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Accueil du site > Tribune Libre > Le dévolu de l’« Ordre de la Création » sur Joe Biden, et non sur (...)

Le dévolu de l’« Ordre de la Création » sur Joe Biden, et non sur Donald trump. Le Covid-19, une « monnaie herméneutique d’échange »

 L’auteur dans cette analyse s’interroge sur le sens de la pandémie du Covid-19 dans l’histoire de ces deux décennies du XXIème siècle. Dans son étude de l’histoire, il est frappé par la forte similitude qui existe entre les pandémies passées et la pandémie actuelle. Dans les chiffres rapportés par les historiens sur le nombre de décès dans les grandes pandémies passées et ceux dus à la pandémie du Covid-19, il trouve une grande compatibilité dans le sens que, pour les grandes pandémies, et pour ne citer que les plus importantes, la peste noire du XIVème siècle, et la grippe espagnole de 1918, les moyens sanitaires à ces époques, dont disposait l’humanité étaient très réduits, voire même inexistants, comparativement à la situation d’aujourd’hui où des moyens colossaux sont entrepris par les États pour limiter au maximum les pertes humaines. Pourtant, malgré les chiffres très élevés, du nombre de contaminés par le Covid-19, près de 100 millions de contaminés en une année, environ 2 millions de décès aujourd’hui en l’espace d’une année est un nombre très faible si on le compare aux dizaines de millions de décès lors des graves pandémies, par le passé. Les moyens sanitaires étaient pour ainsi dire inexistants, pour la seule Europe, la peste noire décima plus du tiers de sa population. Entre 1918 et 1919, la Grippe espagnole a causé, selon les historiens, jusqu’à 100 millions de morts dans le monde. Et le plus étrange, après ces désastres démographique, les pandémies disparurent naturellement, comme si elles n’avaient jamais existé.
 

 

  1. Questionnement sur l’irruption pandémique dans le monde ? Une irrationalité rationnelle dans l’« Ordre de Création » ?

 

 La question qui se pose aujourd’hui : Pourquoi le covid-19 a fait irruption aujourd’hui ? Peut-on se satisfaire de la réponse des chercheurs-biologistes que le Covid-19 vient d’un animal, d’une chauve-souris, d’un pangolin, ou autre animal ? Tout d’abord, il n’y a pas de preuves que la pandémie vient d’un animal. Une possibilité avancée par les chercheurs en épidémiologie. D’autre part, le point le plus important est la compréhension du sens historique de la pandémie Covid-19 aujourd’hui. Le Covid-19 a-t-il un sens dans la marche du monde en ce début de la troisième décennie du XXIème siècle ?

 

Hegel dans la Préface de la Philosophie du Droit écrit : Tout ce qui est rationnel est réel ; tout ce qui est réel est rationnel. C’est précisément là notre questionnement sur la pandémie. En tant qu’événement réel qui a surgi et bouleversé le cours de l’humanité durant une année et la situation n’est toujours pas réglée avec la pandémie, surtout que rien ne montre d’un début de solution avec la vaccination ou même un début d’essoufflement de la pandémie que tout rentrerait dans l’ordre. Force de dire que le Covid-19 doit avoir un sens historique réel et rationnel qu’il faut décrypter pour comprendre la marche du monde.

 

Pour ne donner qu’un exemple très simple qui explique que tout est rationnel dans l’évolution de l’humanité. Comment expliquer qu’en l’an 1000, la population mondiale était estimée entre 254 et 345 millions d’êtres humains. En 1500, la population mondiale, estimée entre 425 et 540 millions d’êtres humains, a à peine doublé. En 1900, la population mondiale, estimée entre 1,550 à 1,762 milliard d’êtres humains, a triplé par rapport à 1500. Un siècle seulement passe, nous sommes en 2000, la population mondiale triple, elle s’élève à 6,143 494 milliards d’êtres humains. En 2021, la population mondiale est de 7,74 milliards d’êtres humains. (Données ONU).

 

Cette accélération démographique à partir de 1500 tient à deux causes principales. Entre 1500 et 1900, ce sont les découvertes des nouveaux continents presque vides, qui ont permis aux pays qui étaient à l’étroit dans leurs sols, principalement les pays européens, de rejoindre, grâce aux progrès de la navigation, les nouvelles terres du Nouveau monde et les peupler.

 

Si ces nouveaux continents n’avaient pas existé, il n’y aurait eu ni expansion européenne ni une forte augmentation de la population mondiale. Cependant, même avec les nouveaux continents et leur peuplement, il n’y a pas eu un boom démographique comme au XXème siècle. En effet, l’augmentation démographique en cinq siècles a été très modeste. En revanche, de 1900 et 2000, la croissance démographique explose. En 1975, l’humanité passe de 1,55 milliard à 4 milliards, en 1999, elle est à 6 milliards après seulement 24 ans. Soit 2 milliards d’êtres humains de plus, l’équivalent de plus de 1000 ans entre l’an Mille et 1900.

 

En 2020, 7,4 milliards, et les projections données en 2028, à 8 milliards d’êtres humains. Pourquoi cette accélération démographique entre 1950 et 2021 ? La réponse est simple, c’est le progrès humain qui s’est opéré dans tous les domaines pour l’humanité. Tous les peuples, à quelques rares exceptions, ont acquis leurs indépendances. Les institutions internationales se sont développées malgré les conflits politiques et économiques entre les grandes puissances. Le progrès technique a été déterminant partout dans le monde. Des moyens de production de masse, des richesses inimaginables dans le passé ont été créées grâce à la Science et à ses dérivés technologiques dans l’industrie et l’agriculture. Le monde et l’humanité a été fécondé par la science, la pensée scientifique. Et qui en est l’auteur ? L’être humain ou l’Ordre de Création. Cela va de soi, c’est l’Ordre de Création auquel l’homme est attaché.

 

On comprend les découvertes scientifiques et les applications industrielles tout azimut jusqu’au domaine de l’astronomie et de la Conquête spatiale. Idem le transfert des moyens de production des pays riches vers les pays pauvres que l’on appelle les délocalisations a été un passage obligé pour les puissances occidentales. Premières à être favorisées par l’accélération du progrès scientifique, elles devaient passer le flambeau de la production scientifique des richesses de la terre aux autres peuples de la terre. L’Asie en a bénéficié, L’Afrique est en attente, L’Amérique latine est en semi-attente. La science et ses dérivés s’étendent progressivement à tous les peuples de la terre.

 

Le progrès scientifique a agi comme la découverte des continents, il a dopé la population mondiale mais modestement. C’est le progrès scientifique et technologique qui a eu le plus grand impact sur les sociétés humaines en leur octroyant bien-être, couverture sociale et une nouvelle existence dans la vie dite moderne et même post-moderne parce que l’humanité ne sait pas vraiment où elle va. Elle ne commande pas son avenir. Il relève de l’Ordre de la Création qui, elle ne fait que suivre.

 

Un inconvénient cependant, cet excès de bien-être, cette domination de l’existence par la science, ce vouloir-vivre heureux pousse les êtres humains à moins féconder. Ce qui se traduit par une chute de la natalité et vieillissement de la population mondiale. Ne font exception aujourd’hui que le continent africain et le monde arabe où le taux de pauvreté est le plus fort et qui font de ces pays les plus jeunes du monde. Là encore, la chute du taux de natalité est simplement différée.

 

Les pays dont l’Allemagne, le Japon, l’Espagne… la Russie, et dans d’autres pays qui ont le taux de natalité au-dessous du seuil de renouvellement des générations, seront inévitablement dans les décennies à venir confrontés à des crises démographiques. Et un problème de peuplement va se poser pour ces pays. Et on comprend pourquoi l’immigration forcée qui ne relève pas des immigrants mais de leur destin joue un de compensation dans cette baisse démographique et va changer inévitablement la structure autochtone de ces pays. Le brassage des peuples est inévitable. Et là aussi cela relève de l’Ordre de la Création impossible à éviter.

 

Cette situation démographique du monde est présentée pour dire que l’évolution de la santé mondiale lui est intrinsèquement attachée. Le démographique et le sanitaire sont identiquement régentés par les moyens scientifiques et techniques mis au jour depuis un peu plus d’un siècle. Il demeure cependant que l’humanité n’est pas à l’abri de séisme cataclysmique comme l’ont montré les grandes pandémies passées qui ont fait des dizaines de millions de morts, en quelques années alors que la population mondiale à ces époques était peu nombreuse comparativement à la population mondiale aujourd’hui. Et cette situation cataclysmique sur le plan sanitaire à l’échelle mondiale provoquée par le Covid-19 ne peut être irrationnelle. Elle a des raisons, par conséquent. Et ces raisons entrent dans l’Ordre de la Création où l’irrationalité que l’on peut noter dans l’incompréhension d’un phénomène qui surgit n’est qu’apparente. Il faut creuser pour comprendre la rationalité de tout phénomène, en particulier, si celui-ci influe, redirige la marche de l’histoire. C’est ce que l’auteur cherche à montrer, « percer » dans un certain sens l’herméneutique de l’Ordre de la Création, l’auteur le pense possible, le pense donné, dès lors que l’être humain pense son devenir.

 

  1. Le « déversoir démographique » par les Croisades à la « Peste noire » en Europe. Une nouvelle Europe naît et part à la conquête du monde

 

 Cette introduction faite, il reste à comprendre les problèmes que pose la pandémie, le Covid-19 au monde aujourd’hui. Mais, au préalable, il est nécessaire pour la compréhension ultérieure du sens du Covid-19 de replacer les grandes pandémies passées qui ont frappé l’humanité dans leur contexte historique de l’époque. Les plus graves qui ont existé et que mentionnent les documents historiques sont la Peste noire qui a frappé l’Europe entre 1347 et 1352, et la Grippe espagnole entre 1918 à 1919.

 

Le journaliste Philippe Rioux de La Dépêche de Midi (France) fait un rappel historique très pertinent sur ces pandémies : « L’épidémie de coronavirus Covid-19 qui frappe le monde et dont l’Europe est devenu l’épicentre nous invite à nous retourner sur le passé pour voir comment l’humanité a surmonté les pandémies au fil de l’Histoire. Et c’est peu dire qu’il y en a eu beaucoup. Dès l’Antiquité, les Hommes ont dû faire face à des épidémies qui duraient souvent plusieurs années. La peste, qui remonte à l’Égypte pharaonique, le choléra, la variole, le typhus, la « grippe espagnole » de 1918, et plus près de nous, le virus Zika, Ebola, le SRAS, sans oublier le VIH et, donc, le Covid-19.

 

La peste noire du Moyen âge… au XXIe siècle ! La plus meurtrière de toutes ces épidémies pour l’Humanité reste la peste. Vraisemblablement née en en Égypte en 541, la peste de Justinien, du nom de l’empereur, tua environ 25 millions de personnes à travers le monde ; bilan énorme pour l’Antiquité. Entre 1347 et 1352, la peste noire, venue de Crimée, décime entre 30 et 50 % de la population européenne et fait entre 25 et 30 millions de victimes. Après six ans de présence en Europe, elle continuera à réapparaître régulièrement à travers les siècles. Aucun pays ne sera véritablement épargné. La peste bubonique tue ainsi 20 % de la population de Londres durant l’hiver 1664-1665. En 1920, on la retrouve à Paris (la peste des chiffonniers), en 1942, le Japon s’en est servi comme arme bactériologique lors de la guerre contre la Chine, en 1997, elle revient en Jordanie, en 2015, on en trouve trace dans le métro de New York ! Selon une étude parue dans la revue scientifique Cell Host & Microbe en 2016, elle serait à l’origine des épidémies actuelles. […]

 

Entre 50 et 100 millions de morts pour la grippe espagnole. La grippe espagnole, survenue il y a un peu plus d’un siècle durant la Première Guerre mondiale, a fortement marqué les Européens. Contrairement à son nom, elle n’était pas originaire d’Espagne mais de Chine. Cette pandémie a été baptisée grippe espagnole parce que seule l’Espagne, qui n’était pas impliquée dans la Grande guerre, publiait des informations sur les cas de contamination tandis que les autres pays belligérants se gardaient bien de le faire pour ne pas démoraliser les troupes. Selon les estimations, elle a fait entre 50 et 100 millions de morts, soit bien plus que le bilan de la Première Guerre mondiale qui a causé 18 millions de victimes. […]

 

Au fil des siècles, ces épidémies ont bouleversé la vie des Hommes, redessiné des pans entiers de la société et redéfini les relations humaines. Elles ont aussi fait progresser la science et notre compréhension du vivant. L’épidémie du Covid-19 qui nous frappe nous permettra là aussi de progresser sur ce chemin. » (1)

Cet écrit est très révélateur sur le sens des épidémies. Le Covid-19 doit être analysé sous toutes ses facettes historiques et pas seulement sur le plan sanitaire. Elle a un sens historique certain dans l’évolution de l’humanité. Si les conséquences de la pandémie d’aujourd’hui sont considérables même si le taux de mortalité ne peut se comparer aux taux de mortalité passés qui furent des chiffres phénoménaux, il demeure qu’à l’instar des crises sanitaires, il existe en elle des forces gigantesques qui peuvent changer le cours de l’histoire.

 

Aussi prenons la Peste noire du Moyen-Âge appelée aussi la Mort noire. Elle sévit entre 1347 et 1352, et comme l’écrit le journaliste Philippe Rioux de La Dépêche de Midi, elle décime entre 30 et 50 % de la population européenne et fait entre 25 et 30 millions de victimes. Les chiffres sont considérables. Il faut cependant rappeler que l’Europe, à la fin du XIIIème siècle, sortait à peine d’une série de croisades dans le monde musulman. On dénombra huit croisades, et celles-ci ont duré jusqu’à la fin du XIIIe siècle, soit environ 200 ans, le motif invoqué était la conquête de Jérusalem. A la fin du XIIe siècle, on peut penser que l’esprit de conquête n’a pas disparu en Europe. Surtout avec les crises politiques et économiques. L’augmentation démographique et les famines en Europe ne permettaient pas de nourrir les populations européennes en constante croissance. Les croisades étaient en quelque sorte un déversoir pour écouler le trop-plein démographique. Ce qui explique la durée très longue des croisades et leur nombre qui n’a pas cessé durant deux siècles, entre 1095 et 1291.

 

Il était évident que les expéditions militaires organisées pour mener le pèlerinage des Chrétiens en Terre sainte n’allaient pas cesser. Pourquoi y a-t-il une accalmie au début du XIVème siècle ? Tout d’abord les croisades étaient espacées entre elles dans le temps. La première croisade entre 1096 et 1099, la deuxième croisade presque un demi-siècle plus tard, entre 1147 et 1149, la troisième croisade après 40 ans, entre 1189 et 1192, la quatrième croisade après 10 ans, entre 1202 et 1204, la cinquième croisade quinze années plus tard, entre 1217 et 1221, la sixième croisade onze ans plus tard, entre 1228 et 1229, la septième croisade vingt ans plus tard, entre 1248 et 1254, la huitième seize ans plus tard, en 1270. D’autres croisades ont suivi, la dernière croisade a eu lieu en 1291.

 

Deux cents ans de croisades qui, au nom de la chrétienté, n’ont pu s’opérer qu’au regard de la poussée démographique en Europe et de l’insuffisance alimentaire. Ce qui nous fait dire que les Européens n’ont pas été foncièrement des guerriers-croisés mais plutôt le sont devenus à leur corps défendant sous le poids des forces historiques. Sans famines, sans poussée démographique, les croisades n’auraient tout simplement pas existé. Et les échecs répétés dans ces croisades, et le déversoir démographique en Terre sainte devenu inaccessible et va provoquer une autre guerre, cette fois-ci interne qui va durer cent ans. C’est la Guerre de Cent ans, elle débute en 1337 et se termine en 1453, soit 116 ans de conflits armés internes.

 

Dans ces guerres, on constate bien qu’il y a un processus causal très structuré qui ne laisse aucun doute sur les causes et effets, ce qui nous fait dire que la marche de l’histoire est rationnelle en tout point de vue. En clair, rien ne vient du néant. Et précisément, en pleine Guerre de Cent ans qu’éclate la Peste Noire, en 1346. La pandémie prend fin en 1353. Comment comprendre l’irruption de la peste noire ? Serait-elle aussi une réponse à la crise démographique, aux famines récurrentes à cette époque, aux guerres entre monarchies de droit divin dans leurs luttes incessantes pour agrandir leur territoire, et s’imposer les uns aux autres ?

Au-delà de ce faisceau de forces, une évidence qui apparaît et nous semble rationnel est que la Peste noire a eu des conséquences aussi graves que les guerres. Les historiens chiffrent 30% de la population européenne décimés par les guerres, et 30% par la Peste noire. La France comptait, entre 1310-1320, 21 millions d’habitants, un siècle plus tard, en 1430, elle ne comptait que 8 et 10 millions d’habitants. Une perte de plus de 50% de la population. Elle est revenue au niveau de l’an Mille. Même évolution pour l’Angleterre.

La deuxième évidence est que les peuples d’Europe comme pour les croisades n’ont pas voulu ces guerres internes entre monarques de droit divin et les castes nobles. Ces peuples étaient tous assujettis à ces monarques et leurs castes nobiliaires qui avaient pratiquement droit de vie et de mort sur eux. C’était le temps du servage (du latin servus, «  esclave  »), un trait typique de l’organisation socio-économique du Moyen-Âge. Donc une situation socio-politique complexe. Il y a évidemment la part des puissances européennes dans le malheur de l’Europe. Mais il demeure qu’à l’époque, la science médicale très peu développé, la pandémie de la Peste noire a finalement disparu d’elle-même. La vaccination de masse n’existait pas à cette époque, l’hygiène très sommaire, l’eau courante rare, les taudis nauséabonds, les égouts à l’air libre, les maladies infectieuses, etc., et pourtant la pandémie, après avoir fait son lot de malheurs, disparut comme si elle n’a jamais existé. Étrange qu’st la Nature envers la nature humaine.

Dès lors, on peut penser que ces malheurs, la Guerre de Cent ans et la Peste noire, ont constitué un tournant historique nécessaire dans la marche de l’histoire de l’Europe et du monde. Puisque, au XIVème siècle, malgré les avancées ottomanes aux frontières de l’Europe, l’Europe va se tourner vers de nouvelles terres dans le nouveau monde. La population d’Europe se raffermissant, les techniques nouvelles aidant en matière de navigation et d’armements, une lucarne sur les mers et Océans s’ouvraient à elle. Elle part à la conquête du Nouveau monde.

Ainsi, en subissant le malheur des guerres et des pandémies comme pour la tremper dans les guerres dans le Nouveau monde, elle fit subir son propre malheur aux autres peuples du monde. Quant à l’Orient qui fut martyrisé par les croisades, elle le prit par revers. C’est ainsi qu’au début du XXème siècle, le monde entier était dominé par l’Europe. Les deux Amériques peuplées, de nombreuses nations virent le jour, l’Australie se peupla et devient une nation. En Afrique et en Asie, nombreux furent les pays où le pouvoir est faible et n’ont pu échapper à la mainmise européenne. Se transformant en protectorats et colonies, territoires d’outre-mer et océan des empires européen.

Cependant, au-delà des protectorats et de la colonisation, les empires d’Europe n’ont existé que pour réaliser ce qui devait se réaliser dans la marche de l’histoire. En effet, de nouveau une guerre éclate en 1914, c’est la Première Guerre mondiale. De nouveau, une hécatombe dans une guerre meurtrière et en 1917 s’entremêle avec une nouvelle pandémie bien plus meurtrière que les quatre années de guerre.

Le même sens s’impose avec la nouvelle pandémie dès la fin de la Première Guerre mondiale. L’irruption de la pandémie en 1917 parle d’elle-même, elle constitue un malheur que l’humanité doit toujours redouter. Une Guerre sanitaire hors-norme qui peut être régionale ou mondiale frappant n’importe qui, n’importe où, quand bien des grands progrès se sont opérés dans les domaines les plus divers de la médecine, de l’hygiène, des moyens de prévention. C’est là le message essentiel que la pandémie de la Grippe espagnole a voulu transmettre aux hommes. Et cette pandémie inattendue a précipité la fin de la guerre, la 1ère Guerre mondiale s’est terminée le 11 novembre 1918.

Et si l’arme nucléaire est venue en 1945 signifier aux grandes puissances, en cas de guerre nucléaire, l’annihilation réciproque ou destruction mutuelle, il n’en va pas de même avec une pandémie mondiale qui aussi une guerre mondiale. Elle concerne l’humanité entière. Et l’ennemi est surtout tenace, diffus, il est partout, s’infiltre dans les moindres recoins si les êtres humains ne se protègent pas suffisamment. Et surtout, il est difficile à vaincre, peut muter prendre de nouveaux habits, devenir plus dangereux et se jouer des vaccins.

Seul bémol, la pandémie ne se commande pas, elle entre dans l’Ordre de Création. Et c’est là où entre la pensée humaine, et doit chercher, décrypter les forces, les situations humaines, les conséquences qu’ont générées la pandémie. Et qui explique aussi pourquoi le Covid-19, combien même il mute, entre dans l’Ordre de Création ?
 

  1. La pandémie Covid-19, une « monnaie herméneutique d’échange » ?

 

 La première remarque que l’on peut dire est que le monde va mal aujourd’hui. L’humanité est divisée entre blocs qui s’observent et chaque bloc cherche à évincer l’autre. Et on le voit déjà avec l’Occident qui réellement décline face aux puissances montantes. La Chine, peuplée bientôt de 1,4 milliard d’êtres humains cherchent à monter à la première marche du podium mondial. Et d’après les estimations du Fonds monétaire internationale (FMI) en 2014, le PIB chinois mesuré en termes de parité de pouvoir d'achat (PPA), la Chine est désormais première puissance économique mondiale. Les États-Unis restent cependant largement en tête en termes de PIB nominal.

Le problème est que cette tendance ne va pas s’inverser, le temps travaille pour la Chine mais aussi pour les pays émergents qui prennent un poids de plus en plus important dans l'économie mondiale. Le seul handicap pour la Chine, c’est son régime communiste qui fait peur à l’Occident craint au cas où elle deviendrait la première puissance économique mondiale en PIB nominal. Si son régime politique était libéral et donc capitaliste, probablement les frictions entre les États-Unis et la Chine auraient été moindre.

Mais le régime chinois étant ce qu’il est, force de dire aussi que la Chine dans l’histoire n’a pas cherché à embrasser un régime communiste, ce sont les forces de l’histoire qui l’ont imposé au peuple chinois. La Chine n’a pas choisi son destin, ce destin était ce par lequel elle devait passer. Comme d’ailleurs la Russie était tsariste, autocratique capitaliste, puis devenue en 1917 communiste, et de nouveau, en 1991, son retour à un régime libéral même si, pour ces années, le régime russe reste autoritaire et maintient une façade démocratique. Ce qui est naturel sur le temps très court, 30 ans, au regard de la fin de l’Union soviétique.

Et la pandémie Covid-19 nous offre deux situations mondiales typiques qui nous montrent qu’en fait la pandémie, malgré ses conséquences sur le plan humain et sur le plan économique, a une fonction positive dans la marche du monde. Elle est correctrice des dévoiements que l’on constate dans les bouleversements qu’ont généré les stratégies occidentales dans l’endiguement de la Chine et des pays émergents depuis la crise financière de 2008.

La première situation s’est jouée et se joue encore aujourd’hui aux États-Unis. Avant la pandémie qui a éclaté en Chine en décembre 2019, l’économie américaine était pour ainsi dire florissante. Le taux de chômage aux États-Unis qui était très faible et une économie forte, tout poussait à une réélection sans heurt pour le président sortant Donald Trump. Aucun candidat aux élections présidentielles ne pouvait faire de l’ombre à Donald Trump qui était pratiquement assuré d’être réélu pour un deuxième mandat.

Mais l’Ordre de Création a posé son dévolu sur celui qui doit être réélu, et Donald Trump ne le savait pas, ni d’ailleurs le futur président américain. Et c’est là où entre la pandémie Covid-19 qui a chamboulé l’ordre du monde.

Si le président Donald Trump était assuré d’être réélu en novembre 2020, selon les analystes sur la situation économique des États-Unis qui était au beau fixe, le taux de chômage est descendu à 3,5%, en 2019, l’arrivée du Covid-19 en Chine, inattendu pour ainsi dire, aucun État ne va s’attendre aux bouleversements à venir. L’Occident, les États-Unis en tête, dans leur quiétude, ne vont pas voir les nuages sombres qui s’accumulaient sur le ciel de la Terre. Plus encore, le président américain y voyait dans le Covid-19, un « virus chinois », et ne cessait de le dénoncer.

À la conférence de Munich sur la sécurité, qui réunissait 150 chefs d’État et de gouvernement, le 15 février 2020, « les Européens ont entendu un membre républicain du Congrès américain dire que le coronavirus qui fait rage était une « opportunité » de retourner le peuple chinois contre son gouvernement. […] Ils ont écouté la présidente de la Chambre démocrate Nancy Pelosi décrire le groupe de télécommunications chinois Huawei comme une « forme insidieuse d'agression  ». (2)

Et plus récent, Antony Blinken, diplomate expérimenté choisi par Joe Biden pour le poste de secrétaire d'Etat, a déclaré, le 19 janvier 2021, un jour avant l’investiture du nouveau président américain, lors d'une audition de confirmation devant une commission sénatoriale que la Chine représentait « sans aucun doute » à ses yeux le plus important défi pour les Etats-Unis et tout autre pays. (3)

 C’est dire les rapports extrêmement tendus entre les États-Unis et la Chine. Dès lors, il apparaît que la pandémie Covid-19 n’est pas apparue ex nihilo, du néant pour ainsi dire. Elle a certainement un sens et un sens logique, rationnel. Elle n’est pas apparue pour faire uniquement du mal aux humains sans qu’il y ait une « monnaie herméneutique d’échange ». Les êtres humains, les grandes puissances, les puissances régionales ne sont pas devenues ce qu’ils sont sans qu’il n’y ait un Ordre de la Création qui les transcende. Et donc, on ne peut croire que l’épreuve que subit l’humanité dans la pandémie Covid-19 soit un acte gratuit. Car, si cela était, dès lors l’existence de l’humanité serait aussi un acte gratuit et l’Ordre de Création l’est aussi, et tout l’univers, ce qui est impossible.

Toute chose qui existe, tout événement qui vient quel qu’il soit a un sens. Partant de ce postulat qu’on ne peut démontrer parce qu’il est le principe de toute chose, qui existe, qui vient, comme les êtres humains qui viennent à la vie et se renouvellent de génération en génération. Un processus humain inné, inexpliqué et insondable.

Et on comprend pourquoi le mandat présidentiel de Donald Trump a été très affecté par l’irruption de la pandémie qui a pris d’abord en Chine et allait dévaster les autres régions du monde, en particulier les États-Unis et l’Europe. Mais beaucoup moins l’Afrique. Certes l’Inde et le Brésil ont été fortement touchés, mais c’est surtout l’Occident qui s’est trouvé dans l’œil du cyclone. La question essentielle, basique pour ainsi dire, et que l’on doit comprendre est : Pourquoi ?

 

  1. Le processus électoral aux États-Unis ne faisait qu’entériner ce qui était déjà pensé pour les États-Unis et le monde

 

 Si, par exemple, la situation pandémique dans le monde était inversée, c’est l’Afrique qui a le plus grand nombre de pays pauvres, et qui a été frappée durement alors que les États-Unis et l’Europe l’étaient beaucoup moins touchés, il est à parier que les mesures de distanciation, de confinement, de port de masque auraient été très restreintes. Il n’y aurait pas eu une révolution pandémique comme elle l’est aujourd’hui. Ce serait tout au plus une épidémie du type VIH ou Ebola, en plus fort, la pandémie Covid-19 n’aurait pas eu le caractère qu’il a aujourd’hui. L’Occident se serait fermé et l’Afrique aurait eu à souffrir bien sûr aidée par les autres pays du monde.

Or, c’est l’ensemble du monde qui est frappé, et c’est surtout l’Occident qui est confronté à la plus grave crise sanitaire de son histoire moderne, post Grippe-espagnole de 1918. L’Inde, le Brésil, sur le nombre de contaminés par rapport à l’Europe et les États-Unis, viennent en troisième position.

Aussi, peut-on dire que même les régions où le Covid-19 est le plus virulent a un sens dans l’Ordre de la Création. Ce qui nous fait dire que le monde est ordonné. Dès lors, la pandémie Covid-19 n’était pas seulement un cygne noir pour le président Donald Trump qui entamait sa quatrième année, mais signifiait que l’Ordre de la Création était en marche. Et cette marche du monde devait être corrigée, réorientée, ceci dit sur un plan strictement herméneutique que l’être humain a de la peine à déchiffrer.

Sur le plan herméneutique, il faut dire que le message qui arrive à l’être humain peut être presque incommunicable, on peut même parler de pensée secrète qui arrive à l’être à son corps défendant. La pensée secrète s’impose à sa pensée, une pensée qui oriente sa pensée et lui donne cette sensation, cette idée que tout est intelligence, que tout se comprend parce que cela doit être compris ainsi. La Nature du monde qui l’ordonne.

L’idée dans la pensée de l’auteur de cette analyse vient à dire que Donald Trump était déjà partant, et devait céder la place à un nouveau président. Cette même idée qui dit que s’il n’était pas partant, la question est alors : Pourquoi le Covid-19 ? Un événement naturel qui a surgi en décembre 2019 aurait pu surgir en décembre 2020. Et là, malgré les critiques, les enquêtes sur l’affaire de Russiagate, les sondages défavorables, et vu les succès enregistrés sur le plan économique, Donald Trump aurait vraisemblablement été réélu, comme en 2016 face à Hilary Clinton. Une analyse faite en avril 2019 et donc avant la pandémie en témoigne.

« Pressentant une victoire en 2020, les démocrates et les groupes libéraux ou progressistes salivent déjà. Toutefois, les élections présidentielles de 2020 pourraient leur réserver une surprise de taille : la réélection de Donald Trump. Avec le soutien constant d’au moins 40 % de l’électorat américain, un tel scénario est fort plausible.

Si les démocrates ont pu bénéficier d’une vague bleue aux élections de mi-mandat de novembre 2018, les élections de 2020 risquent fort d’être différentes. Celles-ci seront ni plus ni moins un référendum sur Donald Trump et son administration. Or, les derniers sondages démontrent que 2020 pourrait réserver une mauvaise surprise aux démocrates. […]

L’administration Trump surfe littéralement sur la reprise économique mise en place par l’équipe Obama. Non seulement le taux de chômage se situe constamment en bas de 4 % et la croissance économique dépasse les 3 %, mais les salaires des travailleurs américains, après deux décennies de stagnation, ont commencé à augmenter. De plus, les taux d’intérêt et l’inflation demeurent toujours très bas. Et finalement, non seulement le prix de l’essence demeure abordable, mais les États-Unis sont redevenus le plus grand producteur mondial de pétrole et de gaz naturel. En un mot, les Américains ne ressentent pas de morosité économique. […]

Par ailleurs, le discours populiste de Trump peut apparaître à beaucoup comme des plus grossiers, même si en 2016 il s’est montré très habile à susciter la grogne au sein de l’électorat américain et à raviver ses peurs. C’est ainsi qu’il a été capable d’attirer des millions d’électeurs qui votaient traditionnellement démocrate. Les données préliminaires indiquent qu’il est en train de faire de même à l’égard des membres des minorités ethniques. […]

Plus encore, la majorité des Américains ont le sentiment, en regardant son bilan sur la réduction des impôts, le nettoyage du marais washingtonien ou la révision des accords commerciaux, qu’ils ont un président qui tient ses promesses. Cela est particulièrement vrai avec ses insistances sur la construction d’un mur et le contrôle de l’immigration. » (4)

Ceci est très révélateur de l’ambiance qui régnait avant la pandémie pour Donald Trump et la situation de crise pandémique qui remettait tout du mandat de Trump. Éclatant en décembre 2019, remettant tout ce qui a été positif à son actif, elle jeta un nuage sombre sur son mandat, surtout que c’était l’année même de sa réélection. Une pandémie qui tombait au plus mal dans cette phase ultime de son existence.

Et un autre grand problème a surgi, un autre nuage très sombre bref un deuxième cygne noir qui allait pour ainsi dire hypothéquer irréversiblement les chances de Donald Trump d’être réélu, c’est la mort de George Floyd qui a provoqué un mouvement planétaire contre le racisme, avec ce slogan « Black lives Matter », traduit « La vie des noirs compte ». Et le président Donald Trump a plus appuyé les services de police que la population américaine blanche et noires qui ont manifesté durant des semaines. Et le Black lives Matter s’est étendu aux autres parties du monde.

Peut-on dire que le monde n’est pas ordonné au vu de ces témoignages évènementiels parlants ? Peut-on dire que le président sortant aurait pu être réélu avec ces événements qui étaient très néfastes à sa réélection ? Qu’il est difficile de les contredire. La seule possibilité pour qu’il puisse être réélu est que son « aura » aura été telle que pratiquement l’ensemble de la population américaine, toutes races confondues, aurait vu en lui le seul apte à diriger, à sauver la nation américaine d’une double crise sanitaire et raciale. Or, vu ses tendances qui relèvent de ses convictions intérieures, il était loin de faire l’unanimité d’une nation, pourtant la première puissance du monde, mais combien meurtrie en cette année-charnière 2020 qui a fait remonter à la surface toutes ses divisions jusqu’à l’invasion du capitole le 6 janvier 2021 sur incitation du président sortant Donald Trump, lui-même. Dans le but de bloquer la certification des résultats du vote du collège électoral de l'élection présidentielle américaine de 2020 et la victoire du président élu Joe Biden.

Mais peine perdue, l’Ordre du monde avait déjà tranché. Le 117e congrès des États-Unis, réuni au Capitole pour effectuer cette étape finale du processus électoral, ne faisait qu’entériner ce qui était déjà pensé pour les États-Unis et le monde. Et il n’y a aucun fatalisme ni aucune main invisible, simplement une marche ordonnée du monde transcendant les êtres humains. Et qu’ils ne pouvaient comprendre parce qu’ils ne devraient pas comprendre ou du moins pour les rares qui pouvaient comprendre.

 

  1. Joe Biden face à son destin pour le bien et pour le pire...

 

 Nous arrivons à la fin de cette première partie de l’analyse sur une histoire de l’humanité séquencée par les grands événements passés qu’il faut comprendre à leur juste valeur si on comprendre l’avenir du monde. Aussi dans cette courte analyse, il n’est pas possible d’entrer en profondeur dans le sens du Covid-19 sur l’impact qu’il imprime dans la marche de l’humanité. Une chose est certaine est qu’il a un sens et que les êtres humains doivent décrypter. Une chose est certaine aussi est que le Covid-19 n’est pas venu du néant, ex nihilo, comme les êtres humains non plus ne sont pas venus du néant. Donc, autant les êtres humains ont un sens dans leur existence autant le virus Covid-19 a un sens.

Précisément parce qu’il a un sens, que l’auteur de cette analyse revient sur ce qu’il a appelé la « pensée secrète incommunicable ». Et dans cette pensée secrète incommunicable, l’auteur n’y est pour rien, il n’en est qu’un véhicule. Et par incommunicable, la pensée ne signifie pas qu’elle ne communique pas, elle est simplement herméneutique ou plus simplement ésotérique. Aussi l’auteur s’efforce de la rendre intelligible cette pensée secrète et elle l’exhorte à le dire et à le dire à sa façon, que ce n’est pas le Covid-19 qui est le problème mais les êtres humains qui sont un problème pour l’humanité. Le Covid-19 n’est qu’une réponse de l’Ordre de Création aux problèmes du monde.

Et qui perturbe la marche du monde ? N’est-ce pas les stratégies de domination des grandes puissances ? Ne prenant pas en compte la grande masse humaine qui se trouve soumise alors que tout est donné pour que cette humanité soit apaisée ? Alors se pose la question comment mettre fin à la pandémie Covid-19, et surtout le virus mute, et on observe trois virus variants, le britannique, le brésilien et le sud-africain. Et force de constater qu’il se joue des moyens de défense des grandes puissances. Le nombre de contaminés dans le monde compteront bientôt 100 millions et le nombre de décès a dépassé 2 millions, et les gouvernements ont injecté plus de 12 000 milliards de dollars dans leurs économies pour venir en aide à leurs peuples privés d’emplois pour cause de confinement, de couvre-feux, de fermeture d’écoles, d’arrêts de moyens de transports aériens, terrestre et maritimes, de restauration, d’entreprises, de commerces…

Et la crise sanitaire est loin d’être finie. Certes la vaccination est en cours et elle va durer de mois et même des années. Et même la fiabilité des vaccins tant ils sont nombreux et les tests opérés très rapidement alors que normalement, ils demandaient des années pour s’assurer de leur fiabilité, fait que la situation sanitaire reste incertaine. Surtout avec les vagues qui se suivent et du nombre de cas qui explose périodiquement dès que les gouvernements relâchent la pression.

Aussi, en revenant à la pensée secrète, le moyen de mettre fin à la pandémie existe, il suffit de cibler où les ressorts de la machine économique mondiale est défectueuse, et de réparer là où les ressorts sont défectueux voire brisés. Et cela relève essentiellement à la perspicacité des grandes puissances pourvoyeuses des moyens de création de richesses. Et tout va provenir de cette situation déjà en marche que l’Ordre de Création ne cesse d’orienter et qui signifie aussi que les ressorts défectueux voire brisés seront quand même réparés avec ou sans perspicacité des grandes puissances. Et c’est la raison pour laquelle, on a défini que le Covid-19 est en quelque sorte une monnaie herméneutique d’échange. Le message est le suivant : Faites, je fais ! Donnez, je donne ! C’est comme quelqu’un qui a mal quelque part dans son corps, et la douleur qui lui est transmise lui enjoigne de faire ce qu’il faut faire pour enlever la douleur. Utiliser des calmants, des anti-inflammatoires, des antibiotiques, etc. Sauf qu’il faut utiliser ceux qui soignent vraiment.

Ceci étant, pourquoi cette situation du monde ? Parce que c’est ainsi. L’humanité est constamment orientée, sauf qu’elle n’en prend pas conscience. Il reste enfin un dernier point, l’élection de Joe Biden qui est lié à la pandémie. Pourquoi ? Parce qu’elle joue, par son rang de première puissance mondiale un rôle central dans la crise sanitaire que vit le monde aujourd’hui.

Or, que se passe-t-il dans le discours de Joe Biden et sa victoire aux élections en devenant le 46ème président des États-Unis, c’est l’empressement de tourner la page de l’ère Trump. La question est : Peut-on effacer l’histoire ? Non cela est évident. Aussi regardons ce que les médias ont rapporté du discours d’investiture du nouveau président des États-Unis Joe Biden. On lit sur le site Linternaute.com est édité par le Groupe Figaro / CCM Benchmark Group :

« Le démocrate a été investi mercredi 20 janvier, lors d'une cérémonie d'investiture très singulière, quasiment sans public, sans faste, du fait de la crise de coronavirus. Le 46e président des Etats-Unis, privé de l'effervescence de la foule, a effectué un discours consensuel, sans immense émotion, mais avec un message fort : le pays s'engage dans une nouvelle ère « de réconciliation », d'« unité » et de « reconstruction ». Joe Biden a annoncé le retour des Etats-Unis au sein de l'OMS et a assuré que la diplomatie américaine allait retrouver ses fondamentaux et retrouver la « fiabilité » d'avant les années Trump.

Depuis le bureau ovale, à la Maison-Blanche, Joe Biden a signé ses premiers décrets présidentiels face à la presse, quelques heures après son investiture. « Certains décrets doivent être pris pour changer le cap. Il faut rebâtir certaines communautés, protéger nos citoyens. Nous commençons dès aujourd'hui. Je vais remplir les promesses faites au peuple. Tout d'abord, je vais signer un décret relatif au Covid-19, qui rend le port du masque obligatoire dans tous les lieux de l'état fédéral. Le deuxième décret concerne l'appui aux communautés défavorisées, notamment en ce qui concerne les soins de santé. Le troisième, c'est un engagement concernant le retour dans l'accord de Paris, acté dès aujourd'hui », a détaillé Joe Biden en joignant le geste à la parole.

Les principales déclarations du discours d'investiture de Joe Biden.

  • « Nous avons découvert que notre démocratie était fragile, mais la démocratie a gagné ».
  • « L'histoire dépend de nous tous, nous, le peuple. Nous sommes une grande nation, de bonnes gens, nous avons encore beaucoup de choses à reconstruire, à réparer, à soigner ».
  • « Nous allons restaurer l'âme de l'Amérique. Et pour cela, nous avons besoin d'unité ».
  • « Aujourd'hui, j'ai comme objectif d'unir tous les Américains. Nous devons nous unir contre l'inégalité, le désespoir, la violence. Nous allons surmonter les épreuves ».
  • « Nous devons être meilleurs, nous devons bannir la suspicion, croire dans les faits et la science ».
  • « Aujourd'hui, nous avons investi la première femme vice-présidente des Etats-Unis ».
  • « Je vous le promets, je serai un président pour tous les Américains, je me battrai autant pour ceux qui m'ont défendu que pour ceux qui m'ont combattu  ».
  • « Dans la vie, on ne sait jamais ce que le destin vous réserve. Un jour une main vous sera tendue, un autre jour, ce sera à vous de tendre cette main ».
  • « Nous entrons dans une phase critique de la pandémie. Nous allons sans doute souffrir, mais nous allons surmonter cette crise ».
  • « Le monde nous regarde aujourd'hui. Je lui dis que nous allons redevenir un exemple. Nous serons un partenaire de confiance pour la paix mondiale ».
  • « Mon premier acte de président sera de prier pour toutes les personnes disparues à cause du coronavirus ». « Nous allons écrire l'un des plus grands chapitres de l'histoire américaine, surmonter cette épreuve. »
  • « Je vous donne ma parole de défendre la Constitution, la démocratie, tous les Américains. Nous allons écrire une histoire ensemble, de dignité, de grandeur, d'espoir et de justice. Ces valeurs ne sont pas mortes. L'Amérique doit demeurer un phare pour le monde ». (5)

Que peut-on dire du discours de Joe Biden ? Certes l’euphorie de la victoire est là, forte, pressante, cependant, on ne peut s’empêcher d’attirer l’attention sur des points énoncés qui ne reflète pas tout à fait ce qui doit être fait pour démarrer une situation qui doit être à tout prix apaisante. Il en va d’abord pour le peuple américain qui est divisé aujourd’hui, c’est une réalité. Et deux pour l’humanité entière qui fait face à une double crise sanitaire et aussi économique. Une situation qui risque de se compliquer et donc plus stressante pour le monde, malgré les sacrifices consentis jusque-là par les peuples. Confinement, enfermement, appauvrissement, contamination, morts, et sans perspectives d’avenir.

Le 1er point que l’on peut évoquer, la démocratie n’est pas fragile aux États-Unis. Au contraire, elle est forte, et malgré l’assaut du capitole par les partisans du président Trump, le 6 janvier 2021. Bien, au contraire, c’est parce qu’elle est forte, que Joe Biden est sorti vainqueur. Et tout compte fait, c’est l’Ordre de Création qui en est dans l’absolu l’auteur. Et cela doit être perceptible à la conscience humaine.

D’ailleurs, le président américain le dit dans le deuxième point. « L'histoire dépend de nous tous, nous, le peuple. Nous sommes une grande nation, de bonnes gens, nous avons encore beaucoup de choses à reconstruire, à réparer, à soigner.  » Il n’a pas si bien dit. Oui, les êtres humains apprennent toujours l’existence, la vie chaque jour que dieu fait. L’écrivain et poète français, Alfred de Musset, né en 1810, à Paris, l’a écrit : « L'homme est un apprenti, la douleur est son maître. Nul ne s’y connaît tant qu’il n’a pas souffert. » Et les États-Unis sont une nation multiraciale forte, et un phare pour le monde.

Le président américain annonce que «  Nous allons restaurer l'âme de l'Amérique. Et pour cela, nous avons besoin d'unité.  » Précisément, dans ces mots « unir contre l'inégalité, le désespoir, la violence  » demande l’abnégation et la force de caractère de la nouvelle administration pour faire tout pour réduire, pour dépasser la division. Et Joe Biden doit le dire et le « faire ». Comme il l’écrit : « Dans la vie, on ne sait jamais ce que le destin vous réserve. Un jour une main vous sera tendue, un autre jour, ce sera à vous de tendre cette main. »

Précisément, l’Ordre de la Création a tendu la main à Joe Biden, en conséquence, Joe Biden doit aussi la main à l’Ordre de la Création qui l’a investi et qui lui rappelle que Donald Trump lui en a été aussi investi en son temps. Et la question est comment. La réponse va de soi : « Il doit tendre la main à son rival, et se réconcilier avec l’homme qui a recueilli 74 millions de voix d’Américains (es) et qui ont choisi leur leader. » Donald Trump reste leur leader mais Joe Biden est le leader de tous. Il doit par conséquent le montrer en trouvant les voies et moyens pour le (les) rapprocher à ses vues. Et c’est le meilleur moyen « pour apporter l’apaisement, dépasser la phase critique de la pandémie, unifier le peuple américain ».

Si le nouveau président reste sur la rhétorique, il ne fera que maintenir la division. Rien de bon ne sortira, la haine continuera à poursuivre son chemin. Des antagonismes vifs et des positions des uns et des autres inconciliables.

Quant au monde, il ne regarde pas seulement l’Amérique, il regarde surtout ce qu’elle fait, ce qu’elle apporte à l’humanité. Or, ce qu’elle a apporté, ce sont surtout des guerres. Malgré les échecs, les reculs, elle recommence toujours les guerres. Que ce soit du camp républicain que du camp démocrate. Il faut que l’Amérique change de vision du monde. Le monde n’est pas un théâtre de guerre. La guerre, ce sont les États-Unis qui la provoquent.

Pour la menace chinoise, il faut bien dire qu’elle n’en est pas une malgré tout ce que l’ascension de la Chine sur le plan économique laisse penser. Elle n’est pas une ennemie, ni de personne. Elle est surtout commerçante

Il faut dire que la Chine est une ennemie dans l’inconscient des stratèges politiques et militaires américains. Alors que les vrais ennemis sont précisément leurs inconscients qui ont une fausse vision de la Chine. Qu’elle ait un régime communiste ne vient pas des politiques chinois, il vient d’abord de l’Ordre du monde qui les a institué ainsi. Et c’est cela que le nouveau président américain et son staff doivent comprendre.

Ceci étant, l’auteur a une pensée secrète qui lui vient, et il répète que ce n’est pas sa pensée. Il pense au duo Joe Biden-Kamala Harris. Il a peur et vraiment peur pour ce duo, et pour leur avenir. Et ce qu’il faut retenir de cette pensée secrète, combien même l’Ordre du monde oriente les êtres humains.

L’Ordre du monde n’est pas responsable des actions des êtres humains dès lors que tout leur ait donné. Pensée, conscience, libre-arbitre et donc choix de l’action à faire. Ce qui signifie que tout être humain est jusqu’à un certain degré responsable de son existence, et donc responsable de ce qui lui arrive. Aussi pour terminer, souhaitons au duo Joe Biden-Kamala Harris beaucoup de succès dans leur mandat présidentiel 2021-2024, et qu’il restaure l’âme de l’Amérique comme il l’affirme pour leur propre peuple et les peuples du monde. Le monde a besoin d’une Amérique apaisée.

 

Medjdoub Hamed
Auteur et chercheur spécialisé en Economie mondiale,
Relations internationales et Prospective

 

Notes :

1. « L’histoire de l’humanité marquée par les épidémies », par La Dépêche du Midi (France). Le 22/03/2020
https://www.ladepeche.fr/2020/03/22/lhistoire-de-lhumanite-marquee-par-les-epidemies,8813290.php

2. « The U.S. and Europe are speaking a different language on China », par Foreign Policy, Washington, DC. Le 16 février 2020
https://foreignpolicy.com/2020/02/16/the-u-s-and-europe-are-speaking-a-different-language-on-china/

3. « L'administration Biden dénonce les sanctions de Pékin contre l'administration Trump », par le Magazine Challenges. Le 21 janvier 2021
https://www.challenges.fr/monde/l-administration-biden-denonce-les-sanctions-de-pekin-contre-l-administration-trump_746956

4. « Pourquoi Trump pourrait être réélu en 2020 », par Le Droit. 15 avril 2019
https://www.ledroit.com/chroniques/pourquoi-trump-pourrait-etre-reelu-en-2020-e2b0f929314ed677a84bba52cc56f90a

5. « Joe Biden : les images de l'investiture, les premières décisions du président américain », par linternaute.com. Le 21 janvier 2021
https://www.linternaute.com/actualite/questions-d-actu/2511101-joe-biden-les-images-de-l-investiture-les-premieres-decisions-du-president-americain/


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4 réactions à cet article    


  • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 25 janvier 19:17

    C’est le progrès scientifique et technologique qui a eu le plus grand impact sur les sociétés humaines en leur octroyant bien-être [...]

    Non, un confort matériel mais pas de bien-être. Dépressions, suicide etc. ont été le corollaire du développement.

    Pourquoi y a-t-il une accalmie au début du XIVème siècle ? [croisades]

    Tout simplement parce qu’a partir de cette date le moyen-orient n’a plus d’intérêt stratégique. Les croisades visaient d’abord et avant tout à s’exonérer des taxes prélevés par les intermédiaires arabes sur le commerce avec l’Asie. Au XVIème siècle, on contourne par bateau.


    • Hamed 25 janvier 21:28

      @Opposition contrôlée

      Pourquoi un confort matériel n n’apporte pas le bien-être ? Et qu’est-ce qu’il faut de plus ? Que l’on emmaillote les êtres humains dans des langes pour qu’ils vivent comme des bébés. Et ils vivront béatement !

      Une vie en somme sans vie. S’il n’y avait pas le progrès, je ne serais pas mà à écrire et vous à répondre, et donner votre vision du monde.

      "Dépressions, suicide etc. ont été le corollaire du développement.

      « , ben oui, mais ces gens ont voulu ne pas être alors que les siècles passés, les humains vivaient dans les chaumières, avec des suris, des rats, des serpents, pas d’électricité, les égouts à l’air libre, pas de toilettes, on déféquait au bonheur la chance.

      Le Progrès pour vous, »fontaine, je ne boirais pas de ton eau« . Non, le progrès a demandé des siècles pour apporter un sens dans la vie, à réfléchir la vie. Or, là vous êtes contre vous-même jusqu’à penser au suicide. Libre à vous.


      Là encore, même vision »fontaine, je ne boirais pas de ton eau« . Comme si 9 croisades n’ont pas suffi. d’échec en échec, et les croisades à la fin n’ont rien donné. Et vous dîtes »out simplement parce qu’a partir de cette date le moyen-orient n’a plus d’intérêt stratégique.

      De quels intérêts stratégiques ? Et alors la Guerre de 100 ans, la Mort noire, etc., l’Europe a perdu un tiers de sa population ? pourquoi cette hécatombe ? Monsieur qui a réponse à tout. Il doit y avoir un sens...


    • Alain Dussort Alain Dussort 26 janvier 14:23

      Enfin une vision différente.

      Trois remarques

      1/ Si les croisades avaient aussi pour projet d’évacuer un trop plein de population cela n’a pas vraiment marché, si le projet Covid a également pour but de réduire la population de 15 % (Bill Gates) , il faudra sûrement autre chose.

      2/ Les Etats profonds US et Chinois s’entendent très bien : vont-ils simuler une guerre pour réduire la populace improductive (Attali).

      3/ Si l’on veut parler de races : il y a la race humaine et des races extra-terrestres, certaines hostiles (petits gris) et d’autres .....


      • Samson Samson 26 janvier 15:14

        « Tout ce qui est rationnel est réel ; tout ce qui est réel est rationnel »

        Cela peut certes s’entendre au niveau du « droit », mais prétendre réduire « tout ce qui est réel » au rationnel revient ni plus ni moins à le castrer en en occultant la plus large part.

        Si la rationalité peut - comme l’a brillamment éclairé Gaston Bachelard - discerner certaines des lois déterminant l’imaginaire humain, elle ne peut en rien le réduire à ces dernières. Et de là à évacuer notre imaginaire soit le moteur de notre créativité -, nos croyances et nos peurs des domaines du « réel », il y a plus que de la marge.

        Quant à « l’ordre de la création » ou plus encore « le sens de l’histoire », on peut certes s’appuyer sur les découvertes scientifiques pour tenter d’en établir une certaine rationalité, mais toujours strictement limitée à l’état actuel et fort imparfait de nos connaissances, et le plus souvent destinée - les raisons étant faites pour s’en servir ! - qu’à n’étayer « rationnellement » que nos propres convictions, aussi respectables soient-elles.

        En vous présentant mes respectueuses salutations ! smiley

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