarique lisse.

On peut réduire la SER d'un aéronef par le choix de formes visant à contrecarrer les réflexions principales et résiduelles, mais la verrière de l'habitacle reste transparente aux micro-ondes et retourne un signal caractéristique du type d'avion. Les constructeurs renforcent la furtivité de l'appareil en recouvrant la verrière d'une pellicule d'or fin pour former un obstacle à l'onde radar. Autre problème soulevé, l'antenne radar enfermée dans un radôme permettant le passage de l'onde émise, reste lui aussi perméable aux radars adverses. Pire ! l'antenne parabolique du radar cible peut concentrer l'énergie reçue et réfléchir un signal renforcé vers les radars adverses. Un simple grillage métallique peut déjà servir d'écran rudimentaire. Il suffit que les mailles du grillage correspondent à la demi-longueur d'onde pour former autant de dipôles. La dimension de mailles parfaitement adaptées permettra au faisceau radar de le franchir, mais s'opposera aux radars adverses travaillant sur une fréquence différente.

Dans le domaine des micro-ondes rien n'est jamais absolu, il suffit d'une légère différence d'angle de l'onde radar sous lequel l'aéronef est «  éclairé » pour entraîner d'importantes modifications. La SER réelle et la SER constatée dépendent non seulement de la taille, de la géométrie de l'appareil, mais aussi de l'angle d'« observation ». L'éclairement de la cible résulte des ondes qui s'y réfléchissent, mais dépend aussi de l'angle du faisceau radar par rapport à sa cible (directivité). L'avion est souvent illuminé par une source terrestre au sol, du bas vers le haut (sauf dans le cas de surveillance d'un AWACS ou d'un satellite), et cet écart peut atteindre un rapport de 1 à 1 million ! La distance de détection n'est pas proportionnelle à la SER, elle varie comme la puissance quatre de celle-ci. Si on réduit la surface équivalente radar de 50 %, la distance ne sera réduite que de 16 % (24 16). Ce qui signifie que si un adversaire parvient à réduire la SER d' un facteur 100, la portée d'acquisition du radar ne sera réduite que de 10. A titre indicatif, le Rafale «  D » qui n'est pas un avion furtif, présente une SER de 2 m², tandis que le F117 présente lui une SER de 0,03 m² et le B-2 une SER de 0,0014 m². Les lecteurs auront remarqué que la fréquence radar ayant servi à déterminer la valeur de la SER est rarement mentionnée..., il s'agit d'une longueur d'onde optimisée (bande centimétrique)...

Le radar renseigne sur : la distance du spot - l'azimut et le gisement - la vitesse (effet Doppler). Le train d'impulsions radar atteignant une surface plane conductrice vient s'y réfléchir avant de se disperser en partie. Si l'onde atteint un élément dont la taille est voisine de la longueur d'onde de l'onde radar (onde centimétrique), cette partie va entrer en résonance et se comporter comme une antenne accordée, et va rayonner une onde incidente maximum (La puissance reçue en retour est égale G2.2..σ / (4π) .D4 . Pe (Puissance émise), G le gain de l'antenne, D la distance. Plus La cible radar est de taille réduite, plus la longueur d'onde doit-elle aussi être courte, le compromis généralement adopté repose sur une fréquence 1 à 10 fois la taille de l'appareil. Un chasseur d'une quinzaine de mètres nécessitera une onde radar optimale d’une quinzaine de mètres, soit une fréquence située entre 20 et 200 MHz, pour un missile qui lui mesure environ une demi-douzaine de mètres, la longueur d'onde sera de 0.6m (500 MHz).

Autre obstacle à vaincre, la signature thermique (radar ou infrarouge) capable de diriger les missiles sur leur cible. On chercha à refroidir les gaz s'échappant par les tuyères en admettant un courant d'air froid en périphérie de la tuyère et en apportant des modifications dans leurs formes, et à l'isolation interne du tunnel de la tuyère afin d'en contenir les radiations calorifiques dégagées. Comme le frottement de la cellule dans l'atmosphère est la cause d'un réchauffement de celle-ci, les ingénieurs proposèrent pour permettre à l’appareil d’échapper aux missiles sol-air, d'évacuer les calories excédentaires des surfaces en contact avec l'atmosphère extérieure sur l'extrados et de réfrigérer (Fréon) l'intrados et les avions espions conservèrent une vitesse subsonique (inférieure à la vitesse du son 330 m/s au niveau de la mer). Seul le vol à très haute altitude, là où l'air a quasiment disparu, restait la meilleure solution.

Les matériaux composites capables d'absorber une partie des ondes radar (Radar Absorbable Material) représentent le nec plus ultra. Le matériau composite reste un mauvais conducteur capable de s'opposer aux courants induits (effets de peau) et aux courants magnétiques à l'origine des ondes rapides et progressives rayonnantes. On en distingue deux catégories, selon qu'il s'agit d'un matériau destiné à absorber une plage de fréquence plus ou moins grande, ou selon sa capacité à se comporter indifféremment à toutes les fréquences. Le plus ancien est l'écran Salisbury qui équipait dès 1950 les avions espions U-2. L'écran travaille en résonance, une première plaque réfléchit une partie de l'onde incidente, tandis que la partie résiduelle traverse cette première couche jusqu'à rencontrer sur son passage un écran qui va la réfléchir à son tour, mais en opposition de phase. L'épaisseur totale du sandwich correspondant au quart de la longueur d'onde, la première réflexion est égale à la demi-longueur d'onde (aller-retour) et l'onde présente un déphasage. L'espace résiduel du sandwich est comblé d'une mousse de polyuréthanne alvéolée composée d'un diélectrique dont la particularité est de laisser passer les courants alternatifs tout en s'opposant aux courants continus (principe diélectrique du condensateur).

La protection magnétique est assurée par un oxyde ferrique proche de celui que l'on trouve sur les bandes magnétiques, noyé dans des feuilles de caoutchouc souple pour épouser le relief et les découpes des structures des appareils ou sous forme de résine. Le fabriquant TDK ayant acquis les brevets déposés par l'université de Tokyo en 1932, a réussi à fabriquer une matrice capable d'absorber une bande étroite de fréquence (sélectivité). Comme il s'agissait de protéger la structure contre un spectre de fréquence large, il superposait plusieurs couches, chacune capable d'absorber une plage de fréquence déterminée. La première couche absorbait plus énergiquement l'onde que la deuxième couche, qui elle-même absorbait plus énergiquement l'énergie que la troisième couche et ainsi de suite comme le ferait une succession de tamis de plus en plus fins. Le matériau pouvait être composé de 6 couches différentes et former un sandwich au sein duquel le signal s’amenuisait.

En 1968, Renald Rosensweig parvint à introduire des particules magnétiques nanométriques (10.^-9) en suspension dans un liquide, l'apparition de peintures antiradar allait s’en suivre. Pour ce qui est des matériaux composites, ils tirent leurs propriétés d'invisibilité aux radars par leurs structures. Une céramique, un polymère ou un métal est un ensemble de grains de matériaux formant un agrégat entre lesquels existent des vides jointoyés. Si le grain passe à une taille proche ou identique à celle des joints, les propriétés du matériau s'en trouvent modifiées. La particularité des fibres de bore repose sur la possibilité à en faire varier leur conductivité par un courant dit de commande (la tension ou l'intensité sert de rhéostat). La première application est son utilisation pour un radôme qui pourra être « transparent » à l'onde émise et à celle en retour à un certain moment, et rendu opaque en dehors de cette « fenêtre ».

En parallèle de la furtivité radar, ce développent la furtivité aux infrarouges (SIR) et la furtivité à la Surface Équivalente Laser (SEL), et la recherche fondamentale portant sur les méta-matériaux laisse entrevoir la possibilité : d'inverser l'effet Doppler donnant ainsi l'impression que l'appareil s'éloigne alors qu'il se rapproche - l'amélioration de la surface équivalente laser (acquisition télémétrique) - l'utilisation d'écrans à plasma pour dissimuler les satellites !

 

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38 réactions à cet article    


  • raymond 16 août 11:49

    Vraiment excellent pour le profane, merci


    • jef88 jef88 16 août 11:53

      Des images en gros plan seraient intéressantes .....


      • HELIOS HELIOS 16 août 15:30

        ... j’aimerai que tout l’avant de ma voiture soit en meta-materiaux et laisser croire a ces µ@ ?£% de radar que je n’arrive pas mais que je m’en vais !


        tiens, j"ai une idée, je vais peindre ma voiture avec une peinture ferrite dans laquelle je vais noyer des filaments dont la longueur equivaut a la demi longueur d’onde des radars (24, 5 Ghz) soit 1,25cm/2 = 6 mm

        ça devrait le faire pour les voitures banalisées

        • UnLorrain 17 août 09:18

          @HELIOS Hihi je pensais la même chose.


        • bob14 bob14 16 août 17:10

          Un avion furtif pourquoi pas..on a bien un président furtif !


          • Alex Alex 16 août 17:34
            Belle tentative de vulgarisation, mais de gros doutes sur les quelques formules mathématiques, même si mes souvenirs dans ce domaine sont très lointains, donc certainement pas up to date ; je me rappelle que le domaine de la propagation des ondes est mathématiquement fort complexe.
            Redonnez vos 3 ou 4 formules en indiquant le sens de tous les symboles (ex. lambda = longueur d’onde ; h = constante de Planck ?), et revoyez vos explications :
            « La distance de détection... varie comme la puissance quatre de la SER. Si on réduit la surface équivalente radar de 50 %, la distance ne sera réduite que de 16 % (24 16). »
            Ben non ! Elle sera réduite à 1/16, soit 6%. 
            Ce n’est qu’un exemple.

            • popov 17 août 01:52

              @Alex

              C’est vrai, j’ai aussi relevé d’autres petites erreurs ou contradictions.

              Mais en général, l’article est bon et donne envie d’en savoir plus.

            • zygzornifle zygzornifle 16 août 18:03
              La furtivité passive expliquée........... Haaaa voila pourquoi Marine LePen a disparue des écrans radar .......

              • mmbbb 16 août 18:57

                Quelques remarques le cout développement Le congres americain a limite l achat du F 22 , Quant au F 35 la furtivite a ete privilégiée mais c est un fer a repasser volant Sa capacite d emport en armes et faible heureusement que cet avion est furtif Quant a son cout de développement il est démentiel . Le Rafale a pris en chasse un F 22 par son systeme d optronique secteur frontal frontal. Le F 22 ne pouvait pas se degager du viseur tete haute . Le Sukhoi 35 a le meme equipement . Cette remarque « l’antenne parabolique du radar cible » Le Rafale est desoramais equipe du radar AESA radar a balayage electronique et par ailleurs du systeme de defense SPECTRA . Donc cet avion est actif passif. Quant au radar il est en constant evolution https://www.industrie-techno.com/les-chasseurs-americains-f-22-et-f-35-ne-seront-bientot-plus-furtifs.31596


                • Dzan 18 août 11:03

                  @mmbbb
                  En exercice aux US le rapport Rafale F 22 est de 2 F 22 shooté pour 1 Rafale.
                  Au grand « désagrément » des US.


                • Alren Alren 20 août 18:35

                  @Dzan

                  Encore que, si j’en crois une vidéo dont je n’ai pas conservé l’URL la victoire attribuée au F22, l’a été après que celui-ci ait été clairement dans le viseur du Rafale et donc que le pilote français croyait la compétition terminée.


                • eau-du-robinet eau-du-robinet 16 août 21:05

                  Bonjour,
                  .
                  Le radar de Sébastopol « verra » les avions furtifs américains
                  .
                  La technologie « Stealth » (furtivité) résulte de l’application d’une succession de solutions concernant la forme dans le plan de la structure de l’avion, le type des matériaux de construction ainsi que les vernis et la peinture qui recouvrent la carcasse et la cabine de l’appareil.
                  .
                  Il en résulte une réduction de la réflexion des ondes radar dans le spectre des fréquences les plus utilisées, c’est-à-dire dans la gamme centimétrique. L’une des particularités soigneusement cachée de la technologie « stealth » est qu’elle n’assure plus à la longue l’invisibilité des avions de la Ve génération, tels le F-22 ou le F-35, face aux radars de grande puissance russes du type « Douga », qui fonctionnent dans un autre segment des fréquences radio qui n’est pas pris en compte par 99% des radars existants, c’est-à-dire la gamme décimétrique. C’est justement pour cette raison que l’OTAN a procédé au déploiement par rotation, d’autant des navires de guerre, de troupes terrestres et d’avions dans les Pays Baltes, en Pologne et en Roumaine, mais sans les célèbres avions « invisibles » américains F-22 ou B-2.
                  .
                  L’un des radars de la famille « Douga » est nommé « Dnepr » (ayant une distance maximale de découverte de 3.000 km), son antenne de transmission étant composée d’éléments d’une longueur totale de 250 mètres et d’une largeur de 12 mètres. En République Socialiste Soviétique Ukrainienne, il y a eu en fonction, à partir de 1979, deux radars Dnepr de ce type, similaires à 29B6 : à Sébastopol, en Crimée (RO-4) et a Moukachevo, à 70 km Nord de la ville de Satu-Mare (RO-5).
                  source : http://reseauinternational.net/le-radar-de-sebastopol-verra-les-avions-furtifs-americains/
                  .
                  En outre il est difficile pour les F-22 d’échapper aux radars russes des complexes de missiles sol-air S-300 et S-400.
                  source : http://www.presstv.com/DetailFr/2016/02/20/451346/Les-F22-amricains-vraiment-furtifs
                  .
                  Selon un analyste du National Interest, les avions furtifs américains F-22 et F-35 doivent se tenir à l’écart des systèmes russes de défense aérienne S-400 et S-500.
                  .
                  L’emploi des chasseurs de quatrième génération dans les zones d’action de systèmes antiaériens russes est devenu « inefficace du point de vue économique » il y a longtemps déjà, mais les nouveaux avions de combat américains risquent d’être eux aussi vulnérables face aux systèmes S-400 et S-500, estime Dave Majumdar dans une analyse publiée par le magazine US National Interest.
                  .
                  L’auteur souligne que les systèmes russes de défense aérienne sont depuis longtemps capables de détecter les avions furtifs, mais la détection de l’appareil ne garantit pas sa destruction par les moyens antiaériens. Cependant, des systèmes de guidage plus avancés permettront de résoudre ce problème, ce qui pourrait réduire à néant les capacités des nouveaux avions américains.
                  .
                  Auparavant, le Pentagone a annoncé son intention de dépêcher en Europe des chasseurs-bombardiers furtifs F-35A Lightning II dans le cadre du programme visant à rassurer les alliés européens de Washington face à la prétendue « menace russe ».
                  .
                  Pour sa part, le PDG du groupe Avintel Viktor Priadka contacté par l’agence Sputnik a indiqué que le rythme de développement des avions furtifs américains accusait un retard sur celui des systèmes antiaériens russes.
                  source : https://french.almanar.com.lb/357139


                  • eau-du-robinet eau-du-robinet 16 août 21:14

                    Le nouveau missile antiaérien russe S-500 sera capable de détruire des cibles jusqu’à 100 kilomètres d’altitude, a déclaré Pavel Sozinov, ingénieur en chef du bureau d’étude Almaz-Anteï à RIA Novosti.

                    « Nous avons fait une prédiction concernant le développement des technologies d’attaque aérospatiale sur les 25 prochaines années. Notre système doit être capable de contrer des armements qui n’existent pas encore aujourd’hui, mais qui vont apparaître. Par exemple des interceptions dans les strates supérieures de l’atmosphère, à des centaines de kilomètres de la Terre », déclare-t-il.

                    Les missiles S-500 seront basés sur des nouveaux principes physiques et voleront à des vitesses hypersoniques (de 6150 à 12 300 km/h).

                    Le programme d’armement pour les années 2018–2025 prévoit l’apparition des premiers modèles de missiles hypersoniques en Russie. Par exemple, les missiles antinavires Tsirkon, les premiers missiles russes à avoir atteint des vitesses hypersoniques lors de leurs essais.
                    source : https://fr.rbth.com/defense/2017/04/27/systeme-s-500-le-nouveau-missile-detruira-des-cibles-a-100-kilometres-daltitude_751576


                  • mmbbb 16 août 21:34

                    @eau-du-robinet Pierre Sprey un des concepteurs du F 16 n a pas de mots assez dur contre le F 35 En revanche les ricains ont ete forts ils ont reussi a coullionner les pays participant a ce projet Canada Angleterre Italie etc D ailleurs un depute canadien s est interrogé sur les veritables capacites de cet avion


                  • eau-du-robinet eau-du-robinet 17 août 17:34

                    Bonjour mmbbb,
                    .
                    Merci pour ce complément d’information et ceux parmi les lecteurs qui souhaitent savoir plus sur ce sujet je les invité à lire l’article suivant :
                    https://fr.sputniknews.com/defense/201609261027930298-f35-furtivite-seconde-guerre-mondiale/
                    .
                    Voici un court extrait :
                    La furtivité du F-35 n’est qu’une description trompeuse, selon Pierre Sprey, l’un des concepteurs du F-16, qui affirme que les développeurs du nouveau chasseur vantent ses capacités de furtivité juste pour obtenir plus d’argent du gouvernement américain.

                    La furtivité « était un crochet publicitaire quand elle a été conçue comme un programme de plusieurs milliards de dollars au début des années 80 », a fait savoir M. Sprey dans un entretien accordé à Sputnik.

                    « La technologie, elle-même, remonte à l’époque de la Seconde Guerre mondiale, mais ce n’était pas une solution populaire jusqu’à ce que (l’ancien secrétaire américain à la Défense, nldr) William Perry l’ait utilisé comme un crochet pour vendre toute une nouvelle génération de missiles et des avions très chers  », a-t-il ajouté.


                  • Dzan 18 août 11:10

                    @mmbbb

                    Les niais qui ont acheté le fer à repasser ( que l’on a jamais vu avec des charges extérieures )

                    Les onze pays concernés sont l’Australie, la Corée du Sud, le Danemark, les Etats-Unis, Israël, l’Italie, le Japon, la Norvège, les Pays-Bas, la Turquie et le Royaume-Uni. Soit cinq pays d’Europe (Danemark, Italie, Norvège, Pays-bas et Royaume-Uni). Des pays qui une fois encore n’ont pas hésité à tourner le dos à l’Europe pour acheter le F-35 de Lockheed Martin, dont pourtant « le programme et son coût sont hors de contrôle », avait tonné en décembre dernier Donald Trump. Le F-35 est le programme d’armement le plus cher de l’histoire militaire, avec un coût estimé à 400 milliards de dollars pour le Pentagone.


                  • jmdest62 jmdest62 18 août 15:37

                    @mmbbb
                    «  Soit cinq pays d’Europe (Danemark, Italie, Norvège, Pays-bas et Royaume-Uni). Des pays qui une fois encore n’ont pas hésité à tourner le dos à l’Europe pour acheter le F-35 de Lockheed Martin,  »

                    °

                    @+

                  • mmbbb 20 août 11:12

                    @jmdest62 je me bidonne lorsque j entends les chantres de l Europe ! L Europe est une grande famille mais qui se dechirent comme les grandes familles savent si bien le faire !


                  • mmbbb 20 août 11:27

                    @Dzan Merci de cette precision Il est vrai que nul n est prophete en son pays Lorsque Eisenhower mettait en garde a la tribune du congres dans les années 60 , de la puissance du complexe militaro industrielle, il n a pas ete entendu . Le F35 est un archétype de cette gabegie . C’est le contre exemple du F16 ou l etat major a dit : je vous donne une enveloppe de X millions de dollar et vous vous démmerdez ( aux insdutriels ) pour me sortir un avion . Par ailleurs au salon du Bourget , cet avion n a aucune aisance en vol, il ne sait faire que de longues boucles, les tonneaux sont lents et les virages tres amples Rien a voir avec un Mirage 2000 ou un Rafale ; J espere que l electronique est au niveau ? Je sais que les Ricains ont sous loue des Miarges F 1 ( ils payent uniquement la maintenance ) afin d etre utilises comme les « mechants  » en exercice. En vol pur , les pilotes de F 35 vont souffrir .


                  • Jean Keim Jean Keim 17 août 08:00

                    Bon article merci.

                    Décidément la guerre est vraiment une activité économique...

                    • jmdest62 jmdest62 17 août 08:46

                      le F35 est tellement furtif qu’on ne l’a pas encore vu voler ...

                      Sont forts les zuniens ...ils ont inventé le concept « furtif » pour vendre aux pays de l’Otan un avion qui n’existe pas  smiley
                      @+

                      • Massada Massada 17 août 09:02

                        @jmdest62
                         

                        avril 2017, les F-35 israéliens ont mis hors d’usage une batterie de défense anti-aérienne S-300 fabriquée en Russie et déployée autour du Palais du Président syrien Bachar El Assad, à Damas, ainsi que plusieurs autres systèmes mobiles lanceurs de missiles sol-air Pantsir S1 fabriqué en Russie, destiné à être livré au Hezbollah au Liban et entreposés sur la Base de Mazzeh.


                      • francois 17 août 11:23

                        @Massada
                        c’est faux. ceux sont des Z-41B Soralien qui avec des missiles dubonbonnés ont fait ça.


                      • jmdest62 jmdest62 17 août 17:06

                        @Massada
                        Pour faire la même chose , cad détruire des systêmes non opérationnels , un groupe commando aurait sans doute suffit et tellement moins cher ...mais pour l’entrainement de vos pilotes , au début , il vaut mieux commencer « léger » parce que en situation réelle........

                        °
                        enfin !!! c’est vous qui voyez !!!!
                        @+

                      • Phalanx Phalanx 17 août 18:14

                        @jmdest62

                        Le F35 est un désastre abslu, heureusement que Trump a tapé du poing sur la table.

                        Aprés les centaines de millards de dollars engloutis, il y’a quand même quelque chose sui vole. Dernièrement du coté de Salt Lake City, j’en ai vu volé tous les jours.

                      • jmdest62 jmdest62 18 août 07:49

                        @Phalanx
                        Le F35 est aux zuniens ce que l’ EPR est à la France  smiley

                        à part que les zuniens , comme d’hab , font ou vont faire payer les autres 
                        @+

                      • jmdest62 jmdest62 18 août 09:49

                        @Massada

                        pour voler ...le F35 c’est pas ce qui se fait de mieux mais y parait que , passant les 2/3 de son temps en entretien/réparation , c’est un excellent outil pour la formation des équipes techniques au sol.....vous pourrez même partager vos expériences avec canadiens , Belges et Hollandais et pourquoi pas créer une centrale d’achat commune pour les pièces de rechange.
                        °
                        @+

                      • Massada Massada 18 août 10:02

                        @jmdest62
                         

                        Vous savez comme pour les F15 et les F16, Israël appliquera sa propre technologie dans le F-35.

                        Tous les avions connaissent des mises à niveau, quelle que soit l’époque. Le F35 est complexe, mais pour l’instant, personne ne peut dire s’il est un échec.
                        En Syrie face aux S-300 il a fait le job.


                      • jmdest62 jmdest62 18 août 10:36

                        @Massada
                        ça y est j’ai compris ...vous achetez très cher un « fer à repasser » et avec votre technologie super-pointue vous essayez d’en faire un avion.

                        un peu tortueux comme méthode mais pourquoi pas !..bon courage !
                        @+


                      • Dzan 18 août 11:12

                        @Massada
                        2 F 35 « à l’essai » en Israel


                      • Dzan 18 août 11:17

                        @Massada

                        Face à un DEPOT de S 300


                      • Ruut Ruut 18 août 14:23

                        @jmdest62
                        ce point est énorme :

                        Le F-35 dispose d’un système de logistique (ALIS) qui nécessite une connexion internet à un système de maintenance centralisé aux États-Unis. ALIS est tenu informé en permanence de l’état technique et des besoins de maintenance de chaque avion. ALIS peut, et a déjà, empêché le décollage d’avions en raison d’un fichier de données incomplet. Si le lien internet est en panne, l’avion ne peut pas voler, même s’il n’a aucun problème. C’est l’un des problèmes les plus étranges. Cela pourrait conduire à une situation dans laquelle les avions ennemis sont en approche, les F-35 sont ravitaillés et prêts à y aller mais ne peuvent pas décoller pour répondre à la menace.

                        Cela signifie que l’avion n’est même pas aux normes militaires cad autonome a 100 % des contraintes extérieures.

                        J’adore aussi ce point :

                        Étant conçu comme un bombardier léger, le F-35 est moins maniable que les avions de combat conçus il y a plus de 50 ans et serait abattu en vol par des avions de combat modernes. Ainsi, cela n’a pas été une surprise quand un F-16 a surpassé un F-35 en simulation de combat début 2015, un résultat tout à fait prévisible en simulation électronique.


                      • jmdest62 jmdest62 18 août 15:15

                        @Ruut
                        Pour le point N°2 , il parait que la parade c’est de l’envoyer en mission accompagné d’un F22 (lui aussi furtif) pour s’occuper de l’éventuel intercepteur .

                        Le Pb c’est que les zuniens ne veulent pas exporter les F22 ...donc les propriétaires de F35 auront besoin des zuniens pour préserver leur investissement mais « en même temps  » (comme dirait notre vénéré président) si le F35 est VRAIMENT" furtif il ne sera jamais intercepté donc rien à faire qu’il se manoeuvre comme une poêle à frire....il arrive , fait sa p’tite affaire et il s’en va ...pas vu pas pris..tranquille .
                        C’est le concept que les commerciaux de Loockeed ont réussi à vendre...sont forts ces commerciaux quand même. Non ?
                        @+



                      • jmdest62 jmdest62 18 août 15:22

                        @jmdest62
                        Pardon ! j’ai oublié un détail ...comme ça fait plus de vingt ans que programme F35 a été lancé on imagine , bien sûr , que les avionneurs d’en face et autres fabricants de missiles et radars sont restés sagement les deux pieds dans le même sabot en attendant que la « Merveille » déploit ses ailes.

                        @+

                      • Vredes Vredes 17 août 17:39

                        J’ai fait une belle blague sur Russia Insider à propos des avions furtifs américains.


                        Les russes viennent de révéler le SU 57 

                        Les américains ont le F 35 et le F 22   F35+ F22= SU 57  smiley


                        Un message assez intéressant d’un américains qui me disait le prix exorbitant de chaques avions américains :

                        Le F22 coûte 150 millions de dollars et le F 35 123 millions de dollars.
                        Quand au Sukhoi 57 il ne vaut que 50 millions de dollars. smiley



                        • Croa Croa 18 août 23:10

                          On s’en fout. Tout ça c’est pour faire marcher le commerce. Il y a beaucoup de mauvais clients potentiels sur ce forum mais les marchands de canons... Pardon d’avions de guerre (!), s’en foutent car ce n’est pas eux qui ont les sous ! Ceux qui ont les sous sont plus crédules, quitte à les intéresser un peu si nécessaire smiley


                          • lloreen 20 août 16:19

                            C’est très intéressant mais en delà de la réalité et franchement dit, digne de l’âge de pierre.


                            • lloreen 20 août 16:35

                              Dès le début du XXème une autre technologie était déjà disponible et faut-il s’en étonner, réservée aux programmes spatiaux secrets, auxquels participent tous les grands noms de l’aéronautique internationale.
                              Ce petit documentaire prouve que le temps des avions est révolu depuis belle lurette.
                              https://www.youtube.com/watch?v=f-N80zIo-_U

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