• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > La guerre des mondes - La fin de l’hégémonie du dollar (...)

La guerre des mondes - La fin de l’hégémonie du dollar US

La fin de l'hégémonie du dollar US.

Le monde est en guerre.

Nous allons vivre du changement.

 

La guerre des mondes

La fin de l'hégémonie du dollar US

 

Nous vivons une période déterminante, cruciale.  Jamais nous n'avons vécu de tels événements.

Deux mondes s'affrontent.

Caricaturalement, nous pourrions dire que le bien affronte le mal.

C'est l'humanité contre l'inhumanité.

La coopération contre l'exploitation.

 

Cette guerre se cristallise autour des outils économiques qui sont en fait de véritables armes de contrôle et d'exploitation mondiale. Le dollar américain qui domine l'économie mondiale depuis des décennies est attaqué. Le clan de l'oligarchie occidental voit son règne mis en péril. 

 

1944 fut une date déterminante pour le clan de l'exploitation.

En effet, en juillet 1944 dans la ville de Bretton Woods au New Hampshire, 44 pays alliés, vainqueurs de la Deuxième Guerre mondiale mettent en place une réorganisation du système monétaire international et consacrent la domination du dollar américain sur toutes les autres monnaies.

On assiste aussi à la création du Fonds monétaire international (le FMI) et de la Banque mondiale. Ces organismes deviennent de véritables bataillons économiques de contrôle et d'exploitation des pays "en développement" et servent à maintenir cette domination du dollar US.

Quelques années plus tard, en 1947, l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, le GATT est créé. C'est ancêtre de l'OMC (l'Organisation mondiale du commerce). Une agence de régulation servant à régir le commerce international des marchandises tout en favorisant, bien évidemment l'hégémonie du US dollar. 

Jusqu'en 1971, les principales monnaies sont convertibles en or à un prix fixe auprès de la Banque centrale émettrice de la monnaie. La Banque centrale est alors obligée de détenir des réserves en or équivalentes à la valeur de la monnaie émise garantissant ainsi une valeur physique au papier. Ce système monétaire était stable et la domination du billet vert est, disons, acceptable. 

Mais le 15 août 1971, pour compenser l'énorme dette acquise par les USA suite à la guerre du Vietnam, Richard Nixon annonce la suspension de la convertibilité du dollar en or et déclare que le bout de papier est "as good as gold" (aussi valable que l'or). Un changement majeur ! Les prédateurs économiques américains peuvent maintenant faire imprimer leurs billets verts à volonté sans avoir à détenir l'or équivalent à la valeur émise. Le jeu de Monopoly devient entièrement sous leur contrôle. Plus rien ne limite l'imagination des prédateurs économiques. 

Depuis des millénaires la monnaie reposait sur des biens réels, entre autres, sur les métaux précieux comme l’or et l’argent. Nixon a commis un des plus graves gestes de scélératesse qui soit en décidant que les dollars américains valaient "de l'or". Il a ouvert la porte à une domination «  sans contrainte  » du billet américain. 

 

Depuis des années, plusieurs pays cherchent à se soustraire à cette domination inéquitable de la monnaie américaine. Plusieurs présidents se sont fait assassiner pour avoir ainsi tenté de transiger leur pétrole avec l'or ou une monnaie autre que le dollar US. Saddam Hussein, Mouammar Kadhafi, Hugo Chavez (mort d'un cancer) sont disparus. Avec la "production" à volonté du billet vert, ces pays producteurs de pétrole avaient le sentiment d’être rémunérés en monnaie de singe.

En 2000, on pouvait lire sur Libération :

« Le maître de l'Irak a décidé de s'attaquer au roi dollar. Hier, de Bagdad, Saddam Hussein a une nouvelle fois annoncé fermement son intention de ne plus utiliser le billet vert dans les transactions internationales de son pays. « Le dollar sera remplacé par d'autres devises étrangères, dont l'euro », a précisé son ministre des Finances, Hekmat Ibrahim al-Azzaoui. Autrement dit, l'Europe, principal acheteur du pétrole irakien, ne serait plus obligée de régler ses achats d'or noir en devise américaine. »

S'attaquer au « US dollar » peut vous coûter la vie. Aujourd'hui, c'est Vladimir Poutine qui ose l'aventure.  Suite aux menaces de l'OTAN, Poutine a décidé de passer à l'action. Parallèlement à une opération militaire en Ukraine, Poutine a décidé de vendre son pétrole et son gaz en Roubles. Fini l'utilisation du dollar américain. Si l'Europe ou quiconque veut du gaz russe, depuis le 1er avril 2022, celui-ci devra être payé en Roubles. Cette décision est majeure. 

Cette décision russe, en plus de réduire l'importance du dollar américain, met aussi fin à l'utilisation du système SWIFT.

Le système SWIFT qui signifie « Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication » est un système de communication pour faciliter les transferts d'argent interbanques (une sorte d'Interac) et les paiements internationaux. En gros, si vous pouvez facilement payer votre hôtel, vos restaurants ainsi que vos achats lorsque vous êtes à l'étranger avec vos cartes de crédit et même de débit, c'est grâce à SWIFT.

En février 2022, le monde de l'exploitation occidental, le Deep State, en représailles à l'opération militaire russe en Ukraine a décidé de "punir" la Russie en lui interdisant d'accéder au système SWIFT.  La punition n'a pas eu grand effet punitif. En effet, la Russie, la Chine, l'Inde ainsi que quelques autres Pays ont décidé de contourner le système SWIFT.

Ces Pays représentent plus de 3 milliards d'individus en comparaison à environ 1 milliard du côté occidental (Europe et Amérique du Nord réuni). 

 

Les Russes ne sont pas des deux de pique. Depuis 2014, ils se sont préparés à une telle éventualité. Ils ont donc mis en place un système de cartes de crédit, Mir, et l’agence Akras pour les notations de crédit. Surtout, depuis 2017, le pays dispose de son propre système transactionnel interbancaire, SPFS, développé par la Banque centrale de Russie, auquel 400 banques russes ont adhéré. Le réseau SPFS a été intégré à son équivalent chinois, CBIBPS, et comptait, fin 2020, 23 banques étrangères provenant notamment d’Arménie, d’Allemagne, du Kazakhstan et de Suisse. L’exclusion de la Russie de Swift est finalement plus dommageable pour l'économie occidentale que l'économie russe. Cette exclusion finalement profite au développement du système concurrent russe et chinois.

Les prédateurs du Deep State pensaient mettre à mal le Rouble en coupant la Russie du système SWIFT, mais on assiste plutôt à son maintien et même à une vigueur accrue. La décision de Poutine de n'accepter que le Rouble pour payer le pétrole et le gaz russe a pour effet de rendre la Rouble incontournable. Les Pays qui veulent l'énergie russe doivent passer par le Rouble. Pas de Rouble, pas de gaz ! C'est un incitatif drastique terriblement efficace. 

 

Le monde unipolaire de l'exploitation, c'est-à-dire le Deep State de l'oligarchie occidentale, est mis à mal. Le monde pluripolaire respectant la souveraineté des Pays et la diversité de leurs cultures s'organisent, se soutiennent et installent des mécanismes de défense non seulement économiques, mais militaires et même culturels. 

Nous devons nous préparer à vivre de grands changements. La donne économique sera bouleversée. Dettes, taux d'intérêts, taux horaire, contrôle financier, importance des banques, valeur de l'énergie, tous ces paramètres risquent de changer de façon radicale.

 

Nous espérons que la coopération, l'entraide, la gratuité de l'aide internationale puissent remplacer l'exploitation et la cupidité de cette clique oligarchique qui possède la quasi-totalité de la richesse mondiale.

Les mondialistes semblent en voie d'être vaincus.

 

Serge Charbonneau

Québec

 


Moyenne des avis sur cet article :  4.54/5   (26 votes)




Réagissez à l'article

28 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Kaa 7 avril 12:26

    La fin de l’hégémonie romaine s’est traduite parla transformation des esclaves en serfs et le passage de l’empire romain à l’empire carolingien ! Je sais, l’histoire ne se répète pas.


    • blablablietblabla blablablietblabla 7 avril 18:15

      @Kaa
      "le passage de l’empire romain à l’empire carolingien

      "
      Qu’est-ce qu’il faut pas lire ,la vache.


    • roman_garev 7 avril 12:45

      @l’ayteur

      Bonjour et merci pour cet article.

      Il doit y avoir quelqu’un d’autre que les Russes à faire ouvrir les yeux aux Occidentaux.

      J’ajouterais que la Banque Centrale russe a fixé le prix de son achat de l’or à 5000 Roubles pour 1 gramme, d’ici fin juin.

      Il est fort probable que ce prix en Roubles baisse dans la suite.

      Les conséquences sont évidentes.


      • laertes laertes 8 avril 17:12

        @roman_garev bon article en effet. L’or a toujours été l’ennemi mortel du dollar. C’est pour cela que 1 ) les US on abandonné le lien or/ dollar 2) créé l’or papier pour eviter à tout prix l’effondrement du dollar. 
        Mais rien à faire ! Avec la dedollarisation de la Russie, la Chine et l’Inde l’or va de nouveau attaquer le dollar. Et la spéculation via or papier s’effondrer !


      • roman_garev 7 avril 13:12

        Dans son article « La situation militaro-politique internationale actuelle et les tendances de son développement » publié le 6 avril, le Directeur du Service russe de renseignement extérieur (SVR) Serguey Narychkine affirme que l’universalisme libéral obsolète doit être remplacé par un nouvel ordre mondial — juste et durable. En bas la traduction du texte intégral est postée.

        L’opération militaire spéciale de la Russie a été un véritable moment de vérité pour le monde russe, déclarant fermement qu’il était prêt à défendre pleinement son droit à une existence distincte face au mondialisme agressif incarné par l’hégémonie américaine, l’élargissement de l’OTAN, la politique d’« interventionnisme libéral » et propagande LGBT. Dans une mesure non moindre, elle est devenue un point de non-retour pour « l’Occident collectif », qui, dans une ferveur russophobe, viole ouvertement ses propres principes de base proclamés depuis des décennies (voire des siècles), comme l’inviolabilité de la propriété privée, la liberté d’expression ou la diffusion illimitée d’informations.

        L’amertume de la confrontation indique clairement que nous parlons de quelque chose de bien plus vaste que le destin du régime de Kiev. En fait, l’architecture de tout l’ordre mondial est en jeu. Il est assez difficile de prédire ses contours spécifiques en fonction de la situation actuelle, mais nous pouvons dire avec confiance qu’il n’y aura pas de retour à l’ancien.

        L’opération spéciale russe mettra définitivement fin aux tentatives de transformer l’Ukraine en un État fantoche russophobe, construisant son identité sur la base du déni maniaque et de la diabolisation de tout ce qui la lie objectivement à la Russie. Peu importe combien vous sautez, vous ne vous échapperez pas ! D’autant plus que les États-Unis, comme la plupart des autres membres de l’OTAN, ne sont manifestement pas prêts à aller plus loin que d’apporter un soutien moral et matériel à la junte de Kiev et de s’engager ouvertement dans des affrontements armés directs à ses côtés. Au stade actuel, Washington considère que sa tâche principale est de prolonger le conflit autant que possible, de le rendre aussi coûteux que possible à la fois pour Moscou et Kiev, et en même temps d’empêcher l’escalade de se propager plus loin vers l’Occident.

        Pour ce faire, les méthodes les plus viles sont utilisées, jusqu’à l’envoi de militants armés sur le territoire ukrainien, chargés d’organiser et de soutenir la clandestinité soi-disant partisane, mais en fait terroriste, dans le pays. L’OTAN, comme le soulignent les « stratèges » américains, devrait essayer de transformer l’Ukraine « en une sorte d’Afghanistan ». Pour quiconque connaît au moins un peu l’histoire et la géographie, l’absolue inadéquation et l’échec stratégique d’une telle analogie sont évidents. Cependant, faut-il attendre beaucoup des dirigeants qui confondent Marioupol avec Metropol et considèrent Voronej et Rostov-sur-le-Don comme des villes ukrainiennes ?!

        N’ayant ni la force ni le courage de défier la Russie ouvertement et honnêtement, l’Occident essaie d’organiser un blocus économique, informationnel et humanitaire pour notre pays, de créer une atmosphère de « toxicité » autour de lui qui rendrait impossible la poursuite d’une vie normale . Tactiquement, cela utilise le mécanisme de la « culture d’annulation », élaboré par les élites libérales de gauche américaines sur leurs concurrents de droite, et désormais étendu au niveau mondial.

        Tout le monde est soumis à des sanctions, des entreprises russes, des banques et des médias aux journalistes individuels, athlètes, scientifiques, personnalités culturelles et artistes. Ces derniers ne sont punis que pour avoir refusé de répéter les mantras sur « l’invasion » russe de l’Ukraine et trahi leur patrie. Le degré d’absurdité et d’hystérie est tellement hors échelle que même les chats russes sont attaqués, qui sont suspendus de la participation à des expositions étrangères.

        Les chats russes, cependant, ne survivront pas de la même manière, ce qui ne peut être dit des consommateurs européens et américains. Une vie confortable et sécurisée, en particulier pour la classe moyenne, est depuis de nombreuses années l’un des piliers de la stabilité politique des pays occidentaux. Maintenant, à cause de la « croisade » contre la Russie annoncée par Washington et ses satellites, la population des États-Unis et des pays de l’UE est confrontée à une hausse sans précédent des prix du carburant, de l’électricité et de la nourriture. Les résidents d’Europe ont déjà commencé à se préparer mentalement aux perspectives d’introduction des cartes de rationnement et à l’arrêt des batteries, qui, s’avère-t-il, « peuvent facilement être remplacées par des pulls ». Et tout cela sous prétexte d’aider le peuple ukrainien, alors que c’est précisément pour les Ukrainiens que toutes ces mesures, comme on dit, ne sont ni chaudes ni froides.

        Il y a une forte impression que les élites occidentales utilisent simplement la situation actuelle pour mettre en œuvre des plans longtemps caressés pour la liquidation de facto de la classe moyenne dans l’esprit du scénario bien connu proposé par le Forum économique mondial de Davos : « D’ici 2030 vous n’aurez rien et vous serez heureux ! ».

        La machine de propagande occidentale, bien sûr, fonctionne bien. De plus, les sources alternatives d’information sont soit bloquées, soit soumises à de fortes pressions. Non seulement RT et Sputnik, qui ont une large audience, mais toutes les ressources et structures médiatiques, même les plus petites, qui osent s’opposer à l’administration occidentale, telles que la Nouvelle Revue Orientale, le centre d’analyse Katekhon, l’Institut russe d’études stratégiques, sont bloquées et sanctionnées. Dans un certain nombre de pays, par exemple en Lettonie, la responsabilité administrative a déjà été introduite pour le visionnage de contenus « illégaux ». Autrement dit, les créateurs et champions de Radio Liberty sont venus lutter contre les décodeurs et antennes paraboliques « illégaux » !

        A Washington et à Bruxelles, ils aiment spéculer sur le thème « des perspectives de confrontation entre le réfrigérateur et la télévision en Russie ». Cependant, un « réfrigérateur » dévasté pourrait être beaucoup plus dangereux pour l’élite euro-atlantique elle-même. Nous verrons encore la montée en Occident d’une véritable conscience civique, dirigée non pas contre la mythique menace russe, mais contre ses propres dirigeants, obligeant les Européens et les Américains ordinaires à payer de leur poche leurs aventures géopolitiques et leurs erreurs de calcul. Un tel réveil ne peut qu’être salué, même s’il est possible qu’il ne se termine pas avec l’arrivée au pouvoir aux États-Unis et dans les États européens d’hommes politiques réalistes sensibles à l’orientation nationale, mais avec l’établissement d’une dictature libérale-nazie déjà totale et non déguisée dans la zone Ouest.

        Une situation assez intéressante se dessine, rappelant un peu l’histoire de la fin de l’Union soviétique : l’Occident, mené par les États-Unis, tente de répandre dans le monde des orientations idéologiques auxquelles il ne croit pas et qu’il réfute constamment avec ses propres actions. Comme l’a noté F. Zakaria, un éminent expert américain en politique internationale, « l’empire » a débordé ses forces et se transforme progressivement en une « hégémonie gonflée » qui ne peut pas étayer sa rhétorique messianique par de véritables mesures. La crise autour de l’Ukraine confirme pleinement l’exactitude de cette conclusion.

        En ce moment, une étape fondamentalement nouvelle de l’histoire européenne et mondiale se déroule sous nos yeux. Son essence réside dans l’effondrement du monde unipolaire et du système de relations internationales fondé sur le droit du plus fort, c’est-à-dire les États-Unis, de détruire d’autres États afin d’empêcher la moindre possibilité de leur transformation en centres de pouvoir alternatifs. Ces objectifs ont été poursuivis en Yougoslavie, en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie. C’est précisément ce que visaient les efforts de l’Occident pour attirer l’Ukraine dans l’orbite de son influence. Aujourd’hui, la Russie conteste ouvertement ce système en créant un monde véritablement multipolaire qui n’a jamais existé auparavant et dont tout le monde, même nos adversaires actuels, bénéficiera à l’avenir.

        Si l’Europe et les États-Unis manquent de maturité et de courage pour avancer dans cette direction, les autres centres de pouvoir devront concevoir l’avenir mondial sans eux. L’universalisme libéral obsolète doit être remplacé par un nouvel ordre mondial  juste et stable. Elle doit être créée dans les conditions et sous les formes qui assureront la coexistence des États et des associations régionales en préservant à chacun d’eux le droit au développement originel. Je suis sûr que les forces saines des pays occidentaux qui sont conscientes des risques auxquels est confrontée la communauté mondiale et qui sont simplement intéressées par leur propre préservation seront de plus en plus entraînées dans ce processus.


        • pemile pemile 7 avril 13:35

          @roman_garev « L’opération militaire spéciale de la Russie a été un véritable moment de vérité pour le monde russe »

          Qui s’est crashé dès le 25 février, dommage pour les russes mais ils sont habitués à avaler des couleuvres matin, midi et soir.



        • Captain Marlo Captain Marlo 7 avril 18:15

          @voxa
          70 ans de crimes impunis, mais vous oubliez que c’est le Camp du Bien !
          C’est toujours pour répandre la Démocratie et la liberté !
          Un peu aussi « des tapis de bombes », mais ce sont des bombes « démocratiques »...
          Les USA sont pays aux origines messianiques.
          Cf « La « Destinée manifeste » et l’exceptionnalisme américain »


        • Captain Marlo Captain Marlo 7 avril 18:16

          @Captain Marlo
          Je remets le lien ICI.


        • V_Parlier V_Parlier 7 avril 22:18

          @pemile
          Qu’est-ce qui s’est crashé le 25 ?


        • pemile pemile 7 avril 22:24

          @V_Parlier « Qu’est-ce qui s’est crashé le 25 ? »

          Le « moment de vérité » de l’opération spéciale.


        • Alain Dussort Alain Dussort 8 avril 08:08

          @pemile
          Mais pas en France évidemment ! 
          J’ai une piste pour lutter contre la connerie : créer la ligue de défense des couleuvres ....


        • laertes laertes 8 avril 17:31

          @pemile vous raisonnez comme un vulgaire tacticien. L’article est sur la stratégie. La Russie n’a avalé aucune couleuvre car sa résilience est monstrueuse. Les russes ont toujours été de mauvais tacticiens mais des stratèges de premier ordre. Ils ont pour eux l’espace et le temps. Et personne je dis bien personne ne peut lutter contre cela. Nous sommes edans la seconde phase, l’attrition. Les russes peuvent tout digérer ... même les couleuvres ! Et vous savez ce n’est pas moi qui le dis...c’est Hitler lui même. « Les Russes avalent tout, le lapin avec sa peau ». Les occidentaux dans leur folie ont poussé les Russes dans ce qu’ils savent faire le mieux : une guerre d’attrition de longue haleine !! Ca va swinger !


        • voxa 7 avril 17:35

          .

          Propagande :

          Quand on veut se débarasser de son chien, on l’accuse de la rage.

          .


          • Captain Marlo Captain Marlo 7 avril 17:39

            Merci pour le billet, il rejoint l’analyse d’Asselineau : « Historique ! Vers la fin de la domination du dollar ? »

            Je crois que les pays de l’Otan, dans leur frénésie de sanctions ont commis une grosse erreur en mettant l’embargo sur les fonds souverains de la Russie.

            Les autres pays doivent se dire que cela peut leur arriver aussi. Quelle confiance peuvent-ils désormais avoir dans les banques occidentales ?

            En plus de l’allergie envers le $, la politique étrangère des USA et sa domination sur le monde, cette perte de confiance a sans doute joué dans le vote aux Nations Unies, ou plutôt dans l’abstention sur les sanctions à imposer à la Russie...

            Cf « Le spectacle de la fin du monde ancien »

            "(...) Comme le démontre le vote de la condamnation de l’invasion russe par l’assemblée générale de l’ONU. Il faut regarder en détail qui a condamné, qui sanctionne, qui a refusé de condamner, mais surtout qui s’est abstenu.

            Reflet d’un monde multipolaire où l’on constate que seul l’Occident s’oppose réellement à la Russie. Parce que pour les autres, ce n’est pas autre chose qu’un conflit entre celle-ci et l’Occident.

            La Chine, l’Inde, l’Amérique latine, l’Afrique, le monde islamique et l’Asie du Sud-Est, plus personne ne reconnaît réellement le pouvoir que s’auto-attribue l’Occident à régenter l’ordre mondial. Et n’acceptera plus qu’il en fixe longtemps encore les règles du jeu.etc"

            PS : L’Occident / Otan est désormais isolé.


            • blablablietblabla blablablietblabla 7 avril 18:34

              @Captain Marlo
              Vu la carte y a pas photo ,les us sont mal barré espérons qu’ils ne vont pas nous entrainer dans un conflit nucléaire.En cas de conflit ouvert les américains ne seront pas à l’abri.


            • Captain Marlo Captain Marlo 7 avril 19:57

              @blablablietblabla
              les us sont mal barré espérons qu’ils ne vont pas nous entrainer dans un conflit nucléaire.En cas de conflit ouvert les américains ne seront pas à l’abri.

              Biden est gâteux, mais je suppose que son entourage ne tient pas à se faire « glacifier » ! Je ne sais pas comment tout cela va se terminer entre l’Otan et la Russie, mais je comprends que l’Europe va payer cher sa vassalité.


            • Yaurrick Yaurrick 7 avril 19:57

              @blablablietblabla
              En cas de conflit nucléaire, personne n’y survivra. 13000 têtes nucléaires sont recensées dans le monde, dont 11000 rien que pour les USA et la Russie.



              • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 8 avril 12:05

                Et ben désolé mais je ne suis pas de votre avis, les mondialistes ne sont pas du tout vaincus.

                Au contraire, cette « affaire » ukrainienne permet d’accélérer le grand reset sur toute la planète, permet d’implanter les CBDC, des banques centrales, américaines, russes, européennes etc.

                Que l’argent s’appelle dollar ou rouble, une fois virtuel ça ne changera rien !

                D’ailleurs, le patron de la Sberbank (qui a été « sanctionné » lol) Herman Gref, qui participe au WEF et au Cyber Polygon 2020, est aussi membre du conseil international de la JP Morgan.
                Autre personnage intéressant, Kirill Dmitriev PDG des Fonds russes d’investissement, ancien de Goldman Sachs et consultant chez McKinsey, aussi young leader du wef ...

                Bref, arnaque à tous les étages, alors ne revez pas trop ^^


                • alinea alinea 8 avril 12:07

                  Merci pour cet excellent article, il me donne l’impression d’être une pierre solide au milieu de gué, qui nous permet d’avancer.

                  Et cette manière de synthétiser l’absurdité de notre monde : « ils ont décidé que le dollar c’était de l’or », et l’horreur de constater que tout le monde a accepté.

                  Nous n’avons pas grand chose à perdre de ce monde ; aidons le à sombrer vite, il ne nous entraînera pas avec lui si nous savons nous préserver.


                  • eddofr eddofr 8 avril 12:19

                    La fin du dollar Roi.

                    Si seulement ça pouvait être vrai !


                    • jjwaDal jjwaDal 8 avril 16:25

                      Le monde entier sait maintenant que le dollar n’est pas un placement sûr, si ce n’est pas encore du papier toilette.
                      Qui peut déjà croire que les USA rembourseront leurs dettes ? Raisonnablement personne. Or c’est cette dette qui a permis de dépenser 8 000 milliards de $ en guerres meurtrières (entre 900 000 et 1 000 000 morts) dont aucune n’a accouché par miracle de la démocratie. Présence durable en Irak (pour le pétrole), en Syrie (pétrole aussi), Afghanistan (ressources et géopolitique).
                      Si le dollar n’est plus un placement sûr il n’est plus qu’une devise pour acheter des biens et services US, sauf que la plupart des pays susceptibles de voir leurs avoirs en dollars bloqués un jour ou l’autre sont exportateurs net vers les USA. Leur besoin en dollars se limite donc à leurs achats dans cette devise.
                      Si Russie, Chine, Inde, voire Arabie Saoudite, Iran et quelques autres décident de se faire payer dans une autre monnaie les besoins de dollars vont imploser et qui va continuer à acheter la dette US sinon la FED ?
                      Quand en avril 2008, les USA (personne d’autre) ont décidé de déclarer ouvertement que l’avenir de l’Ukraine était dans l’OTAN (contre le rejet de cette idée par les Allemands et Français) ils n’anticipaient manifestement pas l’éventail de la réponse de la Russie à ce gant jeté.
                      La seule chose faisant tenir tout l’édifice est le rôle joué par le dollar. Il permet de vivre à crédit, les dépenses militaires et essentiellement d’acquérir contre du papier les ressources de la planète.
                      La guerre en Ukraine est une horreur longuement planifiée et pour les Ukrainiens et pour les Russes mais la véritable guerre est bien celle qui s’annonce et qui verra le dollar repasser au rang d’une monnaie de réserve comme d’autres.


                      • laertes laertes 8 avril 17:22

                        L’or rôde encore....... cherchant à dévorer le dollar.

                        L’or est l’ennemi mortel de la devise américaine. C’est la seule devise internationale réelle. Les réserves d’or de la Chine et de la Russie sont énormes. Elles sont une arme de destruction massive du dollar. L’or papier digue artificielle des Américains pour contrer l’or reel ne suffira plus ! 


                        • Captain Marlo Captain Marlo 9 avril 19:48

                          @laertes
                          L’or est l’ennemi mortel de la devise américaine

                          De Gaulle l’avait bien compris.
                          Cf « LE MAI 1968 dont les médias n’ont pas voulu parler » Par Morgan Sportès.

                          "(...) Che Guevara de la finance (et autrement dangereux qu’un Che Guevara puisqu’il dirigeait une nation puissante munie de l’arme atomique) a envoyé la marine nationale aux Etats-unis, acte hautement symbolique, pour remporter « son or » en échange de billets verts, monnaie de singe dont il ne voulait plus.

                          Là, il visait juste, il visait où ça fait mal. Et il a essayé d’entrainer avec lui, dans cette aventure (se débarrasser des dollars-papier), l’Afrique du sud, les pays arabes, la Russie, la Chine... Les stocks d’or US fondaient.etc



                        • roman_garev 9 avril 13:41

                          Dmitry Medvedev : En savoir plus sur les sanctions (publié le 8 avril)

                          Les sanctions ont été évoquées d’innombrables fois ces derniers temps. Et généralement de manière émotionnelle. Les pays ennemis continuent de les introduire contre la Russie. Je veux donc rappeler quelques moments fondamentaux de l’épopée des sanctions.

                          1. Les sanctions sont des mesures coercitives prises par le Conseil de sécurité de l’ONU sur la base de l’art. 41 de la Charte des Nations Unies par rapport à l’État fautif. Permettez-moi de souligner spécifiquement : il n’y a pas d’autre moyen de les accepter. Tout le reste, ce sont des représailles qui ne sont pas internationalement reconnues, ce ne sont pas des sanctions au sens du droit international. Par conséquent, tout ce qui a été fait près d’un millier de fois ces derniers temps contre la Russie est une violation directe des droits de la Fédération de Russie en tant qu’État souverain par des pays individuels ou leurs unions. Ainsi, la Russie est maintenant sous les sanctions illégales d’un certain nombre de pays.

                          2. Les sanctions illégales entraînent toujours la dégradation du système de droit international. Les mesures actuelles d’influence illégale, sans précédent par leur ampleur, leur portée et leur degré de cynisme, entraîneront un nouvel effondrement de toutes les institutions internationales, y compris principalement l’ONU, et un mépris total des normes du droit international. Hier, en particulier, cela s’est produit avec le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Il a perdu sa légitimité pour la Russie. Les relations diplomatiques s’arrêteront également complètement, leur niveau avec un certain nombre d’États sera abaissé ou elles seront complètement rompues.

                          3. Des sanctions illégales dans certaines circonstances peuvent être qualifiées d’acte d’agression internationale de la part d’États individuels ou de leurs unions. Tout d’abord, lorsque leur utilisation vise à porter atteinte à son indépendance économique, et donc à la souveraineté de l’État, et menace l’existence même de l’État. En fait, comme le disent nos adversaires, il s’agit d’une déclaration de guerre économique. Compte tenu de l’ensemble des circonstances juridiques et politiques, on peut conclure que les sanctions dans la situation actuelle peuvent être qualifiées d’acte d’agression contre la Fédération de Russie, comme l’une des formes de guerre hybride. Dans ce cas, l’État qui a été agressé, c’est-à-dire la Russie, a le droit à la défense individuelle et collective dans le cadre de la législation nationale et du droit international. Nul ne devrait avoir le moindre doute sur le fait que la Russie utilisera ce droit sous les formes et dans les limites qu’elle juge appropriées.

                          4. Les sanctions illégales contre la Russie visent à affaiblir radicalement notre État et à provoquer le mécontentement de ses autorités en vue de leur retrait ultérieur. Le président des États-Unis l’a dit directement, bien que ses collaborateurs aient tenté de démentir la déclaration de leur chef, évoquant, en fait, son incapacité. Le résultat de telles pressions conduit généralement à l’inverse : on assiste à une consolidation de la société civile autour des autorités et au renforcement du régime politique en place. Il y a aussi un autre effet. Parallèlement, en raison des problèmes économiques et autres liés aux sanctions illégales, la population du pays connaîtra une concentration d’émotions négatives à l’égard des États qui ont imposé des sanctions, avec leur personnalisation en tant qu’ennemi de la Russie.

                          5. Les sanctions illégales, comme tout le reste dans ce monde, sont temporaires et finiront par prendre fin. Leur résultat sera un ordre international détruit et des conséquences extrêmement difficiles pour l’économie mondiale et la vie de chaque pays. Dans le même temps, l’attention des électeurs d’un certain nombre d’États sera détournée vers un objet inutilisable en blâmant la Russie pour ses propres problèmes économiques. Et même la levée même des sanctions illégales s’accompagnera d’une rhétorique de bravoure sur leur grande efficacité. Bien que d’ici là, il sera clair pour tout le monde que leur performance est un mensonge absolu. Ce sont les lois du genre.

                          Et le dernier. Pour la Russie, dans toute cette histoire de sanctions, une seule chose est fondamentale. Tout doit être fait pour que des sanctions illégales aident notre pays à résoudre les problèmes de production et technologiques les plus importants. C’est très difficile, mais possible. Et c’est notre tâche commune.


                          • roman_garev 9 avril 14:09

                            Il est proposé de nationaliser en Russie les biens des pays hostiles et de leurs citoyens. Un tel projet de loi a été soumis à la Douma d’État par le Conseil d’État de Crimée.
                            Il s’agit de la propriété qui appartenait à des étrangers au 24 février de l’année en cours.

                            Il est proposé de retirer :
                            - les biens mobiliers et immobiliers,

                            - espèces,

                            - dépôts de banque,

                            - titres,

                            - les droits des sociétés.

                            Il s’agit de tous les actifs qui appartiennent directement ou par l’intermédiaire de sociétés affiliées à des États et à des particuliers étrangers.

                            Les biens seront confisqués si des étrangers ont la citoyenneté d’États figurant sur la liste des États hostiles. Ou si tel est le lieu de leur enregistrement, le lieu de leur principale activité économique ou le lieu de leur principal profit.
                            Le projet de loi s’applique également aux personnes qui sont sous le contrôle de ces personnes étrangères, quel que soit leur lieu d’immatriculation, etc.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON



Publicité




Palmarès



Publicité