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Accueil du site > Tribune Libre > Le chômage de masse !

Le chômage de masse !

Réduire le chômage est un objectif primordial pour le président Macron. 7%, à la fin du quinquennat, est la promesse qu'il nous a faite durant sa campagne électorale. Nous qui avons voté pour lui, au 1er tour comme au second, le jugerons aussi sur cela.

Chômage de masse : une définition.

Chômage généralement caractéristique de crises économiques 1 qui se succèdent à un rythme trop proche pour laisser le temps à l'activité économie et au marché du travail − de beaucoup de pays − de récupérer de la crise précédente, bloquant par effet de cliquet, le taux de chômage à un niveau élevé.

Outre le chômage de masse dû à la crise de 19291 − qui prit fin grâce aux efforts de guerre − ce type de chômage réapparaît dès 1974 en signant la fin des Trente Glorieuses avec le 1er choc pétrolier de 19731. Le 2ème choc pétrolier de 19791 confirme la montée du chômage, comme les récessions du début des années 1980 et 1990. Puis, la montée en puissance des pays à bas coûts, devenus émergents, fait que le retour d'un taux de chômage inférieur à 3% pour les pays occidentaux (chiffres ci-dessous) est semble-t-il révolu.

Désormais, dans certains pays, le chômage frictionnel comme celui structurel se confondent dans celui de masse. Les pouvoirs publics sont contraints de mettre en œuvre des politiques spécifiques (indemnisations, formations, aides au retour à l'emploi, RMI (revenu minimum d'insertion, en 1988), RSA (revenu de solidarité active, en 2009), etc.) afin éviter l'exclusion sociale de plus en plus prégnante pour de nombreuses personnes en recherche d'emploi. Les économistes − ceux modérés et sérieux − pensent aujourd'hui qu'il ne faut plus protéger l'emploi, mais la personne et que la flexsécurité, à la danoise, est un exemple qu'il convient de ne plus écarter… quitte à l'accompagner par une réforme du Code du travail pour favoriser la croissance économique, indispensable à la création d'emplois.

Le chômage de masse est un danger pour toute démocratie s'il perdure sans qu'il y ait pour les populations qui en sont affectées − telle une maladie longue et incurable − le moindre espoir de retrouver un emploi qui leur permette de réintégrer leur corps social d'origine. Sans cet espoir, les plus affectés − au bord de la révolte − voteront aux prochaines élections, pour les extrêmes des 2 bords : de droite comme de gauche.

Rappels : en période de chômage de masse, le volume des travailleurs pauvres s'accroît, car beaucoup acceptent de travailler pour un salaire qui leur permet juste de se nourrir, mais pas d'avoir un logement salubre.

Dans les pays pauvres, le chômage de masse est endémique. Des taux supérieurs à 30% sont courants depuis des lustres. L'exclusion sociale est profonde et massive. Elle provoque des migrations humaines de plus en plus importantes, comme aujourd'hui, vers les pays développés − l'Europe, l'Amérique du Nord, notamment − ou vers ceux, tout simplement moins pauvres, dont les médias ne parlent pas.

Chômage : quelques chiffres.

En France, le taux de chômage (au sens du BIT) était en 1950 de 1,79% ; 1960 = 1,38% ; 1970 = 2,47% ; 1973 = 2,69% (source : INSEE, Annuaire rétrospectif de la France 1948-1988) ; en 1975, il était encore (en moyenne annuelle) de 3,4% (source : INSEE, Chômage au sens du BIT 1975-2010 : tableau t302).

Entre 1980 et 2016, le taux de chômage des 6 plus grands pays démocratiques a évolué comme suit − quelques années significatives (Source FMI : WEOOct2016all) :

  1980 1983 1987 1993 1997 2001 2005 2007 2012 2014 2016
Allemagne  3.4  8.1  7.8   7.8  9.7  7.8  11.0  8.6  5.4  5.0  4.3
France  6.3  7.4  9.2  10.3  10.9  8.5  8.9  8.0  9.8  10.3  9.8
Italie  7.4  7.4  9.6  9.8  11.2  9.1  7.7  6.1  10.7  12.6  11.5
Japon  2.0  2.7  2.9  2.5  3.4  5.0  4.4  3.8  4.3  3.6  3.2
UK  7.1  11.5  10.4   10.4  7.0  5.1  4.8  5.4  8.0  6.2  5.0
USA  7.2  9.6  6.2  6.9  4.9  4.7  5.1  4.6  8.1  6.2  4.9

 

Ce tableau montre, qu'effectivement, la France comme l'Italie − pays latins − n'arrivent pas, en termes de taux de chômage, à récupérer rapidement des méfaits d'une crise économique et sociale.

Rendez-vous, en 2022, pour la promesse présidentielle des 7% − sachant que l'inflexion de la courbe a commencé dès la fin 2014 comme le montrent les chiffres du FMI. Une fois les 7% atteint, il faudra aussi considérer l'évolution du taux de chômage chez les 5 autres grands pays : sera-t-il meilleur ?

Si le président Macron ne veut pas que ce soit lui qui amène les extrêmes au pourvoir, dans 5 ans, il doit obligatoirement réussir son pari... des 7%.

 

1. La Crise en quelques mots (Édition L'Harmattan, Paris, septembre 2015). Dictionnaire qui définit 31 crises et quelque 200 autres mots afférents ou épithètes : austérité, chômage, déficit et dette, bank run, bourse casino, bulle, CDS, déflation, dérivé, destruction créatrice, faillite, Grexit, krach, liquidité bancaire, marché, mondialisation, NINJA, risque, subprime, systémique… et Troïka. Mots étayés de références et de citations d'une quarantaine d'auteurs mondialement célèbres, dont 10 Nobel − mais aussi d’exemples récents (jusqu'à fin juillet 2015) et chiffrés.

Crédit photo : Huffingtonpost.co.uk


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53 réactions à cet article    


  • JL JL 22 mai 10:10

     Bonjour Aimé FAY,

     
    ’Les économistes − ceux modérés et sérieux − pensent aujourd’hui qu’il ne faut plus protéger l’emploi, mais la personne’’
     
    Pourrait-on prendre acte que protéger l’emploi est une politique de droite, et que protéger la personne est une politique de gauche ? 
     
    ps. Vous dites : ’’sachant que l’inflexion de la courbe a commencé dès la fin 2014 ’’ En mathématiques, un point d’inflexion désigne un point où une courbe traverse sa tangente, ce qui n’est pas le cas en l’occurrence. Qu’en pensez vous ?

    • Sozenz 22 mai 10:23

      @JL
      bien sure qu’ il faut proteger les personnes .
      c est la base de la raison de notre existence sur terre .
      Nous devons protéger les personnes , notre faune et notre flore .

      à faire l inverse ; nous faisons exploser notre monde alors qu’ en nous soumettant à une ethique de vie . tout se débloque.
      Toutes les personnes qui connaissent les système de Vie le savent . toutefois certains ont pactisé avec d autres forces . ces personnes ne savent pas avec quelles forces ils jouent .



    • JL JL 22 mai 11:18

      @Aimé FAY
       

       en toute rigueur, en un point d’inflexion ce n’est pas la fonction qui passe par un maximum (ou un minimum), qui de croissante deviendrait décroissante (ou inversement), mais sa dérivée : la fonction demeure croissante (ou décroissante) mais sa décélération s’est muée en accélération (ou en inversement).
       
      Sur route, cela correspond visuellement, non pas à un virage, mais à un enchaînement de deux virages : un « S ».

    • anomail 22 mai 11:45

      @JL

      « ps. Vous dites : ’’sachant que l’inflexion de la courbe a commencé dès la fin 2014 ’’ En mathématiques, un point d’inflexion désigne un point où une courbe traverse sa tangente, ce qui n’est pas le cas en l’occurrence. Qu’en pensez vous ? »

      Détail technique certainement vrai, mais le fond c’est que contrairement à ce qu’on nous martèle l’emploi n’est pas corrélé la croissance, et ils le savent.


    • JL JL 22 mai 12:31

      @anomail
       

       ’’contrairement à ce qu’on nous martèle l’emploi n’est pas corrélé la croissance, et ils le savent.’’
       
      En effet, et vous avez raison de le souligner.

    • Alren Alren 22 mai 18:24

      @JL

      Vous n’avez pas lu le début du texte de l’auteur ?

      Réduire le chômage est un objectif primordial pour le président Macron. 7%, à la fin du quinquennat, est la promesse qu’il nous a faite durant sa campagne électorale. Nous qui avons voté pour lui, au 1er tour comme au second, le jugerons aussi sur cela.

      Macron doit faire croître le chômage pour faire baisser les salaires. C’est le vœu ou plutôt l’ordre du MEDEF et de l’UE auquel notre fantoche de président obéira le petit doigt sur la couture du pantalon !

      Bien entendu cette souffrance morale infligée à des centaines de milliers de Français, les nouveaux chômeurs et leurs famille ne servira à rien sinon alimenter une récession artificielle et creuser la dette de l’État et des caisses sociales.

      Pas besoin de marc de café ou de boule de cristal pour prédire cet avenir sombre.


    • JL JL 22 mai 18:55

      @Alren
       

       Oui, j’ai lu ; j’avais même préparé la question : qui ça, ’’nous ’qui avons voté pour Macron’’ ?
       


    • Sozenz 22 mai 10:18

      oh , le P de defi que de faire revenir à 7% de chômage quand le code du travail sera complétement out .

      7% de chômage , le taux qui sera toujours assez haut pour faire jouer la concurrence entre les personnes et que tout le monde reste soumis . ( Nairu)
      pour que chacun puisse revendiquer un salaire correct il faut un chômage bien inférieur . ou le travail comme dans les années 75 avant la crise voulue ( oh comme par hasard le debut de la crise se trouve dans les années 73 Pompidou , Rothschild, loi sur les banques , c est surprenant ... )

      je trouve qu il y a bien trop de« hasards » entre certaines crise et certains changements
      le systeme , mettre des problèmes , pour ensuite proposer des solutions ( qui_ sont difficiles à aval« es , mais sont  » acceptées parce qu on dit au gens , mais on ne peut pas faire autrement ) c est le grand classique .
       https://www.youtube.com/watch?v=DxXHlKl_Yvo

      j aurais presque envie de dire à tous les économistes comme vous :

      https://www.youtube.com/watch?v=dboTHl6ELnY

      Vous avez de « belles » écritures , mais ce que vous écrivez est soit de la manip soit du grand vide...


      • Sozenz 22 mai 10:38

        @Sozenz
        je vais me la fermer aussi . cela ne sert a rien de répéter toujours la même chose ...( à ce que je vois )


      • Remosra 22 mai 11:16

        Voici le taux de chomage aux USA calculé ! (puisque vous avez intégré les USA dans votre tableau)

        http://www.economiematin.fr/news-etats-unis-taux-chomage-travail


        • anomail 22 mai 11:38

          1. « Chômage généralement caractéristique de crises économiques 1 qui se succèdent à un rythme trop proche pour laisser le temps à l’activité économie et au marché du travail »

          Les crises économiques sont la cause du chômage, ok.

          2. « Le chômage de masse est un danger pour toute démocratie s’il perdure sans qu’il y ait pour les populations qui en sont affectées - telle une maladie longue et incurable »

          Ah tiens, maintenant le chômage n’est plus le symptôme mais la maladie.

          3. « Les économistes − ceux modérés et sérieux − pensent aujourd’hui qu’il ne faut plus protéger l’emploi, mais la personne »

          C’est vrai. Certains proposent de déconnecter le salaire de l’emploi

          4. « la flexisécurité, à la danoise, est un exemple qu’il convient de ne plus écarter »

          Ah nous y voilà, le loup est sorti du bois.

          L’intention affichée et apparement louable reste de mettre tout le monde au boulot, on ne sort pas du schéma de pensée classique et ça rassure tout le monde.

          Seulement cette idée part (volontairement ?) de deux postulats faux :

            - Le but d’une entreprise n’est pas de « créer » de l’emploi (notez le vocabulaire biblique).
            - Il y de toutes façons nettement moins de places que de candidats, et la robotisation creuse l’écart de plus en plus vite.

          Comme d’habitude vous préconisez des solutions pour soigner les symptômes.

          Derrière ces belles paroles la recette est simple appliquée depuis 20 ans : on applique d’abord la flexi, « pour la sécurité on verra quand les caisses seront remplies ».

          Par le biais d’abaisser le « coût du travail », on continuera de faire tendre la rémunération d’un humain vers celle d’un robot.

          (comme si le travail coûtait quelque chose, alors qu’on ne fait que prélever des cotisations sur ce qu’il rapporte)

          Sauf que les caisses ne se remplissent jamais évidemment, vu qu’on prélève de moins en moins de cotisations.

          Et sauf que les robots quand on a fini de s’en servir, on le leur paie pas de retraite, on les jette.

          Je pense que pour soigner la maladie on devrait plutôt se pencher sur les causes des crises économique économiques évoquées au début de l’article, et arrêter de faire comme si on ne les connaissait pas.


          • Yaurrick Yaurrick 22 mai 13:04

            @anomail
            Oui l’entreprise n’a pas pour but de créer de l’emploi, donc qu’est-ce que vous préconisez pour résoudre le problème du chômage ?
            Parce que sinon, il est illusoire de forcer les entreprises à embaucher même si elles n’ont pas l’utilité ni la capacité financière. De même il est impossible d’interdire les licenciements, pour les mêmes raisons.

            Vous n’empêcherez pas les crises économiques d’apparaitre, pour les simples raisons que l’économie c’est l’agrégation des actions de milliards d’être humains qui font des erreurs, et que celle-ci est en perpétuelle évolution.
            En outre, les crises ont pour effet de « purger » l’appareil économique, et bien souvent, l’action des états empêche cette assainissement ou augmenter l’ampleur de la crise en altérant les signaux transmis par le mécanisme des prix.


          • anomail 22 mai 15:29

            @Yaurrick

            « Oui l’entreprise n’a pas pour but de créer de l’emploi, donc qu’est-ce que vous préconisez pour résoudre le problème du chômage ? »

            De supprimer l’emploi, car « travailler est un luxe que nous ne pouvons plus nous permettre ».
            https://ploum.net/travailler-un-luxe-que-nous-ne-pouvons-plus-nous-permettre/


          • anomail 22 mai 15:29

            @Yaurrick

            « Parce que sinon, il est illusoire de forcer les entreprises à embaucher même si elles n’ont pas l’utilité ni la capacité financière. De même il est impossible d’interdire les licenciements, pour les mêmes raisons. »

            Embaucher, licencier, tout cela est un combat d’arrière garde, mais conserver ce schéma est rassurant pour les exploités et lucratif pour les exploiteurs, cela donne à tous un but dans la vie.


          • anomail 22 mai 15:30

            @Yaurrick

            « Vous n’empêcherez pas les crises économiques d’apparaitre ».

            Voici une affirmation péremptoire.

            Je vous invite à étudier comment elles apparaissent afin de vérifier si on peut ou non les empêcher.

            Un cas d’école : la crise des subprimes :

            Les subprimes 1 : La boulette
            https://www.youtube.com/watch?v=iFr2CfilL8E

            Les subprimes 2 : Une crise imprévisible ?
            https://www.youtube.com/watch?v=B3d7qVWnb4I

            Les subprimes 3 : Ceux qui avaient prédit la crise
            https://www.youtube.com/watch?v=8EEBquhKgxc

            Mais tous ces problèmes on les a déjà eu au début du siècle dernier.
            Des gardes-fous on été mis en place, puis retirés progressivement à partir des années 1980.

            Le plus connu était le Glass-Steagall Act.
            https://fr.wikipedia.org/wiki/Glass-Steagall_Act


          • anomail 22 mai 15:31

            @Yaurrick

            « En outre, les crises ont pour effet de « purger » l’appareil économique »

            Cette affirmation indique surtout une confusion entre économie et capitalisme.

            Des crises régulières et un mise en concurrence généralisée...

            Quel moyen sympathique de co-exister sur la planète.


          • gogoRat gogoRat 22 mai 20:36

            « Je pense qu’il y a bien trop de travail effectué de par le monde, qu’un tort immense est causé par la croyance en la vertu du travail, et que ce qui a besoin d’être prêché dans les pays industriels modernes diffère totalement de ce qui y a toujours été prêché. »

             dixit le grand mathématicien moderne et philosophe Bertrand Russell


          • foufouille foufouille 22 mai 12:37

            « Dans les pays pauvres, le chômage de masse est endémique. Des taux supérieurs à 30% sont courants depuis des lustres. »
            toujours aussi nul : la plupart de ces sans emploi est juste du travail non déclarer.
            toujours aucune information sur les 20% de zuniens bénéficiant de food stamp ni de ceux qui ont deux boulots pour survivre.
            tes enfants travaillent pour 4€ de l’heure en vivant en france ?


            • Ratatouille Ratatouille 22 mai 12:46

               le travail non déclarer non imposable ,c’est le vrai libéralisme  smiley 


              • Petit Lait 22 mai 13:21

                En Suisse, le code du travail fait une vingtaine de page et le taux de chômage s’établit au environ de 3%... 5% pour le cancre genevois... Et malgré ce code du travail pour le moins « ultra méga libéral », des dizaines de milliers de français (100’000 rien qu’à Genève) réalisent leur rêve en venant travailler dans ce pays d’exploiteurs capitalistes... C’est à n’y rien comprendre !


                Que certains considèrent les bonnes vielles méthodes comme dépassées, moi je veux bien, mais ce qui est certains, c’est que les remèdes socialo-communiste-étatistes appliqué par la France ne semblent pas plus efficaces, au contraire... 

                • gaijin gaijin 22 mai 13:30

                  @Petit Lait
                  ça marche parce que la suisse ne fait pas partie de l’ europe ne participe pas aux guerres des américains et est un paradis fiscal .....................
                  mais tous les pays ne peuvent pas être des paradis fiscaux sinon aucun ne le serait ......
                  quand peugeot perd un marché de 400 000 véhicules par an en iran c’est
                  1 : le travail en france est trop cher
                  2 : les sanctions décidées par les américains ne permettent plus d’exporter
                   ???

                  quand un agriculteur français se suicide c’est
                  1 un feignant
                  2 il vient de perdre son marché parce qu’on a « sanctionné » la russie
                   ????

                  etc ...................


                • Petit Lait 22 mai 13:49

                  @gaijin

                  B’in.... la Suisse applique aussi les sanctions internationales. La Suisse étant un pays largement exportateur, je vois pas trop la différence entre Peugeot qui perdrait l’Iran ou Novartis qui perdrait la Russie en terme de sanction internationale potentielle.... 

                  et... la Suisse n’est pas plus un paradis fiscal que les USA, l’Irlande, le Luxembourg, UK, Singapore, sans même parler de la France, pays dans le quel il est semble-t-il possible de négocier au cas par cas ses impôts (si vous êtes nantis ou multinationale), ce qui est impossible en Suisse, pays dans lequel il y a des règles fiscales connues et appliquées pour tous selon des critères là aussi connu. En fait tous les pays ont des spécificités fiscales, qui en font potentiellement des paradis fiscaux. Que diriez vous du Portugal, qui exonère complètement d’impôt les étrangers y résidents sans activité lucrative ? Même la Suisse n’a pas osé ! Si d’aventure vous faisiez allusion au secret bancaire, figurez-vous que celui-ci est mort depuis quelques années... par contre, je vous le concède, il a permis de développer une industrie financière assez forte, quoi qu’en déclin. Par contre, ce que vous semblez ignorer, c’est que la Suisse est en fait plus industrialisée que la France.. et que l’industrie pèse d’ailleurs plus lourd que la finance dans le PIB suisse... 

                  En fait votre commentaire tend à prouver une chose : les gens comme vous basent leurs théories sur de simples clichés, au détriment de toutes réalité... ça commence comme ça et ça fini par des réalités alternatives, parce-que ça arrange bien... 



                • Yaurrick Yaurrick 22 mai 13:52

                  @gaijin
                  En termes d’imposition, la Suisse n’est pas un paradis fiscal....
                  https://www.travailler-en-suisse.ch/impot-suisse-france-comparaison.html
                  http://www.latribune.fr/economie/international/fiscalite-pourquoi-la-suisse-n-est-plus-aussi-paradisiaque-629194.html
                  Oui, par contre, la Suisse a l’avantage de décider de son avenir, mais à la différence de la France, elle sait que son intérêt n’est pas de se complaire dans le collectivisme rampant (encore que le canton de Genève est plus proche de la mentalité française


                • Ar zen Ar zen 22 mai 14:42

                  @Yaurrick

                  La chance de la Suisse c’est de ne pas appartenir à l’UE ! En Suisse, la constitution ne peut être modifiée que par le peuple. Ce fait explique que la Suisse ne pourra jamais entrer dans l’UE parce que l’adhésion à l’UE implique des transferts de souveraineté considérables. 

                  Le « collectivisme » rampant n’a rien à voir dans cette histoire. Je vous signale que la Suisse est un Etat social, peut être davantage que la France. Savez vous de quel montant sont les allocations familiales en Suisse (je parle de Genève). ? 400 francs Suisses et 500 FS dès le troisième enfant. Savez vous comment est rétribué le chômage ? L’utilisation des autoroutes du pays est facturée 40 francs par année. En France Vinci a fait main basse sur une affaire très rentable. 

                  Avec un taux de 3,3% de chômage, ce pays doit faire rêver la France qui a pourtant la chance incroyable d’appartenir à l’UE. Sans cela nous serions probablement descendu au niveau de Haïti je suppose, voire de la Grèce. 

                   La Suisse, effectivement, n’est pas un paradis fiscal, je suis d’accord. La Suisse est souveraine et prend les mesures qu’elle entend prendre quand bon lui semble. Elle procède par accord bi ou pluri-nationaux et collaborations internationales, comme devrait le faire la France. Mais notre pays a décidé de se saborder en appartenant à l’UE.



                • Petit Lait 22 mai 14:55

                  @Ar zen
                  « et prend les mesures qu’elle entend prendre quand bon lui semble » : l’une des mesures phares dans le domaine économique, prise par la Suisse depuis quelques années est.... le frein à l’endettement... 


                  Pour le reste, la Suisse bénéficie des accords bilatéraux signés avec l’UE, comme si elle y était, mais subit aussi le fait de ne pas y être : notamment, elle ne peut influer les réglementations auxquelles elle est soumise en tant que partenaire de l’UE. Pretendre que la crise Française est due l’UE est une idiotie. 

                  Et comparer les allocations familiales comme vous le faites, entre un pays ou le salaire médian est EUR 6000 et l’autre EUR 1500 n’a pas beaucoup de sens... 

                  La Suisse est un pays sociale mais surtout libéral. L’emploi y est peu encadrer, et surtout de manière égale entre les droits des employeurs et des employés. 


                • Yaurrick Yaurrick 22 mai 16:12

                  @Ar zen
                  La Suisse n’a pas de salaire minimum, un marché du travail très flexible et dynamique où les licenciements se font facilement (et donc l’embauche se fait facilement aussi), son économie est quand même bien plus libérale que la France.

                  Assez clairement, il y a des différences de mentalités : en Suisse le capitalisme n’est pas honni, les entrepreneurs ne sont pas considérés comme des exploiteurs en puissance, là où en France on a tendance à voir l’entreprise comme une vache à lait au service de l’état. et les patrons comme des voyous.

                  L’état providence est bien moins présent qu’en France, mais comme je le disais, il y a des différences entre les cantons (par exemple, celui de Genève est plus étatiste). Les Suisses sont globalement plus pragmatiques et bien plus libéraux que les Français.

                  Je reste persuadé que ce déficit de libéralisme en France, par idéologie ou par méconnaissance, pénalise notre pays bien plus que l’appartenance à l’UE (encore une fois, je ne suis pas pro UE, celle-ci n’est pas libérale et reste un regroupement de technocrates et de capitalistes de connivence).


                • Petit Lait 22 mai 16:19

                  @jaja
                  Oui, mais la Suisse c’est un pays moins inégalitaire que la France (Gini). 


                  Et pour rire : le seille de pauvreté en Suisse est fixé à EUR 2000/mois.... Ce qui une fois encore ne veut pas dire grand chose, comparé à un pays ou ce montant est proche du revenu médian...

                  Et si vous lisez l’article au delà du titre, vous auriez lu que le taux de risque de pauvreté en Suisse est plus bas que la moyenne européenne. 

                  Le tout avec un code du travail de 20 pages et un endettement de l’état proche de 0 ainsi que des comptes équilibrés et malgré un franc suisse largement surévalué par rapport au dollar et à l’euro, les deux principaux marchés d’exportation d’un pays à la balance commerciale largement excédentaire. 

                  Ce que je veux dire par là, c’est qu’il est faux de prétendre que les « recettes » libérales ne marchent pas et que croire que toujours plus d’état est la solution n’est pas forcement exacte. La France a déjà dépassé les limites en terme d’endettement, de prélèvements (impôts et charges sociales) et de déficit et tout cela pour aucun résultat. Si le résultat était comme dans les pays nordiques, un modèle véritablement social et efficient, personne ne trouverait à redire à ces prélèvement.

                • Ar zen Ar zen 22 mai 16:33

                  @Yaurrick

                  Ma femme est suisse, mes enfants aussi. La Suisse a des accords de branches ce qui vaut très largement le SMIC. 

                  Je connais aussi bien que vous le fonctionnement de ce pays dans lequel j’ai même le droit de vote. 

                  Et la répartition des richesses, vous ne répondez pas ? 

                  Et le programme national de réforme 2015 pour la France, vous ne répondez pas ? Les mesures contenues dans ce plan viennent de Bruxelles. Il faudrait revenir sur votre notion de « déficit de libéralisme » en France. Notre pays est pénalisé parce qu’il ne décide ni de sa politique économique ni de sa politique sociale, ni de sa politique monétaire, ni de sa politique étrangère. Que reste t-il ? 

                  Yaurrick vous n’êtes pas très sérieux. Je comprends que vous un libéral pur et dur. Je comprends que la répartition des richesses ce n’est pas votre truc. Il vous suffit d’écrire que dans la jungle c’est chacun pour soi et nous aurons compris le message que vous voulez faire passer. L’Etat social ce n’est pas votre truc. Chacun se débrouille. 

                  L’Etat providence, vous faîtes bien d’en parler. La retraite c’est par capitalisation en Suisse alors qu’en France nous sommes sous le schéma de la retraite par répartition. C’est l’Etat qui gère les retraites. Figurez vous qu’en Suisse, les fonctionnaires de Genève cotisaient à une caisse de retraite qui a fait faillite ! Qui a dû intervenir à votre avis ? la solidarité nationale ! Mais de nombreux futurs pensionnés ont vu le montant qui aurait dû leur être alloué être revu drastiquement à la baisse.


                  Vous me faîtes donc rigoler bien doucement avec votre déficit de libéralisme. Parce que quand les problèmes surviennent seul l’Etat et la solidarité nationale sont encore debout. Et la sauvetage des banques en Grèce ? Ce sont bien les peuples qui ont sauvé les banques privées lors de la fameuse « renégociation » de la dette Grecque. Il est beau le libéralisme à tout crin !

                • Ar zen Ar zen 22 mai 16:38

                  @jaja


                  Que voulez vous dire par ce post ? 

                  En France c’est 14% (le double de la Suisse) et l’Allemagne 17% ! 

                  Avez vous la liste des pays dans lesquels ce taux est inférieur à 7% ?

                  A choisir, mieux vaut être en Suisse !


                • Petit Lait 22 mai 17:27

                  @Ar zen

                  L’étatisation à tout va à la Française ne fonctionne vraisemblablement pas, du moins pas en France manifestement. 

                  La Suisse, je connais assez bien aussi, et sauf les cas particulier que vous évoquez pour la caisse de pension de fonctionnaire, l’état reste en dehors et n’intervient qu’en cas ed nécessité comme ici. 

                  La retraite en Suisse, c’est par capitalisation ET par répartition, les deux système étant complémentaires. La partie par répartition est gérée par l’état. 

                  Pas de salaire minimum en Suisse, mais comme vous le notez, des accords par branche. Là aussi, aucune obligation légale, aucun montant fixé pour toutes les branches dans tout le pays. L’idée à été balayée en votation il y a peu et c’est tant mieux. L’état n’intervient en aucune manière dans les accords par branches. 

                  En schématisant, pendant que le français se demande ce que l’état va faire pour lui, le suisse se demande comment éviter que l’état ne doive s’occuper de lui. 

                  La Suisse n’est pas une jungle ou là loi du plus fort s’applique, ce n’est absolument pas le cas. C’est une forêt ou chacun s’y promène à son gré sur les chemins prévus, encadré par des gardes chasses. La France semble être un étroit couloir rigide et semé de chicane mise là par un état omniprésent et inefficient, mis là par la volonté d’électeurs qui ont cru que les politiques mettraient ces chicanes pour eux, alors que ça leur nuit. Mais pendant ce temps, les mêmes politiques ne se privent pas de signer des contrats troubles pour la gestion des autoroutes par exemple, qui donne l’illusion à quelques gauchistes attardés que la France est ultra libérale, alors que dans ces cas là, elle n’est que au mieux mal gouvernée, au pire corrompue.

                • Ar zen Ar zen 22 mai 18:07

                  @Petit Lait

                  Je n’ai pas voulu entrer dans les détails. C’est vrai que l’AVS est une retraite servie par l’Etat. 

                  Pour le reste je ne suis pas d’accord avec vous. Si la France est mal gouvernée, elle le doit à Bruxelles. j’en reviens à ce que je disais à Yaurrick. Le modèle français est tout à fait viable mais les personnalités politiques appliquent depuis 1992 les traités européens ultra libéraux. Le modèle social français a donc le cul en deux chaises mais c’est bien l’UE qui va imposer ses vues et le modèle social français va disparaître. Les deux systèmes ne sont pas viables concomitamment. 

                  Lorsqu’un pays a signé des traités, il doit respecter ses engagements. Dans l’UE se sont les traités qui définissent la politique économique, sociale, monétaire et la politique étrangère de la France. 

                • Ar zen Ar zen 23 mai 08:03

                  @Petit Lait

                  On ne peut comparer que ce qui est comparable. 

                  Lorsque vous écrivez que l’étatisation à la française ne fonctionne pas, je ne peux pas être d’accord avec vous. En effet, les mesures prises par le CNR ont été les plus belles avancées pour le peuple de France en général. Seulement voilà, dès 1993 le traité de Maastricht a été appliqué. Je vous demande de vous rappeler que jusqu’à ce moment le France était bien positionnée dans le concert des Nations. 

                  Mais, effectivement, les critères de gouvernance ultra libéraux édictés par Maastricht entrent en conflit frontal avec le modèle français. Comme souligné plus haut, la France fonctionne avec un code du travail et non des accords de branche. Cela fonctionnait bien tant que les syndicats étaient indépendants. Ils ne le sont plus, ils appartiennent (sauf SUD) à la CES qui les finance ! La France c’est aussi des retraites par répartition et la sécurité sociale. La encore les critères européens demandent à la France d’abandonner son modèle. Nous allons vers un ultra libéralisme. 

                  Dire que l’étatisation à la française ne fonctionne pas n’est pas juste. Ce qui ne fonctionne pas ce sont les critères européens d’aujourd’hui que l’on impose subrepticement à la France. Effectivement, les deux modèles ne peuvent s’harmoniser et co-exister. L’un des deux doit disparaître. Et puisque la France a signé les traités européens, se sont les critères portés par ceux ci qui vont s’appliquer sauf à ce que la France sorte de l’UE, ce qui serait la meilleure des choses qui puisse lui arriver. 

                • anomail 30 mai 10:34

                  @Petit Lait

                  « En Suisse, le code du travail fait une vingtaine de page »

                  Cette affirmation a été sortie sur un plateau TV par un ultra-libéraliste favorable à la sup... euh... simplification, du code du travail.

                  Elle a été démentie : contrairement à la France, la Suisse ne concentre pas son code du travail dans un seul bouquin.

                  De plus, si le code du travail Français est si épais c’est parce qu’il a été amendé de tas d’exceptions, je vous laisse deviner par qui.

                  Bref, je vous invite à trouver un indicateur plus pertinent.


                • eau-du-robinet eau-du-robinet 22 mai 22:16

                  Bonjour,
                  .
                  Ce n’est pas en appliquant les GOPE’s qu’on vas réduire le chômage en France !
                  .
                  Ce n’est pas en révisant le droit de travail qu’on vas créer des emplois !
                  .
                  Ce n’est pas en laissent la BCE obstinément luter contre l’inflation surtout quand le chômage est au maximum qu’on crée des emplois !
                  .
                  Ce n’est pas en acceptent l’article 63 du TFUE, qui favorise les délocalisations, qu’on vas créer des emplois, bien au contraire !
                  .
                  Avec Macron le nombre des chômeurs vas continuer à augmenter et le nombre des emplois précaires vont augmenter !
                  .
                  Avec le programme d’austérité imposé par la TROÏKA le nombre des ultra-riches vas accroitre !
                  .
                  Plus les riches sont riches, moins la croissance est forte : c’est le FMI qui le dit !
                  http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/plus-les-riches-sont-riches-moins-la-croissance-est-forte-c-est-le-fmi-qui-le-dit_1690009.html
                  .
                  Le ruissellement de l’argent ne fonctionne plus.
                  http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/la-fable-du-ruissellement-145508
                  .
                  L’année 2017 fait, ni plus ni moins, figure “d’année record” pour les personnalités les plus riches de la planète, avec un bond de 13% du nombre de milliardaires, passant de 1 810 l’année passée à la même époque, à 2 043 aujourd’hui.
                  https://www.forbes.fr/classements/classement-forbes-2017-top-20-des-milliardaires-mondiaux/#
                  .
                  Selon le classement 2006 du magazine « Forbes » on comptait 793 milliardaires... on compte aujourd’hui 2043 milliardaires !!!
                  http://www.lemonde.fr/international/article/2006/03/10/le-monde-compte-un-nombre-record-de-milliardaires-bill-gates-toujours-en-tete_749343_3210.html
                  .
                  Pour rappel :
                  1 milliards d’euros = 1 000 000 000 d’euros ou 1000 millions d’euros !
                  .
                  Le nombre des millionnaires à augmente ses derniers années de manière exponentielle !
                  http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/06/07/toujours-plus-de-millionnaires-dans-le-monde_4941353_3234.html
                  .
                  L’austérité que la TROÏKA nous impose rapporte aux millionnaires et aux milliardaires et cela prouve que l’austérité qui à été mise en place par l’oligarchie financière avec l’objectif de plumer / précariser les travailleurs et la classe moyenne !
                  .
                  Les TUE et le TFUE sont des traitées esclavagistes qui ont été élaboré par l’oligarchie financière et pour les intérêts des riches (millionnaires) et les 2043 ultra-riches (milliardaires) !
                  .
                  Pour se libérer des traitées esclavagistes (TUE et TFUE) il faut quitter l’UE
                  Pour rétablir notre souveraineté monétaire il faut sortir de l’Euro !
                  .
                  L’UPR est le seul parti politique qui propose, sans détour, sans plan A / plan B, de sortir de l’UE de l’Euro et de l’OTAN !
                  .
                  Malheureusement 99% des français ont refusé l’offre de l’UPR de réunir temporairement les français haut dessus des clivages droite gauche pour libérer la France et pour restaurer la démocratie ainsi la déontologie et pluralité médiatique !
                  .
                  En résume contentez vous (les 99% des électeurs) alors des GOPE’s et surtout faites de beau rêves avec la fable « d’une autre Europe » ou plutôt d’une ’’ autre Union Européenne ’’
                  https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=UPpXKtSJcRI
                  .


                  • eau-du-robinet eau-du-robinet 22 mai 22:21

                    correction avec complément :
                    L’austérité que la TROÏKA nous impose rapporte aux millionnaires et aux milliardaires et cela prouve que l’austérité qui à été mise en place par l’oligarchie financière avec l’objectif de plumer / précariser les travailleurs et la classe moyenne, profité à oligarchie financière !


                  • Pierre 23 mai 01:09

                    Pour que l’économie reparte en flèche, facile : une seule flat tax à 15% et tout va flamber !


                    • Pierre 23 mai 13:16

                      @Pierre
                      Le problème est que, dans ce pays, on est incapable de comprendre que plus les taux d’imposition sont faibles, plus il y a de rentrées fiscales, quand on est con, on est con...


                    • anomail 23 mai 14:55

                      @Pierre

                      Aaah, la flat tax... la tondeuse à pauvres ultime ! smiley

                      On a déjà la TVA pour faire ça.

                      Notez que Macron a prévu d’exclure de l’assiette de l’ISF les valeurs mobilière.

                      Techniquement, cela revient à abolir l’ISF.

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