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Accueil du site > Tribune Libre > La Zone Libre de Philippe Loubry

La Zone Libre de Philippe Loubry

L’Histoire officielle, académique et mass-médiatique, nous enseigne le plus souvent les guerres humaines, les conquêtes géographiques et politiques, les avancées socio-économiques, les évolutions techniques et technologiques, les crises, krachs et success story, et parfois la littérature et l’art. Elle nous idolâtre des rois, des papes, des sultans, des empereurs, des présidents, des révolutionnaires, des agitateurs, des libérateurs, des artistes, des inventeurs, des sportifs, des showmen, des milliardaires et même des truands et des gangsters. Mais l’histoire de l’éveil de la conscience, d’une initiation et de la transmission de principes et valeurs, d’une éducation et de ses multiples chemins qui accomplissent un être humain, est souvent passée sous silence, minimisée, marginalisé ou même dénigré. Le mémorialiste montmartrois Philippe LOUBRY a eu le privilège de grandir auprès d’une femme d’exception, son professeur de vie comme aucune université n’en produit, son étonnante préceptrice actualisant avec sa verve unique l’héritage philosophique des moralistes français et la gouaille argotique sans pareil des enfants de Paname, et nous propose le récit authentique du parcours de cette femme émancipée dans le virevoltant Paris du 20ème siècle (de 1898 à 1987), fabuleuse traversée et miroir de notre société.

 

Chapitre de contre-Histoire d’une autre Zone Libre

Nos oreilles et cerveaux dépérissent sans cesse saturés par la pensée conforme et ses bigoteries intellectuelles et sociales, intoxiqués par l’hypocrite pudibonderie des salons et cafés bourgeois, et des éditorialistes et échotiers mass-médias, cette moraline héritière autant des adeptes des confessionnaux et bénitiers que des costumes-cravates et manuels technocrates des normes de Qualité, la casuistique jésuite des discours publiques mille-fois rebattus, les sophismes bien rodés des sciences politiques et de leurs spin-doctors scénarisant la peur de tout, le harcèlement moral des chiens de garde de la périssable bien-pensance du moment, les envahissantes infographies et slogans des pubards et marketeurs de l’arrogante corporocratie dirigeante, le langage abstraits et « engagé » des acteurs culturels subventionnés, le lyrisme bon marché des brailleurs de variété industrialisée, société du spectacle déracinée de toutes références, le fil d’actualité sensationnaliste des chaînes info et de leurs prédicateurs cathodiques, tradi ou conciliaires, mais souvent commentateurs du néant et de ses faits divers, nos sens et réflexions pris en otages par l’inertie et le prêt-à-penser conventionnel de ceux qui n’ont rien vécus mais en éructent avec force et conviction un avis tranché sur tout … Et puis soudain, au détours d’une Causerie, au bout d’un couloir fleuri, celui d’une galerie d’art, la meilleur de Tunisie, celle de son Directeur et grand hôtelier culturel Ridha Souabni, il y a l’évasion, la grande ouverture, le doux voyage, le retour au vrai, au brut, au réel, il y a la porte d’une colline libre qui toujours résistera aux canonnades et aux impérieux soldats de tous les « ismes » possible, il y a Montmartre, ses artistes, ses anars et communards, et il y a Sidi Bou Saïd, ses soufis, ses poètes et ses peintres, il y a l’homme-passerelle des deux collines mythiques, ce portraitiste implacable des jours et des nuits du Paris d’autrefois, cet amoureux électif du kif tunisien, ce prince élégant d’un royaume engloutie par les agitations citadines, ses modernismes et médiocraties, il y a … Philippe Loubry !

 

Récit authentique d'une femme d'exception dans une ville mythique ...

De l'après Commune de Paris (1870) aux vedettes 80’s du showbiz, du Montmartre des artistes-bohèmes aux bars à tapas et cabarets à touristes, de la Belle époque insouciante et dansante aux agitations étudiantes, de l'Occupation aux stars de la Télévision, avec son incomparable charisme et son langage soutenu, Philippe Loubry donne vie et relief à toutes les périodes, avec leurs moeurs et personnages, ces glorieux anonymes, mondains d'un soir et canailles de toujours, dans lesquelles son "héroïne" vivra en véritable femme libre, nous laissant par son parcours et ses mots choisis un précieux témoignage de vie, toute une philosophie du courage et de la lucidité auquel il rendra avec son parler-juste et ses pensées pleines d’affection et tendresse, un sincère et mérité hommage.

 

Causerie Littéraire n° 16 : « La vie d’une femme libre qui a traversé le 20ème siècle (1898-1987) à Paris », par Monsieur Philippe LOUBRY le Samedi 14 Octobre 2017 de 18h00 à 19h00, à Galerie SALADIN (Sidi Bou Saïd). Entrée Libre.


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2 réactions à cet article    


  • eddofr eddofr 3 octobre 2017 18:37

    Bonjour,


    Je ne critique pas le fond ... Je n’ai pas lu le livre que vous prétendez louer ...

    Par contre, sur le style, j’ai un mot à dire.
    Les envolées lyriques c’est sympathique. On se sent « cultivé » .

    Mais vous avez réussi à nous placer une phrase unique de 1353 mots.

    Vous ajouter à la rouerie en y plaçant moult expressions se voulant « savantes » ou « dans le mouv’ ».

    Passe encore pour la casuistique jésuite, pour laquelle, contrairement à vous, j’éprouve un grand respect.
    Mais nous placer dans la même phrase, bigoteries, pudibonderie, bourgeois, échotiers, moraline, bénitiers, technocrates, sophismes, spin-doctors, bien-pensance, infographies, slogans, pubards, marketeurs, corporocratie, langage abstraits,subventionnés,lyrisme, brailleurs, industrialisée, déracinée, sensationnaliste, info, prédicateurs, cathodiques, conciliaires, néant, inertie, prêt-à-penser, conventionnel et éructent ... ça c’est du vice !

    • LUDOVIC DIAS LUDOVIC DIAS 3 octobre 2017 19:23

      @eddofr : Merci pour votre lecture. Effectivement vous avez raison ce passage est beaucoup trop long, surcharge la lecture et mériterait une coupe. L’intention était de rendre un hommage presque exhaustif aux multiples « adversaires » que le libre-penseur Philippe Loubry a affronté durant son propre parcours depuis les années 70 à aujourd’hui. L’inventaire surdosé n’est pas une bonne idée littéraire. Je le note.

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