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La grande tentation

Cet article n’est pas un article d’information, mais d’interrogation sans doute naïve. Il examine la possibilité d’un retour des Etats-Unis à l’isolationnisme, en tant qu’hypothèse prospective. Le rédacteur n’est absolument pas connaisseur de géopolitique, mais imagine que la dépression économique se déplacera vers ce terrain, et hasarde quelques hypothèses que les lecteurs plus avertis réfuteront ou préciseront. La future administration démocrate a pour l’instant parlé de “sauver l’industrie automobile”, de “nouvelle approche de l’environnement”, et de retraits militaires. Ceci m’évoque protectionnisme et isolationnisme, en un mot les années 1930, et voici pourquoi.

Le piège s’est refermé sur l’économie mondiale. Les déséquilibres s’avèrent brutalement insoutenables, et il n’existe aucun moyen de les corriger sous la pression. La déflation actuelle consiste en une perte de valeur d’actifs que l’on constate adossés à une demande insolvable. Cette insolvabilité provient de la montée des inégalités, elle-même causée par la mise en concurrence directe de tous les "marchés du travail", ce qui a été rendu possible par le démantèlement des barrières tarifaires réalisé par le GATT. Augmenter les salaires pour restaurer la solvabilité est fort peu probable, mais si c’était le cas, ça ne ferait qu’accélérer les pertes d’emplois par délocalisations. D’où la grande tentation du retour au protectionnisme. Celui-ci aurait été fort utile dans les années 1920 et 1990 pour prévenir les crises. Appliqué brutalement une fois les problèmes apparus, comme dans les années 1930, il peut avoir des effets négatifs. 

A l’heure actuelle, l’industrie automobile américaine est au bord de la faillite. Elle faisait des bénéfices surtout dans le haut de gamme (SUV, pick-ups, ...) et dans ... le crédit aux acheteurs. En période d’argent rare et d’essence relativement chère, ce haut de gamme se vend mal : aujourd’hui moitié moins qu’il y a un an. Aucune industrie ne peut durablement résister à ça. Les analystes se demandent actuellement si General Motors passera Noël, malgré de nombreux licenciements.

L’industrie automobile représente des millions d’emplois aux Etats-Unis. Sa faillite serait un séisme, et les démocrates fraîchement élus ne souhaitent pas sa disparition. M Obama a déjà annoncé qu’il "soutiendrait" l’industrie automobile, sous réserve qu’elle fabrique des voitures plus "économes en énergie". Ce dernier point parait du bon sens, puisqu’il permettrait de réduire le déficit commercial par diminution des importations d’hydrocarbures. En fait, les Etats-Unis pourraient déjà réduire la consommation mondiale de pétrole de presque 10% en utilisant ... les mêmes voitures que nous. Et c’est là que ce propos est une douce plaisanterie. Ford, GM et Chrysler ne savent pas gagner de sous en vendant de petites voitures. Il y a 8 ans, Ford Motor Co avait lancé un projet "blue team" allant en ce sens. Ce projet a été abandonné après avoir constaté que les coûts de production de Ford (c’est à dire les salaires, retraite comprise) ne permettraient pas la rentabilité dans la concurrence sur ce marché avec Honda et Nissan.

Le piège est refermé. Le seul moyen de sauver les "big three" est de restaurer des barrières tarifaires. Ce peut être d’une manière indirecte, par exemple en les subventionnant avec l’aide d’un impôt sur ... les ventes de voitures, qui pourrait être justifié par de grandes considérations environnementales. Cela défavoriserait et augmenterait les problèmes des sociétés qui exportent le plus aux US, c’est à dire Toyota, Honda et Nissan. Les problèmes américains seraient alors déplacés vers le Japon. Un accord pourrait figer les parts de marché mais pas de chiffres d’affaires, le total restant très inférieur à ce qu’il a été.

Un air de déjà-vu ? C’est ainsi que le piège a fonctionné dans les années 1930. Cela fait longtemps que l’on nous dit que la répétition de ces événements est impossible car on en a tiré les leçons. Il va falloir maintenant le prouver. J’ai bien entendu des financiers respectables m’expliquer il y a deux ans que "le risque systémique n’existait plus". L’automobile était avant la crise un des premiers postes d’exportation en France, et Renault et PSA délocalisent à tour de bras. Il existe un risque de refaire aujourd’hui et pour les mêmes raisons les mêmes erreurs qu’en 1930.

Tant qu’à entrer dans une prospective de répétition, et en relisant l’histoire de la montée des périls de la décennie 1930, on peut imaginer qu’avec le protectionnisme renaisse l’isolationnisme US. La nouvelle administration démocrate pourrait constater que les guerres d’Irak et d’Afghanistan coûtent chaque année l’équivalent d’un plan Paulson, que des centaines de milliers de GIs stationnent ailleurs dans le monde, que la doctrine “preemptive” des neocons n’est pas spécialement efficace ni populaire, ni aux Etats-Unis, ni dans le monde. Il n’est pas aberrant d’imaginer que les Etats-Unis abandonnent leur rôle de "gendarme du monde". La réduction de la facture énergétique et de la dépense militaire pourraient suffire aux Etats-Unis à passer un cap. Du "nouvel ordre mondial", on passerait alors directement à l’anarchie.

En résumé, il y a une cohérence possible à tout cela. La réduction de la dépense militaire permettrait d’équilibrer le budget. Elle rendrait l’approvisionnement en pétrole plus difficile, mais ceci pourrait être compensé par un grand plan d’économie d’énergie relançant l’industrie des Etats-Unis et seulement elle, le tout avec un discours enthousiaste pacifiste et environnementaliste.

La conséquence de l’absence de gendarme mondial serait la résurgence incontrôlée de nombreux foyers de tension sous le boisseau. Il y en a sans doute beaucoup. Le rédacteur pense en particulier à trois d’entre eux : les Balkans, le Moyen-Orient et l’Extrême-Orient.

 Le foyer plus évident est le Moyen-Orient. Les Etats-Unis pourraient tenter un retrait-joker à “l’anglaise”. Rappelons en effet que, quand l’Angleterre a abandonné son protectorat sur la Palestine en 1947, c’était avoir l’espoir d’en reprendre le contrôle indirect via le régime allié jordanien, dont l’armée était dirigée par un anglais, ”Glubb pacha”. Il est envisageable pour désamorcer les conflits qui découleraient du retrait américain, de tenter de revenir au découpage ottoman de 1914. Le califat de Bassorah (sans le Koweit) pourrait être confié aux perses, celui de Badgad aux arabes, par exemple avec un contrôle saoudien, et celui de Mossoul aux turcs en sacrifiant les kurdes au passage. Ceci serait probablement satisfaisant pour les perses et les turcs, mais pas nécessairement pour les arabes, et en particulier les arabes chiites d’Irak. A mon avis, ce joker n’empêcherait pas le chaos.

Une crise protectionniste frapperait durement beaucoup de pays d’extrême-orient, dont le Japon et la Chine, où quelques inimitiés pourraient refaire surface. On pense tout de suite à une reconquête de Taiwan, mais cela ne me semble pas le plus probable. Envahir une île implique une campagne traditionnelle lourde en matériel. En cas de déstabilisation de la Chine, la première cible ne serait-elle pas plutôt le sud-est asiatique et en particulier le Vietnam dans un premier temps ?

Un retrait américain des Balkans laisserait les mains libres à la Russie pour armer la Serbie, ce qu’elle peut souhaiter pour retrouver des marches occidentales. L’Union Européenne n’a aucune capacité de réaction ni même de décision. Elle dépendrait d’ailleurs encore plus complètement des hydrocarbures russes en cas de chaos au Moyen-Orient. L’Allemagne pourrait peut-être protéger seule la Croatie et la Slovénie, mais qui interviendrait si la Serbie décidait de chasser ses minorités albanaises ou ré-annexer la Bosnie-Herzégovine ? D’autres choses pourraient également concerner l’Ukraine, le Caucase, et plus généralement une liberté retrouvée de la Russie dans ses marches du sud et sa confrontation séculaire à la Perse.

Mais c’est le foyer balkan qui contiendrait comme d’habitude la première menace à nos portes et, relativement à celle-ci, on pourrait se poser la question de savoir à quel moment il faudrait décider un réarmement significatif pour être en mesure d’intervenir à Guernica plutôt qu’à Verdun.

Je prie les lecteurs de bien vouloir excuser et corriger les erreurs de cette incursion dans un domaine qui m’est peu familier.


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62 réactions à cet article    


  • alberto alberto 21 novembre 2008 10:11

    Bonjour, Forest et je rigole un peu quand tu écris :"
    Je prie les lecteurs de bien vouloir excuser et corriger les erreurs de cette incursion dans un domaine qui m’est peu familier.

    Car ceux à qui ce domaine est familier il y a longtemps qu’ils ont perdu leur boussoles, leurs chaussettes, et bien d’autres choses ! Sauf à prévoir les évènements de la veille...
    Toujours bien agréable de te lire : bien à toi.


    • LE CHAT LE CHAT 21 novembre 2008 10:17

      @forest

      intéressante reflexion et pertinente , vu la façon qu’a eu l’administration néocon de lâcher son allié géorgien après lui avoir monté le bourrichon !

      les américains sont spécialiste du double langage , voulant la mondialisation pour leur camelote et étant horriblement protectionistes sur leur marché , on l’a vu avec Airbus . smiley


      • ASINUS 21 novembre 2008 10:19

        bien vus forest end je suis loinde " vos modestes connaissances naives" mais le raprochements des limes us du "homeland" permettant de regler l interieur est une eventuallité plus que probable , militairement il sera interréssant de voir les nomination d obama il n est pas neutre que Powels ami de Fallon ai l oreille d Obama,la Navy professe un retour au fondamentaux d avant guerre des flottes puissantes garantissant un isolationnisme economique , d autant que le Pacifique " jaunit"


        • JL JL 21 novembre 2008 10:24

          Bonjour, même si je n’ai aucun repère dans ce domaine, j’ai lu votre article avec grand intérêt. Vous dites : "" La conséquence de l’absence de gendarme mondial serait la résurgence incontrôlée de nombreux foyers de tension sous le boisseau. ""

          J’aimerais à ce propos citer la blague qui se raconte en Amérique du Sud : "Si les Etats Unis sont le seul pays du monde où il n’y a jamais de coups d’État, c’est parce qu’il n’y a pas d’ambassade américaine". Bon, on en pense ce qu’on veut.


          • JL JL 21 novembre 2008 11:15

            Un article de Bakchich donne un bon aperçu de ce que pourrait être la voie suivie au travers de l’analyse de son équipe de transition. A la lecture, il semble difficile de croire à la solution isolationniste.



          • yoda yoda 21 novembre 2008 10:41

            "La conséquence de l’absence de gendarme mondial serait la résurgence incontrôlée de nombreux foyers de tension sous le boisseau."

            Vous voulez dire que jusque maintenant, les etats-unis via leurs multiples bases, ont desarmorce ou prevenu de nombreux conflits de par le monde ? Permettez moi d’en douter un peu...


            • Forest Ent Forest Ent 21 novembre 2008 11:24

              Quand les Etats-Unis ont quitté le Vietnam, la guerre ne s’est pas arrêtée : elle a changé de nature.


            • bobbygre bobbygre 21 novembre 2008 20:23

              Les conflits provoqués par les Etats-Unis risquent d’être d’une nature bien différente de ceux qui pourraient naitre de la disparition de sa "pacification" par la guerre et les coups d’états.
               Il ne faut pas y voir un quelconque regret de ma part mais il ne faut pas être naif non plus et une fois l’"empire" disparu, certains vont se sentir les mains libres... et que ça risque d’être le bordel.

              Mais il y a une autre hypothèse à l’isolationisme, c’est le jusqu’auboutisme. Je dois dire que je vois mal Obama dans le rôle de va-t-en guerre mais certains dans son entourage pourraient le mettre dans une position qui ne lui laisse pas le choix. Et ces derniers sauront lui vendre les solutions militaires qui vont bien. Ensuite, une fois le doigt dans l’engrenage...


            • ZEN ZEN 21 novembre 2008 10:44

              Bonjour
              Stimulante analyse
              Le scénario décrit ici paraît d’une probabillité raisonnable
              Malheur à nous si un conflit arrive aux Balkanx selon l’hypothèse décrite. !
              Les USA ne seraient pas prêts à lâcher leur méga-base installée au Kosovo , notamment...d’une haute valeur stratégique pour leurs intérêts dans la région


              • le mave 21 novembre 2008 10:46

                J’espère que vous vous trompez ,sinon celà voudrait dire que les EU font un pari .
                On se retire quelques temps de la marche du monde ,et on reviendra plus tard comme des sauveurs .
                Comme on l’a déjà fait plusieurs fois ...


                • Forest Ent Forest Ent 21 novembre 2008 11:52

                  C’est très exactement mon idée.



                  • Antoine Diederick 21 novembre 2008 19:51

                    a Zen, la presse traditionnelle n’informe plus comme il faudrait, le Kosovo, la grande illusion , aujourd’hui la réalité....nous sommes a-nes-thé-siés et sidérés et consternés.


                  • yoda yoda 21 novembre 2008 10:55

                    J’y connais absolument rien, et je dis surement des conneries, mais si les US filent des tunes a l’industrie automobile, il n’y a pas concurrence deloyale et infraction des regles de l’OMC ?? le "free market" voudrait que ces industries disparaissent le plancher, et que les americains ne roulent qu’en Toyota ou Nissan... non ?
                    PLus generalement comment le protectionnisme peut coexister avec les regles de libre echange actuelles ?


                    • Forest Ent Forest Ent 21 novembre 2008 11:26

                      Aucun des "plans de sauvetage" qu’il y a un peu partout n’est compatible avec les règles de l’OMC et bizarrement il semble que ça n’intéresse plus personne.


                    • JL JL 21 novembre 2008 12:10

                      Vous avez dit bizarre ?  smiley


                    • alberto alberto 21 novembre 2008 13:07

                      Rien de bizarre : les lois, y compris celles de l’OMC, sont dictées par les plus forts à leurs seuls profits, quitte à les changer suivant les circonstances.
                      Pour ce qui est du fond de l’article, il n’y a rien de rassurant car effectivement dans le passé on a pu constater que la période de protectionnisme suit la crise et précède la guerre.
                      Et se ne sont pas les germes de guerres qui manquent : il suffit d’attendre un peu, une saison de protectionnisme peut durer quelques années...
                      Bien à vous.


                    • LE CHAT LE CHAT 21 novembre 2008 13:37

                      et la concurrence libre et non faussée qu’on voulait nous fourguer ??


                    • Antoine Diederick 21 novembre 2008 19:49

                      alors, M’sieur Chat, cette libre - concu. qu’on voulait nous fourguer nous a fourgué la mouise....

                      je vais finir par croire que c’est à dessein....

                      je commence à penser comme E.Todd, c’est nous même en Europe qui devons redevenir protectionnistes et volontaire pour sauver les meubles et notre histoire...je ne pensais pas cela avant mais aujourd’hui ?


                    • Antoine Diederick 21 novembre 2008 19:53

                      Matou, nous sommes surtout des "libres-cocus" en Europe... smiley smiley


                    • Jason Jason 21 novembre 2008 12:27

                      Tentation, il est vrai. Mais le repli sur soi d’une économie en déconfiture ne changera pas grand’chose à la donne actuelle au proche orient. Que les USA se dégagent des bourbiers actuels (Irak et Afnganistan), cela est prévisible, avec ou sans récession. Quant à des frictions éventuelles avec l’extrême orient, en raison d’une forte baisse de la demande US de produits manufacturés, il faudra renégocier les contrats d’échange, avec moins de poids de la part d’une économie affaiblie. Donc cette hypothèse reste à voir.

                      L’industrie automobile devra construire des véhicules plus économiques, c’est évdent. Mais il faudra environ 3 ans avant que les nouveaux véhicules sortent sur le marché. L’industrie bougeant bien plus lentement que le capital. Donc pas de solution instantanée. Cette industrie devra rester sous perfusion financière pendant plusieurs années. Les USA peuvent-ils tout financer en même temps ?

                      Ce que je trouve paradoxal, c’est que le modèle de pensée et les craintes survivent encore qui font réagir le monde au seul diapason des USA. C’était vrai par le passé. Mais est-ce vrai maintenant de la part d’un pays ruiné ? Quand les E-U se répandaient par le monde, on criait à l’impérialisme, quand le Dollar monte on se lamente, quand il baisse, idem, quand le repli devient nécessaire, on tremble... Enfin, on va peut-être perdre un gendarme, mais un très mauvais gendarme corrompu et plus, ce sera sans regrets.

                      Quand s’affranchira-t-on du joug idéologique imposé par l’outre Atlantique depuis 1945, et finira-t-on de trembler quels que soient les tournures des événements dans ce pays ? Il y a une belle place à prendre sur l’échiquier mondial pour l’Europe. La prendra-t-elle ?


                      • Forest Ent Forest Ent 21 novembre 2008 13:12

                        Nous avons donc le même pressentiment.

                        Il y a une belle place à prendre sur l’échiquier mondial pour l’Europe. La prendra-t-elle ?


                        Mon opinion sur ce sujet là :

                        http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=44363

                        Je ne pense pas que l’UE se sorte mieux de cette crise que les US.


                      • Jason Jason 21 novembre 2008 19:09

                        @ Forezt Ent,

                        Merci pour le lien sur l’histoire de l’Europe récente. Je dois dire que je pèche par excès d’enthousiasme, ce qui est rare, en pensant qu’une Europe désorganisée puisse jouer un rôle quelconque par les temps qui courent.


                      • Lisa SION 2 Lisa SION 2 21 novembre 2008 12:32

                        Bonjour forest,

                        La future administration démocrate a pour l’instant parlé de “sauver l’industrie automobile”, de “nouvelle approche de l’environnement”, et de retraits militaires. "
                        Excusez moi, mais ce n’est pas de " sauver " dont va se devoir cette administration, mais de " refonder totalement " sa politique de soutien. En effet, toutes les iitiatives de production de voitures électriques ont été tuées dans l’oeuf, par l’entremise des banques complices des géants de l’industrie automobile. Ceux-ci ont perpétré leur dépendance au pétrole afin de justifier leurs invasions militaires dans les zones productrices. Ils ont répandus de flagrants mensonges pour envahir le monde entier, et l’on peut se réjouir de ce que bien mal acquis ne profite pas plus longtemps.

                        " En fait, les Etats-Unis pourraient déjà réduire la consommation mondiale de pétrole de presque 10% en utilisant les mêmes voitures que nous. Et c’est là que ce propos est une douce plaisanterie " Evidemment, les distances américaines sont à l’échelle seize fois plus grandes que chez nous. Les modes de déplacements sont donc différents. Mais l’arrivée prochaine de notre TGV en Californie sera de trés bonne augure. Courage, américains, nous allons réssusciter votre " rail 66 "


                        • Lisa SION 2 Lisa SION 2 21 novembre 2008 12:38

                          Dans votre premier lien, on peut constater que Ferrari et Rolls-Royce ne souffrent pas de cette baisse importante affichant encore des ventes, confidentielles certes, mais en hausse de 50 et 150 %...


                        • LE CHAT LE CHAT 21 novembre 2008 13:38

                          ça n’empêche pas Rolls Royce de licencier 2000 types , faut faire plaisir aux actionnaires !


                        • Forest Ent Forest Ent 21 novembre 2008 18:03

                          l’arrivée prochaine de notre TGV en Californie

                          La prévision de l’article est que ce seront des trains 100% US. Amha, les US pourraient à cette occasion relancer un grand programme de construction de centrales nucléaires.


                        • geko 21 novembre 2008 12:34

                          Bonjour Forest

                          25 milliards de dollars ce ne sont pas quelques noisettes ! On dirait bien que les grands libéraux de la Mondialisation tournent leur veste !

                          Pas eu le temps d’aller en foret médiatique mais je le prends ici smiley



                          • ASINUS 21 novembre 2008 13:15

                            le bordel irakien et afghans ne sont plus des priorités pour peu que l acces petrole soit garantis et vous pouvez pariez qu au nom du realisme les forages d alaska vont etre activés ,
                            les usa se satisferont d une deuxieme republique islamiste chiite la partition
                            irakienne est donc actée le rearmement des milice sunnites et la partition de fait kurdes sont justes des epines destinées a affaiblir cette republique , len afghanistant le chef militaire occidental appelle a la discussion avec des talibans raisonables vous me direz vus que la charia est appliquée sur l ensemble du territoire autant plier les gaules , tout ça pourquoi ?ben Obama lui il est pote avec Powells qui lui est pote avec Fallon et eux leur soucis c est le Pacifique " jaunissant" le jane’s annonce la parité des flottes US et Chinoise pour 2010/2012 sur que la prochaine baston se prepare par la , la navy est en train de faire hurler toutes ses sirenes elle reactive une flottes dans les caraibes et les voies navigables evoluant dans le grand nord de nouveaux point de friction vont apparaitre ,la stratégie vise a un regroupement effectivement 
                            a terme le kosovo etat fantoche serait la bastion us en europe , d autre pays sont candidat pour l afrique le tchad serait l ideal pour projeter des forces sur ce continent

                            bref apres avoir allumés pas mal d incendies en peripherie de notre continent voir dessus" balkans" oncle sam est en route pour rapprocher ses limes
                            du homeland , resultat des courses le bordel en peripherie et maitre Ursus pret a nous presenter la facture des humiliations et autres avanies subies entre 1990/2004


                            • Internaute Internaute 21 novembre 2008 14:30

                              Vous avez une curieuse façon de voir les choses. Je ne pense pas que les Etats-Unis soient un facteur de paix dans le monde mais au contraire un facteur de conflits. En Afhganistan par exemple se sont eux qui ont formé et armés les talibans pour lutter contre les russes avant de se mettre eux-même à lutter contre les talibans et cette fois-ci avec l’appuis (même modéré) des russes. D’ailleurs je n’ai toujours pas compris ce que les uns et les autres veulent aux afghans.

                              En Irak, saddam Hussein était un facteur de paix contrairement à ce que peut laisser penser sa façon d’être et sa guerre contre l’Iran. En Iran, là encore ce sont les américains qui ont laisser tomber le Shah et aidé à tout va les islamistes dont aujourd’hui ils se plaignent. Il vaudrait beaucoup mieux laisser les peuples se débrouiller tous seuls et que s’établisse un équilibre local, sûrement plus durable que l’intervention américaine. Il n’y aurait pas aujourd’hui d’Ahmanidejad menaçant l’Israël s’il n’y avait pas eu les USA pour soutenir l’Ayatollla Komeiny. Toutes les révolutions oranges qui déstabilisent la ceinture de la Russie sont préparées et financées par les USA. Je ne vois pas leur apport à la paix mondiale. Il feraient mieux de penser à diviser leur immense territoire en trois ou quatres pays indépendants.

                              La crise est une aibaine car elle devrait limiter le commerce international. Dés qu’il dépasse les limites du commerce de complément, c’est une plaie. On en a discuté 100 fois sur ce site et je vous renvoie aux écrits de Paul Craig Roberts ou de Maurice Allais.


                              • Forest Ent Forest Ent 21 novembre 2008 16:31

                                Vous avez une curieuse façon de voir les choses. Je ne pense pas que les Etats-Unis soient un facteur de paix dans le monde mais au contraire un facteur de conflits.

                                Voir réponse plus haut. Quel que soit le point de vue, un retrait US peut être générateur de nouveaux conflits.


                              • cogno1 21 novembre 2008 15:21

                                En Iran, là encore ce sont les américains qui ont laisser tomber le Shah et aidé à tout va les islamistes dont aujourd’hui ils se plaignent.

                                Tutut, la révolution de 1979 est le contrecoup du coup d’état contre mossadegh et qui a remis le Shah au pouvoir, avec l’aide et la bénédiction des USA.

                                s’il n’y avait pas eu les USA pour soutenir l’Ayatollla Komeiny


                                Sans rire, tu as lu ça ou ?

                                Quoi qu’en fait si, je n’ai pas pu mempêcher de rire.


                                Par contre d’accord sur une chose, on a rarement un faiseur de paix générer autant de conflit.
                                Mais il ne faut pas aller chercher très loin, ce sont juste des bobards dignes de Goebbels pour faire avaler l’interventionisme à but économique.


                                • Internaute Internaute 21 novembre 2008 17:08

                                  Vérification faite, c’est vrai qu’il n’ont pas vraiment aidé les islamistes iraniens mais ils n’ont rien fait non plus pour aider le Shah à part lui donner l’asile politique.


                                • Forest Ent Forest Ent 21 novembre 2008 17:42

                                  La monarchie Pahlavi a été portée au pouvoir par les Etats-Unis en 1953 à la suite de "l’opération Ajax" qui a renversé le gouvernement Mossadegh accusé de "communisme" car il voulait nationaliser le pétrole. Ceci a été reconnu ultérieurement par le gouvernement américain.

                                  Mais les Etats-Unis ont effectivement aidé l’Iran pendant la guerre contre l’Irak. On a appelé cela "l’irangate". L’occident a armé les deux belligérants. Voir plus d’infos là :

                                  http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=12129


                                • Gilles Gilles 21 novembre 2008 15:46

                                  "Le piège est refermé. Le seul moyen de sauver les "big three" est de restaurer des barrières tarifaires...............Cela défavoriserait et augmenterait les problèmes des sociétés qui exportent le plus aux US, c’est à dire Toyota, Honda et Nissan"

                                  Sauf que ces constructeurs produisent DEJA ce qu’ils vendent aux américains sur le territoire des USA, en employant des américains, sous traitants à des boites US. Ils ne seraient pas tellement touchés

                                  Ensuite, les employés des boites de bagnoles sont trés syndiquées, offrent des avantages considérables à leurs employés (assurance maladie, retraites...) comparé aux constructeurs étrangers qui récemment implantés jouent la flexibilité à fond. Pour les plus libéraux (au sens français) des américains en finir avec ces pratiques communistes est un bon point et les salariés de GM et Ford devront accepter cette perte...pas le choix, ça ou la rue ! Le mouvement syndical perdra l’essentiel de ses forces en plus ! Donc que ces 3 géants aux pieds d’argile se cassent la gueule pourrait être vu comme une opportunité immense pour les plus néolibéraux, faire baisser le coût du travail significativement et faire un exemple


                                  • Forest Ent Forest Ent 21 novembre 2008 16:35

                                    Ils ne seraient pas tellement touchés

                                    Si quand même. C’est de l’échelle.

                                    les employés des boites de bagnoles sont trés syndiqués


                                    GM est pour les libéraux US ce que la SNCF est pour les libéraux français : il y a des syndicats, donc c’est communiste. C’est pour cela que les républicains refusent le bailout, et qu’il est probable qu’une administration démocrate le fera.


                                  • Marc Bruxman 21 novembre 2008 19:27

                                    Quelque part, la baisse du coût du travail aux Etats-Unis risque d’être automatique car leur productivité n’a pas suivi la hausse des coûts salariaux. L’industrie américaine est en piteux états et la plupart des européens qui visitent des usines outre atlantique sont souvent choqués du peu d’optimization sur place. Les deux seuls secteurs des US qui sont vraiments productifs sont l’innovation (high tech) et la finance. Mais la finance ils ne peuvent plus compter dessus pour les dix ans à venir !

                                    Les "tracteurs" produit par GM sont un exemple de l’industrie américaine. De mauvais produits fabriqués de façon peu efficace. 

                                    A ce jeu, du mauvais produit fabriqué de façon peu efficace, les chinois sont bien meilleurs !

                                    Et donc quelque part oui il va falloir passer par une réduction des coûts salariaux, mais cela ne servira à rien si il n’y a pas une vrai politique d’optimization et de productivité derrière !


                                  • Bernard Dugué Bernard Dugué 21 novembre 2008 18:55

                                    Waouhhhhh... Forest viens de se faire piquer son billet par Besson.

                                    Mais RDV cher ami en décembre 2009, Cac à 3800 et j’ai gagné mon pari, Cac à 2000 et j’ai perdu


                                    • Marc Bruxman 21 novembre 2008 19:31

                                      Le protectionisme c’est toujours la mauvaise réponse à une situation de faiblesse. Si les USA sont en crise c’est que leur appareil productif n’est pas adapté. Construire un mur douanier ne le rendra pas plus adapté. 

                                      Si les bagnoles de GM et les produits américains ne se vendent pas c’est qu’ils sont mauvais par rapport à la concurrece asiatique. Ils sont doublement mauvais : Non seulement ils sont cher, mais le made in japan est de meilleure qualité. 

                                      En mettant une barriére douaniére, on va forcer les gens à acheter finalement cher ce mauvais matériel. Et donc tous les utilisateurs de véhicules vont s’appauvrir vu que pour le même argent ils achéteront un produit moins adapté à leurs besoins. 

                                      Non la seule politique qui vaille c’est de laisser faire le démantélement de cette industrie, parer aux situations d’urgences avec des moyens exceptionnels si il le faut, puis mettre les boites américaines en conditions de pouvoir améliorer leur productivité. Si ca n’est pas fait ? Game Over !

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