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Accueil du site > Tribune Libre > La troisième révolution industrielle dans le réseau électrique

La troisième révolution industrielle dans le réseau électrique

Les produits des énergies fossiles sont limités et le stock diminue rapidement. Viens alors la question de l’après-pétrole, ou comment effectuer une transition énergétique durable en limitant l’exploitation intensive du carbone. Le siècle à venir sera numérique et intelligent : « Les réseaux intelligents vont transformer les habitudes des consommateurs dans les années à venir », prédisait Philippe de Ladoucette, président de la Commission de Régulation de l’Énergie, en 2010.

Jeremy Rifkin parle de la troisième révolution industrielle comme seule solution mondiale possible à la crise énergétique et économique. Contrairement aux deux révolutions précédentes, il ne s’agit pas de nouvelles sources d’énergie. Cet essayiste et économiste américain explique que cette transition énergétique se déroulera sur cinq fronts que nous pouvons résumer ainsi : le passage aux énergies renouvelables ; des centrales virtuelles ; des technologies de stockages adaptées ; une infrastructure de communication rapide ; une économie circulaire. Une révolution industrielle est un processus lent et couteux, souvent décrit par les générations suivantes, et cette révolution est bien souvent dénigrée, car incomprise.

Nous sommes déjà utilisateurs de nombreux objets alliant des technologies de communication, d’aide à la décision, d’apprentissage et de reconnaissance de l’environnement. Le développement du système électrique de demain se fera sur ces domaines. On parle alors de Smart Grid : un réseau décentralisé capable de s’adapter à son environnement et aux actions humaines pour optimiser la chaine énergétique.

 

Décentralisation des processus

La révolution sera liée au déploiement de la digitalisation tout au long de la chaine de valeur du système électrique. C'est elle qui permettra notamment d'intégrer au mieux les énergies renouvelables, de développer et d'améliorer la performance et la durabilité des procédés de stockage. Avec l'essor de la domotique, le consommateur sera associé au fonctionnement du système électrique en mettant ses capacités de flexibilité à disposition.

Le réseau se décentralise et la gestion de ce dernier se fera à toute échelle. Que ce soit les consommateurs, les écoquartiers, les véhicules électriques ou les centrales de production, chaque élément du réseau possèdera des outils d’aide à la décision. Ces derniers permettront d’obtenir un consensus entre l’offre et la demande en temps réel, et d’apprendre du comportement de chaque élément afin de fournir la meilleure solution en tout instant. Les consommateurs sont alors consommacteurs dans le système. Il ne s’agit plus de contrôler la production pour palier à la demande, mais de gérer les consommations, devenues flexibles.

Les premiers pas des technologies intelligentes font l’apparition sur le marché, comme le compteur (état en Europe), le thermostat (du gadget au Dashboard), les couples EnR-batteries (dossier sur les couples), le véhicule électrique (doit-on encore parler des ZOE aux Tesla ?). Une gestion locale ne suffit pas à obtenir une modification du comportement global du réseau. Sans communication ou outils de gestion de systèmes complexes, le Smart Grid n’atteindra jamais ses objectifs principaux : aplanir la courbe de consommation, intégrer les énergies renouvelables et les batteries, garantir un équilibre de l’offre et la demande.

 

L’intelligence artificielle au service du réseau

Meilleure intégration des énergies renouvelables, augmentation de la puissance des lignes grâce à des outils de surveillance numérique et optique, géolocalisation des incidents à distance, ajustement en temps réel aux conditions météo, intégration optimisée des flux électriques d’origine éolienne ou solaire, remise en service accéléré en cas d’incident, les atouts d’une gestion intelligente sont nombreux. Bien que la consommation globale soit en hausse, les gains potentiels du Smart Grid sont tels que les investissements devront être rentabilisés en quelques années.

Le Smart Grid n’est encore qu’à l’état de concept. La théorie se met peu à peu en place, et des nouvelles techniques sont développées afin de gérer en temps réel un système aussi complexe que le réseau électrique du futur. L’apprentissage machine, l’apprentissage profond et les techniques d’aide à la décision et de communication machine-machine-homme sont les points clés de la réussite du réseau intelligent. De nouvelles thématiques de recherche sur les problématiques de l’Internet des Objets, du Big Data, de la Blockchain et de l’intelligence artificielle apporteront les outils nécessaires à leur usage dans le monde industriel.

Dans le secteur de l'électricité, la véritable révolution numérique commence à peine. Bien sûr, le numérique y est présent depuis longtemps. Mais les transformations liées à la mutation structurelle du parc de production électrique, aux ruptures d'usages résultant du numérique et des objets connectés, vont avoir des impacts d'autant plus importants pour le système électrique qu'il était jusqu'alors extrêmement concentré. Pour le système électrique, l'ère du numérique sera l'ère de la flexibilité.

 

Consommer pour mieux consommer ?

Ces mutations dans la façon de gérer le réseau électrique ont aussi un cout en énergie. Les capteurs, les serveurs, les moyens de communication, les appareils intelligents sont autant d’outils consommateurs qu’ils sont performants et rapides dans leur calcul.

Une étude de juin 2015 de Capgemini Consulting pour l’ADEME évalue la consommation des NTIC pour l’amélioration de la connaissance et le pilotage du système électrique à une fourchette probable de 0,8TWh à 1,5 TWh entre 2020 et 2030 comme le montrent leurs schémas récapitulatifs ci-dessous. Si l’on ne prend pas en compte l’amélioration de la performance énergétique des NTIC (par une loi de Moore), nous atteindrons une consommation de l’ordre de 3,4 TWh en 2030 soit 2% de la consommation électrique moyenne française par foyer en 2016.

Les volumes et les flux de données de la sphère Smart Grid ne compteront que pour 0,1% à 1% de la data sphère française. Les datacenters représentent 5% de la consommation énergétique, en croissance de 5% par an. La consommation des centres de données pour le Smart Grid reste donc assez négligeable avec seulement 0.03TWh si l’on considère la consommation de tous les datacenters en France en 2015.

Les surplus de consommations dus à l’essor du Smart Grid ne sont pas négligeables et peuvent représenter quelques pourcentages de la production énergétique sur le territoire. Il s’agit d’estimation et l’essor des intelligences artificielles, de l’IoT et des technologies annexes comme les cryptomonnaies peut multiplier cette prévision. Face à cette hausse de la consommation, il est raisonnable de se demander si ce Smart Grid est vraiment rentable pour tout le monde !

 

Des gains non négligeables

Les citoyens sont parfois dubitatifs face à cette transition énergétique :

Ces points font peur, et le point que nous venons de rajouter (augmentation de la consommation due à la transition numérique) ne va pas amoindrir les personnes perplexes. Alors il est logique de se demander si tout ceci est vraiment rentable.

La plupart des énergies renouvelables déjà en fonctionnement ne sont pas couplées avec des systèmes de stockage suffisamment flexibles. L’intégration de ces énergies erratiques peut perturber le réseau, et le dimensionnement de ce dernier devient complexe tant les EnR se situent parfois en dehors du réseau de transmission et de distribution. Même dans le cas où l’intégration est facile, il est complexe de caler cette production sur une consommation (souvent pas flexible).

Les perturbations ne sont pas dues qu’aux EnR, les batteries et la gestion de la demande peuvent elles aussi engendrer à grande échelle des perturbations dans le réseau. Cette mutation du réseau est pourtant nécessaire, et il semble évident que l’informatique et l’automatisation sont la seule solution pour éviter des erreurs en cascade dans le réseau.

Il n’est pas possible d’arrêter la transition énergétique qui s’opère ni la venue massive d’objets connectés, de télécommunications. La transition énergétique est une force créatrice d’emploi et une dynamique majeure de l’essor économique qui s’opère avec la transition numérique.

Si l’on souhaite parler en chiffres, les prévisions Enedis et ADEeF sont clairement en faveur du Smart Grid avec des bénéfices couvrant largement (jusqu’à 10 fois) les investissements comme le montre le tableau suivant.

Que ce soit les entreprises ou la recherche, il est de notre devoir d’être transparent avec le public. La transition énergétique n’est pas l’avènement d’un Skynet ni d’une singularité. La transition énergétique est bénéfique même si la croissance de la consommation énergétique grimpe en flèche. La transition énergétique doit garantir l’anonymat des données, la possibilité à l’autoconsommation et une l’économie circulaire.


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49 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 9 février 13:47

    Le problème c’est comment le gouvernement va basculer les taxes des hydrocarbures sur l’électricité , ils ne vont pas quand meme se passer de tout ce pognon .....


    • Esprit Critique 9 février 16:34

      @zygzornifle
      C’est la question essentielle. Des dizaines de milliards de recette facile.

       Curieusement les « écolos de merde » ( c’est le mot complet) et les politicards n’abordent jamais le sujet.

      Ce sont donc bien tous d’authentiques crapules.

      CQFD


    • bob de lyon 9 février 17:40
      @Esprit Critique

      Oulà, vous allez avoir du courrier !

    • HELIOS HELIOS 10 février 05:31

      @zygzornifle

      ils avaient imaginé les portiques destinés a l’ecotaxe (qu’ils disaient), mais ça a foiré on les a vu venir

      Renault a imaginé les prises « speciales » dans vos garages - soit disant qu’une prise domestique avec du cable de 4mm2 serait insuffisante, lol -, mais cela ne marche pas trop non plus ... 

      Alors le must, on le sait maintenant et c’est pour cela qu’Enedis est si pressé et si intransigeant... c’est le compteur Linky qui va savoir faire la difference avec l’electronique de la voiture qui se recharge pour vous facturer la taxe, peu importe la prise !!! ... et en plus ce compteur cafte directement au fournisseur d’energie qui a son tour renseignera le fisc.

      C’est pas fort ça ?

    • Alren Alren 9 février 13:47

      Consommer mieux signifie consommer moins !

      Et qui devra consommer moins ? Les plus pauvres bien entendu !
       Par quel moyen les y forcer ? En augmentant drastiquement le prix de l’électricité grâce au compteur Linky qui pourra facturer au prix fort les « dépassements » de consommation !

      Les riches pourront payer, pas les pauvres.

      Bien entendu ces surfacturations seront opérées par des intermédiaires privés obligatoires entre ENEDIS qui leur vendra l’électricité au prix de gros et le cochon de payant.


      • pemile pemile 9 février 17:43

        @Alren "En augmentant drastiquement le prix de l’électricité grâce au compteur Linky qui pourra facturer au prix fort les « dépassements » de consommation !"

        Et aussi brader lors des pics de productions ou des faibles demandes, non ?


      • Alren Alren 9 février 17:58

        @pemile

        « Et aussi brader lors des pics de productions ou des faibles demandes, non ? »

        pemile, vous n’êtes certainement pas né de la dernière pluie !

        Vous savez bien que le prix du pétrole brut monte, le prix du carburant à la pompe monte aussi.
        Mais quand le prix du pétrole baisse, celui du carburant ne baisse pas.

        Il en sera de même pour l’électricité dont le prix sera contrôlé par des entreprises privées !!!

        Quand il y aura surproduction (pas souvent !) nous n’en saurons rien. Et la baisse du prix de gros ne servira qu’à gonfler les sociétés parasites intermédiaires obligatoires.


      • Alren Alren 9 février 17:59

        @Alren

        Vous savez bien que quand le prix du pétrole brut monte ...


      • Guerard Guerard 12 février 13:35

        @Alren
        Consommer mieux signifie consommer moins : RIEN à voir. Donc tout votre argumentaire ne tient plus la route...


      • foufouille foufouille 9 février 14:16

        « le passage aux énergies renouvelables »

        avec le prix dix fois plus cher, ce sera raide.


        • Croa Croa 9 février 19:16

          À foufouille,
          Ne dis pas n’importe quoi, le prix des énergies renouvelable baisse et continuera à baisser.
          C’est l’énergie nucléaire qui augmente : « dix fois plus cher » ça va bientôt s’appliquer au nucléaire mais à lui seul.


        • foufouille foufouille 9 février 20:11

          @Croa
          en allemagne avec 20% d’ENR, c’est deux fois plus cher.


        • Croa Croa 9 février 21:45

          À foufouille,
          Parce que la France fait de la résistance grâce à la réglementation des prix difficile à abolir du jour au lendemain... Mais ça vient ! (Rien à voir avec la proportion d’ENR.)


        • bob de lyon 10 février 11:53

          @Croa

          Les objectifs prévus en France pour les énergies renouvelables ne seront pas atteints.

          Hors idéologie, la cause fondamentale (inavouée) c’est le prix du kWh qui est d’ores et déjà à la limite du supportable pour la majorité de la clientèle.

          L’éolien et le photovoltaïque sont plus chers même si vous prenez en compte le démantèlement des PWR et le stockage du combustible. C’est froidement factuel, que de la comptabilité pure et dure…

          Aujourd’hui, nous voulons tous des ENR décarbonées en évitant le nucléaire, à cette heure c’est impossible.

          À moins de prévoir que 60 % de notre budget ne servent à payer les factures d’électricité.


        • wawa wawa 10 février 21:10

          @Croa

          le prix « au cul de l’éolienne baisse », le prix « au compteur » monte,
          .
          car le cout d’integration au reseaux de « l’elecricite de merde » eolovoltaique monte beaucoup plus vite que la baisse du prix de production au fur et à mesure que son importance dans le Mix electrique croit.


        • benyx 9 février 15:40

          « Les produits des énergies fossiles sont limités et le stock diminue rapidement. »
          En êtes-vous sûr ? Les ressources de pétrole sont-elles d’origine fossile ou géologique ? Dans le deuxième cas on a le temps de voir venir.


          • soi même 9 février 16:35

            Pourquoi vous avouez pas que vous roulez pour le compteurs Linky ?


            • pemile pemile 9 février 17:45

              @soi même « Pourquoi vous avouez pas que vous roulez pour le compteurs Linky ? »

              J’avoue ! Sa couleur est vraiment très belle.


            • Guerard Guerard 12 février 13:36

              @soi même
              Je suis chercheur dans le publique, et personnellement je ne suis pas pour Linky.


            • soi même 13 février 00:21

              @Guerard ; et bien il serrait temps que vous mettez en parallèle et en opposition votre projection par rapport à la finalité commerciale qui est en train de prendre le dessus au détriment des usagers.

               


            • Esprit Critique 9 février 16:44

              On roule plus le jour que la nuit. Une bagnole électrique ont la recharge principalement de nuit.

              La nuit Y a pas de soleil, sur les panneaux photovoltaïques.

              C’est curieux, le « con d’écolo » (Pléonasme) ne s’en rend pas compte, occupé qu’il est a écrire des SMS, a longueur de journée, il est heureux du moment que son téléphone est suffisement chargé.


              • pemile pemile 9 février 17:50

                @Esprit Critique « La nuit Y a pas de soleil, sur les panneaux photovoltaïques.C’est curieux, le « con d’écolo » (Pléonasme) ne s’en rend pas compte »

                L’auteur de l’article n’ayant fait aucune allusion au nucléaire, ni à l’écologie, dès qu’il s’agit d’optimiser le réseau électrique, les abrutis bouffeurs d’écolos sortent du bois !


              • gogoRat gogoRat 9 février 18:43

                .« La transition énergétique n’est pas l’avènement d’un Skynet ni d’une singularité. »

                 En effet !
                 ... et quand on a roulé sa bosse, on évite de confondre avec un événement fortuit ou même une découverte due à un ou des ’génie(s)’ isolé(s) ... ce qui relève d’une patiente et longue maturation de toute la communauté humaine répondant à l’impératif d’Adaptation.
                 Ne privilégier qu’une perception d’une voie de notre Evolution sous un angle seulement politique, ou seulement économique ... aura peu de ’chance’ de se révéler pertinent à terme


              • Croa Croa 9 février 19:24

                À Esprit Critique « Une bagnole électrique ont la recharge principalement de nuit. »
                .
                Sauf les bagnoles branchées sur la « smart-grid » que nous annonce l’auteur : Ces bagnoles là seront trop intelligentes pour accepter la recharge de nuit et rien n’y fera, le système sera forcément bien verrouillé ! En conséquence de quoi il te faudra deux bagnoles pour pouvoir disposer le mardi de celle qui aura bien voulu se recharger le lundi aux heures du courant pas cher smiley


              • Esprit Critique 9 février 22:29

                @pemile
                Je ne bouffe pas d’écolos c’est toxique. L’article parle d’une utilisation et gestion de l’électricité « intelligente » , améliorée. Le fait que le photovoltaïque, les belles journées ait une production sur seulement quelques heures de jours, est bien une donnée fondamentale du sujet abordé.

                Avec L ’électricité nucléaire, on gère, on pilote la production, avec l’électricité écolo -vélo-dynamo, il faut adapter nos activités elctrovores au coup de pédale du bobo-bio pédalo-producteur.

                D’où l’idée excellent de greffer des compteurs Linky sur les ecolos directement pour connaître en permanence leur etat de cogitation.


              • pemile pemile 9 février 22:49

                @Esprit Critique

                Avez vous fait votre rot après cette bonne bouffe ?


              • Guerard Guerard 12 février 13:38

                @pemile
                Merci. J’ai l’habitude de ce genre de Troll. Leur réflexion ne va pas très loin et leur argumentaire est aussi vide qu’un débat politique télévisuel (ou aussi vide que cette dernière réflexion)


              • Le421 Le421 9 février 17:16

                « Les réseaux intelligents vont transformer les habitudes des consommateurs dans les années à venir »

                Mais bien sûr !!

                Y’a plus qu’à.

                Il paraît que les compteurs communicants vont faire baisser la consommation des foyers.
                Chouette !!
                Mon radiateur 1500W ne va plus en consommer que 1000 !! Extraordinaire.
                Avec quelle « appli » ??  smiley


                • Guerard Guerard 14 février 14:06

                  @Le421
                  C’est mal de troller comme ça smiley


                • sls0 sls0 9 février 17:24

                  De beaux rêves qui peuvent fonctionner en Norvège, Costa Rica et Islande gâtés par la nature.

                  Toutes productions d’énergie qui demandent du stockage ça ne passe pas.
                  La production mondiale de lithium permet d’équiper 11 millions de voitures par an, on oublie les batteries.
                  Le stockage gravitaire, en Norvège OK, il le font déjà avec l’éolien dannois. Ils achètent au prix mini et revendent au prix maxi. Heureux qu’ils sont les dannois.
                  On peut mettre ce que l’on veut derrière une production moribonde, ça ne crée pas des kW, ça permet une meilleur gestion.
                  Enlever aux pauvres pour que les riches en aient suffisament peut être une bonne gestion pour certains.
                  Quand on compare la disponibilité d’énergie et le PIB mondial voir la population mondiale, c’est parfaitement corrélé.
                  Avec moins d’énergie je vous laisse imaginer le futur.
                  On sera au niveau énergétique des années trente-quarante, une meilleur gestion du gaspillage énergétique fera que les conditions seront un peu meilleures qu’à cette époque.
                  40% de ce que l’on mange c’est la part du pétrole, sans pétrole l’obésité ne sera plus un problème.

                  C’est depuis le années 70 qu’on le sait car à cette époque les ressources commençaient à être bien connues.
                  Cette connaissance était incompatible avec un capitalisme débridé ce qui fait que l’on en ait très peu causé.


                  • pemile pemile 9 février 17:53

                    @sls0 « Toutes productions d’énergie qui demandent du stockage ça ne passe pas. »

                    Tout le monde en est conscient, raison de plus pour faire de la recherche sur le sujet, sodium, graphène, batterie à flux, pourquoi vous partez perdant ?


                  • izarn izarn 9 février 18:56

                    @sls0
                    Plus d’énergie donne plus de croissance, c’est le truc vaguement débilos du criquet qui se multiplie comme un malade qui détruit tout avant de crever ?
                    Pour le moment l’humanité est trés en retard par rapport au monde du vivant sur l’optimisation de sa consommation énergétique.
                    Faire des progrés serait pas si mal....
                    Et meme indispensable.


                  • wawa wawa 10 février 20:48

                    @pemile

                    Mais parce que des calcul d’ordre de grandeur sur ce qui est physiquement possible
                    (les limites physique, en dehors de toute considérations financières) montrent que çà ne passe pas.
                    .
                    pour esperer que çà passe, il faut découvrir des phénomènes physique encore inconnus et pour l’instant vos batterie sodium, flux redox ou graphène ne sont que des gadget ressucés


                  • sls0 sls0 11 février 16:54

                    @izarn
                    Non la croissance de la production mondiale est parfaitement corrélée avec la disponibilité de l’énergie.

                    Suite à la seconde guerre mondiale il y a eu une explosion d’énergie facile surtout le pétrole. (Les trentes glorieuses)
                    Le PIB mondial et la population humaine ont suivi.
                    Suite à l’invention de la machine à vapeur l’esclave est devenu inutile avec son énergie journalière de 1 kWh en le poussant à fond.
                    Un litre d’essence c’est équivalent à 12 esclaves/jour.
                    4 chevaux pour tirer le carosse de Louis XIV, combien sous le capot de la voiture d’un smicard ?
                    40% de notre nourriture c’est le pétrole (intrant, transport, machines agricoles,...) 
                    La classe moyenne est due à cette excès d’énergie, le 1% les plus riches n’avait pas les effectifs suffisant pour encadrer, il a fallu partager le savoir. Moins d’énergie, moins de production, la classe moyenne n’aura plus d’utilité.
                    1% de riches et 99% de pauvres, ça marche depuis la fin du néolitique, la classe moyenne n’a été nécessaire que pour absorber un excès d’énergie.
                    On se plaint que l’école devient inégalitaire, que le niveau baisse. Je vis dans un pays pauvre, le pauvre sans trop de connaissances est plus malléable et il ne connait pas ses droits. 

                  • sls0 sls0 11 février 17:33

                    @Pemile

                    Je ne pars pas perdant, je me rappelle de mes cours de physique et de thèmodynamique c’est tout.
                    Si on y rajoute la simple règle de trois, beaucoup de projets ou solutions me font sourire.
                    Pour le solaire et l’éolien on fait souvent appel à moi, je n’ai rien contre mais j’en connais les limites.
                    Comme il y a des cyclones chez moi, je peut vivre en autarcie facilement 15 jours, l’eau c’est 15 mètre cubes et le solaire suffit pour le frigo/congélateur sans compter un petit groupe électrogène que j’ai transformé en gaz/essence.
                    Dans le voisinage des factures d’électricité de 15-20€ mensuel c’est courant.
                    Ce que je mange fait en moyenne 15km maximum, l’autarcie n’est pas difficile localement. En Europe c’est différent et ça gaspille beaucoup plus.
                    Il y des solutions qui ne sont viables que dans des pays gâtés par la nature et où on ne gaspille pas.
                    Par curiosité technique je suis toutes ces solutions et parfois je teste. L’autarcie me plait et je suis un anti-gaspillage compulsif. Mais je vois difficilement l’européen moyen me suivre.


                  • pemile pemile 11 février 17:48

                    @wawa « Mais parce que des calcul d’ordre de grandeur sur ce qui est physiquement possible montrent que çà ne passe pas. »

                    Non, ça ne passait pas dans votre calcul de démonstration uniquement parce que vous imposiez un prérequis de 100% d’énergie intermittentes.

                    Ca passe tout à fait (physique mais pas financier) pour accompagner un développement progressif des énergies renouvelables intermittentes.


                  • pemile pemile 9 février 17:38

                    @Guérard

                    Votre lien vers le dossier sur les couples pointe vers linkedin.com et demande la création d’un compte smiley


                    • pemile pemile 9 février 17:42

                      @Guérard « Les citoyens sont parfois dubitatifs face à cette transition énergétique »

                      Je pense que vous allez pas être déçu sur Agoravox !


                      • baldis30 9 février 19:32

                        Bonsoir,

                        difficile de faire un article baignant davantage dans la nullité et la flagornerie, quand ce n’est pas le rêve ... voire le cauchemar !

                        meuh oui vous savez tout .... il est vrai que si vous étiez à la tête des mouvements d’énergie vous auriez fait tout mieux que tout le monde et tout inventé .....

                        Poncifs, Inutilités,...... waf... waf ... waf ... Avec vous on va se précipiter directement vers le 19 décembre 1978 ...


                        • generation désenchantée 9 février 20:02

                           avec les réseaux numériques et intelligents , il risque d’ y avoir des gros problèmes de sécurité

                          ils peuvent être piratés par des hackers qui pourront prendre le contrôle de tout le réseaux et provoquer des dégâts importants voir un effondrement total du réseaux

                          un hôpital qui n’ a plus d’ électricité ou une coupure générale d’ une ville , plus de réseaux internet , plus de chauffage , ni d’ eaux courantes , et bon courage avec des voitures électriques qui ne peuvent pas être rechargés

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