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Accueil du site > Tribune Libre > La randonnée en solitaire...

La randonnée en solitaire...

Le vendredi 9 août 2019, un randonneur français victime d'un accident appelle les secours italiens à 08h57 avec son téléphone cellulaire. Il déclare à l'opératrice, en italien, qu'il est tombé d'une falaise et s'être cassé les deux jambes sans pouvoir préciser où il se trouve, indiquant qu'il voit la mer, qu'il est « au milieu de nulle part sur la côte » et laissant entendre qu'il se serait égaré ! L'appel retransmis aux carabiniers, ceux-ci tentent de le géolocaliser, en vain. Il semble plus facile de localiser un appel en provenance des côtes libyennes qu'un appel provenant de la zone de Policastro Bussentino située à près de 200 km au sud de Naples ! L'hélicoptère ne décolle que le samedi après midi, la zone des recherches couvre 140 km2 (Sic) ! Trois personnes confirment avoir aperçu Simon Gautier quitter une plage samedi vers 06h30, information qui restreint l'itinéraire à trois sentiers situés dans un rayon de 4 km. Les proches de Simon conservent l'espoir, il est « très sportif et organisé », il avait bien préparé son voyage et disposait d'eau et de vivres pour tenir plusieurs jours. Le dimanche 18 août, des membres du Club Alpin italien repèrent des effets personnels disséminés le long d'une pente abrupte située sur la commune de Belvédère di Golandre en fin d'après midi. Le corps sans vie de l'étudiant en histoire de l'art repose en contre-bas à quelques mètres de son sac et de son téléphone !

S'il nous arrive de commettre des imprudences sciemment, il faut le faire en redoublant de prudence, la préparation technique et mentale sont les premiers garde-fous de la sûreté. En ville, les touristes utilisent une carte ou une application en ligne afin de s'orienter, en randonnées c'est pareil, hormis que le nom des rues est remplacé par des signes codifiés colorés pour chaque activité (rando pédestre, équestre, ski de fond, VTT). En France, les chemins de Promenade et Randonnée sont balisés d’un trait jaune - les sentiers de Grande Randonnée de Pays par des traits horizontaux jaunes et rouges - les chemins de Grande Randonnée avec des traits horizontaux blancs et rouges. Le balisage peut varier d’un pays à un autre : couleur des traits, la forme : losanges, rectangles ou ronds jaunes. Il faut impérativement s'informer sur le système en place au niveau local. Rendu au point départ après avoir consulté la météo et informé un tiers de l'itinéraire et de la durée prévue, un panneau porte souvent des informations, la désignation, l'altitude, la longueur, la durée et la direction à emprunter. Ensuite, le marquage peint sur un arbre, un rocher, un mur, un poteau indique l'action pour rester sur l'itinéraire.

Attention : le balisage peut être parfois différent de ce qui est indiqué sur la carte ou le guide (date de la mise à jour). Les changements sur le terrain mettent du temps à être reportés sur les guides et les cartes. Ces changements ne sont parfois que temporaires en raison d'un accident de terrain. La marque peut être recouverte de neige, la couleur en être estompée, confondue dans le brouillard, le support emporté ou recouvert par une coulée de boue, etc. Il faut s'assurer régulièrement, avec la carte, que l'on suit le bon itinéraire. En l'absence de supports physiques ou d'un marquage difficile, des cairns (monticules de pierres) sont érigés pour matérialiser le chemin. Ne jamais s'y fier aveuglément, il faut en vérifier le type d'amoncellement, est-il semblable avec ceux déjà dépassés ou le fait d'un « plaisantin » ? En cas de doute, il faut se situer sur la carte (alignements, relèvements compas, altitude).

Prendre pour habitude de se retourner à chaque changement de direction afin de mémoriser le paysage, et pourquoi pas laisser une trace de votre passage au cas ou vous devriez rebrousser chemin. Si le soleil est de la partie, notez mentalement l'angle avec votre itinéraire, sachant qu'il « dérive" de 15°/heure, vous aurez une indication permanente de la direction suivie. Ne suivez pas d’autres personnes, elles se perdent elles aussi, et ce n'est pas parce qu'un chemin est souvent foulé qu'il coïncide avec l'itinéraire projeté, il peut être emprunté par des locaux (il semble que Simon ait emprunté, par erreur, une sente tracée par les animaux). Dans la nuit du 23/24 mai 1974, 14 appelés commandés par deux gradés s'étaient engagés sous un tunnel ferroviaire (Chanzy) pour ne pas avoir à grimper la colline surplombant l'ouvrage d'art ; bilan : huit morts, un amputé et deux blessés ! Le conducteur du train hanté par la vue des corps déchiquetés se suicidera deux années plus tard.

Qu'il s'agisse de rejoindre un point donné, d'éviter une zone particulière, il est important de savoir lire et utiliser une carte adaptée à vos exigences. Il ne viendrait pas à l'idée d'un randonneur d'utiliser une carte pour la navigation maritime pour son déplacement. Une carte est une représentation plane d'un paysage comme si celui-ci était vu à la verticale par un oiseau, dans la réalité le terrain présente un relief en 3D. Comme il n'est pas toujours possible de faire figurer sur une carte tous les éléments du terrain, il faut adopter certains compromis entre la réalité et ce qu'il est possible d'y faire figurer.

Les impératifs d'un itinéraire sont : (localisation) - d'où (point de départ ou relais) - pour où (destination) - par où (itinéraire) - jusqu'où (limite). Pour connaître sur une carte une distance séparant deux points, il vous suffit d'utiliser l'échelle ou un curvimètre. Vous désirez rejoindre un point donné, rien de plus simple. Vous reliez votre position à votre point d'arrivée par une droite le long de laquelle vous placez le côté de votre compas, et vous faites tourner la couronne du compas jusqu'à ce que la ligne N-S soit parallèle au méridien de la carte. Il suffit ensuite de marcher en veillant à ce que l'aiguille du compas ne quitte pas son repère (Pour une mesure exacte, il y a bien entendu lieu de tenir compte de la déclinaison magnétique). Apprenez à estimer la distance parcourue à partir du temps de marche qui varie en fonction de la nature du terrain traversé, du dénivelé et de la météo

Si le système satellitaire permet de connaître sa position à une dizaine de mètres près, il faut toujours envisager son indisponibilité et être capable d'en revenir au bon vieux compas (c'est aussi l'occasion de ressortir votre vieille règle à calcul ;-). Dans une région où les repères sur le terrain abondent, il est facile de se situer par rapport aux nombreux détails alentours. On pourra noter que tel point est situé à environ X mètres d'un élément figurant sur la carte, mais cela n'est pas toujours le cas. Il faut relever l'azimut des points remarquables et identifiables sur la carte. Avant toute chose, il faut orienter votre carte pour qu'elle coïncide avec la vue du terrain. Si votre observation est dirigée nord, n'allez pas orienter votre carte dans une autre direction. Le compas indique le nord magnétique (Nm) mais une carte est établie par rapport au nord vrai (Nv). La différence entre Nm et Nv varie continuellement (le phénomène de déclinaison est dû aux masses ferreuses localisées au pôle et à la chaleur du noyau terrestre). Cette déclinaison est inscrite pour une année de référence en marge de la plupart des cartes (il faut multiplier cette valeur par le nombre d'années écoulées depuis l'année de référence indiquée et l'additionner si elle est Ouest ou la soustraire si elle est Est à la déclinaison magnétique de référence). Plaquez ensuite le côté de votre compas sur la flèche indiquant le Nm et tournez l'ensemble carte et compas jusqu'à faire coïncider la rose (partie mobile du compas) avec l'indication du nord. Votre carte est alors orientée au Nm. Il devrait vous être facile de repérer les détails du terrain et ceux les symbolisant sur votre carte. Il vous suffit de choisir 2 ou 3 points remarquables ne se coupant pas sous des angles trop aigus. Vous visez un premier point et en notez l'azimut (angle), vous refaites la même opération pour les deux autres points que vous reportez avec un crayon sur votre carte (si vous portez une paire de lunettes métallique, pensez à les ôter pour utiliser un compas de relèvement, l'erreur peut être dramatique). Les trois droites forment un triangle d'incertitude qui correspond à la zone dans laquelle vous vous trouvez.

Le dénivelé peut contribuer à ralentir la marche, la rendre plus fatigante, représenter un obstacle et / ou être à l'origine d'un accident. L'orographie est la représentation du relief du terrain par des courbes de niveaux. Pour représenter des hauteurs dans une figure plane, les cartographes tracent des courbes de niveaux. C'est un peu comme si vous découpiez une pomme de terre en tranches et que vous dessiniez le contour de la tranche la plus grande qui représente la base et qu'ensuite vous dessiniez successivement les tranches qui viennent s'empiler les unes sur les autres. Vous obtiendriez une série de forme concentrique se réduisant de plus en plus à l'approche du sommet. Sur une carte au 25 000, les courbes de niveaux sont équidistantes, ce qui signifie qu'elles représentent entre elles une distance correspondant à 10 mètres de hauteur. Plus ces courbes sont rapprochées les unes des autres, plus la pente sera raide puisque la dénivellation se fera sur une distance plus réduite. Toutes les 5 courbes, il y a une courbe maîtresse (trait plein ou couleur différente). La carte donne des distances horizontales, or la pente rallonge la distance. Il faut la convertir en distance oblique qui elle correspond à la distance à parcourir (théorème de Pythagore). En approximation, la pente est de 1.8 % par degré. Une pente de 10 % correspond donc à un angle de 18°. Pour une pente à 10 %, il faut corriger la distance (estimée ou celle affichée par le podomètre) de ce même pourcentage.

Si en présence d'un obstacle vous ne pouvez apercevoir un autre point remarquable (colline, chemin dans un ravin, etc.), il vous faut contourner l'obstacle par la droite ou par la gauche. Le plus simple est de décrire un angle à 90° d'un côté ou de l'autre. Parvenu devant l'obstacle, vous visez un point à 90° en utilisant le bord arrière de votre compas pour ne pas avoir à le dérégler. Vous poursuivez dans cet axe jusqu'à atteindre la limite de l'obstacle (longueur). Vous tournez une deuxième fois à 90° (vous n'avez plus de visée à faire puisque vous vous apprêtez à effectuer une progression parallèle au cap initial). La limite de la profondeur atteinte, vous reprenez une visée à 90° en utilisant le talon arrière de votre compas et vous parcourez une distance identique à celle du premier changement de cap. Vous devriez vous retrouver dans votre axe de marche initial, et qu'il ne reste qu'à reprendre. Vous aurez remarqué que si vous avez pris la décision de contourner l'obstacle par la droite, le deuxième et troisième changement de cap s'effectue à gauche et le dernier qui reprend l'axe initial se fait sur la droite. Quand vous serez habitué à cette procédure à 90°, vous pourrez modifier vos caps successifs afin de suivre un chemin contournant l'obstacle plus court.

La randonnée reste une des activités sportives la plus pratiquée et l'une des plus à risque avec une vingtaine de morts chaque année (1842 intervention héliportées & 413 terrestres, source SNOSM). Simon Gautier semble avoir cumulé les imprudences : près des deux tiers des accidents surviennent lors de la descente (glissade, chute), viennent en suite la randonnée hors piste (erreur d'itinéraire, prendre un raccourcir) et la pratique en solitaire, voire un trainard qui se retrouve isolé. En cas d'accident (un sac à dos déséquilibré, une semelle de chaussure qui lâche peut suffire à entraîner une chute), d'incident ou d'immobilisation, il faut se signaler aux secours : téléphone, émetteur radio en mentionnant : Je suis - je vois - je fais - je demande (notre compatriote aurait peut être eu plus de chance s'il avait appelé le 196, le 191 ou la base de Solenzara..., le numéro 112 qui permet la géolocalisation de l'appel est indisponible en Italie et en France), balise, miroir, sifflet, stylo lance-fusée, choc sur une surface, étendre des objets contrastant avec environnement, aplanir la végétation ou la creuser afin d'avoir une ombre portée, faire de la fumée, etc., sans oublier de se mettre en sécurité afin d'éviter un sur-accident. Une femme âgée de 35 ans qui s'était perdue le 8 mai lors d'une randonnée sur l'île d'Hawaï, a été retrouvée amaigrie de 7 kg après 15 jours passés au fond d'une gorge, mais en vie.

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Moyenne des avis sur cet article :  4.21/5   (14 votes)




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111 réactions à cet article    


  • devphil30 devphil30 23 août 08:52

    Société technologique qui nous sécurise trop , nous rend dépendant des autres et ignorant des réflexes de base de survie.

    Condoléances à sa famille pour cette perte difficile dans des conditions dures et si jeune


    • Shopi 23 août 09:03

      En tant que vieille trekkeuse solo, je plussoie à toutes vos recommandations.

      Je reviens d’une semaine de trek en solo dans les monts Rhodope en Bulgarie. Ma plus grande peur était de me retrouver nez à nez avec un ours smiley

      Me sachant plus vulnérable car seule, il est vrai que je fais très attention à mes pas et ne prends aucun risque, genre chercher un raccourcis etc... Mes logeurs connaissaient mon itinéraire, et j’ai la chance d’être dotée d’un excellent sens de l’orientation.

      Téléphone chargé à fond chaque matin.

      Simon Gauthier avait l’air d’être assez expérimenté, pourtant je pense qu’il manquait de recul par rapport aux dangers de la rando en solo.

      Quand j’étais plus jeune, j’étais assez inconsciente, je m’en rends compte maintenant. Après une piqure de scorpion sur le terrain il y a des années, j’ai réalisé à quel point ma vie pouvait tenir qu’à un fil. Depuis, je suis devenue hyper vigilante.

      Ne jetez pas la pierre à Simon Gauthier, le risque zéro n’existe pas.

      Quand on fait ce type d’activité, on est conscient des dangers, mais le plaisir du grand air, de la nature et ses merveilles vous permettent de VIVRE intensément.

      C’est en rando que j’ai su ce qu’est le BONHEUR...


      • njama njama 23 août 10:44

        @Shopi
        Téléphone chargé à fond chaque matin.

        C’est précaire dans la durée, surtout si on bivouaque
        Perso j’ai un chargeur solaire il fait 145 g

        https://www.trekmag.com/test-mymobilepower-power-3-usb-3w


      • Old Dan Old Dan 23 août 09:06

        A quand le permis de marcher, avec timbre fiscal, la vignette annuelle, la géolocalisation obligatoire, un contrôle du matos, reconnaissance faciale, des cours du soir et mises à jour annuelles,...

        .

        [ ne pas oublier les piles de rechange ! ]


        • Olivier Perriet Olivier Perriet 23 août 10:35

          @Old Dan

           smiley

          On n’en est pas loin, ça va vite venir !


        • doctorix doctorix 25 août 12:34

          @Old Dan
          Ne changez rien.
          Les sauveteurs n’ont que ça à faire, hein ?
          Compliquez-leur le travail, ils adorent ça.
          En plus, c’est gratuit...
          Vous pouvez aussi mettre leur vie en danger, ça met un peu de piment.


        • Fergus Fergus 23 août 09:33

          Bonjour, Gérard

          A noter que, dans l’écrasante majorité des cas, une carte topographique au 1/25000e ou au 1/20000e, et une bonne connaissance de son usage  notamment la lecture des courbes de niveau  suffisent très largement à faire face à toutes les situations rencontrées, notamment sur les itinéraires balisés.

          Sauf erreur de ma part, vous n’avez pas évoqué la principale source de problème en randonnée (à mes yeux) : la survenue d’un violent orage. Non seulement il faut se prémunir de la foudre, mais surtout ne pas paniquer, au risque de perdre ses repères, notamment dans des espaces où les balisages — et a fortiori les sentiers non balisés — sont peu visibles, ce qui est par exemple le cas dans des chaos rocheux ou des zones de lapiez.

          Cela dit, le fait est que la randonnée solitaire expose, faute de compagnon en capacité de lancer une alerte, à de graves désagréments, fort heureusement rarement terminés par une fin tragique. Il y a quelques semaines, j’évoquais le cas du fils d’un ami, moniteur d’une colonie de vacances, parti se balader seul sur un sentier sans danger du côté de Briançon. Son corps n’a été retrouvé que l’été suivant dans des fourrés touffus en contrebas d’un chemin ne présentant a priori aucun risque de chute. Il était pourtant tombé dans le ravin, et l’on n’en connaîtra jamais la raison.

          La nature est magnifique, mais aussi potentiellement dangereuse. C’est pourquoi il convient de toujours rester humble à son contact, et de ne jamais surestimer ses capacités à surmonter d’éventuels obstacles.


          • alexis42 alexis42 23 août 12:11

            @Fergus
            D’après vous, combien de personnes sont capables de lire une carte, et donc comprendre des courbes de niveau ?
            Maintenant, c’est systématiquement le couple smartphone-gps que la plupart des gens utilisent.


          • alexis42 alexis42 23 août 12:12

            @alexis42
            Faut que je fasse gaffe, sinon je vais bientôt vous rattraper en nombre de commentaires !


          • Shopi 23 août 12:38

            @alexis42
            "Maintenant, c’est systématiquement le couple smartphone-gps que la plupart des gens utilisent.

            « 

            Le »systématiquement" est de trop.
            Pour les randonneurs expérimentés, la carte papier est un élément indispensable car on ne doit pas être dépendants d’un satellite qui peut tomber en panne ou d’un tél qui tombe dans l’eau (ou autre, plus de batterie etc...).

            Si on ne sait pas lire une carte topographique, en effet, on part pas en rando solo.
            Il y a des inconscients qui le font hélas...


          • alexis42 alexis42 23 août 16:14

            @Shopi
            J’ai parlé de « la plupart des gens, » pas des randonneurs en général. Pour avoir utilisé des cartes dans toute ma vie professionnelle, et en avoir eu dans ma voiture pour mes déplacements un peu longs, je suis choqué de voir les dernières générations incapables de les lire, et se baser sur un seul appareil dont je leur souhaite parfois qu’il tombe en panne (tout en ne niant pas qu’il puisse parfois être utile).


          • Fergus Fergus 23 août 17:03

            Bonjour, Shopi

            Merci d’avoir répondu celà. La plupart des « randonneurs expérimentés »  même s’ils ont recours à un GPS  sont munis d’une carte papier, effectivement ’indispensable« . Pas de panne ou de défaut de réception à craindre avec elle !

             »Si on ne sait pas lire une carte topographique, en effet, on part pas en rando solo.
            Il y a des inconscients qui le font hélas
            "

            Vous avez totalement raison sur ce point. L’inconscience va même plus loin : un jour, j’ai rencontré un couple de jeunes égaré en plein parc des Ecrins : ils n’avaient à leur disposition que leur carte routière ! 

             


          • Shopi 23 août 18:49

            @alexis42
            Vous avez raison, les gens ne savent plus lire des cartes ou simplement s’orienter avec bon sens.
            Je bosse avec des chauffeurs de bus qui sont incapables de bouger sans Waze, même en ligne droite sur autoroute... navrant !
            Je peux passer des soirées entières à consulter mes cartes topographiques et préparer mes prochaines randos (même celles que je ferai pas smiley ), à compter les courbes de niveau et imaginer la réalité du terrain.
            C’est aussi vrai que maintenant, avec les vues satellite sur Google maps et autres, on peut encore mieux visualiser, mais la carte reste la base. Je ne peux pas imaginer partir sur le terrain sans carte et sans m’être déjà fait et refait l’itinéraire dans ma tête.


          • Shopi 23 août 18:58

            @Fergus
            Et le parc des Écrins, c’est pas le terrain le plus facile !
            Ce qui est désolant c’est qu’à cause d’inconscients dans ce genre, on va payer de plus en plus cher nos assurances recherche et sauvetage.
            Et randonner va devenir un luxe si on veut un minimum de sécurité.


          • mmbbb 23 août 19:12

            @Fergus Les cartes italiennes sont beaucoup moins precises que les cartes IGN .

            J ai utilise les eux , il y a une nette différence 

            Quant a la montagne, elle est dangereuse, j ai eu quelques incidents dont un rocher instable deboulant sur la pente herbeuse en descendant le Col Lauzon dans le Grand Paradis en Italie . C est un chamois qui a ete a l origine de ce décrochement A 30 metres !
            Il y a 3 ans en faisant le tour des ecrins, des panneaux demandant tout signalement d un homme disparu Idem lorsque j ai traverse les Pyrénnées . Le terrain est tellement accidente qu il est impossible de tout fouiller .

            En ville il y a ausssi des incidents, un jeune s etant fait occire a la sortie du transbordeur a Lyon Son corps fut retrouve le long du Rhone mais ce fait divers n a pas la meme couverture mediatique .

            Je continue la montagne bien qu il y ait des dangers 


          • Fergus Fergus 23 août 22:44

            Bonsoir, mmbbb

            « Les cartes italiennes sont beaucoup moins precises que les cartes IGN »

            C’est vrai, j’en possède quelques-unes des contrées frontalières des Alpes. Les cartes suisses, britanniques et irlandaises sont nettement plus précises et très belles ! Je possède également des cartes très précises (au 1/10000e) de plusieurs îles grecques où je suis allé crapahuter naguère. Celles-ci aussi sont très sympathiques et, du fait de l’échelle, très précises aussi.

            « un rocher instable deboulant sur la pente herbeuse en descendant le Col Lauzon dans le Grand Paradis en Italie. »

            J’ai connu cela également en Suisse  mais sans dommage sur un sentier de l’Oberland bernois où se produisent souvent des chutes de pierre, possiblement déclenchées là aussi par des chamois ou des bouquetins. Des panneaux à l’entrée de cette section rocheuse indiquent d’ailleurs « Vorsicht, Steinschlag ! » Le site, avec un superbe lac en contrebas, est très beau, mais mieux vaut ne pas trop s’attarder.

            « Je continue la montagne bien qu il y ait des dangers »

            Même chose pour moi. C’est une véritable addiction ! smiley


          • Fergus Fergus 23 août 22:58

            @ Shopi

            En matière d’inconscience, il y a aussi des épisodes plus distrayants. Un jour, alors que j’étais monté en train depuis Zermatt au Gornergrat, départ d’une balade en montagne, j’ai vu des Japonais s’élancer dans la descente à pieds, lui dans des baskets susceptibles de résister aux pierres tranchantes des premiers kilomètres avant de rejoindre les pelouse alpines, mais elle équipée de sortes d’escarpins parfaits pour les boutiques de Zermatt mais totalement inadaptés à ce type d’itinéraire. J’ai tenté de leur expliquer mi en anglais, mi par gestes  que les chaussures de la jeune fille ne résisteraient pas, mais je ne sais pas s’ils ont compris et repris le train pour redescendre. 


          • mmbbb 24 août 10:24

            @Fergus Quoi qu il en soit , les rencontres en montagne sont beaucoup plus fructueuses que sur ce media Il est neanmoins dommage que desormais il faille limiter l acces ( le Mont Blanc , j ai fais le Tacul ) ou avoir une réglementions tres stricte afin de gerer le flux des montagnards C est helas un probleme devenu general . salutation et bonne route 


          • doctorix doctorix 25 août 12:50

            @Shopi

            Le »systématiquement" est de trop.
            Ben non, ce n’est pas de trop. Ca ne remplace pas la bonne lecture d’une carte ni le bon usage d’un compas, mais c’est un atout supplémentaire prodigieux.
            Avec une jambe cassée (ou deux), vous faites quoi avec votre carte ?
            Vous crevez.
            Cet homme est parti avec un cellulaire presque vide, et ça l’a tué.
            Le purisme poussé à l’extrême, c’est complètement con.
            Ici, c’est plutôt la négligence.
            Notez quand même que s’il n’avait pas eu de cellulaire, on serait encore en train de le chercher dans les catacombes.


          • Shopi 25 août 13:49

            @doctorix
            Il semble que votre compréhension de mon post est assez limitée...
            Si vous aviez lu correctement, ainsi que mes autres posts, vous auriez vu que je préconise la totale, carte et high tech.
            Bien sûr, il y a 15 ans, on avez pas de smartphone.
            Mais justement, les plus anciens d’entre nous savent fonctionner avec et sans technologies.
            Je ne sais pas où vous avez vu du « purisme » et apprenez à lire smiley


          • njama njama 25 août 14:20

            Difficile de savoir si la batterie son smartphone était presque vide, les fractures et probable hémorragies internes l’auraient mis rapidement dans un état comateux peut-être puisqu’il n’envoya pas d’autre appel.
            D’un autre côté le signal a été localisé dans un espace assez large puisqu’il a borné, et sans cela il aurait rejoint le sérail des innombrables personnes « disparues » sans laisser de traces.
            Sa famille pourra au moins faire le deuil.


          • doctorix doctorix 25 août 17:07

            @Shopi
            OK. J’ai répondu trop vite.

            J’ai cru que c’est ce que vous préconisiez.

            En fait, c’était le constat que l’usage conjoint n’était pas systématique.

            Pardon-excuse.


          • Shopi 25 août 17:40

            @doctorix
             smiley


          • alexis42 alexis42 23 août 09:33

            Triste fin pour ce garçon, mais, à mon avis, prise de risque insensée : on ne doit pas s’aventurer seul sur des parcours à risque (ce qui semble avoir été le cas), ou on doit en assumer les conséquences.

            Sans surprise, les médias n’ont pas cessé d’en parler pendant une semaine, mais n’ont évoqué que très brièvement les 63 morts d’un attentat en Afghanistan, et sans préciser, bien sûr, qu’il visait une fois de plus la communauté chiite, comme dans 99% des cas.


            • pemile pemile 23 août 09:37

              @alexis42 « on doit en assumer les conséquences. »

              A minima, la peine de mort !


            • alexis42 alexis42 23 août 09:45

              @pemile
              A minima, l’impossibilité de se faire assister par un équipier (ce qui aurait peut-être été inutile dans ce cas si le randonneur est effectivement mort dans l’heure).
              J’ai pratiqué la « rivière sportive » dans ma jeunesse, et jamais un bateau ne s’aventurait seul, sans la présence d’un autre, ou de guetteurs sur la berge.
              Une simple chute, a priori bénigne, peut avoir de graves conséquences.


            • pemile pemile 23 août 09:50

              @alexis42 « Une simple chute, a priori bénigne, peut avoir de graves conséquences. »

              Oui, mais quel était votre sous entendu de « on doit assumer les conséquences » ?


            • nono le simplet nono le simplet 23 août 09:52

              @alexis42
              mais n’ont évoqué que très brièvement les 63 morts d’un attentat en Afghanistan
              il faut quand même dire que vivre en Afghanistan est une prise de risque insensée


            • pemile pemile 23 août 09:55

              @nono le simplet « il faut quand même dire que vivre en Afghanistan est une prise de risque insensée »

              Qu’ils assument comme dirait Alexis42 smiley


            • nono le simplet nono le simplet 23 août 10:00

              @pemile
              d’un autre côté, quand t’es mort, on peut dire que tu assumes ... sûr, tu recommenceras plus ...


            • pemile pemile 23 août 10:05

              @nono le simplet « d’un autre côté, quand t’es mort, on peut dire que tu assumes »

              Oui, l’argumentation d’Alexis42 pour ce cas là, ça fait message foireux de condoléances à la famille, il a pris des « risques insensés », l’est mort, faut assumer smiley


            • alexis42 alexis42 23 août 12:08

              @pemile
              « Assumer » n’est sans doute pas le mot juste, mais je considère ce garçon comme responsable du chagrin qu’il cause à ses proches.
              Et nous en parler pendant une semaine est obscène, en comparaison de la mort de 63 civils que vous traitez sur le ton de la plaisanterie, vous et votre copain, l’intello dans son auge.


            • pemile pemile 23 août 12:33

              @alexis42 « mais je considère ce garçon comme responsable du chagrin qu’il cause à ses proches. »

              Le suicide par double facture ouverte des jambes, c’est vicieux ! smiley

              « Et nous en parler pendant une semaine est obscène »

              Relancer le débat sur l’absence d’AML en France et en Italie, aussi ?

              « la mort de 63 civils que vous traitez sur le ton de la plaisanterie, vous et votre copain, l’intello dans son auge. »

              Et c’est vous qui parlez d’obscène ! smiley


            • nono le simplet nono le simplet 23 août 13:16

              @alexis42
              je considère ce garçon comme responsable du chagrin qu’il cause à ses proches.

              tout est dit ! sur sa tombe on gravera cette épitaphe :
              « en se tuant, il a beaucoup fait de peine à sa famille »


            • doctorix doctorix 25 août 13:05

              @nono le simplet
              Arrêtez de lui jeter la pierre tombale.
              Pardon, j’ai pas pu m’empêcher...
              Pour me rattraper, je vais élargir le débat.
              Ce triste épisode est un formidable atout pour généraliser la géo-localisation des tous les humains.
              Ca rendra service ponctuellement.
              Mais c’est un fabuleux atout pour Big Brother. Bientôt, vous n’aurez plus le choix, avec les puces RFID implantables.
              Et croyez-moi, ce sera plus souvent une récession des libertés qu’un outil de sauvegarde.
              Tant qu’on peut décider de se géo-localiser ou non, tout va bien.
              Mais dès qu’on n’aura plus le choix, la dictature est en marche (je crois personnellement qu’elle est déjà arrivée, avec le mouvement politique du même nom).


            • Olivier Perriet Olivier Perriet 23 août 10:01

              Accident tragique mais rarissime, hors haute montagne (je l’espère).

              Tout de même bizarre que la zone à fouiller fasse 140 km2 alors que le telephone portable était capté par une borne, qui ne couvre vraisemblablement pas une telle zone smiley


              • pemile pemile 23 août 10:14

                @Olivier Perriet "Tout de même bizarre que la zone à fouiller fasse 140 km2 alors que le telephone portable était capté par une borne, qui ne couvre vraisemblablement pas une telle zone "

                Le GSM ça peut capter sur un rayon de 30km


              • Olivier Perriet Olivier Perriet 23 août 10:34

                @pemile

                ah bon ?

                pourquoi y a-t-il des antennes relais tous les kilomètres en ville alors ?


              • Olivier Perriet Olivier Perriet 23 août 10:35

                @Olivier Perriet

                vous me direz que c’est pour éviter les caves et autres zones d’ombre


              • pemile pemile 23 août 10:44

                @Olivier Perriet « pourquoi y a-t-il des antennes relais tous les kilomètres en ville alors ? »

                Pourquoi y’a-t-il une seule caisse au bar-tabac-épicerie à coté de chez moi et des dizaines dans les hyper-marchés ?


              • Waspasien 23 août 14:09

                @Olivier Perriet
                Parce qu’en ville les antennes relais ont des puissances d’émission réduites, voire très réduites, tandis que hors villes, les émissions sont plus puissantes.

                Malgré tout, où que l’on soit, il se produit des échanges entre les mobiles et les relais pour définir les puissances que le mobile va fournir en fonction de la qualité de ce que reçoit le relais.

                Avec cette mesure de puissance, il est généralement possible d’avoir une bonne idée de la distance d’où se trouve le mobile.
                Ici, un paramètre pose sans doute problème, ce sont les multiples interférences dues aux réflexions générées par le relief du terrain et qui perturbe ces mesures.


              • Olivier Perriet Olivier Perriet 23 août 15:40

                @Waspasien

                donc le petit émetteur-récepteur que j’ai dans ma poche, il porte à 30 km smiley


              • Waspasien 23 août 17:36

                @Olivier Perriet
                Oui, au maximum mais certainement un peu moins.
                Il faut comprendre que le relais possède un émetteur qui peut être puissant et donc, être reçu par un récepteur assez modeste ; quant à sa réception, le relais peut décoder plus facilement le faible signal des mobiles à cause d’un récepteur très sensible et d’antennes très performantes.
                La place n’est pas un souci pour les relais, autant pour la chaine réception qu’émission.
                En fait, c’est plutôt le relais qui fait tout le boulot !


              • gaijin gaijin 23 août 10:29

                la mort fait partie de la vie .....

                toutes nos assurances , nos machines géniales et notre obsession du contrôle ne sauraient effacer cela ....parfois un accident vient juste nous sortir de notre déni : un moment viendra ou aucune technologie ne servira plus a rien


                • pemile pemile 23 août 10:51

                  @gaijin « la mort fait partie de la vie »

                  Petit message subliminal ?


                • pemile pemile 23 août 10:54

                  @gaijin « parfois un accident vient juste nous sortir de notre déni »

                  Pour Alexis42 : Ne prenez jamais le risque insensé de descendre un escalier sans porter un casque et sans la présence dans votre habitation de quelqu’un pour appeler les secours.

                  Ou alors, assumez !


                • alexis42 alexis42 23 août 12:15

                  @pemile
                  Je constate que vous tentez d’égaler votre copain au niveau de la connerie...


                • alexis42 alexis42 23 août 12:35

                  @pemile
                  Pour avoir une idée de ce que vous avez comme neurones, je viens de lire vos 100 derniers commentaires, et je retire donc ce que je viens d’écrire sur votre supposée « connerie » qui est bien plus réduite que je ne le pensais, vu votre copinage avec l’autre pignouf. Cela ne vous empêche pas d’écrire parfois de grosses bêtises, comme ici.


                • pemile pemile 23 août 12:39

                  @alexis42 « Je constate que vous tentez d’égaler votre copain au niveau de la connerie. »

                  Vous me vexez ! smiley


                • pemile pemile 23 août 12:46

                  @alexis42 « Cela ne vous empêche pas d’écrire parfois de grosses bêtises, comme ici. »

                  https://www.huffingtonpost.fr/2017/08/06/mort-de-nicole-bricq-les-chutes-de-la-vie-courante-bien-plus-g_a_23067487/


                • pemile pemile 23 août 12:48

                  @alexis42 « vu votre copinage avec l’autre pignouf. »

                  Vu sa vitesse de montage de parpaings, c’est juste un calcul intéressé smiley


                • nono le simplet nono le simplet 23 août 12:59

                  @pemile
                  hé ho ça va ... smiley smiley


                • mmbbb 23 août 19:17

                  @pemile les incidents domestiques en France sont tres nombreux , 20 000 morts rapportes par la presse et pourtant il n y a pas de radars .


                • révolQé révolQé 23 août 11:03

                  Un portable n’a jamais été une garantie de survie, c’est au mieux un petit plus en cas de problème, mais bien souvent, cela ôte à son propriétaire l’envie(nécessite ? ) de se préparer à toutes éventualités.

                  Je fais pas mal de rando et n’ai jamais de tel avec moi, ce qui m’oblige à continuer à prendre les mêmes précautions que je le faisais dans les années 80 et 90.


                  • Shopi 23 août 11:11

                    @révolQé

                    Quel surhomme smiley


                  • njama njama 23 août 11:24

                    @révolQé

                    sur un mobile on a l’heure, une boussole, et tellement d’autres ressources à dispo au cas où, genre cartes, conseils de survie...


                  • JL JL 23 août 11:42

                    @njama
                     
                     Ha ? Vous avez une boussole sur votre mobile ? Ou bien est-ce une application GPS qui calcule la direction de votre déplacement ?


                  • njama njama 23 août 12:28

                    @JL

                    Oui il y a une boussole sur l’iphone qui indique le nord magnétique par défaut et possibilité dans « Réglages » d’obtenir le nord géographique.
                    On peut aussi avoir les coordonnées exactes (longitude et latitude) si la géolocalisation de l’iphone est activée
                    https://www.commentcamarche.net/contents/2097-iphone-boussole

                    sur les androïd n’en ayant jamais eu je ne sais pas si ces fonctions existent...


                  • njama njama 23 août 12:39

                    @JL
                    sur les androïd il faut télécharger une application Boussole
                    Il y a même une application « compas » :
                    « Cette option permet de se géolocaliser. Pour ce faire, il est uniquement question de saisir les coordonnées de l’endroit vers lequel on désire se rendre. Le compas intégré indiquera la direction à prendre en permanence. »

                    https://www.commentcamarche.net/download/telecharger-34100339-boussole-pour-android

                    mais bon ça doit consommer de la batterie...


                  • JL JL 23 août 12:46

                    @njama
                     
                     je connais en effet les fluxgates et autres composants électroniques capables de détecter l’orientation du champs magnétiques terrestre. Mais s’ils ne sont pas montés sur cardan, attention à l’inclinaison de l’appareil.
                     
                    Merci pour l’info.

                     
                    J’ignorais que les mobiles en étaient pourvus.


                  • pemile pemile 23 août 12:54

                    @JL « Mais s’ils ne sont pas montés sur cardan, attention à l’inclinaison de l’appareil. »

                    Non, le magnétomètre est couplé au gyromètre.


                  • pemile pemile 23 août 12:57

                    @JL

                    PS : les 3 magnétomètres sont couplés aux 3 gyromètres


                  • JL JL 23 août 13:04

                    @pemile

                     OK.
                     
                    bien sûr : c’est utilisé pour la rotation d’écran, j’aurais du y penser.
                     


                  • JL JL 23 août 13:06

                    @pemile

                     

                     Savez vous s’il existe des pilotes automatiques pour la navigation qui utilisent cette technique en place des fluxgates ?


                    • pemile pemile 23 août 13:33

                      @JL « Savez vous s’il existe des pilotes automatiques pour la navigation qui utilisent cette technique en place des fluxgates ? »

                      Pour la voile, y’a plein de bricolages sur les forums Arduino

                      https://www.hisse-et-oh.com/forums/equipements/messages/1753188-fluxgate-versus-magnetometre

                      https://forum.arduino.cc/index.php?topic=400621.0


                    • pemile pemile 23 août 13:37

                      @JL

                      Module AHRS 9 axes :

                      Cette centrale inertielle intègre un gyroscope 3 axes (L3GD20H) + un accéléromètre 3 axes (LSM303D) + un magnétomètre 3 axes (LSM303D) le tout supervisé par un microcontrôleur traitant et ressortant les données via un port série.


                      124€

                      https://www.lextronic.fr/accelerometres/30129-module-ahrs-subminiature-9-axes.html



                    • JL JL 23 août 20:21

                      @pemile
                       
                       merci. J’irai voir.


                    • pemile pemile 23 août 20:53

                      @JL « merci. J’irai voir. »

                      La navigation, c’est maritime ou aérienne ?


                    • JL JL 24 août 08:25

                      @pemile
                       
                       maritime, voilier.


                    • Waspasien 23 août 14:16

                      Oouupss !

                      Quaternions pour de la navigation deux axes ?

                      Sous-marins ?


                      • Perso , je ne pars jamais en rando sans mon sextant et une pelote de ficelle (fil d’Ariane Walter) qui ne me servent que rarement en réalité , possédant un sens de l’orientation inné qui aurait aisément .. à Christophe Colomb de découvrir les Indes .


                        • sls0 sls0 23 août 17:32

                          La directive européenne pour la géolocalisation via les numéros de secours date de 2009.

                          A cause de lourdeurs administratives l’Italie ne l’a pas encore. Ah les salauds me direz vous, en France c’est la même chose.

                          De 2009 a nos jours ça aurait pu sauver 7500 vies en Europe.

                          Sur mon téléphone j’ai un GPS, à défaut de géolocalisation je peux donner ma localisation à 15m près.

                          J’ai la plupart fait de la rando en solo, la carte je la sortais rarement car avant de partir je la regardais bien et prenais mes repères.

                          J’ai toujours adoré les boussoles alors qu’elles ne me servaient rarement, quand on a l’habitude le soleil ou la lumière et les étoiles suffisent. Il est vrai que maintenant regarder le ciel n’est plus tendance. Je me choutte 2-3 nuits par semaine aux étoiles, on peut me demander l’heure et la direction, pas besoin d’étoile polaire qui chez moi est basse sur l’horizon.

                          Tenir 9 jours à condition d’avoir de la flotte sinon c’est 3-4 jours.

                          C’est Belvedere di Ciolandrea le bled et non di Golandre. J’ai regardé l’endroit, 45° la pente, si on glisse difficile de s’arrêter, 540m de dénivelé sur 860m, en bas c’est un maquis boisé qui empêche le repérage. Non fumeur le jeune sinon avec un briquet il aurait pu faire des choses.

                          Chez moi les cartes d’état-major dates des années 50, peu fiables. Je vais souvent dans la sierra pour la ballade ou géologie. Je me repère bien sur google map comme je faisais avec les cartes au 25000ème. Mon téléphone est éteint mais j’ai la carte chargé au cas où.

                          Oui il y a la technologie, mais réfléchir et préparer avant ce n’est pas inutile.

                          Se tromper, je me rappelle avoir rencontré des personnes paumées, 3h heures qu’ils cherchaient leur chemin. La plus proche sortie de la forêt était à 4km et la plus loin à 9km. Trop de chefs et de changements d’avis et elles tournaient en rond, c’est beau l’indécision. Je leur ai indiqué la direction je leur ai aussi montré une source qui coulait pas loin et leur ai dit que l’eau va toujours à la rivière. Les gens regardent mais ne voient plus.

                          Pour m’être occupé un certain temps de 30km de GR, c’est entretenu sortie de l’hiver et des changements extraordinaires j’en ai point vu.


                          j’ai regardé le coin où le jeune a randonné, des chemins il y en a mais c’est surtout des culs de sac qui mènent à de vieux bâtiments agricoles style bergerie abandonnée, il a certainement fait du hors sentier pour couper. 45° et du hors sentier c’est risqué et crevant.

                          Toujours repérer et étudier sa route avant, pour cela map est pas mal. Il l’aurait fait il aurait vu qu’il y avait pas mal de chemins en cul de sac.

                          Pour les chercheurs locaux un randonneur randonne sur des chemins de randonnées, ils n’ont pas tout de suite pensé aux chemins culs de sac connus d’eux.

                          Après coup il est facile de donner des avis sur le randonneur, les secours, ils ont fait leur mieux.

                          Ötzi comme homme préhistorique connaissait aussi les dangers de la randonnée, il s’est fait avoir aussi.


                          • pemile pemile 23 août 17:42

                            @sls0 « Je me repère bien sur google map comme je faisais avec les cartes au 25000ème. »

                            Quand est en France, Geoportail c’est bien mieux smiley


                          • njama njama 23 août 18:54

                            @sls0

                            dans le cas de ce malheureux randonneur en rando idyllique , vaut p’-être mieux qu’il serait mort rapidement d’hémorragie par les fémorales suite à ses fractures que de mourir de soif à petit feu, mort bcp nettement rapide, et probablement plus stressante...

                            En général les randonneurs ne portent qu’une quantité d’eau évaluée au minimum en fonction des différentes possibilités de se désaltérer dans une fontaine, un cimetière un peu plus loin, un ruisseau, un torrent...

                            perso je n’ai jamais emmené plus d’un litre en rando, me fiant également sur fontaines, rivières, villages, que je pouvais rencontrer au passage, mais je ne partais néanmoins jamais sans avoir bu un 1/2 litre d’eau qui s’ajoutait au café du matin


                          • covadonga*722 covadonga*722 23 août 19:18

                            a l’instar de l’engeance humaine dame nature ne nous aimes pas au mieux elle est indifférente au pire seul vous etes une cible/proie.Par ailleurs la modernité donne rapidement une illusion de puissance appeler quelqu’un a 30mm ou deux heures ne sert de rien quand il vous faut un garrot et tourniquet dans les 5mm.

                            Meme eux se remettent a apprendre au s/offs a lire une carte ,

                            http://www.opex360.com/2018/02/24/gps-unites-de-larmee-de-terre-doivent-developper-capacite-a-sorienter-systeme-gps/

                            a Uzbin un gus formé 

                            dans les 60s aurait vu que le devers était infranchissable pour ce foutre a l’abri 


                            • Clocel Clocel 24 août 13:24

                              @covadonga*722

                              L’US NAVY a remis au programme des jeunes cadets la navigation au sextant.
                              Ceux qui naviguaient en Méditerranée durant la première guerre de golfe ont pu apprécier les limites du GPS, précision fortement dégradée dans un premier temps et disparation totale du signal pendant quelques heures.
                              On a pu voir des voiliers venir se mettre à l’abri dans de petits ports pas prévus pour, les types étaient même incapables de naviguer à l’estime pendant 24 heures...

                              Mais pas de problèmes, ils avaient bien le radeau de survie et les fusées de détresse, juste qu’ils étaient infoutus de savoir ou ils étaient.

                              Pour la petite histoire, Florence Arthaud avait été sauvée par son téléphone portable.


                            • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 24 août 13:34

                              @Clocel

                              Te les foutrais a la navigation Polynésienne d’avant Cook ...un aller retour Marquises -Hawaï aux étoiles . 4000 bornes sans rien entre les deux.


                            • Clocel Clocel 24 août 13:47

                              @covadonga*722

                              Même avec cartes et GPS, y’a des types très bien qui se sont foutus au sec dans les parages, pas faire les malins, on n’est pas fait du même bois que les anciens.


                            • Clocel Clocel 24 août 13:48

                              @Aita Pea Pea

                              Merde ! Le message dessous était pour toi...


                            • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 23 août 20:08

                              Des choses m’intriguent ?


                              1 : Dans un premier temps, Simon avec son portable appelle les secours pour signaler qu’il à chuté d’un falaise, et qu’il a les deux jambes cassées !


                              2 : Les secours pour le localiser lui envoie un SMS, le hic, c’est que le destinataire doit faire une réponse à ce SMS pour être localiser !


                              Lorsque l’on découvre le corps sans voie de Simon, ( selon des sources ) , il est dit que son sac et son téléphone était à une dizaine de mètres du corps.

                              On peut penser qu Simon à chercher à se déplacer ( dans un terrain qui je pense étai très très loin d’être un boulevard ) mais ces deux fractures qui lui ont certainement occasionnées des douleurs atroces, ces dernières ont elles pût avoir un incidence pour qu’il ne prenne pas son sac à dos et surtout son téléphone ?


                              @+ P@py





                              • kimonovert 23 août 20:31

                                « Il semble plus facile de localiser un appel en provenance des côtes libyennes qu’un appel provenant de la zone de Policastro Bussentino située à près de 200 km au sud de Naples ! »

                                Soyez sérieux si vous voulez qu’on « plussoie » au reste de votre post...En téléphonie mobile, à peu de chose près, il faut avoir la vue sur le relais pour communiquer et selon le relief plus ou moins accidenté, il a nécessité d’implanter plus ou moins de relais pour structurer un réseau de qualité...Ainsi Si un relais seul en haut d’un sommet de 1000 mètres de haut suffit à faire relais sur un rayon de 4000 m, tout ce qui émet et reçoit dans un cercle de 4000 mètres de rayon centré sur ce relais sera indéterminé...c’est à dire que la maille du réseau fait environ 50 km2 de surface et que cette zone suffira à « borner » l’appel. En ville, un relais de 100 m en 100m couvrira une incertitude de 0,03 km2 réduite aux rues par exemple... Parler comme vous le faites, induit qu’il vaut mieux parler de tout sur rien que de rien sur tout !


                                • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 23 août 21:09

                                  Je ne connais pas le coin du drame, mais es-ce que cet endroit était dégagé ou sous couvert, quid des condition météo soleil pour l’usage de ce petit accessoire !


                                  Dans l’temp, comme je randonnais toujours seul de 2 à 4 heures j’avais mai pas mal de matos dans mon sac à dos : miroir, sifflet ,couverture survie,coupe vent etc , allumettes, petite trousse à pharmacie, avec petit flacon de vinaigre blanc, ( contre les piqueres moustiques, guêpes etc )

                                  maintenant je suis toujours seul,... mais bicause arthrose genoux grosse grosse réduction distance, .. et surtout gros allègement chargement sac... mais j’ai un portable, et je vérifie toujours si il y a une couverture réseau, et ma compagne qui elle reste à la maison sait le secteur ou je vais !

                                  De toute façon en rendo, un moment d’inattention,peut provoquer une chute,.. et là,... c’est une question de chance,... ou de malchance !




                                  @+ P@py



                                  • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 23 août 21:28

                                    @Gilbert Spagnolo dit P@py

                                    ..et une lampe de poche dynamo !

                                    @+P@py


                                  • velosolex velosolex 24 août 21:29

                                    @Gilbert Spagnolo dit P@py
                                    Dans le temps j’avais toujours quelques pièces d’un franc, coincée dans le boyau de secours pour téléphoner, si j’avais un problème, lors de mes longues ballades en vélo. Ors un jour, si j’ai trouvé une cabine, il n’y avait plus de téléphone dedans...Nous avions changé d’époque, et je n’avais pas voulu en tenir compte. Voilà quelques années déjà que j’aurais du avoir un portable. J’observe que les gens ont perdu en autonomie, et gagné en illusion, la croyance trop fréquente qu’ils peuvent être secouru partout…
                                    Sinon, l’urine peut sauver aussi d’une infection, ou d’une piqure de guêpe. Un antiseptique naturel et toujours disponible. Par ailleurs c’est un angrais supérieur au purin d’ortie. En chine, des camions citerne passe dans les écoles faire le plein...Pisser dans un violon, c’’est con, mais pisser dans son jardin ( additionné d’eau de pluie) ça rend service aux plantes. 



                                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 24 août 21:42

                                    @velosolex

                                    La cabane au fond du jardin a longtemps servie d’engrais dans les jardins populaires.


                                  • velosolex velosolex 24 août 22:10

                                    @Aita Pea Pea

                                    La cabane au fond du jardin, et le jardin, sont l’avenir de l’homme, et du monde. 


                                  • Agafia Agafia 24 août 22:30

                                    @velosolex

                                    Bonsoir Vélosolex

                                    La chine recueille l’urine de jeunes garçons également pour faire cuire des oeufs très longuement, mets apprécié dans certaines provinces.


                                  • Clocel Clocel 24 août 10:27

                                    Moralité : Les montagnes ne sont pas faites pour les petites bites.


                                    • HELIOS HELIOS 24 août 10:27

                                      ... sans être méchant, ce gars là n’était pas plus c.. que la plupart d’entre nous.

                                      Il s’est fait avoir et il l’a payé cher, au prix de sa vie.

                                      Il s’est vu mourir, car il devait savoir, sans être médecin, qu’une fracture, a fortiori 2, entraîneraient des thromboses dans le meilleur des cas ou des hémorragies qu’il ne pourrait arrêter.

                                      Je pense que la seule chose qu’il ne savait pas, c’était que la géolocalisation de son portable, dans un contexte civil, est basiquement déficiente en dehors des grandes agglomérations,... que les services de secours fonctionnent pour des cas majeurs et non pas pour un individu inconnu.

                                      D’ailleurs je pense qu’il en est de même en France, a part un accident sur l’autoroute, vous pouvez attendre un hélico longtemps, et même chez vous, vous allez crever avant qu’un simple SAMU vienne vous prendre en charge si vous habitez au delà de la banlieue.

                                      Il n’y a pas de solutions sans une intégration complete avec votre environnement social... qu’une autorité, un club, une famille -tous influents- puisse suivre vos désirs de liberté bien imaginaires, avec votre smartphone, votre barre chocolatée et la boisson énergisante qui va avec, vos chaussures Decathlon anti-transpirantes etc... ne font pas de vous le Rambo du Larzac, des Ecrins ou du cirque de Gavarny. D’ailleurs on peut très bien se perdre dans le Morvan dés qu’on s’éloigne de l’autoroute.

                                      Ce pauvre gars, bien jeune quand même, paye le prix de l’exces de sécurité (et non pas l’inverse) qu’on nous fait croire a tous... n’oubliez donc pas que vous etes seul, toujours seul quand une m... arrive, ne comptez que sur vous et faites en sorte que cela n’arrive pas.

                                      J’ai une petite pensée pour sa mère et sa famille...et je me permets de leurs dire, qu’aucun procès de le ramènera et que Don Quichotte a bien essayé, mais ce sont les grandes catastrophes qui font avancer et non pas les malheurs de sans-dent, ceux qui ne sont rien, comme l’était Simon. Gardez-le dans votre mémoire.


                                      • velosolex velosolex 24 août 14:40

                                        @HELIOS
                                        Curieusement, le téléphone mobile, instrument pratique et sécurisant, donne à certains une assurance débile, l’illusion d’être secouru rapidement, et ainsi de s’extraire de la peur, de l’anticipation. Le fait d’être jeune, a toujours potentialisé la prise de risque, en raison de son assurance inconsciente de survivre, d’être plus ou moins immortelle. Les jeunes soldats meurent bien plus souvent que les vieux, bien plus prudents et instruits par la vie, et les cicatrices, et la vue des compagnons morts.
                                        Notre vie, sécurisée, fausse, où l’on ne voit que des corps jeunes en mouvement, faisant des saltos, à ski, ou sur une planche potentialise la prise de risque chez d’autres, qui ne voit pas l’entrainement qu’ ’il y a derrière, ni ceux qui se trouvent pris en rééducation, exercice bien moins glamour. 
                                        On n’est loin de tout cela avec ce jeune homme, dans une pratique lambda, liée à la découverte du monde, de ses limites, dans un cadre merveilleux. Il faut faire l’apologie de la randonnée, une pratique exaltante, laissant des souvenirs impérissables. Sa mort malchanceuse symbolise la cruauté de notre sort. Nous sommes tous dans une arène de cirque, pas dans les gradins, et la corne du taureau furieux peut nous emporter de bien des manières. L’avoir senti une fois dans sa vie, vous effleurer la chair, vous fait reconsidérer la vie, et la chance d’être toujours là, ce qui est en soi une expérience elle aussi très riche.
                                        Parler de procés contre la mort, la fatalité, les services d’urgence, nous font plonger dans la bétise, comme lors de l’agonie de ce pauvre Vincent Lambert. Etre parent de la « victime », ne vous donne pas tous les droits, et la pertinence de s’attaquer aux postulats de liberté qui entourent notre vie, sans lesquels nous se serions que les prisonniers de la grotte de Platon, regardant le spectacle du monde, sur des écrans, sans jamais y participer. Et morts déjà en essence, et en réalité. 


                                      • njama njama 24 août 15:26

                                        @velosolex

                                        Pour sûr un téléphone mobile ne protège pas contre une attaque de chien errant ou de chien de berger, ou un chevreuil en rut qui charge un randonneur (on m’a rapporté le cas dans un gîte, la malchanceuse jeune fille a fini à l’hôpital), incidents qui se sont produits sur le GR 65 alias Via Podiensis, le chemin du Puy-en-Velay, un boulevard super bien balisé... qui laisserait penser que rien ne pourrait arriver sinon que de s’extasier sur de beaux paysages ou de rencontrer un bon compagnon de chemin

                                        Ce malheureux randonneur Simon Gautier a peut-être eu l’esprit happé un instant par un bel oiseau qui planait à proximité, ou été attiré par un bel éclat dans la roche, et aurait par inadvertance perdu l’équilibre (?)
                                        de mémoire pour citer Castaneda, la mort elle peut ressembler à un petit point au loin dans un rétroviseur et elle nous frôle ou nous tombe dessus.


                                      • velosolex velosolex 24 août 21:49

                                        @njama
                                        En moto on dit qu’il ne faut jamais rouler plus vite que son ange gardien. En vélo, c’est très difficile d’arriver à cette vitesse, mais le diable est toujours derrière vous. Le cyclisme est la pratique qui a vu une expansion des morts vertigineuse ces dernières années. La faute surtout aux aménagements routiers, sensé sécurisé la pratique automobile et piétonnière. 
                                        L’accident est par essence stupide. C’est pour cela que j’ai dit quelque part qu’on ne peut guère que dire des banalités dessus. L’accidenté refera le parcours mentalement, en tirant leçon de sa mésaventure, s’il est vivant, mais la vie ne vous redonne jamais le même scénario.
                                        Comme vous dites, une mouche dans une voiture suffit à provoquer des catastrophes en chaine.
                                        Des hommes hors normes survécurent à des catastrophes, pour finir bêtement écrasés par un arbre un jour d’orage...D’autres qui furent capitaines émérites, perdirent la vie dans un fait divers qu’ils auraient du normalement évité...Je pense à Magellan, qui eut dans son tour du monde à des tentatives d’assassinat, de mutineries, triompha in extrémis de la perte de navires, de tempêtes...Ayant parcouru la plus grande partie de son tour du monde, il ne lui restait qu’accomplir la partie connue, facile...Invité sur un ile d’Indonésie par le roi local, et peut être ayant bu de l’alcool, et ayant festoyé, il accepta de rendre service à ce potentat en faisant une virée avec ses hommes pour régler le sort d’un ennemi du dit roi….Pour une fois cet homme avisé ne réfléchit pas, peut être l’esprit relâché par les circonstances, et l’approche du retour….Il perdit la vie dans cette escarmouche improvisé, où l’assurance débile lui fit perdre sa prudence….( Lire le formidable « Magellan » de Stefen Zweig)


                                      • njama njama 24 août 22:06

                                        @velosolex
                                        ne pas tenter le diable, oui mais certains le font je crois par insouciance surtout, péché de jeunesse peut-être (?)
                                        Il n’y a pas 2 semaines je revenais d’avoir conduit ma fille à l’aéroport, je reviens par une large rocade 5 voies, j’étais sur la voie de gauche de cet autoroute limitée à 90 km/h qui entre dans la ville et oriente à l’ouest vers la direction que je voulais prendre, un coup d’œil dans le retro et j’aperçois une moto plein pot qui vient sur moi, je fais un léger écart vers la droite, il me double à fond les ballons, entre le rail en béton et moi complétement couché sur son engin, certainement au bas mot sans me tromper à plus de 200 km/h, une allure de maboule, le moteur haut dans les tours...
                                        un trompe-la-mort ? ou un besoin d’adrénaline ? lui seul le sait.
                                        vaudrait mieux qu’il se calme un peu avec sa bécane s’il ne veut pas finir en steak haché...


                                      • velosolex velosolex 25 août 10:19

                                        @njama
                                        S’il se tue, ce n’est pas un accident, mais malheureusement la suite logique de son comportement, car l’accident est de l’ordre de l’imprévisible.

                                        La notion d’accident disparait au profit de la fatalité, inversement proportionnel au fait qu’on prend des précautions, qu’on tente de baliser l’avenir, et qu’il arrive malgré cela.
                                        . Parfois il tient de la farce macabre, tant on a l’impression qu’il est provoqué par un esprit malin, qui pratiquerait une sorte d’humour noir.


                                      • Decouz 24 août 11:41

                                        Les habitants du coin disent que les chemins étaient mal balisés, et qu’il a du confondre avec des passages d’animaux.

                                        Cela me fait penser à des situations que j’ai connues, où la trace se confond avec des couleurs de plantes ou de roches.

                                        Mais il y a aussi la responsabilité des maires, de plus en plus mis en cause.

                                        Un chemin dangereux ou « exposé » doit-il être mentionné comme tel, libre à chacun de prendre ses responsabilités ? Doit il ne pas, ne plus, être signalé sur les cartes ou par des pancartes, mais alors certains le prendront sans connaitre la dangerosité potentielle ou l’exposition ?


                                        • velosolex velosolex 24 août 14:19

                                          Je ne dirais que des banalités, comme chacun ici. Car que dire sur la vie, cette phrase en suspension dont on n’est jamais sûr de terminer la page du jour, que dis-je, la phrase commencée. L’auteur aborde la question par la phase ensoleillée, la plus lambda, où l’on ne remet pas en question, la question posée, autour de la randonnée « solitaire » qui présenterait un risque...Ne l’oublions pas l’activité la plus dangereuse reste la plus bagnole. De très loin. Ajoutez y l’alcool et la téléphonie, et vous avez un cocktail d’enfer. Le vélo est cent fois plus dangereux que la marche, et même l’escalade, en raison du risque précédemment évoqué, celui de la rencontre fatale avec la bagnole.... La randonnée offre un risque, sans doute, mais mineur, et lié à la décontraction avec laquelle on l’envisage. Qui peut croire qu’en partant avec une marguerite entre les dents, et des pataugas aux pieds, ne se risquant pas à faire de l’escalade, encore moins des première, on risque sa vie….De façon anecdotique il est vrai. Tout comme le « test d’effort », qui fut fatale à René Goscinny...A qui se fier ?....La mort en promenade peut être du à une pierre qui se décroche d’un sommet, ce qui est arrivée à une copine il y a 20 ans et l’a amené à un suivi médical dingue. J’ai failli être emporté par un éboulement dans un couloir d’avalange, voyant rebondir et voler autour de moi des rocs de plusieurs tonnes…. Certains alpinistes himalayens sont tombés parfois après avoir fait un 8000 mètres, tout simplement sur un sentier d’alpage surplombant une falaise, leur vigilance décrochée. Cela s’apparente à l’endormissement du conducteur...Ce jeune homme sympathique semble s’être tué de cette manière. Cela aurait pu lui arriver en glissant dans sa baignoire. Il faut parler de fatalité, point barre...Mettre en cause tel aménagement, tel équipement, telle responsabilité des pouvoirs publics, telle une téléphonie défaillante, c’est participer à la l’annexion sécuritaire du monde, et demain l’interdiction de certaines pratiques que l’on ferait de façon solitaire. En tout, il faut tenter de deviner de ce qui peut se profiler derrière le prochain virage, et mettre des barrières en soi, plutôt que de les provoquer par la loi. 


                                          • nono le simplet nono le simplet 24 août 14:53

                                            @velosolex
                                            salut à toi,
                                            la prise de risque on la prend dés qu’on essaye de marcher, de descendre un escalier sans l’aide des parents, de faire du vélo sans les roulettes ... on y récolte des bosses, souvent, mais on apprend la vie ... parfois on y laisse sa peau et c’est là la dernière leçon qui ne servira pas pour l’avenir ... on ne pourra jamais supprimer les accidents en légiférant ... le hasard, la petite faute, la malchance, le petit caillou dans l’engrenage sont autant de raisons qui peuvent tout faire basculer ...
                                            porte toi bien !


                                          • nono le simplet nono le simplet 24 août 15:54

                                            @crâne d’œuf
                                            j’espère que ses parpaings seront plus droit que son raisonnement .

                                            non seulement ils sont droits mais ils sont posés ... 3 rangs de 10 m ... c’est loin d’être un exploit mais j’en suis satisfait ... j’espère pouvoir en poser encore longtemps comme ce vieux que je connaissais qui a monté, à 75 ans passés, un mur de 120m par 1.20m en moins d’un mois, et tout seul ... sacré père Gobin ...


                                          • velosolex velosolex 24 août 19:54

                                            @exol
                                            i« diot qui se tait passe pour un sage ! », comme dit un proverbe breton...

                                            C’est ainsi, il faut toujours qu’un énergumène se singularise ici par une agressivité gratuite. Un leurre en fait, destinée à provoquer.

                                            Oui, bien sûr, on ne peut dire que des banalités sur « l’accident », car il nous désarme, et nous ramène à notre position de fragilité face au destin aveugle. Seulement il y a une façon aimable d’en être conscient

                                            Ce jeune homme avait normalement toutes les qualités pour réussir son périple
                                            . Tenter de montrer l’erreur, et nier la part d’impondérable de la vie, c’est rentrer dans un schéma obsessionnel, à la recherche du risque zéro. Rien à voir avec le chasseur du même nom, qui servit de cercueil aux jeunes kamikazes


                                          • velosolex velosolex 24 août 19:57

                                            @nono le simplet
                                            Un maçon ne peut rester longtemps dans l’erreur ni tromper son monde, car le mur lui tombe dessus.
                                            Ce qui n’est pas vrai pour les sophistes, et la plupart des politiciens, qui vous persuadent que le mur est droit, au moins autant de temps nécessaire pour qu’ils décampent


                                          • nono le simplet nono le simplet 25 août 02:22

                                            @velosolex
                                            et en plus ils t’expliquent comment tu aurais du t’y prendre pour qu’il soit plus joli, plus droit, comment tu aurais pu gagner du temps en posant les palettes ici ou là, que tu devrais mettre un peu plus ou un peu moins de colle ... plein de conseils judicieux nés de leur réflexion emplie de sagacité ...
                                            un seul défaut, qui leur échappe ... un détail, presque rien ... ils n’ont jamais monté de murs eux même et se trouveraient dans une situation délicate avec une truelle et un fil à plomb dans les mains pour mettre en pratique leur vision ...
                                            et même si tu leur demandes mutinement de te montrer comment faire ils ont un hoquet d’indignation devant un tel manque de respect ...
                                            j’ai eu autrefois un patron de labo qui est venu, un matin, m’expliquer comment mieux gérer mon organisation avec un gros appareil de biochimie de marque Hitachi, à la pointe du progrès à cette époque ... au bout d’un moment, un peu lassé des conneries qu’il me débitait sur un ton sentencieux je lui ai proposé de me montrer comment faire ... j’ai brisé net son élan enflammé ... puis il a fait un début de tentative de démonstration magistrale ... oups, il ne savait même pas comment on démarrait l’appareil, ce que lui ai fait remarquer sur un ton narquois ... vexé, il a dit qu’il aurait pu faire le stage de formation et savoir aussi bien s’en servir que moi ... ricanement de ma part ... il m’a foutu une paix royale depuis ce temps là mais a voulu former une de mes collègues à sa théorie, qui, placide, a bien voulu suivre ses conseils ... résultat : une à deux heures de perdues chaque jour ...
                                            mais le pire était à venir ... sa théorie était d’allumer l’appareil le plus tard possible, vers 11h alors que je l’allumais en arrivant à 8h ... un matin, à 11h donc, panne au démarrage ... je n’ai évidemment pas été sollicité pour trouver et réparer ... mais c’est dur de trouver et réparer quand on ne sait pas comment ça marche ... au bout d’une heure de tâtonnements avec l’ingénieur SAV au téléphone celui ci, agacé, a demandé si j’étais là ou une autre de mes collègues qui connaissait bien l’appareil ... étant le seul présent il a bien fallu me faire venir ... je ne me souviens plus exactement de la panne mais il a fallu deux bonnes heures pour en venir à bout ... sans manger ... vers 15h l’appareil remarchait et il a fallu bosser jusqu’à 20h pour finir le boulot du jour ... et depuis ce jour mon patron insistait bien pour que l’appareil soit allumé dès 8h comme si l’idée venait de lui smiley


                                          • velosolex velosolex 25 août 10:23

                                            @nono le simplet
                                            Salut
                                            Peut être faut il faire l’éloge de l’accident. Car tant qu’ils arrivent on peut dire que la société n’a pas encore réussi à baliser tout notre parcours de vie, et n’est pas d’obédience tout à fait totalitaire.
                                            Dans quel film américain inspiré d’un bouquin de Dick, les flics interviennent ils avant un passage à l’acte, lisant dans l’avenir des individus ?. Les chinois semblent se profiler avec leur identification des individus par camera vers quelque chose de totalement fou, sous prétexte de sécurité.


                                          • nono le simplet nono le simplet 25 août 10:36

                                            @velosolex
                                            minority report


                                          • velosolex velosolex 25 août 14:23

                                            @nono le simplet
                                            Ca me rappelle un dessin de Reiser, où l’on voit des scientifiques autour de cages où sont enfermés des singes blasés, qu’ils soumettent à des expériences pavloviennes, avec pour stimulation des cacahuètes s’ils réussissent leur parcours...
                                            Puis les mêmes crânes d’œufs se tournent vers la machine à café, font leur choix, puis se mettent à tambouriner contre le percolateur qui refuse de livrer les tasses...Devant la bande de singes qui n’ont rien perdu et qui rigolent à fond.
                                            Attention au mépris de l’autre, et les clichés simplistes qu’on a sur les autres...Lévi-Strauss arrivé par hasard en Amazonie, pour faire sa thèse d’anthropologie reverra très rapidement ses certitudes sur les dits sauvages...Il s’apercevra qu’ils en connaissent bien plus que lui sur le monde qui les entourent, et qu’ils lisent dans le livre de la nature bien mieux que lui…« Tristes tropiques », est très actuel….Si l’on est sorti des points de vue simplistes sur les « sauvages », il reste qu’on garde des archaïsmes mentaux sur les animaux. 


                                          • njama njama 24 août 15:36

                                            et celui-là pas plus chanceux, un Français de 44 ans qui rêvait depuis longtemps de descendre seul le fleuve Mackenzie en canoë-kayak

                                            Un Français tué par un ours au Canada
                                            Par Emilie Garcia et Eric Pelletier
                                            Le 19 août 2019
                                            Julien a été attaqué par un grizzly, le 15 août, alors qu’il bivouaquait dans les territoires du Nord-Ouest au Canada.
                                            Il a été surpris en plein sommeil. Un Français a été tué par un ours alors qu’il campait le 15 août dans les territoires du grand Ouest canadien. Un corps a été retrouvé le lendemain, dans l’après-midi, dans une zone sauvage située au nord du pays.

                                            http://www.leparisien.fr/faits-divers/un-francais-tue-par-un-ours-au-canada-19-08-2019-8136024.php#xtor=AD-1481423553


                                            • berry 24 août 20:06

                                              Une rando hors sentier de 1 400 m de dénivelée dans des pentes raides, pour se faire peur devant son écran :

                                              https://www.altituderando.com/spip.php?page=album-photo&id_rando=2850

                                              Le gars est un professionnel de la montagne.


                                              • njama njama 24 août 21:50

                                                @berry
                                                1400 m de dénivelé ce n’est pas l’exploit, on peut en faire 2000 ou un peu plus sur un trek
                                                la difficulté n’est pas le dénivelé si on prend son temps mais « par où » on passe, montagne à vaches ou non


                                              • njama njama 24 août 21:55

                                                @berry
                                                et les conditions météo, comme en mer


                                              • dr.jambon-beurre dr.jambon-beurre 26 août 03:49

                                                Téléphones, GPS... Et bientôt des chaussures volantes anti gravité parce que monter des côtes, c’est fatiguant et dangereux.

                                                Qu’il est loin le temps des vrais aventuriers qui ne savaient pas s’ils allaient revenir vivant.

                                                A t’on encore du mérite avec tous nos gadgets techno ? Pas sûr...


                                                • lloreen 29 août 11:00

                                                  ".. Et bientôt des chaussures volantes

                                                  ".

                                                  Ceci est mieux.

                                                  https://www.youtube.com/watch?v=cywRRDolcqQ

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