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Accueil du site > Tribune Libre > Le combat d’Ernesto Che Guevara contre l’impérialisme (...)

Le combat d’Ernesto Che Guevara contre l’impérialisme américain

« Toute notre action est un cri de guerre contre l'impérialisme et un appel vibrant à l'unité des peuples contre le grand ennemi du genre humain : les Etats-Unis ».

Ernesto Che Guevara

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Il y a cinquante trois ans jour pour jour, Ernesto Che Guevara a été exécuté à la Higuera le

9 octobre 1967 par l'armée bolivienne encadrée par la CIA américaine. Pour l'impérialisme yankee, le Che était devenu l'homme à abattre. Non seulement il représentait un danger pour les intérêts de la bourgeoisie américaine parce que la révolution a triomphé à Cuba à moins de 150 km des Etats-Unis, mais aussi et surtout parce que son combat contre l'impérialisme était total, planétaire. Le Che a bien compris que l'impérialisme, stade suprême du capitalisme, était le véritable ennemi des peuples. Combattre l'impérialisme partout à travers le monde était pour lui « le plus sacré des devoirs » (1) .

 

Poussé par la recherche effrénée du profit, l'impérialisme en tant qu'instrument de pouvoir de la bourgeoisie, tente de soumettre par la violence les peuples des trois continents. Pour le Che, la richesse des pays impérialistes et leur niveau de vie élevé reposent sur l'exploitation des autres peuples de la planète. Leur misère est directement liée à l'hégémonie et à la domination impérialiste :

« Depuis que les capitaux monopolistes se sont emparés du monde, ils maintiennent dans la misère la plus grande partie de l'humanité et partagent tous les profits à l'intérieur du groupe des pays les plus puissants. Le niveau de vie de ces pays repose sur la misère des nôtres. Pour élever le niveau de vie des peuples sous-développés, il faut donc lutter contre l'impérialisme » (2) .

 

Cette domination planétaire de l'impérialisme exige donc une lutte et une résistance également planétaires :

« En définitive, disait le Che, il faut tenir compte du fait que l’impérialisme est un système mondial, stade suprême du capitalisme, et qu’il faut le battre dans un grand affrontement mondial. Le but stratégique de cette lutte doit être la destruction de l’impérialisme » (3).

 

L'impérialisme américain et sa puissance restent le danger principal de l'humanité, « le grand ennemi du genre humain » comme disait le Che. L'impérialisme pour lui ce sont d'abord les États-Unis :

« En envisageant la destruction de l’impérialisme, il convient d’identifier sa tête, qui n’est autre que les Etats-Unis d’Amérique (…) L’impérialisme américain est coupable d’agression : ses crimes sont immenses et s’étendent au monde entier ». (4)

 

Que faire alors face à cet ennemi des peuples, puissant et violent ?

 

« Le rôle qui nous revient à nous, exploités et sous-développés du monde, c’est d’éliminer les bases de subsistance de l’impérialisme : nos pays opprimés, d’où ils tirent des capitaux, des matières premières, des techniciens et des ouvriers à bon marché et où ils exportent de nouveaux capitaux (des instruments de domination) des armes et toutes sortes d’articles, nous soumettant à une dépendance absolue. (…) Puisque les impérialistes, avec la menace de la guerre, exercent leur chantage sur l’Humanité, la réponse juste c’est de ne pas avoir peur de la guerre. Attaquer durement et sans interruption à chaque point de l’affrontement doit être la tactique générale des peuples.Cela veut dire une guerre longue. Et, nous le répétons une fois de plus, une guerre cruelle. Que personne ne se trompe au moment de la déclencher et que personne n’hésite à la déclencher par crainte des conséquences qu’elle peut entraîner pour son peuple. C’est presque la seule espérance de victoire » (5).

 

Ernesto Che Guevara était persuadé que la défaite de l'impérialisme passe nécessairement par le triomphe de la révolution mondiale. La victoire ne sera jamais complète tant que d'autres peuples restent soumis à la domination impérialiste. La révolution cubaine n'était pour lui qu'un tremplin pour d'autres bouleversements à travers la planète. L'internationalisme non seulement reste un devoir pour tout révolutionnaire, mais surtout une nécessité stratégique dans la lutte anti-impérialiste. Il faut donc partout étendre et généraliser les luttes et les fronts anti-impérialistes afin de forcer l'ennemi à éparpiller ses forces :

« Comme nous pourrions regarder l’avenir proche et lumineux, si deux, trois, plusieurs Vietnam fleurissaient sur la surface du globe, avec leur part de morts et d’immenses tragédies, avec leur héroïsme quotidien, avec leurs coups répétés assénés à l’impérialisme, avec pour celui ci l’obligation de disperser ses forces, sous les assauts de la haine croissante des peuples du monde ! »

(6)

 

Mais le Che ne se contentait pas seulement de discourir et de théoriser la lutte contre l'impérialisme. Il a mené personnellement, les armes à la main, un combat héroïque contre l'impérialisme américain que ce soit dans la Sierra Maestra cubaine, dans le maquis congolais ou encore dans la forêt et les montagnes boliviennes. Il ne suffit pas « de souhaiter le succès à la victime de l’agression, mais de partager son sort, de l’accompagner dans la mort ou dans la victoire » (7).

La pratique et la théorie pour le Che étaient étroitement liées et tellement imbriquées l'une dans l'autre qu'elles ne forment qu'un tout inséparable. Son intégrité, sa sincérité et son honnêteté, de l'avis même de ses ennemis, étaient totales. Sa vie, brève mais intense, se confondait avec ses idées. Il a été jusqu'au bout de ses convictions révolutionnaires, « dans une révolution on triomphe ou on meurt (si elle est véritable) » (8). Le pouvoir, le prestige, les honneurs... ne l'ont jamais corrompu. Son mode de vie gênait et irritait tous les bureaucrates qui s'installent confortablement dans leurs nouveaux postes de commandement.

Dans son combat permanent contre l'impérialisme yankee, Ernesto Che Guevara n'a pas hésité à troquer son poste de ministre de l'industrie contre celui de guérillero dans les maquis congolais et bolivien ; « d’autres terres du monde réclament le concours de mes modestes efforts » disait-il (9) . Pour sa famille, il n'a légué aucun bien matériel. A ses enfants, il ne leur a laissé qu'une lettre dans laquelle il leur conseillait « d'étudier beaucoup » mais avant tout, ajoute-t-il « soyez surtout capables de sentir, au plus profond de vous-mêmes, toute injustice commise contre quiconque en quelque partie du monde. C’est la plus belle qualité d’un révolutionnaire » (10) .

 

Le Che pensait que « Chaque fois qu'un pays se détache de l'arbre impérialiste, ce n'est pas seulement une bataille partielle gagnée contre l'ennemi principal, c'est aussi une contribution à son affaiblissement réel et un pas de plus vers la victoire finale. Il n'est pas de frontières dans cette lutte à mort. Nous ne pouvons rester indifférents devant ce qui se passe ailleurs dans le monde, car toute victoire d'un pays sur l'impérialisme est une victoire pour nous ; de même que toute défaite d'une nation est une défaite pour nous » (11) .

C'est dans cet esprit qu'il faut situer l'engagement du Che au Congo et en Bolivie, même si d'autres considérations entrent en ligne de compte, comme ses critiques de plus en plus virulentes à l'égard des pays socialistes : « Les pays socialistes, écrit-il dans son discours d'Alger, ont le devoir moral de liquider leur complicité tacite avec les pays exploiteurs de l'Ouest » (12) . Mais pour lui le combat anti-impérialiste partout à travers le monde, le seul qui vaille, l'emporte sur toute autre considération.

Ernesto Che Guevara était convaincu que « la victoire au Congo montrera aux africains que la libération nationale ouvre la voie au socialisme ; une défaite ouvrira la voie au néo-colonialisme » (13) .

En juin 1960 le Congo, un pays immensément riche en minerais de toute sorte, obtient son indépendance et Patrice Lumumba est élu chef du gouvernement. « Cette indépendance du Congo, nul Congolais digne de ce nom ne pourra jamais oublier que c’est par la lutte qu’elle a été conquise, une lutte de tous les jours, une lutte ardente et idéaliste, une lutte dans laquelle, nous n’avons ménagé ni nos forces, ni nos privations, ni nos souffrances, ni notre sang (…) L’indépendance du Congo marque un pas décisif vers la libération de tout le continent africain » déclarait Lumumba lors des cérémonies d'indépendance (14) .

Mais, Lumumba avant même de devenir premier ministre était déjà un farouche ennemi du colonialisme et de l'impérialisme. C'est lui qui disait « L’Afrique toute entière est irrésistiblement engagée dans une lutte sans merci contre le colonialisme et l’impérialisme » (15).

Contre l'amnésie historique, rappelons tout de même que « La Belgique était la puissance coloniale européenne la plus sanguinaire et répressive en Afrique. Les belges tant wallons que flamands avaient tués 10 à 12 millions de congolais » (16) .

Sentant leurs intérêts économiques et stratégiques menacés, le pouvoir colonial belge et l'impérialisme américain ont tout simplement décidé d'éliminer physiquement Patrice Lumumba par Tshombé et Mobutu interposés (17).

Après l'assassinat de Lumumba, dans des conditions atroces, d'autres hommes comme Pierre Mulele par exemple ont continué le combat anticolonialiste et anti-impérialiste du héros africain. Mais Mobutu avec l'aide notamment des américains et des belges a réussi à écraser la rébellion au prix de milliers de congolais loyalistes massacrés.

En décembre 1964, de la tribune des Nations Unies, Ernesto Che Guevara dénonce ce carnage et l'exploitation des pays pauvres par l'impérialisme :

 

« La philosophie du pillage, non seulement n'a pas cessé mais elle se maintient, plus forte que jamais ; c'est pourquoi ceux-là mêmes qui ont utilisé le nom des Nations Unies pour assassiner Lumumba, assassinent aujourd'hui des milliers de Congolais, au nom de la défense de la race blanche ».

Dans son discours du 30 novembre 1964, à l'occasion du 6ème anniversaire du soulèvement de Santiago de Cuba, le Che va encore plus loin dans sa dénonciation des crimes de l'impérialisme qui transforme les hommes en bêtes féroces et rend un vibrant hommage à Patrice Lumumba :

 

« (...) la bestialité de l'impérialisme, bestialité qui n'a pas de frontière précise et qui n'appartient pas à un pays déterminé. Les hordes hitlériennes se sont conduites comme des bêtes féroces, les américains d'aujourd'hui se conduisent comme des bêtes féroces, les parachutistes belges se conduisent comme des bêtes féroces, comme les impérialistes français en Algérie parce que il est dans la nature de l'impérialisme de transformer les hommes en bêtes, d'en faire des bêtes féroces assoiffées de sang qui sont disposées à égorger, assassiner, détruire jusqu'à la dernière image d'un révolutionnaire, d'un partisan d'un régime qui s'est retrouvé sous leur botte et qui lutte pour la liberté. Et la statue qui perpétue le souvenir de Lumumba - aujourd'hui détruite et reconstruite demain - nous rappelle aussi, avec l'histoire tragique de ce martyr de la Révolution mondiale, que l'on ne peut pas faire confiance à l'impérialisme, même pas un tout petit peu, en rien ».

 

L’expérience congolaise était un échec. Le Che le dit lui-même sans détours : « Cette histoire est celle d’un échec » (18) . Ernesto Che Guevara ne se limitait pas à critiquer les autres. Il s'accusait lui-même. L'autocritique faisait partie intégrante de son caractère. N'est-ce pas lui qui disait à propos de l'étape congolaise « (...) nous avons échoué. Ma responsabilité est grande »  ? (19) . Mais cet échec n'a pas entamé sa volonté de poursuivre son combat anti-impérialiste : « j’ai appris au Congo ; il y a des erreurs que je ne ferai plus. Peut-être en répéterai-je d’autres, en commettrai-je de nouvelles aussi. J’en suis sorti avec plus de foi que jamais dans la guérilla » (20) .

Le voilà parti, une fois de plus, avec ses compagnons de différentes nationalités, allumer « deux, trois, plusieurs Viêt-nam » ailleurs qu'en Afrique. C'est « l'heure des brasiers et il ne faut voir que la lumière », cette phrase de José Marti, chère à Guevara, résume bien le nouveau combat anti-impérialiste que le Che veut livrer en Bolivie au cœur même du sous-continent américain. « L’Amérique, disait-il, constitue un ensemble plus ou moins homogène et dans presque tout son territoire les capitaux monopolistes américains maintiennent une primauté absolue. Les gouvernements fantoches, ou, dans le meilleur des cas, faibles et timorés, ne peuvent s’opposer aux ordres du maître yankee.(...) Par ailleurs, les bourgeoisies nationales ne sont plus du tout capables de s’opposer à l’impérialisme ( si elles l’ont jamais été) et elles forment maintenant son arrière-cour. Il n’y a plus d’autres changements à faire : ou révolution socialiste ou caricature de révolution » (21) .

Propager la guérilla révolutionnaire, ouvrir de nouveaux foyers pour affaiblir l'impérialisme yankee qui étouffe tous les peuples d'Amérique latine à commencer par le peuple cubain, voilà la nouvelle mission du Che en Bolivie. « Une nouvelle étape commence aujourd'hui » écrit-il dans la première page de son Journal de Bolivie. Il s'agit de réveiller par la guérilla les consciences endormies des peuples d'Amérique latine et les dresser contre leur ennemi commun, les Etat-Unis. Cette fois, il veut marcher sur les traces du grand libérateur Simon Bolivar.

A peine libérés de l'esclavage colonial espagnol et portugais, les peuples d'Amérique latine sont tombés dans une autre dépendance non moins féroce, celle de l'impérialisme nord-américain. Ce sont ces liens d'exploitation et d'oppression qui les maintiennent dans le sous développement et dans la misère que le Che a voulu, à sa manière, briser.

 

Mais cette « nouvelle étape », aussi désespérée qu'héroïque, sur son chemin de lutte contre l'impérialisme, était la dernière. Sa mort tragique et prématurée ne lui a pas laissé le temps d'aller jusqu'au bout de ses convictions libératrices. Le 9 octobre 1967, le grand Ernesto Che Guevara est mort sur le sol de cette Amérique latine où il a rencontré dans sa jeunesse tant de misères et de souffrances de ses ouvriers, de ses mineurs, de ses lépreux, de ses indigènes et de ses paysans. Mais le Che en tant qu'internationaliste disait « Qu’importe où nous surprendra la mort ; qu’elle soit la bienvenue pourvu que notre cri de guerre soit entendu, qu’une main se tende pour empoigner nos armes, et que d’autres hommes se lèvent pour entonner les chants funèbres dans le crépitement des mitrailleuses et des nouveaux cris de guerre et de victoire » (22).

 

Aujourd'hui l'impérialisme américain contre lequel s'est élevé le Che, les armes à la main, sème encore la terreur et la désolation à travers le monde. C'est lui qui menace d'attaquer le Venezuela et l'Iran comme il a attaqué hier l'Afghanistan, la Yougoslavie, l'Irak, la Libye, la Syrie, le Yémen etc.

L'impérialisme américain est toujours aussi déterminé que par le passé à détruire et à anéantir tout gouvernement, toute opposition et toute résistance qui menacent ses intérêts économiques et stratégiques. Il est la négation du Droit des nations à disposer d'elles-mêmes.

Aujourd'hui l'impérialisme américain dans sa forme guerrière est devenu un monstre dont les conséquences notamment pour les peuples du Sud ont atteint des dimensions épouvantables.

Aujourd'hui, les États-Unis sont dirigés par un président réactionnaire, misogyne et raciste. Ce président milliardaire vient de durcir encore l’embargo sur Cuba. Rappelons que les américains occupent toujours une parcelle du territoire cubain où ils ont installé la base militaire de Guantanamo qui leur sert, entre autres, de centre de... torture !

L'impérialisme, stade suprême du capitalisme, demeure toujours comme le disait le Che l'ennemi de l'homme. Et le système qui méprise les hommes ne peut respecter la nature.

Le combat héroïque et parfois désespéré mené par le Che à son époque et dans d'autres conditions contre l'impérialisme américain, n'a jamais été aussi actuel qu'aujourd'hui. La résistance se poursuivra inévitablement, dans des conditions différentes, tant que la violence et l'oppression impérialistes existent.

 

Le Che est mort, mais son souvenir restera, pour celles et ceux qui luttent contre l'impérialisme et contre toutes les formes d'injustices, « enfoui tel un trésor dans la partie la plus profonde, la plus secrète et la plus riche de leur être, réchauffant leur courage, attisant leur énergie » (23).

 

Mohamed Belaali

Blogbelaali.com

 

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(1)« En los nuevos campos de batalla llevaré la fe que me inculcaste, el espíritu revolucionario de mi pueblo, la sensación de cumplir con el más sagrado de los deberes : luchar contra el imperialismo dondequiera que esté : esto reconforta y cura con creces cualquier desgarradura ». discursos/1965/esp/f031065e.html ierno/http://www.cuba.cu/gob

(2)Discours d'Alger (24 février 1965) :

https://unitecommuniste.fr/wp-content/uploads/2017/04/alger.pdf

(3)https://www.marxists.org/francais/guevara/works/1967/00/tricontinentale.htm

(4)https://www.marxists.org/francais/guevara/works/1967/00/tricontinentale.htm

(5) https://www.marxists.org/francais/guevara/works/1967/00/tricontinentale.htm

(6)https://www.marxists.org/francais/guevara/works/1967/00/tricontinentale.htm

(7)Ibid.

(8)http://www.cuba.cu/gobierno/discursos/1965/esp/f031065e.html

(9) http://www.cuba.cu/gobierno/discursos/1965/esp/f031065e.html

(10)http://www.cubadebate.cu/especiales/2017/10/04/che-a-sus-hijos-su-padre-ha-sido-un-hombre-que-actua-como-piensa/#.XY25EUYzaUk

(11)https://unitecommuniste.fr/wpcontent/uploads/2017/04/alger.pdf

(12)Ibid.

(13)Pierre Kalfon « Che Ernesto Guevara, une légende du siècle » p.403.

(14)http://africultures.com/le-discours-dindependance-de-lumumba-9826/.

(15)[Exposé de Patrice Lumumba, Congrès pour la Liberté et la Culture », Université d'Ibadan. 22 mars 1959. Texte extrait du livre "La pensée politique de Patrice Lumumba" éditions Présence Africaine 1963 ] http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMDictionnaire?iddictionnaire=1447

(16)Tariq Ali dans « Les dilemmes de Lénine », page 186.

Voir aussi : https://information.tv5monde.com/afrique/Il-pleut-des-mains-sur-le-congo-lethnocide-colonial-belge-oublie

(17)https://www.jeuneafrique.com/105156/culture/assassinat-de-lumumba-2/

(18) « Passages de la guerre révolutionnaire : le Congo ».

(19)Ibid.

(20)Ibid.

Sur la Guérilla, voir « La guerre de guérilla » du Che, voir également le travail de MICHAEL LOWY https://www.persee.fr/docAsPDF/homso_0018-4306_1971_num_21_1_1443.pdf .

(21)Message à la Tricontinentale. Op. cit.

(22) Op.Cit.

(23)Ahmed Ben Bella premier président de l'Algérie indépendante. Le Monde diplomatique, octobre 1997.

 


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32 réactions à cet article    


  • Septime Sévère 10 octobre 11:13

    Il y en a qui en sont encore là ? Par bonheur tout ça se passe sur un autre continent, si bien que nous ne sommes pas obligés de nous en occuper. Ouf !

    Mais le SAS Que viva Guevara se laisse lire. 


    • Septime Sévère 10 octobre 11:15

      Et quand je pense à tous les hallucinés de la cellule communiste du bahut qui voici un demi-siècle nous emmerdaient toute l’année avec ces salades. 


    • M.William 10 octobre 11:54

      Guevara écrivait dans son journal :

       Les Noirs, ces magnifiques spécimens de la race africaine qui ont conservé leur pureté raciale grâce à leur peu de goût pour le bain, ont vu leur territoire envahi par un nouveau spécimen d’esclave : le Portugais. Le mépris et la pauvreté les unissent dans leur lutte quotidienne, mais la manière différente d’affronter la vie les sépare complètement ; le Noir indolent et rêveur dépense ses sous en frivolités ou en coups à boire, l’Européen a une tradition de travail et d’épargne qui le suit jusque dans ce coin de l’Amérique et le pousse à progresser, indépendamment même de ses aspirations individuelles. »

      Sur la liberté d’expression :

       Nous devons mettre fin à tous les journaux, car une révolution ne peut se faire avec la liberté de la presse. Les journaux sont les instruments de l’oligarchie. »

      Bonne journée.


      • nono le simplet nono le simplet 10 octobre 14:24

        à ma rentrée en Seconde au lycée en septembre 68 j’avais dessiné au feutre noir un immense portrait du Che dans le dos de ma blouse blanche sous le regard effaré des profs mais pas un mot ... mai 68 était passé par là ...

        au fil des années j’ai réalisé que la révolution armée c’était pas mon truc ...

        et même si je garde un fond d’admiration pour Ernesto quand je pense révolution je pense Mahatma ou Madiba 


        • jakem jakem 10 octobre 17:57

          @nono le simplet
          Vous étiez un jeune couillon, comme moi !



          • jakem jakem 10 octobre 15:13

            Il est mort sans s’être confessé, sans avoir été oint des saintes huiles... il traîne en enfer aux côtés de Hitler, Staline and Co, Pol Pot, Mao ...

            Les EU et la CIA ont fait de sacrées saloperies et je suis sûr qu’il les aurait égalés s’il avait eu autant de pouvoir...

            S’il était chez nous il prendrait fait et cause pour des nuisibles du genre Traoré ...

            Il est crevé, tant mieux, et ne ressuscitera pas ; youpi !


            • amiaplacidus amiaplacidus 10 octobre 17:49

              @jakem : « ...Il est crevé, tant mieux, et ne ressuscitera pas ; youpi ! ... »

              La charité religieuse dans toute sa splendeur.

              Notez que je dis religieuse et pas chrétienne, parce que des religions, il n’y en a pas une pour racheter l’autre.


            • jakem jakem 10 octobre 17:56

              @amiaplacidus
              Je me réjouis dans la paix du Christ !

              Mais... où voyez-vous la charité dans ma joie ?


            • ticotico ticotico 10 octobre 17:12

              Il y a quelques années, j’avais fait une photo d’un biker dans une rue de La Havane, téléphone à l’oreille à côté de sa Harley des années 50... 

              Puis j’ai découvert que ce motard était Ernesto Guevara, le fils de l’autre, bien qu’assez ressemblant physiquement, il avait un couvre chef que son père n’aurait jamais porté : un bandana aux couleurs de la bannière étoilée...


              • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 10 octobre 22:11

                Un gars qui appréciait de voir des gens se faire exécuter en buvant son café...


                • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 10 octobre 22:20

                  @Aita Pea Pea

                  Un gars qui appréciait de voir des gens se faire exécuter en buvant son café...

                  Pas du tout, Aita, apprends son histoire, c’est un homme vrai, qui au contraire répugnait à tuer, même ses ennemis.

                  Classe, intelligence, abnégation, courage et force de caractère. Il a refusé les pantoufles qu’on lui offrait pour aller porter la révolution en Afrique.

                  Il ne mourra jamais.


                • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 10 octobre 22:30

                  @Philippe Huysmans

                  Relis ta révolution cubaine.


                • The White Rabbit The White Rabbit 10 octobre 22:35

                  @Aita Pea Pea

                  En effet Aita :

                  Che Guevara est un personnage d’une cruauté insensée", affirme M. Machover, auteur de "La Face cachée du Che", publié à l’occasion de cet anniversaire. "C’est quelqu’un qui n’hésitait pas à mettre la main à l’ouvrage en exécutant lui-même ceux qu’il considérait comme des traîtres ou des mouchards", souligne-t-il dans un entretien à l’AFP-vidéo.

                  Le célèbre guérillero, relève Jacobo Machover, "a écrit dans la Sierra Maestra (en pleine révolution cubaine) qu’il était +Vivant et assoiffé de sang+", explique l’auteur.

                  C’est aussi, selon cet exilé, quelqu’un qui a présidé en 1959 "les tribunaux révolutionnaires dans la forteresse de La Cabana, la principal prison de La Havane et qui n’a pas hésité, à aucun instant, à condamner des dizaines de personnes à mort ou à les envoyer en prison pour 20 ou 30 ans« .

                   »Lui-même assistait aux exécutions, lui-même se chargeait de pratiquer des simulacres d’exécution", souligne ce Cubain arrivé, enfant avec ses parents, en France en 1963, quatre ans après la victoire des révolutionnaires à Cuba.

                  M. Machover s’en prend aussi à la légende du Che qui, selon lui, "n’est pas un personnage très intéressant, en ce sens qu’il a été à la fois instrument et victime de Fidel Castro, qui l’a envoyé d’abord mourir au Congo, où il a pu sauver sa vie, puis en Bolivie, où il l’a perdue".


                • The White Rabbit The White Rabbit 10 octobre 22:36

                  Pour servir sa cause, le commandant n’hésite pas à se débarrasser de tous ceux qui lui barrent la route. Outre la création de camps de “travail et de rééducation” (des camps de travail forcé) à son arrivée au pouvoir, on lui attribue des centaines d’assassinats arbitraires.

                  En 1959, quand le régime de Fulgencio Batista est renversé, Che Guevara est d’abord nommé commandant en chef de la prison de la Cabaña. Dans cette forteresse, il met en place un tribunal révolutionnaire qui est à l’origine de centaines d’exécutions. Policiers, militaires et ennemis du nouveau régime y sont jugés coupables de crimes de guerre et doivent parfois justifier leur condamnation devant leur famille. Ce passage à la Cabaña lui vaudra le surnom de carnicerito, autrement dit le “petit boucher”. Mais le Che assume : « Nous avons fusillé, nous fusillons et nous continuerons de fusiller autant qu’il le faudra », déclare-t-il aux Nations Unies en 1964.

                  https://www.geo.fr/histoire/5-choses-a-savoir-sur-ernesto-che-guevara-196647


                • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 10 octobre 22:52

                  @The White Rabbit

                  Bahh ...le Che était un gentil gars ,la preuve le nombre de T Shirts a son effigie...


                • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 10 octobre 22:56

                  @Aita Pea Pea

                  Relis ta révolution cubaine.

                  C’est déjà fait aita.

                  Bonne nuit quand même :p


                • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 10 octobre 23:17

                  @Philippe Huysmans

                  Bah le lapin blanc t ’as rappelle quelques tristes réalités ...chapeau à lui. Fout ton béret sur la tronche avec ton étoile rouge....ça m ’impressionne pas.


                • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 10 octobre 23:18

                  @Aita Pea Pea

                  Bah le lapin blanc t ’as rappelle quelques tristes réalités ...chapeau à lui. Fout ton béret sur la tronche avec ton étoile rouge....ça m ’impressionne pas.

                  Je t’ai juste donné mon opinion, Aita, rien à voir avec une attaque, j’ai un peu de respect, tu l’auras remarqué.


                • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 10 octobre 23:57

                  @Philippe Huysmans

                  Ta condescendance a mon égard commence à me gaver.


                • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 11 octobre 00:00

                  @Aita Pea Pea

                  Ta condescendance a mon égard commence à me gaver.

                  Ce que tu vois comme condescendance

                  n’est que la projection de tes peurs, je te vos juste comme un amateur d’art, au sens vrai.

                  Et pis c’est tout.

                  Et si ça ne te plaît pas, va te faire voir, ok ?


                • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 11 octobre 00:10

                  @Philippe Huysmans

                  Tu me prends pour un con ...comme la plupart des personnes qui discutent avec toi ...t’as un blême...


                • The White Rabbit The White Rabbit 11 octobre 00:33

                  @Aita Pea Pea

                  Bahh ...le Che était un gentil gars ,la preuve le nombre de T Shirts a son effigie...

                  Le pognon de dingue que ce sont faits les capitalistes avec ça !
                  Quel oxymore après que le Che soit occis, mort



                • Van Hell Sing(V.H.S) Cyrus 11 octobre 00:38

                  @The White Rabbit

                  Dire que c’ est toi qui pretendait offrir la tournée de bescherelle :)

                  bakayarô 馬鹿野郎


                • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 11 octobre 00:53

                  @The White Rabbit

                  L’est pas mort...on l’a repéré avec Jauni et Elvis sur une île du pacifique. Perso je sais pas de ce qu’ils causent entre eux ....


                • M.William 12 octobre 09:27

                  @Philippe Huysmans

                  Oui, il avait ce côté cruel qui lui a permis de prendre des fonctions au tout début de la révolution en administrant une prison.

                  Il faut déconstruire l’historiographie orientée partis communistes.

                  On a des discours et des interviews du che guevara qui aident à déconstruire cette image de chérubin révolutionnaire qu’il a encore aujourd’hui.
                  Faut chercher , il existe des traductions .


                • L'apostilleur L’apostilleur 10 octobre 22:47

                  Lors de mon dernier séjour à La Havane, en passant par la place de la Révolution, il m’a semblé que l’immense figure du Che grimacait !

                  Oubliant ses théories, dans plusieurs villes de l’île, on pouvait observer des files d’attente de ses héritiers qui s’allongeaient devant les banques en vue d’obtenir un prêt pour créer leur activité individuelle.

                  Le Che n’apprecierait sûrement pas le nouveau « Cuba libre » ce cocktail apprécié avec du ... Coca-Cola !


                  • ticotico ticotico 12 octobre 11:01

                    @L’apostilleur

                    « on pouvait observer des files d’attente de ses héritiers qui s’allongeaient devant les banques en vue d’obtenir un prêt pour créer leur activité individuelle. »

                    Pour le portrait géant qui fait la grimace, oui, ça peut arriver, surtout après quelques verres de « Añejo Especial »... mais pour les banques, ce n’est pas crédible. 
                    Les banques cubaines ne sont pas là pour apporter du financement aux cubains saisis par la vocation entrepreneuriale, mais bien pour récupérer le maximum de devises en provenance de l’étranger. Monter un petit commerce à Cuba, c’est d’abord trouver de l’argent en provenance d’ailleurs...


                  • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 10 octobre 23:34

                    Comment en 2020 ne pas savoir que Che Guevara est une ordure immonde qui tuait sans procès pour le simple plaisir de tuer.

                    Le deni des faits, c’est affligeant ces Marxistes


                    • moderatus moderatus 11 octobre 12:51

                      Bonjour Mohamed 

                      la gouroumania doit être tempérée.

                      Il ya des côtés que l’on put apprécier chez le CHE, pais aussi des côtés noirs qu’il ne fait pas cacher 

                      Il était un peu, dérangé très sanguinaire, et pas très regardant sur les droits de l’homme.

                      Après le renversement du régime de Batista en juillet 1959, Che Guevara a dirigé les premiers pelotons d’exécution et a installé des camps de travaux forcés à travers tout le pays, en s’inspirant du modèle des goulags soviétiques. Il agissait à la fois comme juge, jury et bourreau, ce dont il était personnellement fier. Il a écrit dans son essai :

                      « Pour envoyer des hommes au peloton d’exécution, une preuve judiciaire est inutile … Ce n’est qu’une procédure de détails bourgeois. C’est une révolution  ! Et un révolutionnaire doit devenir une machine à tuer de sang-froid, motivée par la haine. Nous devons instaurer l’exemple du Mur [de Berlin]  ! »

                      Désolé de tempérer votre enthousiasme.


                      • moderatus moderatus 12 octobre 13:00

                        Monsieur Mohamed Belaali

                        Je suis venu vous dire que je m’en vais comme dans la chanson.

                        vous publiez votre propagande sur agoravox puis ensuite vous ne répondez à aucune question que posent les intervenants


                        Mépris pour agoravox qui est un site d’échanges et mépris pour ceux comme moi sont venus sur votre article.

                        Donc je m’abstiendrai dorénavant de venir sur vos ’articles’

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