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Accueil du site > Tribune Libre > Le Covid-19 comme épreuve du feu et les trois stratégies

Le Covid-19 comme épreuve du feu et les trois stratégies

 

Prologue facétieux

 

 Parfois, rêvant depuis un champ de lavande, face à une nuit étoilée de van Gogh, nous méditons sur les fureurs du temps et tel une pythie jüngérienne ou un herméneute jaspérien, nous essayons de voir signes et symboles dans les événements du monde. L’arrivée du virus à Wuhan fut précédée d’une vague d’incendies sans précédent en Australie. Présage, coïncidence, oracle ? Le soleil se lève toujours en Orient, il s’éteint en Occident et le monde perdu a le Nord si bien que les gouvernants tentent de faire Face.

 Time are A-changin’ chantait Dylan, puis sont arrivés les 13th floors elevator. Le temps est devenu viral, tel un tsunami de panique, l’avalanche s’est écrasée dans la vallée, prenez l’ascenseur, montez au 13ème étage, branchez le psyché, vous n’êtes pas encore sauvés, l’incendie court dans la vallée et vous croyez halluciner. Les passagers de l’Arche de Noé n’ont emporté avec eux qu’un stock de pâtes et des rouleaux de papier toilette. L’incendie monte à la tête. Le réchauffement psychédélique est arrivé !

 

Et maintenant du sérieux

 

1) Introduction. L’épreuve du feu, c’est ce que vient de vivre l’Australie il y a peu ou alors la marche d’un fakir sur un tapis de braises. C’est aussi le surnom d’un scénario en épidémiologie (et infectiologie). Le nom scientifique étant l’immunité collective. Cette dénomination est sans doute plus lisse au vu des risques lorsque l’agent est très virulent (surtout contagieux), ce qui semble être le cas pour le SARS-Cov-2, alias le démon de Mr Xi. L’immunité collective est un processus naturel qui se produit depuis des millénaires, avec des agents plus ou moins pathogènes. En cas de pandémie sévère, l’immunité collective devient l’un des trois scénarii possibles pour affronter le mal (voir conférence du professeur Sansonetti au Collège de France). Le choix entre ces trois scénarii suppose l’existence d’une machine sanitaire très performante. Au XIVe siècle, il n’y avait pas le choix, l’Europe a subi l’épreuve du feu avec la peste noire. Au XXe siècle, la grippe espagnole de 1918 fut une épreuve du feu et l’Europe s’en est sortie, ce qui ne l’a pas empêché d’affronter une autre épreuve du feu en 1939 mais pas le même feu. Puis en 1957, la grippe asiatique est arrivée, mettant en difficulté nombre de systèmes de santé, notamment celui du Royaume-Uni. L’affaire fut grave, surtout pour le personnel de santé et l’affaire fut vite classée. Cette fois, nous y sommes à nouveau. Si ce scénario s’appelle épreuve du feu, c’est parce qu’il présente un risque disruptif, celui de la saturation du système de soin accompagné d’un nombre de mort conséquent en peu de temps. Ce qui le rend pratiquement inacceptable à notre époque du risque zéro. Et contrairement à ce que l’opinion pourrait penser, le scénario de l’immunité collective a été envisagé par quelques Etats. Le fait qu’ils aient une culture protestante n’y est pas étranger.

« Partout en Europe, le mot d’ordre est le confinement général ou partiel jusqu’à ce que la maladie recule significativement. Seuls quelques États, dont les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suède, ont opté pour une autre stratégie, souscrivant à la théorie de l’immunisation collective avec des mesures peu restrictives. Londres est cependant en train de changer de braquet, avec l’augmentation significative du nombre de décès en très peu de temps (69 à ce jour). Le conseiller scientifique de l’exécutif britannique, Sir Patrick Vallance, a dit redouter au moins 20.000 morts, tandis que le ministre de la Santé a fait volte-face ce week-end, estimant que l’immunisation collective ne faisait pas partie de la stratégie gouvernementale. » (Le Soir, 17/03/20)

 

2) Les trois options. Deux des trois options reposent sur un Etat solide pour contrôler les populations. Le résultat dépend ensuite de l’efficacité du système de santé. La plupart des pays avancés ont un système en bon ordre de marche, avec des disparités. Pour faire face à ce genre de situation, la France aurait été classée en 17ème position en termes de places en réanimation mais elle devance l’Italie. En résumé les trois options.

 

(i) Contrôle massif. Seule la Chine a appliqué cette option et sans doute la Corée du Nord. Tout est contrôlé, surveillé, chaque individu est tracé, enregistré, mis sous cloche, détecté, et pour les récalcitrants, la police veille et vient les chercher. On ne sait pas où ont fini ces gens emmenés de force. L’avantage de cette méthode est de contenir l’épidémie. L’inconvénient c’est que le nombre d’immunisés étant trop faible, le virus risque de rester un bon moment et même de revenir en produisant des affections. Cette option suppose de continuer l’expérience, de conserver un contrôle permanent. Tant qu’il n’y a pas de protection vaccinale ou de traitement, le virus causera les mêmes ennuis cliniques et infectera chaque individu réceptif sur son passage. Les Chinois sont passés de la phase du contrôle massif à une phase assouplie mais du même type. Le contrôle lâche progressivement du lest sans pour autant disparaître et c’est dans la logique mécaniste chinoise (ce qui montre que la Chine a accompli le destin cybernétique de la métaphysique occidentale). Le contrôle risque de devenir la règle. Le pouvoir central s’est renforcé à l’occasion de cette crise. Le contrôle massif est impensable en Europe, d’abord parce que nous n’en avons pas les moyens et que cette option est incompatible avec notre culture. Espérons que nous n’allons pas céder après cet épisode. La Chine ne représente pas la renaissance de la civilisation moderne occidentale, elle en est le crépuscule !

 

(ii) Distanciation sociale. Cette méthode a été choisie par l’Italie, l’Espagne, la France et elle gagne l’Europe, sans oublier les Etats-Unis qui vont avoir quelque souci, l’Américain ayant en tête l’épreuve du feu mais pas forcément celui que l’on croit. Les ventes d’armes à feu ont explosé. La « distanciation sociale » se décline en chez nous en trois stades, le dernier venant d’être atteint, codifié et bientôt suivi de l’Etat d’urgence (Ce qui nous rapproche un peu du cas précédent mais pas trop. Le bleu est une couleur qui tire sur le rouge mais pas trop a dit Desproges. La France est un pays qui tire sur la Chine mais pas trop).

 

L’intérêt de cette option, c’est qu’elle permet au système de santé de ne pas être saturé, et s’il est saturé, de l’être moins que si l’on ne faisait rien. Elle permet aussi de limiter pour chacun les opportunités pour attraper le virus. Le principe est simple, ralentir la progression du virus par tous les moyens possibles et dieu sait s’il y en dans le pays qui a des idées mais pas de pétrole. L’inconvénient, c’est que le confinement risque de durer longtemps, que le virus n’aura pas disparu, et qu’une forme de distanciation perdure sur une longue durée. Cette épreuve sera aussi un révélateur social. Retrouver la confiance générale n’est pas assuré mais sans doute, les solidarités en friche vont refaire surface, ce qui n’exclut pas quelques règlements de comptes. Les liens sociaux sont restés puissants dans la plupart des pays malgré l’individualisme contemporain. La distanciation sociale permet un dosage. Les paramètres peuvent être ajustés, durée et forme de la distanciation, plus ou moins coercitive. L’Angleterre vient de décréter la fermeture des lieux de loisirs, avec une semaine de décalage par rapport à nous. Passera-t-elle au stade de confinement ? Oui, c’est décidé. Le système hospitalier britannique n’est guère meilleur que le nôtre et le pays commence à subir la vague inquiète.

 

(iii) Epreuve du feu. Quand on dispose d’instruments, on peut choisir lequel utiliser. En matière de conflit c’est pareil. Et pour cette pandémie, ce troisième choix n’est plus à l’ordre du jour. Rappelons le principe de l’immunité collective (du feu) qui est de laisser le virus circuler, de mettre aux abris les personnes à risque et d’être sur le pont pour soigner les cas graves. C’est certainement la meilleure des stratégies pour le long terme, mais elle présente trop de risques sur le court terme car il y a des incertitudes et que plus aucun système de santé n’est préparé pour affronter l’incendie. Ni l’opinion pour accepter les conséquences. Cette stratégie demande du courage et une disposition stoïque ou religieuse face au tragique. De plus, si l’on affronte le feu, cela suppose que le feu soit d’une intensité « jouable ». Il se dit que le feu du Covid-19 est très puissant. Et on ne sait pas sur quelle échelle, la grippe de 1957 en version accélérée ou la grippe espagnole de 1918 ?

 

 3) L’épidémie en cours. Il est probable que nombre de pays n’auront pas trop le choix et devront se préparer à subir l’épreuve du feu car leur système de soin n’est pas à la hauteur. On pense au pays africains mais il ne faut pas oublier l’Inde, avec une population équivalente à la Chine et des villes « monstrueuses » avec une densité de population conséquente et une grande promiscuité. Ayons une pensée pour ces gens. L’Iran n’est pas mieux loti et subit l’épreuve du feu, plus spécialement les zones fortement urbanisées. En fait, les trois facteurs favorisant l’incendie épidémique, ce sont les zones urbaines, les foyers de contamination (Mulhouse par exemple) et les énigmatiques supercontaminateurs ; autrement dit la forêt, le foyer et l’allumette

 

Pour nous Européens, l’épreuve du feu n’est plus à l’ordre du jour. Elle l’aurait été il y a 80 ans. Churchill et De Gaulle l’auraient certainement examinée et sans doute donné leur aval. Les époques ont changé et le risque de pertes humaines n’entre plus dans la stratégie de combat. En plus, on ne connaît pas l’ennemi. Si l’épreuve du feu sera subie alors que les autorités tentent par tous les moyens de contrôler l’incendie. C’est ce qui se passe depuis quelques semaines en Lombardie et en Emilie-Romagne. Dans le Grand Est et bientôt Paris, puis Londres et ailleurs. Les autorités ne cherchent pas l’immunité collective mais la maîtrise de l’incendie épidémique. Une course avec le temps. Au final, la stratégie de la distanciation sociale devrait aboutir à une immunité collective restreinte ce qui est un avantage pour la suite de l’épidémie avec le risque d’une seconde vague d’intensité inférieure ou alors une anticipation par les autorités avec le maintien d’une distanciation sans oublier le scénario du yoyo alternant confinement et déconfinement. En ce cas, la distanciation modérée devrait durer des mois voire des ans pour absorber la cinétique virale. Imaginez les cafés, cinémas, salles de concert, événements sportifs, supprimés pendant six mois. Il va falloir prendre les bonnes décisions. Et pour cela évaluer le coût social et économique des mesures, le risque sanitaire et donc bien cerner le Covid-19

 

Je pense que l’Etat a fait le choix raisonnable pour l’instant. Fallait-il reculer au maximum le stade 3 et le confinement ? D’aucuns pensent qu’il fallait confiner il y a un mois. C’est une question de dosage. Au final il y aura plus de décès (de personnes fragiles en majorité) et plus d’immunité collective. La pénurie de masque est un scandale d’Etat mais il faut faire avec. Une enquête parlementaire fera certainement le point. Cette pénurie crée bien plus de problèmes que quelques promeneurs se baladant sur une plage. Le nombre de lits montre aussi que les gouvernements précédents ont joué avec feu en n’anticipant pas. En Allemagne, 25000 lits et autant prêts à être mis en place, des respirateurs sans compter, en plus ils ont l’usine pour les produire. L’Allemagne est l’un des rares pays pouvant faire le choix de l’épreuve du feu et encore, on ne sait pas tout de ce virus.

 

Codon stop. La transcription est achevée

Mutation Orf 8 ; A777G

 

4) Une quatrième stratégie. J’avoue avoir envisagé de clore ce billet, convaincu qu’il n’y a pas d’autre choix que celui adopté par les autorités. Donc je l’ouvre mais c’est pour le refermer. C’est une séquence ouverte, vous ne saurez pas ce qu’il y avait. Comme du reste dans certaines séquences ouvertes de l’ARN viral. On ne sait pas ce qu’elles représentent mais elles sont répliquées et parfois elles mutent. Le Sars-Cov-2 a déjà muté 7 ou 8 fois sur Orf 8

 

 

Conférence Sansonetti

 

Et une info utile sourcée

« Ainsi une étude retraçant le parcours de neuf femmes enceintes, hospitalisées fin janvier à Wuhan avec un Covid-19, ne décrit aucune forme sévère de la maladie, et aucun décès chez les mères et leurs enfants. « Contrairement à la grippe et à d’autres infections respiratoires, qui sont responsables de formes plus sévères chez les femmes enceintes, le coronavirus donne lieu à des signes cliniques identiques à ceux rapportés par des patientes adultes non enceintes », souligne le Pr Philippe Deruelle, chef de service de la maternité des hôpitaux universitaires de Strasbourg. »

 

https://sante.lefigaro.fr/article/coronavirus-les-femmes-enceintes-doivent-appliquer-les-mesures-barriere/

 


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25 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 23 mars 09:37

    Autrement dit, ça bouchonne !

    Quand ça ralentit, on met plus longtemps pour arriver,mais on arrive au même endroit, plus tard.

    Enfin... quand on sait où on va !


    • julius 1ER 23 mars 10:13

      Mr Dugué vous mentionnez l’AUstralie ... aujourdhui on apprend qu’elle est en récession et qu’on appréhende « la grande dépression » avec krach et chômage massif !!!!

      ce qu’il faut comprendre c’est que le monde va devoir changer et quand on dit çà changer de paradigmes économiques car au delà des masques et du confinement

      il y a un effondrement économique total,.....

      car les statistiques c’est bien mais il faudrait mentionner que cette guerre dont on parle c’est une guerre bactériologique et cette guerre bactériologique certains en rêvaient et peut-être en rêvent toujours et qu’elle justifie cette course aux armements insensée relancée depuis quelques années les arsenaux sont pleins, de vecteurs, nucléaires, chimiques, et bactériologiques(j ’ajoute le bactériologique car officiellement interdit mais qui peut croire une seule seconde que de nombreux états n’en possèdent pas et ne continuent pas les recherches en secret )

      nous avons là en grandeur réelle et en temps réel ce que peut-être une « guerre bactériologique » et ce n’est pas beau à voir ....

      alors imaginons un seul instant un Covid19 puissance 10 et là on aura déjà une idée de ce que sera le monde de demain ??????

      il est grand temps que les peuples demandent des comptes à leurs gouvernants et surtout définissent quelles sont les véritables priorités pour avoir un avenir à peu près serein, rien que pour çà il va falloir des mesures de grande ampleur bien au delà de la simple transition écologique qui patine dans le bourbier des intérêts privés ......

      cette crise sanitaire doit nous mettre en garde et ne pas être considérée comme un accident de parcours comme cela s’est passé avec Tchernobyl et Fukushima

      déjà vite oubliés pour vite revenir au« business as usual » !!!!

      Covid19 doit être considéré comme un avertissement pour l’humanité car le système de santé à peu près partout est menacé d’implosion et dans le même temps les dépenses militaires se sont accrus de manière démentielle, et ce n’est pas quelques hôpitaux militaires de campagne qui doivent servir de caution à ce gaspillage économique et écologique qu’est le surarmement massif !!!!

      en dernier ressort Mr Dugué continuez d’écrire et soulever des problèmes, point n’est besoin de culpabiliser !!!


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 23 mars 20:00

        @julius 1ER
        Je ne culpabilise pas, c’est en faisant des erreurs que l’on apprend.
        Et puis, il me fallait une phase de rodage avant de mettre en marche le turbo et d’enclencher la quatrième
        C’est dommage que les lecteurs se jettent sur les os à ronger et ne lisent pas les quelques articles qui apportent un éclairage
        salut et fraternité


      • In Bruges In Bruges 23 mars 10:59

        Allons bon...

        Après la grippette, les « dormez bonnes gens », puis le doigt mouillé, puis l’entêtement.. ben v’là les tarots, à présent.

        Ben moi je vous le dis, et sans boule de cristal « je vois grand malheur s’abattre sur les terrasses de café de Bordeaux » ;; ;


        • ZenZoe ZenZoe 23 mars 10:59

          La stratégie du laissez-faire est peut-être hasardeuse du point de vue médical. En effet, il semble que les chercheurs ne soient pas convaincus d’une immunité durable, que le virus pourrait bien rester dans l’organisme et refaire surface ou muter selon les cas. Une Japonaise et plusieurs ex-patients chinois auraient rechuté... Bref, on risque l’hécatombe au long cours...

          En revanche, cette stratégie préserve un peu mieux l’économie, qui va s’effondrer avec l’autre, et ça non plus ne sera pas beau à voir. Il y aura aussi des morts, de causes différentes, car les états ne pourront pas ou ne voudront pas aider tout le monde.

          Dans tous les cas, il y aura peut-être des millions de victimes dans le monde sous des formes diverses.

          Un grand nettoyage bienvenu au fond qui fera de la place pour les autres diront les cyniques (qui ont souvent raison).

          Sélection naturelle aurait dit Darwin. Le tout est de savoir selon quels critères ?

          Mieux vaut tout compte fait rester calfeutré chez soi et s’en laver les mains, comme ils disent à la télé.


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 23 mars 11:12

            @ZenZoe C’est un peu ça en effet. Il y a la vague de l’épidémie qui a son propre curseur pour arbitrer et la vague économique, et aussi sociale, avec deux autres curseurs
            Il faut alors jouer serré. En grec, crise signifie jugement. D’où l’arcane VIII du Tarot en mode exotérique
            En mode ésotérique, il faudrait peut-être ce qu’en dit Valentin Tomberg dans son traité sur les 21 arcanes
            Mais si vous ne voulez pas jouer au Tarot de Marseille, vous avez une excuse


          • alinea alinea 23 mars 13:05

            @Bernard Dugué
            L’arcane XIII sans nom : je récolte ce que j’ai semé.
            Notre société récolte ce qu’elle a semé ; nous savions tous qu’aller à ce point au bout des abus ( de toutes sortes) finirait mal ; à nous, et il est déjà tard, de prévoir nos attitudes présentes et à venir.


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 23 mars 14:16

            @alinea Avez vous lien lu ? c’est VIII et pas XIII sur l’image
            La XIII est l’arcane sans nom de la mort, elle signifie un changement radical de vie


          • alinea alinea 23 mars 14:42

            @Bernard Dugué
            Oui j’ai bien vu ! la XIII c’est la transformation ( comme le signe du scorpion) ; la Justice, c’est la Vierge, l’équilibre rationnel !
            Je « répondais » à votre deuxième partie de phrase.
            Avant la transformation, l’épreuve initiatique, qui a fait croire au diable des milliers de générations, alors qu’il s’agit juste d’une récolte de conneries accumulées qui nécessite un bon nettoyage avant de redémarrer.
            Le nettoyage c’est la prise de conscience, et toute prise de conscience est douloureuse par les ruptures qu’elle impose.


          • Sozenz 23 mars 17:36

            @alinéa

            le 13 ce sont les grand changements ; mourir pour renaitre ... aussi
            on peut l associer au signe du scorpion
            le 13 signofie aussi un « eternel » recommencement pour apprendre tout le temps , les remises en question

            il faut savoir une chose . le semer / recolter est n fait le karma . le systeme de cause a effet ; donc lié au destin ; sauf que l on peut changer voir se défaire de son destin à chaque instant . quand on accepte le grand changement et que l on meurt à soi même.

            d où la multiple interpretation de cette carte ;
             comme on peut voyager dans l interpretation de toutes les cartes qui ne sont que des outils pour voir les principes de la Vie.

            les tarots( ou autres trucs ) sont souvent très mal utilisés ;
            ils sont utilisé pour predire , manipuler ; au lieu d être utiliser comme visuel pour comprendre
            c est la raison pour laquelle dans les textes religieux , ces outils ne doivent pas etre utilisé.
            les gens cherchent leur avenir sans s occuper de leur présent . ils auront donc beaucoup plus de mal à mourir à eux meme et renaitre ; .
            ils ne sont que rarement dans leur présent
            et donc on se retrouve avec votre interprétation de l’ arcane 13 qui se trouve en sous valeur trop souvent .


          • Sozenz 23 mars 17:44

            @alinea
            toute prise de conscience est douloureuse par les ruptures qu’elle impose.

            pas forcement . cela peut etre même une libération. 
            quand on prend vraiment conscience de l ensemble ; on est capable de voir les aspects benefiques ; et mourir à l ancien ou à ce qui na plus lieu d etre peut etre une grande joie


          • alinea alinea 23 mars 21:40

            @Sozenz
            C’est vrai ! mais je pensais aux prises de conscience sociales, politiques en écrivant cela.
            Sinon, une rupture est douloureuse parce qu’il y a une attache rompue définitivement ; le définitif, il nous faut quelques instants pour nous y habituer ! mais toujours la libération derrière, on est bien d’accord.


          • eau-pression eau-pression 24 mars 07:54

            @Sozenz

            Pardon, mesdames, avec mes gros sabots je viens juste glisser un mot dans votre parloir.

            Ce mot, c’est orgueil. Un reflet vif et insaisissable brille dans ces deux syllabes. Ce mot est aussi un petit caillou que Sozenz a glissé dans mes sabots. Il a bien lui aussi ce reflet, tout aussi insaisissable. Il est dans ma poche. Je le glisse dans ma bouche lors des longues randonnées, pour éviter la soif.

            Je sais d’expérience que vous ne me répondrez pas. Je doute que vous voyiez le rapport avec cette confrontation que vous nous exposez, des mots évocateurs d’images inaccessibles, et que le curieux qui passe devant votre fenêtre ouverte ne peux s’empêcher d’imaginer.

            Il y a des ruptures de tous ordres. Se séparer de vérités établies en est une, on dit « reconnaître son erreur ». Elle est plus dure à vivre que se séparer d’un proche. Car c’est l’image de soi-même qui doit être reconstruite, et le monde autour à découvrir, quand une relation à oublier, on peut se dire que c’était une illusion et attendre la prochaine oasis. Et pourtant, c’est si simple d’accepter ses cicatrices.

            Je fuis les paysages noirs de Reggiani (pourtant, se déshabiller de ses préjugés comme dans l’Arabe, c’est pas mal vu) et je m’enfuis avant la claque en fredonnant l’hymne à celle que je n’ai jamais attrapée.


          • alinea alinea 24 mars 16:29

            @eau-pression
            Il n’y a pas de quoi mettre une petite étoile sur ce commentaire précis, faut-il y voir le doigt de Dieu ? smiley

            La nouvelle lune nous ramenant l’hiver, je fonce chercher du bois !!


          • eau-pression eau-pression 24 mars 18:00

            @alinea

            Vos mots valent toutes les étoiles, quand bien même ils disent : « mêle-toi de tes affaires ».

            Quand saurai-je lisser les aspérités des miens ? A moins que la rudesse ne soit dans ceux de Georges, remerciant Dieu de l’avoir désigné à Jeanne ?

            Si vous croyez que Dieu ait pu m’inspirer, la messe est dite, attendons son retour. C’est peut-être l’orgueil, celui auquel j’avais compris que Sozenz m’invitait.

            Mon message commençait par des excuses, je croyais que ça m’autorisait les divagations qui ont suivi.

            Au fond, je partais de l’idée que les ruptures en politique ressemblaient aux ruptures familiales. Chez nos cousins vivants, l’intérêt de ces ruptures saute aux yeux. Que dit au tilleul la feuille qui hélicopte au loin sa graine ? La truite vient-elle défendre l’oeuf que l’oiseau va expulser en amont ?

            Nous les bipèdes nous tournons vers la psychogénéalogie, soit pour réaliser l’union avec les branches cousines, soit pour localiser le point de l’arbre où la rupture a été consommée.

            Les juristes ont une expression qui fait peur : rupture de contrat. Comme si lever l’ancre était synonyme de rupture des amarres. La confiance ne se contractualise pas.


          • eau-pression eau-pression 24 mars 18:01

            @alinea

            Au fait : ne courez pas une hache à la main !


          • Sozenz 25 mars 15:11

            @eau-pression

            e sais d’expérience que vous ne me répondrez pas. Je doute que vous voyiez le rapport avec cette confrontation que vous nous exposez, des mots évocateurs d’images inaccessibles, et que le curieux qui passe devant votre fenêtre ouverte ne peux s’empêcher d’imaginer.

             je viens de voir votre message

             il est vrai que ce qui a ete dit au dessus ne donne pas accès a tous et j en suis désolée .( c est vrai que ça fait clan , pas top ) donc s il y a une chose que je peux vous expliquer et que vous n avez pas saisi , demandez ;

            Il y a des ruptures de tous ordres. Se séparer de vérités établies en est une, on dit « reconnaître son erreur ».
            oui c est tout a fait cela .
            on passe par plusieurs passages de remise en question sur sa vision des choses ; on passe par les doutes ; des affirmations et confirmations , puis des affinages des questionnements des situations surprises qui obligent a affiner toujours plus . pour devenir plus souple mais plus ferme en meme temps ( comme le pq, ok je sors, mdr pardon j ai toujours l image des inconnus qui me revient quand je dis ça )

             on peut se dire que c’était une illusion et attendre la prochaine oasis.

            attendre toujours attendre .. ;
            pourquoi ne pas voir ce qu’ il y a et ce que l on put faire avec la situation actuelle ?
            le toujours vouloir voir l apres c est rejeter le present et ne pas etre dans la reconnaissance .et/ou la connaissance /
             ;

            le fait de vouloir aller ailleurs ou d attendre quelque chose cela veut dire qu on est aveugle de la situation presente
            quand on doit aller ailleurs je peux vous dire que tout est fait pour que vous decampiez ..
            par experience , il n y a pas vraiment d attente a avoir

            . il faut avant tout savoir ce qui nous fait souffrir dans la situation presente pour que notre esprit ne se satisfasse pas de notre présent ; le quoi , le pourquoi le qu est ce que je ne veux pas vivre ou voir . quelle decision je ne veux pas prendre . avant de vouloir aller ailleurs , il faut comprendre la situation presente pour pouvoir se sentir libre clair et ferme dans ses actions .
            et je vous promets que dès que vous avez compris . il y a des solutions qui apparaissent ou une acceptation de la situation en comprenant que la situation peut construire ..

            .Se séparer de vérités établies en est une, on dit « reconnaître son erreur ».

            Moi je suis toute ouverte a ce que l on me montre mes erreurs , il faut que ce soit clair et juste .
            qu on m expose d autres visions aussi ; je suis toute ouïe si elle sont cohérentes dans la théorie comme dans la pratique .


          • eau-pression eau-pression 25 mars 21:55

            @Sozenz

            s’il y a une chose que je peux vous expliquer et que vous n avez pas saisi , demandez

            Ma foi, le mot orgueil traîne dans ma poche sous forme de ce petit caillou que vous m’avez lancé

            c est un manque de respect pour soi même que de croire que nous ne sommes rien sans les autres

            Je vous ai couru un moment après pour comprendre cette phrase, contemporaine de cet autre de vos post, à @Clojac cette fois

            c est votre vision des choses . vous vous rabaissez toujours au niveau de l animal et non à la place que devrait adopter l’humain grâce a sa conscience ;
            Sachez quand même qu un agneau à des cornes ...

            Comme dans vos échanges plus haut avec @alinea, ces affirmations sont plus personnelles que les exégèses des savants locaux, d’où la valeur du caillou et de la micro-cicatrice qui va avec.

            Je vous laisse la parole, comptant que vous repassiez par ici.


          • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 23 mars 12:13

            Qu’aurait donné le seul Traitement massif à la Chloroquine qui aurait pu être une autre option ?


            • Bernard Dugué Bernard Dugué 23 mars 12:48

              @Daniel PIGNARD
              Pour avoir un traitement massif, il faut avec une masse de chloroquine et pour l’instant ce n’est pas le cas. Je pense que les usines de Sanofi vont tourner à plein régime
              Attention, la chloroquine doit être justifiée. La majorité des gens ont la forme atténuée ou moyenne, c’est avec la forme sévère qu’il faut employer la cloroquine. Nos élites politiques ont bien compris cette affaire. Estrosi a été traité et une députées est aussi sous traitement. 
              On ne donne pas la chloroquine en préventif ni pour les formes non sévères et c’est justifié. 
              En plus il y a quelques effets secondaire, donc sa se joue entre bénéfice et risque
              en forme douce, le risque est supérieur au bénéfice
              en forme sévère c’est l’inverse


            • uleskiserge uleskiserge 23 mars 19:16

              La banalité des acteurs aujourd’hui anonymes qui ont accompagné les grandes erreurs politiques de leur temps !

               

              Si l’histoire met un point d’honneur à ne retenir que les figures de proue des grandes catastrophes politiques qui sont aussi des catastrophes humaines, pour autant, il est bon de ne pas oublier les petites mains qui ont accompagné en leur temps jusqu’à leur ultime conséquence, auprès de ces figures maintenant historiques, les grandes et moins grandes erreurs de prises de décisions politiques. 

               

              Quelques centaines ils ont été, une poignée peut-être aussi, des milliers souvent, acteurs aujourd’hui anonymes, souvent ternes, d’une banalité déconcertante, qui n’auront pas su dire « Non ! » à un engrenage de décisions ou d’absence de décisions condamnables car peu soucieux de leurs conséquences humaines et morales. 

               

              Ses petites mains serviles que l’histoire aura tôt fait d’oublier, hélas ! portent aujourd’hui les noms de Darmanin, Ndiaye, Salomon (porte-parole de la com de l’Elysée), Buzyn (« J’ai alerté tout le monde ! - sauf le public), Penicaud, Guérini, Ferrand qui, jour après jour, accompagnent dans le mensonge par omission et le chantage à l’union nationale sacrée ( « Mesdames, Messieurs, l’heure n’est pas à la polémique ! ») et de combien d’autres dans les médias, dans nos administrations, dans le privé (les cliniques semblent réticentes à l’idée d’accueillir des patients contaminés)… la gestion d’une crise sanitaire de pénurie et non de la mise hors de danger des populations. 

               


              • Goldored 23 mars 21:49

                Mais ta guuuuuuuuuuuuueeeeeeuuuuuuuuuuule Dugué !

                Fais un peu preuve d’humilité et ferme ta mouille !

                Ton égo surdimensionné s’il n’est pas forcément contagierux est chiant à crever. Son taux de létalité est de plus en plus élevé du fait d’une cinétique plus exponentielle qu’une simple bronchite !

                Ferme ton claque merde, bon dieu !

                (désolé pour le vocabulaire, mais il fallait que ça sorte un peu comme la logorrhée de Dugué)


                • Sozenz 25 mars 15:14

                  @Goldored
                  désolé pour le vocabulaire, mais il fallait que ça sorte —

                  ça va mieux ?
                  ( tu m’as fait trop rire )


                • rita rita 24 mars 08:59

                  Cette pandémie à l’échelle de la planète, c’est « Peanuts » les politiciens s’en servent pour confiner les revendications des peuples pour gestion économique catastrophique !

                  Les puissants de ce monde vous prennent pour des couillons !

                  La grippe Espagnole c’est entre 50 et 100 millions de morts !

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