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La persécution d’Assange expose au grand jour la sauvagerie de l’Occident

Par Caitlin Johnstone, journaliste indépendante basée à Melbourne, Australie.

Source : RT, 28 octobre 2021

Traduction : lecridespeuples.fr

Le premier jour de la procédure d'appel des États-Unis dans l'affaire d'extradition de Julian Assange, des adultes ont fait valoir devant le tribunal que le gouvernement américain pouvait garantir qu'il ne traiterait pas le fondateur de WikiLeaks aussi cruellement qu'il traite ses autres prisonniers.

J'aimerais que ne soit qu'une plaisanterie.

Dans leur compte rendu de la procédure de mercredi, Kevin Gosztola et Mohamed Elmaazi du média en ligne The Dissenter rapportent que l'accusation a fait valoir que « la Haute Cour devrait accepter l'appel sur la base que le gouvernement américain a offert des "assurances" qu'Assange ne sera pas soumis à des Mesures administratives spéciales (SAM) ou incarcéré à ADX Florence, une prison super-maximum dans le Colorado. »

Cela signifie qu'afin d'annuler le verdict de rejet de la demande d'extradition que la juge Vanessa Baraitser a issu en janvier au motif que le système pénitentiaire américain notoirement draconien est trop cruel pour garantir la santé et la sécurité d'Assange, l'accusation a établi comme l'un de ses motifs d'appel que les Etats-Unis peuvent offrir des « assurances » qu'ils ne lui infligeraient pas certaines de leurs mesures les plus brutales. Celles-ci incluraient les Mesures administratives spéciales susmentionnées, dans lesquelles les prisonniers sont si isolés qu'ils disparaissent effectivement de la surface de la terre, ou l'envoi à ADX Florence, où tous les prisonniers sont maintenus à l'isolement 23 heures par jour.

Ce qui est ridicule à propos de ces « assurances », en dehors de leur absurdité, c'est que dans son propre argumentaire juridique, le gouvernement américain se réserve le droit de revenir sur ces assurances à tout moment et d'imposer à Assange des SAM ou des peines d'emprisonnement dans des établissements de sécurité maximale s'il le juge nécessaire. Comme l'explique Amnesty International,

Ils disent : nous garantissons qu'il ne sera pas détenu dans un établissement à sécurité maximale et qu'il ne sera pas soumis à des Mesures administratives spéciales, et qu'il obtiendra des soins de santé. Mais s'il fait quelque chose que nous n'aimons pas, nous nous réservons le droit de ne pas le garantir, nous nous réservons le droit de le placer dans un établissement à sécurité maximale, nous nous réservons le droit de lui imposer des mesures administratives spéciales. Ce ne sont pas du tout des assurances. Il n'est pas si difficile de regarder ces assurances et de dire : elles sont intrinsèquement non-fiables, elles promettent de faire quelque chose et se réservent ensuite le droit de rompre la promesse.

Donc, l'argumentaire juridique de l'accusation ici est en substance : « Nous promettons que nous ne traiterons pas Assange aussi cruellement que nous traitons nos autres prisonniers, à moins que nous décidions de le faire. »

Ce n'est pas seulement une réflexion sur la faiblesse du recours en extradition, c'est une réflexion sur la sauvagerie de toutes les démocraties dites libres qui se sont impliquées dans cette affaire.

Les mêmes avocats du gouvernement américain ont fait valoir qu'Assange ne devrait pas se voir refuser l'extradition aux États-Unis depuis le Royaume-Uni pour des raisons humanitaires comme dans le cas de l'activiste Lauri Love, car Love souffrait à la fois de maux physiques et psychologiques alors que les maux d'Assange ne seraient que psychologiques. Ils se sont présentés devant le tribunal et ont fait valoir cet argument alors même qu'Assange souffrait visiblement et était malade lors de sa comparution vidéo de la prison de Belmarsh, à laquelle il n'a pu assister que par intermittence en raison de sa fragilité physique.

« Pour mon journal, je travaille en tant que partenaire média de WikiLeaks depuis 2009 », a tweeté la journaliste Stefania Maurizi qui a assisté à l'audience par liaison vidéo. « J'ai vu Julian Assange dans toutes sortes de situations, mais je ne l'ai jamais vu si mal et si dangereusement maigre. »

Ils brutalisent donc ouvertement un journaliste parce qu'il a dénoncé des crimes de guerre américains, tout en affirmant qu'on peut leur faire confiance pour le traiter avec humanité et lui donner un procès équitable en cas d'extradition. Ceci après qu'il a déjà été confirmé que la CIA avait comploté pour le kidnapper et l'assassiner sous l'administration Trump, après que le public a appris que l'accusation s'était appuyée sur le faux témoignage d'un pédophile condamné et diagnostiqué sociopathe, après qu'il a été révélé que la CIA avait espionné Assange et ses avocats à l'ambassade d'Équateur, et après que l'agent du renseignement Jeffrey Epstein soit décédé dans des circonstances très suspectes dans une cellule de prison américaine.

Les pires atrocités de l'histoire ont toutes été légales. Tous les pires exemples de génocide, d'esclavage, de tyrannie et d'effusion de sang ont été autorisés ou activement facilités par l'État. La persécution d'Assange vise à faire entrer l'emprisonnement des journalistes dans cette catégorie.

L'objectif est de créer un précédent juridique qui permet que les journalistes qui dénoncent les crimes des puissants soient persécutés non pas secrètement comme cela se fait normalement dans les « démocraties libres », mais au grand jour. De dire aux journalistes : « Nous vous jetterons en prison si vous vous mettez en travers de notre chemin ».

Ce qui rend ce précédent particulièrement dangereux, c'est qu'il ne menace pas seulement d'emprisonner les journalistes américains qui dénoncent les crimes américains, mais n'importe quel journaliste n'importe où dans le monde. Il s'agit d'un journaliste australien sur le point d'être extradé du Royaume-Uni pour avoir publié des faits sur les crimes de guerre américains dans les pays que Washington a envahis. L'objectif est de mettre en place un système où n'importe qui dans le monde aligné sur les États-Unis peut être jeté dans son système pénitentiaire pour avoir publié des faits gênants.

C'est la sauvagerie du monde occidental dans ce qu'elle a de plus transparent. Ce n'est pas le plus grand mal que l'empire centralisé aux États-Unis ait commis ; cette distinction serait certainement réservée à ses actes de massacre militaire de masse qu'il inflige à notre espèce en toute impunité depuis des générations sur tous les continents. Mais c'est le mal le plus effronté. Le plus manifeste. C'est la partie la plus puissante de la structure de pouvoir la plus dépravée sur terre qui nous regarde droit dans les yeux et nous dit exactement ce qu'elle est.

Et si nous pouvons vraiment regarder cette bête et ce qu'elle fait en ce moment, vraiment la voir avec les yeux grands ouverts, cela révèle bien plus sur ceux qui nous gouvernent que tout ce qu'un journaliste n'a jamais exposé.

***

En France, Le Monde et Mediapart sont de beaux exemples de cette fausse gauche atlantiste, qui a soutenu les groupes terroristes en Syrie (en les présentant comme des « rebelles », démocrates ou autres), diffamé Assange et porte le folliculaire Navalny aux nues. Cf. par exemple cet éditorial du Monde suite à l’arrestation d’Assange et à son inculpation par les Etats-Unis, développements qui lui donnaient entièrement raison : au lieu de faire son mea culpa, Le Monde s’enfonce ignominieusement :

« Julian Assange est un justiciable comme les autres. Ses démêlés avec la police ont commencé parce qu’il a refusé de se rendre à une convocation de la police suédoise qui souhaitait l’entendre après les plaintes de deux femmes pour agression sexuelle, au motif fantaisiste, à l’époque, qu’il craignait que la Suède ne le livre à la CIA. Il a eu tort de refuser de s’expliquer sur ces graves accusations. »

Comme l’établit le rapporteur de l’ONU sur la torture, Nils MELZER, lorsqu’il était réfugié à Londres, la Suède a refusé d’interroger Assange à l’ambassade d’Equateur ou via vidéo (alors que durant la même période, de tels interrogatoires de suspects entre la Suède et l’Angleterre ont eu lieu dans 44 autres cas) et de lui garantir qu’il ne serait pas extradé :

« Assange n’a pas cherché à se cacher de la justice. Par l’intermédiaire de son avocat suédois, il a proposé aux procureurs plusieurs dates possibles d’interrogatoire en Suède. Cette correspondance existe. Ensuite, les événements suivants se sont produits : Assange a eu vent du fait qu’une affaire criminelle secrète avait été ouverte contre lui aux États-Unis. À l’époque, cela n’a pas été confirmé par les États-Unis, mais aujourd’hui nous savons que c’était vrai. À partir de ce moment, l’avocat d’Assange a commencé à dire que son client était prêt à témoigner en Suède, mais il a exigé l’assurance diplomatique que la Suède ne l’extraderait pas aux États-Unis. [Ce risque était tout à fait réel, car] quelques années auparavant, le personnel de sécurité suédois avait livré à la CIA deux demandeurs d’asile, tous deux enregistrés en Suède, sans passer par la moindre procédure judiciaire. Les abus ont commencé à l’aéroport de Stockholm, où ils ont été maltraités, drogués et transportés par avion en Égypte, où ils ont été torturés. Nous ne savons pas s’il s’agit des seuls cas de ce type. Mais nous sommes au courant de ces deux cas car les hommes ont survécu. Tous deux ont par la suite déposé plainte auprès des agences des droits de l’homme de l’ONU et ont obtenu gain de cause. La Suède a été obligée de payer à chacun d’eux un demi-million de dollars en dommages et intérêts. Les avocats d’Assange affirment que pendant les près des sept ans au cours desquels leur client a vécu à l’ambassade d’Équateur, ils ont fait plus de 30 offres pour organiser la visite d’Assange en Suède, en échange d’une garantie qu’il ne serait pas extradé vers les États-Unis. La Suède a refusé de fournir une telle garantie en faisant valoir que les États-Unis n’avaient pas fait de demande formelle d’extradition. »

Voir également l’infâme article de Mediapart Julian Assange, l’histoire d’une déchéance, qui prend au sérieux les accusations de viol et valide sans l’ombre d’une preuve la thèse de la collusion avec la Russie (réaffirmées dans l’article de Mediapart sur les projets d’enlèvement et d’assassinat d’Assange par la CIA, commodément attribués à Trump, comme s’il ne s’agissait pas du modus operandi de la CIA depuis des décennies) :

[…] Depuis Londres, le fondateur de WikiLeaks annonce qu’il refuse de se rendre en Suède au motif que cette procédure n’est qu’un prétexte. Selon lui, dès qu’il foulera le sol suédois, les États-Unis demanderont son extradition pour être jugé pour espionnage, crime passible de la peine capitale. Sous le coup d’une procédure d’extradition accordée par la justice anglaise, Julian Assange va tout d’abord mener une bataille juridique pour en obtenir l’annulation. Une fois tous les recours épuisés, il se réfugie, le 19 juin 2012, dans les locaux de l’ambassade de l’Équateur qui lui accorde l’asile politique. Il y restera cantonné dans une pièce de l’immeuble sans pouvoir sortir au risque d’être immédiatement interpellé par les policiers britanniques qui le surveillent en permanence.

Avec ces accusations sexuelles, Julian Assange tombe de son piédestal. Son image de chevalier blanc se fissure et, même au sein de WikiLeaks, des langues se dénouent, dévoilant un tout autre visage. De nombreux témoignages décrivent un homme égocentrique, intransigeant et exigeant de ses collaborateurs une obéissance absolue.

Dès septembre 2010, plusieurs membres de WikiLeaks quittent l’organisation en raison d’un désaccord sur la manière dont Julian Assange gère la publication des « leaks » et son refus de toute critique. Selon le site Wired, six volontaires ont quitté l’organisation à ce moment-là. Sur le tchat interne de l’organisation, Julian Assange leur aurait lancé : « Je suis le cœur de cette organisation, son fondateur, philosophe, porte-parole, codeur original, organisateur, financeur et tout le reste. Si vous avez un problème avec moi, faites chier. »

Parmi les défections, figure celle de Daniel Schmitt, porte-parole de WikiLeaks, qui annonce sa démission dans les colonnes du Spiegel. « Julian Assange réagit à toute critique avec l’allégation que je lui ai désobéi et que j’ai été déloyal vis-à-vis du projet. Il y a quatre jours, il m’a suspendu – agissant comme le procureur, le juge et le bourreau en une personne », accuse-t-il. Daniel Schmitt racontera en détail son conflit avec Assange dans un livre paru en 2011, Inside WikiLeaks. Dans les coulisses du site internet le plus dangereux du monde (Grasset, 2011).

En début d’année 2011, un autre collaborateur de WikiLeaks, Julian Ball, claque la porte de l’organisation trois mois après y être entré. Il rejoint le Guardian et décrit, dans un article publié en septembre 2011, un Julian Assange tyrannique, plus préoccupé par sa propre défense que par les idéaux de WikiLeaks. En 2014, c’est Andrew O’Hagan, l’auteur d’une Autobiographie non autorisée publiée en 2011, qui se répand dans la presse. « Il voit chaque idée comme une simple étincelle venant d’un feu dans son propre esprit. Cette sorte de folie, bien sûr, et l’étendue des mensonges de Julian m’ont convaincu qu’il était probablement un petit peu fou, triste et mauvais, malgré toute la gloire de WikiLeaks en tant que projet », affirme-t-il.

Beaucoup s’interrogent également sur la ligne éditoriale de Julian Assange. Le rédacteur en chef de WikiLeaks est notamment accusé d’être trop indulgent, voire trop proche, de la Russie, pays sur lequel l’organisation n’a publié que peu de documents. Plusieurs interventions de Julian Assange surprennent, comme lorsqu’il assure, durant quelques mois en 2012, une émission de géopolitique sur la chaîne Russia Today (RT), The Julian Assange Show. Ou lorsque, à l’occasion d’une table ronde organisée pour les dix ans de RT, il livre un discours dans lequel il appelle « à oublier le concept de liberté individuelle, qui n’existe plus ».

La question de la proximité de WikiLeaks avec la Russie va devenir centrale avec la publication, en 2016, des DNC Leaks. Le 22 juillet, trois jours avant l’ouverture de la convention annuelle du Parti démocrate, WikiLeaks publie 19 252 mails piratés dans les ordinateurs de sa direction, le Democratic National Committee (DNC). La convention doit justement entériner l’investiture d’Hillary Clinton comme candidate démocrate à l’élection présidentielle américaine. Or, les mails révèlent une collusion dans la direction du parti visant à défavoriser son principal concurrent, Bernie Sanders.

Les DNC Leaks vont empoisonner la campagne d’Hillary Clinton et faire le délice de son adversaire républicain Donald Trump qui ira jusqu’à déclarer : « I Love WikiLeaks. » Le malaise est encore accentué par les déclarations de Julian Assange qui assume avoir publié ces « leaks » afin de nuire à Hillary Clinton, qu’il voit comme « un problème pour la liberté de la presse », et reconnaît avoir volontairement fait coïncider leur publication avec la convention démocrate. […]

WikiLeaks s’isole encore plus lorsque l’enquête sur le piratage des mails de la direction du Parti démocrate révèle que celui-ci a été réalisé par un groupe de hackers, Guccifer 2.0, lié aux services secrets russes, le GRU. Julian Assange démentira formellement que sa source soit des hackers et les différentes enquêtes ne permettront pas d’établir un lien direct entre WikiLeaks et Moscou. Mais pour beaucoup, la ficelle est trop grosse. Que Julian Assange se soit rendu complice, même à son insu, d’une opération de déstabilisation russe est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. […]

Pour ne rien arranger, Julian Assange multiplie les prises de position polémiques, voire parfois difficilement compréhensibles. En septembre 2017, il affirme par exemple, chiffres à l’appui, que le capitalisme, l’athéisme et le féminisme sont responsables de la stérilité de nos sociétés qui, elle-même, est la cause de l’immigration. […]

Voir notre dossier sur Assange.

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18 réactions à cet article    


  • Clocel Clocel 30 octobre 2021 11:32

    La parole zunienne... Il faut être au dernier stade de la zombification pour lui prêter le moindre crédit, ou alors être une crapule intéressée...

    Cela dit, ça doit suffir pour obtenir une majorité de crétins puisqu’en « démocratie » c’est l’horizon indépassable.


    • sylvain sylvain 30 octobre 2021 11:33

      Mais oui mon cochon les pouvoirs occidentaux ne sont pas des parangons de l’humanisme. Tout le monde le sait. Mais bon ceux pour qui tu roule n’en sont pas plus alors remballe ta propagande



      • JPCiron JPCiron 31 octobre 2021 09:00

        @sylvain

        Bonjour,

        Que les contrées qui sont l’incarnation du MAL fassent les choses répréhensibles, et inhumaines que nous condamnons et combattons au nom de nos Valeurs et Principes éternels, me semble dans l’ordre des choses.
        Ce qui semble inconcevable et contre-nature c’est que nos contrées glorieusement rassemblées sous l’ étendard du BIEN ne fassent pas mieux que ceux d’en face !!


      • ZenZoe ZenZoe 30 octobre 2021 11:41

        Il y a bien longtemps que tout le monde a compris que l’état de droit n’avait plus sa place dans cette affaire (s’il l’a jamais eu d’ailleurs).

        Assange est au coeur d’une lutte de pouvoir la plus basique qui soit. Les Etats-Unis sont largement donnés favoris pour gagner le match. Assange est le grand perdant dans tous les cas : en prison il meure de dépression, dehors il meurt assassiné par la CIA.


        • Jeekes Jeekes 30 octobre 2021 12:15

          @ZenZoe
           
           
          ’’en prison il meure de dépression, dehors il meurt assassiné par la CIA.’’
           
          J’sais pas pourquoi mais moi je suis convaincu qu’il mourrait assassiné par les amères-loques dans tous les cas !
           

           


        • JPCiron JPCiron 31 octobre 2021 09:07

          @Jeekes

          J’sais pas pourquoi mais moi je suis convaincu qu’il mourrait assassiné par les amères-loques dans tous les cas !>
          .
          Dans ces cas là, d’habitude, la Presse indépendante découvre toujours un Russe maladroit qui avait croisé la route de la future victime.
          .
          Autre chose, la Presse indépendante ne semble jamais avoir eu connaissance des ’’attaques’’ (de toutes natures) ’’sous faux drapeau’’. Pourtant, il y a des contrées spécialistes en la matière.


        • perlseb 30 octobre 2021 15:05

          André Gide a dit « L’intelligence, c’est la faculté d’adaptation ». Bon, il est quand même pas malin, Assange, pourquoi il ne s’est pas prostitué pour être bien intégré, comme toute le monde ?

          La clé du succès est de ne pas résister, il faut tout accepter avec le sourire et ne jamais s’embarrasser avec la morale.


          • Edmond 30 octobre 2021 15:45

            C’est la « magie » anglo-saxonne. Les massacres qui passent pour l’aide humanitaire, la propagande qui passe pour de l’information objective, le profit qui passe pour l’oeuvre charitable. Les belges ou les italiens (ou la France) en feraient le quart du tiers et se feraient passer pour le diable en personne. 


            • JP94 30 octobre 2021 16:59

              Merci pour l’article.

              Le sort et le traitement réservé à Assange est ce qu’on peut trouver de plus révélateur sur l’Occident et les Etats-Unis, dans leur nature criminelle.

              Rappelons qu’Assange est de nationalité australienne, pas étatsunienne, donc suivant les lois internationale, n’a pas être jugé ni extradé aux USA, où il n’a commis aucun crime.

              Le Monde et Médiapart soutiennent ipso facto un Etat criminel violant les lois internationales : déshonneur pour ces médias collabos et ses journalistes vendus, qui ne soutiennent même pas un confrère victime de dire la vérité, lui. Alors que disent-ils, eux ? ils se couchent devant les USA, au mieux. Et ces torchons arrogants qui s’érigent en censeur des critiques du pouvoir capitaliste occidental !

              Il a été reconnu en Suède même que les accusations portées contre Assange étaient un coup monté piloté les Etats-Unis ( en l’occurrence, côté Clinton, pas Trump).

              Lenin Moreno, qui a vendu son pays et son peuple équatorien, a trahi un réfugié politique en le livrant à l’iniquité de la Justice britannique et son maître étatsunien. On voit qui attaque Assange, et pour le compte de qui. 

              L’UE, qui dans ses affabulations du TCE se gaussait d’être « un espace de haut niveau démocratique, de droits sociaux et de libertés publiques », montre ici toute sa réalité inique  bien que les yeux commencent à se dessiller au-delà des persécutions contre Assange ces derniers temps...

              Précisons aussi qu’Assange n’a rien espionné : il est journaliste, et n’a fait que son travail d’investigation sur des données accessibles, mais tues. Il ne révèle que les faits, faits qui incriminent le pays vaincu qui entre mille autres crimes utilisa l’Agent orange contre les Vietnamiens ( encore 1 million de victimes) et c’est la seule raison.

              Ceux qui ne soutiennent pas Assange soutiennent le crime, mais ne voient pas leur propre responsabilité, diluée dans des milliers d’autres.


              • Armand Griffard de la Sourdière Armand Griffard de la Sourdière 30 octobre 2021 18:50

                @JP94
                 toutafé JP ... plus que le bruit des bottes ,le silence des pantoufles smiley


              • nemesis 31 octobre 2021 08:38

                @JP94

                Je pense que si le « Grand » Kissinger ou le petit Konh-Bendix étaient soumis aux mêmes traitements qu’Assange, ils n’en mèneraient pas large non plus


              • zygzornifle zygzornifle 31 octobre 2021 08:24

                des adultes ont fait valoir devant le tribunal que le gouvernement américain pouvait garantir qu’il ne traiterait pas le fondateur de WikiLeaks aussi cruellement qu’il traite ses autres prisonniers.

                Ha la bonne blague, les ricains s’en fichent, ils le mettront dans une prison avec les plus fous des délinquants et il se fera fracasser et sodomiser plusieurs fois par jour sous les applaudissements du gouvernement Bidet .....  


                • yakafokon 1er novembre 2021 10:32

                  @zygzornifle
                  Pourquoi ? Les Etats-Unis ont-ils respecté à ce jour le moindre engagement qu’ils ont signé ? Il faut vraiment être un crétin pour croire ça !
                  Et ils ont le culot d’accuser l’Iran de ne pas respecter son engagement concernant la limitation d’enrichissement de l’uranium !
                  Si j’ai bonne mémoire, c’est Donald Trump qui a déchiré l’accord signé après maintes difficultés, et dont l’encre n’était pas encore sèche !
                  Alors en toute logique, l’Iran a considéré que cet accord était mort-né, et a continué son enrichissement de l’uranium.
                  Car il était hors de question que ce traité concerne les missiles de toutes sortes dont l’Iran est en train de se doter, face aux menaces extérieures, notamment celles d’Israël ( un pays qui a des armes nucléaires, ce qui ne choque personne ).
                  Ce que veut l’Iran, c’est d’être en mesure de répliquer à une frappe sans avertissement ( une grande spécialité israélienne ), en rayant ce pays de la carte du globe !
                  On appelle ça la dissuasion, dans tous les pays qui ont un armement nucléaire !


                • nemesis 31 octobre 2021 08:35

                  Après les assassinats de Patrice Lumumba, Allende où la CIA est fortement impliquée,

                  après le mensonge de Powell qui a coûté la vie à des centaines de milliers d’enfants iraquiens

                  quel crédit accorder au Yankee et, accessoirement, pourquoi faire perdurer le mythe du débarquement désintéressé en Normandie ?

                  VV l’UE de l’Atlantique à l’Oural !


                  • La vie c’est le train , ce n’est pas la gare ...

                    Apparemment Cabanel a été totalement censuré de publication .

                    La pseudo MODERATION est maintenant entre les mains des fossoyeurs du gouvernement ....

                    Comment avez vous écrit ;
                    AgoraVox, est un média 100% citoyen et 100% participatif. AgoraVox permet de vous exprimer et de vous informer autrement.

                    ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,Nous sommes des médias indépendants, lus, écoutés, regardés chaque jour par des millions de citoyennes et citoyens. Au-delà de nos différences éditoriales, nous nous retrouvons sur l’essentiel : la passion d’un journalisme libre, honnête, au service de nos publics et à l’écoute de la société.,,,,,,,,,,,,,,

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                    • yakafokon 1er novembre 2021 10:14

                      Quel-est exactement le délit que Julian Assange a commis en Grande-Bretagne, pour avoir été incarcéré sans jugement à sa sortie de l’ambassade d’Equateur où il avait trouvé refuge ?

                      Existe-t-il un motif légal aux yeux des lois britanniques, qui justifie juridiquement cet emprisonnement, et la Communauté Internationale ne peut-elle pas engager une procédure contre cet état-voyou, qui ne respecte rien  ?

                      Décidément, on comprend de mieux en mieux le pouvoir de nuisance de la « perfide Albion », qui a donné naissance aux Etats-Unis, ce ramassis de furieux de la gâchette qui fomentent des guerres aux quatre coins du globe pour vendre leur quincaillerie de mort aux crétins qui veulent l’acheter !

                      Bien que je n’aime pas Macron, je le soutiens dans sa fermeté vis-à-vis de Boris Johnson, qui a l’air d’oublier un peu vite qu’il a signé un traité avec la France concernant le nombre de chalutiers autorisés à pêcher dans les eaux britanniques.

                      Quand on signe un traité international, on en respecte les termes, tous les termes !

                      Sinon, la Grande-Bretagne va vraiment redevenir une île, puisqu’apparemment c’est ce que souhaite ardemment Boris Johnson !


                      • microf 2 novembre 2021 20:05

                        @yakafokon

                        " Quand on signe un traité international, on en respecte les termes, tous les termes !

                        "
                        Entièrement d´accord avec vous.
                        Mais l´un des pays qui ne respecte pas ces Accords et Traités, c´est la France.
                        Il ya quelques années la France signait un Accord de coopération militaire avec le Mali.
                        Dans ces Accords, la France s´engageait au Mali pour le défendre contre les terroristes, huit ans après, il ya plus de terroristes au Mali qu´á l´arrivée de la France...
                        Il ya moins d´un mois, la France annonce sans consultation avec le Mali qu´elle se désengage du Mali, le Mali ne l´a apprit que par les journeaux.
                        Le Mali n´est qu´un cas et je n´ai prit que cet exemple car il est très récent, il y a plusieurs cas de non respect des Accords et Traités par la France en Afrique.


                      • microf 2 novembre 2021 20:06

                        Demandez aux africains ce que c´est que la barbarie occidentale...

                        Demandez aux Tasmaniens ce que c´est que la barbarie occidentale...

                        Demandez aux Aborigènes ce que c´est que la barbarie occidentale...

                        Demandez aux Indiens d´Amérique du Nord ce que c´est que la barbarie... occidentale.

                        Demandez aux Juifs ce que c´est que la barbarie occidentale, je vais m´arrêter lá car la liste risque d´être longue.

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