La retraite à 62 ans version « socialiste »
La loi sur la réforme des retraites version Hollande-Ayrault a donc été votée, y compris par des députés socialistes qui ont manifesté contre le report à 62 ans du départ de l'âge légal pour accéder aux droits à une pension ; mais c'était il est vrai il y a quelques années... à l'époque où leur concurrent Sarkozy réformait sur ordre des banques et des financiers lui-aussi. Les temps ont changé et d'autres démagogues ont pris la suite du ténor de l'Ump et de sa clique, et ils ont le mérite d'être solidaires entre eux et de soutenir leurs copains du gouvernement.
Inutile de s'étaler sur les conséquences de ces réformes injustes qui vont réduire l'espérance de vie des français. Vieux qui squatteront des places que de jeunes chômeurs attendront, maladies liées au stress et à la fatigue qu'ils développeront et qui engendrera des pathologies graves... quand on sait que l'entrée dans la vie active est de plus en plus tardive pour nos cadets et que beaucoup de plus de 50 ans sont persona non grata dans les boîtes privées il y a de quoi se gratter la tête.
Mais le plus scandaleux vient du fait que c'est un gouvernement réputé "socialiste" qui applique ces saloperies anti-travailleurs. Hollande n'a pas été élu pour faire la suite de Sarkozy, ou alors nous ne sommes plus en "démocratie" ; c'est d'ailleurs ce qu'il faut conclure des politiques menées en France depuis les années 2000... tout pour plaire aux marchés financiers dont les maîtres fréquentent les mêmes palaces que les "élus" PS et UMP et surtout résident dans les mêmes quartiers. Au peuple de s'adapter...
Il est vrai que c'est le système économico-social qui importe, pas la politique. Dans les régimes communistes d'Europe de l'est on pouvait prétendre à la retraite à partir de 55 ans (en RDA notamment), il n'y avait pas de chômage mais en échange il fallait fermer sa gueule (quoique les gens que j'ai rencontrés à Berlin ne gardent pas ce souvenir !). Je ne fais pas l'apologie du communisme, au contraire ; le libéralisme permet innovation, liberté de circuler et surtout de penser (en principe !). Mais un libéralisme au service d'une pseudo-compétivité des entreprises où les élus du peuple ne sont que des pantins accompagnant les décisions des places financières n'a aucun sens... de plus Sarkozy a sabré 300000 postes dans les services publics, réformé le code du travail et les retraites : cette politique a-t-elle profité au petit peuple ? Sûrement pas.
L'affaire des retraites est un révélateur de l'impuissance et la corruption de la classe politique française et européenne. On comprend la montée des extrêmes, que le fils de Ceaucescu soit crédité de 20% d'intentions de vote en Roumanie où du temps de son méchant papa il y avait plein emploi et retraite à un âge raisonnable. A quoi bon être "libre" si on ne peut gagner sa vie ou si on doit mourir sur son lieu de travail en l'honneur de sa banque ? De plus est-on si libre de s'exprimer vue la censure larvée qui règne dans les medias ?
Pour conclure nous ne voterons plus pour les socialos au deuxième tour des élections (encore moins au premier), ni pour leurs alter egos UMP ou autres. Ces gens ne nous représentent plus. On ne les a pas élus pour marier les gays ou interdire les feux de cheminées mais pour agir sur l'économie, au profit de tous... si la France n'est plus une démocratie le peuple en tirera les conséquences, et la violence qui en découlera sera légitime. La déclaration universelle des droits de l'homme le proclame : le peuple a le droit de se défendre par tous les moyens nécessaires quand ses droits sont bafoués !
8 réactions à cet article
Ajouter une réaction
Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page
Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.
FAIRE UN DON










