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Accueil du site > Tribune Libre > Le baccalauréat : une machine infernale...

Le baccalauréat : une machine infernale...

Le mois de juin est entamé : c'est le mois du baccalauréat... de multiples convocations sont adressées aux professeurs des lycées, pour la correction des épreuves qui se déroulent jusqu'au 9 juillet, environ : qui a dit que les enseignants disposaient de deux mois de vacances ?
 
Les professeurs correcteurs sont convoqués dans des villes distantes de leur lieu de résidence et de travail : il leur faut aller récupérer les copies, parfois à 50 km, parfois au delà, les corriger, puis les ramener dans le centre d'examen...
 
En français, les enseignants doivent, aussi, faire passer les épreuves orales du baccalauréat le plus souvent, à nouveau, dans des établissements éloignés de leur lieu de résidence : ces examens durent environ 6 jours du matin 8 heures, jusqu'au soir 18 heures, avec une pause pour le repas d'une heure et demie... ces épreuves sont précédées d'une demi journée de préparation dans l'établissement d'interrogation : les professeurs consultent les listes de textes, les programmes étudiés par les élèves et préparent les questions posées.

Les conditions de ces interrogations sont éprouvantes : les professeurs sont enfermés toute la journée dans des salles non climatisées et voient défiler les élèves : impossible de faire une pause, ne serait-ce que pour aller aux toilettes...
 
On le voit : le baccalauréat est de plus en plus complexe à organiser : certains professeurs sont convoqués à plusieurs centaines de kilomètres de leur lieu d'exercice : fatigue et dépenses sont au rendez-vous...
Oui, le baccalauréat devient une véritable machine infernale, coûteuse, difficile à gérer pour l'ensemble des personnels.
 
Il faut, aussi, assurer la surveillance de toutes les épeuves écrites : philo, physique-chimie, français, histoire, mathématiques etc.
En fin d'année, la fatigue se fait sentir et cet examen constitue une sorte de marathon qui accroît encore le stress.
 
Il suffit qu'un enseignant ait des soucis de santé pour que l'équilibre fragile de cette colossale entreprise soit compromis : il faut trouver, en catastrophe, des remplaçants.
 
Cet examen de fin de cycle s'est complexifié au fil des années : multiplication des options, programmes obligatoires, journée de préparation à l'oral.
Jusqu'où pourra-t-on aller ? Avec cette complexité accrue, il est probable qu'on arrivera, un jour, à saturation et qu'on supprimera le bacccalauréat : c'est peut-être le but recherché, d'ailleurs...
 
Cet examen mobilise, pendant un mois environ, le personnel administratif, les enseignants, et la tâche est, souvent, lourde.
Le baccalauréat concerne aussi de plus en plus d'élèves qui sont admis en lycée : ce surcroît de candidats alourdit le travail...
 
Au regard de toutes les contraintes, de toutes les tâches demandées aux enseignants, on comprend que le baccalauréat devient de plus en plus ingérable : on voudrait le faire disparaître qu'on ne s'y prendrait pas autrement...
 
C'est probablement ce qui va se produire dans les années à venir.... A terme, il sera remplacé par un contrôle continu qui a tendance à se mettre, déjà, en place avec les nombreux bacs blancs organisés, pendant l'année, dans les différents établissements.
 
Le baccalauréat mérite-t-il d'être maintenu ? N'a-t-il pas perdu de sa valeur et de son prestige ? Ne faudrait-il pas le revaloriser, en renforçant les exigences ?
 

 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/article-le-baccalaureat-une-machine-infernale-123910418.html

 

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84 réactions à cet article    


  • Sharpshooter - Snoopy86 Sharpshooter - Snoopy86 14 juin 18:48
    Il faut donc supprimer le baccalauréat pour que les profs puissent aller aux toilettes ....

    Ai-je bien compris, madame Rosemar ?

    • pipiou 14 juin 20:14

      @Sharpshooter - Snoopy86

      Ou bien généraliser l’interdiction d’aller aux toilettes pendant les heures de travail à l’ensemble des professions.
      Avantage : economie de PQ pour toutes les entreprises.


    • Alren Alren 15 juin 12:46

      @Sharpshooter - Snoopy86

      Il fallait s’attendre à une avalanche de réflexions plus stupides et faussement humoristiques les unes que les autres après un tel article et ça n’a pas manqué !!!

      Mme Rosemar ne réalise pas que sa profession d’enseignante, surtout du secondaire a une résonance profonde dans l’inconscient de ces anciens adolescents que nous sommes tous.

      Si les instituteurs et les profs de fac ne subissent pas cette animosité de certains, c’est qu’ils ont été connus à un âge de « paix » pour les premiers et de maturité pour les seconds, ce qui fait que leur souvenir n’est généralement pas lié comme pour les professeurs du secondaire aux sentiments violents de l’adolescence.

      Ceci dit, Mme Rosemar devrait réaliser que toutes les professions sont soumises à des contraintes peu agréables même si elles n’apparaissent pas comme telles aux yeux du grand public, qu’il s’agisse de caissières de supermarché, de conducteurs de trains ou de médecins hospitaliers par exemple et que dans une société où est encouragé le tous contre tous, il n’y a pas de solidarité entre professions différentes.


    • mmbbb 14 juin 19:56

      A terme il faudrait peut être remplacer les profs par des robots de prochaine generation. L intelligence artificielle pourrait pallier la difficulté d enseigner de certains profs. Moi j’aurais aime bénéficier de cette technologie tant j’ai eu non seulement des profs toccards et de des profs malades.


      • rosemar rosemar 14 juin 20:58

        @mmbbb

        C’est sûr : il est interdit aux profs d’être malades...

      • sarcastelle sarcastelle 15 juin 07:20

        @mmbbb

        .
        il faudrait remplacer les profs par des robots
        .
        Il y en a déjà un qui rédige et signe « rosemar ».

      • rosemar rosemar 15 juin 13:24

        @sarcastelle

        Il existe bien des robots commentateurs compulsifs !

      • mmbbb 15 juin 20:50

        @rosemar la maladie chez les profs est une seconde:nature : depression entre autre, apathie aussi Quant à la robotisation couplé à l intelligence artificielle , sujet tres peu aborde pendant la campagne, ce sera un changement de paradigme ( c’est pompeux mais c’est le terme utilise dans les milieux intello ) , donc l enseignement sera touché évidemment .


      • pipiou 14 juin 20:12

        Le problème du contrôle continu c’est qu’il y a beaucoup de triche.


        • pipiou 15 juin 15:33

          A voir les votes on constate que peu de gens sont au courant ; ils doivent croire leurs enfants (s’ils en ont en âge d’aller à l’école) smiley


        • Christian Labrune Christian Labrune 14 juin 21:57

          Rosemar,
          La France à été définie durant des siècles comme ’la fille ainée de l’Eglise« . Dieu merci, la religion a cessé de préoccuper les chrétiens ; ils font peut-être encore baptiser leurs lardons parce que cela ne mange pas de pain, et c’est ce qui fait que cette cérémonie n’a pas encore totalement disparu.

          Je serais donc partisan de remplacer le baptême chrétien par le baccalauréat. L’enfant qui vient de naître serait assis sur une petite adaptée chaire à ses dimensions et on lui poserait sur le chef un petit quelque chose qui serait la marque du premier grade universitaire. On ne naîtrait pas bachelier, mais presque. Et de même que le baptême, en cas d’urgence, peut être administré par n’importe quel chrétien à défaut d’un prêtre, en cas de mort subite du nouveau né par exemple, quand on verrait le nourrisson virer au violet au dernier stade de l’étouffement et avant le dernier soupir, la famille pourrait elle-même le »bacheliériser", si vous me permettez ce néologisme.

          Etant un peu chinois et très marqué par le confucianisme, je tiens beaucoup à la célébration des rites. Celui-ci pouvant être pratiqué à n’importe quel moment de l’année, ces semaines de juin que vous redoutez tant - et j’ai connu cela aussi - seraient beaucoup moins contraignantes, et pas seulement pour les professeurs.

          Imposer aux enfants de faire semblant d’étudier, et durant tant d’années, pour un diplôme qu’ils pourraient obtenir dès la naissance si on était un peu moins cruel, quand on y songe, c’est quelque chose de vraiment barbare 


          • rosemar rosemar 14 juin 22:22

            @Christian Labrune

            Toujours beaucoup d’humour et de dérision, merci Christian : le bac devient chaque année de plus en plus ingérable, multiplication des options, aberrations dans les convocations, consignes de corrections abusives...

          • Bernie 2 Bernie 2 14 juin 21:59

            J’ai du mal à compatir, reprenons quelques points :

            pour la correction des épreuves qui se déroulent jusqu’au 9 juillet, environ : qui a dit que les enseignants disposaient de deux mois de vacances ?

            Libéré du 10 juillet au 30 aout, soit 6 semaines, c’est déjà plus que la majorité des actifs, qui ne bénéficient que de 5 semaines pour l’année entière.

            il leur faut aller récupérer les copies, parfois à 50 km, parfois au delà, les corriger, puis les ramener dans le centre d’examen...

            Donc, si on estime à 2h aller-retour pour la perception des copies, cela donne 4h de transport en tout ? Savez vous que c’est le quotidien de beaucoup de personnes ? 3-4h de trajet.

            ces examens durent environ 6 jours du matin 8 heures, jusqu’au soir 18 heures, avec une pause pour le repas d’une heure et demie

            Une heure et demie pour manger !!! Mais c’est Byzance. La norme ,est plutôt d’une heure dans le privé, et j’en connais beaucoup qui mange devant le pc. Allez, je vous admets une grosse semaine de 48h sur 6 jours, un coup de collier.

            les professeurs sont enfermés toute la journée dans des salles non climatisées et voient défiler les élèves : impossible de faire une pause, ne serait-ce que pour aller aux toilettes...

            Les pauvres, y a t’il demande de rançon ? Et vous pensez que les usines sont climatisées, et eux, c’est pas une semaine ou deux qu’ils subissent. Quand à la pause pipi, je n’y crois pas une seconde. Vous pouvez très bien vous échapper 2 minutes entre deux élèves. Les épidémies de gastro étant rares en juin, ça devrait aller.

            Conclusion : on devrait supprimer l’épreuve du bac, pour en faire un contrôle continu, histoire de décharger nos profs usés en fin d’année. Les pauvres, les pauvres, les pauvres. Je pleure toutes les larmes de mon corps devant leur souffrance. Et tout ceux qui auront 2 à 3 semaines max cet été, qui reprendront leurs 3h de trajet quotidien. Leurs 9h-18h avec 1h de pause le midi. Vous croyez qu’ils vont être réceptifs à vos jérémiades ?
            Puisque votre condition semble être insoutenable, essayez le privé.


            • rosemar rosemar 14 juin 22:26

              @Bernie 2

              Impossible de sortir de la salle : quand un élève prépare son oral, un autre est interrogé par le professeur, on ne peut pas laisser seul l’élève qui est en train de préparer son oral...

            • pipiou 14 juin 22:55

              @Bernie 2

              En fait Bernie voudrait que les gens travaillent aussi la nuit, et sans pause repas.
              Et Bernie nous dit que la plupart des gens ont 3h de transport par jour, oui, oui, Bernie, certainement.

              Bernie doit aussi se moquer des ouvriers qui se plaignent : t’as qu’à voir en Chine, les employés dorment dans leur usine alors te plains pas !

              Bernie, c’est le progrès.


            • Bernie 2 Bernie 2 14 juin 23:27

              @rosemar

              Vous vous me moquez de moi ? Bon allez, je ne cherche pas votre histoire de l’élève dont on ne lâche pas la main un seul instant, enfin.

              Au pire, vous voilà devoir faire quelques jours d’oraux en 8h-12h, puis 14h-18h, sans pause, c’est pas non plus Germinal. Pourtant à vous lire, c’est terrible. Je peux vous proposer une semaine en aout pour m’accompagner, mais je suis un anonyme, pour voir où en est le travail.

              Je comprends que lorsque l’on passe d’élève à prof sans jamais passer par la case extérieure, on soit décalé. Cela ne me dérangerait pas si, vous arrêtiez de pleurer sur votre sort, sans connaitre quoi que soit de ce qui se négocie dehors, et pire, que vous ayez force de décision de l’avenir de toute cette jeunesse, alors que vous n’êtes absolument pas en phase avec cette réalité.


            • Bernie 2 Bernie 2 14 juin 23:54

              @pipiou

              Pauvre nain, quand on sait pas, on se tait. J’ai 48 piges, et ma « carrière », je commences à la sentir.

              Commençons par mon parcours scolaire, vite écarté car pas sage. Pas con, mais pas sage. Mes profs me jurent que l’électronique c’est l’avenir. Je suis les incompétents, et je trouve pas de boulot en 88. Je bosse dans les faux-plafonds en attendant le service national. Des sous à la tache en bouffant des heures. Un peu d’Allemagne, et me revoilà. Quelques mois d’ambulancier , histoire de valoriser un bns, et là une opportunité.

              Une imprimerie, super spécifique, galvanoplastie, numérique, chef d’équipe. Aussi chef de week-end avec chimie des bains exclusive. Destruction de la vie sociale pour le taf. Je suis payé en conséquence. Presque 20 ans.

              Je sais que ça ne fera pas ma carrière, à 40 ans, fongecif, formation afpa d’un an en télécoms et réseaux.
              Je reprends le boulot (3 semaines de chômage, aucune indemnité), à un salaire divisé par 2.5, soit au smig.

              Aujourd’hui, je travaille en ssii, on prends dans les télécoms à 22k brut pour un bac plus 2, voire pire dans les mesures télécoms.

              Et malheureusement, on a des gars pour aller à péta-ouchnok toute la semaine pour que dalle.

              Moi, je suis juste employé, à pas cher, mais déjà trop de ce qu’on me dit, donc va jouer aux billes rigolo. Faudrait déjà voir où en est le marché du travail, et où il va être bientôt.


            • Christian Labrune Christian Labrune 15 juin 00:11

              Bernie doit aussi se moquer des ouvriers qui se plaignent : t’as qu’à voir en Chine, les employés dorment dans leur usine alors te plains pas !

              @pipiou
              A Paris avant la guerre de 14, je me rappelle très bien que les Auvergnats qui montaient à Paris, avant d’y devenir des limonadiers fortunés, commençaient souvent, dans les brasseries où j’allais souvent corriger des copies, par être garçons de café. Les établissements fermaient très tard, et le garçon dépliait alors une paillasse derrière le zinc, où il pouvait dormir quelques heures.

              Quand j’étais prof et qu’en fin de trimestre, après quelquefois six heures de cours (qui ne sont pas l’équivalent de six heures de bureau !) les conseils de classe ou les absurdes réunions avec des parents d’élèves se prolongeaient quelquefois jusqu’à vingt heures, j’avais souvent proposé qu’on installât une manière de cage dans chaque classe, au bas du tableau, pour le professeur qui serait ainsi plus à même d’exercer son métier sans temps mort. Protégé par des barreaux d’acier qui ne seraient vraiment pas de trop dans certains établissements de la banlieue, ce fonctionnaire aurait pu fonctionner plus efficacement. Le versement par l’état d’un traitement mensuel deviendrait totalement inutile, on ferait seulement obligation à chaque élève d’apporter quelque chose pour le maintenir en vie : une barre chocolatée, quelques cacahuètes, une banane ou quelques cerises à la saison des pommes. Rien pendant le ramadan, cela va sans dire.


            • pipiou 15 juin 00:27

              @Bernie 2

              Dis-donc Bernie tu n’as pas l’impression de me raconter ta vie là ?

              Bon tu n’étais pas sage à l’école, tu as fait des zig-zags professionnels, mais est-ce qu’on doit faire de ton cas une généralité ?
              Et est-ce une raison pour souhaiter à toute le monde d’en chier des ronds de chapeaux ?


            • pipiou 15 juin 00:28

              @Christian Labrune

               smiley


            • Bernie 2 Bernie 2 15 juin 00:50

              @Christian Labrune

              On fait un comparatif des feuilles de paie d’ouvrier ?

              J’ai travaillé 20 ans en imprimerie, avec le bleu, les mains sales qui perdurent au delà du weekend. Les chaussures de sécu qui pèsent tant au bout des heures. J’ai fait une névrite optique due au toluène. J’ai manipulé des acides purs, sulfurique, chrome hexavalent, sulfate de cuivre. J’ai aussi manipulé des bases, de la soude. Quant connaissez vous à part vos théories ?

              Je suis juste un témoin, et surtout pas un décideur, mais faut pas croire. Maintenant, un ingé télécom qui se voit à 35 K, il est vite refroidit, on a les mêmes à Rabbat, où on a un centre de service, soit en Roumanie. Salaires divisés par 5 mini, faut juste ce faire à l’accent.

              Comme tous salariés de base, on se dit, ils vont tellement voir que la qualité n’y est pas qu’ils vont revenir la queue entre les jambes. Mais finalement, à comparo prix/prestation, c’est mort.

              Attendez que la même chose arrive avec le secrétariat/compta, et vu notre ouverture du nouveau président sur les huissiers/notaires.

              Resteras plus que les vieux graveleux qui frétillent du décolleté de l’assistante, les autres, préféreront l’argent.

              Continuez Mr Labrune de fumer du haut de votre tas de fumier, on ne vous dérangeras pas, enfin pas pour le moment. Vous pourrez vomir sur l’islam, tiens pour anecdote, mon chef est ravi de réserver des hôtels sans petit dej, vu que c’est ramadan.


            • Leonard Leonard 15 juin 08:26

              @pipiou

              Non mais c’est bien prend La Défense de ces pauvres professeurs martyrs qui se pleignent de leurs horribles conditions de travail de privilégiés...

              Probablement encore étudiant pour manquer cruellement de recul sur la réalité 

            • Taverne Taverne 15 juin 08:51

              @Leonard

              « qui se pleignent »  ! smiley
              Vous auriez dû les écouter davantage, vos professeurs.


            • Christian Labrune Christian Labrune 15 juin 08:58

              @Bernie 2
              Je ne comprends pas trop le sens de vos récriminations. Les métiers que vous avez pratiqués paraissent ne pas vous avoir enchanté. Le professorat, en revanche, vous paraît tout à fait enviable, ce serait une condition de sybarite. Vous n’aviez donc qu’à devenir vous-même professeur et votre problème se serait trouvé entièrement résolu.
              A l’heure qu’il est, vous seriez sous un parasol près de la piscine, entouré de jeunes beautés, la main négligemment posée sur un paquet de copies de bac, fumant de gros cigares et attendant que vos gens aient fini de préparer le déjeuner, que votre chauffeur ait fait avancer la rolls royce pour une petite balade post-prandiale vers le bois de Vincennes, la plage ou quelque riante campagne.
              Retraité de l’Instruction publique, confortablement installé dans mon hôtel particulier de Belleville et fumant des cigares entre deux lectures des historiens romains de la décadence, croyez bien, même si cela ne vous apportera pas grand chose, que je vous plains bien sincèrement.


            • rosemar rosemar 15 juin 14:42

              @Bernie 2

              Vos premiers mots insultants vous discréditent : on ne va pas plus loin.

            • pipiou 15 juin 15:22

              @Leonard
              ça c’est pas très malin comme discours : bientôt on va dire qu’un smicard c’est un nanti parce qu’on pourra toujours trouver plus mal loti.

              C’est bien joli de nous faire des discours sur la casse des services public ou du droit du travail, au final tu roules pour le Medef.


            • pipiou 15 juin 15:25

              @Christian Labrune

              Bonne remarque : aujourd’hui les contractuels on en embauche à la pelle à l’E.N., un entretien de 10 minutes et un diplome suffisent. Même pas besoin de passer le concours.

              Et bien figurez-vous que même avec cette montagne d’avantages, j’en ai vu qui démissionnaient au bout d’un mois smiley

              Tu viens quand tu veux Bernie.


            • Christian Labrune Christian Labrune 15 juin 18:01

              J’ai manipulé des acides purs, sulfurique, chrome hexavalent, sulfate de cuivre. J’ai aussi manipulé des bases, de la soude. Quant connaissez vous à part vos théories ?

              @Bernie 2

              Je connais très bien le révélateur à base de soude qui sert à dissoudre le vernis des plaques de cuivre après qu’on les a exposées aux ultra-violets, et tout aussi bien le perchlorure de fer qui permet ensuite la gravure des circuits électroniques. Etant passionné par l’informatique et la robotique, je suis assez fréquemment contraint de manipuler ces produits particulièrement dangereux, mais je ne saurais m’en plaindre. C’est certes moins plaisant que la lecture de Descartes ou de Mallarmé, mais c’est bien intéressant quand même quand on sait ce qu’on veut réaliser. Si cela ne vous plaisait pas, vous n’aviez qu’à devenir prof de lettres ou de philo, je vous l’ai déjà dit. Le métier de professeur est un des plus reposants qui soient et où, grâce aux primes spéciales qui sont accordées dans les établissements difficiles (on appelait ça, en rigolant, le « salaire de la peur »), on fait fortune en très peu d’années. La plupart des enseignants afffectent de suivre une vieille tradition de frugalité et de simplicité qu’ils ont héritée des stoïciens antiques, mais il ne faut pas se fier aux apparences. Très vite ils deviennent tous, comme Sénèque, immensément riches. 


            • Bernie 2 Bernie 2 15 juin 19:54

              @Christian Labrune

              Eh bien ! faut pas se mettre la rate au court bouillon comme ça pépère. 2 commentaires quasi identiques à 9h et à 18h où vous nous étalez votre pseudo culture et votre ironie avariée, qui fait tant rire rosemar.

              Ça sent le surmenage, que dis-je, le radotage. C’est pas bon par ces fortes chaleurs, je m’en voudrais si il vous arrivait quelque chose. Qui pour nous faire des commentaires islamophobe aussi vomitif que les vôtres ?

              Et dire que vous ne vouliez pas parler avec un fiché S comme moi, je savoure. En plus amnésique, je suis à deux doigts de vous proposer un viager.

              Enfin, pour vous répondre, je n’ai jamais exprimé quelconques rancœurs sur mes différents métiers que j’ai la fierté d’avoir exercé. Je ne l’ai cité que pour exemple, pour vous montrer que à ne regarder que son nombril, on est très loin de la réalité de bien des professions

              Bon, je vous laisse, je dois m’occuper aussi un peu de votre acolyte. Au plaisir.


            • Bernie 2 Bernie 2 15 juin 20:14

              @pipiou

              Tu viens quand tu veux Bernie.

              Je viens déjà quand je peux, vous m’excuserez, la journée, je pratique une activité salariée qui ne me laisse que peu de temps pour venir commenter sur Agoravox. J’ai commencé par votre ainé, par politesse. J’ai cru comprendre que vous ne seriez pas retraité de l’EN, même si il est difficile de faire le distinguo entre actifs et retraité, vu que vous passez vos journées à poster. Pour une profession dé-bor-dée, vous êtes quand même sacrément présents.

              Si votre proposition, est celle de venir voir votre affreuse condition, sachez que je m’en tamponne. J’ai assez des pleurnicheries de votre collègue à intervalles réguliers. Ce qu’il y a de prégnant, c’est que l’on ne voit jamais, ou si peu, d’articles d’autres professions, infirmières, médecins, policiers, ouvriers, caissières pour autant pleurer sur son propre sort. A croire que c’est une spécificité de ceux qui sont convaincus de faire le pire des sacerdose, sans savoir la conditions des autres.

              Pour les démissionnaires au bout d’un mois, rien que du classique, et ce, quelque soit la profession. J’ai déjà vu des une journée, rien de bien choquant.


            • Christian Labrune Christian Labrune 16 juin 09:12

              @Bernie 2
              Don’t feed the troll !


            • Aristide 16 juin 09:46

              @Christian Labrune


              Pour intervenir sans autorisation dans ce dialogue franc et viril, on peut tout de même admettre sans être traité de facho, pour le retour à l’esclavage ou de je ne sais quel défaut, que les petits désagréments rémunérés des professeurs pour le BAC ne sont aussi graves que cela parait.

              Nul besoin d’aller chercher les Chinois, les Marocains, ou autre pays. Il faut peut être admettre que CHAQUE métier à des avantages et des inconvénients et admettre aussi que cette « plainte » assez ... geignarde sur les professeurs en période de BAC est en décalage assez marqué avec les contraintes de la quasi totalité des professions.

              Si j’ai bien suivi, ce ne sont que de petites contraintes, passagères et humainement supportables il me semble, rémunérées je crois. D’un autre coté, je serai bien plus enclin à suivre le discours sur la difficulté de transmettre des connaissances quand on ne se sent pas soutenu par les parents, les collègues ou l’environnement éducatif face à des élèves en opposition ou en déshérence.

              Cet article est assez anecdotique pour être pris pour ce qu’il est, nul besoin à mon sens d’épiloguer aussi longuement comme le fait Rosemar sur de tout petits tracas comme tant de professions en subissent. Machine infernale ? Allons ...


            • Armelle Armelle 16 juin 17:06

              @Christian Labrune

              ...« A Paris avant la guerre de 14, je me rappelle très bien.. »

              ...L’est pas tout jeune notre Christian !!!


            • owen meany 14 juin 23:24

              Prenez un pot de chambre alors (c’est occlusif et chuintant).

              En passant, n’oubliez pas le coussin : pendant les heures de surveillance la chaise sera moins dure.

              On est en 2017, M’dame Rosemar. Si vous parlez au nom des profs, vous donnez l’impression qu’ils ne savent ce que c’est qu’aller au taf. 
              C’est gênant.

              Et ayant lu quelques uns de vos textes, ils doivent déprimer vos élèves pendant les cours. 
              Pauvres gosses... (notez que j’ai ajouté vos trois petits points neurasthéniques). 


              • rosemar rosemar 14 juin 23:36

                @owen meany

                Pauvres enfants rois ! En effet, ils sont bien à plaindre !

              • owen meany 14 juin 23:48

                @rosemar


                Eh ben changez de métier, ou allez vous reposer, mais foutez la paix à ces gosses. Au moins ils auront une chance de passer leur bac. Je bien des profs qui font tout pour ne pas déglinguer ce diplôme.

              • owen meany 14 juin 23:50


                 [Je connais bien]


              • rosemar rosemar 15 juin 13:15

                @owen meany

                Quoi ?

              • Spartacus Spartacus 14 juin 23:29

                Les enseignants. Exploités et humiliés par l’état...

                Dire que se sont les mêmes qui caricaturent le secteur privé !

                • Christian Labrune Christian Labrune 15 juin 00:23

                  Il y a un certain nombre d’intervenants sur cette page qui se comportent comme des gosses de quatrième et qui, du reste, n’ont jamais dû aller bien au delà de cette classe réputée parmi les plus pénibles : c’est l’âge bête. Quelques heures de colle un dimanche matin ne leur feraient pas de mal. Voire le conseil de discipline, pour les récidivistes.
                  Etre prof, pour ceux qui s’interrogent sans préjugés sur cet affreux métier, c’est exactement ça : être confronté en permanence à l’immaturité et à une indigence intellectuelle très souvent incurable.

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