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La stratégie d’Amazon pour atteindre des bénéfices records

La stratégie d’Amazon pour atteindre des bénéfices records

Le géant Amazon a multiplié son bénéfice par 12 en 2018, par rapport à 2017, soit un record pour cette société de vente en ligne, faisant de son fondateur et dirigeant, Jeff Bezos, l’homme le plus riche du monde. Retour sur l’ascension d’Amazon et sur l’ambition dévorante de son créateur.

Le parcours et la stratégie d’Amazon

De la vente de livres à une offre élargie de produits

L’histoire d’Amazon remonte à 1994, date à laquelle Jeff Bezos, entrepreneur américain, décide de se lancer dans la vente de livres sur internet. Un an plus tard, il crée amazon.com, en référence au fleuve Amazone, le plus grand du monde, confirmant ainsi, dès le départ, les aspirations de son créateur. Poussé par son ambition, il vise l’excellence en ayant pour but de devenir le plus grand vendeur de e-commerce au monde. Pour satisfaire ses desseins, Amazon diversifie son offre et propose cds, dvds, vêtements, articles de puériculture, fournitures de bureau, matériel informatique… Comme son logo l’indique, on trouve tout ce que l’on veut chez Amazon, un choix étendu de A à Z, qui donne le sourire au client. Mais Amazon ne s’arrête pas là, de nombreux projets apparaissent, comme en 2007, avec la création de Kindle aux Etats-Unis. Ce lecteur de livres électroniques sort en France en 2011, et connaît un réel succès. D’autres nouveautés voient le jour : Amazon mp3 permet le téléchargement de musique, Amazon studios produit films et séries depuis 2010, ou encore Amazon web services (AWS), leader dans le domaine du stockage de données internet, héberge de grands noms, tels Netflix ou Instagram. C’est ainsi que « la plus grande librairie du monde » est devenue le plus grand magasin de e-shopping jamais vu auparavant.

La gestion de la concurrence

Amazon adopte 3 stratégies distinctes pour évincer ses compétiteurs :

  • Face à une faible concurrence : il crée ses propres boutiques, comme en témoigne MyHabit, son site de ventes privées de vêtements.
  • Face à une concurrence plus importante : soit il rachète ses rivaux, comme ce fut le cas en 2009 pour Zappos, site de vente de chaussures en ligne, ou plus récemment Ring, société spécialisée dans les systèmes de vidéosurveillance, soit il crée un partenariat. VMware, par exemple, collabore désormais avec Amazon, pour faciliter la migration de l'informatique des entreprises dans le cloud.
  • Face à des concurrents vendant des produits plus rares : il ouvre la plateforme Marketplace. Le vendeur tiers met en ligne ses produits et bénéficie de la notoriété d’Amazon, tandis que le géant élargit encore son offre.

Toute cette stratégie permet à Amazon d’offrir une gamme extrêmement large de produits et de couvrir le maximum de besoins que pourraient avoir les internautes.

Amazon : pionnier de l’expérience utilisateur

Jeff Bezos a trouvé une méthode infaillible pour connaître le niveau de satisfaction de ses clients. En effet, depuis 1995, l’utilisateur a la possibilité de laisser son avis sur les produits qu’il achète. Fort de ces commentaires, il peut réajuster son offre pour plaire aux consommateurs. Aujourd’hui, quasiment toutes les sociétés de e-commerce ont suivi cet exemple et proposent à leur tour ce service. Pour aller plus loin dans le contentement du client, mais également pour l’inciter à acheter d’avantage, un système de recommandations personnalisées, propose à chaque utilisateur les produits susceptibles de l’intéresser, selon les achats qu’il a déjà effectués. Enfin, le système de commande en un clic, rapide et pratique, facilite l’utilisation à l’internaute, qui réalise ses achats encore plus rapidement. Avec ce procédé, Amazon permet non seulement au client de trouver le produit qu’il recherche à un prix abordable, mais aussi de lui proposer d’autres produits et donc d’acheter plus que ce qu’il avait prévu, tout en simplifiant au maximum le procédé d’achat. Le leitmotiv de Jeff Bezos : le client est roi, et pour le satisfaire au mieux, il le place au cœur de toutes ses démarches.

Son expansion sur le marché français

Amazon.com lance amazon.fr en 2000, désormais la France connaît le site de vente en ligne, par son slogan « Amazon, tout simplement » et par la publicité faite sur les panneaux publicitaires ou les spots radio. Ce n’est qu’en 2012 que la première publicité télévisuelle est visible en France, la première campagne publicitaire sur le service Amazon premium ne datant que de 2015. Ne comptant pas s’arrêter en si bon chemin dans la conquête du territoire français, Amazon va ouvrir un méga-entrepôt à Brétigny-sur-Orge, dans le 91, fin 2018. La surface de stockage va ainsi augmenter de 40 % et atteindre 485 000 m², en comptant les autres bâtiments déjà implantés dans l’hexagone. Ce nouvel entrepôt aura une place centrale en Europe, c’est pourquoi Amazon a déjà investi 2 milliards d’euros en France. Dans la capitale, il est désormais possible de se faire livrer dans la journée même de l’achat sur internet. C’est pourquoi, la surface de stockage doit être agrandie, un plus grand stock de produits permettra de tenir ces délais, réduits au minimum. La prochaine étape en France ? Étendre ce service à d’autres régions de France et s’implanter dans l’ouest, qui ne dispose actuellement d’aucun local Amazon.

Les futurs challenges d’Amazon

Quelles cibles lui reste-t-il à atteindre ?

Amazon touche quasiment tous les particuliers. Pour atteindre l’une de ses dernières cibles, les personnes âgées, méfiantes vis-à-vis des achats sur internet, il doit parvenir à inspirer confiance. Pour cela, il utilise la publicité télévisuelle, en mettant en scène un client d’un certain âge, vantant la livraison par drone aux Etats-Unis. La population, même vieillissante, étant de plus en plus ouverte aux achats sur internet, il y a fort à parier que le nombre de clients va croître d’ici les années à venir. La deuxième cible que le géant veut attirer grâce à son programme Lauchpad, est le groupe des start-up. Ce programme consiste à inviter les entreprises à faire appel à lui pour stocker ses produits, vendre à l’international ou encore disposer du service clientèle. En profitant de la notoriété du site mondialement connu, les start-up gagneront un temps précieux en communication et en logistique. Un partenariat permettant de lancer rapidement de nouveaux produits sur le marché, et d’accroître encore l’offre Amazon. Les dernières trouvailles du groupe ? Se risquer dans le service bancaire de base, en partenariat avec de grands établissements bancaires, et même se lancer dans la protection sociale, qui fait cruellement défaut aux Etats-Unis.

Amazon : plus fort qu’Apple ?

Depuis son introduction en bourse en 1997, Amazon ne cesse d’accroître ses tentacules et de prendre des parts de marché. Pourtant, les premiers bénéfices ont bien du mal à arriver, Amazon préférant engranger d’énormes chiffres d’affaires, sans pour autant faire de profits. Sa stratégie de départ consiste, d’une part à séduire les actionnaires en vendant le plus possible, et d’autre part, à s’étendre au maximum en investissant dans de gigantesques entrepôts pour stocker la marchandise. Cette stratégie a également l’avantage de faire baisser considérablement les impôts. Avant 2011, les bénéfices sont donc timides, mais à partir de cette date, les investissements lancés jusqu’alors s’avèrent payants et les profits augmentent. Avec Facebook, Apple et Google, Amazon fait actuellement parti des « big four », les 4 entreprises les plus influentes du web. Il est aussi le principal concurrent de Walmart, entreprise américaine multinationale spécialisée dans la grande distribution. Amazon conforte également sa domination sur le marché du cloud d’infrastructures en pesant plus lourd que ses quatre plus grands compétiteurs : Microsoft, IBM, Google et Alibaba. C’est ainsi qu’Amazon a atteint un nouveau record en Bourse, et se trouve désormais au coude-à-coude avec la société Apple. Tandis que cette dernière mise sur une petite quantité de produits à fortes marges commerciales, Amazon préfère vendre des milliers de produits à faibles marges, étouffant ainsi ses concurrents : deux stratégies diamétralement opposées !

Les nouveaux concurrents d’Amazon

Amazon est arrivé à faire stagner ses entreprises concurrentes telles que la Fnac, Cdiscount ou Carrefour, ne leur laissant aucune chance de s’étendre. E-bay ou price minister ont, quant à eux, carrément perdu des parts de marché. Aucune entreprise n’a l’air de pouvoir résister face à l’ascension de ce géant du e-commerce. Qui donc pourrait faire trembler Amazon ? Probablement l’arrivée de concurrents chinois, comme alibaba.com, connu en France sous le nom d’aliexpress.com. Alibaba semble, comme Amazon, faire des alliances utiles pour contrer la concurrence, comme elle nous l’a démontré récemment en s’unissant à Starbucks. Les internautes chinois pourront désormais commander leur café en passant par le site, ce qui permettra à Starbucks de s’étendre sur le marché chinois dans le but de rivaliser avec son propre concurrent, Luckin. Alibaba semble utiliser la même stratégie qu’Amazon, des partenariats utiles, des prix bas pour une large gamme de produits, et une expansion rapide dans le monde. C’est peut-être vers la satisfaction client qu’Amazon peut se distinguer, pour maintenir à l’écart ce dangereux adversaire.

Le point faible d’Amazon

En cherchant continuellement à contenter d’avantage le client, roi chez Amazon, au détriment du bien-être de ses employés, Amazon impose des conditions de travail très dures. Apparenté à du travail à la chaîne, avec des cadences imposées et un contrôle de productivité, le turn-over est fréquent, empêchant de créer de bonnes relations de travail avec ses collègues. Les nombreux intérimaires, motivés par la possibilité d’un CDI, autant que les autres salariés, subissent une forte pression, un temps de pause court et surveillé, et s’exposent à une sentence de renvoi après 6 arrêts maladie. Régulièrement mis en cause pour ses mauvaises conditions de travail, Amazon a même dû faire face à des mouvements de grève au sein de ses équipes. En mettant la satisfaction du client au centre de toutes les préoccupations, Amazon a oublié que ce sont ces presque 600 000 personnes, employées à travers le monde, qui font vivre le groupe. Sans elles, les clients ne seront pas satisfaits, et un client non satisfait est un client qui risque d’aller voir ailleurs. Le contentement du consommateur passe-t-il forcément par des conditions de travail drastiques ? Allier satisfaction du consommateur et bien-être au travail, à l’instar du groupe Google, pourrait peut-être devenir le nouvel objectif de Jeff Bezos, car un employé satisfait, est également un employé qui s’investit d’avantage dans la société dans laquelle il travaille.

Les trois éléments ayant fait la clé du succès d’Amazon sont : ses prix bas, son large choix et sa facilité d’utilisation. Ce tiercé gagnant lui confère aujourd’hui la place de leader du e-commerce dans le monde. Amazon parviendra-t-il à maintenir sa place au sommet en maintenant ses concurrents à distance ? Nous réserve-t-il encore des innovations pour le futur ?

Sources : les échos, 20 minutes, le Monde, Numerama


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26 réactions à cet article    


  • Hecetuye howahkan 7 août 17:52
    Salut, bon je fais me faire des nouveaux amis peut être, mais il me semble que si l’humanité actuelle et ce depuis peut être genre 14000 ans mais je ne sais pas en fait, , humanité entière sauf exceptions, coure après la compétition comme mode de vie et bien tout ce qui est décrit ici n’a strictement aucune importance..dans ce cadre là....

    pour les sourds je rappelle que compétition = guerre = vol= destruction etc etc
     
    le reste sera blabla vide de faits de ceux qui soi disant aiment sans rien y comprendre les causes dont ils détestent les conséquences , n’est il pas ????????

    • kader kader 9 août 20:30

      @Hecetuye howahkan

      je ne viens pas de lire un article sur amazon mais de lire une pub sur amazon.

    • Homphilo 7 août 18:24

      En ce qui me concerne je commence a dechanter d amazone.tant que j etais en france cela pouvait aller.j habite depuis. 2 ans en espagne et là cela devient la cata.produit plus cher de environs 7 à 8 euros pour frais de port.de nombreux articles ne peuvent être livré en espagne et le bouquet une commande sur deux n arrive pas.je pense que je vais cloturer mon compte


      • Coriosolite 7 août 19:21
        Bonjour,

        Amazon, bénéfice x12 en 2018, dites vous ?
        D’abord il faut rester calme : le bénéfice 2018, on ne le connaitra qu’en 2019. Pour le moment on a le résultat de 6 mois c’est tout.
        Quant à la stratégie d’Amazon, ça ressemble terriblement à une fuite en avant dans les rachats et les investissements pour attirer toujours plus de capitaux. 
        Et ceux qui ont mis tant de fric dans cette affaire sont en quelque sorte contraints de suivre Bezos dans cette frénésie de rachats, et de remettre encore plus de fric, pour ne pas tout perdre en cas de crash.
        Jusqu’où ira Amazon dans cette course au toujours plus, jusqu’au ciel, ou en enfer ?

        Pour revenir sur les chiffres :
        Savez vous que la marge nette pour 2017 est de 2% ? Pas terrible quand même non ?
        Et si Amazon annonce des bénéfices en hausse impressionnants, ces chiffres ne sont impressionnants qu’en pourcentages.
        Est ce que 3Mds de résultat net sur un CA de 180 Mds (2017) est si impressionnant ?

        Gardons le tête froide et oublions la propagande pour regarder la réalité.



        • Macondo Macondo 8 août 05:57

          Bonjour. Un spot publicitaire, sur le grand aspirateur ? Fallait oser. En tout cas, c’est voluptueusement léché. Et nécessaire, ô combien, car il reste une grosse poignée de réfractaires à la cause n’achetant que, pas chez eux, ou si c’est devenu impossible, décident de s’en passer. Démontrant très ostensiblement une volonté crasse de rester à l’âge de pierre, leur permettant dès lors avec un peu d’adresse et d’entraînement de dégommer un drone trop collant avec un réel plaisir d’enfant, la mode virant aux ricochets ...


          • bob14 bob14 8 août 07:43

            bof..une panne de courant mondiale et ce truc disparaît...


            • Hecetuye howahkan 8 août 09:16

              @bob14


              les humains aussi, surtout les occidentaux..

            • zygzornifle zygzornifle 8 août 11:18

              Et la stratégie de Macron pour enrichir les riches en faisant payer les pauvres ?....


              • zygzornifle zygzornifle 8 août 11:27

                Amazon est mondial comment voulez vous que des crèmeries françaises comme Fnac ou Carrouf puissent lutter contre ....


                Quand tu as un problème avec Amazon il est réglé en 3 clics (j’en parle en connaissance de cause), quand tu as une merde avec Fnac, Darty ou autre c’est désolé monsieur mais l’emballage a été ouvert ha mais le produit a été utilisé etc .... Il faut menacer ou faire un scandale pour se faire écouter et encore ....
                En plus tu commandes chez Amazon il n’y a pas a aller en centre ville pour payer le stationnement ou te prendre une prune , dépenser du carburant plus perdre du temps , on ne te dit pas désolé mais l’article n’est plus en stock et tu es livré le lendemain ou le jour d’après .....

                J’ai travaillé plus de 30 ans dans le commerce dans des petites et grandes enseignes de vendeur a adjoint de direction et je suis le premier a commander en ligne ....

                • Hecetuye howahkan 8 août 11:35

                  @zygzornifle


                  Salut , oui pour régler les problèmes ils sont bons et comme toi j’en parle en connaissance de cause, là je parle de matériel électronique .. ..mais ils ne font qu’appliquer des procédés plein de bon sens c’est tout..

                  sur les autres plans j’ai déjà indiqué ce que j’en pensais..

                • jjwaDal jjwaDal 8 août 12:36

                  Amazon, c’est d’abord et avant tout une immense machine à mettre au chômage. Plus vous concentrez, plus la part salariale dans le chiffre d’affaire diminue. La grande distribution à fait le coup aux petits commerçants, ils sont sur la trajectoire de faire de même avec les grandes enseignes généralistes. Savoir qu’aux USA on peut acheter en ligne une pizza ou une botte de radis,ils veulent le secteur de la distribution alimentaire aussi. J’ai fait quelques achats chez eux et le plus surprenant a été de recevoir un courriel de l’entreprise européenne (une erreur sans doute) ayant fabriqué mon produit me suppliant carrément de laisser un bon commentaire en ligne si le produit me donnait satisfaction. On entrevoit la pression extrême exercé sur les producteurs et l’armée d’esclaves chinoise à n’en pas douter. Il y a 10 ans sur les 100 premières économies mondiales, plus de la moitié étaient des entreprises.Le pouvoir de corruption et de chantage auprès du législateur étant proportionnel à la taille de l’entreprise on imagine le leur. Ce n’est pas l’économie US ni les militaires, ni le consommateur futur chômeur, qui ont demandé que la Chine (en ex) devienne l’atelier de fabrication du monde développé. Plus facile de mettre en danger l’environnement et la santé du travailler en Asie, faire bosser des gosses, payer au lance-pierre. Par ailleurs plus facile de séquestrer les gains de productivité en dissimulant la baisse réelle du pouvoir d’achat avec une offre de produits bien moins chers que produits localement (sinon ça se verrait que les salaires ne suivent plus l’évolution du coût de la vie...
                  En bref ces mastodontes (les GAFAM et apparentés) sont des cancers planétaires dont beaucoup sont devenus toxicomanes.
                  « Il suffirait que les gens achètent pas pour que ça se vende pas » disait Coluche. Encore une illustration.


                  • zygzornifle zygzornifle 8 août 13:01

                    @jjwaDal


                     c’est d’abord et avant tout une immense machine à mettre au chômage....

                    ça on sait faire en France en laissant tous les hypers et autres centre commerciaux s’installer en dehors des villes faisant ainsi crever les petits commerces locaux , en bradant notre industrie a l’étranger , bientôt il n’y aura plus que le tourisme qui s’effondrera a cause de la prochaine crise et on se retrouvera sans rien .....

                  • zygzornifle zygzornifle 8 août 12:56

                    On critique toujours ce que l’on n’a pas été capable de faire ....


                    Avant Amazon la place était libre et personne ne l’a prise comme pour Microsoft Apple google Facebook Tesla et bien d’autres , une fois que les boites tournent sans réelle concurrence on vient couiner , en France on avait un Minitel qui aurait pu s’imposer mais on a préféré regarder les araignées copuler sur leur claviers au lieu de développer un outil qui aurait pu devenir un internet .....

                    • spearit 8 août 17:39

                      @zygzornifle


                      Ha c’est sur Lapalisse n’aurait pas mieux dit
                      « Avant d’arriver la place était libre... » ben ouais c’est un peu le principe de la nouveauté avant d’exister ben ça n’existait pas
                      ... après ça blâmer les français.... mouais....

                      Vous n’avez pas remarqué que toute ces boîtes sont « bizarrement » des boites étasuniennes...
                      Si vous croyez que c’est juste dû à leur génie « exceptionnel » tout comme leur nation, vous vous mettez le fémur dans l’œil jusqu’à l’anus...

                      Mais bon si la contemplation du doigt vous suffit, pourquoi vouloir regarder la lune

                    • Yaurrick Yaurrick 9 août 13:18

                      @spearit

                      Et pourquoi on est pas capable de créer des concurrents à Google ou autres ? Si on commençait aussi par ne pas abhorrer le monde du travail et les entrepreneurs, alors on aurait plus de chance de créer des futurs champions .
                      Je ne sais pas si les étasuniens sont des génies exceptionnels, mais les français sont exceptionnels en matière d’aversion au capitalisme et manque de culture économique, tout s’en étonnant ensuite d’en subir les conséquences.


                    • zygzornifle zygzornifle 9 août 14:23

                      @spearit


                      Aux états unis quand tu voir une banque elle calcule si c’est rentable et combien elle peut gagner , toute bonne idée est prise en compte, en France quand tu vas voir un banquier avec un projet (j’en parle par expérience) ton interlocuteur te regarde comme si tu avais chié dans ton froc et que tu en avais mis plein la moquette ensuite il te demande si quelqu’un peut cautionner et finalement tu repars a moins d’avoir des appuis ....

                    • Doume65 9 août 15:20

                      @zygzornifle

                      « en France on avait un Minitel qui aurait pu s’imposer »
                      Absolument pas. Le minitel a été un truc formidable en son temps, mais du fait même de sa structure centralisée, il ne pouvait se développer comme l’internet. Surtout lorsque le web a été créé.« on a préféré regarder les araignées copuler sur leur claviers au lieu de développer un outil qui aurait pu devenir un internet.

                      « on a préféré regarder les araignées copuler sur leur claviers au lieu de développer un outil qui aurait pu devenir un internet ».
                      Ben non, justement, l’internet existait et si tu crées plusieurs internets, tu rends simplement la vie impossible à ceux qui l’utilise. d’autant plus que le minitel était totalement incompatible avec une structure telle que la toile. Ce n’est d’ailleurs pourquoi le minitel et internet sont toujours restés totalement séparés.

                    • kader kader 9 août 20:36
                      @Yaurrick
                      amazon google monsanto general electric coca cola mac do apple et toutes les banques us ont les meme actionnaires

                      vangard group, blackrock, state street et fmr

                      qui ont pour actionnaires : eux meme.

                      la world compagny existe mais elle se cache derriere des pretes nom

                    • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 8 août 13:34
                      Amazon ne fait rien !

                      Il collecte automatiquement des données, prend les commandes, et envoie le paquet via les postes locales (en France via collissimo le plus souvent).

                      Sa force est sa force (c’est redondant). Il assèche les fournisseurs et fait payer les intermédiaires par le « client », car il a la possibilité de les couler.

                      Sa force, c’est sa collecte d’information (comme tous le GAFA), espionnage en ligne via des algorithmes de plus en plus complexes qui bientôt anticiperont vos désirs avant que vous en ayez conscience. Cela leur permet de vous envoyer de la pub en fonction de vos achats ou souhaits.

                      lls ont développé des enceintes connectées qui vous espionnent chez vous. Bientôt, quand la femme dira à son mari « Je trouve que le frigo est un peu vieillot », la commande sera passée automatiquement et le lendemain le livreur changera le frigo sans que vous n’ayez rien à dire.

                      Bref, une entreprise tentaculaire qui met l’autonomie des citoyens en péril, comme les autres GAFA

                      • Konyl Konyl 8 août 14:28

                        @Jean-Paul Foscarvel
                        Aucun espionnage, tout le monde est au courant, leur plateforme AWS est le moteur de toute la puissance d’Amazon. C’est également un service qu’il propose, depuis pas si longtemps que ça pour éviter aux entreprises de se lancer dans des projets Big Data, bien trop couteux et risqués.

                        Qui peut dire aujourd’hui qu’il ignore qu’on collecte ses données ? Il faut accepter de faire ou non. Si on dit non on se coupe de pas mal de services en ligne c’est tout.


                      • zygzornifle zygzornifle 8 août 17:16

                        @Jean-Paul Foscarvel

                        En France la 1er collecte des données a l’échelon national s’appelle le recensement ....

                      • Yaurrick Yaurrick 10 août 11:59

                        @Jean-Paul Foscarvel
                        En matière de collecte d’informations, votre banquier, votre médecin, votre employeur, votre opérateur téléphonique/internet et l’état en savent bien plus sur vous au point de faire passer pour petit bras tous les GAFA réunis En plus personne ne vous force à utiliser les GAFAr les GAFA


                      • Spartacus Spartacus 8 août 15:37

                        Le problème est intellectuel, le marxisme scolaire laisse planer le doute que la grosse entreprise est mauvaise. 


                        Sur de nombreux indicateurs importants, Amazon surpasse ses compétiteurs. 
                        Plus productif, plus innovant, plus de choix et des prix compétitifs pour les consommateurs.

                        Amazon deviendra ringard dans le commerce un jour.
                        Nokia leader des tel l’est devenu. Qui y aurait cru ?
                        Altavista ou Lycos n’ont pas vu arriver google.
                        Pixmania était incontournable.

                        Amazon ou pas. La destruction créatrice est incontournable.
                        Il y a 25 ans qui connaissait « Amazon » ?


                        • jjwaDal jjwaDal 8 août 19:00
                          @Spartacus

                          Ah, cette finesse d’analyse sur fond de névrose obsessionnelle, on en redemande. Il y a une journée mondiale contre « Monsanto », aucune contre Boeing. Apple fait fabriquer des objets nomades qui se vendent bien et le fait faire par un régiment de robots en Chine et ailleurs. On entend peu de critiques sur eux. Microsoft en situation de monopole, Google et Amazon sont directement nés des investissements publics et des recherches de la DARPA, donc qu’ils se soient avérés « meilleurs », n’est pas une surprise. Eux sont critiqués, mais pas en raison de leur succès, mais des modalités pour y parvenir et des conséquences économiques et sociales.
                          Qu’Amazon soit dépassé par un plus gros poisson un jour ne diminue en rien la menace que représente ces gigantesques entreprises pour nos démocraties.

                        • Spartacus Spartacus 9 août 09:09

                          @jjwaDal

                          La menace la plus grande, c’est l’état.
                          Car seul l’état est un vrai monopole et seul il a le pouvoir de la force.
                          C’est le seul qui légifère et capable de réglementer pour créer un monopole pour des entreprises.

                          Ce sont les états qui sont responsables des malheurs des gens, qui font les réfugiés, les morts et les frustrations.

                          L’important n’est pas que ces entreprises soient grandes, c’est qu’on puisse choisir ailleurs le même service qu’elles proposent. 
                          Les gens ne vont pas vers elles parce qu’elles sont grandes, mais parce qu’elles offre ce que les gens recherchent.

                          Vous pouvez aujourd’hui vous passer de Amazon ou Apple, même si se sont les 2 plus grandes capitalisations du monde.
                          Mais c’est l’état qui vous limite et oblige 98% des gens à rouler à 80km/h parce que 2% sont irresponsables.
                          Les entreprises privées, même si vous ne les aimez pas, n’ont pas ce pouvoir. 


                        • kader kader 9 août 20:40

                          @Spartacus
                          si tu sais pas que les Gafam ont tous les memes actionnaires tu peux pas comprendre la puissance qui est en jeux. Personne ne peut avoir cette puissance financiere.

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Emilie


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