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Accueil du site > Tribune Libre > La multiplication des pains selon Matthieu
#94 des Tendances

La multiplication des pains selon Matthieu

Le 10 juin prochain, la Suisse votera sur un sujet qui devrait intéresser ses voisins au plus haut point.

Le peuple suisse sera appelé aux urnes une nouvelle fois le 10 juin prochain. Deux objets sont au menu, un référendum contre une nouvelle loi sur les jeux d’argent, pour amuser la galerie, et, une initiative du nom de « Monnaie pleine », qui elle, en revanche, devrait intéresser nos voisins au plus haut point. D’une part, parce que la Suisse compte parmi les places financières les plus importantes de la planète, également patrie de quelques unes des plus grandes sociétés multinationales, et d’autre part par le rôle que joue le franc suisse sur la scène internationale, notamment en tant que valeur refuge en périodes tempétueuses, qui seront au rendez-vous à nouveau sous peu.

Il s’agit de la renationalisation de la création monétaire.

Que tout le monde se rassure, cette initiative sera refusée. Mais là n’est pas la question. D’abord, rien que le fait qu’elle ait abouti devant le peuple est déjà un exploit. Cela démontre que des matières, à première vue aussi indigestes que l’économie et la finance, se transmettent aisément aux néophyte, avec un peu de pédagogie, ce qui est d’autant plus important que c’est dans ces matières que se trouve la clé de la répartition des richesses. Cet acte pédagogique, dont les partis politiques font cruellement défaut, pour d’évidentes raisons, est à saluer. Ce n’est donc pas une surprise que les partis politiques recommandent tous le refus de l’initiative, à l’exception des « Verts » qui laissent à leurs membres la liberté de vote.

Il s’agira donc de scruter attentivement son taux d’acceptation, un indicateur qui donnera une idée, à quel degré le peuple est mûr pour un changement de modèle de société. Entre 40% et 45% serait un signe fort.

Il se trouve que les crises financières sont aussi indissociables du système capitaliste que l’œuf et la poule. Prenant le relais du féodalisme il y a 200 ans, le capitalisme promit liberté, égalité et fraternité. Ce qu’il a produit depuis, c’est une crise financière à peu près tous les 10 ans, et une inégalité entre les hommes, qui, actuellement, atteint un paroxysme, qu’il faut chercher dans les annales de l’histoire de l’humanité. Peut-être aux temps des pharaons dans l’Egypte antique.

La dernière crise financière date de 2008, crise que les pouvoirs publics se résignèrent à résoudre par l’activation de la planche à billets, une intervention qu’en temps normaux, entre les crises, le capitaliste craint comme le diable l’eau bénite, orthodoxie financière oblige, autorisant du même coup des nationalisations de banques (UBS, AIG, Freddie Mac et Fannie Mae, Northern Rock) une hérésie absolue, en temps normaux, et des recapitalisations de banques avec de l’argent public, pas autorisées par les disciples de l’école monétariste, en temps normaux.

Les remèdes, pour sortir de la crise qu’elle a elle-même provoquée, la finance se les octroie elle-même, à doses homéopathiques, à la barbe des politiques, qui, par ignorance ou intérêt, c’est selon, suivent l’avis des experts.

Au menu il y a « l’augmentation des fonds propres pour les banques, la limitation des investissements d’entités bancaires dans des fonds d’investissement, l’encadrement de certains produits dérivés financiers, protection renforcée pour le consommateur et l’actionnaire, protection renforcée pour les demandeurs de crédits », et ainsi de suite (Dodd-Franck Wall Street Reform and Consumer Protection Act, adopté sous le la présidence Obama en 2010.). Pour la petite histoire, les produits dérivés qui ont causés l’effondrement en 2008 sont à nouveau très en vogue à Wall Street.

Sur le site internet du Parti Socialiste Suisse, un de ses économistes, Dr. Samuel Bendahan, conseiller national et membre de la commission des finances, maître de recherche en sciences économiques et administrateur de la « Banque Cantonale Neuchâteloise », appelle l’initiative « Monnaie pleine » un « bon vieux piège à souris, un appât alléchant et un désastre si l’on cède à la tentation » et explique, avec des mots simples, que tout le monde peut comprendre, le fonctionnement de notre système monétaire, et, en effet celui de tous les pays industrialisés.

Ainsi va l’histoire du Dr. Bendahan, je cite : « Lorsque vous déposez de l’argent à la banque, sur votre compte, la banque ne se contente pas de le stocker dans un coffre-fort. Avec l’ensemble de ce que ses clients ont déposé, la banque peut faire travailler cet argent. Le regroupement de tous les dépôts constitue une somme considérable, qui peut être utilisée pour octroyer des prêts hypothécaires ou soutenir des projets. Bref l’argent que vous déposez est en partie prêté. L’initiative « Monnaie pleine » veut interdire cela (?) ». Suivent quelques banalités que l’intéressé peut consulter sur son blog.

Dr. Bendahan prend donc le lecteur, électeur, par la main, ou pour un idiot, c’est

selon. En tant que néophyte j’ai dû faire un peu de lecture, mais je crois avoir compris. Monsieur Bendahan omet, sans doute par manque de place, la deuxième partie de l’histoire, la plus intéressante, la création monétaire « ex nihilo », du néant, à partir de rien, appelée également « système des réserves fractionnaires ».

Après avoir reçu les sous du client à Monsieur Bendahan, disant 100, la banque garde 10 dans ses coffres, au cas où le client aurait besoin de liquidité et prête, en créant 90 de plus dans ses livres, à un autre client, client qui veut construire une maison ou acheter une machine à remonter le temps. Il y a donc, comme par miracle 190 dans le système bancaire, au lieu de 100. Le client qui construit paie les ouvriers et l’entrepreneur charge ses clients pour voyager dans le temps. Tous déposent, à leur tour, les 90 (ou une grande partie) dans la banque. Celle-ci garde 9 et prête 81 à un autre client. Là il y a déjà 271 dans le système, auxquels il faudra ajouter les intérêts et les intérêts sur les intérêts, que la banque prélève, sur de l’argent qu’elle aura crée elle-même.

Le texte de l’initiative prévoit, entre autre, que « ce sera dorénavant la Confédération qui garantira l’approvisionnement de l’économie en argent et services financiers », que « la loi organisera le marché financier dans l’intérêt du pays », qu’« elle gèrera la masse monétaire et garantira le fonctionnement du trafic de paiements », qu’« elle mettra en circulation, sans dette, l’argent nouvellement émis ».

Les collectivités publiques se financeraient dorénavant directement auprès de la Banque Nationale, contournant ainsi le système bancaire privé, qui, au fond, ne fait rien d’autre que de s’entremettre pour encaisser quelques points de base, comme on dit dans les cercles initiés, au passage, sans risque. 

Les arguments des opposants, la classe politique « in corpore », de concert avec les médias sont un ramassis de justifications, prêtes à l’usage, quand le statu-quo est contesté : « un modèle jamais testé », « la Suisse en tant que cobaye », (il paraît qu’il y a un complot de mouvements, actifs dans 25 pays, cherchant à utiliser la Suisse comme terrain d’essai), « un eldorado pour les spéculateurs » (jamais testé, incertain, donc en proie à la spéculation), « hausse des frais bancaires, plus de versement d’intérêts pour les clients », (Du fait que les banques devraient comptabiliser les comptes, utilisés pour le trafic de paiement, hors bilan, elles ne paieraient plus d’intérêt et chargeraient des frais élevés à leurs clients), et que, de toute façon, « les dépôts des clients sont déjà garantis à contre-valeur de CHF 100'000 chacun ». Seulement, avec l’initiative ils seraient tous garantis à 100% (ndlr).

Faute de pouvoir recommander l’acceptation de cette initiative, le « Parti Socialiste Suisse » aurait tout de même pu faire preuve d’un peu de courage, sans prendre trop de risque, prendre comme exemple les « Verts » et laisser le libre choix à ses membres. Au lieu de cela il publie des contrevérités sur son site internet, préférant contribuer à faire couler une initiative, à l’instar de « pro-service public » en 2016, qui aurait pu contribuer à la répartition des richesses, pourtant si chère aux camarades.

L’amnésie du Dr. Bendahan et du « Parti Socialiste Suisse » en matière d’économie s’explique aisément par la nature même du système politique suisse, la collégialité de l’exécutif. En effet, corseté dans un collège de conseillers fédéraux bourgeois voire réactionnaires, les deux ministres socialistes n’ont qu’à bien se tenir.

A ce sujet, il est intéressant de noter, par ailleurs, que le dernier conseiller fédéral à avoir jeté l’éponge, il y a quelques mois seulement, fut pourtant un libéral, dégouté par la politique ultralibérale menée par ses pairs, c’est dire.


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29 réactions à cet article    


  • Laulau Laulau 14 mai 10:55

    Les banques dépossédés du pouvoir de créer la monnaie ? Vous voulez voir les chars de l’OTAN à vos frontières ou quoi ?


    • François Vesin François Vesin 15 mai 16:22

      @Laulau
      Hélas, les banquiers - via leurs affidés siégeant aux chambres -

      ont déjà rapproché sournoisement la Suisse de l’OTAN

    • joletaxi 14 mai 11:33
      en créant 90 de plus dans ses livres, à un autre client

      tiens revoilà le comptable créatif

      expliquez-moi donc, comment on « crée » une valeur dans un bilan, qui plus est une valeur disponible ?


      très curieux ce « marronnier » indestructible

      • Spartacus Spartacus 14 mai 13:06
        Expliquer la création monétaire a des Marxistes, qui n’entreprennent rien, ne créent rien, et considèrent l’argent comme un jeu a somme nulle, c’est comme expliquer que la terre est ronde a des gens qui ne sont jamais sorti de leur montagne...
        C’est assez triste de voir qu’ils ne comprennent pas que l’argent est un consommable.

        L’argent n’est pas créé à partir de « rien » comme niaisement les gauchistes se gargarisent à le dire mais à partir d’une demande.
        En l’occurrence une demande de crédit. Par ailleurs, cet argent s’il est créé, il est aussi détruit par le remboursement.

        Il y a juste une adaptation de la masse monétaire à la demande...

        Quand au capitalisme, l’auteur au lieu de sortir des niaiseries fausses de ces aprioris sur les inégalités, devrait lire actuellement que jamais le monde n’a été aussi riche depuis la fin du communisme sur terre. Que la capitalisme a mis fin à la famine sur terre.
        Que les inégalités n’ont jamais tué personne, qu’on peut très bien vivre heureux avec des richesses différentes, mais le socialisme oui, et systématiquement, et que l’important c’est que chacun puisse s’enrichir, s’émanciper et non pas que chacun soit assisté et dépendant d’une caste d’intello qui se prend pour des dieux d’humanisme.

        Que le capitalisme n’a pas le sang sur les mains du socialisme, ne tue pas ses propres ressortissants par millions et qu’il ne cultive pas la jalousie primaire comme le socialisme pour exister.
        Que l’échange est volontaire dans le capitalisme, fait appel au libre arbitre individuel avec le droit de refuser ou d’accepter dans la paix, là ou le socialisme est le collectivisme forcé et la contrainte, comme ce qu’est le viol à l’amour.

        Le capitalisme donne la motivation chaque matin à des millions de gens de donner le meilleur d’eux-même a d’autres qu’ils ne connaissent pas pour les satisfaire du mieux qu’ils peuvent, tout en en tirant un profit individuel dont ils ont le choix d’en profiter comme ils veulent....

        • Blé 14 mai 13:37

          @Spartacus

          J’ai besoin de comprendre.

          Quelle richesse apporte au pays des gens comme Macron, Sarkozy, Cahuzac, Hollande, bref tous ces grands bourgeois pas gêner de se gaver à coté de gens qui crèvent de faim.

          Un médecin, une infirmière, un paysan, un cheminot, un plombier, une mère de famille, une artiste, un-e enseignant-e enrichit plus certainement le pays que tous ces rentiers qui pompent les richesses produites par les travailleurs, travailleuses.


        • Eric F Eric F 14 mai 13:55

          @Spartacus
          « le capitalisme n’a pas le sang sur les mains du socialisme »
          Ce qu’il ne faut pas lire ! Le socialisme n’est pas le soviétisme, et les guerres fondées sur l’intérêt économique et financier (conquête de richesses ou destruction de rivaux) sont légions depuis le début de l’humanité.
          Présenter le capitalisme comme philanthropique par essence (« donner le meilleur d’eux même pour les autres ») est le comble du cynisme. Le capitalisme, sans un système social contraignant, amène à une concentration d’une part croissante des richesses par une minorité de très gros possédants, et c’est ce qui est en train de se produire.
          https://www.20minutes.fr/economie/2215239-20180205-economiste-banque-natixis-donne-raison-previsions-karl-marx#xtor=RSS-149


        • Spartacus Spartacus 14 mai 14:54

          @Eric F

          Le socialisme a du sang sur les mains.
          URSS, Chine, Laos, Cambodge, Vietnam, Cuba par millions
          Il conduit toujours a la faillite, l’exode et la misère, Venezuela, Cuba, Argentine pays de l’Est par millions.
          Il conduit toujours à l’autocratie, la dictature et une classe dirigeante inamovible, qui méprise le peuple...


          Non, le capitalisme n’est pas philanthropique, il enrichit, et libère partout ou il passe.

          Il vaut mieux être pauvre dans un pays capitaliste inégalitaire, que vivre dans un pays socialiste...
          Le plus pauvre des Suisses, (temple du capitalisme), est plus riche que 80% des habitants de la planète...

          Et les capitalistes ne jalousent pas les « gros possédants »...
          Bill Gates emploie des milliers de personnes et les salaires sont élevés. 
          Sa fondation a vacciné sur terre plus que n’importe quel pays au monde.
          Les « riche possédants » ont aussi les entreprises qui payent le mieux.
          Il y a moins de 4% des multinationales qui offrent le SMIC.
          97% des salaires inférieurs au SMIC sont dans les entreprises peu capitalistiques et de moins de 500 personnes. Et dans les 97%, 40% des SMICARDS sont dans l’hôtellerie restauration.

          Pour être philanthrope il faut avant tout s’enrichir.
          Avec le capitalisme, on a le droit d’être philanthrope, mais d’abord, on commence par gagner soi même l’argent qu’on donne.

          La philanthropie avec l’argent des autres, c’est le raisonnement du gauchiste, qui confond l’amour avec le viol.

        • Spartacus Spartacus 14 mai 15:00

          @Blé
          Pour comprendre tu dois intellectualiser que le pays ou la nation n’est pas la société, ni la réalité des individus de la société.

          Enrichir le pays, c’est pas enrichir les gens.
          Il faut pas confondre le pays et la société.

          L’état est une charge de la société et donc un coup et une dépense de la société et des individus. Donc pas un enrichissement.

          Le secteur privé est lui un enrichissement de la société, et des individus.

          Le secteur privé répond à l’attente réelle des individus, puisque c’est de l’échange volontaire, l’état répond aux normes directivistes ou politiques, et son argent est coercition.
           

        • MILAREPA 14 mai 15:47

          @Spartacus Le capitalisme à mis fin à la famine sur terre selon vous ??? Mais bien sûr... Aujourd’hui tout le monde mange à sa faim sur la planète terre, les richesses sont équitablement réparties ? Incroyable le nombre de conneries dans un même post. Y en a tellement que je n’ai même pas le courage de les relever. Peut être quelqu’ un sera motivé(e) pour le faire.


        • joletaxi 14 mai 16:10

          @MILAREPA


          en tout cas, jamais on a nourri autant de populations, malgré une expansion spectaculaire de celles-ci

          pour ce qui est de répartir équitablement les richesses, faudrait déjà pouvoir établir ce que recouvre équitablement ?

          mais cela ne concerne pas la noble profession de banquier,

        • amiaplacidus amiaplacidus 14 mai 17:09

          @Spartacus

          J’ai de bonnes références : https://www.lesechos.fr/16/10/2015/LesEchos/22046-035-ECH_la-faim-dans-le-monde---un-scandale—pas-une-fatalite.htm#
          (Vous voyez, j’ai de saines lectures, pas gauchistes .... )

          Ce journal bien libéral nous apprend que grâce au capitalisme qui règne en maître sur la planète, 800 millions de personnes souffrent de faim, de carences nutritionnelles, etc.
          Chaque jour, 25.000 personnes meurent de faim dans ce monde merveilleux du capitalisme. Soit, passez moi l’arrondi, 10 millions par années. Toutes les cinq secondes, un enfant de moins de dix ans meurt de faim.

          En 70 ans, selon : https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Livre_noir_du_communisme&nbsp ; les régimes qui se prétendaient communistes auraient fait 80 millions de morts, les chiffres varient beaucoup et j’admets une moyenne.

          Durant le même laps de temps, le capitalisme fait 700 millions de morts, uniquement par famine, je pense qu’on peut largement doubler ce chiffre en comptant les morts par fait de guerre, manque de soins médicaux, etc.

          Donc, vous avez raison, le capitalisme est bien plus efficace que les régimes qui se prétendaient communistes, en tout cas pour tuer prématurément les gens.
          .
          Et le summum du cynisme est atteint lorsque l’on lit, dans l


        • amiaplacidus amiaplacidus 14 mai 17:12

          @amiaplacidus

          Je reprends partiellement à la suite d’une manipulation calamiteuse,

          Et le summum du cynisme est atteint lorsque l’on lit, dans les Échos : "La faim, cette faim-là, la faim qui tue, est parfaitement évitable - l’auteur le rappelle et le démontre à longueur de pages. Mais rien n’est fait pour l’éviter."

          Alors, si cette faim qui tue est évitable, pourquoi le merveilleux système capitaliste ne fait rien pour l’éviter ?


        • Spartacus Spartacus 14 mai 19:18

          @amiaplacidus
          Cette vidéo vous informera des chiffres réels.


          Même si ça vous fait mal au cul, Les faits sont sans appel. Les chiffres de la banque mondiale sont une preuve flagrante...

          Les gens vivant avec moins de 1.5$ est en constante diminution.
          Le capitalisme a absorbé les millions de population supplémentaire tout en supprimant définitivement la famine sur terre.

          La dernière grande famine date de 2002 en Corée du Nord communiste.

          Avec le mondialisme, les aliments sont devenus une marchandise comme une autre, et leur fonction principale, est de nourrir. Plus le marché est libre et concurrentiel, moins les gens meurent de faim. 

          L’appel du profit seul a permis d’amener les denrées là ou elles sont en demande.
          On trouve aujourd’hui des supérettes à Ouagadougou.
          On ne meurt plus de faim à Mexico ou ou Bengladesh.
          L’Asie est sortie de la misère. 

          Certes, la malnutrition existe encore, mais le communisme est tombé seulement en 1989 soit seulement 38ans, une poussière à l’échelle de l’homme en manque de tout.

        • jesuisdesordonne 14 mai 22:56

          @MILAREPA
          Oui, en peu de mots il faut rappeler que la famine mondiale a reculé, temporairement à l’échelle de l’humanité, en corrélation avec la consommation d’énergies fossiles.
          Les sociétés communautaristes et solidaires ont auparavant permis la survie des populations dans de conditions de survie difficiles.
          Le capitalisme s’est au contraire développé à l’occasion des conditions de vie climatiques, commerciales et industrielles prospères et pas l’inverse.
          Le bolchévisme n’est pas à confondre avec une société solidaire. Sa bureaucratie autoritaire s’est mise au service d’un capitalisme d’État qui a ruiné les populations à l’occasion de l’essor de l’industrie sous l’égide de banquiers.


        • lacsap151 15 mai 12:22
          @Spartacus
           Vous avez fait l’école du rire. C’est bien une note de fantaisie dans ce monde merveilleux  ! 

        • Spartacus Spartacus 15 mai 17:04

          @lacsap151
          Expliquer a des gens qui ne voyagent pas et qui n’ont jamais vu un pays pauvre a 20 ans d’intervalle, et qui ne se rendent pas compte a quel point il y a eu une évolution, certes imparfaite, c’est amélioré ces dernières années.


          Expliquer cela a des Marxistes, qui idéologissent la misère et la jalousie, c’est comme expliquer que la terre est ronde a des gens du 8eme siècle...

        • izarn izarn 15 mai 22:20

          @Spartacus
          Juste dans le raisonnement une partie idéologie anti-communiste qui n’a rien à y faire....
          C’est trés mauvais pour la justification du discours.
          Malgrés tout en effet, l’argent « ex-nihilo » existe bien, par évidence, et utilité : La somme des dépots est totalement insuffisante pour justifier la somme des crédits.
          Il n’est pas si ex-nihilo que ça puisqu’il ne sera pas détruit, mais remboursé. C’est pas parceque la banque met une dette à son crédit, que ce n’est pas un passif....
          Hé oui ! Il serait long d’expliquer que la titrisation des crédits est une catastrophe monumentale...Puisqu’elle permet d’accelerer l’argent crée « ex nihilo » à une fréquence irrationnelle sans rapport avec le développement industriel, et le travail des salariés.
          L’argent sera détruit seulement et seulement si ; il n’est pas remboursé !
          Ce qui correspond à bruler de l’argent, puisque dispensé, il ne rapporte que des pertes !
          La crise de 2008 s’explique par une énorme destruction d’argent du fait des défauts.
          Ce qui explique prosaiquement la planche à billet, pour restaurer des « liquidités » indispensable à une économie, qui sinon aurait coulé...
          Ce qui explique le manque d’inflation...Il ne s’agit pas d’une surcharge de monnaie, mais d’une perte considérable de monnaie, due à 2008...
          Mais cette monnaie « planche à billet » correspond à rien, que des titres irrécouvrables, des positions nulles, des déserts industriels et immobiliers...
          Bref cela ne sert qu’a valider une finance qui habite la planète Jupiton...


        • Spartacus Spartacus 15 mai 22:55

          @izarn
          L’argent créé ex-nihilo est détruit lors du remboursement. POINT. C’est la base.

          La banque vit des intérêts.

        • joletaxi 15 mai 23:13
          @Spartacus
          vous vous dites chef d’entreprises ?
          vous savez donc lire un bilan, et vous avez des notions de la façon dont il est établi ?
          expliquez donc comment s’inscrit dans le bilan de la banque, la création ex nihilo de monnaie lors de l’octroi d’un prêt ?
          Je n’irai pas jusqu’à vous demander comment ensuite on acte la destruction de monnaie

          sinon, joli temps non ?

        • Spartacus Spartacus 16 mai 10:33

          @joletaxi


          Voici comment cela se passe :
          La banque accorde un crédit de 100 euros à M. X, elle enregistre deux opérations symétriques : au passif de son bilan, elle inscrit les 100 euros que M. X est autorisé à retirer sur le compte qu’elle lui a ouvert ; à son actif, elle inscrit la reconnaissance de dette de M. X (c’est une créance pour la banque qui représente la promesse de remboursement par M. X). 

          La banque a donc créé sa propre monnaie, il n’y a pas eu d’épargne préalable au crédit et elle n’a pas besoin de détenir dans ces caisses la somme correspondante. 

          Le remboursement de l’emprunt conduit à une opération symétrique de destruction monétaire car la banque va annuler sa créance et M. X sa dette. 

          Oui effectivement il fait très beau.....

        • UnLorrain 14 mai 15:23

          Le socialisme « une monstruosité » Flaubert Gustave,il faisait peu de politique cela dit. Dit aussi sur ce Monsieur chez Wikipedia « ciseleur de phrases,textes,nouvelles,mots »


          • zygzornifle zygzornifle 14 mai 15:42

            A t’on a demandé a Cahuzac ce qu’il en pensait ?


            • izarn izarn 15 mai 23:28

              @zygzornifle
              Cahuzac se fait providentiellement flinguer pour laisser la place à Macron.
              Fillon se fait providentiellement flinguer pour laisser la place à Macron...
              Je ne dirias pas qu’ils ne le méritaient pas, mais le timing est bien calculé !
               smiley


            • joletaxi 14 mai 16:07
              je vois pas ce que vous reprochez aux banques ?

              une corporation capable de créer de la monnaie, cela se respecte non ?
              Par contre, je vois mal la même corporation détruire la monnaie ?
              Il y avait bien eu Gainsbourg pour bruler un billet, mais c’est anecdotique
              Les socialistes wallons avaient aussi eu des velléités de bruler un tas de « pogon »qui traînait dans un coffre, mais bon, avec les socialos....

              et puis, cela donne de bons sujets ,pour meubler la petite pause kawa, faut dire qu’avec ce réchauffement climatique,on aurait plutôt préféré une boisson galcée
              tiens un autre marronnier, ça pousse de partout ces temps-ci

              • Laulau Laulau 14 mai 18:59

                @joletaxi
                Mais ma parole, vous complètement fada, comment pouvez vous écrire de pareilles niaiseries.


              • joletaxi 14 mai 19:53

                @Laulau


                ça me vient comme ça... ex nihilo

              • izarn izarn 15 mai 23:38

                @Laulau
                Il a raison, la destruction de monnaie vient des défauts de crédit, pas des crédits eux-même.
                j’ai essayé d’expliquer, mais ça dépasse l’imagination des niais...
                Quand vous remboursez, vous créez une monnaie promise. Vous ne détruisez rien.
                Si vous ne remboursez pas, ça fait un gros trou dans la banque, c’est à dire que vous avez brulé son argent. Même s’il est crée ex nihilo, la banque en est garante, et si ce n’est pas remboursé ,elle en est de sa poche...Donc de l’argent est détruit, pour rien !
                C’est pourtant simple...


              • izarn izarn 15 mai 23:51

                @izarn
                Je signale encore l’astuce délirante qui consiste à titriser des crédits pour éviter d’en subir les défauts éventuels d’ou : Produits dérivés et CDS...Et accélération des crédits exponentielles.
                Réaction en chaine, Ponzy, Madoff...
                Résultats : 2008 : Booumm !
                Mais la c’est trop demander aux lecteurs d’Agoravox...
                La double comptabilité de Jorion argent déposé=argent prété, me fait bien rigoler...
                 smiley
                Comment ce type at-il pu prévoir quoi que ce soit ?
                Il fallait Attali pour y croire !
                 smiley
                Surtout qu’Attali est l’oncle putatif de Macron...
                On est bien barré les mecs !
                 smiley


              • joletaxi 16 mai 10:38

                @izarn


                n’importe nawak

                quand vous achetez une voiture, vous la payez avec de la monnaie, de la vraie,qui sent votre sueur
                si vous la plantez dans un mur, vous n’avez plus rien, mais la monnaie est toujours bien là.

                si la banque crée la monnaie, comme la légende urbaine l’explique, que le client rembourse ou pas ne devrait pas l’affecter, puisque cette monnaie a été créée, la banque vivait très bien avant de la créer non ?
                et en quoi elle serait « garante » d’une monnaie venue de nulle part ?
                qui pourrait l’obliger à quoi que ce soit, puisqu’elle peut la créer à sa guise ?

                l’histoire du barbu qui aurait marché sur l’eau est bien plus crédible que cette idiotie

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