• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > La Russie va gagner par KO ! Démonstration

La Russie va gagner par KO ! Démonstration

JPEG

L’Union européenne face à la Russie : une impossibilité stratégique, militaire et sociopolitique

Analyse croisée des thèses de Steve Jermy et des dynamiques populaires européennes

 Introduction

Depuis 2022, une partie du discours politique européen évoque la possibilité d’un affrontement direct avec la Russie. Pour certains stratèges, l’Europe doit se préparer à une guerre de haute intensité. Pour d’autres, cette idée relève de la fiction.

Parmi les voix les plus critiques, l’ancien commodore britannique Steve Jermy affirme que l’UE ne pourrait pas résister à une riposte russe si elle engageait une opération militaire profonde contre la Russie. Son analyse est sévère, mais elle reste essentiellement militaire.

Or, un facteur décisif manque dans son raisonnement : les peuples européens eux mêmes. La défiance envers les dirigeants, la fatigue politique, et la perception ambivalente de la Russie rendent toute guerre non seulement difficile à gagner, mais impossible à soutenir.

Cette analyse combine donc :

  • la perspective militaire de Jermy,

  • et la dimension sociopolitique : les peuples européens ne suivraient pas.

I. Les limites militaires structurelles de l’Union européenne

Ce que dit Steve Jermy, et ce que confirment les milieux militaires occidentaux

a. Une défense anti missile insuffisante

L’UE ne dispose pas d’un système intégré capable d’arrêter :

  • les missiles balistiques russes,

  • les missiles hypersoniques,

  • les salves massives de drones longue portée.

Les bases aériennes, les ports, les infrastructures énergétiques seraient vulnérables dès les premières heures.

b. Une industrie militaire incapable de soutenir une guerre longue

La Russie produit aujourd’hui :

  • plus d’artillerie,

  • plus de munitions,

  • plus de drones,

  • plus de blindés que l’ensemble de l’UE.

Les armées européennes sont conçues pour des opérations expéditionnaires, pas pour une guerre totale.

c. Une dépendance totale aux États Unis

Sans les USA, l’UE manque :

  • de logistique,

  • de satellites militaires,

  • de capacités de transport stratégique,

  • de stocks de munitions,

  • de commandement intégré.

Jermy affirme que l’Europe ne peut pas mener une guerre de haute intensité seule. Les militaires européens, en privé, confirment ce diagnostic.

d. Une riposte russe serait massive et rapide

Dans le scénario de Jermy :

  • les infrastructures critiques européennes seraient frappées immédiatement,

  • les armées seraient désorganisées,

  • les capacités aériennes neutralisées,

  • les chaînes logistiques paralysées.

L’UE serait contrainte de négocier rapidement.

II. La dimension sociopolitique : le facteur que Jermy ne traite pas

Pourquoi les peuples européens rendent la guerre impossible avant même qu’elle commence

a. Une défiance populaire massive envers les dirigeants

Les enquêtes européennes montrent :

  • une confiance dans les gouvernements autour de 20–30 %,

  • une confiance dans les partis politiques autour de 10–15 %,

  • une défiance croissante envers les institutions européennes.

Une guerre exige un pouvoir légitime. L’UE ne l’a pas.

b. Une faible adhésion à l’idée d’un conflit contre la Russie

Les populations européennes :

  • ne veulent pas de conscription,

  • ne veulent pas de sacrifices économiques,

  • ne veulent pas de pertes massives,

  • ne veulent pas d’une escalade nucléaire.

Les dirigeants peuvent parler de “résilience”, mais les peuples n’en veulent pas.

c. Une perception ambivalente de la Russie et de Poutine

Ce point est sensible, mais réel :

  • une partie des classes populaires voit Poutine comme un dirigeant “fort”,

  • une partie de la droite radicale le voit comme un rempart contre le progressisme,

  • une partie de la gauche anti OTAN le voit comme un contre poids à l’hégémonie américaine.

Ce n’est pas une adhésion à la Russie, mais une projection politique.

Dans un conflit frontal, cette sympathie deviendrait un facteur de dissidence intérieure.

d. Une société européenne incapable de supporter une guerre totale

Une guerre de haute intensité provoquerait :

  • des coupures d’énergie,

  • des destructions d’infrastructures,

  • des pertes militaires importantes,

  • des ruptures économiques,

  • des tensions sociales majeures.

Les peuples européens n’accepteraient pas cela. La guerre serait perdue politiquement avant d’être perdue militairement.

III. Synthèse : une guerre impossible à gagner, impossible à soutenir

a. Militairement : l’UE ne peut pas vaincre la Russie

Selon Jermy :

  • capacités insuffisantes,

  • vulnérabilité structurelle,

  • dépendance aux USA,

  • absence de défense anti missile.

b. Sociopolitiquement : l’UE ne peut pas entrer en guerre

Selon l'analyse socio-politique :

  • les peuples ne suivraient pas,

  • les dirigeants sont délégitimés,

  • la société est fracturée,

  • la perception de la Russie est ambivalente.

IV. Conclusion générale

Même si l’UE avait les moyens militaires (ce qu’elle n’a pas), elle n’aurait pas la cohésion sociale, ni la légitimité politique, ni l’adhésion populaire nécessaires pour mener une guerre totale.

L’Europe ne peut ni gagner la guerre, ni même l’ouvrir.

 Conclusion

L’analyse de Steve Jermy est sévère, mais elle reste militaire, s y ajoute la dimension sociopolitique, qui est décisive.

En combinant les deux, on obtient une conclusion claire : une guerre profonde entre l’UE et la Russie est une impossibilité stratégique totale.

 


Moyenne des avis sur cet article :  2.21/5   (29 votes)




Réagissez à l'article

58 réactions à cet article    


  • sylvain sylvain 30 juillet 18:40

    C’est juste pas d’actualite, l’Ukraine semble pas avoir besoin de l’UE pour s’en sortir. Ils reprennent du terrain, isolent la Crimee, defoncent la flotte russe et frappe son territoire, et notamment ses structures industrielles, en profondeur. Autant pour la demonstation


    • Krokodilo Krokodilo 30 juillet 20:00

      @sylvain

      sans le soutien occidental massif, le régime de Kiev s’effondrerait rapidement. Ils bénéficient de la formation, du financement des affaires courantes de l’Etat, du financement des munitions, des armes de tous types, de Starlink, de la formation, du ciblage (repérage et coordonnées des cibles), d’un Etat-major conjoint en Pologne qui participe à la stratégie, de partenariats d’entreprises d’armement, des sanctions occidentales contre la Russie et, au cas par cas, des autorisations de tirs de missiles longue portée. Excusez du peu !


    • pemile pemile 30 juillet 20:07

      @Krokodilo «  et, au cas par cas, des autorisations de tirs de missiles longue portée »

      Les seuls missiles longue portée tirés par l’Ukraine sont fabriqués en Ukraine.


    • sylvain sylvain 30 juillet 21:12

      @Krokodilo

      C’est sur. En meme temps, sans la Chine la Russie se serait aussi effondree economiquement


    • berry 31 juillet 05:47

      @sylvain

      En retour, les russes ont bombardé les navires et les ports ukrainiens de la Mer Noire et l’Ukraine n’a plus d’accès à la mer. La Russie a aussi détruit des centaines de stations services dans l’Est du pays.

      Il reste à voir qui craquera le premier.


    • mursili mursili 31 juillet 08:31

      @sylvain

      Vous prenez vos désirs pour des réalités. Entre deux délires poutinophobes prenez le temps de vous renseigner sur la conscription forcée (busification, Бусифікація) et sur la résistance de la population ukrainienne à ces pratiques. Les Ukrainiens ont de moins en moins envie de mourir pour Zelensky dans une guerre évidemment perdue.



    • sylvain sylvain 31 juillet 12:56

      @mursili

      ils sont ou mes delires poutinopphobes ?? pour le reste c’est du deni non ?


    • mursili mursili 31 juillet 13:45

      @sylvain

      C’est vrai, vous avez raison, mea culpa, vous n’êtes pas dans le délire poutinophobe, à la différence d’autres de ce forum qui croient à une défaite possible de la Russie en Ukraine. Pour le reste, c’est vous qui êtes dans le déni.


    • sylvain sylvain 31 juillet 19:58

      @mursili

      Possible que je me fasse une fausse idee, apres tout je ne vois pas directement la situation. Sinon je rejoins l’idee que la Russie ne peut pas perdre militairement cette guerre, mais je n’ai pas l’impression qu’elle puisse la gagner non plus


    • mursili mursili 31 juillet 23:45

      @sylvain

      Rentré d’Ukraine, il raconte tout

      https://youtu.be/2uQzhgcERbw

      Dans cette vidéo le journaliste Jordan Proust défend un peu la même idée : Il pense que l’Ukraine ne peut pas gagner la guerre mais que la Russie n’est pas assurée de la gagner :

      "Moi j’estime que l’Ukraine ne peut pas gagner la guerre. J’estime que la Russie peut la gagner mais la Russie peut la perdre sans victoire ukrainienne.

      l’Ukraine n’est pas obligé de gagner la guerre pour que la Russie la perde. Et je pense que c’est ce que Volodimir Zelinski essaie de faire, c’est-à-dire d’amener une espèce de ralbol avec des pertes."


    • Goldo Du Goldo Du 30 juillet 19:22

      Les rouges bruns tremblent et font de leurs désirs devenus tellement improbables des réalités !


      • Krokodilo Krokodilo 30 juillet 19:55

        « L’Europe ne peut ni gagner la guerre, ni même l’ouvrir. » En somme, quand on peut pas ouvrir une guerre, on ferme sa gueule...


        • Fergus Fergus 31 juillet 08:33

          Bonjour, Krokodilo

          Même chose pour la Russie qui encourait un effondrement dont elle mettrait des décennies à se remettre !


        • Fergus Fergus 31 juillet 08:40

          Ajoutons qu’aux plans militaire et économique, il y aurait beaucoup plus de cibles à toucher, et à fortiori à détruire, dans l’UE par les Russes qu’en Russie par les Européens.

          Et comme l’a souligné un intervenant, sans le soutien de la Chine, la Russie serait en grande difficulté.

          La réalité est que l’on ne voit pas la Chine suivre la Russie en cas de confrontation avec l’UE. D’autant moins qu’une débâcle de la Russie lui permettrait d’étendre son influence sur les états asiatiques de la Fédération.


        • Rinbeau Rinbeau 31 juillet 01:07

          Ce qui garantissait la toute puissance de l’occident.. C’était la création monétaire illimitée de la dynastie Rothschild imposée à la planète entière.. Après la livre sterling, ces banquiers ont choisi le dollars comme monnaie prédatrice.. Aujourd’hui plusieurs pays leur conteste ce privilège absolu dont la Russie sur laquelle les Anglo-Saxons Rothschild se cassent les dents depuis 1917.. Pour dissuader la montée en puissance de toute autre monnaie concurrente cette ploutocratie bancaire Anglo-Saxonne utilise depuis toujours la force.. Mais dans le cas présent elle ne peut plus le faire directement sans prendre le risque d’une apocalypse nucléaire.. Elle utilise donc l’Ukraine comme proxy.. En désespoir de cause.. Tout en sachant au fond que la partie ce coup-ci est perdue.. Car une haine profonde s’élève de partout contre cette puissance déchue.


          • Julian Dalrimple-sikes Julian Dalrimple-sikes 31 juillet 07:12

            LA Russie n’a aucun choix, L’Iran non plus, nous non plus en fait, certains disent que sans Poutine le très modéré et un peu européiste l’affaire serait déjà dans le sac...

            je pense que oui.

            Dans la vie courante quand on rencontre un tel « bully » , les usionistes ( L’UE est leur propriété) la confrontation jusqu’au bout est inévitable, sinon c’est soumission, violence, meurtres de masse comme à gaza , Liban etc et tout un tas de saloperies envers sa propre personne.

            Mème chose en plus grand pour un large groupe , un état etc

            LA Russie ne peut pas perdre au vu de son arsenal, elle essaye de ne pas aller trop loin..

            mais si l’option nucléaire qui me semble inévitable arrive, ce sera sous peu, et bien nous serons la xieme civilisation à être éliminé..

            ce qui en même temps est le but non perçu de chacun d’entre nous qui en voulant plus donc la compétition donc le combat entre tous , la compétition élimine, rendons tout ceci non seulement possible pais certains, but finale de toute compétition

            il en reste un seul qui règne sur les décombres..

            l’humain est un parfait crétin, une erreur auto créé par choix..il y a des milliers d’années.

            Dommage, vivre est le seul miracle mais nous ne le sommes pas , vivant, juste zombifiés. mon fils handicapé me dit tous les jours : j’adore la vie, mais il ne parle pas de la vie des humains, de la Vie elle même.

            il voit juste..

            mes respects ..


            • Julian Dalrimple-sikes Julian Dalrimple-sikes 31 juillet 07:22

              @Julian Dalrimple-sikes

              Mais oui votre titre semble juste, non pas par partisanerie mais factuellement, même chose en Iran puis partout, le règne des esclavagistes se finit ..ils ont eu leur temps.. quand je pense que pour eux il suffisait que ils continuent à se cacher de la masse qui ne comprends rien, pour continuer à nous voler avec notre accord, mais dans cette démarche même dans le plus du plus ne sera jamais suffisante car il s’agit de démence profonde, donc même en possédant tout ils continueraient, puis s’ auto détruiraient entre eux..

              démence qui s’appuie, entre autre, sur le refus que naître = mourir..or c’est un absolu..

              quel projet de mort n’est t’il pas ?

              l’humain, nous, est dans une explosion destruction atomique lente..

              rien ne dit de la suite si survivants il y aura, car la masse comme le truand au sommet ne comprend quasiment rien du tout au fond, qui ramène à chacun or chacun aux yeux du même chacun est parfait donc rien à changer , c’est tout qui doit changer sauf moi, pour me servir MOA bien surpas plus que les truands au sommet..


            • Phil 31 juillet 08:41

              bonjour, Intéressant, merci, en complément si je puis me permettre : https://lesakerfrancophone.fr/pleure-plus-et-plus-fort-un-audit-de-laffirmation-la-russie-est-en-train-de-perdre

              Extrait : "La Russie ne peut pas perdre par des moyens conventionnels contre la coalition occidentale actuelle. La trajectoire du champ de bataille est russo-positive.

              La comparaison des forces militaires favorise la Russie en termes de capacité de combat déployable. La comparaison économique favorise la Russie dans la durabilité de l’effort de guerre.

              Le facteur chinois rend l’annihilation russe stratégiquement intolérable pour le partenaire multipolaire principal qui a les ressources pour l’empêcher.

              Ce que la Russie peut encore perdre, c’est la position stratégique à moyen terme par rapport au réarmement européen, si la patience russe continue d’absorber l’escalade occidentale plutôt que d’imposer des coûts à la base de la production occidentale.

              C’est l’incertitude honnête de l’analyse. La Russie ne peut pas être anéantie. Mais la Russie peut être progressivement dégradée si elle n’impose pas des coûts, comme le fait l’Iran, qui est l’élément manquant de la posture stratégique russe. La détermination dépend de choix russes qui n’ont pas encore été faits."


              • BRUNO BRUNO 31 juillet 10:51

                @Phil

                Effectivement l’analyse produite est intéressant, documentée, argumentée. Je crois que la Fédération de Russie mène une guerre d’attrition. L’enjeu pour elle est existentiel et il ne faut surtout pas perdre de vue qu’elle est la première puissance nucléaire mondiale sur le plan militaire.


              • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 31 juillet 13:26

                @Phil

                Extrait du document : « Et c’est là que les figures d’élite préférées de mon ami lecteur deviennent pertinentes. Les Musks et les Thiels et les personnages adjacents à Trump qui ont été adoptés par une partie de la droite américaine contemporaine se préparent ouvertement et personnellement aux conséquences d’une guerre nucléaire. Thiel a acheté des bunkers en Nouvelle Zélande. Les liens de la famille Trump avec la propriété albanaise et les récents rapports sur l’Islande et d’autres acquisitions dans des juridictions éloignées par de hauts responsables américains sont ouvertement visibles dans la presse. Les hauts responsables de l’élite politique et économique occidentale se préparent personnellement à la catastrophe que leur discours public continue d’exiger. »
                - C’est là que le donne change avec les Oreshnicks : les bunkers ne servent à rien si un missile Oreshnick leur tombe dessus ! Les îles seront soumises à l’hiver nucléaire et s’ils partent pour une autre planète, la base arrière terrienne sera détruite. Ils mourront rapidement, peut-être en s’entre dévorant, car ils n’auront plus d’esclaves pour les servir !
                - Conclusion : les occidentaux sont gouvernés par des psychopathes imbéciles. Autrement dit, la classe Epstein.


              • Phil 31 juillet 13:44

                @BRUNO

                « ...l’analyse produite est intéressant, documentée, argumentée ». Oui, et c’est bien pour cette raison qu’il me semble important de la faire connaître. Votre réflexion est pertinente, merci.


              • Phil 31 juillet 13:45

                @Jean-Paul Foscarvel

                Exact, bien vu.


              • Octave Lebel Octave Lebel 31 juillet 10:24

                Il me semble que la seule question qui vaille c’est « Quand serons-nous capables de construire un traité de sécurité européen incluant évidement la Russie sans la tutelle des classes dirigeantes américaines ni aucune autre ? » Il me semble aussi que chaque pays européen et ses peuples considérant leur histoire, ont toutes les raisons pour aspirer à cette étape.C’est une révolution ? Oui et comme toutes les révolutions, c’est de nature à bousculer bien des hypocrisies et des intérêts en place et qui bien sûr veulent y rester.Combien de temps encore les peuples accepteront de rester pris en otages dans des démoraties bien imparfaites où ils sont mal informés pour l’essentiel avec peu de capacités pour se faire entendre et respecter ? De ce point de vue, ces derniers temps, la France, concernant la comédie démocratique, joue un rôle de laboratoire.Les sujets de laboratoire que nous sommes vont-ils s’émanciper et prendre les choses en mains ou se résigner à l’alternative que préparent les administrateurs du laboratoire et leurs sponsors de plus en plus nerveux il me semble ?


                • mac 31 juillet 14:54

                  @Octave Lebel

                  « sans la tutelle des classes dirigeantes américaines » Vous avez tout dit, cette guerre a commencé au minimum en 2014 voir bien avant, les américains s’acharnent à vouloir étendre l’OTAN à la Frontière russe, ce qu’ils n’accepteraient pas à leur propre frontière et en disant ça, je ne dit pas que Poutine est parfait, loin de là.


                • Eric F Eric F 31 juillet 19:09

                  @Octave Lebel

                  « Quand serons-nous capables de construire un traité de sécurité européen incluant évidement la Russie sans la tutelle des classes dirigeantes américaines ni aucune autre »

                  Eh bien voilà un point avec lequel je suis d’accord avec vous (ce n’est pas la première fois, mais vous évitez de prendre acte).
                  Le problème est que les actuels dirigeants des pays membres et les instances de l’UE sont sur la ligne « avec l’Ukraine contre la Russie ». Certains pays sont plus tièdes mais aucun ne s’y oppose (Orban a perdu les élections du fait de sanctions européennes, avertissement pour ceux qui s’y risqueraient).


                • Fanny 31 juillet 10:28

                  une guerre profonde entre l’UE et la Russie est une impossibilité stratégique totale.

                  En matière de prospective, il convient de rester prudent.

                  L’homme est un animal irrationnel, tout peut arriver.

                  En septembe 39, la France déclare la guerre à l’Allemagne.

                  Les Français voulaient-ils se battre, après l’expérience 14-18 ? Non.

                  La France avait-elle une chance de l’emporter face à l’Allemagne ? Pas davantage.

                  Et cependant, en septembre 39 …


                  • Eric F Eric F 31 juillet 19:15

                    @Fanny

                    Le scénario de septembre 1939 était qu’un pays avec lequel on avait un traité de défense a été attaqué, et par ailleurs nous savions être les prochains sur la liste (étant frontalier de l’agresseur).
                    Pour le premier point, c’est comme si la Russie attaquait un pays de l’OTAN, on serait amené à intervenir, mais on ne prendrait pas les devants.


                  • Fanny 31 juillet 20:48

                    @Eric F

                    Pour le premier point, c’est comme si la Russie attaquait un pays de l’OTAN

                    Et c’est bien un peu comme ça que les choses se passent.

                    L’Ukraine n’était pas formellement dans l’OTAN en 2022, mais l’OTAN s’implantait progressivement, matériellement et financièrement en Ukraine (les milliards de Mme Nuland - nous avons pris le relais).

                    Et nous évoluons progressivement comme si nous étions déjà (potentiellement) en guerre contre la Russie, avec votre 2ème point martelé par nos gouvernants : il paraît que nous sommes les prochains sur la liste, et que la Russie nous attaquera d’ici 2030, c’est à dire demain.

                    Donc formellement, mon parallèle avec 40 était imparfait, mais dans l’esprit (attaque contre un pays potentiellement dans l’OTAN - nous sommes les prochains sur la liste), tout y est.

                    J’ajoute que l’expulsion de Fedorova, les sanctions contre Jacques Baud (incroyable vu son travail, ses bouquins) et Xavier Moreau me rappellent la « guerre » d’Algérie, du point de vue censure.

                    Notre gouvernement se considère déjà en guerre et essaye de nous convaincre d’adopter cet état d’esprit (Mandon : du sang et des larmes).


                  • Eric F Eric F 1er août 09:01

                    @Fanny

                    L’étape actuelle n’est pas encore une attaque par la Russie d’un pays de l’OTAN, mais disons d’un « protégé », c’est pourquoi il n’y a pas d’engagement direct dans cette guerre, mais un soutien (de plus en plus intensif).
                    Ce serait seulement si un des pays formellement dans l’OTAN était attaqué qu’on passerait dans la situation de septembre 39 d’entrer en état de guerre réel contre l’attaquant.
                    Ceci étant contrairement à septembre 39 nous ne serions pas contigu du pays attaquant, donc pas en première ligne à la merci d’une attaque de chars et invasion imminente. Ce sont les pays de l’Est qui se ressentent comme « en première ligne de menace ». Ici ce serait plus la crainte de missiles.

                    Concernant l’« état d’esprit », d’accord avec vous, il y a véritablement une « communication de guerre » : information orientée et censure, et une tentative de mobilisation de l’opinion pour être prêts à une situation de guerre (déclarations Mandon et Macron)...mais ça n’accroche pas vraiment (point II de l’article).
                    En tout état de cause je ne suis cependant pas d’accord avec l’article sur le rapport de forces ; vu le piétinement en Ukraine (non, il ne font pas exprès de s’enliser), je ne voit pas la Russie entreprendre d’attaquer les 30 pays européens de l’OTAN, qui bénéficieront forcément d’un soutien (même sans participation directe) des USA.


                  • Fanny 1er août 10:35

                    @Eric F

                    vu le piétinement en Ukraine (non, il ne font pas exprès de s’enliser)

                    Bien d’accord, on ne comprend pas bien leur stratégie.

                    Il me semble que leur principe premier est de tenir la population russe à l’écart de la guerre, pour préserver l’unité politique du pays qui est primordiale (merci à Jacques Baud pour ses analyses).

                    A titre peronnel, ça me rappelle la guerre d’Algérie, quand je rentrais du lycée et regardais vers le ciel, des parachutistes (français) étant annoncés en risque. Et l’attentat à Paris contre Malraux.

                    C’est en train de changer avec les attaques de centaines de drones ukrainiens sur la Russie. Suite à quoi il faut peut-être s’attendre à une escalde, déjà engagée avec les attaques sur les navires civils (les 160 navires russes attaqués par des drones ukrainiens (le Figaro crie victoire et renversement de l’initiative), le blocage du port d’Odessa.

                    Il y a d’un côté un grignotage du Donbass par les Russes, avec plus ou moins de succès. Notre propagande tente d’xpliquer que ce grignotage n’a aucune chance de succès car les Russes y perdent 1000 soldats par jour sans vraiment progresser à cause des merveilleux drones (vrai, faux ?). Moreau prétend le contraire. On verra bien.

                    Il y a de l’autre côté une escalde « missiles/drones » et choix des cibles (civiles en partie), plus ou moins gérée par l’OTAN. On ne sait pas où va cette escalade. Mais on peut s’inquiéter. Je ne connais pas grand chose à la chose militaire mais suffisamment pour comprendre qu’il y a encore (avant le nucléaire) un potentiel d’escalade (bombes à neutrons ...). L’aspect « peuple frère » et combat « à la loyale » n’est pas à négliger.

                    je ne voit pas la Russie entreprendre d’attaquer les 30 pays européens de l’OTAN

                    Bien d’accord. Le danger est la provocation suivie d’escalade. De même que Zelenski a tenté d’engager l’OTAN dans la guerre, des têtes brulées dans les pays baltes peuvent organiser des provocations du côté de Narva ou de la Baltique (attentas contre les populatons russophones (nombreuses relativement) des pays baltes - populations privées pour partie de nationalité avec l’approbation de l’UE - pour reproduire une situation à l’ukrainienne ...). Les soldats français étant déjà sur place à la fontière russe, ça peut très vite tourner au vinaigre. A ce stade, le pire n’est pas loin. On serait en totale absurdie.

                    Au moins, nos aïeux avaient de grands empires à remodeler en 14, ce qui s’est finalement produit du fait de la guerre. Aujourd’hui, il y a l’espoir de faire éclater la Russie (Kallas) pour rapprocher l’OTAN de la frontière chinoise. Jeu dangereux (les USA en sont conscients) face à une puissance nucléaire, mais l’Allemagne a peut-être de vieilles passions enfouies et se réarme ...


                  • Eric F Eric F 1er août 14:49

                    @Fanny

                    Oui, le plus risqué est de se laisser entrainer par les pays de l’Est, que nous avons eu l’inconscience d’intégrer à l’UE/OTAN (« devoir de solidarité européenne » nous disait-on), résultat on a financé leur développement économique à notre détriment, et ils attirent la foudre en terme de sécurité. Puissance 10 si on intégrait l’Ukraine.

                    A propos de la Russie, sa déstabilisation n’était pas dans l’agenda des pays d’Europe continentale de l’Ouest, mais de l’impérialisme anglo-saxon voulant éviter la renaissance d’un empire rival, appuyé par les anciens vassaux de l’URSS ayant des griefs historiques.
                    L’Allemagne vise une plus grande capacité de défense, mais en grande partie parce que la confiance dans le parapluie américain se délite, et aussi pour ne pas devenir subordonné à la France dans le domaine militaire. Je ne crois pas qu’elle ait des velléités d’agression.


                  • Fanny 1er août 16:23

                    @Eric F

                    les pays de l’Est, que nous avons eu l’inconscience d’intégrer à l’UE/OTAN

                    Je ne suis pas sûr que « nous » décidions grand-chose en la matière. La relation avec l’URSS était gérée par les USA (accords sur les armements). Cela s’est poursuivi après 91, avec toutes ces équipes US dépêchées au Kremlin.

                    En matière de déploiement d’armements en Pologne, Roumanie …, je crois que nous avons le droit de la fermer, de nous coucher : cela relève des USA, et cependant c’est au cœur de notre sécurité européenne de l’Ouest.

                    Cela va peut-être évoluer dans la prochaine décennie avec le réarmement, mais pour le moment, c’est comme ça. Cela contribue d’ailleurs à faire de l’UE une entité géopolitique dépourvue de substance (et cela a des conséquences économiques et financières de type suzerain/vassal, cf. Alstom, le numérique, VDL et les chefs de gouvernement UE en rang recevant les consignes de Trump).

                    Notre oligarchie (la socialiste surtout, bizarrement) est à l’aise comme ça, et le peuple s’est américanisé sous le poids de cette force « soft ». Cela devient un problème pour l’identité de notre pays coincé entre les deux mâchoires d’un étau : les USA et l’immigration en voie d’islamisation.

                    Je ne crois pas qu’elle ait des velléités d’agression.

                    Aujourd’hui, non.

                    Mais une fois réarmée et dans une configuration économique difficile (les USA ont privé l’Allemagne d’énergie bon marché, la Chine est en train de la priver de débouchés industriels), elle peut revenir à ses vieilles ambitions d’expansion vers l’Est, comme elle a déjà fait vers le Sud en ex Yougoslavie, sans demander son avis à personne (Slovénie).

                    Des rumeurs évoquent l’intérêt de l’Allemagne pour le nucléaire (militaire). On retrouve les vieilles obsessions de ce pays : dominer la France (ne pas dépendre de son armement nucléaire) et exploiter tout ce qui se trouve sur son côté oriental, en le conquérant par sa puissance industrielle, financière et binetôt militaire, protégée de la Russie par l’équilibre de la terreur que l’Allemagne va sans doute tenter de mettre en œuvre en s’équipant de la bombe.


                  • Eric F Eric F 2 août 16:20

                    @Fanny

                    Finalement la possession bombe n’est plus aussi décisive qu’elle était à l’époque de la guerre froide, des missiles voire des drones efficaces permettent d’entretenir un conflit « sous le seuil » mais avec une forte nuisance, on voit ainsi que la Russie agite fréquemment la muleta de la riposte nucléaire, mais sans suite ni effet.
                    Il en est quasiment de même avec le « gros » armement, on voit que la caractéristique principale d’un porte avion ...est d’être entouré d’une escadre pour sa propre défense, qu’un avion est désormais souvent un lance missile à distance (le cas du bombardement sur l’Iran est certes un contre exemple), que la marine de guerre peut être tenue en échec par des drones marins, etc.
                    A propos de l’Allemagne, ce qu’elle voudrait c’est que la dissuasion française soit mutualisée au niveau européen et que l’Allemagne en partage la maîtrise, non pas développer ex nihilo une force concurrente qui lui soit propre (ce serait « mal vu » dans le voisinage).


                  • Fanny 4 août 12:19

                    @Eric F

                    que l’Allemagne en partage la maîtrise

                    Ca ne se partage pas : un seul décide, et tout le monde le sait (ami, ennemi).

                    développer ex nihilo une force concurrente qui lui soit propre (ce serait « mal vu » dans le voisinage).

                    Pour l’Allemagne, le voisinage est composé d’obligés, elle domine l’UE. Le fait d’être « bien vu » fut sa préoccupation depuis 80 ans, mais j’ai bien peur que ça ne change.

                    Je parie que l’Allemagne va chercher à se placer au seuil de l’arme nucléaire, comme le Japon (les deux vaincus de 45 : on leur interdit d’avoir la bombe, mais ils font en sorte de pouvoir la fabriquer très rapidement). Quand c’est l’Iran qui choisit cette voie, on lui fait la guerre.

                    Donc en désaccord avec votre jugement : la bombe ne servirait plus à grand chose. Sa possession a un impact symbolique et géopolitique considérable. En Ukraine, ça pèse lourd. C’est pourquoi l’on redoute sa prolifération.


                  • Krokodilo Krokodilo 31 juillet 15:18

                    Les « fuites » dans le NYT, le WP et maintenant L’Express sur l’importance de l’implication otanienne dans ce conflit, notamment sur le choix des cibles, la stratégie et parfois la mise en oeuvre, sont une arme à double tranchant. C’est bien que l’enfumage médiatique s’affaiblisse, que les citoyens soient (un peu) mieux informés de la réalité, mais cela renforce la conviction russe que nous (= Macron, Mertz et seulement une poignée d’autres) ne visons rien moins qu’une défaite stratégique de la Russie, ou son effondrement politique ou économique. Ce qui ne peut que renforcer le soutien du peuple russe et sa volonté d’une victoire nette. L’obstination de nos dirigeants à refuser de vraies négociations nous rapproche toujours plus d’un dérapage à haut risque. Ces « fuites » sont également la preuve que cette politique ne fait pas l’unanimité dans les cercles du pouvoir ou du renseignement.

                    Peut-être faut-il voir là également la raison des récentes violations de l’Etat de droit envers Fedorova, l’arrêté d’expulsion et le gel de ses avoirs. L’opposition à la politique pro-guerre d’EM ne doit pas avoir droit de cité sur nos « grands médias » !

                    (CF à ce sujet le dernier podcast de Galacteros ou le dernier papier de K. Bechet sur RT.)


                    • Fanny 4 août 13:05

                      @Krokodilo

                      (CF à ce sujet le dernier podcast de Galacteros ou le dernier papier de K. Bechet sur RT.)

                      Deux très belles femmes !

                      J’ai perdu de vue Karine Bechet car je ne vais pas sur RT, notre ennemi médiatique qu’on a glorieusement vaincu (je ne vais pas non plus sur X, l’UE considérant que la liberté d’expression y dépasse les bornes, pensez donc : Musk appelle à voter Marine menacée de prison ferme en France !).

                      Si vous rediffusiez le papier de Karine sur Avox, vous risqueriez des poursuites ?

                      Je veux être un citoyen modèle.


                    • Patrice Bravo Patrice Bravo 31 juillet 16:16

                      Bravo pour votre article. Je partage totalement et ça va faire très mal à la France et l’UE.


                      • En son temps de la fameuse saga de Fondation, écrite par Isaac Asimov, il évoquait la technique de la psycho-histoire.

                        Elle fut réellement développé, par les scientifiques d’hier et d’aujourd’hui et prit le nom de Cliodynamic.

                        https://peterturchin.com/cliodynamics-history-as-science/

                        https://lesakerfrancophone.fr/guerre-en-ukraine-vi-ajouter-la-puissance-economique-au-modele-dattrition

                        La cliodynamic étant une science statistique qui se base sur plusieurs modèles statistiques.

                        Pour l’Ukraine je crains que certains aspects semblent un peu léger car l’Ukraine sans les occidentaux, leurs armements, leurs renseignements ainsi que leurs implications sur le terrain. L’Ukraine n’est rien, strictement rien.

                        Quant à Macron, lui seul, n’est pas grand chose !

                        Pour autant Les Russes et Poutine ont été trop politique et pas suffisamment militairement intransigeant.

                        Quand à l’imbécile de service B Johnson, le laisser faire le clown fut une erreur fatale.

                        L’avenir et le dénouement semble proche, les Russes ont changé de Général .

                        Relire Fondation et son cycle ! Prélude à Fondation. L’Aube de Fondation. Fondation. Fondation et Empire. Seconde Fondation. Fondation foudroyée. Terre et Fondation.


                        • Un Français avait proposé son hypothèse sur la cliodynamic . Il a subitement disparu !

                          Les menteurs d’aujourd’hui semblent moins courageux.

                          Le WEF aura beau se transformer en diseuse de bonne aventure, l’échec du G R les a rendu menaçant et incapable de se réinventer.

                          Thierry Malleret un sous-marin de la c. ?

                          Klaus Schwab, Attali(Macron), agence 21, event 21 de la tartufferie à la sauce GrosholLANDE......

                          Aujourd’hui l’état français poussé par UVDL vers un chaos économique, social énorme ....n’ayant pour les français plus que le choix du contrôle social .


                        • jocelyne 31 juillet 19:26

                          @SPQR-audacieux complotiste-Monde de menteurs

                          « hypothèse sur la cliodynamic » cékoi ?


                        • Francis Francis 31 juillet 19:35

                          @jocelyne

                          Cliodynamique<7b> : Science mathématique qui élabore des modèles à partir de données historiques.

                          «  Peter Turchin, statisticien à la frontière entre écologie et sciences sociales, est le fondateur de la cliodynamique (d’après Clio, muse grecque de l’Histoire), une discipline émergente visant à créer des modèles mathématiques à partir de données historiques. »

                          .

                          Les données statistiques relatives aux résultats des injections anti-covid pays par pays ont été déclarées data non grata.


                        • Jules Seyes Jules Seyes 31 juillet 19:04

                          Pas du tout. En cas de guerre contre la Russie nous leur enverrions le papier produit par les institutions Européennes. Les russes préférerons négocier au lieu de lire tout cela.

                          Ou ils le jetteront au feu, mais selon Ursula, ce serait de la triche. Voila le plan secret pour gagner la guerre.


                          • Eric F Eric F 31 juillet 19:28

                            @Jules Seyes

                            Une telle guerre se produirait si l’un attaque militairement l’autre, or une telle guerre apporterait de part et d’autre des dommages considérables, le potentiel face aux forces russes serait bien plus substantiel que l’Ukraine même avec le soutien.
                            Côté européen, les dirigeants savent que la population serait rétive (le présent article a raison là dessus) ils ne prendront pas l’initiative d’une attaque, mais ils envisagent le cas où ils devraient riposter.
                            Une approche de désescalade serait bien plus appropriée des deux côtés, mais Trump s’y est cassé les dents.


                          • Jean Keim Jean Keim 1er août 06:51

                            Une erreur monumentale s’est glissée dans l’article : dans une guerre il n’y a jamais de gagnants parmi les ‘’belligérants’’, les véritables gagnants sont des profiteurs qui toujours observent les conflits à des milliers de km des affrontements, et organisent le commerce des armes en conséquence, de façon à faire durer les hostilités le plus longtemps possible.


                            • Zord Zord 1er août 18:20

                              Du coup, si la russie est plus forte que l’UE, pourquoi elle n’a pas encore gagné contre l’Ukraine ?

                              Réponse du troll russe standart : « Sans l’aide de l’UE l’ukraine aurait déja perdue voyons !! »


                              • Eric F Eric F 2 août 16:53

                                @Zord

                                Pensez-vous alors que sans l’aide occidentale l’Ukraine aurait pu, sur ses propres ressources, résister à l’assaut des forces russes ?


                              • Zord Zord 3 août 17:48

                                @Eric F

                                Peu importe la réponse à votre question, vous pouvez ré-écrire l’histoire et faire des scénarios imaginaires, mais ça ne changera rien.

                                La réalité est que l’UE aide l’Ukraine et avec cette aide l’Ukraine résiste.


                              • Eric F Eric F 4 août 12:24

                                @Zord

                                C’est en effet grâce à cette aide qu’elle résiste. Mais même avec cette aide elle ne pourra pas écraser la Russie, et l’escalade est un danger pour l’ensemble du continent, que seule une sortie négociée tenant compte des réalités de terrain et rapports de forces permettra de désamorcer.


                              • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 6 août 14:12

                                @Zord

                                « La réalité est que l’UE aide l’Ukraine et avec cette aide l’Ukraine résiste. »

                                Oui ! Et tous parlent de gagner la guerre ou de la perdre ou seulement de la possibilité de gagner ou perdre... Sans que nous sachions ce que veut dire gagner ou perdre. Certains parlent aussi de l’effondrement prochain de telle ou telle armée... Nous n’avons rien vu s’effondrer mais les mêmes continuent à nous asséner leurs certitudes sur l’avenir.

                                Pour ma part, je pense que ce qui est et ce qui sera décisif c’est la lutte des classes. Nous voyons de ce point de vue des choses très différentes de part et d’autre de la ligne de front.

                                En Ukraine, nous avons un système hérité de l’ancienne URSS suivi de la restauration du capitalisme ce qui a mis en place (comme en Russie) un système d’oligarques où règne la corruption. En Russie cela a évolué avec la dictature de Poutine qui fait assassiner les oligarques qui lui déplaisent. Poutine devient ainsi le grand oligarque mafieux à lui tout seul puisqu’il domine les autres.

                                En Ukraine cela évolue aussi car le peuple s’exprime lui-même contre ce qui reste mafieux et corrompu dans la gestion du pays et le peuple progresse. Zelensky doit s’aligner sur les exigences populaires. Même le mode de recrutement dans l’armée doit se faire en suivant les revendications populaires.

                                La capitulation du peuple ukrainien est impossible quelle que soit les options des dirigeants que ce soit Zelensky ou un autre. De même que les esclaves qui ont été affranchis ne redeviendront jamais esclaves car ils préféreront mourir, les Ukrainiens ont maintenant perçu ce qu’est l’indépendance à l’égard de la Russie. Ils n’y reviendront jamais. Maintenant, ils préféreront mourir que d’envisager d’avoir à nouveau à subir la russification.

                                Bref ! Nous voyons en Ukraine la liberté l’emporter sur la contrainte et la dictature. Que voyons nous en Russie ? Nous ne pouvons qu’y voir une dictature où les mécontents sont contraints de se taire et, dans ces conditions, il est difficile de dire si les mécontents sont nombreux et si cela peut durer longtemps.

                                Nous commençons ainsi à parler de lutte de classes, de la fragilité des différents systèmes d’oppression, de la possibilité qu’un des systèmes s’effondre avant l’autre.


                              • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 6 août 12:05

                                « La Russie va gagner par KO ! Démonstration »

                                Ils sont forts les poutinistes-prophètes d’AgoraVox. Ils pensent sans doute qu’ils n’ont pas été suffisamment ridiculisés par les faits. Ils en remettent une couche de plus et ils continuent à y croire.


                                • Thot Thot 6 août 12:09

                                  « Une guerre exige un pouvoir légitime. L’UE ne l’a pas. »

                                  C’est justement ça le problème. Le pouvoir de l’UE n’est pas légitime, mais des attaques russes peuvent créer un pouvoir de l’UE légtime. Ainsi, ce n’est pas dans l’intérêt de la Russie d’attaquer.


                                  • ahtupic ahtupic 6 août 22:14

                                    @Callimero

                                    En raison de signalements pour non respect de la charte, vous ne pouvez plus réagir sur cet article. smiley


                                  • @Thot

                                    « ...C’est justement ça le problème. Le pouvoir de l’UE n’est pas légitime, mais des attaques russes peuvent créer un pouvoir de l’UE légtime. »
                                    — -

                                    Heu j’suis désolé de jouer les « trouble fête » mais pas plutôt encore plus illégitime ? j’la sens pas du tout mais du tout cette histoire et lorsque les libertés fondamentales des peuples sont attaquées ca me grattouille et la ..

                                    c’est la crise de démangeaison sévère donc gaffe , warning, atchum bé vla que j’menrube en plus ^^

                                    « Ainsi, ce n’est pas dans l’intérêt de la Russie d’attaquer.’ »

                                    Ha ha ha la c’est une blague , un prank

                                    Déjà qu’avec que les Ukrainiens et encore pas TOUS les ukrainiens vu que le pays étais divisé entre les pros et anti Russes (ici je cause du culturel)

                                    Les Popofs ils s’en sortent pas plus que les Ricains avec les Iraniens,

                                    cad ils font les beaux de loin avec un magnifique sur place histoire de ne pas (trop) friser le ridicule ..

                                    Alors s’attaquer à l’UE... non c’est même pas en rêves ou alors en guerre nucleaire pas pas en conventionnelle !

                                    les gus ca passerai de 40 millions et encore à 450 millions sur leur poil allez 4000 millions on fais un prix et on emballe le tout

                                    Bref quelle idée ? Qui crois cela possible ? C’est comme si la GB voulais envahir la Chine

                                    Tous les petits Chinois diraient « oui oui vous avez gagné » en se pissant dessus de rire tant c’est irréel cocasee et impossible, même Donald se dis que bon il repassera la patate au suivant , un peu comme les chaises musicales vermoulues ou il faut plutôt tout faire faire pour refiler la bouse au neuneu suivant ...

                                    Non cette histoire cache forcément autre chose,

                                    et pas de la part des Popofs !


                                  • @Ouam (Paria statutaire non vacciné)

                                    400 millions ft de frappe


                                  • @Thot

                                    Poor ce qui est e la zone Europe Otan , dormez tranquille sur vos deux oreilles enfin la Russie n’attaquera pas cette zone saut être dans le suicide collectif mais je n’y crois pas du tout

                                    Qui par pyure curiosité vous à suggéré cette idée ? cad jusqu’a l’évoquer ? Pas l’auteur qui lui en doute autant que votre serviteur mais lui pour d’autres raisons cette fois.


                                  • Francis Francis 6 août 12:39

                                    Une guerre exige un pouvoir légitime. L’UE ne l’a pas.


                                    Un pouvoir légal est peut-être nécessaire et suffisant. La preuve, l’UE.


                                    • @Francis

                                      Eh bien tiens une raison supplémentaire pour qu’elle ne l’ais pas Ni légal ni légitime rien, nada !

                                      Ob nous l’avais assez seriné et en boucle continue façon perroquet Leur rappeler présentement le laïus incantatoire (alléluia ^^)

                                      l’europe c’est la paix <- Sisi

                                      l’europe c’est la prospérité <- déjà la + que bôf

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON



Publicité




Palmarès



Publicité

https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/