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Accueil du site > Tribune Libre > La grande « panne » SNCF de Montparnasse : entre amateurisme et mépris des (...)

La grande « panne » SNCF de Montparnasse : entre amateurisme et mépris des passagers (j’y étais !)

La matinée de ce dimanche 3 décembre 2017 partait plutôt bien. Après un café-croissant dans une brasserie jouxtant la cathédrale de Chartres (28), votre narrateur se dirigeait vers la gare SNCF pour attraper le train de 10h50 en direction de Paris-Montparnasse. Des raisons familiales me poussaient à gagner la capitale, ainsi que le plaisir de retrouver la cité pré-décorée pour les fêtes de fin d'année, une joie dont on ne peut se passer quand on a grandi, étudié et vécu dans une des plus belles villes du monde. Hélas, la journée allait tourner au cauchemar.

Arrivé sur le quai, j'apprends que mon "taxi" a dix minutes de retard, "pour raisons techniques". La routine, rien de bien inquiétant, mais il s'agissait en fait d'une entrée en matière. Après un trajet normal jusqu'à Versailles-Chantiers, où le train est arrivé vers 11h50, les choses sérieuses allaient commencer...

Cinq, dix, quinze, vingt puis trente minutes d'attente à quai, puis une annonce du conducteur, visiblement aussi agacé que ses passagers : 'je vous informe que ce train n'ira pas plus loin que Viroflay, en raison du non-respect de la fin de travaux prévus pour midi, et retardés en gare de Clamart. Je ne vous présente pas mes excuses au nom de la SNCF, car le personnel n'est pas responsable de la politique de privatisation, et de la décharge vers des sous-traitants des travaux d'entretien" (!)

Voilà qui avait le mérite d'être clair. Direction, donc, le quai voisin et le RER C pour gagner le coeur de la capitale. Mais le meilleur restait à venir.

Au domicile familial, une chaine info nous appris qu'une "panne majeure" bloquait tous les trains en gare de Paris-Montparnasse. Conséquence des fameux "travaux", un panneau de signalisation numérique a lâché : ce fameux "bug" dont parlait un responsable de la SNCF en soirée. Autrement dit, on sous-traite des tâches autrefois réalisées par des ouvriers d'état à des branquignols payés au lance-pierre, et en prime il n'y a plus de personnel en veille le dimanche pour la maintenance du système. Car c'est toujours le jour du seigneur que tout lache à Montparnasse (en fait, à Vanves-Clamart où sont situées les installations de signalétique). Merci les réformes du sacro-saint libéralisme économique, ses réductions d'effectifs de personnels publics et ses privatisations foireuses !

Il fallait donc rentrer plus tôt que prévu vers Chartres, en esquivant Montparnasse. Vers 16h30, Je suis passé par la ligne 10 du métro, puis à nouveau le RER C jusqu'à Versailles. Là, surprise ! J'apprends que les trains pour ma destination sont parqués à La Verrière (!), quatre stations plus loin. J'attrape un nouveau train pour cette destination, de justesse, sachant qu'il n'y a le dimanche qu'un train par heure cette destination.

Arrivé à La Verrière, je découvre un décor digne de juin 1940. Des masses de "réfugiés" sur le quai, fatigués et énervés. Des enfants en pleurs, des vieillards résignés. Aucun agent SNCF pour renseigner les passagers, seuls deux panneaux d'informations, avec des horaires de passages de trains fantaisistes. Avec d'autres compagnons d'infortune, je m'engouffre dans une rame à destination de Rambouillet. Arrivée vers 18h30... Et là, le meilleur gag de la journée se produit !

Il y a une correspondance à destination du Mans (via Chartres), sur un autre quai. Les gens se précipitent, une mère de famille manque de se ramasser dans l'escalier. Puis c'est la consécration : arrivés aux portes du train, celui-ci n'ouvre pas ses portes et part, quasiment vide (!) malgré les cris des passagers indignés. Car pour son zélé conducteur, l'heure c'est l'heure. Le gars est un bon fonctionnaire, tout aussi crétin et borné qu'un rentier libéral : ni jugeotte, ni soucis des autres, aucun respect pour ses semblables. 

Bref, il fallait attendre 18h48 le prochain train. Il ne passera qu'à 19h50. Pourtant, il n'y a ni panne ni travaux entre La Verrière et Rambouillet. Il n'y a que l'amateurisme des cadres de la SNCF, les sous-effectifs le week-end et le mépris pour le troupeau des passagers. Un seul agent d'accueil présent dans la gare, un jeune gars payé à encaisser les mécontentements. Avec le froid et la nuit, l'atmosphère était sinistre. A noter que les passagers qui désiraient se rendre de Rambouillet au Mans devaient emprunter un train à 19h46 qui n'est jamais passé, puisque le notre, omnibus, bloquait la voie jusqu'à Chartres...

Arrivé à destination à 20h20 après quatre heures de périples, je suis rentré chez moi encore plus écoeuré par le triste état de ce qui fut jadis une grande nation, avancée, moderne, humaine et efficace. Nous avons vécu ce dimanche 3 décembre 2017 les conséquences à la fois de l'ultra-libéralisme et de la dénationalisation des consciences, qui engendre l'absence de respect pour les autres.

En bon libéral, le PDG de la SNCF annonce qu'il remboursera le peuple des passagers. Pas de bol, j'ai déchiré et jeté mon billet à l'arrivée, mais de toutes les façons je me fiche de sa charité. Au lieu de nous rendre nos cacahouètes, qu'il s'occupe de faire fonctionner correctement son service public semi-privatisé, ou qu'il nous dise clairement, après cet énième incident, que la France va descendre au niveau du Royaume-uni post-thatchérien, où les trains déraillaient faute d'entretien des voies. Assez de foutage de gueule messieurs ! Vous qui circulez en voitures de fonctions et en hélicoptère quand le peuple doit se serrer dans des rames bondées et sales. Rendez-nous nos trains modernes et ponctuels et respectez-nous, svp !

 


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46 réactions à cet article    


  • rogal 5 décembre 12:11

    C’est sûr que le 3 décembre on a l’Austerlitz qu’on peut.


    • bob14 bob14 5 décembre 12:32

      La SNCF..et son train train quotidien...finira dans le privé !


      • Pere Plexe Pere Plexe 5 décembre 19:43

        @bob14
        C’est probable.

        Et alors ceux qui critiquent seront nostalgiques...

      • Konyl 6 décembre 12:33

        @Pere Plexe

        Nostalgique, j’en doute, les syndicats ont déjà obtenu que même dans le privé leur convention collective et disposition RH seront identiques. (Grèves de l’an dernier il me semble).


      • Zolko Zolko 5 décembre 12:37

        La SNCF est le pire de ce qui peut exister : c’est une entreprise privée ayant un monopole (l’état est l’actionnaire majoritaire, mais c’est une entreprise de droit privé). Quand on voit la qualité des trains en Grande-Bretagne, vivement que la SNCF soit ouverte à la concurrence. La vraie. Et je ne pleurerai pas sur le sort des employés de la SNCF, désolé pour eux, l’article le décrit très bien.
         
        Nous ne pouvons plus prendre le train en famille, bien trop chère, à moins de réserver 3 mois à l’avance. En Allemagne, le prix des billets est au kilomètre parcouru, et ne dépend pas du remplissage : si vous prenez le billet 5 minutes avant le départ, c’est le même prix que 3 mois avant (si il y a de la place, et il y en a toujours).
         
        Vivement la fin de la SNCF !



        • lahalle 5 décembre 13:18

          @Zolko
          « Quand on voit la qualité des trains en Grande-Bretagne, »
          Ben tiens donc....


        • leypanou 5 décembre 15:49

          @Zolko
          ne dépend pas du remplissage : si vous prenez le billet 5 minutes avant le départ, c’est le même prix que 3 mois avant (si il y a de la place, et il y en a toujours) : les compagnies aériennes -presque toutes- sont privées, est-ce que le prix du billet pour la même classe dépend ou non du remplissage ?

          Cette affaire de prix de billet en fonction du remplissage et/ou de la date d’achat est l’une des plus grandes escroqueries des temps modernes où vous payez différemment pour le même service.


        • Fergus Fergus 5 décembre 20:21

          Bonjour, leypanou

          « Cette affaire de prix de billet en fonction du remplissage et/ou de la date d’achat est l’une des plus grandes escroqueries des temps modernes où vous payez différemment pour le même service. »

          Je confirme, bien qu’étant bénéficiaire du système : j’effectue en effet assez souvent le trajet Rennes-Paris et retour, et le fait est que je paie mes billets 20 ou 25 euros pour un trajet simple alors que le prix monte à... 70 euros dans les jours qui précèdent le voyage.

          Cette pratique inspirée des modèles marketing appliqués au transport aérien est en effet un scandale : le prix du voyage devrait être calculé au km comme cela se faisait naguère.


        • Robert Lavigue Robert Lavigue 5 décembre 20:49

          @Fergus

          Une fois n’est pas coutume, je me joins à votre vertueuse indignation citoyenne concernant le prix des TGV entre Rennes et Paris.
          Où signe-t-on votre pétition pour que tout le monde paye au moins 70 euros pour un trajet simple entre Rennes et Paris ?

          J’ai quand même un doute...
          Rien ne vous empêche de payer 70 euros au lieu de 20 ou 25 euros. Il suffirait d’attendre un peu et cela vous éviterait de surcharger votre conscience mitoyenne en profitant de ce scandale tarifaire !

          PS : Je ne prends jamais le TGV entre Rennes et Paris, je suis d’autant plus objectif. Je n’en tirerai aucun profit.


        • Fergus Fergus 6 décembre 08:34

          Bonjour, Robert Lavigue alias M.Persiflage

          « Rien ne vous empêche de payer 70 euros au lieu de 20 ou 25 euros »

          1) Le juste prix, calculé au km, devrait se situer entre ces deux extrêmes.

          2) L’argent que j’économise de cette manière est très largement utilisé pour venir en aide à des membres de ma propre famille. Je n’ai donc pas de problème de « conscience ».


        • Aristide Aristide 6 décembre 14:50

          @Fergus

          Vous vous rendez compte des inepties que vous nous sortez ici ? Je passe sur votre bonne conscience apportée par votre générosité familiale bien ordonnée, comme disait Jean-Marie, « Je préfère ma fille [ou ma famille] à mes amis, mes amis à mes voisins, mes voisins à mes compatriotes, mes compatriotes aux Européens ».


          Allons, il n’y a que dans les pays totalitaires ou les prix sont fixés sans tenir compte de la demande et de l’offre. Je veux bien que vous mettiez en cause la fixation des prix par la simple loi de l’offre et la demande, mais c’est cette seule loi qui vous permet d’être libre de vos choix de consommation. Comment donc peut-on concevoir qu’un service de transport rare soit payé au même prix qu’un service de transport abondant.

          Cette économie dont vous semblez regretter qu’elle ne régisse le prix du transport en TGV se nomme l’économie dirigée, vous savez celle qui a abouti à la pénurie, à la diminution de la qualité, à la banalisation du médiocre, ....

           

        • McGurk McGurk 5 décembre 13:22

          Le mépris des passagers se voit hélas au quotidien et sur toutes les lignes : tarifs démentiels augmentés trop fréquemment, trains trop en avance ou en retard/supprimés, information volontairement déficiente, horaires trafiqués électroniquement lorsque les gens ont le dos tourné, aucune explication quant aux retard des trains ou la modification de tel horaire, état dégueulasse des trains, etc.

          Et je ne parle même pas des travaux qui durent depuis bientôt deux ans sur la ligne et qui ralentissent de manière démesurée les trains circulant, des weekends entiers où on était coupé du monde à cause de ça ou l’été entier où la ligne était totalement arrêtée pour « gros travaux » - qu’ils ont omis de faire durant trente putain d’années ! A la place on nous mettait des bus, faisant volontairement des zigzags pour aller plus lentement, qui mettaient deux heures pour aller sur Paris !

          Leur « pass global », dont le coût est insupportable, est « revalorisé » tous les six mois sous prétexte que les « coûts d’exploitation ont augmenté » mais l’entreprise est toujours autant scandaleusement bénéficiaire.

          Ils ont tellement fait de coupes niveau personnel que le service, existant autrefois à Gare de Lyon, qui traitait les PV a été délocalisé dans le centre de la France. Maintenant, il faut tout envoyer par courrier dans l’espoir de le voir annuler (sans parler du coût des timbres et enveloppes).

          La dernière fois, ils m’ont envoyé un courrier en disant de manière très « princière » qu’ils m’accordaient 5 euros de remise sur mon abonnement ce mois-ci « exceptionnellement en raison des problèmes dus aux travaux ». Sur un ton méprisant et ridiculisant pour l’usager...Moi je m’en fous, je préfère que mon train arrive à l’heure et propre - j’ai toujours l’impression qu’un type a dégueulé sur la banquette lorsque je vois les sièges.

          L’été dernier par exemple, en plein mois d’août, le train s’est arrêté en plein milieu de la ligne 20 mn, il faisait dans les 30 degrés à l’intérieur et les fenêtres ouvertes n’y changeaient rien. Tout le monde suait à grosses gouttes, suffoquait et je suis très surpris qu’on ait pas eu au moins un malaise tellement c’était insupportable.


          • Olivier 5 décembre 13:23

            C’est le même genre pour les trains de grande banlieue : retards devenus la règle, train bondés et voyageurs obligés de voyager debout depuis des décennies, annulations sans explication, etc. Il y a un problème de base avec la culture d’entreprise de la SNCF, dont la lourdeur et les coûts sont devenus monstrueux. 

            En grande banlieue, pourquoi ne pas enlever les rails et faire une route bitumée à la place, avec des bus articulés qui passeraient toutes les 5 minutes ? Le trafic sur autoroute est autrement plus intense et se régule tout seul, et avec un coût d’infrastructure infiniment moindre...

            • Olivier Perriet Olivier Perriet 5 décembre 14:05

              @Olivier

              Salut homonyme,

              je me pose juste la question :
              qu’est ce qui oblige les gens à vivre loin de Paris, alors que tout le boulot est à Paris ?

              La SNCF n’arrive plus à suivre la cadence, parce que les gens vivent de plus en plus loin de leur lieu de travail, mais ce n’est certainement pas la SNCF toute seule qui en est responsable, c’est un problème aussi d’aménagement du territoire.

              Hors de l’aménagement du territoire il n’y en plus.


            • ZenZoe ZenZoe 5 décembre 14:43

              @Olivier Perriet
              qu’est ce qui oblige les gens à vivre loin de Paris, alors que tout le boulot est à Paris ?

              Genre, ils zont qu’à louer un appart à Paris les crétins ? Vous êtes sérieux là ?


            • Olivier Perriet Olivier Perriet 5 décembre 15:58

              @ZenZoe

              Je sais qu’on est sur internet avec les smartfone tout en conduisant, mais faut apprendre à lire jusqu’au bout des trois phrases et des deux lignes


            • Konyl 5 décembre 16:05

              @Olivier Perriet
              « qu’est ce qui oblige les gens à vivre loin de Paris, alors que tout le boulot est à Paris ? »

              Olivier, vous vous posez cette question. Si c’est ironique dites la car on ne sent pas trop l’ironie dans votre tournure de phrase.

              Si ce n’est pas ironique et bien passez votre chemin, vous être trop loin des réalités des uns et des autres.

              Difficile à dire.


            • gardiole 5 décembre 18:25

              @Olivier Perriet
              Plutôt : « Qu’est ce qui oblige les entreprises à s’installer à Paris (et proche banlieue), alors que les gens qui n’ont pas les moyens de vivre à Paris logent en grande banlieue ? ».

              Dans un ordre d’idée voisin : provincial, j’ai quelquefois (plutôt rarement, et c’est heureux) l’occasion d’aller travailler à la Défense. Le trajet Paris - Défense en métro ou RER, affreux ! Mais cela n’empêche pas de nouvelles constructions de bureaux.


            • Olivier Perriet Olivier Perriet 6 décembre 09:32

              @gardiole
              « Qu’est ce qui oblige les entreprises à s’installer à Paris (et proche banlieue), alors que les gens qui n’ont pas les moyens de vivre à Paris logent en grande banlieue ? ».

              Je confirme que c’est bien ce que j’ai voulu dire


            • Olivier 6 décembre 10:46

              @Olivier Perriet

              Oui il y a une absurdité qui consiste à mettre les entreprises et les sièges sociaux dans Paris, souvent à l’ouest parisien, alors que le reste du territoire est vide ! 

              L’explication est simple : les dirigeants qui eux ont les moyens de se loger à Paris confortablement, n’ont aucune raison de se déplacer en province, et tant pis pour leurs employés condamnés à 3 ou 4 heures de trajet quotidien !

              Il y a longtemps que le gouvernement a renoncé à tout aménagement du territoire, laissant les choses aller à vau-l’eau en cela comme en beaucoup d’autres choses. Depuis le départ de de Gaulle ce pays n’est plus gouverné, les pitres et les histrions se succédant au pouvoir de plus en plus vite.

            • Konyl 5 décembre 13:29

              Bonjour,

              Comparer une panne SNCF avec 1940 est totalement absurde.
              La SNCF traverse une crise sans précédent pour les usagers mais tout semble rouler quand on les écoute. Sauf que dans les faits, et je ne parle pas que de Montparnasse, rien ne fonctionne, les outils d’alerte sont très souvent à côté de la plaque, le matériel roulant est mal entretenu, la signalisation aussi, une partie du personnel se met en grève pour un oui ou pour un non, les dépôts de sac totalement illégaux mais couvert par l’entreprise, bref cette secte est un gouffre financier pour le contribuable. Mais ils ne changeront rien, les syndicats ont la main lourde. Il faudrait virer tout ces SUD RAIL et autres poisons pour le rail.

              Et ces personnes essayent de faire croire qu’ils agissent pour le bien de tous, c’est totalement faux, toutes les grèves depuis 1990 ont été faite pour défendre des intérêts personnels au détriment des autres évidemment.


              • Pere Plexe Pere Plexe 5 décembre 20:02

                @Konyl
                La casse de la SNCF doit beaucoup plus à l’UE qu’aux syndicats .

                UE qui à déjà réussi à tuer le fret ferroviaire alors même que la privatisation, la mise en concurrence devait, selon les mêmes, booster le secteur.
                Devant ces résultats époustouflants ils ont imposé le même traitement au secteur voyageur.
                C’est bien connu que la solution est de généraliser ce qui échoue...

                Ne vous tracassez pas il est évident que le contribuable payera demain à des boites privées ce qu’il refuse de payer à la SNCF. Voyez les exemples de l’eau ou des déchets : les coûts ont explosés quand ils sont passé des communes au privé.


              • Gasty Gasty 6 décembre 11:42

                @Konyl

                « Et ces personnes essayent de faire croire qu’ils agissent pour le bien de tous, c’est totalement faux, toutes les grèves depuis 1990 ont été faite pour défendre des intérêts personnels au détriment des autres évidemment. »

                Faudrait déjà savoir ce que vous voulez ! Les syndicats ont alertés depuis très longtemps du mauvais entretien des matériels et de ses conséquences . Devant l’indifférence de la direction ( et votre aversion envers les syndicats ) ils ont fait grèves.
                Quant aux intérêt personnels, ne serait-ce pas aussi la suppression d’emplois qui se traduit par un augmentation du chômage et qui touche la société entière ( ce ne sont pas des chômeurs SNCF), des conditions de travail qui se dégradent en conséquence( mais ce sont des fainéants n’est-ce pas ! ) et l’emploi précaire non qualifié, mal rémunéré qui s’installe dans l’entreprise.
                Ca restera je pense à vos yeux, de l’intérêt personnels tant que vous ne vous sentirez pas concerné ou libéré de votre conditionnement.


              • Konyl 6 décembre 12:11

                @Gasty

                Les grèves pour le mauvais entretien ? Non pardon mais les grandes grèves (celle qui ont mis l’économie en branle) n’ont jamais été faites pour scander un problème de maintenance. Retraite, déplacement de bureau (Saint Lazare il y a peu), « mise en place de miroir en bout de quai pour les nouveaux train NAT...

                Et oui je suis pour la dissolution des syndicats sous leur forme actuelle, on est tellement loin et à l’opposé des ce pourquoi nos ancêtres descendirent dans la rue.

                Tous des fainéants, je ne sais pas mais dans une société ou l’avancement est automatique, ou il est impossible de se faire virer (même quand on consomme de l’alcool sur sont lieu de travail en mettant des vie en danger) je ne vois pas trop comment les gens auraient envie de bosser, il n’y a aucun challenge, tout tombe tout cuit. Fainéant, par forcément, disons sans motivation.

                Pour le chômage, les grévistes et les emplois fictifs (j’entends emplois totalement inutiles) ils couteraient moins cher en chômage qu’en salarier SNCF. Vous faites mine de ne pas savoir que 100 % des salaires, avantages débiles, retraites sont payés avec les deniers du privé, mais vous le savez n’est ce pas ? Perso les voyages gratos pour toute la famille jusqu’au ptit ptit cousin, moi ça me dégoute. Il faut une certaine mentalité pour bosser dans ce genre de boite. Je n’ai jamais croisé un salarié SNCF qui remet en question quoi que ce soit, »On se gave sans risque, pourquoi ne pas profiter aussi".

                Quand rien ne fonctionne, il faut tout changer, et ça c’est impossible à cause de vos amis les syndicats qui bloquent un pays entier pour être certain de ne rien changer, au cas ou ça pourrait aider les autres...


              • Gasty Gasty 6 décembre 14:02

                @Konyl

                On avance en age et c’est automatique aussi. Pour ce qui est de se faire virer je ne vois pas qui peut le revendiquer comme un avantage. Dans de telle conditions, qui auraient envie de bosser s’il ne peut pas se faire virer...magnifique perspective de vie que vous proposez.

                Mes ancêtres ne sont pas les vôtres et la nouvelle forme syndicale qui est proposé et que vous devez défendre, c’est la mort du syndicalisme. Vous en avez conscience ? Alors ne parlez pas d’une forme nouvelle de syndicalisme.

                L’aide n’est jamais venu de vous, j’en suis certain mais plutôt avec l’appui d’une partie de la population qui n’a jamais été dupe. Car quelque soit l’entreprise qui se défend, elle freinera les ardeurs néo libéral à l’encontre du public/privé.

                Cessez de parler de « changer » lorsqu’il s’agit de « détruire ».

                Vos cliché d’alcoolo , de chômage moins chère etc.. c’est lamentable.


              • Konyl 6 décembre 17:11

                @Gasty
                Vous avez déformé ma phrase et son sens concernant le fait de se faire virer donc bon.

                Je souhaite la fin du syndicalisme tel qu’il existe aujourd’hui, sectaire et fermé sur lui-même. Non effectivement, mes ancêtres m’ont enseigné une chose essentielle que vous ne comprendrez jamais, sous couvert d’agir pour le plus grand nombre (ce qui est évidement une farce), la liberté est collective et non individuelle, l’individu devrait penser les choses comme un tout et tout faire tourner autour de lui.

                L’aide n’est jamais venue de moi ? Mais quelle aide ? De quoi parlez vous ? Si on prends l’exemple de la SNCF, votre réflexion est également une farce car je paye mon pass navigo, je paye mes impôts, et je respecte les trains que je prends... J’ai même proposé via leur blog des solution s pour aider fut un temps... aucune réponse, il fallait travailler !

                Aucun cliché alcoolo, c’est un fait qui est avéré, et qui m’a choqué tant il est inadmissible. J’ajoute qu’il y avait eu une grève pour la tentative de mise a pied des agents concernés, donc non ce n’est pas un cliché. Même la CGT dénonce les problèmes lié à l’alcool au sein de la SNCF.

                Le chômage couterait moins cher qu’un agent SNCF c’est un calcul rapide.

                J’ai été défendre et j’irais le refaire, le personnel hospitalier par exemple, sans aucune hésitation, mais pas la SNCF, cette boite est une plaie pour la société actuelle, sans leur pouvoir de nuisance les cheminot serait contraint de se plier au régime général comme ils devraient le faire, sans exception. Vous allez brandir votre drapeau « ah mais les conducteurs de trains ne peuvent pas conduire des trains jusqu’à 62 ans ! » Bah non c’est vrai mais ils peuvent faire d’autres choses... comme former par exemple.

                L’écart public privé a été creusé par le public, pas par le privé.


              • pipiou 5 décembre 13:30

                L’auteur se la joue anti-liberal mais il a un discours très liberal de « client-roi ».

                Au lieu de s’acharner sur ceux de la SNCF qui travaillent : les conducteurs de train, les gens d’acceuil, les cadres, l’auteur ferait mieux de se préoccuper de tous ceux qui ne travaillent pas.

                Car si le Directeur de la SNCF était libéral, comme le suggère maladroitement l’auteur, il n’y aurait pas autant de glandus. Ce sont les planqués qu’il faut dénoncer, pas ceux qui font leur job.
                Certaines fois dans les grandes gares il y a à peine le tiers du personnel prévu qui est présent !

                Et pourtant à la prochaine grève de la SNCF l’auteur se montrera solidaire parce que ça fait bien.


                • ZenZoe ZenZoe 5 décembre 14:48

                  Des mauvaises langues disent qu’à la SNCF il y a 3 cadres (surpayés) pour un seul technicien. Déjà, c’est problématique ça. Personne pour faire le vrai boulot. Et en plus les techniciens, ils font la tête parce qu’ils veulent être cadres eux aussi.


                  • McGurk McGurk 5 décembre 17:46

                    @ZenZoe

                    Je me rappelle le cas de ce type qui avait un super poste à la SCNFoutrien, mais absolument aucune mission. Il est resté un an à son bureau avant de péter un plomb, ça avait fait scandale dans la presse.


                  • Pere Plexe Pere Plexe 5 décembre 20:10

                    @ZenZoe
                    ...c’est connu que les 15000 trains quotidiens roulent tout seuls.

                    Que les 5 millions de passagers quotidiens ne nécessite aucun travail.
                    Que les 30.0000 km de réseau ne réclame aucun entretien, aucun contrôle.

                    Transporter 2 milliards de voyageurs par an ne nécessite pas ...

                  • Fergus Fergus 5 décembre 20:26

                    Bonsoir, McGurk

                    Des cas comme celui que vous citez, j’en ai connu également dans des grandes entreprises du privé !


                  • baldis30 6 décembre 09:09

                    @Fergus
                    totalement d’accord

                    et cela peut même être bien pire ....mais moins visible voire bien dissimulé ....sous l’appellation « consultant » ( la plus courante mais il y en a d’autres ....)


                  • Konyl 6 décembre 13:05

                    @baldis30
                    Oui sauf que le consultant n’a aucun pouvoir de nuisance, c’est la seule chose qui permet au SUD-RAIListe décérébrés de garder l’avantage.

                    Je suis d’accord avec vous, certains emploi ne servent à rien si ce n’est à brasser de l’air.
                    Mais le moindre consultant (dans le privé donc) cotise et paye ses impôts pour financer la SNCF, et plein d’autre dépenses étatiques. Et par définition, s’il bosse dans le privé, il ne vous coute rien en tant que contribuable.

                    Le bon cheminot gréviste lui profite de tout ça sans jamais se demander s’il doit faire un effort pour les autres.


                  • Ger. 5 décembre 17:35

                    Ca aurait pu être Austerlitz -comme la gare du même nom vers laquelle on orientait les naufragés du rail, mais ce fut Waterloo, comme la gare de Londres. Ces Anglais, ils éprouvent toujours un malin plaisir à donner à leur monuments et places des noms de défaites françaises !


                    • Djam Djam 5 décembre 19:14

                      Merci a l’auteur pour son témoignage in vivo. Cela dit, rien ne changera et les remontrances et autres descriptifs de galère suivis d’attentes ne servent strictement à rien. 

                      Comme le rappelaient en leur temps les magasines classiques : « ça va mieux en le disant...ou en l’écrivant ». Les esprits se calment très vite de nos jours ! Avez-vous constater un authentique ras le bol suivi de concrètes actions pour stopper la totale dérive générale ici ou ailleurs ? Rien ! Rien de rien. Partout des manifs sans aucune influence envers la marche irrésistible du nouvel ordre marchand mondial et le mépris affiché envers tous les peuples massifiés.

                      Pourquoi ? Parce que partout l’individualisme se contente d’attendre en bouffant de la merde, en recevant son petit salaire, ses primes, ses petits avantages résiduels, son train train (!) qui, bon an mal an, permet a la majorité de continuer ses méfaits. Les maîtres du chaos le savent, ils méprisent les peuples parce que ces derniers attendent que d’autres montent au créneau ! Ils savent que plus jamais il n’y aura de vraie révolte. Alors pourquoi voudriez vous qu’ils arrêtent ?

                      Il faudra que vous attendiez que les frigos soient vides pour que quelques hommes courageux se lèvent, mais ce n’est pas demain. Car Il y aura encore pas mal de gens qui mettront des Macron aux manettes d’un pays qui n’en finit plus de se faire détruire dans la quasi indifférence générale car, râler et manifester dans les rues n’est strictement aucun effet.

                      Les forums d’Internet ne servent qu’aux impuissants que nous sommes d’évacuer chaque semaine un peu de la pression...c’est tout.

                      • lloreen 5 décembre 20:01

                        @Djam
                        « Les forums d’Internet ne servent qu’aux impuissants que nous sommes d’évacuer chaque semaine un peu de la pression...c’est tout. »
                        Ils servent surtout aussi à informer qu’il y a d’autres voies disponibles pour autant que l’intention de vivre libre et souverain soit au rendez-vous.
                        Il y a déjà la possibilité de vivre sans argent avec Ubuntu en construisant l’alternative. Celle-ci existe dans de nombreux endroits mais de nouvelles initiatives voient le jour.
                        La première communauté Ubuntu s’est construite au Canada. Une autre se construit en Grande-Bretagne.D’autres existent ailleurs.
                        La recette est de n’attendre personne et de prendre sa vie en mains. A ce moment, les rencontres ont lieu, de plus en plus fructueuses.
                        Vouloir, c’est pouvoir.

                        Les smalltowns et le contributionisme (un monde sans argent).
                        http://www.dailymotion.com/video/x5gq4mo


                      • Arcane arcane 5 décembre 19:24

                        Versailles, catho , extreme-droite, ex enseignant en ZEP, c’est marrant mais vous me rappelez quelqu’un ... smiley


                        • Xenozoid Xenozoid 5 décembre 19:28

                          ca sent je vecu ,ijs sont nombreux


                          • lloreen 5 décembre 19:50

                            "Nous avons vécu ce dimanche 3 décembre 2017 les conséquences à la fois de l’ultra-libéralisme et de la dénationalisation des consciences, qui engendre l’absence de respect pour les autres."

                            Il vous reste encore quatre ans et quelques mois de sauce macronnaise à déguster. Il faut souhaiter aux français qu’elle ne sera pas trop indigeste...

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