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Accueil du site > Tribune Libre > La vision du monde de M. Macron

La vision du monde de M. Macron

 Il faut bien entendu de multiples qualités pour prétendre représenter le peuple Français. Il ne faut pas douter pas de sa lucidité, de son intelligence hors pair. Les joutes sont terribles et leurs conséquences sans retour. Ma relative jeunesse me permet cependant d’entreprendre des actions que des gens expérimentés, trop expérimentés, ne veulent même pas envisager.

 Je parle vrai, je parle crû, ce qui par les temps tragiques qui s’annoncent est nécessaire pour fouetter ceux qui ne se résignent pas à subir les événements, pour rassembler le maximum de battants dans le camp des vainqueurs. La grandeur des défis qui se profilent à l’horizon donne l’obligation d’user d’une certaine rudesse des actes comme des propos. Il faut séparer le bon grain de l’ivraie, ceux qui travaillent de ceux qui mendient. Je redirai à ce jeune horticulteur au chômage de chercher un emploi dans l’hôtellerie, les cafés, la restauration… ou le bâtiment, si c’était à refaire. Bien entendu, "Une gare, c’est un lieu où l’on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien". Comment pourrait-il être autrement : il faut que les meilleurs donnent à faire et même à espérer aux autres. Et sans ambiguïté je maintiens que : "Je serai d’une détermination absolue et je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes." Il est tout aussi vrai que nous dépensons un ‘pognon de dingue’ pour sortir les plus démunis de leur torpeur dans laquelle trop souvent ils se complaisent. C’est certain également que pour "se payer un costard", il faut "travailler", bosser, trimer même si, bien sûr, les premiers de cordée sont mieux rémunérés car ils osent, ils prennent des risques. Il ne faut rien passer aux petits qui n’ont certes que de petits problèmes, mais ils sont nombreux, de plus ils n’ont et ils ne peuvent avoir aucune solution.

 Cette vision de mon entourage me permet de discerner avec force et clarté l’état du monde tout entier.

 Le monde qui se dessine de plus en plus précisément sous nos yeux est fait d’efforts, de combats, de restriction voire de disettes : tout concoure à penser que nous sommes trop nombreux sur un monde trop petit. Deux écoles de pensée vont s’affronter durement. Dans l’une le besoin d’énergie et de technique prime sur tout le reste. Dans l’autre, la possession des forces financières qui permettent la domination doit être privilégiée. Les scientifiques s’occupent d’innovation et d’énergie mais savent-ils gérer un budget ? il est impératif de faire confiance à ceux qui ont prouvé leurs savoirs : les gens de bien, fortunés, devenus incontournables dans les mondes politiques, médiatiques comme bien entendu dans celui des entreprises. La césure faite par les forces de communication entre populistes et progressistes permet d’isoler, de surveiller, de punir, les ennemis du libéralisme, les disciples des pires et de la déraison. Il ne faut garder par devers soi que l’élite, celle qui investit, celle qui compte, celle qui n’en finit pas de compter envers et contre tout : ce sont nos forces vives.

  Le futur qui s’annonce pour les classes populaires est tragique car elles n’ont aucune place dans un avenir qui sera peuplé de robots à côté d’une main d’œuvre innombrable et docile originaire des pays miséreux et en proie aux guerres que nous avons suscitées. Notre propre peuple doit disparaître car nous en avons d’autres plus avantageux et plus durs au mal. De toute façon nous ne pourrons pas fournir à nos employés et à nos ouvriers, fils et filles du front populaire, tous les agréments qu’ils connaissent de nos jours. La raréfaction à terme des énergies fossiles, comme de beaucoup de matières premières, laisse peu de place aux idéaux qu’ils soient religieux ou philosophiques : la relative abondance des moins bien lotis venait du charbon ou du pétrole pas de l’émergence d’une nouvelle générosité forgée par les humanistes. La très grande majorité de la planète devra se priver de beaucoup de choses, certains de tout : il faut être parmi ceux qui ne seront pas concernés par ces désastres.

 Pour diminuer significativement la consommation, il suffit d’augmenter le nombre de pauvres en fortifiant les classes aisées, les seules à même de diriger les masses populaires trop agitées par leurs émotions et les difficultés de l’instant pour pouvoir prendre des décisions cohérentes. Certains prétendent que cela fait plus d’un demi-siècle que les mêmes ou leurs semblables imposent une direction à l’opposé de celle qu’il eût fallu prendre. Mais ils étaient élus démocratiquement et ils ne pouvaient faire que ce que la populace leur laissait faire. Faire appel à tous et aux plus démunis n’eut aucun effet bénéfique pour la nation. Les pauvres sont trop nombreux pour faire des propositions cohérentes. Les dominants sont rares, ils se fréquentent, ils font connaissances, leurs idées sont claires, ce n’est pas un hasard s’ils dominent.

 Augmenter le nombre de pauvres : jamais une démocratie n’arrivera à parvenir à ce but, et je ne souhaite pas l’établissement d’une dictature militaire déjà qu’on n’arrive pas à se garer à Paris, où mettrait-on les tanks ? Pour pouvoir augmenter le nombre de pauvres, il faut tout d’abord privatiser l’ensemble des moyens de production, la totalité des services, et enfin s’attaquer aux secteurs régaliens. Si les robots tueurs reviennent trop chers à produire en terme de bilan carbone, on devra se retourner vers des mercenaires sous-nourris, agressifs mais dociles. Les entreprises multinationales sont de fait de petites dictatures qui se prêtent bien mieux que les démocraties électorales à ce dessein. 

 Augmenter le nombre de pauvres est un but noble mais difficile à obtenir. Les pauvres d’un même pays devenus moins pauvres par leur travail assidu certes répétitif mais générateur de valeur ajoutée, auront beaucoup du mal à se passer de leur télé, de leur 4x4 ou de leur voyage en vacances. On ne peut pas faire de bons très pauvres avec des anciens pauvres devenus un peu aisés. Il faut donc faire venir des gens qui, dans leur pays d’origine, ont connu les pires horreurs, les pires privations, les plus abjects dénis de justice : ils pourront s’adapter aux nouvelles très dures conditions locales car ils ont subi bien pire. Même si certains illuminés parlent du remplacement d’une classe laborieuse locale par des immigrés plus dociles, il ne faut pas les croire. Notre démarche est d’aider les pays en voie de développement à se développer : les immigrés envoient une partie importante de leurs gains vers leur pays d’origine. Cette aide transférée est bien plus importante que les subventions publiques au développement ; elle permet à des familles entières, à des villages, de se sortir d’une misère tellement atroce qu’on ne peut pas l’alléger sans une aide extérieure.

 La démographie est également un sujet de préoccupation. Le taux de fécondité est raisonnable à l’échelle mondiale (2,4 enfants par femme), mais insoutenable en Afrique subsaharienne (4,9 avec une faible décroissance avec le temps). Qui pourra appliquer la politique de l’enfant unique ailleurs qu’en Chine et sans le parti communiste et son légendaire sens du civisme et de la discipline ? Personne ! Nulle part ! Le seul moyen est de libérer les femmes du carcan culturel traditionnel qui les cantonne au rôle de reproductrice et de réceptacle aux semences sans que l’espérance d’un plaisir puisse être rêvé. Les femmes doivent être maîtresses de leur destin et de leurs jouissances sous peine que note monde s’écroule sous des flux migratoires incontrôlables. Les occidentales, tant européennes qu’américaines, lancent maintes actions spectaculaires qui sensibilisent l’opinion et opèrent des lynchages 2.0 dans le même temps. Dans le même une vigoureuse chasse à l’homophobe est menée, ce qui conduit une fraction de notre jeunesse à imiter les franges les plus stériles des populations. La démographie sera limitée par l’éducation féministe des parties les moins avancées, économiquement et culturellement, des populations. Il fut un temps pensé que l’aisance matérielle permettait de diminuer la natalité : avec les temps qui s’annoncent, les femmes devront se contenter de l’exemple.

 Enfin, dans notre quête commune, de semblables, pas complètement identiques mais ayant quand même des modes de vie et de penser très proches, certains annoncent des difficultés avec les religions. C’est vrai que l’Islam ne se dissoudra que difficilement au sein de la matrice libérale, c’est vrai également que les évangéliques les plus rétrogrades conquièrent partout du terrain, mais ils ne résisteront pas à nos valeurs : l’argent, la gloire, la joie de ne pas être un sans-dents. 

 La frange la plus pauvre est aussi celle qui est la plus généreuse. Sauf exceptions, il n’est pas possible de devenir riche et de le rester sans une vision de soi-même qui tend vers l’idolâtrie. C’est évidemment ces gens généreux qui vont se battre pour défendre un système qui va pourtant entraîner leur propre disparition.

 L’hypothèse n’est pas que les classes populaires soient génétiquement fraternelles tandis que les autres seraient génétiquement malfaisantes, c’est beaucoup plus simple, les unes comme les autres ont intérêt à être ce qu’ils sont pour survivre ou se perpétuer. Mais les conditions économiques créées largement à leur insu font que les laissés pour compte ne peuvent même pas défendre leurs propres revendications sans être classés parmi la lie de la société. On leur attribue des allocations, des subventions, en essayant de dissimuler le mépris qu’on leur porte. Pourtant toutes les autres classes sociales défendent leurs intérêts becs et ongles.

 La vision des dirigeants transnationaux, comme la mienne, tend vers un être semblable sur toute la planète, obéissant aux mêmes règles économiques, ne gardant que des rudiments de leur culture, échangeant par Internet des insignifiances ou des monstruosités filtrées par des algorithmes. La haine étant plus facile à susciter que le respect, une surveillance de tous les instants sera nécessaire pour sauvegarder la stabilité de l‘édifice Monde.

 À cet égard les choses sont bien avancées !

 


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39 réactions à cet article    


  • JL JL 17 décembre 2018 09:16

    « La civilisation a centuplé le pouvoir de production de l’humanité, et par suite d’une mauvaise gestion, les civilisés vivent plus mal que des bêtes, ont moins à manger et sont moins bien protégés de la rigueur des éléments que le sauvage Inuit, dans un climat bien plus rigoureux. Il vit aujourd’hui comme il vivait à l’âge de pierre, il y a plus de dix mille ans. » Jack London, ‘Le peuple d’en bas‘, 1903


    • JL JL 17 décembre 2018 09:21

      L’Occident est dirigé par des mafieux.
       
      Les aides sociales sont soumises à des règles si opaques, que 12 milliards d’euros chaque année ne sont pas réclamés.
       
      « 80% des classes moyennes sont d’accord avec l’idée qu’il « y a trop d’assistanat » en France et que « beaucoup de gens abusent des aides sociales », selon une étude Ifop datant de 2010. Cette idée très répandue masque une autre réalité : en France, un grand nombre de personnes éligibles à des aides sociales ne les perçoivent pas, pour diverses raisons. C’est ce qu’on appelle le « non-recours » aux prestations sociales. »
       
       


    • JL JL 17 décembre 2018 09:24

      @JL
       
       12 G€ en France, cela va mieux en le disant.
       
       En supposant 4 millions de foyers éligibles, cela fait 3000 € par foyer !
       


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 17 décembre 2018 09:28

      @JL
      Matériellement, chaque occidental dispose de 100 à 200 esclaves grâce aux machines et aux combustibles fossiles.


    • JL JL 17 décembre 2018 09:55

      @Jacques-Robert SIMON
       
       c’est une illusion. Il est clair que nous vivons incomparablement moins bien que ne vivaient les nababs avec 100 esclaves. Relisez ci-dessus svp, ce qu’en disait London.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 17 décembre 2018 10:56

      @JL
      Les esclaves dont je parle sont des équivalents en énergie, il y a un lien avec le plaisir mais pas direct.


    • JL JL 17 décembre 2018 11:03

      @Jacques-Robert SIMON
       
      mais j’ai bien compris l’équivalent énergie : gaspillée le plus souvent en transports inutiles.
       
       Quant au lien avec le plaisir, je ne vois pas.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 17 décembre 2018 11:45

      @JL
      Je pense que tout à chacun souhaite être autonome et ne pas dépendre d’allocations ou de subventions. Il ne s’agit pas de les supprimer, il s’agit qu’elles soient inutiles.


    • JL JL 17 décembre 2018 11:49

      @Jacques-Robert SIMON
       
      Vous avez raison : les aides sociales sont surtout utiles au patronat.
       


    • devphil30 devphil30 17 décembre 2018 09:38

      J’approuve totalement votre article.

      Nous devons sortir de la compréhension nationale du monde pour appréhender le destin funeste de la globalisation et de la mondialisation.

      Le but est l’instauration d’une gouvernance mondiale , les états deviennent les provinces d’un immense empire dont le régnant fantoche est manipulé par les forces de l’argent.

      Il est évident que le travail va tendre à disparaitre et pour cela les classes moyennes vont sombrer dans la misère.

      Le mouvement de gilets jaunes fait bien apparaitre cette crainte de perte de démocratie pour influer sur les décisions face au pouvoir national qui est lui même lié à Bruxelles.

      Cette volonté de reprendre la main sur des décisions importantes avec le référendum initiative collective montre la dimension politique ds gilets jaunes face aux multiples signatures de traités dont personne ne comprend le sens sauf qu’il va dans le mauvais


      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 17 décembre 2018 11:01

        @devphil30
        Merci ! J’ai en effet pensé qu’il serait utile de mettre en valeur le cadre des décisions prises par M. Macron et beaucoup de ses semblables.
        Il est, il est vrai, impératif de reprendre la main sur les décisions, même si je n’adhère pas à l’ensemble des propositions des gilets jaunes, je suis à leurs côtés : il s’agit ni plus ni moins que la survie des démocraties.


      • Anatine 17 décembre 2018 11:10

        Nous pouvons reinventer notre monde mais il est clair que cela ne peut se faire qu’en dehors du cadre de pensée des mondialistes, un cadre que votre texte reflete assez justement a mon sens.

        REM conduit les reformes comme si la France etait une entreprise dans le meme etat d’esprit que nombre de dirigeants vis a vis des corps intermediaires (a reformer) en oubliant qu’ils ne pouvaient pas licencier les français.

        REM par la voix du premier ministre a reconnu ne pas avoir assez écouté les francais, mais...

        Au dela des apparences, la ligne d’actions de REM reste inchangee. Je la resume en disant que leur méthode est d’aller vers l’équité dans la précarité (par un jeu de bonneteau) en jouant sur une part du gateau toujours plus petite en laissant penser que la participation sera le moyen d’avoir une part sur le reste du gateau.

        Concernant la participation (par experience...) la mesure pourrait credible qu’a la condition de ne pas prendre en compte le benefice en France (les benefices vont la ou cela coute le moins cher) mais un benefice calculé par exemple comme la ratio du Chiffres d’affaires en France / chiffre d’affaire total appliqué au bénéfice global (il y en aura toujours une partie qui aura disparu par le jeu d’holdings en cascade dans les paradis fiscaux...).

        Le deuxieme axe de la politique de REM, purement dans une logique financiere, est d’accroitre les revenus dans le present en reduisant les droits acquis dans le futur et d’en anticiper les consequences en reformant l’assurance chomage comme le regime des retraites pour en faire des variables ajustements. Le tout au final, pour le benefice d’une population hors sol.

        La prime d’activites est dans la meme logique. Elle revient a payer le travail au present avec aucun droit futur pour le benefice des entreprises. Je devine qu’elle augmentera dans le futur comme la CSG a augmente et continuera a augmenter si le modele economique n’est pas repensé.

        En forcant le trait un modele collectiviste administre pour les classes populaires et moyennes et un modele capitaliste pour les hors sol


        • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 17 décembre 2018 11:49

          @Anatine
          Je suis presque complètement en accord avec les points que vous évoquez. Mais le capitalisme et la globalisation est un extraordinaire moyen de collectivisation : plus personne ne peut produire seul quoi que ce soit. C’est un collectivisme ploutacratique.


        • Anatine 17 décembre 2018 12:19

          @Jacques-Robert SIMON

          « plus personne ne peut produire seul quoi que ce soit »

          Une mecanique savamment instrumentee. Je serais vraiment etonnee pas que vous le pensiez pas a la lecture de votre article.

          La démocratisation de la technologie permet d’apporter des solutions au niveau local, en résolvant les problèmes locaux tout en tissant des interets propres mutuels a toutes les echelles.

          Globaliser, oui mais pas comme ca. La globalisation est menee contre la liberte d’entreprendre et l’innovation sociale et Ne parlons pas d’ecologie ou de resilience.


        • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 17 décembre 2018 13:30

          @Anatine
          Je mets généralement en avant l’autonomisation, mais le but est le même que le vôtre.
          Il fallait lire ploutocratie...


        • Anatine 17 décembre 2018 13:41

          @Jacques-Robert SIMON

          Nous sommes en phase smiley


        • Anatine 18 décembre 2018 16:27

          @Shawford

          Peut-etre smiley


        • Anatine 18 décembre 2018 18:16

          @#NCC-1642

          La blockchain


        • Arogavox 17 décembre 2018 12:20

          Truculent ! 

          avec ce passage à immortaliser :

          « déjà qu’on n’arrive pas à se garer à Paris, où mettrait-on les tanks ? »

            

           L’entendement passe effectivement par l’expérience de pensée qui consiste à se transposer fictivement dans la peau de ceux qui vous font la peau


          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 17 décembre 2018 13:31

            @Arogavox
            J’ai voulu glisser une touche d’humour morbide : c’est la seule du texte.


          • zygzornifle zygzornifle 17 décembre 2018 14:13

            Faut lire une brochure de Rothschild et vous saurez ce qu’est le monde de Macron ....


            • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 17 décembre 2018 14:53

              @zygzornifle
              Je pense avoir compris.


            • Crab2 17 décembre 2018 17:11

              réformer de fond en comble la société pour restaurer ou établir une spiritualité de la citoyenneté - par exemple :
              En France la beauté n’est pas un risque - attendu que dans notre pays, la pensée est la seule lumière.
              Suite
              https://laicite-moderne.blogspot.com/2018/12/qui-sait-reformer-nest-pas-macronien.html

              .

              Propos qui, en tous cas, ne relèvent pas de la chose relative, exemple :

              Le mot Dieu n’est pour moi rien d’autre que l’expression et le produit de la faiblesse humaine. Albert Einstein à Erik Gutkind


              • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 17 décembre 2018 20:36

                @Crab2
                Je ne sais pas si Einstein a prononcé cette phrase mais elle est fausse. Dieu ou l’Être Suprême ou Yahvé ou ... est une tentative de grandeur de l’Homme, avortée certes mais c’est un essai.
                La pensée est effectivement une lumière mais ce n’est pas la seule, l’Amour même instinctif, en est aussi une.


              • Anatine 17 décembre 2018 21:54

                Sur la methode de « grande concertation » : Pour qu’elle soit concrete et traduite en mesures... et prenne des le depart la forme d’un engagement par l’etat.

                Partant du principe que le RIC s’appliquera au niveau de la commune, la region et l’etat, les attentes seront formulées sous forme de questions pour un RIC.

                1. Par thème, jusqu’a 3 questions parmi celles qui auront été formulees seront choisies dans chaque commune.

                2. Par thème, chaque commune choisira par votation 3 questions parmi les questions posées par 10 communes tirées au hasard dans la région.

                3. Les questions retenues par les communes seront classees par nombre de citations dans les communes et les 5 premieres retenues au niveau de la région.

                4. Chaque région organisera un vote sur la région pour valider si oui ou non chaque question est bien une priorité. Au moins 2 questions devront etre validees avec un vote « oui » de 70% au minimum.

                5. Ces 2 questions de chaque region sont remontees au niveau de l’etat. Les autres feront l’objet d’un debat regional et de propositions regionales.

                6. Le parlement choisira une question par region. Si une question a ete choisie par au moins 3 regions, elle est choisie d’office.

                7. Un Referendum national est organise. Oui ou non pour chaque proposition. Les 3 premières seront portees au debat parlementaire pour une proposition de loi sous 2 mois.


                • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 18 décembre 2018 07:33

                  @Anatine
                  Votre procédure est grandement facilitée par Internet mais reste un peu compliquée.


                • Anatine 18 décembre 2018 10:28

                  @Jacques-Robert SIMON

                  Ce qui importe c’est l’apprentissage qui en resulterait. vous parliez d’autonomisation...

                  En liant la concertation au RIC, vous renforcez le mouvement, sa dynamique decentralisee, le developpement de consensus, et vous evitez le piege de la synthese des cited theodules. L’approche est benefique pour le mouvement et cree le rapport de forces..

                  Ma philosophie : un.projet c’est d’abord le moyen de se transformer soi même.


                • Anatine 18 décembre 2018 10:31

                  @Anatine Un detail. Instrumenter sur Internet une logique de consensus esr un projet auquel je participe depuis 2014 avec l’objectif de le pousser en open source.


                • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 18 décembre 2018 12:21

                  @Anatine

                  « un.projet c’est d’abord le moyen de se transformer soi même. » : je suis en parfait accord.


                • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 18 décembre 2018 12:22

                  @Anatine

                  J’ai quelques craintes sur la recherche de consensus sans cadre clair.


                • Anatine 18 décembre 2018 16:05

                  @Jacques-Robert SIMON

                  Le processus n’est pas hors sol. Tous les choix sont publies en quasi temps reel. Bien sur, il faut mettre en place un cadre minimal pour qu’une classification resulte a l’usage (filtrage collaboratif).


                • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 18 décembre 2018 17:21

                  @Anatine
                  La réflexion demande du temps, beaucoup de temps et le quasi-temps réel ne me convient pas à titre personnel.


                • Anatine 18 décembre 2018 18:17

                  @Jacques-Robert SIMON

                  On reflechit avant de choisir !!!


                • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 18 décembre 2018 20:10

                  @Anatine
                  Nous verrons à l’usage.


                • Anatine 18 décembre 2018 21:05

                  @Jacques-Robert SIMON

                  Les choses sont imparfaites smiley


                • Anatine 19 décembre 2018 08:38

                  @Jacques-Robert SIMON

                  Je suis evidemment conscient de la complexité. nous sommes dans un contexte d"echanges et de debats et l’objectif est de favoriser le developpement des consensus sur la facon dont on doit repondre a un probleme et sur sa priorite, faire confiance a l’intelligence collective, , pas de poser une réponse à priori.

                  « Les attentes sont formulees sous la forme de questions pour un RIC » il est bien plus difficile de poser une question que de suggerer une reponse et l’objectif est de poser les bonnes questions.

                  Une question presentée au parlement exprime une attente et sa formulation une orientation sur la solution attendue. Le parlement choisit les questions sauf celles posees par 3 regions qui lui sont imposees, encore une fois pour stimuler la recherche de consensus en amont.

                  Le parlement fait une proposition de loi en reponse a l’attente exprimee. Il doit convaincre que sa loi est la bonne et applicable. Le referundum porte sur la proposition de loi et la question est : repond t-elle à la question.


                • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 19 décembre 2018 12:01

                  @Anatine
                  Vos propositions ont le mérite d’être pensées. Quant à l’intelligence collective, les supporters de foot, les délires devant des rappeurs, les foules acclamant les supplices lors de l’inquisition, celles du IIIe Reich, tout cela me rend peu confiant quant à la notion même d’intelligence collective.


                • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 18 décembre 2018 12:38

                  bonjour Jacques-Robert Simon, j’aime toujours vos articles, même si celui-ci a un peu le forme d’un tire-bouchon sans bouteille à déboucher, n’aboutissant qu’ à une sourire de bon aloi face à un désarroi n’offrant aucune solution. Et comme le disait un des Shadocks qui n’était le e Shah d’Iran : quand il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a aucun problème. Hier de revoir ce film génial : L’armée des douze singes et de me dire avant de dormir. Le monde est à la mesure de notre regard porté sur lui. Et quand nous mourons suite ou non à une apocalypse, c’est tout l’univers que nous emportons avec nous. https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Arm%C3%A9e_des_douze_singes

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