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Accueil du site > Tribune Libre > La mise au pas du peuple par la fausse monnaie légale

La mise au pas du peuple par la fausse monnaie légale

Le premier mal contemporain est de croire à l’abondance gratuite et à l’efficacité permanente de la monnaie. Il nous vient de l’oubli que la monnaie est un vecteur d’énergie humaine préalablement et utilement dépensée. L’efficacité apparemment gratuite de la monnaie est un drame économique permanent car elle est fondée sur le rêve que quelque chose peut exister sans une cause en amont. Nous allons constater que cette efficacité faussement gratuite permet aussi, par une débauche de fausse monnaie, de réinventer l’esclavage en vantant son abolition, de démolir l’Europe en prétendant la construire, d’affaiblir la coopération au profit de la compétition, donc d’affaiblir la paix au profit de la guerre. Elle permet malheureusement aussi de rendre crédibles tous les fantasmes et arrogantes toutes les minorités. Elle donne enfin les rênes à une classe politico-médiatique complètement idéologisée, uniquement capable d’édicter des interdictions et des obligations sous couvert de sa propre morale à géométrie variable, pour se convaincre elle-même, aux frais du peuple et sans aucune chance de succès, que son idéologie la conduit sur la bonne voie. La réalité est que cette fausse élite a perdu toute idée de cohérence globale et ne se passionne que pour savoir comment tenir encore un moment. Emmanuel Macron est le porte-drapeau de la contradiction ambulante du « en même temps » qui essaie de ratisser large en partant dans tous les sens au mépris des trois essentiels qui sont et resteront la cohérence, l’harmonie et le sacré.

Tout est d’abord fondé dans l’idéologie dominante sur le fantasme de la création de richesse qui nous permet de nous croire Superman, ce qui est très agréable. Pendant que les machines produisent en continu en gaspillant les matières premières, on fabrique de la fausse monnaie pour que cette production soit achetée et donc apparemment transformée en richesse. Mais si cette richesse apparait vraie à son propriétaire tant qu’on ne lui a pas reprise ou tant que son jouet n’est pas cassé, elle est macro-économiquement aussi fausse que la monnaie qui l’a constatée. L’inflation monétaire permet de croire à ce que le système veut que nous croyions tous : les machines ne produisent pas des productions, elles produisent des richesses. Il se produit alors un double équilibre. Un équilibre du rêve dans lequel on plonge la population et où il devient évident, bien que complètement faux, qu’il suffit qu’une production soit désirée pour qu’elle devienne richesse grâce à la monnaie-dette. C’est comme cela que l’on bétonne un pays pour qu’il se croie riche. Mais pour que ce faux équilibre puisse tenir, un autre équilibre beaucoup plus discret et fondamentalement pervers se met naturellement en place comme nous levons un bras quand l’autre porte une charge lourde. L’énergie humaine nécessaire pour que la nouvelle richesse soit vraie, va être trouvée dans le retour insidieux de l’esclavage. D’abord le plus apparemment anodin, l’esclavage dans le temps avec la monnaie-dette qui n’asservit que le futur, que les générations suivantes. On a le temps, on verra plus tard ! On aura créé des richesses et la science résoudra tout ! C’est le retour de la Pythie, du temple de Delphes et des oracles. Puis comme l’esclavage dans le temps est insuffisant, on ressuscite l’esclavage dans l’espace qu’est le mondialisme. Comme c’est loin c’est un esclavage que l’on ne voit pas et qui ne dérange donc pas. Et comme c’est encore insuffisant pour que toutes les productions des machines soient considérées comme des richesses dès qu’elles sont désirées, on est obligé de réintroduire l’esclavage ici et maintenant. Cela se fait par la facilité qu’a la classe politico-médiatique réputée notre élite, à obtenir de l’argent des banques. Cela lui donne des titres de créances totalement indus sur toute la population, ce qui est techniquement une réduction discrète en esclavage. Pour faire passer la pilule de la baisse du niveau de vie, on manipule subjectivement les esprits par les médias avec « la crise » éternellement ressortie et on favorise objectivement l’immigration pour que les autochtones, par crainte du chômage, ne mettent pas de gilets jaunes. Au lieu d’utiliser l’énergie des chômeurs pour le bien commun et pour pouvoir constater leur création de richesses par une fabrication de vraie monnaie, on calme les chômeurs avec de la fausse monnaie, ce qui fait croitre un peu plus la dette mondiale que personne n’envisage sérieusement de rembourser. Cette fuite en avant permanente dans tous les esclavages fait croitre la dette, le mépris des autres civilisations, la paupérisation du peuple et l’immigration. Et comme tout excès en génère toujours un autre à son opposé, la classe politico-médiatique représentée par Jacques Chirac a décrété une journée de commémoration contre l’esclavage quand il le ressuscitait dans le même temps, apparemment sans s’en rendre compte tellement l’électoralisme était son seul métier. Pour que le retour de l’esclavage ne soit pas trop visible, la classe politico-médiatique a aussi créé des Christiane Taubira pour réduire l’esclavage aux temps anciens, aux vilains blancs et aux gentils noirs alors qu’il est malheureusement universel et intemporel.

Si la monnaie était restée ce qu’elle devrait être, aussi parcimonieuse que l’énergie humaine précédemment dépensée pour des résultats appréciés et si possible durables (l’or par exemple), la plupart des dépenses en machines, appelées pompeusement investissements, n’auraient pas été possibles. Mais comme on veut nous faire croire aux organes reproducteurs de la monnaie, les machines, payées par la fausse monnaie légale, consomment les richesses de la Terre et les payent aussi avec de la fausse monnaie. Pour clore le circuit, les acheteurs transforment la production des machines en richesses en les payant encore avec de la fausse monnaie. Les peuples commencent à réaliser sans encore l’exprimer, qu’une fausse élite vit très bien sur le mythe d’un pays de Cocagne et sur la réalité de la résurgence de l’esclavage.

Si le drame actuel de confondre une richesse avec ce que nous désirons, était resté dans l’économie, un simple krach serait suffisant et le dépôt de bilan des banques, une simple anecdote. Mais il ne faut pas oublier qu’une richesse n’est que ce qu’une civilisation trouve beau et bon, comme la justice n’est que ce qu’elle croit bien et vrai. En rendant possible la réalisation de nos désirs réputés richesses, la fausse monnaie nous fait croire que tous nos désirs sont beaux, bons et bien. Elle casse les freins de la morale et de la cohérence de la vie en commun. Tous nos désirs étant maintenant réputés beaux et bons, donc admirables, l’individualisme va triompher et la fausse monnaie va veiller à ce qu’il ne manque pas de moyens. Y résister va devenir ringard. La pente est fatale et elle grignote absolument tout.

La fausse monnaie permet d’affaiblir la coopération au profit de la compétition en considérant le désir adolescent de s’en sortir tout seul, comme une richesse, et le besoin de l’autre comme une faiblesse. Chacun doit être Superman ou Superwoman, identique à tous les autres puisque leur égal. L’égalité n’est plus le respect de la diversité de tous les autres dans leur différence en utilisant justement les différences pour le bien commun. L’égalité devient la juxtaposition d’individus qui n’auraient besoin de personne et dont les différences doivent être gommées puisqu’ils sont réputés identiques. Il devient scandaleux de vouloir une vraie égalité dans l’interdépendance. A-t-on encore le droit dans un monde de parité obligatoire, d’observer qu’enceinte n’a pas de masculin et que la première fonction d’un sein féminin est d’allaiter. Dans l’idéologie mondialiste actuelle imposée par le nouveau Big Brother, on peut observer que la femme joue très bien à l’homme pendant que l’homme joue très mal à la femme. Ce qui est sûr c’est qu’ensemble ils ne renouvellent plus la population et qu’ils comptent sur la fausse monnaie pour faire le travail et qu’elle ne le fait évidemment pas. Certains pourront même voir dans la montée de la violence physique chez certains hommes comme de son équivalent chez certaines femmes qu’est l’animosité, le triste résultat d’un futur auquel plus personne ne croit.

La fausse monnaie permet aussi de rendre crédibles tous les fantasmes. Par l’intermédiaire du mythe de la création de richesse, elle fait croire qu’il est possible de faire du profit sans appauvrir quelqu’un d’autre. La redistribution de la richesse produite devient une norme. Emmanuel Macron peut gagner des millions à la banque Rothschild sans que personne ne se demande qui a perdu ces millions. Il a simplement pris sa part de l’extraordinaire richesse qu’il a produite ! Et grâce à la fausse monnaie, personne n’éclate de rire.

La fausse monnaie permet encore de rendre arrogantes toutes les minorités. Les minorités les plus voyantes, les féministes, les gays et l’islam, rentrent dans notre vie quotidienne par une « fenêtre d’Overton » entièrement payée par la fausse monnaie. Une fenêtre d’Overton est un glissement insidieux, subtil, permanent et qui coûte très cher. Elle nous fait passer de l’impensable au radical, du radical à l’acceptable, de l’acceptable au raisonnable, du raisonnable au populaire, du populaire au politique et du politique à l’obligatoire ou à l’interdit. Pour le voir autrement Daniel Hallin a imaginé une sphère au centre de laquelle se trouve le consensus et en s’éloignant du centre on traverse la controverse pour arriver à la déviance. Par son abondance la fausse monnaie renverse cette approche. Le consensus devient déviance et la déviance consensus. Divorce, IVG, homosexualité sont devenus consensus, et « en même temps » l’homme blanc, le christianisme et l’hétérosexualité descendent la pente. Ils sont déjà entre le raisonnable et l’acceptable. Certains les voient déjà dans le radical et rêvent de les voir dans l’impensable.

Mais c’est tellement reposant de ne pas voir l’énergie de la monnaie. Cela évite d’avoir à distinguer quand elle est admirable parce qu’elle est vraie, ou destructrice parce qu’elle est fausse. Cela évite de se poser les questions difficiles, et l’on peut se contenter de chercher chez les autres les boucs émissaires de la chute de notre civilisation.


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20 réactions à cet article    


  • JL JL 14 mars 11:31

    ’’ Pendant que les machines produisent en continu en gaspillant les matières premières, on fabrique de la fausse monnaie pour que cette production soit achetée et donc apparemment transformée en richesse. ’’

     

     Le libéralisme qui professe que ce sont les échanges seuls qui produisent la richesse est dans le même biais de pensée magique que vous.

     

     La différence est que les libéraux en jouissent cependant que vous en souffrez.


    • Marc Dugois Marc Dugois 14 mars 12:05

      @JL

      Ne jugez-vous pas trop vite ?

      La richesse n’est qu’un regard et ne vient pas de l’échange. L’échange en est au contraire la conséquence. Si je juge que telle chose est une richesse, je vais l’échanger contre de la monnaie.

      Le but de la fausse monnaie est de faire croire que les productions sont des richesses.


    • JL JL 14 mars 12:35

      @Marc Dugois
       
       Les mots ont un sens. Il est impossible de discuter sur des concepts erronés unilatéralement imposés par l’un des interlocuteurs. C’est une perte de temps. Bye bye.
       
       https://fr.wikipedia.org/wiki/Faux-monnayage
       
      http://www.leparisien.fr/faits-divers/billets-de-cinema-ce-qu-il-faut-savoir-pour-reperer-cette-fausse-monnaie-29-05-2019-8082555.php


    • Marc Dugois Marc Dugois 14 mars 14:51

      @JL

      Si vous étiez moins péremptoire, vous verriez que même Wikipedia que vous citez indique que le prix Nobel Maurice Allais comparait les banques à des faux monnayeurs.

      Mais tant qu’on ne sait définir la monnaie que par ses utilisations, on ne sait pas définir la fausse monnaie.

      Mais c’est en effet beaucoup plus facile de fuir le débat.


    • JL JL 14 mars 15:20

      @Marc Dugois
       
      Je fais une différence entre « vraie fausse monnaie » monnaie illégale produite par des faux-monnayeurs et monnaie (légale) la monnaie produite par les institutions légales.
       
       Je serais d’accord pour appeler « fausse monnaie légale » la monnaie produite par les banques qui résulte des prêts consentis aux États par les institutions financières et le paiement des intérêts. 
       
       La Dette est pour moi une fabrique légale de « fausse monnaie » : je l’appelle aussi pompe à fric ; le paiement de la charge de la dette est de fait, le quitus donné à la fabrication proprement dite de fausse monnaie légale.
       
       
      «  Trois ingrédients sont nécessaire pour que la société de consommation puisse poursuivre sa ronde diabolique : la publicité, qui crée le désir de consommer, le crédit, qui en donne les moyens, et l’obsolescence accélérée et programmée des produits qui en renouvelle la nécessité. Ces trois ressorts de la société de croissance sont de véritables pousse-au-crime  ». (Petit traité de la décroissance sereine : Serge Latouche).
       


    • Marc Dugois Marc Dugois 14 mars 15:47

      @JL
      Nous sommes donc parfaitement d’accord


    • colibri 14 mars 15:49

      @JL
      «  Trois ingrédients sont nécessaire pour que la société de consommation puisse poursuivre sa ronde diabolique : la publicité, qui crée le désir de consommer, le crédit, qui en donne les moyens, et l’obsolescence accélérée et programmée des produits qui en renouvelle la nécessité. Ces trois ressorts de la société de croissance sont de véritables pousse-au-crime  ». (Petit traité de la décroissance sereine : Serge Latouche).
       
      Il y a aussi et surtout le libre arbitre des gens qui compte , c’est même l’ingrédient essentiel qui conditionne le tout .

      Car qui m’empêche de ne pas acheter et de ne pas céder à la tentation de la société de consommation et des crédits ?? j’ai pas un pistolet sur la tempe quand je prend un crédit , 

      Si je succombe c’est que je le veux bien .

      si personne n’achète, ne consomme outrageusement , les sociétés de crédit n’ont plus de raison d’être ; et disparaissent d’elles même .
      Les gens , les états sont quand même responsables de leur dette ,
      les déresponsabiliser en mettant la faute sur le société de consommation c’est les rabaisser au niveau d’animaux , d’esprits inférieurs ,  incapables de discernement .

      L’esprit des gens est capable de faire changer les choses , il suffit de ne pas céder aux mirages .


    • JL JL 15 mars 09:55

      @colibri
       
       
       «  La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader. Un système d’esclavage où, grâce la consommation et au divertissement les esclaves auraient l’amour de leur servitude ...  » Aldous Huxley
       

       La thèse de Frédéric Lordon fondée sur les travaux de Marx et Spinoza, est que nous sommes tous et à des degrés divers dans la servitude volontaire. Il explique que le nouveau clivage se situe entre les esclaves tristes et les esclaves joyeux. (Capitalisme, désir et servitude)
       
      Dany-Robert Dufour dans son excellent ouvrage : « L’art de réduire les têtes » un essai sous-titré : ‘’Sur la nouvelle servitude de l’homme libéré à l’ère du capitalisme total ‘ » Extrait de le 4è de couv. : « Après l’enfer du nazisme et la terreur du communisme, il est possible qu’une nouvelle catastrophe se profile à l’horizon. Cette fois c’est le néo-libéralisme qui veut fabriquer à son tour un » homme nouveau« ... Déchu de sa faculté de jugement, poussé à jouir sans entrave, cessant de se référer à toute valeur absolue ou transcendantale, le »nouvel homme nouveau« est en train d’apparaître au fur et à mesure que l’on entre dans l’ère du capitalisme total sur la planète ».
       
      « Dans ‘’L’essence du néolibéralisme’’ (article paru mars 98 dans LMD), Pierre Bourdieu proposait de concevoir le néolibéralisme comme un programme de destruction des structures collectives et de promotion d’un nouvel ordre fondé sur le culte de l’individu seul, mais libre…. Les instances collectives (famille, syndicats, Etats-nations, mais aussi la culture …) sont bien identifiées comme cibles du néolibéralisme, en tant que susceptibles de faire entrave à la circulation élargie des marchandises. » (Dany-Robert Dufour, p. 139 « L’art de réduire les têtes » un essai sous-titré : ‘’Sur la nouvelle servitude de l’homme libéré à l’ère du capitalisme total ‘’).

      « Une société qui consacre ainsi ses principaux efforts à se rendre à la fois individualiste et « multiculturelle » ne peut donc trouver un semblant de cohérence anthropologique que si elle invite parallèlement ses membres à communier dans le culte de la croissance et de la consommation. C’est pourquoi l’économie est logiquement devenue la religion des sociétés modernes. Elle représente, en somme, l’unique moyen de relier les individus atomisés d’une société qui se veut, et se croit « axiologiquement neutre ». Jean-Claude Michéa : la servitude libérale (cité par Michéa : »l’Etat libéral est le « scepticisme devenu institution »" de Pierre Manent)
       
      «  Le pouvoir médiatique ne fonctionne pas par la coercition mais par la séduction. Il joue donc un rôle majeur dans les mécanismes de notre servitude volontaire. Il faut cependant corriger ce constat en rappelant que le système sait aussi écarter ceux qui pensent de travers (cf. Julian Assange

      ) . Moi je crois à la vertu de l’argumentation, y compris face aux pensées qui me semblent scandaleuses. » Elisabeth Levy
       
       etc. etc.


    • soi même 14 mars 13:49

      (Le premier mal contemporain est de croire à l’abondance gratuite et à l’efficacité permanente de la monnaie. Il nous vient de l’oubli que la monnaie est un vecteur d’énergie humaine préalablement et utilement dépensée. ) Pensée hors sol de la réalité, avec des concepts de cet ordre vous proposez de voyage sur la lune.


      • Marc Dugois Marc Dugois 14 mars 14:53

        @soi même
        Il faut en effet atterrir pour suivre.


      • soi même 14 mars 20:24

        @Marc Dugois, notre critique manque de rigueur dans votre article avec des concepts étonnées, en faite savez de quoi vous voulez dire ?


      • colibri 14 mars 14:01

        Si la monnaie était restée ce qu’elle devrait être, aussi parcimonieuse que l’énergie humaine précédemment dépensée pour des résultats appréciés et si possible durables


        ....

        Le problème est que l’argent , qui au départ était du travail humain , correspondant à un échange réel donc à une réalité matérielle tangibe est devenu quelque chose de virtuel quand les états ont commencé à faire marcher la planche à billets:i ls ont crée de fausses richesses pour huiler les rouages , non basé sur le travail réel de l’homme , mais une richesse virtuelle, inventée et crée artificiellement .

        Au départ l’argent correspondait à une réserve d’or dans les caisses , il y a longtemps qu’il n’y a plus d’or .


        La dette , donc vivre au dessus de ses moyens est un mode de fonctionnement des états parce que l’économie réelle ne permettrait pas de vivre comme on le fait et de dépenser , toute notre société est donc basée sur une économie fictive ne correspondant pas au travail réel , aux échanges réels possibles comme cela existait avant dans toute les sociétés. 

        Les états vivent au dessus de leurs moyens , même si ce système d’emprunt au départ a été utile et nécessaire , les états arrivaient à rembourser , mais il s’est emballé au point que le remboursement n’est plus possible et que tout l’économie est donc déconnectée du réel .L’emprunt , vivre au dessus de ses moyens est un moyens de fonctionnement , on ne se prive de rien :

        au final c’est toujours ceux qui travaillent qui devront payer .


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 14 mars 14:27

          @colibri

          ce ne sont pas les états qui ont commencé, mais les usuriers et le agents de change qu’on appelle aujourd’hui « banquiers » (bien qu’ils utilisent autre chose qu’un « banc » pour se livrer à leur petit commerce). 
          Ce ne sont pas non plus les états qui organisent des pénuries chroniques, mais les spéculateurs.
          La création de « valeur » (et non pas de « richesses ») ex nihilo a été imaginée dès que sapiens agriculteur a stocké ses réserve. Les périodes de crises comme celle de la révolution française ont même donné lieu à la promulgation de lois sur les « accapareurs » qui s’enrichissaient sur la faim de leurs compatriotes et contrôlaient les cours du blé devenu de l’or.
          La monnaie et l’enrichissement sont liés aux sociétés agricoles et nous n’en sommes pas encore sortis : des refexes de 10 000 ans, ça compte.


        • Marc Dugois Marc Dugois 14 mars 14:56

          @colibri

          Vous avez raison et le travail doit toujours précéder la fabrication de la monnaie.

          C’est cela qui est oublié et qui fausse tout.


        • colibri 14 mars 15:27

          @Séraphin Lampion 
          ce ne sont pas les états qui ont commencé, mais les usuriers et le agents de change qu’on appelle aujourd’hui « banquiers »

          Pour qu’il y ait des banquiers il faut bien qu’il y a ait des emprunteurs , tout va bien tant que l’état emprunteur peut rembourser ,

          mais avec l’accelération de l’état providence et la redistribution , les dépenses sont devenues déconnectées de la réalité , de ce qui était possible (style on va emprunter pour financer tel batiment , telle mesure indispensable au nom d’un idéologie , sans que l’économie réelle du pays donc le travail des gens puisse le financer =folie des grandeurs des chefs d’état déconnectés de l’économie réelle ), , les états vivent au dessus de leurs moyens ,de ce qu’ils peuvent rembourser , de ce que le travail des citoyens donc de l’économie réelle rapporte , (l’argent de l’état provient du travail des gens et des impôts )

          Il y a aussi bien entendu l’abus des usuriers qui en profite et étranglent les états ,
          mais qui obligent les états à emprunter ??
          les états ce sont bien accoquinés au départs avec les banquiers , ce sont ces deux choses liées qui font qu’on va dans le mur :économie déconnectée de la réalité .
          Mais les états providence qui empruntent ont leur responsablité .


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 14 mars 17:20

          @colibri

          l’état macronien a jusqu’à présent été tout sauf un « état-providence », mais il est bien acoquiné avec les banques (ses anciens employeurs, et s’il augmente la dette, c’est pour leur verser les d’intérêts qu’ils lui ont demandé de dilater encore un peu quand ils l’ont mis en place là où il est
          les « états-providence » redeviennent à la mode de puis le discours du 12 mars et l’appel à la « solidarité », mais ce sont bien les banquiers et leurs amis qui sont à l’origine des dettes nationales, pas pour financer la sécu, les retraites ou le chômage, mais tout simplement pour s’empiffrer.


        • Odin Odin 14 mars 14:18

          Bonjour,

          Article intéressant sur la fausse monnaie mais où il manque un point crucial, qui la contrôle. 

          Il aurait été instructif de rappeler la création des banques centrales dans les mains d’une caste privée de banquiers internationaux, dont la 1ère fut la FED en 1913.

          De création de lois scélérates comme en France, celle du 03/01/1973, dite loi Rothschild pour obliger l’état d’emprunter uniquement aux banques privées avec intérêts.

          Depuis cette date, nous avons une dette publique de 2.415 milliards €, soit 100 % du PIB et les contribuables français ont remboursé à ces usuriers, rien que pour les seuls intérêts de cette dette, la bagatelle de 1.500 milliards €.

          Là est la réalité de la fausse monnaie :

          « Donnez moi le contrôle sur la monnaie d’une nation, et je n’aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois. » 

          Mayer Amshel Rothschild (1743-1812)


          • Marc Dugois Marc Dugois 14 mars 14:58

            @Odin
            Vous avez d’autant plus raison que le PIB n’est que la somme de toutes nos dépenses publiques et privées.


          • papat 14 mars 15:16

            @Odin
            toujours les mêmes qui volent , pillent , sèment le chaos ! ils violent aussi .


          • Zolko Zolko 16 mars 11:14

            Article sympa, un peu confus, mais à qui il manque un point important quand-même : pourquoi et comment l’argent-dette s’est installé ? Il devait bien y avoir un avantage, il ne suffit pas d’en appeler aux Illuminatis et aux Francs-Maçons.

             

            Et il se trouve qu’il y a une explication : l’argent-dette permet – oblige – une croissance exponentielle de la quantité d’argent en circulation à cause des intérêts manquants, et cette croissance de la quantité d’argent trouvait sa contrepartie dans la croissance économique qui, elle-même, était possible par l’augmentation de la consommation d’énergie. Pendant 1 siècle, l’humanité s’est réellement enrichie en exploitant ce filon providentiel.

             

            Malheureusement, l’énergie utilisée pour cette croissance économique venait de sources fossiles, et nous sommes en-train de toucher à la limite de la disponibilité de ces énergies. Donc l’argent-dette n’était pas un problème jusqu’à il y a peu, mais est devenu un problème pour des raisons extérieures. Raisons évidentes, prévisibles et prévues, mais extérieures à toutes les doctrines économiques, que ce soit celles de Keynes, Friedman, Hayek, von Mises, Rothbard ... qui supposent tous que la disponibilité de l’énergie obéit aux lois économiques de l’offre et de la demande, ce qui est faux : si vous devez dépenser 1 baril de pétrole pour récupérer 1 baril de pétrole neuf, cela n’est pas rentable quel que soit le prix du pétrole. Les théories économiques ne s’appliquent pas à la denrée la plus importante de notre économie : les économistes sont des fumistes ignares qui racontent des oracles inventés.

             

            Et donc, maintenant que l’Humanité ne peut plus puiser dans cette manne pétrolière – pour cause de pollution, mais aussi tout simplement parce-que la source se tarit – l’activité économique stagne, et la croissance exponentielle d’argent-dette devient problématique. Jusque-là, ça allait à-peu-près, mais maintenant la fête est finie.

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