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Le Concept de Jeu mondial historique à somme nulle, « positif » et « ascendant », pour expliquer l’histoire du XXème siècle à nos jours

 2ème Partie

 « Pour l’Europe qui est déjà une forteresse, si George Soros est dans le vrai dans les incertitudes qui menacent les économies occidentales, oui, il y a beaucoup d’incertitude peut-on répondre, cependant la forteresse Europe ne peut aller contre l’histoire. Elle reste et restera une « forteresse. » Dire qu’elle éclate, cela n’a pas de sens, les peuples d’Europe ne peuvent aller contre l’histoire. D’autant plus qu’ils ont en face des blocs. »

Le commentateur, en citant ce morceau de texte de la première partie, répond que « l’histoire n’est pas un truc magique qui décide à la place des peuples. » (1)

Une réponse judicieuse et intéressante à plus d’un titre. Je répondis : « Vous avez raison de le dire que « l’histoire n’est pas un truc magique qui décide à la place des peuples. » En effet, l’histoire n’est pas un truc magique... Mais c’est quoi l’histoire ? Je dis bien de toute l’humanité. Ce sont toutes nos actions de toutes les composantes humaines. Donc l’Histoire, c’est nous et tout ce que nous faisons et par conséquent tout ce que font les plus de 7 milliards d’êtres humains qui peuplent la Terre. Et auxquels il faut ajouter les actions passées des dizaines ou centaines de milliards d’êtres humains qui les ont précédés. 

Pensez-vous que vous pourriez refaire votre histoire, aller contre votre histoire ou tout court l’Histoire qui vous a « fait », parce que vos actions vous ont fait à travers votre histoire que vous n’avez pas commandée. Et c’est la raison qui fait que je dis que « l’histoire vous a fait. » Donc si vous ne pouvez pas refaire votre vie, parce que les années sont passées et sont comptabilisées dans votre histoire, de la même façon pour l’histoire des peuples. Pour que vous me compreniez, la France peut-elle retourner aux régimes monarchiques ? De la même façon, la Russie peut-elle revenir au régime politique communiste de l’ex-URSS ? Non, cela est évident. L’histoire est donc ascendante. Elle ne peut pas être descendante. Et encore là, je différencie histoire et Histoire. L’histoire avec un h minuscule, c’est l’histoire voulue par les hommes, inconsciemment de ce que leur réserve l’Histoire avec un grand H. Mais dans les deux cas, qui sont liés, l’histoire ou l’Histoire avance. 

C’est vrai que l’histoire ne peut décider à la place des peuples, et les peuples ne peuvent pas décider à la place de l’histoire. Mais, dans la réalité, les deux constituent « un ». Et dès lors qu’ils sont « un » puisque l’histoire n’exprime que la somme de toutes nos actions de toutes les composantes humaines, ces actions ne peuvent retourner en arrière. Cependant, vous allez me dire et le Brexit alors. Pourquoi il s’est détachée de l’Union européenne ? Là aussi, l’histoire avance. Il ne s’est détaché parce qu’il ne trouve pas son intérêt dans l’UE. L’histoire ne s’est pas rétrogradée, elle a au contraire avancé. Et il y a des causes précises qui ont permis le retrait du Royaume-Uni de l’UE, causes que n’ont pas la plupart des pays de l’UE. Excepté l’Allemagne et la France. Et encore, ces ceux pays ont tout à perdre s’ils quittent l’UE. Donc l’histoire est positive. Et c’est parce que l’histoire est positive que l’UE est une forteresse. Je m’arrête là parce que c’est trop long à expliquer. Sinon votre réponse est très judicieuse. »

Il est évident que l’histoire de l’humanité est rationnelle sinon les hommes, et donc les êtres humains, n’auraient pu comprendre leur monde ni se comprendre, et donc exister. Et par ce qui nous intéresse dans cette analyse économique du monde depuis le XXème le siècle à nos jours, montrons que « tout est rationnel aussi en économie au même titre que toute science. »

 

  1. Les années 1920. Un jeu à somme nulle « positif » entre les États-Unis et l’Europe jusqu’au krach de 1929

 Dans la première partie, nous avons montré que la décolonisation de l’Afrique et d’une grande partie de l’Asie a joué comme moteur dans la croissance économique mondiale. Au temps de la colonisation, « ce que les colonisés n’avaient pas en terme de richesses produites sur leurs territoires, une toute partie leur revenait pour leurs subsistances, les puissances dominantes, à l’époque occidentales, l’avaient. » C’est ainsi que la colonisation s’est soldée par un immense transfert de richesses des pays colonisés vers les métropoles. En colonisés, ces peuples n’avaient pas de droit sur leurs richesses. De même, ils n’avaient pas droit au respect de leur intégrité physique et morale de leurs personnes puisqu’ils étaient corvéables ou réquisitionnés pour tout travaux ou servir de chair à canon – engagés dans les guerres des puissances coloniales pour, paradoxalement, coloniser d’autres peuples et territoires. Partant du principe que les gains que faisaient les pays colonisateurs et les pertes (toutes formes confondues et donc matérielles et humaines) qu’enregistraient les pays colonisés s’annulaient, le jeu entre les deux parties était à « somme nulle » sauf qu’il était « négatif » pour les peuples colonisés.

Ceci étant, on peut se poser à juste raison la question pourquoi la crise de 1929 a éclaté 10 ans après la fin de la Première Guerre mondiale alors qu’après la Deuxième Guerre mondiale, non seulement il n’y a pas eu une crise similaire, donc de cette gravité, mais les crises ne sont apparues que tardivement, au début des années 1970. Comment comprendre ? La réponse raisonnable peut être celle-ci. Après la Première Guerre mondiale, les pays d’Europe devait se reconstruire des destructions de la guerre. Et l’Amérique avait intérêt à les soutenir dans leurs efforts de reconstruction. Les pays d’Europe constituaient un « grand débouché pour leur industrie ». Avec l’avènement du machinisme que permettait le progrès technologique, la rationalisation, des méthodes nouvelles de gestion comme le taylorisme, organisant scientifiquement le travail (OST), la concentration d’entreprises comme les économies d’échelle (réduction du prix des produits en augmentant la taille de l’entreprise), les États-Unis se sont trouvés dans la forme moderne de l’industrialisation, et don confrontés aux besoins de débouchés pour écouler l’excédent de leur production de masse. D’autant plus qu’ils ont compensé la production de l’Europe qui, en guerre, a converti une grande partie de son industrie dans la production d’armements.

Par conséquent, l’Europe au sortir de la guerre, en tant que débouché majeur pour la production industrielle et agricole, a joué un grand rôle dans la stabilité économique américaine. Sans les débouchés européens, les États-Unis auraient été obligé de réduire et fermer un grand nombre d’entreprises industrielles et agricoles par absence de marchés. Et donc une situation qui aurait provoqué un chômage de masse, une dépression économique, un appauvrissement de la population américaine, des troubles sociaux... Tel a été l’intérêt des Américains de faciliter aux pays d’Europe leur construction, par l’effacement d’une partie de leurs dettes, des prêts pour le financement de leurs économies, en échange des arrivées massives de produits industriels et agricoles pour l’Europe. Et donc contre les promesses de remboursement par l’Europe, i.e. des dettes, un formidable de transfert de richesses et de technologies fut acheminé vers l’Europe. Là encore, le jeu entre les États-Unis et l’Europe était à « somme nulle », sauf qu’il était « positif » pour les deux parties puisque toutes deux tiraient un bénéfice.

La reconstruction opérée, les pays d’Europe, forts de leurs immenses territoires coloniaux, regagnèrent en quelques années leurs parts de marché dans le monde. Ce qui était craint apparut. D’alliés, les pays d’Europe devenaient pour les États-Unis de redoutables concurrents sur les marchés mondiaux. La situation devenant difficile pour la production de masse de produits industriels et agricoles américains, il s’est opéré comme ce qui s’est passé dans la Bourse de Tokyo, la bulle spéculative survenue de 1986 à 1990. Pour « masquer la chute de la croissance économique », les entreprises et les banques américaines ont encore accentué la spéculation sur le marché des actions. Avec un haut niveau de liquidité disponible, l’économie américaine qui a fortement progressé avec le boom boursier, le rapatriement rapide des capitaux en provenance d’Europe, les actifs pris dans une spirale haussière sans rapport avec le profit des entreprises font que le krach devenait inévitable. Il n’était pas possible pour la Fed américaine de laisser ce processus continuer provoquant un fossé grandissant avec l’économie réelle. Il était nécessaire qu’elle relève le taux d’escompte. Le jeudi 24 octobre 1929, la bulle spéculative financière à Wall Street éclate, c’est le krach du siècle.

S’ensuivit la Grande dépression des années 1930. On n’a point besoin de parler de cette période tant la misère a frappé une grande partie des populations occidentales. Et le paradoxe est que les richesses étaient là, les moyens de production de masse aussi mais tout s’est effondré. On jetait même des richesses à la mer pour ne pas les stocker ou baisser les prix. L’effet inverse se produisit, une spirale conduisit une baisse des salaires, une baisse des prix et une augmentation massive du chômage estimée à « 17,5% », et un recul de « 40% » de la production industrielle aux États-Unis. (2) « En Allemagne, les chômeurs passent de 600 000 en 1928, à 6 000 000 en 1932, soit de « 33% » de la population active. » (3) Une situation de détresse pour les peuples occidentaux qui finalement les mena à la Deuxième Guerre mondiale.
 

  1. Le jeu mondial à somme nulle, « positif » et « ascendant » a un sens historique

 Pourquoi alors la durée de croissance économique a été courte entre la fin du premier conflit mondial et la crise de 1929 alors qu’après 1945, pratiquement trente ans sont passés, ce qu’on appelle les « Trente Glorieuses », avant que n’apparaissaient les crises. Peut-on appliquer le concept « le jeu à somme nulle positif  » cette fois-ci pris « globalement » pour les deux Guerres mondiales et l’entre-des-deux-guerres ? Où les jeux à somme nulle positifs visent un jeu « mondial » qui se révèle non seulement « positif » mais aussi « ascendant ».

Pour comprendre, rappelons que la période avant 1914, et entre la Première Guerre mondiale et la crise de 1929, l’Occident, par sa puissance économique et militaire, régnait en maître sur le monde. Les richesses mondiales produites étaient réparties entre l’Occident et le reste du monde. Mais qui était le « grand récipiendaire de ces richesses » ? Il était évident que c’est la partie la plus puissante du monde, i.e. l’Occident. Les pays colonisés ou dominés comptaient peu dans cette répartition de richesses à l’échelle mondiale. Certes ces derniers n’étaient pas producteurs de produits finis, mais il demeure que peuples et territoires de ces pays étaient exploités et les autochtones (les indigènes) maintenus dans la misère. Dès lors, eu égard aux nouveaux facteurs, le formidable progrès technologique, l’organisation rationnelle du travail et la concentration d’entreprises, donc des économies d’échelle, et la production de masse qui a suivi, l’Occident s’est trouvé confronté comme le furent les États-Unis au sortir du premier conflit mondial. Si les États-Unis ont trouvé la parade dans la reconstruction de l’Europe, la situation changea complètement en 1929. Les pays d’Europe devenus concurrents sur le marché mondial, la situation se détériora à tel point que s’ensuivit une dépression économique mondiale dans les années 1930.

L’absorption de la production mondiale n’était pas au rendez-vous. Les pays occidentaux ne pouvaient pas absorber toutes les richesses qu’ils produisaient, richesses qui contenaient une bonne part des richesses brutes (matières premières) prélevées des colonies. Les plus de trois-quarts de l’humanité colonisés, pauvres, dont une grande partie en Afrique et en Asie, étaient dans le dénuement, et pratiquement absents dans la consommation mondiale. Un décalage flagrant entre la production (de masse) mondiale et la consommation mondiale.

Si les gains pour l’Occident et les pertes pour le reste du monde s’annulaient, il demeure qu’en matière d’absorption mondiale, le jeu mondial à somme nulle n’était pas positif, il était « négatif ». Pourquoi ? La question qui se posait aux entreprises américaines et européennes qui elles ne prenaient pas en compte le reste du monde – ignoré parce qu’il était colonisé ou dominé –, était celle-ci : « Pourquoi produire ? » Puisque la demande occidentale était limitée. « Pour qui produire ? » Dès lors que les consommateurs étaient au nombre très restreint, se limitant à la population européenne, américaine et japonaise ? Forcément la production industrielle et agricole de masse devait diminuer, d’autant plus que le stockage avait des limites. De plus, à quoi cela servait pour les banques centrales ou commerciales de créer un surplus de monnaie puisque la demande occidentale est limitée ? Cela ne pouvait que rendre la spéculation sur les valeurs boursières inévitable, et au bout la bulle et le krach. Donc un processus historique inexorable auquel ne pouvaient échapper les puissances occidentales.

Peut-on dire que la crise financière de 1929 était négative ? Ou comme on l’a écrit supra, peut-on dire que « ce jeu mondial à somme nulle n’était pas positif ? » Oui, sur le plan économique, la crise financière de 1929 comme le jeu mondial au cours de cette période à somme nulle ont été « négatifs ». Mais ceci dit que dans le relatif, et non dans l’absolu. Et c’est là une vérité. En effet, dans le relatif, le monde a régressé, mais « dans l’absolu, le monde a avancé.  » D’autre part, une autre question importante. Est-ce que les Européens ou les Américains étaient responsables de la crise économique et financière de 1929 ? Oui, ils étaient responsables de la crise mais à leur corps défendant. Dans le sens qu’ils n’ont pas voulu la crise. Mais la crise qui a fait irruption et qui les a surpris relève de l’histoire. Américains et Européens ne pouvaient prévoir les événements qui « devaient » arriver. En clair l’homme ne commande pas son destin. Comme on l’a énoncé, « l’homme fait l’histoire, mais il est « fait » aussi par l’histoire. Et tous deux font « un ».

Il reste à définir pourquoi, dans l’absolu, Et pourquoi le jeu mondial à somme nulle était « positif et ascendant » ? Puisque l’homme ne commande pas son destin, et donc son histoire, c’est que l’histoire a un sens. Et ce sens est positif comme l’ont démontré les événements ultérieurs. On ne peut pas juger les méfaits de la Deuxième Guerre mondiale parce qu’ils ont été des crimes, mais cependant on peut juger ce qui « a découlé de ce deuxième malheur mondial. » Un nouvel état du monde est né. Il a surgi en donnant à la fois la décolonisation, et donc la libération de continents entiers, et aussi une longue période de croissance économique. Et c’est la raison pour laquelle que le concept que l’on a introduit confirme bien que le « jeu mondial est bien historique, et il est à somme nulle, positif et ascendant. » Et ce concept diffère de la définition que donnent les mercantilistes du jeu à somme nulle. Il n’est pas simplement un « gain réalisé par une partie qui se traduit par la perte d’une autre. » Il est surtout historique et donne un sens à la marche du monde.
 

  1. La période des années 1945 aux crises monétaires des années 1970

 Peut-on dire qu’à la fin de la guerre, en 1945, le jeu mondial à somme nulle, positif et ascendant, s’est « inversé ». Cela peut paraître une inversion puisqu’à l’affaiblissement des puissances européennes s’est produit le renforcement des pays colonisés. Mais là encore, on ne raisonnerait que dans le relatif et non dans l’absolu. Certes la décolonisation s’est opérée et s’est étendue à tous les continents. Ce que les grandes puissances occidentales ont perdu, les anciens pays colonisés l’ont regagné après leur indépendance, ils ont eu pleine souveraineté sur leurs territoires. Sur le plan des richesses produites en Occident et dans l’ancien monde colonisé ou dominé, rien n’a changé. Ce qui a changé, c’est la répartition des richesses. Dans le relatif, les puissances occidentales ont perdu, mais dans l’absolu, elles ont gagné. Puisque le jeu mondial à somme nulle, de « négatif » est devenu « positif ». L’économie occidentale a évolué positivement. Ce qui était un frein dans la production de masse n’exista plus. L’absorption mondiale va jouer de nouveau avec ces nouveaux acteurs, les pays sortis de la dépendance occidentale vont désormais compter dans le commerce mondial.

Et c’est ce qui explique pourquoi contrairement aux années 1920, la croissance économique mondiale a été longue. Période qui a duré de 1945 aux années 1970 – les « Trente Glorieuses ». Quatre principaux facteurs peuvent expliquer cette période faste. Tout d’abord les destructions et les morts d’hommes du deuxième conflit mondial sont sans commune mesure avec ce qui a prévalu au premier conflit. Même avec le plan Marshall américain, il fallut plus d’une décennie aux pays d’Europe pour se reconstruire. Le Japon bénéficiera lui aussi d’une aide massive américaine depuis l’avènement de la Chine communiste en 1949 et la guerre de Corée (1950-1953).

Ce n’est qu’en 1958 que la France, le Royaume-Uni et la RFA ont commencé à rendre convertibles leurs monnaies. Et ce n’est qu’au milieu des années 1960 qu’ils commencèrent à apparaître des concurrents sérieux à la puissance économique américaine. D’ailleurs commença la remise en cause du système Bretton Woods par les Européens, et donc du dollar-or imposé par les Américains aux Européens, depuis de la Conférence internationale en 1944. Le deuxième facteur vient de ce nouveau débouché que représentent les pays décolonisés, que l’on a appelé le tiers monde – aujourd’hui cette appellation est pratiquement abandonnée puisque de leur sein de grandes puissances économiques ont émergé. Et c’est ce tiers monde qui a une grande part dans le « réajustement » de l’absorption à la « production de masse », expliquant aussi pourquoi il n’y a pas eu de crise économique grave à l’instar de de celle de 1929 qui a fait une hécatombe sur le plan de l’emploi, et à l’échelle mondiale. Le troisième facteur fut le complexe militaro-industriel. Une course de l’armement s’est opérée entre les deux grands, l’Union soviétique et les États-Unis, qui se sont constitués en deux blocs occidental et communiste adverses. Le quatrième facteur, c’est l’antagonisme idéologique entre les deux blocs, et la « guerre froide ». L’arme nucléaire empêchant toute confrontation entre les deux grandes puissances, les guerres se sont déplacées dans les pays nouvellement indépendants, devenus un enjeu entre les deux tenants de l’ordre mondial. Le troisième et quatrième facteur ont fortement tiré l’économie mondiale par les dépenses d’armements.

Ces facteurs ont joué un rôle prépondérant dans croissance économique mondiale, jusqu’à ce que, au début des années 1970, éclatent les crises monétaires opposant les États-Unis à l’Europe. Que sera ce nouveau concept, « le jeu mondial à somme nulle, positif et ascendant » dans les années 1970 à nos jours ? Pourra-t-il expliquer rationnellement la marche économique du monde ?

 

Medjdoub Hamed
Chercheur spécialisé en Economie mondiale
Relations internationales et Prospective.
www.sens-du-monde.com
 

Notes :

1. « George Soros, 30 milliards d’euros par an pour l’Afrique ? Une meilleure solution, le Jeu naturel évoluant à somme nulle entre les nations » par Medjdoub Hamed. Le 5 juin 2018

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/george-soros-30-milliards-d-euros-204937

2. « La crise de 1929 aux États-Unis et en Allemagne », par l’Histoire par image. Septembre 2005
https://www.histoire-image.org/fr/etudes/crise-1929-etats-unis-allemagne

3. « Fiche de synthèse : la crise des années 1930 en Allemagne »
http://www.maxicours.com/pdf/2/7/6/5/276541.pdf


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6 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 9 juin 2018 11:09
    « ce que les colonisés n’avaient pas en terme de richesses produites sur leurs territoires, une toute partie leur revenait pour leurs subsistances, les puissances dominantes, à l’époque occidentales, l’avaient. »
    pas vraiment, si la plupart des colonies ont été abandonnées c’est qu’elles ne rapportaient rien à la france. surtout qu’il y a rien de construit sur place ou presque. pas de route, chemin de fer, etc.
    les seules qui restent sont stratégiques.
    -
    1936 ou mai 68, c’est bien le peuple qui l’a fait car il l’a voulu. c’est donc le peuple qui décide si il veut.
    admettons que demain 20 millions « d’africains » veuillent venir en france, je doute que ce soit possible et que le peuple se serre la ceinture pour leur donner nourriture et logement.

     

    • Hamed 10 juin 2018 15:25

      @foufouille

      Pardonnez-moi, mais je crois que vous connaissez mal l’histoire. Pensez-vous que la France a abandonné ses colonies ? Et les millions de morts en Asie et en Afrique de part et d’autre pour ces pays dans leur lutte pour arracher leurs indépendances ? Qu’en faîtes-vous ? 

      Soyez sérieux ! Tout le monde connaît les guerres d’indépendance des pays d’Afrique et d’Asie. Merci néanmoins pour le post.

    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 10 juin 2018 15:45

      Le développement décimal d’un nombre rationnel est toujours périodique au bout d’une certaine décimale (par exemple dans le cas d’une écriture décimale finie, le rajout de zéros assure la périodicité). Cela est vrai dans n’importe quelle base. Réciproquement, si un nombre possède un développement décimal périodique dans au moins une base, alors c’est un nombre rationnel. s’il est rationnel, il est surtout cyclique et périodique. Ce qui suppose des alternances d’ombres et de lumières. Mais pour ceux qui savent éclairer l’ombre, elle ne peut effectivement être que progressive. question de point de vue. C’est comme de jouer au bilboquet.


      • Hamed 10 juin 2018 16:30

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

        Bonjour, 

        Intéressant comme exemple de développement mathématique. Mais j’ai peur de ne pas trop vous suivre avec la comparaison du processus économique USA-Europe et une sinusoïde. On peut accepter la succession expansion puis régression économique, cyclique, mais qu’entendez-vous par ceux qui savent éclairer l’ombre, elle ne peut effectivement être que progressive. C’est comme de jouer au bilboquet.Enfin ce n’est pas trop clair, merci quand même.


      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 10 juin 2018 15:48

        Plutôt une sinusoidale que progression. Fréquence régulière en acoustique.


        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 10 juin 2018 15:50

          Protectionnismes et expansionismes sont comme l’expir et l’inspir.

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